Mondialisation2011

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Les trois temps de la mondialisation, les gagnants et perdants.

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Mondialisation2011

  1. 1. PASCAL MONIER Entre mondialisation et révolution technologique, les mutations de l’économie française
  2. 2. Quelle révolution vivons-nous ? Interview de Jean-Claude Guillebaud, Sud-Ouest, 09/09/2001 <ul><li>« Nous vivons une rupture aussi importante que la chute de l’Empire romain, l’avènement de la renaissance ou des Lumières. Et comme toujours, la rupture est angoissante car les contemporains ne comprennent jamais ce qu’ils sont en train de vivre. … </li></ul>Jean-Claude Guillebaud, « Le principe d’humanité », Edition du Seuil, 2001.
  3. 3. Quelle révolution vivons-nous ? Interview de Jean-Claude Guillebaud, Sud-Ouest, 09/09/2001 <ul><li>… Cette fois, les hommes subissent trois révolutions en même temps : économique avec la mondialisation, informatique avec la naissance d’un cyberespace et génétique » </li></ul>Informatique = économique Biotechnologie (clonage, celllule souche, décryptage du génome humain …)
  4. 4. Globalisation : vue d’ensemble
  5. 5. Les différentes formes de mondialisation <ul><li>Les formes anciennes : la mondialisation basée sur les transports </li></ul><ul><li>Les formes récentes : la mondialisation basée sur la finance </li></ul><ul><li>Les formes nouvelles : la globalisation basée sur les TIC </li></ul><ul><li>Une tentative de synthèse </li></ul>
  6. 6. 1. Les formes anciennes : la mondialisation basée sur les transports
  7. 7. UN JEAN LEE COOPER VENDU EN FRANCE EST ASSEMBLÉ EN TUNISIE, LE COTON DE LA TOILE DU JEAN VIENT DU BÉNIN, CELUI DES POCHES DU PAKISTAN, LA TEINTURE D’INDIGO D’ALLEMAGNE, … SI BIEN QU’IL AURA PARCOURU 65 000 KM AU TOTAL ! DURABLE ? La mondialisation des biens
  8. 8. L’argument
  9. 9. Taux d’ouverture (Rapport des exportations de biens à la valeur ajoutée industrielle) 54% 19% 23% 26% 17% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 1890 1913 1960 1970 1990 France Allemagne Royaume-Uni Japon Etats-Unis 75 % en 2005 En France, les industries travaillent pour l’export
  10. 10. La mondialisation des services
  11. 11. Le transport <ul><li>Emma Mærsk </li></ul><ul><li>Il peut transporter jusqu’à 11 000 container </li></ul><ul><li>Il est manœuvré par 13 personnes </li></ul>
  12. 12. Le tourisme
  13. 13. Tourisme : la France perd des parts de marché  <ul><li>23/06/2010 </li></ul><ul><li>14 % des visiteurs étrangers dans l'Hexagone ne font que passer, en route vers l'Espagne et l'Italie.  </li></ul><ul><li>«Le tourisme est en perte de vitesse.» Pour la première fois, Atout France, agence publique de promotion de la France, tire la sonnette d'alarme. Depuis des années, la France s'enorgueillit d'accueillir le plus grand nombre de touristes étrangers au monde. L'an dernier, ils ont encore été 74 millions. C'est moins que les 80 millions de 2008, mais c'est toujours un record. </li></ul><ul><li>Ce chiffre masque pourtant une réalité préoccupante: près de 14 % des séjours de visiteurs étrangers en France correspondent à du transit, lié à la position géographique de l'Hexagone. Bref, ces touristes ne font que passer: ils restent au moins une nuit mais seulement parce qu'ils sont en route pour d'autres destinations européennes. Pis, ceux-là dépensent peu. «Le nombre de visiteurs est un chiffre flatteur mais trompeur, affirme Christian Mantei, directeur général d'Atout France. Le critère qui compte, ce sont les recettes, pas le nombre d'arrivées. Or, elles sont en perte de vitesse depuis dix ans». </li></ul><ul><li>La France, première destination touristique mondiale par le nombre de visiteurs, n'occupe que la troisième place pour les recettes, derrière les États-Unis et l'Espagne. «L'Espagne nous a doublés il y a une dizaine d'années. Depuis, nous perdons des parts de marché», déplore Christian Mantei. L'an dernier, ces recettes ont représenté 36 milliards d'euros, contre 39 milliards pour l'Espagne et 69 milliards pour les États-Unis. La part de marché de la France au sein de l'Europe est revenue de 19,6 % en 2000 à 16 % en 2009. Les Britanniques, comme les Allemands, sont de moins en moins nombreux à envisager venir en vacances dans l'Hexagone, privilégiant les longs séjours en Espagne et en Italie. </li></ul><ul><li>«L'offre n'est pas toujours à la hauteur»  </li></ul><ul><li>En mobilisant les acteurs publics et privés, Christian Mantei espère que la France retrouve sa place de deuxième destination touristique mondiale en valeur en 2020 - derrière les États-Unis mais devant l'Espagne -, avec des recettes de l'ordre de 49 milliards d'euros. «Cela suppose une croissance moyenne de 3,5 % par an. C'est ambitieux mais possible: l'Espagne a progressé de 4 à 6 % pendant dix ans», déclare-t-il. </li></ul><ul><li>Pour cela, Atout France, qui bénéficie d'un budget de communication annuel de 80 millions d'euros, préconise de concentrer les efforts sur les clientèles à plus fort potentiel: les seniors et les jeunes des pays matures, les classes moyennes des principaux pays émergents (en particulier les Chinois, rois du shopping en 2009), mais aussi les familles et les «touristes» d'affaires. «Le problème n'est pas seulement marketing, l'offre n'est pas toujours à la hauteur», affirme Christian Mantei. Selon un sondage national réalisé par TNS, des efforts doivent être faits sur l'accueil et l'information, l'hébergement et la restauration. La gastronomie reste de loin le principal attrait touristique ! </li></ul>
  14. 14. TOUS LES PAYS PARTICIPANT GAGNENT À L’ÉCHANGE INTERNATIONAL DE MARCHANDISES – LES AGENTS GAGNENT EN MAJORITÉ Conclusion 1.
  15. 16. Conclusion 1. <ul><li>Il faut se (re) spécialiser sur des productions pour lesquelles on dispose d’un avantage comparatif (DIT). </li></ul><ul><li>Tous les agents des secteurs bénéficiant d’un avantage gagnent à l’échange (les salaires/l’emploi/le pouvoir d’achat augmentent). </li></ul>
  16. 17. Conclusion 1. <ul><li>Ceux qui perdent sont ceux qui ne « s’adaptent pas ». Les coûts sociaux peuvent être importants </li></ul><ul><li>Certains pays sont-ils en incapacité structurelle de (re)spécialisation ? </li></ul>
  17. 19. Et la crise alors ?
  18. 21. 2. Les formes récentes : la mondialisation basée sur la finance
  19. 22. Le constat <ul><li>Le montant des transactions sur le marché des changes est aujourd’hui estimé à environ 2000 milliards de dollars par jour (200 en 1986 et 600 en 1989 ). </li></ul><ul><li>A titre de comparaison, le PIB annuel de la France est aussi de l ’ordre de 2000 milliards de dollars. </li></ul><ul><li>les opérations purement financières sont en moyenne 50 fois plus importantes que celles qui sont liées au commerce de biens et services. </li></ul>
  20. 23. La mondialisation financière
  21. 24. Des flux localisés …
  22. 25. Et la crise alors ?
  23. 26. Un facteur de production est mobile, l’autre non !
  24. 27. Le travail est en grande partie sédentaire ! <ul><li>L’essence de la mondialisation, c’est la mise en concurrence des entités sédentaires avec les entités nomades . </li></ul><ul><li>L’écrasante majorité des hommes restent des sédentaires, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas le droit d’aller vivre et travailler où ils veulent. </li></ul>
  25. 29. Les travailleurs gagnants <ul><li>Les gagnants sont les travailleurs mobiles, polyglottes, technophiles, disposant de compétences spécifiques </li></ul>
  26. 30. TOUS LES PAYS QUI Y PARTICIPENT GAGNENT À LA MONDIALISATION FINANCIÈRE – CERTAINS AGENTS PERDENT DANS LES PAYS INDUSTRIALISÉS Conclusion 2.
  27. 31. Les pays <ul><li>Les pays qui reçoivent des capitaux et qui bénéficient de transferts de technologie enclenchent une logique de développement </li></ul><ul><ul><ul><li>La mondialisation financière est donc bénéfique pour les pays en développement concernés … Pour les autres, c’est l’absence de mondialisation qui pose problème. </li></ul></ul></ul><ul><li>Dans les pays d’origine des capitaux, si le gain net est positif, il existe des gagnants et des perdants : </li></ul>
  28. 33. Gagnants et perdants dans les pays développés <ul><li>Le consommateur est gagnant dans le processus de spécialisation internationale </li></ul><ul><li>L’ épargnant est gagnant dans le processus de mondialisation financière (Pourquoi ? La règle des 15 %) </li></ul><ul><li>Le salarié disposant de compétences spécifiques , mobile, polyglotte et technophile est gagnant puisqu’il n’est pas concurrencé par les émergents </li></ul><ul><li>Les autres salariés sont (logiquement) perdants puisque indirectement concurrencé par les travailleurs des pays en développement. </li></ul>
  29. 34. Une crise du capitalisme <ul><li>Production </li></ul><ul><li>Intrants </li></ul><ul><li>Salaires </li></ul><ul><li>Impôts </li></ul><ul><li>= </li></ul><ul><li>EBE </li></ul><ul><li>Production </li></ul><ul><li>Intrants </li></ul><ul><li>(pression fournisseurs) </li></ul><ul><li>Salaires </li></ul><ul><li>(modération salariale) </li></ul><ul><li>Impôts </li></ul><ul><li>(évasion fiscale) </li></ul><ul><li>= </li></ul><ul><li>EBE (objectif) </li></ul>A J U S T E M E N T
  30. 35. Le capitalisme et la schizophrénie du salarié <ul><li>Le salarié des pays développés est aussi souvent un épargnant, parfois un actionnaire. </li></ul><ul><li>Il veut toujours plus (la règle du 15 %) : si la bourse de Paris n’augmente pas aussi vite que celle de Pékin, il place son argent en Chine ! </li></ul><ul><li>le salarié actionnaire est donc schizophrène : en voulant une rémunération toujours plus forte, il se licencie lui-même ! </li></ul>
  31. 36. Mondialisation financière et capitalisme <ul><li>Dans un monde idéal, il suffirait de prendre aux uns une partie de leur surplus pour le redistribuer aux autres. Mais il est difficile : </li></ul><ul><ul><li>de taxer le salarié brésilien de Renault au profit du salarié français (il est déjà moins bien lotis), </li></ul></ul><ul><ul><li>de taxer le capital parce qu ’il est totalement mobile (il partira si on le taxe) </li></ul></ul><ul><ul><li>de taxer le salarié qualifié parce qu’il est partiellement mobile (il risque de partir si on le taxe) </li></ul></ul>
  32. 38. LA QUESTION QUI SE POSE IN FINE EST CELLE DU CAPITALISME, DE SA MORALISATION, DE SA TRANSFORMATION, OU DE SA FIN … Et la crise alors ?
  33. 39. Le mécanisme à l’origine de la crise
  34. 40. Un crise de la mondialisation financière
  35. 41. Une crise du capitalisme
  36. 44. Deux solutions à la crise du capitalisme <ul><li>Tout d ’abord, il faut quand même essayer de taxer le capital : ceci n ’est possible rapidement qu ’à l ’échelle régional. </li></ul><ul><ul><li>L ’harmonisation des politiques fiscales en Europe (aujourd’hui la TVA) s ’inscrirait dans ce cadre. </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Le taux moyen d’impôt sur les sociétés en Europe est de 25 % contre 40 % pour les Etats-Unis, et 28 % pour l’OCDE. Il a reculé de 0,28 point en 2005. L’Allemagne prévoit de le faire passer de 25 % à 15 voire 12 % … </li></ul></ul></ul>
  37. 45. Deux solutions à la crise du capitalisme <ul><li>A défaut, il faut faire en sorte que le salarié de Renault se réapproprie une partie des gains (des bénéfices) des IDE de son entreprise au Brésil : ce peut être le rôle de l ’épargne salariale ( le dividende du travail) . </li></ul><ul><ul><li>Mais tout le monde peut-il devenir actionnaire ? </li></ul></ul><ul><ul><li>Mais quid du financement de la sécurité sociale ? </li></ul></ul>
  38. 48. EN FAIT, L’OPPOSITION TRAVAIL/CAPITAL N’EST PAS TOUT À FAIT PERTINENTE – SEULE L’OPPOSITION FACTEURS MOBILES/FACTEURS SÉDENTAIRES L’EST ! Attention aux faux semblants !
  39. 49. Capital … <ul><li>Les GE payent des impôts à l’étranger, réalisent leurs bénéfices à l’étranger (80 % en 2005), et les redistribuent à l’étranger (les étrangers détiennent 45 % des entreprises du CAC 40) </li></ul>Variation Profits des entreprises du CAC 40 EBE des entreprises non financières 2004 + 36 % + 2,2 % 2005 + 34 % + 0,3 %
  40. 50. Travail … <ul><li>Les hauts revenus s’envolent, le SMIC s’accroît, QUID DE LA CLASSE MOYENNE ? </li></ul>
  41. 51. Capital – travail …
  42. 52. L’ÉMERGENCE DE PAYS-CONTINENT ET LES TIC DESSINENT UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ : LA SOCIÉTÉ GLOBALE DE LA CONNAISSANCE EN RÉSEAU 3. Les formes nouvelles : la globalisation basée sur les TIC
  43. 54. 3.1. Externalisation, délocalisation, y compris de services
  44. 55. i.     Externalisations <ul><li>En réduisant les coûts de transport et de transaction, les TIC favorisent un éclatement de l'entreprise et ouvre ainsi la voie à “ l'entreprise virtuelle ” (ou entreprise étendue ou en réseau). </li></ul><ul><ul><li>Dans un futur proche, celle-ci ne sera plus qu'un point au centre d'un réseau . Réduite à une très petite équipe, elle pourra gérer, par ordinateurs reliés, des relations avec une multitude d'agents indépendants qui assureront pour elles toutes les fonctions originelles de l'entreprise classique - la production, la recherche, la vente... Elle coordonnera l'ensemble et entretiendra avec chacun d'eux une relation redevenue marchande: elle pourra y faire jouer la concurrence, négocier ses prix et ses délais et changer de fournisseur à volonté. “ L'entreprise virtuelle” y gagnera en productivité et en souplesse. </li></ul></ul>
  45. 56. Les communautés à valeur ajoutée L'entreprise telle que nous la connaissons aujourd'hui n'existera plus demain. Mondiale, en réseau, elle s'appuiera sur un noyau de collaborateurs-dirigeants qui articuleront les différentes activités réalisées en externe. Les salariés pourraient sortir du champs de l'entreprise et devenir des travailleurs indépendants.
  46. 57. ii.     Les délocalisations … <ul><li>Les délocalisations au sens strict seraient modestes, pour la France </li></ul><ul><ul><li>de l’ordre de 5 % (à destination de pays européens) à 1 % (à destination des autres pays du monde) des IDE. </li></ul></ul><ul><li>Mais cette pratique semble s’accélérer ces dernières années, et se diffuser à toutes les entreprises, y compris les PME. </li></ul><ul><li>Il y a là un premier facteur d’inquiétude . </li></ul>
  47. 58. Chaque année, les délocalisations détruisent 36.000 emplois <ul><li>La relocalisation de la production du Trafic, l’utilitaire de Renault, dans l'usine normande de Sandouville en 2012 ne suffira pas à stopper l’hémorragie des emplois délocalisés. </li></ul><ul><li>Entre 2002 et 2007, 12% des chefs d’entreprises de plus de 20 salariés ont délocalisé une partie de leur production. Résultat : 36.000 emplois ont été détruits en moyenne par an, selon la dernière estimation de l’Insee. </li></ul><ul><li>Cette étude révèle un chiffre étonnant : les secteurs du textile et de l’électroménager qui ont le plus délocalisé ont créé près de 41.000 emplois par an , compensant ainsi le nombre d’emplois détruits. En réduisant leurs prix de vente, les entreprises gagneraient des parts de marché et pourraient ainsi embaucher. Reste qu'aucune enquête indique qui sont les nouvelles recrues et si les ouvriers non qualifiés principales victimes des délocalisations réussissent à trouver un emploi. </li></ul><ul><li>Par ailleurs, une partie non négligeable de ces transferts d'activité sont des «délocalisations de marge», précise E.M. Mouhoud. Soient des entreprises qui ne produisent pas moins cher à l'étranger pour faire baisser les prix, mais pour augmenter leurs marges. Autant de délocalisations dont l'impact sur l'emploi en France demeure essentiellement négatif. </li></ul>
  48. 59. iii.    … y compris de services <ul><li>La nouveauté du débat sur les délocalisations tient à un phénomène inédit : l’ouverture de nouveaux services à l’échange international. </li></ul><ul><li>Du jour au lendemain, des métiers qui se croyaient protégés se retrouvent en situation de concurrence internationale. C’est la révolution de l’échangeabilité. </li></ul>
  49. 62. <ul><ul><li>Selon une étude canadienne, ce sont 7 % des emplois qui seraient concernés. En France, 5 % soit 800 000 emplois ! </li></ul></ul><ul><li>C’est une deuxième source d’inquiétude . </li></ul>
  50. 64. 3.2. L’émergence de pays-continents
  51. 65. L’émergence de pays-continents <ul><li>La chine s’est ouverte au capitalisme dans les années quatre-vingt-dix. Si elle est qualifiée « d’usine du monde » par sa capacité à produire tous les biens nécessaires à la planète, </li></ul><ul><li>D’autres pays-continents prennent position : </li></ul><ul><ul><li>l’Inde se positionne comme le « bureau du monde » justement par sa capacité à produire des services, notamment informatiques et de communication, et </li></ul></ul><ul><ul><li>le Brésil aspire à devenir la « ferme du monde ». </li></ul></ul>
  52. 66. La chine, usine du monde ? <ul><li>La chine concentre les trois-quart de la production mondiale de tracteurs, la moitié de la production d’appareils photo, 30 % des téléviseurs et climatiseurs, 25 % des machines à laver, 20 des réfrigérateurs et 20 % des vêtements. </li></ul><ul><li>Elle monte en gamme : 15 % de l’horlogerie (5 en 90), 14 % de l’électronique (4) et 12 % du matériel électrique </li></ul><ul><li>Elle est le 1er pays de destination des IDE et le 4ème exportateur mondial. </li></ul><ul><li>La chine intégrera l’OMC en 2007, la période transitoire sera révolue : les tarifs douaniers seront harmonisés avec les autres pays, </li></ul><ul><li>Le salaire horaire moyen d’un ouvrier du textile est de 40 centimes d’euros, sans risque d’augmentation puisque 200 millions d’adultes sont en attente d’occuper ce type d’emplois. </li></ul>
  53. 68. Pourquoi la Chine pourrait tout produire ? <ul><li>Volonté d’hégémonie, patriotisme économique, </li></ul><ul><li>Mauvaise allocation des ressources, </li></ul><ul><li>Volonté de montée en gamme, </li></ul><ul><li>Réservoir de main d’oeuvre </li></ul>
  54. 74. DES PAYS PEUVENT PERDRE À LA GLOBALISATION … Conclusion 3.
  55. 75. Conclusion 3. <ul><li>Avec les formes récentes de la mondialisation «   Le processus est bien de destruction créatrice, mais la création se fait dans un pays et la destruction dans un autre  » nous dit J-P Fitoussi. </li></ul>
  56. 77. Conclusion 3. <ul><li>Selon P. Samuelson, </li></ul><ul><ul><li>si un progrès technique apparaît en Chine dans le secteur pour lequel les Etats-Unis avaient à l’origine un avantage comparatif, alors le gain initial des Etats-Unis peut se muer en perte permanente de revenu réel. </li></ul></ul><ul><li>Ainsi, si l’on ne remet pas en cause l'existence d’un surplus mondial lié à la mondialisation, son partage entre les pays devient à ce point inégal que des pays perdent au processus . </li></ul>
  57. 79. Conclusion 3. <ul><li>Si des pays perdent à l’échange, la question se pose de savoir comment ces pays seront indemnisés de leurs pertes . Cela pose tout simplement la question d’une organisation internationale capable d’assurer cette péréquation. </li></ul><ul><li>A défaut, on voit mal comment ces pays accepteront d’aller plus avant dans ce processus . </li></ul>
  58. 81. Et la crise alors
  59. 86. LES GRANDES QUESTIONS QUI SE POSENT À LA FRANCE Une tentative de synthèse …
  60. 87. 1. Quelle croissance ?
  61. 88. 2. Quelle spécialisation productive ? <ul><li>Se soustraire à la concurrence : le repli. </li></ul><ul><li>Échapper à la concurrence : les services non échangeables banaux. </li></ul><ul><li>Échapper à la concurrence : Le recentrage vers le high-tech (services ou industrie) </li></ul>
  62. 89. 3. L’emploi : quelle échappatoire ? <ul><li>Quel déversement ? </li></ul><ul><ul><li>Alors que 70 % occupent des emplois de services, les salariés voient poindre la menace de la concurrence des travailleurs des pays émergents, y compris de travailleurs qualifiés . </li></ul></ul><ul><li>La fin de la société salariale ? </li></ul><ul><ul><li>La société salariale, c’était le plein emploi dans une même entreprise, i. e. la possibilité donnée à tous d’accéder à un CDI à temps plein </li></ul></ul>
  63. 90. 4. Quelle protection sociale ? <ul><li>Quelle assiette puisque l’on ne peut plus augmenter les salaires ? </li></ul><ul><li>Quelles ressources puisque les pays européens se livrent à un dumping fiscal et social effréné ? </li></ul><ul><li>Quels équilibres puisque les besoins augmentent de 5 % l’an et que la croissance potentielle est de 2 % ? </li></ul>
  64. 91. 5. L’Europe, nécessairement <ul><li>Des acquis : </li></ul><ul><ul><li>le marché unique, l’euro et la politique monétaire (?), le marché financier européen et l’allocation des capitaux </li></ul></ul><ul><li>Des insuffisances : </li></ul><ul><ul><li>la politique fiscale et sociale, un budget ne permettant pas la réalisation des objectifs de Lisbonne, la dislocation (le patriotisme économique). </li></ul></ul><ul><li>L’Europe est celle des marchands. </li></ul>

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