Your SlideShare is downloading. ×
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Bilanmimandatbassdef
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

×
Saving this for later? Get the SlideShare app to save on your phone or tablet. Read anywhere, anytime – even offline.
Text the download link to your phone
Standard text messaging rates apply

Bilanmimandatbassdef

296

Published on

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
296
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0
Actions
Shares
0
Downloads
3
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide

Transcript

  • 1. Des propositions, une vision Des propositions, une vision pour notre ville LYON pour notre ville Bilan à mi-mandat, la course au rayonnement Une équipe pour la porter efface la singularité lyonnaise Lyon avait trouvé dans les berges du Rhône et VeloV deux représentations de la transformation de notre ville, de son ouverture comme de son dynamisme. En 2008 nous considérions toutefois Eric Lafond que le projet du mandat à venir présentait des faiblesses, ce qui avait motivé notre engagement dans la campagne municipale. Le rayonnement recherché par cette majorité aspire tous les moyens et hiérarchise fortement les priorités. Celles données aux grands projets urbains et à l’image internationale étouffent la qualité de vie quotidienne. Elles relèguent à des rangs secondaires l’accès au logement, laMarie-Christ. Saint gal de Pons Jacqueline Fabre Stéphane Sacquepée Loïc Brassard Eliane d’Estaing sécurité, la solidarité et la maîtrise de la dépense publique. Plus inquiétant pour notre avenir, le projet économique nous paraît être le parent pauvre du second mandat. Nous n’adhérons pas au fil conducteur de cette majorité, la course au rayonnement mondial, au visible, à l’événementiel. Nous croyons qu’un autre projet est possible pour notre ville ; où son développement s’appuie sur sa singularité, sur les qualités des lyonnais et sur la volonté de bâtir Jean-Claude Joseph Marie Lobbedez Pascal Ducrest Georges Fontaines Pierre Gauthier un nouveau modèle économique et social. Olivier Barnet Florence Maury Danielle Attias Jean-Paul Truchet Claude Rogeri Gael Bourdin Rémi Guillaume Jérôme Triaud Régis Favier, Christophe Parlanti Nous contacter : • www.modemlyon.fr • mouvement.democrate.lyon@gmail.com • à notre local 215, rue Vendôme 69003 Lyon
  • 2. Qualité de vie et santé, des priorités mises de côté“ Le rayonnement de la ville s’est imposé comme l’alpha et l’omega de toutes les politiques mises en oeuvre sur le territoire de Lyon et de l’agglomération. Il se traduit Crèches, cantines, et enseignement primaire, par une course au visible (événements), à la taille (projet métropole) et détermine l’enfance n’est pas prioritaire les choix pour le développement économique du territoire. Ce faisant, il impacte négativement les autres politiques telles que l’éducation, la sécurité, le La gestion des cantines scolaires est révélatrice d’arbitrages politiques et financiers avec développement durable, et la qualité de vie qui reculent dans l’ordre des priorités. lesquels nous sommes en désaccord. Il est acquis que la ville va se densifier, pour des raisons multiples tenant tant à l’économie qu’à l’environnement. La façon dont nous préparons cette Cette volonté de voir Lyon présente à l’international n’est pas en soi un problème. densification déterminera la qualité de vie des lyonnais demain, et nous n’acceptons pas que les Les lyonnais peuvent, à juste titre, être fiers d’être identifiés en Europe et dans le services publics de proximité que constituent les cantines, crèches et l’école primaire en général monde à travers quelques symboles, entreprises ou événements. Mais cette ne soient pas des priorités. course au rayonnement mondial met en péril ce qui fait notre ville. La qualité de vie De plus, le contexte de transition économique dans lequel nous vivons doit conduire à des qu’elle offre, son avenir, sont fragilisés par l’effacement de sa singularité. politiques locales qui facilitent le plus possible le quotidien des familles. Cette orientation est absente des décisions prises sur le sujet. Les événements organisés, les aménagements mis en oeuvre visent une “clientèle“ de touristes urbains, de cadres internationaux. Il leur est proposé des prestations La cantine la plus chère de France auxquelles ils sont habitués. Lyon ne peut pourtant devenir un simple lieu de loisir Restreindre l’accès aux cantines est une erreur. Nous avons aujourd’hui les cantines scolaires les et de consommation standardisé dans un environnement pittoresque. plus chères de France (coût et prix moyen facturé aux familles). La cuisine centrale, même Ce rayonnement par la duplication des codes d’une mondialisation superficielle reconstruite en 2014, sera en deçà des besoins. Sous-dimensionner ce service aux familles et bénéficie aujourd’hui à une minorité et sera un échec. Il est insuffisamment porteur aux enfants est contradictoire avec l’objectif de densification de la ville. Nous considérons qu’il de développement pour les lyonnais. s’agit là d’un service public local prioritaire et que des solutions existent pour l’adapter à la demande. Trop souvent le regard est ailleurs pour inspirer les aménagements urbains : Paris Et cette demande des familles est forte et croissante. Elle l’est aussi à propos du rôle que doit pour Grolée ou la Part-Dieu, Barcelone pour Confluence, etc. Comparer pour jouer l’école. La municipalité avait essayé de se détourner de la demande sur les cantines en imaginer est une bonne chose, vouloir simplement dupliquer est risqué car les arguant qu’il ne s’agit pas d’une compétence municipale. Sur l’école maternelle et primaire elle modèles ont une histoire qui n’est pas la notre. ne peut faire la même chose. Mais son action est-elle suffisante ? Enfin ce rayonnement c’est aussi la course à la taille, et la volonté de voir émerger Crèches et écoles, une métropole de St Etienne à Bourgoin sur près de 2000 km2. Pourtant le “big is La Ville finance des surcroîts d’heures à des enseignants pour du soutien ou des étudiants pour beautiful*” est un concept dépassé. Il est cause des lourdeurs administratives, surveiller les études. L’engagement demeure pourtant faible. Doit-on se résoudre à constater interdit la souplesse et l’innovation nécessaire en ces temps difficiles. l’échec des enfants en 6è (40% ne maîtrisent pas la lecture) ? La Ville gère les bâtiments, subventionne les écoles, nous proposons aussi qu’elle pilote des expérimentations avec les Nous avons à l’esprit et au coeur une Ville qui grandit et rayonne sur sa singularité, enseignants et les parents pour aider les enfants. à son échelle qui est l’Europe, et non le monde. Lyon peut être en phase avec les enjeux du XXIème siècle, en explorant, grâce à sa tradition humaniste, les pistes du modèle économique et social de la France de demain. Une ville davantage attachée à la qualité de vie de ses habitants et qui n’hésite pas à chercher des “ D’une façon générale la politique menée dans le domaine de l’enfance mériterait davantage d’efforts et d’imagination. La pénurie de place en crèche à Lyon est ancienne. L’attractivité de Lyon pour les jeunes couples ne facilite pas la résolution des difficultés. Malgré un engagement fort de Gérard Collomb pendant la campagne municipale, nous ne voyons pas comment 90% des enfants de moins de 3 ans se verraient proposer une solution de garde en 2014. Disposer d’une solutions nouvelles aux difficultés du quotidien, emploi, sécurité, environnement et place en crèche ou auprès d’une assistante maternelle est toujours aussi difficile. vie démocratique, et à s’affirmer à travers elles. Sincèrement Eric Lafond *ce qui est grand est beau Marie-Christine Saint gal de Pons, orthophoniste “Beaucoup doivent faire face, jour après jour, à de grandes difficultés. Avec de l’imagination et une volonté de solidarité nous pouvons faire face ensemble.”
  • 3. Qualité de vie et santé, des priorités mises de côtéExemplarité et imagination pour la politique de l’enfance La désertification médicale du centre villeIl faut reconnaître que quelques crèches d’entreprises ont vu le jour. Mais pas assez et souvent A Lyon la santé est le premier employeur et un pôle d’excellence. Elle est aussi en passe deavec quelle lourdeur administrative ! Nous regrettons que notre proposition de crèche à la mairie devenir une inquiétude quotidienne pour les lyonnais.ou au Grand Lyon n’ait pas été mise en oeuvre. Dès lors qu’il s’agit d’une priorité pour la qualité Nous sommes sceptiques face au déplacement sur le pourtour de Lyon de l’infrastructurede vie des lyonnais, la Ville doit montrer l’exemple. hospitalière. La décision de ne conserver aucune vocation médicale à l’Hôtel-Dieu contribue àA l’identique nous regrettons le dogmatisme de l’adjoint aux affaires scolaires dans son refus de désertifier le centre ville. Densifier le centre ville et ne pas offrir de capacité hospitalière de proximité ne constituent pas pour nous des orientations cohérentes. Paradoxales même si onchercher des solutions alternatives face au blocage de la situation dans les cantines. Face à considère que le maire de Lyon est président des HCL.l’insuffisance de place nous proposons une solution pour l’adapter aux besoins (partenariat avec Heureusement la majorité a maintenu son soutien aux maisons médicales de garde et c’est uneles restaurateurs de quartier). bonne chose. Toutefois les retours d’expérience ne sont pas toujours convaincants. Le passage par celles-ci se conclue encore trop souvent par un déplacement aux urgences sans nécessitéEnfin, en primaire, nous proposions lors de la campagne de 2008 d’expérimenter l’intervention réelle. Par ailleurs le coût pour les usagers (absence de tiers payant) et le système de santé (honoraires élevés) est considérable. Il convient de travailler avec les médecins pour optimiserd’étudiants, boursiers, futurs enseignants, dans les écoles pour offrir aux enfants en difficulté ce cette idée.qui souvent leur manque le plus dans leur apprentissage, le temps. La dégradation de notresystème d’instruction depuis renforce notre conviction : la Ville se doit d’agir pour les petits Une nouvelle santé de proximitélyonnais. Nous pourrons le faire par l’émergence de mini-centres médicaux à multi-compétences. Nous contribuerons ainsi à alléger les urgences médicales tout en conservant un outil sécurisant pourLyon peut et doit avoir pour objectif d’offrir aux familles une politique de l’enfance novatrice et les médecins en centre ville.exemplaire. Elle sera un véritable élément d’attractivité dans un contexte de vieillissement de la Le projet de mutation d’Edouard Herriot nécessite aujourd’hui une réflexion publique et innovantepopulation. sur la place de la médecine de centre-ville. Les progrès présentés par les Hospices civiles dans la modernisation et la meilleure gestion des différents sites est rassurant pour l’avenir. Pourtant il faut anticiper davantage les besoins futurs. De plus, l’implication des lyonnais dans la mutation du site historique de Grange-Blanche sera importante car il va devenir le seul site hospitalier véritablement facile d’accès du centre de l’agglomération. Aller au-delà du minimum légal sur le handicap On peut noter de réelles évolutions pour la circulation des personnes handicapées dans la ville, mais qui diffèrent selon le type de handicap. Il ne s’agit toutefois que d’une adaptation de la ville à la règlementation actuelle et à venir. Nous regrettons que les associations représentatives ne soient pas mieux associées aux diagnostics de mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP). Ces diagnostics leur sont ainsi présentés lors d’une réunion “de validation” sans qu’elles aient la possibilité de les consulter au préalable. Nous proposons la mise au point dun schéma global daccessibilité de la voirie, notamment à la lumière des nouvelles technologies”. Jacqueline Fabre, enseignante Stéphane Sacquepée, consultant “Instruire pour construire une société “Gérard Collomb a beaucoup compté sur de la connaissance mérite que les acteurs privés pour changer la ville notre ville s’implique davantage (berges du Rhône, Velo’v, Confluence). Ici auprès des enfants.” c’est un acteur public qui doit agir et on sent moins d’imagination et de volonté.”
  • 4. Donner des réponses nouvelles au quotidienLa politique du logement n’intègre pasle vieillissement de la populationUne volonté de mixité sociale encourageante mais un peu dépasséeNous pouvons nous satisfaire de la volonté affichée en matière de mixité et de logement socialet notamment du travail inlassable de l’adjoint au logement sur le sujet. Toutefois les moyens misen oeuvre demeurent modestes face à l’augmentation considérable des prix du foncier et deslogements depuis 11 ans.Dans ce contexte, la gestion du parc HLM pose question. Le turn-over est faible et les ménagesen situation de sur loyer sont mal connus et donc mal gérés. La difficulté d’être primo-accédantdans le parc privé constitue certainement un frein, mais nous ne voyons pas de volonté derompre avec l’inertie d’un système qui crée des privilèges difficilement acceptables.L’émergence de nouveaux quartiers n’emporte pas non plus la conviction sur ce plan. Lareconstruction de Mermoz s’inscrit ainsi dans la continuité de politiques urbaines anciennes dont Nous considérons, d’une façon générale dans le domaine de la politique du logement, qu’il fautles succès peinent à être démontrés. Confluence avec ses logements à plus de 5000 /m2 chercher d’autres approches et qu’il faut innover avec comme fil conducteur le maintien d’unerisque de sérieuses déconvenues demain. mixité générationnelle.Des tendances lourdes inquiétantes Optimiser le parc existant Nous proposons de mettre en place un plan de rénovation des logements anciens avec la volontéLa situation de la ville continue d’évoluer dans le sens d’une “gentrification” du centre ville. Les de les adapter tous publics. Il est coûteux et inefficace de construire des logements ou deslyonnais ne sont ainsi plus que 37% à être locataires. La ville, et plus seulement l’hyper centre, immeubles spécifiques pour les personnes handicapées ou âgées.est de moins en moins accessible aux personnes à revenus modestes. Nous proposons de développer l’habitat co-générationnel en soutenant effectivement les associations qui interviennent dans ce domaine. Le sujet demeure cantonné à la ville dans laGrand pôle universitaire, notre ville peine de plus en plus à accueillir les étudiants dans son parc sphère publique et n’avance pas depuis 2008.locatif. La multiplication des résidences universitaires constituent une aubaine pour lesinvestisseurs. A l’inverse elle n’offre aux étudiants que des logements plutôt chers et peu intégrésà la population. Soutenir une nouvelle offre de logementsPlus largement la question du logement est aussi celle du vieillissement de la population. La Nous proposons de soutenir de nombreuses innovations existant aujourd’hui dans la productionmajorité s’affronte régulièrement avec l’UMP à propos des faiblesses de l’Etat dans la de logements moins chers, plus écologiques, visant à réduire considérablement les coûtsconstruction et la gestion d’immeubles spécialisés dans l’accueil des personnes âgées. Mais ce d’habitation pour les familles modestes.combat n’est-il pas déjà un combat d’arrière garde, déconnecté des enjeux, avec unemultiplication par 1,5 des personnes de plus de 60 ans d’ici 2030 ? Nous proposons de faire émerger des logements à loyers intermédiaires en créant une SEM (Société d’économie mixte) avec des organismes de l’épargne responsable.Nous ne bâtirons pas suffisamment de résidences adaptées aux personnes âgées. Il nous faut Nous pouvons aussi nous inspirer des véritables éco-quartiers mis en place en France sur lad’ores et déjà construire un habitât multi-usage. commune de Limeil-Brévannes par exemple ou des perspectives de construction à base de module (bois ou acier). Jean-Claude Joseph, médecin, gériatre Marie Lobbedez, ingénieure “Le vieillissement de la population doit “Nouveaux matériaux, nouvelles méthodes devenir l’axe central de la politique du de construction, Lyon peut porter une logement. La mixité intergénérationnelle est nouvelle approche du logement.” une nécessité pour l’avenir de notre ville.”
  • 5. Donner des réponses nouvelles au quotidienSécurité et solidarité, définir de nouvelles prioritésDepuis plusieurs années la majorité municipale multiplie le nombre d’agents de police municipale Une nouvelle approche de la préventionet les brigades à thèmes (stationnement, espaces verts, etc.). Cette police de proximité vient ensupport des caméras qui ont fleuri dans toute la ville. Lors des élections municipales nous avions proposé que la Ville ou le Grand Lyon prennent enCette politique coûte chère mais elle n’est guère efficace. La politique de vidéosurveillance est charge la rénovation des prisons, là où l’Etat était défaillant. Nous considérions que la récidive –renforcée malgré son inefficacité pointée par de nombreuses études, dont un rapport de la Cour 75% des courtes et moyennes peines – impacte la société locale et que celle-ci doit pouvoir agir.des comptes. L’étude universitaire lancée par la majorité constitue d’ailleurs une démarche Depuis, la prison a été confiée à des acteurs privés et déplacée sur Corbas. Pour autant lessurprenante dont on peut questionner la légitimité et la pertinence. problèmes demeurent et les responsables politiques locaux ne peuvent s’en désintéresser.Lyon est une ville où le sentiment d’insécurité reste faible. Nous sommes d’accord pourconsidérer que la sécurité dans les transports en commun s’est améliorée. En revanche notre Eloignés de leur famille, sans plus d’activité qu’à Lyon, les détenus lyonnais seront-ils mieuxville demeure une plaque tournante du trafic de stupéfiants, et est touchée comme d’autres par réinsérés ? Le rapport du contrôleur général des prisons est accablant – surpopulation,les incivilités, et la criminalité souterraine. Ce qui signifie que la violence et l’insécurité demeure violences, absence de bus les jours fériés et week-end pour les familles – et ce sont les lyonnaispour les populations les plus fragiles et celles demeurant dans les territoires les moins favorisés qui en pâtiront.de la ville Nous proposons aussi de développer une politique de prévention sur la consommation deRepousser les publics difficiles pour un centre ville sans risque stupéfiants et d’alcool auprès des collégiens, lycéens et universitaires de notre ville. Nos enfantsCe relatif désintérêt pour les plus fragiles fait partie d’une politique si peu solidaire qu’elle ne ont accès de plus en plus tôt à divers produits. Il est donc nécessaire de mettre en ?uvre uneressemble pas à la culture humaniste de notre ville. Prostituées, sans-abri, toxicomanes, toutes approche fondée sur le savoir et la connaissance pour leur donner la capacité de refuser en touteles populations fragiles et “peu présentables” sont éloignées du centre. liberté (adultes référents, cours intégrés dans les programmes, etc.).Finalement la politique de sécurité de notre ville a-t-elle un fil conducteur ? L’absence de réactionaux émeutes d’octobre 2010 nous indique que non. Aucune réflexion, ni a fortiori d’action, n’a Il est aussi nécessaire d’avoir une approche nouvelle du traitement des toxicomanes, a fortioriété entamée pour déterminer les causes de ces violences et tenter d’en prévenir la survenance depuis que le centre de prévention de l’Hôtel-Dieu n’existe plus. Eloignés du centre ville cesde nouvelles. Dès lors ce sont les orientations que nous remettons en question. personnes deviennent plus vulnérables et moins à même de suivre les traitements de substitution ou les actions de sevrage.Une action publique pour renforcer la police républicaine Enfin il convient de cesser de repousser en périphérie de la ville toutes les populations quiMalgré le discours sécuritaire de l’UMP au plan national, les moyens de la police nationale se perturbent une vision par trop nette et brillante de notre cité. Ainsi des prostituées, des sansdégradent depuis plusieurs années. La politique migratoire a mobilisé tous les efforts sur la abris, des roms qui sont inéluctablement sortis du centre ville. Une nouvelle politique publique“chasse” aux clandestins, et on mesure mal aujourd’hui l’impact négatif que cette politique a sur plus humaniste est nécessaire pour les populations marginalisées.la perception de la police dans la population.Plutôt que de développer la police municipale, nous proposons que la ville investisse pourrenforcer la police nationale – informatique, locaux, formation. Redéfinissons l’utilisation descrédits octroyés par la ville à la politique de sécurité (brigades, police municipale, etc.). Nousconsidérons que nous devons plutôt renforcer les moyens de la police nationale – notammentpar un soutien de la ville sur les taches administratives qui empêchent les policiers d’être sur leterrain - pour améliorer la lutte contre la criminalité – trafic d’êtres humains, trafic d’armes et destupéfiants, délits financiers, escroquerie, corruption -. Pascal Ducrest, cadre administratif Georges Fontaines, chef d’entreprise “L’humanisme des lyonnais est “Lyon ne doit pas tomber dans une bousculé par une politique qui pousse forme de politiquement correct très à l’extérieur de la ville les plus faibles.” “bobo” qui l’empêcherait d’agir pour les plus fragiles.”
  • 6. Donner des réponses nouvelles au quotidienVie associative et vie démocratique,l’absence de passerelleConseils de quartier, ni responsabilité, ni initiativeCréés en 2002, les conseils de quartier n’ont, en 10 ans, pas démontré leur efficacité. Lorsqu’ils Cette gestion centralisée est la marque de fabrique de cette majorité. Elle est renforcée par leont essayé de travailler à des projets, ils se sont souvent trouvés en conflit avec les élus qui les fait que la plupart des adjoints cumule ce mandat avec un autre (parlementaire, conseillerco-président (1er, 7ème). Lors des aménagements urbains dessinés par le Grand Lyon, leur avis est général, conseiller régional), voire un engagement important dans le domaine privé (avocat, cadreen général marginalisé (Parc Sergent Blandan, rue Garibaldi, Place des tapis, Pont Schuman, d’entreprise).etc.). Cette faiblesse des élus nous inquiète. Elle laisse libre cours aux services qui ne disposent pas de la légitimité pour impulser des pratiques nouvelles. Or nous sommes dans une période quiIls ne sont donc que médiocrement intégrés au fonctionnement de la démocratie locale. Et, en nécessite des idées neuves, des expérimentations et seuls des élus présents et légitimés parconséquence, beaucoup d’entre eux sont désertés par les habitants qui s’étaient impliqués. leurs actions pourront les porter.Donner une responsabilité aux Conseils de quartier D’une façon plus générale, cette faiblesse des élus autour du maire ne favorise pas le débat démocratique et l’implication des conseillers municipaux dans la vie locale. A quelquesNous sommes pourtant convaincus de l’utilité des Conseils de quartier. Pour cela ils doivent exceptions près, les 73 élus du Conseil Municipal demeurent largement des inconnus pour nostrouver un rôle, être davantage responsabilisés. Leur intervention dans les projets concitoyens.d’aménagements urbains, où la seule approche des experts et des techniciens est insuffisante,nous paraît légitime. Aussi, nous proposons qu’ils disposent d’un avis conforme sur ces projets L’insuffisante implication des élusafin de leur donner une place dans la démocratie locale. En résumé l’organisation du pouvoir telle qu’elle s’est mise en place sur Lyon ne favorise ni lesLes Conseils de quartier peuvent être les viviers naturels de la démocratie locale dès lors que initiatives ni les efforts des élus. Certains iraient même jusqu’à dire qu’elle ne les incite guère àleur utilité sera avérée. Cela suppose que les élus fassent davantage confiance aux personnes travailler.qui s’investissent dans ces structures et ne cherchent pas à contrôler les Conseils. Nous avions proposé que les adjoints à la ville de Lyon ne cumulent pas ce mandat avec un autre, considérant que s’occuper des questions d’urbanisme ou de sécurité dans une ville de 460 000 habitants requérait une attention pleine et entière.Un pouvoir très centralisé, des adjoints fragilisés, une opposition sans idée Nous avions proposé aussi que les 73 conseillers municipaux soient responsabilisés par des missions au service de la Ville.Nous avons salué l’initiative du Maire d’interdire le cumul maire d’arrondissement – adjoint enmairie centrale. C’était un pas positif qui devait permettre de faire émerger de nouvelles La pratique actuelle renforce nos convictions. Notamment le rôle caricatural joué par l’oppositioncompétences et de dédier pleinement les maires à leurs arrondissements. UMP. Toujours virulente dans sa critique et dans sa contestation, elle n’a pas fait l’ombre d’une proposition depuis le début du mandat. Le document qu’elle produit à l’occasion du bilan éclairePourtant, peu d’adjoints sont en première ligne sur leur dossier. Que ce soit dans le domaine des d’ailleurs cette approche. Un état des lieux des promesses non tenues est utile. Mais quelle visionressources humaines ou lors du conflit avec les vacataires des cantines, ce sont souvent les alternative l’UMP propose-t-elle aux lyonnais ?services, le cabinet ou le Maire lui-même qui interviennent pour gérer les difficultés. Faire des propositions sur tous les sujets où nous intervenons, mettre en avant une vision alternative, proposer une autre pratique du pouvoir, tels sont les axes de notre ambition pour Lyon. . Olivier Barnet, co-président du conseil de quartier des pentes de la Croix-Rousse Florence Maury, cadre administratif “Trop souvent la ville attend de nous “Les élus lyonnais ne sont pas assez une caution démocratique de ses choix. présents sur les dossiers et ceux-ci Nous ne sommes pas là pour ca, mais restent la propriété des services.” pour proposer et impliquer les habitants.”
  • 7. Donner des réponses nouvelles au quotidienFiscalité et gestion, le “modèle lyonnais” nécessitebeaucoup de ressourcesLa double hausse d’impôts 2008-2011 constituait sans nulle doute une surprise au regard des Avec 65% des recettes consacrées à ces dépenses notre ville dépasse laengagements pris lors des élections municipales. Pourtant, à comparer avec les autresmétropoles françaises, Lyon reste une ville à la fiscalité modérée. Il n’est pourtant pas acquis que moyenne des grandes villes françaises. Sans une politique destinée à réduirecela puisse durer. Le rayonnement mondial recherché est très budgétivore et, malgré une gestion ces dernières, la municipalité sera contrainte d’augmenter la fiscalité.sérieuse, les éléments déclencheurs d’un dérapage sont présents Les moyens d’une politique davantage au service des lyonnaisLes arbitrages budgétaires, au détriment de la qualité de vie quotidienne Le maintien de la politique actuelle nous conduira à une augmentation sensible de la fiscalitéEn cohérence avec le fil conducteur de la politique de cette majorité, les moyens ne sont pas au locale. Dans un contexte de hausse nécessaire de la fiscalité sur les revenus, elle serarendez-vous sur l’enfance, le logement, la politique sportive et culturelle de proximité et les difficilement supportable par la grande majorité de nos concitoyens. Nos propositions marquentdifférents points faibles que nous avons pointés. Il s’agit pour nous à l’évidence d’arbitrages une réorientation de la politique municipale au service des lyonnais. Et il faudra les compléter parbudgétaires pour maintenir l’ensemble à l’équilibre. Pour combien de temps encore ? Les des mesures d’optimisation de l’existant pour réduire les coûts.lyonnais n’accepteront pas toujours les termes de cet équilibre qui se fait au détriment de leurquotidien. Le rapprochement des services ville – Grand LyonUne dette et une fiscalité dans la moyenne nationale La décision récente du maire de Lyon de n’avoir qu’un seul directeur des services, pour la Ville et le Grand Lyon, nous paraît aller dans le bon sens. Elle doit ouvrir une réflexion en profondeurLyon dispose d’une dette importante mais dont le poids reste mesuré. Elle équivaut à 72% des sur la mutualisation des moyens entre la ville centre et l’agglomération. Devront être à l’ordre durecettes annuelles de fonctionnement. Son remboursement représente moins de 10% des jour la suppression des doublons (services des protocoles par exemple) et le renforcement desrecettes de fonctionnement. Il faut surtout rester vigilant sur les dettes cachées dans les moyens humains des services publics locaux.organismes où la ville est partie prenante, ainsi celle du Sytral qui présente un endettementsupérieur au milliard d’euros. Une modernisation des servicesDans la moyenne nationale des grandes villes, on trouve aussi la fiscalité qui pèse sur leslyonnais. Le taux de taxe d’habitation est ainsi à 20,2%, mais le taux de la taxe foncière est plus Il conviendra aussi de réduire la dépense publique (les 65% de dépenses incompressibles) enfaible, sensiblement plus bas que la moyenne des grandes villes (16,1%). améliorant le fonctionnement de l’administration et en cherchant à accroître les moyens de services publics de proximité. Dans notre projet 2008, “Lyon est une chance”, nous avionsLe poids de la dépense publique développé des propositions relatives au passage au numérique des services de la ville. Il y a là de nombreuses pistes à expérimenter.Richement dotée pendant le mandat 2001-2008 (notamment par les droits de mutation), la villese trouve plus en difficulté lors de ce second mandat. Nous l’avions pointé lors de la campagnemunicipale, les dépenses incompressibles atteignent des niveaux qui réduisent ses marges demanoeuvres et sa capacité d’investissement. Danielle Attias, professeure de finances Jean-Paul Truchet, cadre administratif “La majorité gère plutôt bien le quotidien, “La relation Lyon – Grand lyon est mais la volonté d’optimiser les paradoxalement assez peu efficace.” moyens est inexistante.”
  • 8. Donner des réponses nouvelles au quotidienProtection de l’environnement, une absence de volontéIl s’agit selon nous du domaine où le bilan de mi-mandat est le plus faible. C’est une chose de Les déchets, des ressources d’avenir négligéesparler souvent de développement durable, d’agenda 21, etc. C’en est une autre d’élaborer despolitiques publiques cohérentes. On s’interroge d’ailleurs sur l’impact des élus verts dans cette Les enjeux du tri sont mal maîtrisés. Dans un contexte où les ressources naturelles s’épuisent, ilmajorité. Ils sont certainement tellement engoncés dans leur accord électoral qu’ils ne peuvent est déterminant de chercher à produire de la matière première secondaire. Or dans le Rhône, etinfléchir les choix politiques, y compris sur la protection de l’environnement. donc dans l’agglomération le tri reste médiocre et la valorisation des déchets très faible.Nous considérons que la prise de conscience des enjeux environnementaux n’existe pas L’incinération demeure l’option prioritaire au point qu’il est envisagé un troisième incinérateurvraiment au sein de cette majorité. Qu’il s’agisse de protection des ressources, d’économie dans l’agglomération.d’énergie, d’optimisation des structures existantes ou de la recherche de nouvelles ressources,rien à mi-mandat ne nous convainc. Nous considérons que les déchets constituent une opportunité. Ils permettent de produire de l’énergie (biogaz) et de nouveaux matériaux. Leur utilisation réduira dans le même tempsL’eau, une ressource rare sans protection considérablement leur impact environnemental.Notre ville ne dispose d’aucune politique sur ce sujet, et n’a, a fortiori engagé aucune réflexion En conséquence, réorganiser le ramassage et le tri des déchets est un enjeu économique poursur la protection de cette ressource toujours considérée comme abondante et facile d’utilisation. notre ville qui pourrait trouver là un domaine de leadership industriel important.Nous continuons donc à nettoyer les rues et à arroser les jardins publics à l’eau potable.La majorité à eu l’ouverture d’esprit d’intégrer nos propositions sur le projet d’aménagement dela rue Garibaldi et de créer des réservoirs d’eau à la place des trémies. Mais le sujet reste Les espaces verts, pour une approche plus modernemarginal au sein de l’agglomération où les champs captants ne sont pas protégés (Vaulx-en-Velin) et la nappe phréatique est menacée. C’est la seule partie du sujet où les lyonnais pourraient se montrer satisfaits de la situation. Cette ville dispose d’un nombre conséquent de parcs et d’espaces arborés, offrant des lieux de reposLa qualité de l’air, un enjeu oublié ou de détente. Les tentatives de suppression de parcs au profit de parking (parc Delestraint) semblent derrière nous. Nous pointons parfois un manque d’imagination, ainsi sur la place desLe début de l’année 2011 a multiplié les jours d’alerte à la pollution atmosphérique, davantage tapis dans le 4è arrondissement où la suppression du parking ne fait naître aucun projetque les années précédentes. Nous avons dépassé les 40 jours en cette rentrée. En 2009, Lyon particulier.était la 16è ville à l’air le plus pollué dans un classement peu reluisant des grandes villes deFrance. Cette pollution est jugée responsable de plusieurs milliers de morts par an. Sans pour Nous considérons qu’il est possible de faire mieux. La densification urbaine qui est à l’oeuvreautant que cela ne génère de réaction de la part de la municipalité. Pire les projets nécessite davantage d’espaces verts, et surtout des espaces verts mieux répartis, notammentd’aménagement d’urbain tels que la rue Garibaldi n’intègrent pas ces objectifs. dans les quartiers les plus pauvres. Il faut constater que dans notre ville le 7è, le 8è ou le 9è ne sont guère équipés et il faudra rééquilibrer.Créer des alternatives crédibles à la voitureNous avons proposé à plusieurs reprises des mesures permettant de faciliter l’usage destransports en commun (gratuité pour les enfants) ou de développer l’usage du vélo (Vélo’v dansles parc d’activités économiques, réseau sécurisé de pistes cyclables, etc.).Nous avons insisté sur la nécessaire exemplarité des pouvoirs publics pour mettre en avant dessolutions nouvelles (voitures électriques, en libre service, etc.). Les initiatives demeurent limitéesjusqu’à présent. Gael Bourdin, pneumologue Rémi Guillaume, employé “Lyon fait partie des villes françaises les plus “Après une augmentation due aux exposées à la pollution aux particules fines. Velo’v, le nombre de cyclistes se tasse, Le silence des responsables locaux démontrant la fragilité des alternatives à sur le sujet surprend.” la voiture qui existe dans notre ville.”
  • 9. Donner des réponses nouvelles au quotidien Une politique culturelle au service du territoireCulture et sport, un accroissement des inégalités Par respect pour la tradition créatrice de Lyon et par volonté de soutenir les entrepreneurs etLe médiatique et la notoriété prévalent largement dans la définition des politiques mises en artistes innovants, nous proposons un festival des images de demain, numériques,oeuvre en la matière. En ce sens, le bilan des années passées est remarquable. La Ville est holographiques, etc. qui permettra aussi de valoriser un tissu industriel en difficulté sur notreidentifiée sur la scène nationale ou internationale pour des événements d’ampleur considérable territoire.(Biennales, Nuits Sonores,…). D’une façon générale nous proposons un rééquilibrage du budget culturel au bénéfice des petitesA l’identique, l’émergence dans l’élite du Lou Rugby, des basketteuses, des volleyeurs (ASUL) et moyennes structures, avec des contrats pluriannuels. Ils comprendront des objectifs d’accèscomplète une culture du haut niveau déjà présente dans le football, l’escrime ou la gymnastique. au grand public et aux scolaires.Culture, la notoriété avant la création La pratique du sport au quotidien fragilisée La multiplication des petits terrains de sport (football, basket) a souvent répondu d’abord à unePourtant ces bilans doivent être largement nuancés. La politique culturelle lyonnaise s’est problématique sociale, donner à s’occuper à des jeunes en difficultés.terriblement institutionnalisée. La plus grande part du budget est consacrée à une vingtaine A l’inverse le développement de la pratique sportive quotidienne est fragilisée.d’institutions. (80 % des 100 millions d’ du budget culture de la Ville vont à 20 institutions) ; Ainsi en est-il des grands projets d’aménagements urbains (Confluence, Part-dieu) qui neet l’intervention du Grand Lyon accroît encore ce déséquilibre. prévoient pas de salles de sports dans des zones de grande densité humaine. Il ne s’agit pas tant aujourdhui de bâtir de nouvelles infrastructures que d’optimiser l’existant.Cette concentration des moyens provoque affaiblissement de la capacité créatrice locale. Cette volonté nous a conduit depuis longtemps à préférer le maintien de l’OL à Gerland pour desLa pression sur les établissements locaux qui accueillaient les petits concerts a réduit la création raisons économiques, financières et de développement durable.musicale. Lyon n’est plus depuis longtemps un lieu de création théâtrale, et les troupes localesmalgré leurs efforts et leur programmations souvent originales sont réduites au minimum. Le L’illusion d’une élite hors-solthéâtre du Point du Jour a failli disparaître, celui des Marronniers est en difficulté. Pourtant Lyonest une ville de théâtre, pépinière de metteurs en scène et de comédiens, siège d’une des écoles La stratégie “tout pour l’élite” initiée par l’adjoint aux sports nous semble créer davantagesupérieures de théâtre parmi les plus réputées, l’ENSATT. Proche de Paris et de l’Italie, elle aurait d’inquiétudes que d’espoirs. Nous sommes d’accord avec l’objectif de soutenir l’émergence deune carte à jouer à l’échelon européen en impliquant l’ensemble des théâtres lyonnais créatifs. pôles sportifs de haut niveau. Toutefois il est illusoire de penser que ces pôles vivront “hors sols“,On ne relève guère plus de novation dans le domaine des arts plastiques ou numériques. Seuls sans clubs formateurs qui accompagneront les enfants et les jeunes à la compétition locale oula musique électronique et le Hip-Hop semblent avoir su émerger, exceptions confirmant la règle. régionale. Faire fusionner les clubs (athlétisme, escrime, gymnastique, etc.) et de ne les financer qu’à la condition de voir se constituer ainsi une élite est selon nous une erreur.Finalement le festival de cinéma Lumière symbolise assez bien les choix qui sont faits en matièreculturelle. La majorité est à la recherche de résultats rapides, susceptibles de contribuer au Optimiser les installations, développer la pratiquerayonnement immédiat de notre Ville, sans nécessairement chercher le meilleur projet pour celle-ci. Ainsi a-t-il été choisi, dans ce lieu où fut inventée le cinématographe, de seulement Les nombreux clubs de sports ont besoin d’une gestion plus sécurisante, de l’engagement de lacommémorer les anciennes gloires du cinéma du XXème siècle. Ville auprès d’eux. Il nous faut optimiser les infrastructures existantes, notamment par des horaires d’ouverture plus larges des piscines et gymnases. La relation avec l’élite sportive, subventionnée par la ville, doit d’ailleurs être revue avec davantage d’implication des sportifs de haut niveau auprès des clubs formateurs. Par ces différents moyens, nous voulons développer la pratique sportive, à tout âge, en donnant les moyens aux lyonnais d’une pratique quotidienne et omnisport. Jérôme Triaud, directeur de bibliothèque Régis Favier, ingénieur “La création culturelle à Lyon étouffe “S’il existe aujourd’hui une culture du sous le poids des grandes institutions.” sport d’élite à Lyon, il demeure à construire une culture du sport au quotidien.”
  • 10. Donner des réponses nouvelles au quotidienLe modèle lyonnais, dans le moule uniformisant de A cette course à l’image nous souhaitons substituer un développement économique fondé sur les qualités d’innovation des entreprises et des acteurs du territoire. Appuyons nous sur lesla mondialisation singularités lyonnaises, culture entrepreneuriale, potentiel scientifique et industriel, terreau associatif, pour rayonner. Donnons nous plusieurs axes de développement au lieu de mettre tousLa majorité vient souvent sur le terrain du développement économique avec l’idée de revendiquer nos oeufs dans le même panier.un “modèle lyonnais”.Si la pertinence et l’efficacité du bilan économique doivent se lire au nombre de demandeurs Créer un environnement favorable aux PMEd’emploi, notre ville n’est ni mieux ni moins bien lotie que les autres métropoles françaises(Toulouse, Nantes, Strasbourg, etc.). On peut donc interroger le modèle. Nous souhaitons donner une priorité au tissu des TPE et PME, notamment industrielles, qui sontLa gestion du maire de Lyon a certainement normalisé les relations du PS avec l’entreprise. Pour les seules en capacité de créer des emplois. A ce titre les pôles de compétitivité n’offrent pas deautant nous ne sommes pas en accord avec les orientations données au développement résultats probants (avec moins de 100 entreprises par pôle en moyenne), et il faut chercher deéconomique. nouveaux outils pour les accompagner dans leur développement.La consommation et les loisirs, source unique de développement Nous attendons toujours la ou les pépinières d’entreprises dans Lyon, point de consensus dans les programmes municipaux de 2008. Derrière ce type d’outil, c’est aussi la question de la placeCarré de Soie, Confluence, Grand Stade, Part-Dieu, Hôtel-Dieu, Grôlée, les principaux de l’entreprise et de l’industrie dans la ville que nous posons.investissements visent à bâtir des lieux de consommation et de loisirs sur le territoire. On trouveainsi un seul et unique axe au “modèle” de développement. Outre ce caractère trop uniforme, Intégrer les entreprises à la densification de la villenous voyons aussi plusieurs points faibles à ce qui est mis en oeuvre :• la multiplication de ces pôles de loisirs et commerces suppose d’attirer de nouveaux Les emplois sont pour l’essentiel concentrés dans le secteur tertiaire (88% des emplois de la ville consommateurs. Or la capacité à dépenser des 1,4 millions d’habitants de l’agglomération centre, dont 47% pour la santé, l’action sociale, l’assistance aux entreprises - CCI et autres n’est pas extensive à l’infini. Les difficultés de commercialisation de Confluence, les modestes chambres des métiers -, l’administration publique et l’éducation). résultats sur Carré de soie démontrent que le doute est de mise.• les emplois crées dans ces secteurs sont peu rémunérateurs, ce qui ne permet pas vraiment L’activité économique se réduit le plus souvent aux commerces de proximité, eux-mêmes de créer de la richesse sur le territoire d’ailleurs mis en danger par l’omniprésence de la grande distribution. L’activité de production,• enfin, peu rémunérés, les salariés ne peuvent vivre à Lyon, ce qui crée de nouvelles tensions l’industrie, ont été reléguées à l’extérieur, dans des territoires le plus souvent mal équipés. Ainsi dans les déplacements urbains. les “pépinières” vantées par les outils institutionnels locaux sont-elles à St Fons, Rillieux ou Bron. Nous considérons qu’il faut ramener des industries en coeur d’agglomération, pour répondre àUne attractivité superficielle des enjeux de développement durable et construire de nouvelles mixités en ville. Bien qu’elle puisse surprendre aujourd’hui, cette idée repose sur deux perspectives fortes : l’évolution duMais pour la majorité cette orientation est cohérente. Attirer une clientèle de touristes urbains, de monde industriel vers des activités propres et les nécessités d’aménager le territoire pour réduirecadres internationaux pour démontrer que notre ville rayonne, voilà le fil conducteur de ces choix. les transports et accroître la mixité d’usage.Il faut trouver à Lyon les mêmes services et loisirs que dans les autres grandes villes ; et ainsientrer dans le moule uniformisant de la mondialisation. Faire venir des sièges sociaux, des Puisqu’il s’agit de densifier la ville, il convient d’intégrer le volet économique à cette densification.congrès, disposer d’une hôtellerie grand luxe relève de la même espérance d’attractivitéinternationale. Pierre Gauthier, chef d’entreprise Claude Roger, mathématicien “Les PME restent fragiles et “L’innovation n’est pas que l’affaire des mériteraient une politique locale grands groupes, elle est l’avenir des qui leur soit plus favorable.” TPE si on leur apporte le soutien nécessaire.”

×