Fiche 912
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Fiche 912 Presentation Transcript

  • 1. La Seconde Guerre mondiale
  • 2. L’Europe sous la domination nazie La politique d’extermination Devoir maison n° 4 : « Si c’est un homme » de PrimoLevi La théorie nazie Extrait de la conférence de Wansee (janvier 1942)
  • 3. LA THÉORIE NAZIE Extrait de la conférence de Wansee (janvier 1942) HEYDRICH (BRAS DROIT DU CHEF DES SS HIMMLER) DÉFINIT LA « SOLUTION FINALE » LORS DE LA CONFÉRENCE DE WANSEE.
    • Les populations juives doivent être évacuées vers l’est où elles seront astreintes au travail forcé, dans le cadre de grandes colonnes de travailleurs, séparés selon le sexe, (…) avec l’encadrement voulu et des méthodes appropriées. Une grande partie de cette main-d’oeuvre « s’éliminera tout naturellement par son état de déficience physique », au terme d’ »un processus de sélection naturelle » ; Quant aux autres, « les éléments les plus résistants », il faudra éviter qu’ils puissent jamais constituer « les germes d’une nouvelle renaissance juive » et, pour ce faire, il importera de « leur appliquer un traitement approprié ». Quant aux « inaptes au travail » -les enfants, les personnes faibles physiquement, les vieillards-, il est prévu de les parquer dans des « camps de transité avant de les évacuer « plus loin encore vers l’Est ».
  • 4. TÉMOIGNAGES Emma Bruchard se rappelle son départ pour Sarrebrück, première étape avant le camp de Ravensbrück
    • " Alors, ils nous ont fait monter dans des wagons à bestiaux. Alors là, on était serré. On était tellement serré, en plus, ils nous avaient mis un grand fût, vous savez, et puis on avait envie de faire pipi et tout ça. C'était difficile, vous comprenez, on était tellement ! Et puis comment ? On était ballotté, on ne pouvait pas se mettre accroupies, on ne pouvait pas se mettre assises. Il y en avait qui mouraient, elles étaient par terre, là, mortes ; tout ça, c'était épouvantable ! Enfin on est arrivé, je ne sais pas au bout de combien de temps, on n'avait même plus la notion des heures, des jours, de tout ça."
    •  
    • Emma Bruchard parle de l'appel : " Alors le matin, l'appel, c'était à trois heures du matin, et on était debout pendant trois heures consécutives. Et celles qui s'écroulaient, on les relevait parce que sinon, ils les emmenaient au "Revier". Le Revier, c'était l'infirmerie, et elles mouraient. Alors on essayait de les remonter tant qu'on pouvait. Et les autres qui nous comptaient, qui nous comptaient, et elles se trompaient toujours ces bourriques là. "
  • 5. LES HORREURS NAZIES : LA SHOAH Les soeurs Cathala, qui avaient été envoyées au Vel’ d’Hiv’ munies de faux certificats d’assistante sociale par le Mouvement national contre le racisme, racontent :
    • «L e Vélodrome d’Hiver aurait contenu le premier jour environ douze mille personnes. Rien n’était préparé pour elles. Pas même de la paille. Les internés sont “installés” sur les bancs, ou assis par terre. La nuit, les enfants couchaient par terre, les adultes sont restés assis sur les bancs. Pas de ravitaillement les deux premiers jours. Ceux qui n’avaient pas de provisions sont restés le ventre creux. Au troisième jour, on a distribué 70 g de pain et trois bols de bouillon Kub par jour et par personne. Pas d’eau à boire ni pour se laver. Les W-C, au nombre d’une douzaine, furent vite bouchés et personne pour les remettre en état. Ils débordèrent et incommodèrent les internés. Cette situation n’a pas tardé à déchaîner une série d’évanouissements, de crises de nerfs, de poussées de maladies, de tentatives de suicide. Il n’y avait que trois médecins et un nombre insuffisant d’infirmières. Une jeune fille de seize ans a eu des syncopes pendant toute la journée qui a suivi sa libération (due à sa nationalité française). Une fois remise, elle a déclaré : “Un véritable abattoir, les malades crachent du sang ; on s’évanouit sans cesse. Les cris des enfants sont assourdissants. On devient fou. ” Un ancien combattant, libéré avec sa famille, noir de crasse, déclare : “Nous sommes sauvés de la mort. J’ai été au front, j’ai été blessé, mais je n’ai jamais vu de choses pareilles.”
    • On a assisté à quelques fausses couches, à quelques accouchements. Une jeune femme est devenue folle et hurlait sans arrêt. Une mère de quatre enfants ne cesse de crier. Pendant toute la journée et toute la nuit, une rumeur assourdissante, un bruit infernal emplit l’enceinte. Les mères, ne pouvant plus assister aux souffrances de leurs petits, demandent aux gendarmes de les tuer ensemble. Pendant les cinq jours, il y a eu plusieurs cas de crises de folie, des tentatives de suicide et une trentaine de morts, dont plusieurs enfants. Quelques mères ont réussi à faire passer leurs enfants de sept, huit et dix ans par un trou, les poussant hors de cette enceinte en leur disant : “Sauve-toi mon enfant, demande à de bonnes gens de t’accueillir, ta mère est perdue pour toujours.” Un gendarme, après une nuit de service, a confié, les larmes aux yeux : “Si je devais assister encore une nuit à ce spectacle, je deviendrais fou ou je me tuerais.” Les infirmières en chef menaçaient de quitter la place si on n’envoyait pas de secours immédiat. » Ces deux estimations font preuve d'une très grande rigueur, les auteurs n'utilisant que des sources avérées, et se trouvent ainsi obligatoirement en dessous de la réalité.
  • 6. L’univers concentrationnaire
  • 7. Témoignages
  • 8.  
  • 9. Victimes des camps Hilbert Pologne jusqu'à 3'000'000 URSS plus de 700'000 Roumanie 270'000 Tchécoslovaquie 260'000 Hongrie plus de 180'000 Lituanie jusqu'à 130'000 Allemagne plus de 120'000 Pays-Bas plus de 100'000 France 75'000 Lettonie 70'000 Yougoslavie 60'000 Grèce 60'000 Autriche plus de 50'000