Réhabilitation de l’expertise collective et non plus simplement « es qualité »
Besoin d’inventer des modèles hybrides, mixtes d’expertise sinon, on entretient la confusion dramatique entre autorité et popularité.
Besoin de centralisme & de proximité
Librairie, bibliothèque, pizzéria « près de chez vous » : « ca R talogue »
Besoin d’interopérabilité (sans DRM)
Besoin de clarification des pratiques
chercher n’est pas communiquer n’est pas partager n’est pas indexer n’est pas s’orienter n’est pas organiser…
Réflexion sur « l’offre » documentaire Doit intégrer cette économie de la demande
? Que fait-on à distance ?
Confusion des pratiques ? chercher communiquer Tagger / indexer organiser s’orienter partager google talk earth print orkut API’s Web/documenet public Web/document` privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs)
? A distance de quoi ?
Dérive des continents documentaires : le monde comme Pan-catalogue 1995 2005 2015 ? Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Quoi ? indexé non-indexé Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) Qui ? Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) ? Pourquoi ?
ET ALORS ???
Alors …
Hier : monde de la culture, de la connaissance,
Aujourd’hui : « Industries culturelles »
Phénomène de longue traîne /
Massification des accès /
" les dimensions collectives de la production, circulation, consommation des savoirs sont en voie de différenciation accélérée. "
Hier : peu « en ligne ». Aujourd’hui, « tout en ligne »
Bureautique, Communication (IM, Chat, Forum), Catalogue
Hier : environnement fermé ou semi-ouvert.
Aujourd’hui « tout ouvert »
Bureautique, données, archives, accès, suites logicielles, textes de savoir
1er cas d’usage : l’indexation sociale ou « Folksonomie »
Définition
« Folksonomies désignent
un processus de classification collaborative
par des mots-clés librement choisis
Ou le résultat de cette classification. » (Wikipédia)
≠ thesaurus
« vocabulaire normalisé sur la base de termes génériques et de termes spécifiques à un domaine »
≠ ontologie
« ensemble structuré de concepts. (…)
organisés dans un graphe (…)
relations sémantiques et de composition ou d'héritage. »
Folksonomie ≠ thesaurus ≠ ontologie
« Folksonomies désignent
un processus de classification collaborative
par des mots-clés librement choisis
Ou le résultat de cette classification. »
Vocabulaire non-normalisé,
non-structuré,
non-spécifique à un domaine,
sans relations sémantiques ou hiérarchiques.
Dél.icie.uses folksonomies
Qui indexe ?
Usagers,
Consommateurs,
Producteurs,
Auteurs,
Novices,
Experts.
Textes Docs de travail Articles scientifiques Billets de blogs Photos Vidéos A moi Aux autres A la volée En surface En profondeur (deep tagging) En connaissance de cause Au hasard Pour moi (tags privés) Pour les autres (tags publics) Organiser, Partager, Chercher, Retrouver Associer, « Participer » Quoi ? Pourquoi ? Comment ?
? Avantages = Inconvénients ?
Indexation humaine, à la volée, instantanée, cumulative, simple, rapide, gratuite
Intérêt d’un filtrage collaboratif
gain de temps, gain d’échelle, économie d’expertise (masse critique des indexeurs) …
Couverture documentaire totale (documents, livres, photos, couriels, cartes géographiques …)
Conforme aux usages (onebox, oneword)
Trop simple, trop peu d’expertise, trop d’hétérogénéité
Confusion entretenue entre pertinence (autorité) et popularité (photos les plus vues les plus tagguées et réciproquement)
« Folksonomist are confusing cataloging structure with personal opinions (…). These are not the same thing and they need to be separated. »
Non. Ils se servent (à dessein) de leurs opinions personnels comme d’une structure d’indexation.
Sur le processus de classification : oui, sont plus floues, plus polysémiques, plus imprécises.
Mais sur les objets ?
Qui va se lancer dans une entreprise de classification aristotélicienne des photos de vacances de 100 000 personnes sur FlickR ?
Doit-on décider qu’elles sont inclassables ??
Nécessité fait loi
Metropolitan Museum of Art indique que :
" sur 30 oeuvres d'art indexées par les usagers, plus de 80% des tags ne figuraient pas dans le vocabulaire documentaire utilisé par le musée. "
Outil collaboratif de tagging à destination des musées
http://www.steve.museum/
2nd cas d’usage : Librarything. www.librarything.com Site communautaire à vocation bibliothéconomique
Le meilleur des deux mondes ?
Indexation « standard » :
notice au format MARC,
indexation DEWEY,
LC « subjects headings »,
Indexation sociale :
des tags associés,
des fiches de lecture et revues de la communauté,
système de recommandation
Quelques chiffres :
Février 2006 : 1.5 millions de références
Juin 2006 : 3.2 millions
Novembre 2006 : 6.2 millions
Juin 2007 : 14 millions
Modèle collaboratif, auto-régulé, ouvert en lecture et en écriture, « Amazon-ifié » & « OPAC-ifié »
Les bases de données scientifiques … aussi !!
Le catalogue … aussi !! http://orlabs.oclc.org/Identities
Et ce n’est qu’un début …
Côté bibliothèques (publiques et universitaires)
Intégration de plus en plus fréquente d’un espace "MySpace" ou "Facebook«
Hébergement de blogs,
Utilisation des tags,
Mise en œuvre de wikis, de systèmes de recommandation, etc.
Pour :
Du catalogage, du service, de l’accès
Côté SIGB (open source ou propriétaires)
Intégration des mêmes fonctionnalités
Côté moteurs de recherche
Accès de plus en plus fréquent par Folksonomies
Le mot plutôt que l’absence du mot
Vers une Bibliothéconomie « de masse » ?
Une question de services « Amazon est notre cahier des charges pour les années à venir. »
Le catalogue (et les usages) de demain :
Aura du RSS
Sera ouvert aux utilisateurs, et pas seulement « en lecture » mais aussi « en écriture » : catalogablogs, catalogues commentés)
donnera des extraits et non simplement des notices
Fera communauté autour des services mis en place réseaux sociaux, partage de documents, d’applications …
Systématisera les logiques d’accès :
Par proximité (le livre dans la bibliothèque, la librairie près de chez vous = géolocalisation amont et non aval comme dans le sudoc par exemple)
Par affinité (logiques de recommandation)
Par remontée d’expertise (Folksonomies et indexation sociale)
Bref … ira à la rencontre non plus simplement des usagers mais des USAGES
Problématiques ouvertes
« indexabilité » de l’actuelle masse documentaire (dans laquelle tout est document, y compris … nous)
Bibliothéconomie de masse
Horizon de l’indexation :
Question n’est plus celle de l’autorité (qui a autorité pour indexer)
ni même de l’expertise (qui a compétence pour indexer)
mais celle de l’usage (qui a besoin d’indexer)
Il y a urgence. ? Sinon ? Autarcithécaires Modèle marchand de la bib.