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La convergence médiatique : la culture de l'information sur la piste de la translittératie
 

La convergence médiatique : la culture de l'information sur la piste de la translittératie

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Support de l'intervention au congrès Fadben 2012

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    La convergence médiatique : la culture de l'information sur la piste de la translittératie La convergence médiatique : la culture de l'information sur la piste de la translittératie Presentation Transcript

    • La convergence médiatique : laculture de l’information sur la piste de la translittératie Olivier Le Deuff. Université de Bordeaux 3, Laboratoire MICA Congrès Fadben Oledeuff@gmail.com 1
    • Histoire de se mettre dans l’ambiance.. 2
    • Introduction• La recherche et les actions réalisées sur le terrain notamment auprès d’élèves et étudiants doivent opérer de pair.• Le concept de convergence a pu être mis plus clairement en évidence et plus Pas toujours facile de finement décrit par comprendre les jeunes l’observation des générations pour les usages des jeunes chercheurs et les professeurs- générations. documentalistes. 3
    • J’ai reçu la culture en héritage…• La culture de l’information est porteuse d’un héritage documentaire• Elle s’inscrit dans la lignée des outils constitutifs de la pensée ainsi que dans celle des précurseurs de la documentation qui ont Attention… certains imaginé des systèmes et tontons voudraient des méthodes rationnelles s’emparer de pour faciliter l’accès au l’héritage de Célestin savoir. Freinet et de Paul Otlet. 4
    • Le paradoxe de l’importance• Faire de la culture de l’information un élément clef de la culture générale démontre certes son importance mais tend surtout à accroître le risque qu’il n’y ait pas de réelle formation. 5
    • Le constat : l’échec des politiques B2I• Ce phénomène est aujourd’hui remis en cause du fait de la faiblesse des compétences informatiques des élèves et de l’échec du B2I qui est resté un simple objet administratif qui valide des items mais qui ne forme nullement. 6
    • En finir avec ce modèle• On ne peut que s’inquiéter d’ailleurs que c’est ce modèle qui a prévalu à la constitution du socle commun.• Le B2I correspondait non pas à une réunification de ces littératies mais à leur dissolution. Dans le glanding center, on veille au grain : les jeunes ne peuvent pas tout faire ! 7
    • Le Pacifi ou l’effet Raoul• L’actuel dispositif Pacifi ne correspond pas non plus à une mise en commun mais au contraire à une ventilation qu’on pourrait qualifier de façon puzzle, une La constitution du Pacifi dispersion aux quatre coins des disciplines. 8
    • 1. Convergence ?2. Littératie ?3. La culture technique4. La piste de la translittératie 9
    • 1. La convergence. Définition• « Il s’agit de considérer désormais que la recherche d’informations, la lecture d’informations et la publications d’informations se déroule autour d’une convergence d’outils que sont les moteurs de recherche, les blogs, les wikis, les forums et les réseaux sociaux parmi les plus importants. Il s’agit aussi de considérer désormais que la segmentation autrefois opérationnelle entre les différentes littératies n’est pas plus optimale pour comprendre et former les usagers. » (Le Deuff, Médiadoc, 2009) 10
    • De la querelle à la convergence…• L’idée d’une convergence médiatique (Jenkins, 2008) liée au numérique succède à une période qui pourrait correspondre à une division voire une « querelle » des littératies, Les littératies rassemblées à l’enterrement du B2i ? 11
    • L’omnimédia• Web comme média unique, porte d’accès à tous les médias et formes d’information et de document.• D’où la tentative de réponse simpliste et « concentrationnaire C’est le nouveau profil du » du Learning Center surveillant du Learning Center 12
    • Convergence ne veut pas dire fusion !• Au contraire, il s’agit de distinguer ce qui est commun et ce qui demeure intrinsèque.• Une précaution d’importance, qu’il convient de préciser notamment pour les Restons donc circonspect en grands ventilateurs et toutes circonstances face aux disperseurs. « ventilateurs » 13
    • Convergence de formation ne veut pas dire mélange.• La convergence des littératies vise à asseoir de meilleurs dispositifs de formation, articul ant entre elles ces diverses littératies, tout en préservant certaines de leurs spécificités. Attention aux mélanges ! 14
    • Au-delà de la facilité d’apparence• Donner aux élèves les moyens de distinguer, et de prendre leurs distances.• En effet, des savoirs, des traditions sont encore dissimulées dans les outils, ce que Souchier et Jeanneret nomment des architextes.• Cela signifie que face à l’illusion de transparence et que tout est similaire, il faut C’est facile, la donner à l’élève les moyens connaissance, ça descend de décrypter et d’évaluer, c’est-à-dire de tout seul ! Tu peux te produire de la divergence resservir à volonté dans le dans la convergence. Learning Center ! 15
    • 2. La littératie Premier sens : capacité à lire et écrire (a simple ability to read and write) Deuxième sens :Troisième sens : Possession de Elément compétence etd’apprentissage d’habileté. (Element of (Having some skill learning) and competence) 16
    • Le concept• Origine anglo-saxonne (literacy) avec une transition opérée initialement par les québécois pour l’adapter en langue française. (mais étymologie latine)• La littératie et le concept de texte d’ Yves Jeanneret.• « Nous pouvons considérer comme des textes une affiche et le jeu qu’elle établit entre images et mots écrits, l’organisation de l’écran d’accueil de notre ordinateur (…), le découpage reconnaissable d’un journal télévisé. Parle de texte, c’est simplement indiquer qu’une forme générale doit organiser un espace d’expression pour qu’il soit lisible, que les messages ne nous parviennent que sous une forme matérielle, concrète, organisée. A cet égard, on peut dire que le texte est toujours un objet technique, mais d’une nature particulière : un objet techno-sémiotique » in Yves JEANNERET. Y a- t-il (vraiment) des technologies de linformation ? PU du Septentrion, 2007, p.106 17
    • 3. Culture de l’information et culture technique • La culture technique repose sur une relation entre les outils et l’individu qui ne peut être seulement une relation d’usage. • Elle implique donc une meilleure compréhension des objets techniques. • « L’objet technique peut être rattaché à l’homme de deux manières opposées : selon un statut de majorité ou selon un statut de minorité. » (Simondon, 1989, p.85) 18
    • Culture de l’information et majorité 19
    • Le lieu et les outils ne suffisent pas• L’ambition ne peut se résumer à un lieu clinquant Ils ont même pas mis des cacahuètes dans le glanding center ! 20
    • La culture technique comme base• Considérer la culture commune technique (Simondon, Perriault) comme culture commune à nos trois littératies.• Il faut bien la distinguer de l’usage. L’usage simpliste d’un outil ne correspond en rien à une culture.• La culture suppose une réflexion et une compréhension des mécanismes engendrés, ce que Gilbert Simondon (Simondon, 1989) 21
    • Une culture des hypomnemata• C’est pleinement le rôle de transmission de la culture de l’information, rôle à la fois intergénérationnel et éminemment culturel :• « La culture n’est rien d’autre que la capacité d’hériter collectivement de l’expérience de nos ancêtres et cela a été compris depuis longtemps. Ce Il y a de l’hypomnemata qui a été moins compris, c’est que la technique (…) est la dedans ! condition d’une telle transmission. » (Stiegler, 1998, p.193) 22
    • 4. La translittératie• Un concept issu de la recherche…• D’abord américaine (Alan Liu) puis Britannique (Sue Thomas)• Rebond actuel au niveau francophone avec notamment le projet LIMIN-R. 23
    • Trois problèmes principauxLes infopollutions (Sutter, 1998) : les littératies se doivent de faire face à unenvironnement informationnel qui connaît de nombreuses pollutionsdiverses et variées (désinformation, surabondance, redondance, spams, etc.)Le phénomène semble s’accroître avec l’essor du web 2.0.Les négligences : les mésusages sont autant de comportements quiaboutissement à l’incompréhension, à la désinformation et renforcent lespossibilités de manipulation de l’information.La complexité du document numérique et les bouleversements dans lesmédiations traditionnelles et la nécessité d’une redocumentarisation.(Pedauque, 2007) 24
    • Une volonté de rassembler pour mieux former• « Dans le domaine de l’informatique comme dans celui de l’information (deux domaines qu’il importe de distinguer nettement), les formateurs devraient pourtant combiner inlassablement ces trois aspects de toute formation visant le développement de cette nouvelle culture, à la fois informatique et informationnelle. C’est cette approche, que l’on peut symboliser par le triptyque des « trois R », « réaliser, réfléchir et résister » Alexandre SERRES. « Trois dimensions de l’éducation à l’information » In Direction Générale de l’Enseignement Scolaire. Actes du séminaire national “De l’information à la connaissance”, 28-30 août 2006, ESEN Poitiers. Poitiers : MEN, août 2007. Communication à la table ronde « La maîtrise de l’information en question », 29 août 2006, p. 37-44. 25
    • La piste de la translittératie• La transliteracy se définit comme « l’habileté à lire, écrire et interagir par le biais d’une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication, de l’iconographie à l’oralité en passant par l’écriture manuscrite, l’édition, la télé, la radio et le cinéma, jusqu’aux La recette de la réseaux sociaux »• La traduction en français a été trouvée sur le blog de François GUITE. In Guitef. Disp. Sur : translittératie : <http://www.opossum.ca/guitef/archives/003901.html> Citation originale : « Transliteracy is the ability to read, write and interact beaucoup de across a range of platforms, tools and media from signing and orality through handwriting, print, TV, radio and film, to digital social networks.” formation à l’information et aux médias 26
    • La MIL• Au sein de l’UNESCO, un rassemblement similaire• Des travaux et des indicateurs pour mesurer la MIL (Media and information literacy)• Un triptyque concis qui vise l’efficacité car il s’agit : « d’accéder, puis d’évaluer et En plein dans la MIL. de comprendre et enfin Education aux médias et d’utiliser les médias et l’information dans une série Formation à l’information. de contextes différents ». Mieux vaut être doublement armé ! 27
    • Vers une communauté disciplinaire ?• Repenser l’articulation pour une formation dédiée, une discipline scolaire reconnue.• Etoffer le projet didactique• Un programme ? T’as vu ça ? En plein pacifi !.... Un programme ! 28
    • La question est aussi celle De l’attention Des capacités de concentration moindres sur des temps plus restreints Travaux de Katherine Hayles : Deep attention versus Hyper attention 29
    • La captation de l’attention• Cf. travaux Bernard Stiegler• Par les médias et la publicité• Les industries de programmes se sont substitués aux institutions de programmes• Phrase de Le Lay : « le temps de cerveau disponible pour coca cola »• Les publicitaires ciblent les jeunes car ils sont prescripteurs 30
    • Du temps de cerveau disponible en moins… Difficulté à Difficulté à Pour L’enseignant mettre en place imposer desl’Education doit capter sans des séances qui temps de Nationale cesse l’attention reposent sur un réflexion effort 31
    • A vos questions, ce n’est plus la peine d’être muet 32
    • Sources des images• LES TONTONS FLINGUEURS (1963)• Film de Georges Lautner, Dialogues de Michel Audiard• Au nom du fair use.• Dernière diapo. Film. The Artist. Michel Hazanavicius (2011) 33