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  • La vaccination contre l’hépatite B a été mise en place aux Etats-Unis en 1982, ciblant le groupes à risque dans un premier temps, puis les nourrissons à partir de 1991. La couverture vaccinale des enfants âgés de 19 à 35 mois a augmenté très rapidement avec des taux de plus de 80 % dès 1996 pour atteindre 92,4 % en 2004. Acute Hepatitis B - Overall Incidence In 2006, a total of 4,713 acute, symptomatic cases of hepatitis B were reported nationwide. The overall incidence (1.6 cases per 100,000 population) was the lowest ever recorded and represents a decline of 81% since 1990 ( Tables 2 and 6 ; Figure 9 ). After asymptomatic infection and underreporting were taken into account, an estimated 46,000 new infections occurred in 2006 ( 8 ). Rates by Age Hepatitis B rates varied by age, with the highest rate in 2006 (3.1 cases per 100,000 population) reported among persons aged 25-44 years and the lowest (0.02 cases per 100,000 population) reported among persons aged <15 years. Rates declined in all age groups. Since 1990, the greatest percentage declines have occurred among persons aged <15 years (98%) and those aged 15-24 years (93%). Although not as large as the declines in the younger age groups, substantial decreases also have occurred among older persons; the rates observed for persons aged 25--44 years and > 45 years have decreased 78% and 61%, respectively ( Figure 12 ). The decline in hepatitis B incidence began in the mid-1980s and has coincided with the stepwise implementation of the national vaccination strategy to eliminate HBV transmission. The 2006 rate of 1.6 cases per 100,000 population was the lowest recorded since surveillance began in 1966 and represents an estimated decline of >80% since the national strategy was implemented in 1991. The greatest declines have occurred among the cohort of children to whom the recommendations for routine infant and adolescent vaccination have applied. During 1990--2006, incidence among children aged <15 years declined 98%, from 1.2 cases per 100,000 population to 0.02 cases per 100,000 population. This decline correlates with high vaccine coverage rates among young children, with the most recent data indicating that coverage among children aged 19-35 months is >93% ( 12 ). Although incidence also has declined among persons aged 25-44 years, rates in this age group, particularly among males, still remained substantially higher than in any other age group.
  • Une simulation réalisée par l’InVS a permis d’estimer que la vaccination des enfants de 11-16 ans effectuée depuis 1994 évite actuellement chaque année : plus de 1.000 hépatites aiguës près de 3.000 infections plus de 100 infections chroniques et environ 5 hépatites fulminantes Elle a permis également d’estimer que depuis 1994 , ont été évitées environ : 8.000 hépatites aiguës 20.000 infections 800 infections chroniques et 40 hépatites fulminantes Ces chiffres sous-estiment vraisemblablement l’impact des stratégies vaccinales mises en œuvre depuis 1994. En effet, cette simulation n’a pas pris en compte la diminution d’incidence de l'hépatite B chez les sujets non vaccinés , du fait de la diminution de la circulation du virus B induite par la couverture vaccinale atteinte dans la population.

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  • 1. HEPATITE BPrevention et vaccination J. Gaudelus CHU Jean Verdier Service de Pédiatrie 93140 Bondy Université PARIS XIII
  • 2. Distribution Geographique de la Prévalence deHepatite B Endémie AgHBs > 8% = Haute 2% - 8% = Intermediaire < 2% = Basse
  • 3. Le VHB : Une forte prévalence dans le monde(1,2)• Près de la moitié de la population mondiale vit dans une région à forte endémie de VHB Environ 25 % meurent d’une cirrhose ou d’un cancer du foie 2 milliards de personnes exposées au virus 350 millions atteints d’hépatite chronique B Population mondiale 6 milliards 500.000 à 1.200.000 décès chaque année dus à des complications du VHB dans le monde1. Lavanchy D; Hepatitis B virus epidemiology, disease burden, treatment, and current and emerging prevention and control measure; J Viral Hepatitis 2004; 11: 97-107.2. WHO. World Health Organization, Department of communicable Disease Surveillance and response. Hepatitis B. 2002; 1-76.
  • 4. HEPATITE B• LES CHIFFRES CLéS en France• 3000 000 d’Infectés• 2500 à 3000 nouveaux cas par an dont 7% chez des enfants de 11 à 15 ans• 280 000 à 300 000 Porteurs chroniques dont la moitié l’ignore• 1300 morts par an
  • 5. HISTORIQUE DU VACCIN Le plasma des porteurs chroniques du virus contient des quantités considérables d’Ag HBs notamment sous forme de petites billes de 22 nm. Essais français et américains d’immunisation avec du plasma chauffé (1974). En 1975, Philippe Maupas et ses collaborateurs purifient les billes de 22 nm, inactivent le virus et réalisent le premier vaccin « plasmatique » expérimental (Lancet 1976) dont la préparation sera adaptée en vue d’une préparation industrielle qui aura une AMM en 1981. En 1986, vaccins obtenus par génie génétique en faisant produire par : - des cellules de mammifères (CHO) - des levures Saccharomyces cerevisiae l’antigène recombinant sous forme de billes.
  • 6. VACCIN HEPATITE BLe vaccin est immunogène dès l’enfance,y compris chez le nouveau-néBarin F, Goudeau A, Denis F et al:Immune responsein neonates to hepatitis B vaccineLancet 1982, i, 251-3Réponse obtenue chez 90 à 95 % des nouveau-nés
  • 7. VACCIN HEPATITE B Corrélation immunogénicité – protection AC anti- HBs ≥ 10 UI / lSoulier JP et al, Am J Dis Child 1972, 123, 429Krugman S et al, JAMA 1971, 218, 1665-70Maupas P et al, Lancet 1976, i, 1367-70Sznuvness W et al, N Engl J Med 1980, 303, 833-49
  • 8. Induction d’une réponse anticorps par des antigènesT-dépendant Moelle Osseuse FDC IgG Sang Ag IgG T DC IgG B Plasmablastes PlasmocytesLe taux d’anticorps IgG reflète le nombrede plasmablastes (1) puis celui des 1plasmocytes médullaires (2) qui sontresponsables de la persistance des Ac 2
  • 9. VACCIN HEPATITE B Protection Persistance des anticorps reflète la persistance des plasmocytesdurée proportionnelle au taux d’AC initial •études de cohortes (10, 15 ans) après vaccination des nourrissons • modèles mathématiques
  • 10. DUREE DE LA PROTECTION POST VACCINALE I. LIEE A LA PERSISTANCE D’UN TAUX SERIQUE D’ANTI HBs PROTECTEUR Recul post vaccinal (ans) Taux Ac UI/L 5a 10a 15a 20a 30a 40a 100 <10 500 >10 >10 >10 <10 1000 >10 >10 >10 >10 <10 2000 >10 >10 >10 >10 >10 >10La persistance à long terme des anticorps anti HBs post vaccinaux dépend des taux atteints au pic après la vaccination
  • 11. VACCIN HEPATITE B Protection Critères d’évaluation Immunogénicité Immunogénicité apres rappel Études d’efficacité Essais vaccinauxEtudes de population (endemicité variable) Échecs de vaccination
  • 12. VACCIN HEPATITE B Protection à long terme Populations étudiées Nouveau-nés de mère Ag HBs positif (Vaccination après exposition) Ag HBS negatifNourrissons, enfants, adolescents
  • 13. VACCIN HEPATITE B Liao SS et al, Vaccine 1999, 17, 2661-2666 Cohorte vaccinée en 1982 : 649 enfantsVaccin plasmatique 0, 1, 6 entre 3 et 36 mois (m 16 mois) Évaluation régulière (6 m, 1, 2, 3, 5, 10, 12, 15) AC anti-HBs Ag HBs Porteurs C S/N ≥ 10 Contrôles 18/54 = 33,3 % 9/54 = 16,7 % 28 P<0,02 P<0,00001 Vaccinés 26/52 = 50 % 1/52 = 1,9 % 1 Efficacité 96 % à 15 ans
  • 14. Induction de cellules B mémoire par la vaccination Rate / ganglions Cellules B mémoires Moelle osseuse Sang FDC T Bm IgG Ag IgG T B DC IgG• les cellules B mémoires sont induites en parallèle auxplasmablastes (voie de différenciation en partie distincte)
  • 15. Induction de cellules B mémoire par la vaccination Rate / ganglions Cellules B mémoires Moelle Bm osseuse Sang FDC T Bm Bm IgG Ag IgG T B DC IgG• les cellules B mémoires migrent vers les ganglions de drainage ET lesganglions à distance• elles y maturent pendant plusieurs mois (minimum 4 mois) pendant lesquelsl’affinité de leurs anticorps augmente• elles y persistent pendant de nombreuses années (à vie ?), prêts à êtreréactivés par l’arrivée d’antigène…
  • 16. Induction de cellules B mémoire par la vaccination Rate / ganglions Cellules B mémoires Moelle osseuse Sang FDC T Bm Bm IgG Ag Bm IgG IgG Ag Bm B B B IgG• dès que des lymphocytes B mémoires sont réexposés àl’ antigène spécifique, ils se multiplient et se différencientrapidement en plasmocytes produisant des grandesquantités d’anticorps de haute qualité (affinité).
  • 17. Immunité mémoire et hépatite B Anticorps neutralisants < 10mIU/ml Contrôle Santé infectieux Réplication Infectionexposition virale aiguë Infection Cirrhose chronique CHC Réactivation des cellules mémoires• Anticorps < 10mIU/ml : n’empêche pas la réplication virale initiale et une infection dans les 4-12 semaines suivantes• Réactivation des cellules mémoire HBsAg-spécifiques en 4-7 jours neutralisation de l’infection virale prévenant l’évolution vers l’infection chronique
  • 18. Facteurs impliqués dans la production des antiHBs. Age : nouveaux-nés- adolescents >> adultes. Co-facteurs : HLA, obésité, tabac, sexe masculin,maladies chroniques. Schémas de Vaccination : - Dose d’antigene ? - Nombre de doses ? - intervalle entre les doses : si l’ intervalle > 4-6 mois, la 3eme dose est un « rappel » car elle réactive les cellules B mémoire avec affinité accrue pour l’Ag
  • 19. Cardell K et al JID 2008,198,299
  • 20. Des vaccins qui ont fait la preuve de leur efficacitéUne immunité protectrice facile à doserUne prévention efficace des hépatites aiguës (dont fulminantes) des hépatites chroniques des hépatocarcinomes
  • 21. Efficacité vis-à-vis des hépatites B professionnelles en France (AP Paris) (cas) 700 500 100 1981 (vaccin) 1992Réf. : M. Domart. CH Raymond Poincaré 92
  • 22. Évolution aux US de l’incidence des hépatites B aiguës entre 1990 et 2006 Depuis 1990, la baisse la plus importante de l’incidence de l’hépatite B aiguë a été observé dans le groupe de sujets de < 15 ans (98%) et dans la tranche d’âge 15-24 ans (93%).La vaccination contre l’hépatite B a été mise en place chez les nourrissons à partirde 1991 . La couverture vaccinale des enfants âgés de 19 à 35 mois a augmenté trèsrapidement avec des taux de plus de 80 % dès 1996 pour atteindre 92,4 % en 2004.Annemarie Wasley & al : Surveillance for Acute Viral Hepatitis - United States, 2006 : March 21, 2008 / 57(SS02);1-24
  • 23. Efficacité vis à vis des hépatites B chroniques même en zone hyper endémiquePrévalence de l ’AgHBs avant et après introduction de la vaccination dans des populations à haut risque (d’après KANE. 2000) 16 14 14,6 12 12 Pré immunisation 10 Post immunisation 9,8 8 8,8 6 6,2 5,2 5,4 4 2 1,4 2 0,8 0,5 0,7 0,9 0 0 Alaska Thaïlande Indonésie Shangaï Taïwan Gambie Chine rurale
  • 24. Efficacité vis à vis de lhépato-carcinome démontrée à Taïwan (enfants de 6 à 14 ans) % de la cohorte 12 10 8 10,5 6 4 6,3 2 1,7 Années 0 1989 1991 1993Réf : CHANG MH et al. N. Engl. J. Med.1997;336:1855-9
  • 25. Vaccination contre l ’hépatite B chez l ’enfant Efficacité et résultats à 10 ans en zone de faible endémie (Zanetti et coll, Lancet 2005)•En Italie•Vaccination obligatoire nourrisson ou à12 ans depuis 1991*Hépatite aiguë B dans la population des15-24 ans: 1990 2003 17/100.000 <1/100.000
  • 26. évalence de l’AgHBs chez les enfants d’Alaska (âge < 20 ans) : 1988 à 2008.cMahon BJ, Hepatology 2011; vaccination généralisée depuis 1984)
  • 27. Début de la vaccination généraliséeIncidence annuelle du cancer primitif du foie chez les enfants d’Alaska(McMahon BJ, Hepatology 2011)
  • 28. Bénéfices associés à la vaccination Réduction du taux de carcinome hépatocellulaire (CHC) Incidence CHC Mortalité liée au CHC Incidence tumeurs 1.6 cérébrales 1.4 1.2 1Taux pour 100,000 0.8 0.6 0.4 0.2 0 < 1985- 1987- 1989- 1991- 1993- 1984 1986 1988 1990 1992 1994 Chang et al. N Engl J Med 1997; 336: 1855-9
  • 29. Plan Hépatites Les bénéfices de la vaccination contre lhépatite B apparaissent évidents • Une simulation réalisée par l’InVS a permis d’estimer que la vaccination des enfants de 11-16 ans effectuée depuis 1994 évite actuellement chaque année :  plus de 1.000 hépatites aiguës  près de 3.000 infections  plus de 100 infections chroniques  et environ 5 hépatites fulminantesDGS – R12 / 12 Janvier 2009 : Plan National de Lutte contre les Hépatites B & C : 2009-2012 – p 13 / 87
  • 30. Plan Hépatites Les bénéfices de la vaccination contre lhépatite B apparaissent évidents• La modélisation de l’InVS a permis également d’estimer que depuis 1994, ont été évitées environ :  8.000 hépatites aiguës  20.000 infections  800 infections chroniques  et 40 hépatites fulminantes• Ces chiffres sous-estiment vraisemblablement l’impact des stratégies vaccinales mises en œuvre depuis 1994. En effet, cette simulation n’a pas pris en compte la diminution d’incidence de lhépatite B chez les sujets non vaccinés, du fait de la diminution de la circulation du virus B induite par la couverture vaccinale atteinte dans la population.DGS – R12 / 12 Janvier 2009 : Plan National de Lutte contre les Hépatites B & C : 2009-2012 – p 13 / 87
  • 31. Le vaccin contre lhépatite B très attaqué "par les médias"1985 Origine plasmatique  infection par le VIH !1994 Entraîne des poussées de SEP2000 Entraîne des neuropathies dues au thiomersal2001 Provoque des myofascïïtes à macrophages dues à l’adjuvant (hydroxyde d’aluminium)2002 Provoquerait des leucémies (simple poster non publié)
  • 32. Aucun de ces effets indésirables na été prouvé Le vaccin VHB (même plasmatique) n’a jamais transmisle VIH. « Aucune donnée ne permet d ’affirmer que lavaccination contre le VHB augmente le risque de SEP ».Rapports d’experts désignés par la DGS Thiomersal retiré des vaccins Beaucoup de vaccins contenant de l’hydroxyded’aluminium sont administrés depuis des années. D’autresadjuvants sont recherchés. Liens entre vaccin et myofascïïte ou leucémie,méthodologie plus que discutable !
  • 33. Securité du vaccin• Douleur et induration pour 15% (3%-29%) des vaccinés et fièvre > 37.7°c pour 1%-6%• Fièvre, céphalées, myalgies, nausées, perte d ’appétit fatigue rapportés avec la même fréquence qu ’un placebo• Anaphylaxie pour 1 / 600,000 doses• Cas d ’arthrite rhumatoïde, thyroïdite, lupus, désordres hématologiques et atteintes démyélinisantes du système nerveux central (sclérose en plaque) notifiés mais aucune relation causale n ’a été établie• Pas d ’association avec le Syndrome de Guillain-Barré• Pas d ’association avec le diabète• Autres effets indésirables?
  • 34. VACCINATION CONTRE L ’HEPATITE B ETSCLEROSE EN PLAQUES
  • 35. VACCINATION HEPATITE B EN FRANCE Historique (1)1976 1er vaccin mis au point. Ph Maupas Vaccin d’origine plasmatique - AMM 19811982 DGS vaccination personnel de santé1984 Remboursement SS Élargissement des indications : populations à risque1991 Vaccination obligatoire pour professionnels exposés1992 Dépistage AgHBS 6eme mois de grossesse1994 Remboursement généralisé Schéma 0-1-6 - vaccin préado en 6e
  • 36. VACCINATION HEPATITE B EN FRANCE Historique (2)1995 DGS : vaccination nourrissons et préado. Très large diffusion au delà des cibles prévues plus de 75 millions de doses vendues fin 1997 dont 53 entre 1994 et 1996. Vaccination de plus de 20 millions de Français nourrissons, enfants et adultes.1996 Campagne d’information menée par le CFES auprès des médecins et du grand public1998 Suspension de la vaccination en milieu scolaire
  • 37. VACCINATION HEPATITE B Genèse du problèmeNotification de cas d’épisodes démyélinisant chez des sujets récemment vaccinés à l’agence du médicament. Enquête nationale de Pharmacovigilance mise en place en 1994. Études cas-témoins.
  • 38. Sources des données de tolérance Autres pays DECISION OMS Commission Nationale de Pharmacovigilance • Evaluation du risque • Emission d’avis: proposition de mesure(s) Comité Technique Laboratoires de Pharmacovigilance pharmaceutiques • Analyse des informations • Pré-enquête de surveillance/enquête Notification spontanée des effets indésirables • Recueil des informations CRPV • Imputabilité/archivageProfessionnels • Formation/ Information de santé
  • 39. SYSTEME FRANCAIS DE PHARMACOVIGILANCE Notification spontanée Recueil passif Sous notification Favorise le recueil de rapports relevant d’associations temporelles fortuites. En général, il ne suffit pas à mettre en évidence une relation causale. Enquête nationale de Pharmacovigilance mise en place en 1994. Études cas-témoins.
  • 40. Odds ratio : Cas-témoins Enquête Cas-témoins Cas Témoins Malades non malades Exposé + a b Exposé - c d Total M1 M0 OR > 1 aggravation a/c ad OR < 1 protection OR = = OR ≠1 significatif ? b/d bcIntervalle de confiance à 95 % (IC 95 %)Comprend 1 = NS - Ne comprend pas 1 : p < 0,05
  • 41. Vaccin Hépatite B - SEP Étude cas-témoins multicentrique française 17 centres de neurologie Cas et témoins idem étude Salpetrière Données sur les vaccinations : Tel + certificat 64 % des cas 71 % des témoins 402cas 722 témoins validésTouzé et al Rev épidémiol 2002, 21, 180-6 Non contactés 17 % 30 % Refus parmi les contactés 5% 8% Après appariement 236 cas 355 témoins Sujets avec certificat vaccin 152 253 OR ajusté 2 mois 9 12 1,4 IC 95 % (0,4-4,5) OR ajusté 2-12 mois = 1
  • 42. Vaccin Hépatite B - SEP Synthèse des études (1)Touze / 121 cas / 121 témoins < 2 mois OR = 1,7 (0,8 - 3,7)AlperovitchTouze 402 cas / 722 témoins 0-2 mois OR = 1,8 (0,7 - 4,6) 2-12 mois OR = 0,9 (0,4 - 2,0)Abenhaim 520 cas / 2505 témoins > 2 mois OR = 1,4(0,8 - 2,4) 12 mois OR = 1,6(0,6 - 3,9)Ascherio 192 cas / 645 témoins OR = 0,9 (0,5 - 1,6) < 2 ans OR = 0,7(0,3 - 1,8)De Stefano 440 cas/950 témoins OR = 0,9 (0,6 - 1,5) < 1 an =0,8 (0,4 - 1,8) 1 - 5 ans =1,6 (0,8 - 3) > 5 ans =0,6 (0,2 - 1,4)
  • 43. Vaccin Hépatite B - SEP Synthèse des études (2)Zipp Cohorte de 134 698 1 an RR = 1,0 (0,3 - 3,0) sujets 2 ans RR = 1,0 (0,4 - 2,4) 3 ans RR = 0,9 (0,4 - 2,1)Sadovnick Cohorte d’enfants 9 cas / 288 657 versus 5 cas / 289 651Confavreux 643 patients RR = 0,71 (0,4 - 1,26) étude cas cross- overHernan 163 cas / 1604 OR = 3,1 (1,5 - 6,3) témoins
  • 44. 356 enfants,suivis en moyenne 5,8 ans 2ème épisode chez 146 enfants HR=0,78 (0,32 – 1,89) dans les 3 ans et 1,09 (0,53 – 2,24) qq soit la durée Diapos préparées par R. COHEN 49
  • 45. 143 Sep, 1122 temoinsTaux de vaccination chez Sep, et temoins:32% 1er episode OR=1,03 (0,62-1,69) 50
  • 46. Troisième étude Neurology Oct 2008• Reprise de la cohorte, complétée• Étude portant dans les 3 ans et > 3 ans après la vaccination• Critère principal: la vaccination anti-VHB n’est pas associée à un risque accru de survenue d’un épisode de démyélinisation (OR: 0,74 IC 0,54-1,02), quels que soient : – La marque de vaccin – Le nombre de doses – Le délai entre vaccination et 1° signe neurologique 51
  • 47. Hépatite B - SEP
  • 48. Hépatite B - SEP
  • 49. Politique vaccinale Hep B• Vaccination Systématique de tous les enfants < 15 ans – Privilégier les nourrissons – Enfants et pré-adolescents: rattrapage avant l’adolescence groupes à risques• Schéma vaccinal à 3 injections : 0 – 1 – 6 Quel que soit l’âge, sauf 11-15ans: 0 - 6 (intervalle en mois)• Pas de rappel systématique sauf dans situations particulières (BEH N° 28-29/2004)
  • 50. Vaccin Hepatite B
  • 51. Vaccin Hepatite B
  • 52. Vaccin Hepatite B
  • 53. Vaccination des groupes à risques• NN de mère porteuse Ag HBs• Enfants en collectivité – institutions pour l’enfance handicapée – collectivités d’enfant en âge préscolaire• Enfants et adultes en institutions psychiatriques• Personnes susceptibles d’être exposées au sang et autres produits biologiques• Patients susceptibles de recevoir des transfusions massives ou itératives• Entourage d’un sujet infecté ou porteur chronique de l’Ag HBs• Partenaires sexuels d ’un sujet infecté ou porteur chronique de l’Ag HBs• Personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples• Toxicomanes utilisant de drogues parentérales• Voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie• Personnes amenées à résider en pays de moyenne ou de forte endémie
  • 54. CS 24 Une augmentation régulière depuis 2004 chez les nourrissons de 24 mois , 2008 et 2009.Ministère chargé de la Santé et INVS, dossier de presse du 22 avril 2011, Mobilisons nous pour la santé
  • 55. Observatoire 2010 des couvertures vaccinales en FranceMéthodologie:• Relevé des carnets de santé auprès d’un échantillon représentatif de10 000 mères, réparties en 3 strates d’âge : - 6750 mères d’enfants de 0-35 mois (3 sous strates de 2250 mères d’enfants de 0-11 mois, de 2 250 mères d’enfants de 12-23 mois et de 2 250 mères d’enfants de 24-35 mois) - 1 000 mères d’enfants de 6 ans - 2250 mères d’adolescents de 14-16 ans (750 mères d’adolescents de 14 ans, 750 mères d’adolescents de 15 ans et 750 mères d’adolescents de 16 ans)• Échantillon représentatif de la population interrogée• Mode de recueil : Internet par questionnaire auto-administré•Terrain : 16 Septembre au 10 Novembre 2010•Recrutement de l’échantillon au sein du panel de l’Institut des Mamans et de fichiers departenaires
  • 56. Evolution de la couverture vaccinalehépatite B à 6 mois (au moins 1 dose)
  • 57. Hépatite B : Couverture vaccinale à 6 mois (au moins 1 dose reçue) selon le suivi médical Proportion d’enfants ayant reçu au moins 1 dose de vaccin contre l’hépatite B avant 6 mois (6 mois inclus) – calculée sur la base des enfants ayant 6-8 mois Remboursement d’Infanrixhexa® (mars 2008)Base 2010 : Nombre d’enfants de 6-8 mois en Octobre 2010 N=562 (MG = 216, Pédiatres = 278), Juillet 2010 N=563 (MG = 210 et pédiatres 282), Avril 2010 N=563 (MG = 221 et pédiatres= 277), Janvier 2010 N=562 (MG = 255 et pédiatres = 245), Octobre 2009 N=562 (MG = 250 et pédiatres = 256), Juillet 2009 N=562 (MG = 239 et pédiatres = 275), Avril 2009 N=562 (MG = 278 et pédiatres = 229), Janvier 2009 N=562 (MG = 286 et pédiatres =230), Octobre 2008 N=563 (MG = 274 et pédiatres = 247), Juillet 2008 N=563 (MG = 292 et pédiatres = 225) Source : Institut des Mamans, Vaccinoscopie 2010
  • 58. CV Hép B chez les nourrissons: une forte augmentation depuis 2008 CV Hep B (schéma complet à 24 mois avec un écart d’au moins 5CV Hep B (au moins 1 dose à l’âge de 6 mois chez les 6-8 mois entre les 2 dernières doses à l’âge de 6 mois chez les 24-26mois) : un gain de 40 points entre juillet 2008 et mois) : une progression avec un écart de 20 points selonoctobre 2010 (38,6% vs 78,9% respectivement) que l’enfant est suivi par un MG ou un pédiatre (48,3% vs 68,3%, p<0,001)Gaudelus, Cohen, Lepetit et Le Danvic, Vaccinoscopie: Couverture vaccinale vis-à-vis de l’hépatite B en 2010, Médecine et Enfance, juin 2011, 31,6, 257-261
  • 59. Une vaccination vis-à-vis de l’hépatite B qui stagne, et moins d’un adolescent sur 2 qui est protégé Schéma vaccinal complet vis-à-vis de l’hépatite B InVS 2003 - 20042 Vaccinoscopie 20093 42,4 % 44 %La forte progression de la couverture vaccinale vis-à-vis del’hépatite B observée chez le nourrisson (76,1% fin 2009) n’a paseu d’effet «d’entraînement » sur le rattrapage des adolescents1 – Guignon N.et al : «La situation vaccinale des adolescents des classes de troisième», Etudes et résultats, 2005; 409.2 – Antona D et al. : «Couverture vaccinale des enfants et des adolescents en France : résultats des enquêtes menées en milieu scolaire, 2001-2004 », BEH, 2007, 6 : 45-523 – Gaudelus.J & al : Vaccinoscopie : couverture vaccinale chez les adolescents en 2009 : Médecine & Enfance octobre 2010 : 387 - 391
  • 60. 2. Hépatite B Schéma completp. 70 Base 2011 : 1000 enfants de 24-35 mois, 2250 enfants de 14-16 ans Proportion d’enfants avec un schéma complet – sans restriction d’âge – (ayant reçu au moins 3 doses dont un écart ≥ 5 mois entre D2 et D3 si 3 doses ou entre D3 et D4 si plus de 3 doses ) au moins une dose Si les 24-35 mois profitent de la vaccination via l’Hexavalent et voient les taux de schéma complet augmenter pour atteindre près de 7 enfants sur 10… les adolescents voient leur taux de vaccination stagner.* Un schéma complet correspond à l’administration de 3 doses ou plus de valence Hépatite B avec un écart d’au moins 5 mois entre la 2ème et la 3ème dose si l’enfant a reçu 3 doses ou entre la 3ème et la 4ème dose si l’enfant à reçu plus de 3 doses ou si la 1ère dose est donnée à partir de février 2009 chez un adolescent 2 doses avec un écart minimum de 6 mois entre D1 et D2 06/02/2012 Source : Institut des Mamans, Vaccinoscopie 2011
  • 61. 2. Hépatite B Schéma completp. 71 Base 2011 : 1000 enfants de 24-35 mois, 2250 enfants de 14-16 ans Proportion d’enfants avec un schéma complet – sans restriction d’âge – (ayant reçu au moins 3 doses dont un écart ≥ 5 mois entre D2 et D3 si 3 doses ou entre D3 et D4 si plus de 3 doses ) au moins une dose Si les 24-35 mois profitent de la vaccination via l’Hexavalent et voient les taux de schéma complet augmenter pour atteindre près de 7 enfants sur 10… les adolescents voient leur taux de vaccination stagner.* Un schéma complet correspond à l’administration de 3 doses ou plus de valence Hépatite B avec un écart d’au moins 5 mois entre la 2ème et la 3ème dose si l’enfant a reçu 3 doses ou entre la 3ème et la 4ème dose si l’enfant à reçu plus de 3 doses ou si la 1ère dose est donnée à partir de février 2009 chez un adolescent 2 doses avec un écart minimum de 6 mois entre D1 et D2 06/02/2012 Source : Institut des Mamans, Vaccinoscopie 2011
  • 62. Couverture vaccinale Adolescents 13 – 17 ans U.S.A. 2009 2010 ROR ≥ 2 doses 89,1 90,5 Hep B ≥ 3 doses 89,9 91,6 Varicelle ≥ 2 doses 75,7 76,8 ou pathologie06/02/2012 MMWR 2011, 60, n° 33
  • 63. Couverture vaccinale Adolescents Belgique 14 ans Hep B 3 doses = 75 % ROR 2 doses = 74,6 %06/02/2012
  • 64. VACCIN HEPATITE B Conclusion La vaccination est le moyen de prevention le plus efficace Le vaccin a demontré sa bonne toleranceAugmentation recente et encourageante du taux de couverture vaccinal chez les nourrissons Gros efforts à faire pour proteger les adolescents Continuer à vacciner les adultes à risque