Articles du magazine Alimagri ( ministère de l'Agriculture)

  • 228 views
Uploaded on

Article écrit pour le magazine Alimagri (ministère de l'agriculture)

Article écrit pour le magazine Alimagri (ministère de l'agriculture)

  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
    Be the first to like this
No Downloads

Views

Total Views
228
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
1

Actions

Shares
Downloads
1
Comments
0
Likes
0

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. 38 Dossier les agricultures les jarDins De mazet Vous prendrez bien une infusion ? la tisane C'est tenDanCe. marie D'hennezel l'a remise aU gOût DU jOUr en imaginant Une BOissOn FrOiDe à Base De plantes et De jUs De FrUits. Une reCette UniQUe COnCOCtée à partir De 60 espèCes CUltivées en agriCUltUre BiOlOgiQUe à 450 mètres D'altitUDe sUr les COntreFOrts Des Cévennes. renCOntre. Le chemin est long et caillouteux pour venir au domaine de Mazet. Mais le paysage est grandiose. Des champs de fleurs, des arbres centenaires, un courant d'eau émergeant des montagnes… Marie d'Hennezel, la propriétaire du lieu, a défriché 20 hectares pour en faire des champs travaillés en agriculture biologique. Permettant ainsi à 60 espèces de plantes cultivées ou sauvages de batifoler au gré des saisons. Campée fièrement dans ses bottes, veste cintrée et regard décidé, Marie d'Hennezel aime relever les défis. Citadine depuis son enfance, il n'a pas été facile pour elle de s'installer comme agricultrice à Mazet. « On pensait à l'époque que j’étais Marie-Antoinette aux champs », rigole-t-elle. Journaliste à Paris, elle a acheté le domaine en 1986 pour sa famille. « J'y suis venue pendant les vacances puis de plus en plus souvent. J'étouffais en ville. » retoUr a La terre En 1995, elle se décide à suivre sa voie : « J'ai toujours voulu soigner les gens. Je me suis décidée à cultiver des plantes médicinales. » Elle lit beaucoup, s'entoure de conseils de médecins, de pharmaciens et d'agriculteurs. « Au début, je ne savais même pas comment récolter mes fleurs », se remémore-t-elle. Un ami de la Sica (société d'intérêt collectif agricole) vient lui montrer les gestes dans les champs. Tout est cueilli à la main. « Je me suis parfois demandé ce que je faisais toute seule au milieu de mon terrain mais je n'ai jamais regretté. » Les premières récoltes furent un succès car la terre de Mazet est riche, permettant de « Trois pincées de plantes sont suffisantes pour concocter une tisane qui a du goût » 1549 JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011
  • 2. 39 Sources FranceAgriMer données express 150 plantes à parfum, aromatiques et médicinales sont cultivées en France sur 30 000 ha, pour un chiffre d'affaires de 85 millions d'€. les producteurs doivent observer des réglementations spécifiques pour commercialiser leurs plantes. produire des simples de qualité. Marie d'Hennezel créé alors sa marque, Marie de Mazet. Une façon de montrer son appartenance à sa région d'adoption. « La terre est devenue mon quotidien, assure Marie. Quand je vois un champ, je tente de le comprendre. Je peux dire maintenant que je suis agricultrice. » de La tisane a La tis'Up Aujourd'hui, Marie sème, récolte, sèche ses plantes pour en faire de la tisane. « Mes amis m'ont dit un jour qu'ils n'avaient jamais le temps d'en infuser », se souvient-elle. Cette ancienne publicitaire a alors imaginé une infusion, prête à consommer et qui garde tous les bienfaits des plantes. Un pari difficile car il fallu trouver un moyen de conservation sans dénaturer les simples. « Une année, j'ai fait pousser des tomates et les ai amenées chez Sojufel, une entreprise qui produit des jus de manière artisanale », raconte-t-elle. Plantes médicinales et jus de fruits seront mélangés afin d'assurer une acidité suffisante pour la conservation. Pour élaborer ses recettes, Marie s'enferme dans sa cuisine et requiert l'aide de Marcel Bal, le fondateur de Sojufel. « On est remonté à la source originelle des plantes, on a importé l'eau du domaine et on a mélangé avec le jus de fruits », explique Marcel Bal. C'est ainsi que sont nées les Tis'up. Des tisanes froides aux bouteilles colorées conservant les bienfaits des plantes. Romarin et jus de mûres, menthe poivrée et jus de pommes, origan et jus de groseilles… Faciliter la digestion, apaiser le stress, préparer le sommeil… il y en a pour tous les petits bobos et surtout pour tous les goûts ! Noémie Debot-Ducloyer ● la concurrence étrangère est très présente sauf pour le lavandin, dont 80 % de l'huile essentielle est exportée vers l'europe, les étatsUnis et l'asie. • Capucines, verveine… tous les goûts sont dans la nature À Mazet tous les sens sont en éveil. On sent la lavande, on goûte une fleur de capucine, on s'enivre de verveine… Depuis cette année, le domaine est ouvert au public. Pendant plus de deux heures de visite, la propriétaire s'arrête à chaque pas pour raconter une anecdote sur ses plantes. « Quandontoucheune feuilledecassis,onaunemeilleure compréhensiondesesprincipesactifs. C'estuneplantequicontribue àdétoxifierlefoieetlesreins», explique-t-elle le visage ravi. À 58 ans, Marie a acquis une grande connaissance des plantes. Pour partager leurs bienfaits, un laboratoire pharmaceutique spécialisé en homéopathie a été construit sur la propriété. ⇠ 20 ha de terres en friches sont aujourd’hui exploités en agriculture biologique : 60 espèces de plantes cultivées ou sauvages sont ensuite vendues en tisane ou boisson Tis’up. ©Photographies : Cheick Saïdou/min.agri.fr ⇣ en ⇣ savoir + Les jardins de Mazet (Gard) sont ouverts au public d'avril à octobre. www.marie-demazet.com JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011 1549
  • 3. Dossier les agricultures 40 envirOnnement La méthanisation, source durable d’énergie Denis BrOsset, agriCUlteUr en venDée, a De l'énergie à revenDre. pOUr saUver sOn explOitatiOn, le gaeC (1) DU BOis jOly, il s'est lanCé aveC sOn assOCié Dans la méthanisatiOn par vOie sèChe. Un granD prOjet QUi aBOUtit, aUjOUrD'hUi, à Une sOUrCe renOUvelaBle D'énergie et DOnne Un tas D'iDées à l'agriCUlteUr. ©Photographies : Pascal Xicluna/min.agri.fr ⇡ local technique regroupant le système de découplage, le cogénérateur et le réseau de chaleur. lexique biogaz : c’est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il contient au moins 50 % de méthane, ce qui lui donne un fort potentiel énergétique. Cogénération : grâce à des moteurs spécifiques, le biogaz est brûlé pour produire de l'électricité et de la chaleur. digestat : ce sont les résidus du processus de méthanisation. C'est un excellent fertilisant sans odeur. Sourire aux lèvres, Denis Brosset est toujours disponible pour raconter la “success story” de sa ferme. Il s'est lancé dans la méthanisation par voie sèche en 2006. Une décision prise pour mieux renoncer à la mise aux normes « qui demandait un trop lourd investissement. Et puis je trouvais ça aberrant de dépolluer les eaux tout en polluant l'air », commente l'agriculteur vendéen de 46 ans. Avec son associé Jean-Louis Vrignaud, il préfère réfléchir à une solution. Mais laquelle ? « J'avais entendu parler de méthanisation à la radio en 1999 », se rappelle-t-il. Il adhère alors au groupe de recherche pour une agriculture durable et autonome de Vendée (Grapea)(2), contacte l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et ne cesse de discuter de son projet. On lui parle des procédés en Allemagne où la méthanisation se fait par voie liquide avec du lisier. « C'était encore trop cher de faire une fosse à lisier et je voulais laisser mes animaux sur la paille », argumente Denis. Soucieux de préserver l'environnement, l'agriculteur passe en système herbager en 2001 et trouve enfin une solution en 2006, avec le bureau d'études Aria. C'est décidé, une unité de méthanisation par voie sèche sera installée au Bois Joly. Une première en France pour un projet de cette envergure. Coût de l'équipement : 316 000 euros. Quatre digesteurs, un récupérateur de jus et une cogénératrice sont implantés sur l'exploitation. Un vocabulaire très technique qui aurait pu faire peur à l'agriculteur. « Je n'ai qu'un BEP agricole mais je travaille beaucoup avec des ingénieurs et des techniciens. Et puis, ma seule motivation c'est mes enfants. Je ne veux pas que les générations futures payent nos dégâts. » Le temps de charger la matière (nommée aussi substrat) et décharger le digestat, sorte de fumier noir compressé sans odeurs, sans mauvaises graines ni agents pathogènes, prêt à être épandu. 1 300 tonnes de matières Composées Aujourd'hui, Jean-Louis Vrignaud, l'associé, s'occupe des 50 vaches, taurillons et génisses, pendant que Denis assure le “côté méthanisation” de la ferme et l'élevage de lapins. Pour remplir ses silos, Denis fait son mélange. Il introduit dans les digesteurs 1 300 tonnes de matières composées de son fumier, celui de deux voisins, des déchets (fruits, légumes…) d'une plate-forme de supermarché et des tontes de la pelouse. Cette “préparation” mijote pendant trois mois dans les digesteurs et produit du biogaz. Celui-ci est exploité par un moteur de 30 kW(3) qui le transforme en électricité. Le processus ne lui demande qu'une journée de travail toutes les trois semaines. 1549 JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011 fier d’être agriCULteUr Grâce à la méthanisation, Denis fait des économies. Les charges liées à la structure (maintenance, main d'œuvre…) représentent 26 000 euros par an, mais la chaleur produite par la cogénération (système qui transforme le biogaz en énergie thermique et électrique) permet de chauffer son habitation, celle de son collègue et les bâtiments d'élevage. Il revend son électricité à EDF, ce qui lui rapporte 28 000 euros par an. Enfin, un échange de paille contre du digestat lui permet de réduire sa facture de 6 000 euros par an. Les déchets verts qu'il récupère lui sont payés 15 euros la tonne et il économise 3 700 euros par an de propane.
  • 4. 41 à retenir Aujourd'hui, Denis est comblé : « je suis beaucoup plus fier d'être un agriculteur en 2011 qu'il y a dix ans car j'ai pu conserver mon activité tout en prenant soin de la planète qui nous nourrit. » Peu avare de son temps, l'exploitant fait visiter son installation toutes les semaines à des élus, des agriculteurs, des écoles… Son objectif à long terme : être totalement autonome sur son exploitation. Il travaille avec des ingénieurs sur un système d'épuration qui lui permettrait de produire du biocarburant et se lance dans la fabrication de spiruline grâce à une serre chauffée par l'unité de méthanisation. ? la méthanisation par voie sèche, dite méthanisation en discontinu, permet de digérer des matières organiques avec un taux de matières sèches élevé comme le fumier ou des déchets verts. ces matières appelées substrats sont introduites dans un silo digesteur (grande cuve recouverte d'une bâche). le biogaz produit par le substrat est transformé en énergie thermique grâce à un moteur de cogénération. l’énergie thermique est utilisée pour le chauffage, la production d’eau chaude et il produit de l'énergie électrique avec un alternateur. une partie de cette électricité est consommée pour l’installation et l’autre est vendue à eDF. la matière en fin de cycle de méthanisation s'appelle du digestat. pour son installation, le gaec du Bois joly a bénéficié d'aides : ▶ 68 800 € du Conseil général de vendée ▶ 61 200 € de l'ademe à titre expérimental ▶ 10 000 € pour mise aux normes de la DDt ⇡ réservoir gNV (gaz naturel véhicule) installé dans le coffre d'un véhicule hybride. ⇠ Digesteurs de l’unité de méthanisation en système discontinu (procédé par voie sèche). À gauche, zone de compost de l’unité de méthanisation. les déchets de fruits et légumes provenant de grandes surfaces et de tontes d'espaces verts de la commune sont associés au lisier de la ferme. À droite, après méthanisation, le digestat sera utilisé comme fertilisant. ⇣ Afin de partager son expérience, Denis a créé, avec les entreprises qui ont travaillé sur son projet (motoristes, bureaux d'études...), la société Agrimétha. Ils proposent aux agriculteurs des solutions pour faire de la méthanisation par voie sèche. Pour Denis, c'est une véritable façon de promouvoir “la méthanisation à la française”. Noémie Debot-Ducloyer ● (1) Gaec : Groupement agricole d'exploitation en commun (2) Le Grapea est rattaché au Rad (Réseau pour une agriculture durable) et au Civam (centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural) (3) kW signifie kilowatt Pour plus d'infos : www.civam.org Agrimetha : 05 49 74 53 53 (Denis Brosset) JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011 1549
  • 5. Dossier les agricultures 34 installatiOn Les maraîchers du bord de mer aFin De FaCiliter l'installatiOn De sUsana teixeira et riCharD FatOUt, la mairie De lOCmariaQUer (mOrBihan) et le COnservatOire DU littOral Ont lOUé Des terres à Ce COUple De jeUnes maraîChers. Une initiative nOvatriCe De la part De COlleCtivités territOriales. Courbés en deux sous des serres où la chaleur est écrasante en ce mois de juillet, Susana Teixeira et Richard Fatout cueillent des tomates. Une première pour eux. Ces jeunes maraîchers se sont installés en février dernier à Locmariaquer, une petite commune du Morbihan. Pour ce couple, le rêve d'agriculture biologique a pu devenir réalité grâce à la mairie et au Conservatoire du littoral qui leur ont loué respectivement 11 et 15 ha. Richard, 26 ans, avait entendu parler de ces terres agricoles proposées à la location lorsqu'il passait son brevet professionnel responsable d'exploitation agricole (Bepra). « Nous voulions nous installer mais nous n'avions pas l'apport suffisant. Nous avons rencontré le maire en juillet 2010 et à partir de là, tout est allé très vite », raconte Susana. Ils signent le bail, installent des serres, plantent une dizaine de variétés de légumes… données express 1549 JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011 le morbihan signifie petite mer en breton. Et depuis le printemps, ils récoltent et revendent leur production au marché local et au camping municipal. « Travailler la terre c'est valorisant », reconnaît Susana. Cette ancienne commerciale de 42 ans vit sa reconversion avec enthousiasme. « On a trouvé notre équilibre. Avec ce lieu de vie idéal, face à l'océan, on supporte mieux les contraintes comme le travail le week-end. Et je suis portugaise, du coup je supporte bien la chaleur sous les serres », s'amuse-t-elle. Un territoire à appréhender Susanna et Richard sont les seuls maraîchers de Locmariaquer. Depuis que le bail a été signé, début 2011, ils exploitent en agriculture biologique. La terre, non cultivée depuis 7 ans, se prête bien à la bio. « Au début, on nous voyait comme des babacool, se souvient Richard. Il a fallu expliquer aux habitants le département compte 830 km de côtes très découpées, dont 23 km sur la commune de locmariaquer. l'élevage représente plus de 70 % de la production agricole morbihannaise, le maraîchage est moins développé.
  • 6. 35 notre démarche et leur dire que le bio, c'est aussi beaucoup de travail. Et puis, nous ne venions pas voler leur terre. Juste les louer. Mais à cause du morcellement parcellaire (voir interview ci-contre), ces terrains ont un passé et une forte charge affective car ils ont souvent appartenu à une famille locmariaqueroise. » Comme ils démarrent en bio, ces jeunes agriculteurs ont eu recours a quelques astuces : pour désherber les plantes invasives, un bouc fait l'affaire, pour polliniser, une ruche de bourdons se charge du travail… Le lycée horticole Saint-Jean-Brévelay dans le Morbihan apporte aussi son aide. « Ils nous ont montré les variétés de salades à planter pour faire du Mesclun, un mélange très prisé dans les restaurants du coin », précise l'agriculteur. ⇣ 2 questions à… Michel Jeannot, maire de Locmariaquer depuis 1995 À locmariaquer, commune de 1 600 habitants située en bord de mer dans le Morbihan, il fait bon vivre. Mais les agriculteurs manquent. afin de sauvegarder les terres agricoles morcelées au gré des successions, la commune rachète des parcelles pour reconstituer un terrain cultivable à louer. un pari osé mais qui a permis d'installer des maraîchers. Vous êtes maire d'une commune très touristique du littoral breton. Pourquoi s'intéresser à l'agriculture ? je suis fils d'un agriculteur de locmariaquer. et depuis que je suis petit, je vois les fermes se morceler au gré des successions. aujourd'hui, certains terrains ne font plus que deux mètres de large ! notre objectif est de reconstituer une réserve foncière sur la commune. Depuis 1995, nous rachetons ces terres petit à petit pour en faire une grande terre cultivable et y installer des agriculteurs en location. C'est un travail long où il faut savoir convaincre les propriétaires qui sont très attachés à leur parcelle car celles-ci sont souvent dans leur famille depuis longtemps. Quel intérêt trouve la commune dans ce type de projet ? ⇡ « Nousnevoulonspasnousretrouverdanslamêmesituationqu'ilyadix ans, explique le maire de la commune. C'est-à-direavoirdestoutespetites parcelles,nicultivables,nihabitables. » D'ici la fin de l'année 2011, un bâtiment agricole va être construit par la commune. Le lieu servira pour la vente à la ferme. Des moutons brouteront également sur les terres du Conservatoire du littoral. « Nous ne voulons faire que du circuit court de manière à assurer la qualité de nos produits », souligne Richard. Dans l'intention de faciliter, jusqu'au bout, leur installation, la mairie leur loue un appartement dans le centre-ville. Un aménagement propice à la vie de la famille car leur petite fille ira bientôt à l'école de la commune. Contrairement à la plupart des agriculteurs, Richard et Susana ne se soucient pas de la transmission de leur exploitation car ils sont en location. « On donnera à nos enfants notre amour des plantes, affirment-ils. Pour le reste, on pense que cette terre doit rester cultivée longtemps, même si ce n'est plus nous qui la travaillerons. » ©Photographies : Pascal Xicluna/min.agri.fr les espaces que nous avons rachetés étaient à l'abandon depuis 7 ans et les plantes invasives s’y développaient. C'est la même problématique pour les terres du Conservatoire du littoral situées sur la commune. eux aussi, ont décidé de louer une quinzaine d'hectares. nous nous sommes regroupés afin d'avoir une seule grande terre cultivable. Une fois travaillées, ces zones entretenues sont plus attractives. elles permettent d'ouvrir l'horizon, ce qui est plus agréables pour les touristes, nombreux en été. nous ne voulons pas avoir que des maisons avec des jardins d'agréments. il est important que la ville vive, même l'hiver. notre but à long terme, serait de faire revenir les agriculteurs sur le territoire souvent déserté car le foncier est trop cher. nous voulons réintroduire des circuits de vente directe. C'est pourquoi nous avons privilégié des maraîchers pour que les habitants, et les touristes puissent acheter des légumes produits localement. et le bio, c'est plutôt vendeur en ce moment ! il faut faire attention, plus on est nombreux sur cette planète, plus on aura besoin des agriculteurs pour protéger l'environnement. C'est important que la collectivité fasse des efforts dans ce sens là. « Nous avons privilégié des maraîchers pour que les habitants, et les touristes puissent acheter des légumes produits localement » Locmariaquer L cmariaque Noémie Debot-Ducloyer ● JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2011 1549