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  • 1. UNIVERSITE TOULOUSE III – Paul SABATIER FACULTE DE MEDECINEANNEE 2012 Mémoire CAPACITE DE MEDECINE DE CATASTROPHE Présenté par Ingrid PAYET Docteur en médecine Le 13 Juin 2012Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques en médecine de catastrophe ? Directeur de mémoire : Docteur Laurent GOUT
  • 2. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Table des matièresI. La médecine de catastrophe _______________________________________________ 3 I.1. Est issue de la médecine de guerre _____________________________________________3 I.2. S’enseigne de manière plurielle : _______________________________________________3 I.1.1. Théorique _____________________________________________________________________ 3 I.1.2. Et pratique ____________________________________________________________________ 3 I.3. Mais s’évalue essentiellement sur le versant théorique ____________________________4II. Les Environnements Virtuels Multi-Utilisateurs (EVMU) _________________________ 5 II.1. Sont des « mondes » aux multiples facettes ______________________________________5 II.2. En pleine croissance chez les plus jeunes ________________________________________6 II.3. Utilisés actuellement dans l’enseignement ______________________________________6 II.4. Qui présentent des avantages bien réels ________________________________________8III. Les Mondes virtuels et la médecine de catastrophe _________________________ 10 III.1. Se sont rencontrés depuis plusieurs années déjà ________________________________ 10 III.2. Peuvent être associés dans l’enseignement théorique ___________________________ 11 III.3. Comme dans l’enseignement pratique ________________________________________ 12 III.4. Mais également dans l’évaluation des aptitudes pratiques _______________________ 13 III.5. Rencontrent cependant des difficultés ________________________________________ 14IV. Conclusion __________________________________________________________ 16 Page 2
  • 3. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012I. La médecine de catastrophe I.1. Est issue de la médecine de guerre Elle est définie par l’inadéquation entre les besoins d’aide à un collectif de victime et la disponibilité et l’efficience d’un collectif de secours et de soins. Ses grands principes reposent sur les notions de rassemblement de victimes, de leur catégorisation en fonction du degré d’urgence et d’une évacuation programmée vers des hôpitaux éloignés du site après régulation médicale (1). I.2. S’enseigne de manière plurielle : L’enseignement de la médecine de catastrophe reprend des notions physiopathologiques, cliniques, thérapeutiques, stratégiques, tactiques (en particulier avec le triage) et logistiques (2). I.1.1. Théorique La médecine de catastrophe comporte un enseignement théorique enseigné selon une méthode magistrale en présence des élèves. Il s’agit de l’exposition d’un contenu structuré par l’enseignant qui est alors un expert. L’information est transmise de manière univoque (3). L’outil pédagogique est généralement une présentation Powerpoint. I.1.2. Et pratique L’enseignement pratique est constitué en premier lieu de mises en situation partielles: - Triage en sous-groupes (Urgences Absolues et Urgences relatives) de victimes virtuelles représentées par des fiches papier. - Montage de la chaine de décontamination, habillage NRBC, décontamination de victimes représentées par des mannequins - Réalisation de la chaine de secours avec victimes virtuelles sous forme de fiches papier Page 3
  • 4. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Il s’agit dans ces cas d’une méthode de pédagogie active qui s’appuieessentiellement sur l’activité des participants qu’elle stimule en les laissant seconfronter à la totalité d’un problème de manière à découvrir par eux mêmel’essentiel de la démarche et de la solution. Elle mobilise l’expériencepersonnelle ou celle du groupe pour apprécier la situation et résoudre leproblème avec leurs moyens. Le travail collaboratif est ainsi favorisé (3).L’outil pédagogique est ici la simulation et le jeu de rôle. La simulation vise à recréer une situation à laquelle l’étudiant pourrait être confronté en représentant la réalité de manière objective tandis que le jeu de rôle vise à mettre l’élève dans une situation hypothétique qui lui permet de mieux comprendre les réactions ou motivations justifiant les comportements de la personne qu’il incarne (4). Pour résumer, dans une simulation l’étudiant joue son propre rôle en se projetant dans une situation professionnelle réaliste alors que dans le jeu de rôle, il se met dans la peau d’un autre personnage.L’enseignement pratique comprend également un exercice final « grandeurnature » dans lequel les étudiants jouent le rôle de victimes.Au-delà de l’enseignement, cet exercice permet de tester les procédures et lesmesures prévues dans les plans gouvernementaux afin d’évaluer les processuset/ou d’ajuster des stratégies (1). I.3. Mais s’évalue essentiellement sur le versant théoriqueLes étudiants sont évalués sur leurs connaissances théoriques lors : - D’un examen final validant comportant cas cliniques et questions à réponses courtes - De l’exercice de catastrophe « grandeur nature » pendant lequel des membres du jury posent des questions sur le déroulement de l’exerciceIls sont également évalués sur leurs capacités de synthèse lors de laprésentation du mémoire sous forme de powerpoint.Cependant, il n’existe pas d’évaluation du comportement ni de la capacité àprendre une décision sur le terrain. En effet, les mises en situations partielles Page 4
  • 5. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012 ne sont pas évaluées et lors de l’exercice « grandeur nature », les étudiants jouent le rôle des victimes.II. Les Environnements Virtuels Multi-Utilisateurs (EVMU) II.1. Sont des « mondes » aux multiples facettes Les mondes virtuels en trois dimensions (3D) peuvent être définis par l’association (5) : - De graphismes en 3D : un environnement visuel que l’on peut visiter en déplaçant son avatar ou en déportant son point de vue à distance de ce dernier. - D’une communauté : Les utilisateurs peuvent discuter, interagir, créer des groupes en fonction d’objectifs partagés ou d’affinités communes. - De création : des objets et des actions peuvent être crées, modifiés… - D’échanges : la capacité d’attacher une valeur marchande (« vraie » monnaie) à des services ou à des objets virtuels génère des échanges, même si cette dimension n’est ni obligatoire ni systématique. Un tel monde peut représenter des lieux existants (ou ayant existé), ou imaginaires (réalistes ou fantastiques). Les acteurs du dispositif peuvent, au travers de leur avatar, interagir avec d’autres avatars en parlant, en écrivant ou par des attitudes corporelles. Ils peuvent également se déplacer, y compris en s’affranchissant des lois physiques du monde réel, utiliser des objets, ou encore déporter leur vision (« caméra ») à distance de leur avatar (6). Bien que les mondes virtuels en 3D ressemblent aux MMOGs (Massively Multiplayer Online Games), ils ne correspondent pas vraiment à la définition d’un jeu. Il n’y a pas d’objectif à atteindre pour progresser dans sa vie virtuelle. Ces mondes virtuels en 3D, sont plus centrés sur l’échange social, l’exploration et la construction (7). Au final, il s’agit plus d’un réseau social où les gens peuvent créer et modifier des objets dans un monde virtuel, ou se rencontrer et interagir à l’aide d’objets (5). Page 5
  • 6. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Second Life (SL) est un des mondes virtuels les plus connus, créé en 2003 par lasociété Linden Lab. Il correspond à une surface d’environ 1,8 milliard de mètrescarrés, ce qui correspondrait à la taille du Texas, s’il existait physiquement (7).La monnaie utilisée est le Linden dollar que l’on peut acheter avec des dollarsou gagner en travaillant ou en vendant des objets. II.2. En pleine croissance chez les plus jeunesAprès un début très médiatisé et un grand succès, l’univers de SL connaît unebaisse de sa fréquentation depuis 2009, obligeant Linden Lab à licencier untiers de ses effectifs en 2010.Cependant, SL compte désormais plus d’utilisateurs réguliers et environ 50 000personnes y sont connectées en permanence avec une moyenne d’âge de 35ans.D’autres mondes virtuels se multiplient et poursuivent leur croissance. Lenombre d’inscrits dans les mondes virtuels s’élève à 1,4 milliard au 2èmetrimestre 2011 alors qu’ils étaient 400 millions en 2009 (8).Cette croissance est grandement liée à la popularité des mondes virtuels chezles enfants et les adolescents. Les jeunes âgés de 10 à 15 ans sont majoritairesdans des mondes tels que Habbo, Stardoll, Neopets. Les 20 à 25 ans utilisentsurtout IMVU ou Smallworlds.Ils y consacrent en moyenne 2H par jour. II.3. Utilisés actuellement dans l’enseignementLes mondes virtuels, et en particulier Second Life qui concentre un public plusâgé, sont des outils pouvant être mis au service d’une méthode éducative. Cesoutils ne sont donc pas une fin en soi mais un moyen dans la construction d’unprocessus d’apprentissage (6).L’efficacité des outils technologiques, est largement déterminée par lesobjectifs pédagogiques que l’on se fixe et les méthodes mises en place pour lesatteindre. Les mondes virtuels 3D restent un outil au service d’un projet.Cependant, « il est certain que le fait de vouloir utiliser un outil spécifique peutnous faire revoir les méthodes et les objectifs de notre enseignement » (9). Page 6
  • 7. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Selon JP Moiraud, les mondes virtuels sont utilisés dans quatre grands types desituations d’apprentissage (6) :  Comme instrument de formation en ligne en créant un lieu immersif reproduisant le lieu habituel de formation. Cela permet de mettre des personnes dans une même unité de temps et de lieu alors qu’elles sont derrière leur ordinateur éloignées physiquement les unes des autres. Par exemple des cours de droit de la faculté de Lyon 3 sont donnés sur SL. Une formation médicale continue sur la prise en charge du diabète a également été réalisée sur SL pour des généralistes (7).  Comme instrument de simulation. Le monde virtuel permet d’anticiper des situations possibles dans la « vraie vie » et de s’entrainer à y faire face. Par exemple l’Imperial College of London a créé une zone de simulation sur SL pour les étudiants en médecine où ils peuvent intervenir sur des patients virtuels nécessitant une prise en charge urgente (10). De même des infirmières de réanimation ont été formées sur des patients virtuels (11).La simulation virtuelle est aussi efficace pour l’acquisition du comportement deleader d’une équipe de déchocage qu’une séance de simulation sur mannequinlors de la prise en charge d’un patient traumatisé grave (12).  Comme lieu d’immersion dans un élément de savoir. L’univers virtuel est utilisé comme processus spécifique permettant aux élèves d’être immergés dans une représentation en trois dimensions, par exemple une cellule, la voie lactée…  Comme instrument de construction d’un savoir commun. Le monde virtuel peut être un lieu de construction de concepts en faisant se rencontrer des écoles différentes. Page 7
  • 8. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012A toutes ces situations d’apprentissage, se rajoute la possibilité d’évaluation,par exemple la réalisation d’examens blancs en médecine d’urgencepermettant une mise en situation réaliste (13).Une revue de la littérature publiée en Mai 2012 analyse les tendances de larecherche sur l’utilisation des univers en 3D dans l’éducation (14).Tout d’abord, les mondes virtuels sont surtout utilisés pour la simulationd’espace 3D (campus virtuel, salle de classe).Deuxièmement, les études basées sur un contexte éducatif en présentiel plutôtqu’exclusivement virtuel sont majoritaires.Troisièmement, les publications dans ce domaine sont majoritairementdescriptives. Cependant, les études les plus récentes se focalisent désormaisdavantage sur les résultats pédagogiques plus que sur la faisabilité (14,15).Enfin, les univers virtuels sont utilisés de manière différente selon le domaine :En langues étrangères ou en sciences, on se focalise ainsi sur la réussite del’élève alors que dans l’éducation générale les recherches sont plus centréessur l’interaction entre les élèves ou le domaine affectif.Des différences sont également à noter selon le niveau d’enseignement, larecherche s’effectuant majoritairement dans le supérieur bien qu’elle soit enaugmentation pour tous les niveaux d’enseignement. II.4. Qui présentent des avantages bien réelsContextualisationL’utilisation d’avatars permet de favoriser le sentiment d’immersion et deprésence dans le contexte pédagogique. L’étudiant ne regarde pas d’un œilextérieur mais vit réellement les situations. De plus, à la différence d’un seriousgame, l’enseignant et/ou le tuteur sont également immergés dans ce contexte. Page 8
  • 9. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012MotivationIl existe un côté ludique au fait de se connecter sur ce monde virtuel car ilévoque un jeu vidéo. En effet, certains jeux vidéos1 sont assimilables parcertains côtés aux monde virtuels. Or, le jeu favorise l’apprentissage (16,17). Ila été démontré qu’un « serious game », proposé aux élèves sur une consoleportable et associé aux cours classiques, améliorait l’apprentissage comparé aucours classique seul (17).Une augmentation de la motivation et de la participation liée aux capacitésd’immersion et de personnalisation des mondes virtuels qui motivent les élèveset favorisent le transfert de connaissances, techniques et précises, dans lemonde réel a également été démontrée (18).UbiquitéDans le cas des cours en ligne, cela permet aux élèves d’assister au cours dechez eux sans la contrainte de se déplacer ni de nécessiter un matériel devidéoconférence, tout en étant « présents » et en pouvant interagir comme« dans la vraie vie ».DissociationLes mondes virtuels offrent aux élèves l’illusion de l’anonymat au travers deleur avatar. Les interactions par le biais d’avatars changent de la relation deface à face entre le professeur et les étudiants, offrant aux étudiantshabituellement effacés, une enveloppe numérique rassurante. Les élèvespeuvent communiquer de manière égale sans tenir compte du niveau social oudu bagage personnel (19–21).CollaborationUn apprentissage collaboratif plus riche et efficace, permettant une approchesocio-constructiviste de la pédagogie.1 fr.battle.net/worldofwarcraft Page 9
  • 10. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012 Expérimentation Une plus grande opportunité d’apprentissage par expérience car le niveau d’interaction et d’immersion dans les mondes virtuels permet d’envisager une approche des scénarios réels dans ses nombreuses dimensions. Orientation Une amélioration de la représentation spatiale a également été notée. Le temps et les coûts La comparaison du temps et des coûts de création d’un exercice en environnement virtuel vs grandeur nature n’a pas encore été menée de manière formelle même si l’Université d’Idaho dans son projet Play2Train affirme que l’utilisation du virtuel représente des économies drastiques et que l’utilisation de mondes virtuels « clé en main » tels que SL réduit encore le coût d’une création 3D.III. Les Mondes virtuels et la médecine de catastrophe III.1. Se sont rencontrés depuis plusieurs années déjà En 2008, l’Université de Stanford a mis en place un exercice de catastrophe NRBC virtuel (explosion d’une bombe avec libération de Sarin) avec triage, décontamination et évacuations des victimes (12). 62% des participants ont trouvé que cet exercice était aussi efficace (ou plus efficace) qu’un exercice « traditionnel » et 75% le trouvaient utile dans une formation continue. Un second exercice portait sur la prise en charge hospitalière de ces victimes (12). Depuis 2006, un entrainement virtuel à la prise en charge des situations catastrophiques (pandémie, explosions…) est réalisé sur les iles de Play2train par la faculté d’Etat d’Idaho (10,22). Il s’agit d’un programme financé par le Département Américain à la Santé et aux Services à la personne. Le Docteur Ramesh, un des responsables de ce programme explique l’attraction pour SL : Page 10
  • 11. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012 “It engages people in a way that traditional methods dont. Also, using Second Life costs dramatically less than designing your own virtual reality environment from scratch, and building environments in Second Life is a collaborative exercise with people who are experts in whatever field you want to learn about.”(23) III.2. Peuvent être associés dans l’enseignement théoriqueLes mondes virtuels tels que SL peuvent être utilisés :  Comme lieu d’enseignement en ligne au travers de cours dans une salle de classe ou un amphithéâtre virtuel.Les étudiants et le professeur se retrouveraient dans une unité de temps en unlieu virtuel avec, comme actuellement, une présentation powerpoint commesupport au cours. L’avantage serait de ne pas avoir à déplacer un professeurparfois éloigné de Toulouse tout en conservant la même interactivité que s’ilétait face aux étudiants. Ces cours pourraient se dérouler avec les étudiantsrassemblés dans une salle avec une projection de SL voire à partir du domicilede chacun.  Comme outil de démonstration en cours magistralUne projection de SL permettrait de montrer des choses qui seraient trèscomplexes à visualiser par d’autres méthodes, par exemple visiter l’intérieurd’un réacteur nucléaire en fonction ou le survole d’un site de catastrophechimique ou biologique.Il serait également possible de modéliser un nuage toxique ou d’assister à uneexplosion et à ses conséquences.  Comme outil de e-learning asynchrone.Une zone de formation accessible aux étudiants quand ils le souhaitent leurpermettrait d’accéder à des connaissances en rapport avec la médecine decatastrophe : cours théoriques powerpoint, liens vers des sites internet… maiségalement de continuer leur formation pratique : utilisation du matériel radio… Page 11
  • 12. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012C’est déjà partiellement le cas avec Virtual Health2, lieu dédié à la médecine, oùsont disponibles des informations et du matériel spécifiques. III.3. Comme dans l’enseignement pratiqueLes exercices dans les mondes virtuels sont complémentaires de ceux déjàeffectués et présentent des avantages pratiques distincts (12) :  L’espace Peu de contraintes car on peut associer plusieurs serveurs pour étendre les espaces à l’infini. Seuls coûts peuvent alors représenter un frein.  Le temps La simulation peut représenter un horaire ou une saison distincts de ceux de l’instant où elle se déroule réellement (simuler un secours dans la neige de nuit en plein jour durant l’été).  Le scénario Il n’y a pas d’autres limites que l’imagination. Pas de droits d’accès à négocier pour des installations sécurisées, pas d’impératif par rapport à la circulation urbaine, pas de risques pour les personnels ou l’environnement, etc… Des scénarii de grande ampleur peuvent être mis en scène avec des victimes nombreuses et d’apparence réaliste (nourrissons, enfants, vieillards, femmes enceintes). Des amputations, des brûlures ou des plaies peuvent être reproduites. La prise en charge de chaque victime dans un scénario évolutif peut être envisagée. Le patient peut être représenté par un mannequin virtuel ou être joué par un avatar. Il est possible de reproduire tout le matériel nécessaire aussi bien bio-médical que de transmission ou de logistique (véhicules, etc..).2 http://maps.secondlife.com/secondlife/Terra%20Toulouse/110/18/34 Page 12
  • 13. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012 Des actes de soin peuvent bien sûr être dispensés et l’évacuation du patient peut être jouée jusqu’à l’hôpital dont les personnels réels pourraient participer à ce type de simulation (tri de victimes venant spontanément, accueil des victimes de la noria) Peut être reproduit à l’identique à plusieurs reprises pour comparer deux méthodes, deux groupes.  Les participants Peuvent être tour à tour, victime, DSM, chef UA…La chaine complète de secours peut être mise en place, du chantier de l’avant à l’évacuation et la prise en charge en milieu hospitalier. N’ont pas l’obligation d’être physiquement dans une unité de lieu. Ceci peut enrichir la simulation par la présence virtuelle d’intervenants spécialisés distants, ou d’un grand nombre de figurants. Peuvent faire l’objet d’autorisations d’accès pour éviter les perturbateurs (grieffers). III.4. Mais également dans l’évaluation des aptitudes pratiquesLa réalisation d’exercices en environnement virtuel offre la possibilité d’évaluernon plus seulement les connaissances théoriques mais également les attitudeset les comportements. En effet, les étudiants ne sont plus uniquement desvictimes et peuvent endosser tous les rôles médicaux de la chaine de secours.Les moyens d’une telle évaluation restent à imaginer par l’équipe pédagogiqueen définissant par exemple des objectifs (comportementaux, organisationnelsou de résultats) et des critères d’évaluation de l’atteinte de ces objectifs.L’exercice peut être entièrement filmé pour faciliter l’évaluation et ledébriefing.Les évaluateurs peuvent utiliser la vision déportée pour voir ce qui se passesans être nécessairement à côté de l’étudiant. De ce fait, ils n’encombrent pasla scène de la simulation comme cela peut être le cas dans un jeu de rôlegrandeur nature. Page 13
  • 14. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Il est également possible d’envisager une évaluation en fonction de critèresd’efficacité objectifs tels que le nombre de patients évacués en un tempsdonné ou le nombre de décès. III.5. Rencontrent cependant des difficultésLa principale difficulté est d’ordre technique.En effet, il est nécessaire d’avoir un ordinateur avec une carte graphique et dedisposer d’une connexion internet de qualité pour obtenir une fluidité demouvement et d’expression verbale.Ainsi, l’accès à SL à partir d’un Netbook n’est pas possible, et la connexion WiFid’un grand nombre d’étudiants autour d’une même borne à travers un portailcaptif a posé des problèmes de stabilité.Vient ensuite la courbe d’apprentissage de Second Lifeou plus exactement sa variabilité inter-individuelle :Aucun des étudiants ne connaissant SL au départ, il leur a fallu apprendre à seconnecter, à se déplacer, à s’exprimer, ce qui a nécessité du temps.Or la durée d’adaptation varie entre quelques minutes pour les adeptes de jeuxmulti-joueurs en ligne à plusieurs heures pour ceux qui manipulent rarementun ordinateurCependant, il faut noter une amélioration spectaculaire de cette problématiqueentre les deux dernières promotions d’étudiants, liée à la mie en place puis àl’optimisation d’une formation en ligne spécifique3.Ce e-learning a permis à chaque étudiant de se former à son propre rythme,aboutissant à 100% de l’actuelle promotion ayant pu se créer un avatar et seconnecter à SL avant la première session de formation.Nous avons également noté des formes de tutorat spontané avec des étudiantsde la promotion précédente qui ont accompagné leurs connaissances dansleurs premiers pas virtuels.3 http://urgence.net/elu/course/category.php?id=62 Page 14
  • 15. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012Reste l’appropriation des matériels et méthodes spécifiques de la médecine decatastrophe dans ce monde virtuel. Elle est encore chronophage et devra faireelle aussi l’objet d’une formation en ligne afin que les sessions d’immersion lorsdes séminaires puissent se concentrer sur un objectif pédagogique et éviter lasurcharge cognitive des apprenants.On peut envisager dans ce cadre de créer des avatars tout prêts et d’utiliser dumatériel préconfiguré.Ce deuxième point sera réalisé lors de l’exercice de fin d’année. Page 15
  • 16. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 2012IV. Conclusion La pédagogie a toujours été à la pointe de la recherche et de l’innovation, cherchant toujours de nouveaux supports ou de nouvelles méthodes. Les mondes virtuels sont le quotidien de la génération qui sera bientôt sur les bancs de l’université, comme internet est celui de la génération qui s’y trouve actuellement. Ils ne sont pas une fin en soi mais ils peuvent être un nouveau lieu de dispensation du savoir, comme être l’outil facilitant l’apprentissage. L’enseignant doit dès aujourd’hui se préparer et s’adapter au nouveau paradigme que David Cordyna (Lille 1) énonce en ces termes : “Les projets pédagogiques sont à (re)découvrir également par de nouveaux usages à développer : la création, le dessin, l’accompagnement de nouveaux groupes et les scénarii d’usage ou d’écriture dans les mondes 3D de la part des apprenants.” La médecine de catastrophe se prête tout particulièrement à ces nouveaux modes qui permettent la nécessaire représentation spatiale d’une scène de catastrophe par ses gestionnaires, comme la mise en œuvre et l’analyse des rapports humains et de coopération sur le terrain. Ce n’est donc pas un hasard si le Catastrophic Planning and Management Institute réalise des formations diplômantes à la gestion de crise sur Second Life avec le support des plus grandes agences fédérales de sécurité intérieure. Page 16
  • 17. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 20121. Bounes V, Mengelle F, Ducassé J-L. Rôle des exercices de médecine decatastrophe dans la formation des médecins et soignants de l’urgence.Catastrophes : traumatologie grave et victimes nombreuses. Paris: SFMU; 2009.p. 385–92.2. Huguenard P. Médecine de catastrophe. Commerce des idées etenseignement. Médecine de catastrophe urgences collectives. 1(2-3):67–70.3. Palmade G. Les méthodes en pédagogie. Paris: Presses Universitaires deFrance; 2005.4. Chamberland G, Lavoie L, Marquis D. Vingt formules pédagogiques.Presses de l’Université du Québec; 1995.5. Sivan Y. 3D3C Real Virtual Worlds Defined: The Immense Potential ofMerging 3D, Community, Creation, and Commerce. Journal of Virtual WorldsResearch [Internet]. 2008 Jan 7 [cited 2012 May 17];1(1). Available from:http://journals.tdl.org/jvwr/article/viewArticle/2786. Apprendre et enseigner dans les mondes virtuels. Actualitice [Internet].[cited 2012 Apr 25]; Available from: http://www.actualitice.fr/apprendre-et-enseigner-dans-les-mondes-virtuels7. Wiecha J, Heyden R, Sternthal E, Merialdi M. Learning in a Virtual World:Experience With Using Second Life for Medical Education. J Med Internet Res.2010 Jan 23;12(1).8. Que reste-t-il des mondes virtuels ? Le Monde.fr [Internet]. [cited 2012May 13]; Available from:http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/08/03/que-reste-t-il-des-mondes-virtuels_1555491_651865.html9. Lebrun M. Théories et méthodes pédagogiques pour enseigner etapprendre: Quelle place pour les TIC dans l’éducation ? De Boeck Supérieur;2007.10. Beard L, Wilson K, Morra D, Keelan J. A Survey of Health-RelatedActivities on Second Life. J Med Internet Res. 2009 May 22;11(2).11. Brown R, Rasmussen R, Baldwin I, Wyeth P. Design and implementationof a virtual world training simulation of ICU first hour handover processes.Australian Critical Care: Official Journal of the Confederation of AustralianCritical Care Nurses [Internet]. 2012 Mar 19 [cited 2012 Apr 25]; Availablefrom: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2243654312. LeRoy Heinrichs W, Youngblood P, Harter PM, Dev P. Simulation for teamtraining and assessment: case studies of online training with virtual worlds.World J Surg. 2008 Feb;32(2):161–70.13. Schwaab J, Kman N, Nagel R, Bahner D, Martin DR, Khandelwal S, et al.Using Second Life Virtual Simulation Environment for Mock Oral EmergencyMedicine Examination. Academic Emergency Medicine. 2011 Apr 26;18(5):559– Page 17
  • 18. Les mondes virtuels sont-ils des instruments aux fonctionnalités pédagogiques ? 13 juin 201262.14. Kim SH, Lee JL, Thomas MK. Between Purpose and Method: A Review ofEducational Research on 3D Virtual Worlds. Journal of Virtual Worlds Research[Internet]. 2012 May 17 [cited 2012 May 19];5(1). Available from:http://journals.tdl.org/jvwr/article/viewArticle/215115. Montoya MM, Massey AP, Lockwood NS. 3D Collaborative VirtualEnvironments: Exploring the Link between Collaborative Behaviors and TeamPerformance. Decision Sciences. 2011 Apr 26;42(2):451–76.16. Gee JP. What Video Games Have to Teach Us About Learning andLiteracy. Palgrave MacMillan; 2007.17. elearn Magazine: Do Serious Games Work? Results from Three Studies[Internet]. [cited 2012 Apr 25]. Available from:http://elearnmag.acm.org/featured.cfm?aid=166137818. Dalgarno B, Lee MJW. What are the learning affordances of 3-D virtualenvironments? British Journal of Educational Technology. 2010;41(1):10–32.19. von der Emde S, Schneider J, Kotter M. Technically Speaking:Transforming Language Learning through Virtual Learning Environments(MOOs). Modern Language Journal. 2001;85(2):210–25.20. Steinkuehler C, Williams D. Where Everybody Knows Your (Screen)Name: Online Games as “Third Places.”Journal of Computer-MediatedCommunication. 11(4):2006.21. Graesser AC, Person N, Lu Z, Jeon MG, Mcdaniel B, Graesser AC, et al.Learning while holding a conversation with a computer. In L. PytlikZillig, M.Bodvarsson, & R. Bruning (Eds.), Technology-based. 2005;143–67.22. Kamel Boulos MN, Ramloll R, Jones R, Toth-Cohen S. Web 3D for public,environmental and occupational health: early examples from second life. Int JEnviron Res Public Health. 2008 Dec;5(4):290–317.23. Stott D. Learning the second way. BMJ. 2007 Dec 1;335(7630):1122–3. Page 18

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