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Temps aveugle

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  • 1. Quel impact des TICE sur l’évaluation des pratiques des enseignants ?Les TICE font sortir l’enseignement ou l’action éducative du périmètre de laclasse ou de l’établissement : comment intégrer et évaluer ce nouvelespace dans l’évaluation des acquis des élèves ? Mesurer l’importance dutemps de travail « aveugle » des enseignants induit par l’introduction desTICE. Comment l’évaluer ? Le valoriser ? Au profit d’une meilleurereconnaissance et d’une plus grande implication.NB : Les propos ci-dessous tentent d’analyser des situations d’intégration dunumérique dans des dispositifs éducatifs. Ils n’abordent pas les situations decours non instrumenté. Le propos n’est pas de défendre une situation plutôtqu’une autre mais de tenter de dresser une cartographie des situations quiconfrontent le numérique et le temps. «Of course this is not so much a technical question but an educational one» Graham Attwell Salut tout le monde ! Ventre noué, inspection à 10h :-) ! Les migrations internationales en 3è : ouf, de la bonne géo comme je laime ! Twitter le 10 / 02 / 20111.Travailler dans et hors la classe :: une nouvelle réalité, de nouvellespratiques. Intégrer le numérique 1.1.Une présence massive des outils numériques à la disposition des enseignantsLes enseignants disposent d’un grand nombre d’outils numériques pour concevoir leurscours. On peut distinguer deux types d’outils les institutionnels et les non institutionnels. 1.1.1.Les outils institutionnelsLes outils que je qualifie d’institutionnels sont ceux qui sont prescrits par l’institution(entendue au sens large c’est-à-dire Etat et collectivités locales), qu’ils soient de typematériel ou logiciel. 1 / 30
  • 2. L’ENT est le dispositif central sur lequel peuvent se greffer d’autres solutions.«Avec les ENT, l’espace scolaire devient un réseau interactif dans lequel s’inscrivent lacontinuité du temps scolaire, la mobilité des acteurs et le renouvellement des modes decommmunication entre eux. Quel est le potentiel de cet outil et quels en sont les véritablesenjeux ?L’espace scolaire n’est plus réductible au périmètre de l’établissement, réalité physiqueconstruite de briques et de mortier. Dès lors, l’organisation scolaire ne peut plus serésumer aux rapports institutionnels connus, dont le maillon ultime serait celui du maîtreface à sa classe. Au moyen des outils numériques, l’école entre dans le cercle familialdont elle investit au moins partiellement l’écran informatique ; mais elle peut aussiaccueillir des élèves que des besoins spécifiques pouvaient tenir à distance de ses lieux»Alain Séré (2010) - «Le numérique comme vecteur de l’espace scolaire» - l’écolenumérique :Outre l’ENT, l’Etat et les collectivités locales fournissent un ensemble d’outils numériques :• Les outils inclus dans les plans d’équipements de certaines spécialités (secteur technologique par exemple) ;• Les vidéo projecteurs (classiques et faisant office de TBI) ;• Les ordinateurs portables, les tablettes (exemple du CG de la Corrèze, du CG des Landes) ;• Les TBI ;• Les TBI interactifs ;• Les systèmes de visio conférence (académie de Nice collège Bertone par exemple - Académie de Montpellier avec le système de visio régional) ;• Les livres numériques. 1.1.2.Les outils bricolésCertains enseignants en parallèle aux outils institutionnels développent desenvironnements personnels que la recherche qualifie de PLE (personal learningenvironment).«This paper will not answer all the questions. Instead we seek to explore some of theideas behind the Personal Learning Environment and consider why PLEs might be usefulor indeed central to learning in the future. Of course this is not so much a technicalquestion but an educational one, although changing technologies are a key driver ineducational change. The paper will start by looking at the changing face of education andgo on to consider the different ways the so called ‘net generation’ is using technology forlearning. We will go on to examine some of the issues around Personal LearningEnvironments and the emergent trends in the way PLEs are being introduced.» -«Ubiquitous computingThe term ubiquitous computing refers to two technological developments. The first is thegrowing ubiquitous nature of internet connectivity with the development of wireless andGSM networks, as well as the spread of broadband, resulting in connectivity becoming 2 / 30
  • 3. available almost everywhere in the future. It is also expected that devices will be able tosearch for and seamlessly switch to utilise available networks. The second and associateduse of the term is for the many different devices now able to access the internet, includingmobile communication devices such as PDAs but also household appliances and industrialand electronic tools and machinery.» Graham Attwell1 (2007) - Elearning paperOn pourrait qualifier cette démarche comme une expression du bricolage au sens où LeviStrauss l’entend dans la pensée sauvage («répondre à des besoins immédiats pour unepersonne à l’univers instrumental clos»)«Une forme dactivité subsiste parmi nous qui, sur le plan technique, permet assez bien deconcevoir ce que, sur le plan de la spéculation, put être une science que nous préféronsappeler première plutôt que primitive : cest celle communément désignée par le terme debricolage. Dans son sens ancien, le verbe « bricoler » sapplique au jeu de balle et debillard, à la chasse et à léquitation, mais toujours pour évoquer un mouvement incident:celui de la balle qui rebondit, du chien qui divague, du cheval qui sécarte de la ligne droitepour éviter un obstacle. Et, de nos jours, le bricoleur reste celui qui œuvre de ses mains,en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de lhomme de lart. /…/Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à ladifférence de lingénieur, il ne subordonne pas chacune delles à lobtention de matièrespremières et doutils conçus et procurés à la mesure de son projet: son universinstrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours sarranger avec les «moyens du bord », cest-à-dire un ensemble à chaque instant fini doutils et de matériaux,hétéroclites au surplus, parce que la composition de lensemble nest pas en rapport avecle projet du moment, ni dailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultatcontingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou denrichir lestock, ou de lentretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures.Lensemble des moyens du bricoleur nest donc pas définissable par un projet (ce quisupposerait dailleurs, comme chez lingénieur, lexistence dautant densemblesinstrumentaux que de genres de projets, au moins en théorie) ; il se définit seulement parson instrumentalité, autrement dit, et pour employer le langage même du bricoleur, parceque les éléments sont recueillis ou conservés en vertu du principe que « ça peut toujoursservir ». De tels éléments sont donc à demi particularisés : suffisamment pour que lebricoleur nait pas besoin de léquipement et du savoir de tous les corps détat, mais pasassez pour que chaque élément soit astreint à un emploi précis et déterminé. Chaqueélément représente un ensemble de relations, à la fois concrètes et virtuelles ; ce sont desopérateurs, mais utilisables en vue dopérations quelconques au sein dun type./…/lexemple du bricoleur. Regardons-le à lœuvre : excité par son projet, sa premièredémarche pratique est pourtant rétrospective il doit se retourner vers un ensemble déjàconstitué, formé doutils et de matériaux ; en faire, ou en refaire, linventaire enfin etsurtout, engager avec lui une sorte de dialogue, pour répertorier, avant de choisir entreelles, les réponses possibles que lensemble peut offrir au problème quil lui pose. Tousces objets hétéroclites qui constituent son trésor, il les interroge pour comprendre ce quechacun deux pourrait « signifier », contribuant ainsi à définir un ensemble à réaliser, mais1 www.elearningeuropa.info/files/media/media11561.pdf 3 / 30
  • 4. qui ne différera finalement de lensemble instrumental que par la disposition interne desparties. Ce cube de chêne peut être cale pour remédier à linsuffisance dune planche desapin, ou bien socle, ce qui permettrait de mettre en valeur le grain et le poli du vieux bois.Dans un cas il sera étendu, dans lautre matière. Mais ces possibilités demeurent toujourslimitées par lhistoire particulière de chaque pièce, et par ce qui subsiste en elle deprédéterminé, dû à lusage originel pour lequel elle a été conçue, ou par les adaptationsquelle a subies en vue dautres emplois. /…/ les éléments que collectionne et utilise lebricoleur sont « précontraints ». Dautre part, la décision dépend de la possibilité depermuter un autre élément dans la fonction vacante, si bien que chaque choix entraîneraune réorganisation complète de la structure, qui ne sera jamais telle que celle vaguementrêvée, ni que telle autre, qui aurait pu lui être préférée./…/ Sans jamais remplir son projet, le bricoleur y met toujours quelque chose desoi.» Claude Levi Strauss (1962) - La pensée sauvage - AgoraOn parle aussi d’Edupunk «LEdupunk est une méthode denseignement etdapprentissage. Cette méthode se définit comme une approche de lenseignement quiévite les outils traditionnels tels que powerPoint et le tableau noir, et vise plutôt à amenerlattitude rebelle et le comportement Do It Yourself des groupes punks des années 70, ausein même de la classe.» - WikipédiaJ’ai tenté de qualifier cette démarche par cette définition «utiliser des solutionshétérogènes au service d’un projet homogène» Jean-Paul Moiraud (2009) - Liège2.Deux exemples dans la littérature peuvent servir d’appui pour illustrer ce propos :- Le cas de l’ouvrier Demarty à l’usine CitroënAprès les évènements de 68, Robert Linhart intègre l’usine Citroën et les chaines demontage de 2 CV. Il y décrit un ouvrier, Demarty, chargé de «décabosser» les ailes. Pouraccomplir sa tâche, il a, au fil du temps construit un établi ...«Le plus étonnant, cest son établi. Un engin indéfinissable, fait de morceaux deferraille et de tiges, de supports hétéroclites, détaux improvisés pour caler les pièces,avec des trous partout et une allure dinstabilité inquiétante. Ce nest quuneapparence. Jamais létabli ne la trahi ni ne sest effondré. Et, quand on le regardetravailler pendant un temps assez long, on comprend que toutes les apparentesimperfections de létabli ont leur utilité : par cette fente, il peut glisser un instrumentqui servira à caler une partie cachée ; par ce trou, il passera la tige dune souduredifficile» - L’établi de Robert Lihnart (1978)- Le cas de Monsieur Quignon à la posteFabienne Hanique analyse les stratégies de la modernisation de l’entreprise LaPoste. Elle s’attache à conduire «la modernisation des agents», pourtransformer les postiers en «acteurs associés au changement».2 http://www.slideshare.net/moiraud/liege 4 / 30
  • 5. Dans ses observations, elle analyse le cas de Monsieur Quignon, un vieuxmonsieur qui vient quotidiennement au bureau de poste pour vérifier l’état deson compte postal. Tous les agents savent que Monsieur Quignon ne perçoit quedeux fois par mois sa maigre pension, le reste du temps le compte est vide. Lesimpératifs de rentabilité imposeraient de consacrer le minimum de temps à ceclient. Pourtant... à l’encontre des règles managériales qui recommandent unedistance avec le client, une rentabilité et une rapidité de l’opération, lesguichetiers s’occupent de Monsieur Quignon, lui consacrent du temps. Ilsprennent le temps de vérifier chaque jour son compte postal, ils lui adressent unmot gentil même si le résultat est connu d’avance. Les guichetiers ont bricolé larègle, ils l’ont adapté en fonction des besoins locaux.«La conduite qu’avait initialement adopté Annie n’était en rien critiquable auregard des procédutres et des règles de l’efficacité managériale quicommandent notamment de diminuer le temps d’attente des clients etd’améliorer le temps de traitement et d’améliorer le temps de traitement desopérations. L’échange de regards avec les deux «anciens» l’a pourtant amenéeà renoncer à cette posture pour se ranger aux «règles» locales de cettemicrosociété.Les enjeux sous-jacents sont importants pour l’ensemble des protagonistes /Pour Micheline t Jackie, il convient de vérifier qu’en la présence d’Annie, onpeut travailler, c’est-à-dire non seulement mobiliser la réglementation et lesprocédures, mais aussi cette jurisprudence spécifique, véritables présupposéssociaux de l’activité personnelle, qui constitue le «genre de la maison». Libre àAnnie de s’y plier ou pas ... mais ne pas s’y résoudre peut être coûteux. Celareviendrait à l’isoler et, du même coup, à la priver de la possibilité de mobiliserle collectif pour faire face à des situations que la réglementation prescrite seulene peut plus suffire à affonter. Elle serait alors conduite, pour faire face à dessituations codifiées, à produire des «inventions» ou des «bricolages» quel’absence de validation du collectif renverrait au rang de transgressions.» - Lesens du travail - Fabienne Hanique (2002) - éresLe bricolage a toute sa place dans les dispositifs d’enseignement, puisqu’ilcontribue à inventer des usages. Comment le prendre en compte dans unemission d’évaluation, comment l’identifier parmi la masse d’information du web ? 1.2.Introduire un outil dans la classe ou travailler sa fonctionnalité ? Du technologique au sensible. 1.2.1.L’outil est un artefact«Un artéfact ou artefact est un effet (lat. factum) artificiel (lat. ars, artis). Le termeartéfact désigne à lorigine un phénomène créé de toute pièce par les conditionsexpérimentales, un effet indésirable, un parasite. Mais sous linfluence du faux-amianglophone Artifact, le mot est parfois employé pour désigner de manière générale un 5 / 30
  • 6. produit ayant subi une transformation, même minime, par l’homme et qui se distingue ainsid’un autre provoqué par un phénomène naturel» - wikipédia Exemple un couteau est prévu pour couper, en biseautant la pointe, il devient un tournevis. Il y a artefact. L’outil est dévoyé de sa fonction première, l’utilisateur l’a adapté à ses besoins du moment (dans le cas présent utiliser le couteau comme un tournevis)A l’exemple du couteau qui se transforme en tournevis, les enseignants peuvent détournerun outil de son usage premier. Il y a là tout un travail de réflexion (plus ou moins conscient,plus ou moins formalisé) sur des enjeux pédagogiques. On peut citer, sans ambitiond’exhaustivité, l’usage des fonctionnalités audios et vidéos des téléphones portables,l’utilisation des MP3, l’intégration des clés usb, la gestion des blogs à ds finspédagogiques... 1.2.2.L’effet diligenceVo i c i u n e i l l u s t r a t i o ngraphique assez parlante del’effet diligence. Le risque leplus grand est d’intégrer unoutil numérique mais decontinuer à travailler de façontraditionnelle. 1.2.3.Les constats possibles sur l’introduction des technologies- Réponse à une injonction institutionnelle sans prise de recul réflexif ;- Difficulté à percevoir et à appréhender les enjeux du changement ;- Ajout d’une couche technologique aux divers enjeux de la classe - difficulté supplémentaire - L’introduction de technologie ne rime pas avec innovation. 6 / 30
  • 7. «Leffet diligence est une notion fondamentale pour lhistoire des techniques et destechnologies, définie par Jacques Perriault, qui la définit ainsi:Une invention technique met un certain temps à s’acclimater pour devenir une innovation,au sens de Bertrand Gille, c’est-à-dire à être socialement acceptée. Pendant cette périoded’acclimatation, des protocoles anciens sont appliqués aux techniques nouvelles. Lespremiers wagons avaient la forme des diligences .Les exemples de cet effet diligence sont légions sur Internet : dans le domaine delapprentissage en ligne (e-learning), des manuels scolaires sont débités en tranches pourêtre mis sur Internet. Dans les sites Internet des musées, on trouve notamment les visitesvirtuelles du musée, qui permettent de naviguer dans les salles du musée à partir d’unephotographie, d’un plan ou dune image vidéo, essayant de transposer une visite dans lemusée de brique et de ciment.» - Wikipédia 1.2.4 Quelle posture adopter face à l’introduction des nouvelles technologies dans les processus d’apprentissage et / ou d’enseignement ?La mission d’évaluation d’un IPR est délicate face à l’introduction des technologies dans les dispositifs d’apprentissage. Plusieurs démarches peuvent être identifiées.1.Le professeur se «contente» d’utiliser des outils. Il a introduit dans son dispositif de formation un ensemble d’artefacts numériques tels que : un ordinateur, un vidéoprojecteur, un TBI, des smartphones etc. La progression est seulement technologique ;2. Le professeur intègre le numérique mais avec une démarche réflexive, l’outil est pensé dans une démarche globale qui a pour épicentre la pédagogie. Les fonctionnalités des outils sont pensées dans et hors la classe ;3.Le professeur intégre le numérique mais avec une démarche réflexive, l’outil est pensé dans une démarche globale. Au temps de l’inspection, le numérique est factuellement peu employé. Il faut pouvoir identifier la place des réflexions numérisées. Cela induit qu’à certains moments du cours, le frontal a encore sa justification.La suite d’images ci-dessous donne un aperçu des situations de classe dans unenvironnement numérique. 7 / 30
  • 8. Une grande variété de situations pédagogiques liée à l’introduction du numérique - La mobilité avec le GPS pour une classe transplantée, une visio conférence avec un conférencier distant, le travail en goupes autonomes, l’introduction d emonde virtuel, l’introduction du TBI ... Comment organiser sa classe ? Ici des exemples de classes autobus mais avec introduction du numérique. Quel impact de l’introduction du numérique sur l’organisation de classe ?• Comment est organisé l’établissement d’un point de vue numérique. L’organisation des locaux est un facteur à ne pas négliger dans la gestion d’un processus de formation. Une politique d’établissement peut conditionner le développement ou non développement du numérique. Quel lien faut-il établir entre la mission d’inspection et l’organisation de l’établissement ? 8 / 30
  • 9. Salle bien équipée mais sur une structure traditionnelle. TBI plus ordinateurs mais classe autobus. Le groupe classe, la pédagogie sont conditionnés par l’agencement. Une organisation pensée avec la classe. Une organisation modulaire, souple, le numérique intégré dans la salle, non pas comme une discipline à part. mais comme un outil et une source d’information. Penser la mobilité des outils et leurs fonctionnalités associées. Le numérique pensé dans une structure architecturale peu favorable. Le cas du lycée d’ørestad au Danemark - lenumérique pensé ab initio. Un exemple particulier et intéressant de réflexion sur lenumérique dans une stratégie globale. 9 / 30
  • 10. «Le Proviseur, Alan Kjaer Andersen nous explique que dès le début la technologie a été intégrée dans tous les process de l’école. «Notre établissement comprend 1000 élèves. Et sur les 36 classes, nous avons seulement 15 classes traditionnelles. Du fait de l’architecture du bâtiment, tous les espaces ont une interaction avec la technologie et avec les méthodes d’enseignement»- Educavox (2011) Exemple d’une situation suprenante. Des étudiants utilisent des portables dans une salle équipée d’ordinateurs fixes. La question qui se pose est la suivante : - Comment organiser la classe au moment du numérique ? Comment faire évoluer la salle d’informatique traditionnelle vers une informatique plus distribuée.2. Une réalité statutaire 2.1.15 heures ou 18 heuresLes statuts des enseigants sont régis par un texte des années 50, unepériode que je qualifie d’archéo-digitale. Regardons ce texte D é c r e t n ° 5 0 - 5 8 1 d u 2 5 m a i 1 9 5 0Les membres du personnel enseignant dans les établissements du second degré sonttenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans lensemble de lannée scolaire,les maximums de services hebdomadaires suivants : 10 / 30
  • 11. Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques :Agrégés : quinze heures ;Non agrégés : dix-huit heures.Un texte de cadrage qui ne fait mention que de maxima de service mais qui ne prend pasen compte le temps de travail hors la classe. Une prise en compte globalisée. Le temps detravail numérique n’est pas pris en compte et pour cause c’est un texte rédigé à uneépoque pré digitale.Le texte prend évidemment en compte le temps de préparation des cours, les correctionsdes copies mais peut-on faire une analogie entre le temps de travail «classique» et letemps de travail instrumenté par le numérique ? On peut se poser la question 1 est-il égalà1? 2.2.Analyse du statut des enseignantsLe statut des enseignants donne peu (pas) de renseignement sur les enjeux dunumériques en terme de temps.Seuls quelques textes donnent des réponses mais ils sont formalisés ainsi : Arrêté du 12 février 2011 (NOR: MENH0700234A Version consolidée au 04 septembre 2007)... Précisant les modalités dexercice et définissant les actions déducation et deformation autres que denseignement pouvant entrer dans le service de certainspersonnels enseignants du second degré Arrêté du 12 février 2007 - Liste des actions mentionnées à l’article1er.1° Encadrement d’activités pédagogiques particulières au bénéfice des élèves del’établissement ou d’un réseau d’établissements :Soutien et accompagnement d’élèves en difficulté scolaire ou en situation de handicap ;Activités culturelles ou artistiques (notamment chorales).2° Coordination d’une discipline ou d’un champ disciplinaire, d’un niveau d’enseignementou d’activités éducatives au titre d’un établissement ou d’un réseau d’établissements :Responsabilités pédagogiques liées au fonctionnement de l’établissement (coordinationdu fonctionnement de laboratoires scientifiques ou techniques ; suivi des supportspédagogiques propres à une ou à plusieurs disciplines ; coordination avec les collectivitésterritoriales pour les installations sportives) ; 11 / 30
  • 12. Coordination d’une discipline ou d’un champ disciplinaire ; coordination transdisciplinaire ;Appui pour la mise en oeuvre de missions académiques ;Coordination d’actions dans le cadre de l’éducation prioritaire au niveau del’établissement, d’un réseau d’établissements ou de l’académie ;Actions de partenariat de l’académie ou de l’établissement scolaire (avec notamment unautre service de l’Etat, une collectivité territoriale, des entreprises, des associations) ;Usage pédagogique des technologies de l’information et de la communication ;Elaboration et promotion d’innovations pédagogiques ;Coopération pédagogique au plan européen ou international.3° Formation et accompagnement d’autres enseignants :Appui au corps d’inspection ;Tutorat d’enseignants titulaires débutants ;Organisation au plan académique de formations à destination des enseignants ;Activités liées à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ;Accompagnement et soutien d’enseignants en difficultés professionnelles.Le texte intégre bien des activités de type numérique mais les situe en dehors de la spèrede l’activité d’enseignement «actions déducation et de formation autres quedenseignement» 12 / 30
  • 13. 2.3.Temps de préparation des cours et temps de travail numériqueUn nouveau paradigme de l’enseignement et de l’apprentissage est apparu avecl’introduction du numérique. Le contour de la sphère éducative se modifie, il devient beaucoup plus poreux. Les trois sphères de la vie se mélangent insensiblement - Sphère professionnelle, sphère sociale, sphère privée. Comment peut-on gérer le temps de travail dans cet environnement désormais mélangé. Une question se dessine : Quel est le contour du temps de travail ?3.L’importance du temps aveugleNotre questionnement s’articule autour de la question de la construction d’unenseignement dans un environnement fortement numérisé. Le travail des enseignants(comme celui des cadres d’ailleurs) se modifie fortement. On peut, en prenant le risqued’être réducteur, diviser notre réflexion autour de deux axes. Le temps de travailstatutaire et le temps de travail numérique.• Le temps statutaire est une référence double - 15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés, nous l’avons souligné précédemment (2.2)• Le temps numérique qui recoupe d’une certaine façon le temps statutaire mais qui s’en détache en même temps. Le temps numérique inscrit largement le travail de l’enseignant en dehors des murs de la classe, parce que les technologies sont mobiles, parce qu’elles rendent possibles la pédagogie ubiquitaire.Travailler dans la classe, travailler hors la classe, une augmentation des possibilités dutravail enseignant induisant un temps de «travail aveugle» La question est donc comment «Mesurer l’importance du temps de travail «aveugle » desenseignants induit par l’introduction des TICE»Pour tenter de connaître ce temps, on peut proposer quelques pistes d’analyse : 3.1.Création d’un portfolio par les enseignantsLa création de ressources numériques rend plus difficile l’appréhension du travail desenseignants parce qu’elle n’a pas de matérialité (le travail se virtualise). Il semblesouhaitable que les enseignants mettent en ordre de présentation leurs productions. Onpeut se permettre d’émettre quelques hypothèses raisonnables : 13 / 30
  • 14. La conception d’un portfolio numérique de production pour les enseignants. Il permettraitde faire état des productions sur un support dédié et centralisé (Iprof, viadéo, linkdn ...).Ce portfolio pourrait être présenté pendant l’entretien post inspection ou bien commesupport de présentation pré inspection. Le travail de l’équipe de Thierry Karsenty3(université de Montréal) est une bonne base de travail pour mener cette réflexion.On peut qualifier ce point comme une analyse quantitative et qualitative du travailorganisé. 3.2. Une posture réflexive ?Le travail d’analyse d’un enseignant sur ses pratiques professionnelles seraitprobablement une démarche utile à titre individuel comme à titre collectif (c’estmalheureusement rarement le cas). Il pourrait être fécond de transposer les pratiquesuniversitaires dans le domaine du secondaire (vision optimiste ?). J’entends par là untemps de pause réflexive sur une activité micro ou méta (la granularité pouvant être plusou moins fine). L’aspect de ce type d’exercice n’est bien évidemment pas, de calquer leformalisme universitaire. On pourrait envisager une variante adoucie, en acceptant unehétérogénéité des formes de présentation (rédaction en grands items, carte mentale oumindmapping, schématisation, amorce de scénario etc).C’est dans cet esprit que la revue Tutotales de Jacques Rodet est conçue :«Une des ambitions de Tutorales consiste en la mise à disposition de textes sur le tutoratà distance, le plus tôt possible après leur rédaction par leurs auteurs. Il ne s’agit pas là depayer un tribut à « l’instantanéisme » contemporain, mais d’affirmer la volonté de sesoustraire au travers habituel de la publication d’articles traitant de situations et dedonnées antérieures de plusieurs années à la date de diffusion.» Jacques Rodet - Lestutorales 4Cette démarche pourrait permettre, par conservation de traces, de percevoir, d’analyserplus finement le temps de travail aveugle, juridiquement non qualifié par l’institution et enl’état difficilement qualifiable et quantifiable. Elle supposerait, bien évidemment, uneexplication préalable des enjeux et peut être (surement ?) une initiation aux enjeux de ladémarche réflexive.Extrait d’analyse de pratique à propos de pratiques immersives en situationd’apprentissage.«Aller de l’expérience à la généralisation c’est se poser la question du temps et del’espace numérique et de sa traduction statutaire. Je l’ai souligné plusieurs fois, lenumérique en général, les mondes virtuels en particulier modifient les paradigmes del’apprentissage.3 http://www.karsenti.ca/eduportfolio.php4 http://www.tutoratadistance.fr/tad/?page_id=737 14 / 30
  • 15. L’ensemble des expériences que j’ai mené, l’ont été à des heures que je qualifieraisd’atypiques ou non statutaires. Toutes les conférences se sont déroulées à partir de 20heures 30 et se sont achevées vers 22 heures 30 - 23 heures. Les heuresd’individualisation pendant les vacances ou pendant le congé de fin de semaine.Ce cadre constitué de travail modifie à la fois le temps de travail des enseignants et desétudiants. Comment peut-on qualifier ces temps ? A l’heure actuelle, mon temps de travailest déterminé par mon VS (vérification de service), il induit assez normalement le tempsde présence devant élèves et le temps de préparation.La construction de modules de formation dans les mondes virtuels déconstruit ceséquilibres. Une conférence n’est pas une préparation puisqu’elle est l’aboutissement d’unlong cheminement de préparation (formation des acteurs, écriture des textes, relation avecles acteurs intervenants ... ). Ce n’est pas un cours au sens où l’institution l’entend, cen’est pas une préparation, ce n’est pas un temps de présence dans les locaux scolaires.Alors quelle est la qualification juridique de ce temps ? Interroger le statut des enseignantsne renseigne pas plus puisqu’il a été élaboré en 1950 (une ère archéo - digitale). A cestade de mon travail, je suis en capacité de dire ce que n’est pas un temps de travail dansun monde virtuel mais pas ce qu’il est ou ce qu’il devrait être.» Jean-Paul Moiraud - unblog pour apprendre, apprendre avec un blog5 (2010)Le temps numérique, le temps hors la classe, le temps mixé dans et hors la classe portenten germe la question de l’évaluation.Des questions à résoudre :• Comment évaluer un temps numérique ?• Qu’est ce que le temps numérique ?• Comment appréhender le temps masqué ?• Comment créer un langage commun entre les enseignants et le corps d’inspection pour cerner les contours du travail numérique ?• Comment évaluer la plus value pédagogique de l’intégration du numérique dans un dispositif d’apprentissage / enseignement ?• Y a t-il une plus value ?• L’introduction de la technologie rime-t’elle avec innovation pédagogique ?• Quelles sont les nouvelles compétences des enseignants dans une dimension numérique ?4.Valoriser le travail des enseignantsLe numérique c’est aussi un ensemble d’outils institutionnels qui permettent de faireconnaître les travaux des enseignants. Un travail d’essaimage qui suppose qu’à l’interneles membres de la communauté éducative soient informés de l’existence des bases descénarii. (Voir la norme numérique de Jacques Perriault)5 http://moiraudjp.wordpress.com/ 15 / 30
  • 16. 4.1.Le métier d’enseignant, une somme de nouvelles compétences.Le métier d’enseignant se transforme, il est difficile d’opérer une analogie stricte entre unepédagogie non instrumentée et une pédagogie instrumentée. Les nouveaux enjeuxinscrivent le travail sur des bases plus larges. Il faut certes, continuer à intégrer les enjeuxdidactiques et pédagogiques mais il faut aussi prendre en compte un ensemble denouvelles compétences :• La compétence technologique ;• La compétence organisationnellle (gérer la distribution des informations) ;• La compétence rédactionnelle, non pas entendue au sens strict de rédaction écrite mais au sens large qui intègre la dimension multimodale du web (texte, image, son et vidéo) ;• La compétence juridique.Comment fait-on pour prendre en compte l’acquisition et le déploiement de ces nouvellescompétences ? 4.2.Cartographier les pratiquesUne tentative de cartographie des pratiques en matière de numérique.Les - et le + du schéma ci-dessous doivent s’interpréter comme la quantité de numérique, noncomme la qualité du travail. 4.3.Mutualiser les travaux 16 / 30
  • 17. 4.3.1.Sur les sites académiques Il est important que les enseignants connaissent, consultent, utilisent les travaux des sites académiques. Ils ont pour fonction de mutualiser les ressources créées par l’ensemble de la communauté éducative ou en tout cas celles qui ont été identifiées. J’utilise ici la notion de ressource de façon précise, cadrée par un concept. Le mot ressource est utilisé dans le sens où Jacques Perriault le définit :«Dans les travaux du GE4, un certain nombre de concepts ont du être revus et repensés.Il a fallu interroger la notion de «document» qui était au centre du travail de précision, dedéfinition et d’ajout d’éléments de données. Le GE4 utilisait beaucoup le terme documentplutôt que «objet pédagogique», le premier semblant aller de soi. La question était ausside savoir ce que l’on voulait décrire et si ce terme pouvait s’y appliquer. La panoplie desoutils utilisés dans l’apprentissage en ligne se révélait beaucoup trop complexe pour êtredésignés par le terme de «document», dont la définition donne lieu par ailleurs à denombreux débats relayés dans les sciences de l’information et de la communication. Forceest de constater que ce que l’on rassemble sous le terme de document est devenu plusvaste (Noyer, 2000). Finalement à la suite des échanges, il a été entendu qu’il s’agissaitde ressources, terme qui apparaissait comme plus approprié pour rendre compte desnouvelles pratiques.» Jacques Perriault - la norme numérique - savoir en ligne et internet(2011) - Editions du CNRS - page 55 4.3.2. Sur les bases nationalesLes bases nationales permettent de mutualiser les scénarii dans un champ disciplinairedéterminé. il est important de pouvoir répertorier les pratiques et de les saisir pour lesdiffuser.«Un premier travail a été réalisé sous la forme d’une interface grand public appeléeEducaNext afin de permettre à un enseignant par exemple d’indéexer lui-même desressources pédagogiques et de le rendre compatible avec la base de ressources duCNDP : Educasources. Le développement réalisé par le CRIS SERIES avec educanext,s’inscrit dans la démarche SCEREN/CNDP de développer un système commun demétadonnées permettant d’accéder à toutes les ressources pédagogiques en lignerassemblées dans la base Educasources. EducaNext ne devrait pas limiter à uneconvertisseur de format de métadonnées (LOM, LOMFR, Dublin Core, Educasources)mais aborder aussi les procédures permettant de remplir les champs des métadonnées dematière automatique. En effet du point de vue d’un enseignant qui n’a pas le tempsmatériel de remplir les champs des métadonnées pour tous les documents à caractèrepédagogique qu’il met en ligne, un éditeur automatique de métadonnées basé sur desprocédures de reconnaissance sémantique serait très utile» Jacques Perriault (2011) -La norme numérique - Editions du CNRS - Page 96 17 / 30
  • 18. 4.4.Travailler en collaboration avec des interlocuteurs identifiésIl existe dans chaque académie un ensemble d’acteurs qui ont pour mission decoordonner les actions TICE. Il est primordial de les intégrer dans les stratégiesd’intégration du numérique. 4.4.1.Les CTICEMissions"Le CTICE est chargé auprès de chaque recteur de coordonner lensemble des actions quiconcernent les TICE dans lacadémie. Il anime notamment le réseau des personnesressources, le réseau des interlocuteurs disciplinaires et les réseaux danimationspécifiques au premier degré.Il doit également travailler en collaboration avec le service traditionnellement chargé delinformatique de gestion et informer de la politique académique les différents échelonsdes collectivités territoriales avec qui les négociations sont permanentes."Le CTICE peut avoir un collaborateur (adjoint ou chargé de mission).Les lettres de mission des CTICE sont envoyées au niveau académique - Educnet 4.4.2.Les IATICEUn IATICE est un interlocuteur TICE (nouvelles technologies). Il y en a un dans chaqueacadémie.Missions : • Information / Diffusion des informations concernant les TICE dans le domaine disciplinaire sur le site Internet académique. S’informer et informer sur les objectifs et activités académiques TICE, les produits, outils et usages relatifs à la discipline en matière de TICE • Participer à la généralisation du B2i • Représenter son académie dans la réflexion et les actions engagées par la Direction de la Technologie pour généraliser l’intégration des TICE dans lenseignement • Participer aux réunions nationales à l’initiative de la Direction de la Technologie du Ministère • Participer aux réunions académiques de régulation à l’initiative de la Mission TICE et de son IA-IPR • Utiliser largement et promouvoir la communication autour du serveur académique d’information ainsi que des serveurs académiques de messagerie. Favoriser ladresse email professionnelle. Il travaillera en étroite collaboration avec le Webmaster du site de sa discipline désigné par l’IA-IPR. Il indiquera ses coordonnées sur le serveur académique pour qu’il puisse être contacté. • Le IATICE participera à l’élaboration de l’information mise sur le serveur académique dans sa discipline, touchant plus particulièrement l’actualité sur les 18 / 30
  • 19. logiciels et cédéroms, les liens vers des serveurs externes pertinents pour la discipline, le calendrier des animations et des journées de sensibilisation prévues, les scénarios pédagogiques utilisant les TICE et les pratiques innovantes repérées • Assistance technique et conseils déquipement à destination des collègues de musique, suite à une formation par exemple • Animations interdisciplinaires : élaborer un projet d’animation du réseau des enseignants de sa discipline afin de les informer, les sensibiliser à de nouvelles pratiques pédagogiques, les inciter à échanger et coopérer. Dans son planning annuel, il pourra prévoir des interventions ponctuelles dans des centres de ressources, des CRDP ou des établissements scolaires en accord avec le directeur du site. Il proposera des démonstrations, des présentations de logiciels, de cédéroms, de sites web, de services en ligne, de plates-formes de travail coopératif ou d’enseignement à distance et montrera l’intérêt pédagogique des environnements numériques de travail (bureau virtuel, …) dans les intranets d’établissement. Le IATICE pourra demander l’aide de la Mission Académique TICE pour des présentations plus spécifiques. • Mise en place despace numériques de savoirs ENS (ressources en ligne) et de travail ENT. Piloter les activités relevant des programmes nationaux sur les ressources numériques lorsque l’Académie est sollicitée (SCHENE) • Réflexion sur les usages des TICE • Participer aux manifestations académiques autour des TICE ainsi qu’aux manifestations locales pour lesquelles il serait sollicité • Aide conseil technique auprès de lIA-IPR • Le IATICE effectuera l’essentiel de son activité dans son établissement ou à son domicile. Il fera part au CTICE de ses besoins en équipement pour la bonne marche de sa mission - Site académie de Marseille - IATICE Musique 4.2.Encourager le travail coopératif, collaboratif, l’intelligence collectiveDes notions très souvent utilisées mais rarement définies par les acteurs du mondeéducatif. Les textes ci-dessous tirés du livre intitulé campus FORSE sous la direction deJacques Wallet donnent une bonne définition de ces notions«Eléments de clarification terminologiqueCependant, avant de rendre compte d’un tel scénario, précisons, en référence à un certainnombre de travaux du domaine, ce que nous entendons par apprentissage collaboratif.Les termes coopératifs, collaboratif, collectif, en effet, ne recouvrent ni la même façon deprocéder, ni les mêmes enjeux.On parlera de travail ou dapprentissage coopératif quand chaque apprenant doitparticiper à un travail commun, en créant ensemble quelque chose, chacun produisantune part. Un leader (un chef de projet ou un responsable déquipe) élabore le scénario,supervise lensemble du projet, collecte les différentes parties produites, et si nécessaire,régule les interactions sociales qui permettent les ajustements nécessaires à lacoopération. Le résultat du travail est la somme de toutes les parties réalisées. Les 19 / 30
  • 20. observations ont montré quun scénario coopératif pouvait marcher dans une classe et/ouà distance en utilisant les TIC, 1°, quand le professeur (ou le formateur, ou unresponsable) a préalablement défini le produit attendu; 2°, quand le professeur estcapable de gérer les groupes en prenant en compte les compétences individuelles; 3°,quand les apprenants se sentent impliqués.On parlera de travail ou dapprentissage collaboratif quand les apprenants ont àrésoudre un problème ou à élaborer ensemble une connaissance complexe. Il est alorsimpossible de définir à lavance qui va faire quoi, combien de temps cela va prendre, quelrésultat spécifique est attendu, etc. Chaque membre du groupe, impliqué dans unscénario collaboratif, doit sengager, même sil na aucune idée des coûts et/ou bénéficesquil en tirera pour lui. Il semble que cette stratégie fonctionne quand 1°, le groupe a desobjectifs et/ou des besoins proches; 2°, le groupe partage des valeurs communes, mêmeimplicitement. Lhistoire de lInternet au CERN, lhistoire de Linux, lhistoire delencyclopédie libre Wikipedia peuvent être considérés comme des exemples de travailcollaboratif.Le terme dintelligence collective a été défini, en tant que concept sociologique etanthropologique, par Pierre Levy en 1994, comme un important élément issu delorganisation en réseau et de la cyberculture, dans une société réseau, "Lintelligencecollective est fondée en premier lieu sur un principe fort : chacun sait quelque chose. [...]le cyberespace manifeste des propriétés neuves qui en font un instrument de coordinationnon hiérarchique, de mise en synergie rapide des intelligences, déchanges deconnaissances et de navigations dans les savoirs.." Le concept dintelligence collectiveréfère le plus souvent à la capacité quont les communautés Humaines à évoluer vers uneorganisation dun haut niveau de complexité et dintégration à travers la collaboration etlinnovation. Derrière les réseaux technologiques, Lévy repère les immenses potentialitésdes interactions humaines. Selon lui, la technologie peut rendre plus facile aux hommes lapossibilité dinteragir par-delà des distances toujours plus grandes. Dans le présent etlavenir de lhumanité, il affirme que le lieu physique est moins important que lesinteractions des individus. Lors dune conférence donnée à lENS de Lyon, en juin 2006,douze ans après le parution de "Lintelligence collective", Pierre Lévy en souligne ànouveau le caractère ""auto-entretenu et dynamique".» Hélène Godinet (2007) - Campusnumérique FORSE - PURHCet ensemble de définitions nous amène à essayer de décrire les nouvelles façons detravailler. Des rapports de travail réticulaires semblent se dessiner. Un passage du modede travail hiérarchique vers un mode plus transversal. Le temps sʼinscrit dans cesnouveaux rapports. 20 / 30
  • 21. La structure réticulaire des relations de travail en éducation.Deux types de relations detravail : hiérarchiques etréticulaires. Commentapprécier le travail desenseignants dans ces deuxdimensions ? Faut-il lesopposer ou les associer ? 21 / 30
  • 22. Une mise en réseaudes diversesfonctionnalités desdivers outilsl o g i c i e l s(institutionnels etbricolés). Commentévaluer lesconstructions desenseignants ? 22 / 30
  • 23. Une mise en réseau des diverses fonctionnalités des divers outils matériels. Comment évaluer les constructions des enseignants ?4.2.1.Une collaboration trans académique A partir du moment où les réseaux numériques perturbent le temps, ils perturbent aussi l ’ e s p a c e . Po u rq u o i n e p a s envisager des collaborations inter-académiques sur des sujets communs. 23 / 30
  • 24. Textes d’appui Décret n°50-581 du 25 mai 1950 portant règlement dadministration publique pour lafixation des maximums de service hebdomadaire du personnel enseignant desétablissements denseignement du second degré - http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=540B9267E12738241E908B69F6C8ACE3.tpdjo04v_3&dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000000302140&categorieLien=cid Cahier de texte numérique - Bulletin officiel n°32 du 9 septembre 2010 - http://www.education.gouv.fr/cid53060/mene1020076c.html Préparation de la rentrée 20101.4 Accélérer le développement du numérique à lécole - http://www.education.gouv.fr/cid50863/mene1006812c.html1.4.1 Généraliser les espaces numériques de travail (ENT) et le cahier de texte numérique1.4.2 Stimuler lapprentissage des langues vivantes1.4.3 Former les enseignants et les cadres aux technologies de linformation et de lacommunication pour lenseignement (TICE)1.4.4 Accroître les ressources numériques Arrêté du 12 février 2007 précisant les modalités dexercice et définissant les actionsdéducation et de formation autres que denseignement pouvant entrer dans le service decertains personnels enseignants du second degré - http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000273771&dateTexte= Définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes etconseillers principaux déducation pour lexercice de leur métier - http://www.education.gouv.fr/cid52615/menh1011260c.html Décret n° 2010-1065 du 8 septembre 2010 instituant une indemnité pour fonctionsd i n t é r ê t c o l l e c t i f - h t t p : / / w w w . l e g i f r a n c e . g o u v . f r / a f f i c h Te x t e . d o ?cidTexte=JORFTEXT000022799119&dateTexte=&categorieLien=idDans les lycées, les activités pouvant donner lieu à lattribution de lindemnité instituée parle présent décret sont les suivantes :1° Exercice des fonctions de préfet des études dans les lycées participant au programme« collèges et lycées pour lambition, linnovation et la réussite » ;2° Tutorat des élèves dans les classes des lycées denseignement général ettechnologique et des lycées professionnels ;3° Exercice de la mission de référent « culture » ;4° Exercice des fonctions de référent pour les usages pédagogiques numériques. 24 / 30
  • 25. Définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux déducation pour lexercice de leur métier8 - Maîtriser les technologies de linformation et de la communicationTout professeur est concerné par lusage des outils numériques et leur intégration dans lespratiques pédagogiques. Au sortir de sa formation universitaire il doit avoir acquis lescompétences dusage et de maîtrise raisonnée des techniques de linformation et de lacommunication dans sa pratique professionnelle.Les connaissances et les capacités attendues sont celles relatives aux compétences ducertificat informatique et internet de niveau 2 « enseignant », attesté dans le cadre dumaster.ConnaissancesLe professeur maîtrise :- les connaissances relatives aux compétences inscrites dans le référentiel du C2i deniveau 2 « enseignant » ;- les droits et devoirs liés aux usages des Tic.CapacitésLe professeur est capable de :- concevoir, préparer et mettre en œuvre des contenus denseignement et des situationsdapprentissage sappuyant sur les outils et ressources numériques ;- participer à léducation aux droits et devoirs liés aux usages des technologies delinformation et de la communication ;- simpliquer dans léducation à un usage civique, éthique et responsable des réseauxnumériques ouverts sur linternet et à leurs risques et dangers éventuels ;- utiliser les Tic et les outils de formation ouverte et à distance pour actualiser sesconnaissances ;- travailler en réseau avec les outils du travail collaboratif.AttitudesLe professeur observe une attitude :- critique vis-à-vis de linformation disponible ;- réfléchie et responsable dans lutilisation des outils interactifs exigée des élèves.Il actualise ses connaissances et compétences au cours de son exercice professionnel. 10 - Se former et innoverLe professeur met à jour ses connaissances disciplinaires, didactiques et pédagogiques. Ilsait faire appel à ceux qui sont susceptibles de lui apporter aide ou conseil dans lexercicede son métier.Il est capable de faire une analyse critique de son travail et de modifier, le cas échéant,ses pratiques denseignement.ConnaissancesLe professeur connaît létat de la recherche :- dans sa discipline ;- dans le domaine de la didactique, de la pédagogie et de la transmission de savoirs(processus dapprentissage, didactique des disciplines, utilisation des technologies delinformation et de la communication, etc.).Le professeur connaît la politique éducative de la France.Capacités 25 / 30
  • 26. Le professeur est capable de tirer parti des apports de la recherche et des innovationspédagogiques pour actualiser ses connaissances et les exploiter dans sa pratiquequotidienne.AttitudesLe professeur fait preuve de curiosité intellectuelle et sait remettre son enseignement etses méthodes en question.Il sinscrit dans une logique de formation professionnelle tout au long de la vie,notamment via les réseaux numériques.http://www.education.gouv.fr/cid52614/menh1012598a.html Bibliographie 26 / 30
  • 27. Hélène Godinet - Jean-Paul Moiraud Résatice6 (2007) «Si la conception de scénariospédagogiques se donne d’abord pour objet d’orchestrer la mise à disposition deressources, la formalisation d’activités et la construction de parcours dans lesenvironnements numériques d’apprentissage, elle mise aussi sur des objectifs demutualisation et de co-construction de modèles réutilisables. Un des axes du projetCAUSA (Conceptions, Analyses et Usages de Scénarios d’Apprentissage), dans lequels’inscrit cet exposé, est de développer, à partir de l’observation de pratiques de terrain,des scénarios- types en interrogeant les conditions de leur réutilisation dans des contextesvariés. Il s’agit ici de présenter un scénario de pédagogie embarquée (SPE), 1) sur le plannotionnel, 2) par l’analyse réflexive de ses premières mises en œuvre et de sa réutilisationpar essaimage, 3) avec des perspectives d’usage au regard des mutations de l’espace etdu temps éducatif qui vont de pair avec l’appropriation d’outils nomades.» - Rés@Tice(2007)- Fabienne Hanique - Le sens du travail de (2002) Lire le cas de M Quignon (bricolage) - Eres - pages 63 et suite«Depuis 1991, La Poste, comme la plupart des entreprises du secteur public, s’estengagée dans un vaste et profond processus de modernisation. Après avoir réformé lestatut de l’entreprise, puis les règles de gestion des carrières, elle s’attache à conduire la« modernisation des agents », pour transformer les postiers en « acteurs associés auchangement ».Durant trois années, l’auteur a suivi une équipe de guichetiers d’un bureau de poste d’unepetite ville tranquille de la banlieue parisienne. L’enjeu était d’observer du point de vue desagents la mise en œuvre de la modernisation. Dans une démarche ethnographique,appuyée à une posture clinique, elle met au jour le quotidien de cette équipe et les effetsde la modernisation. On assiste en direct à une lente décomposition des fonctionnementscollectifs et à une transformation profonde du rapport subjectif au travail. Loin de lafameuse « résistance au changement », cet ouvrage montre de l’intérieur la manière dontles agents, pour la plupart fonctionnaires, s’organisent entre eux (collectivement) et en eux(subjectivement) pour répondre aux exigences qui leur sont faites d’évoluer.L’histoire - avec ses protagonistes aux destins singuliers, ses « héros », sesrebondissements… - qui se construit ici sous nos yeux est une véritable chronique d’unemodernisation ordinaire, emblématique des transformations à l’œuvre dans les entreprisesdu secteur public. Mais au-delà du clivage public/privé, elle éclaire avec pertinence lesquestions que tout salarié se pose sur le sens de son activité dès lors que l’univers de sontravail se trouve reconfiguré.»6 http://www.resatice.org/jour2007/ 27 / 30
  • 28. - Pierre Levy - L’intelligence collective - Le monde diplomatique 7«FACE à l’irruption des nouvelles technologies de la communic ation et de l’information,certains penseurs mettent en garde contre les dérives et les dangers que cela supposepour la démocratie. D’autres, comme l’auteur de l’article ci-dessous, y voient, au contraire,l’occasion d’un nouvel élan pour la participation civique des citoyens. Sa thèse, enparticulier, de « l’intelligence collective » est séduisante qui annonce, grâce auxperformances du multimédia, une nouvelle étape du projet républicain garantissant« l’accès de tous au savoir » /.../Claude Levi Strauss - La pensée sauvage (1962) Agora«La pensée sauvage " et non " la pensée des sauvages ". Car ce livre sécarte delethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de lesprit humain : lapensée à létat sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien,proche ou lointain - tant quelle na pas été cultivée et domestiquée à des fins derendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autresfaits de culture comme autant dêtres " sauvages " comparables à tous ceux que la natureengendre sous dinnombrables formes, animales, végétales et minérales.»- Robert Linhart - L’établi (1981) - Lire le cas de Demarty (bricolage)«L’idée de « l’établissement » a été votée à une courte majorité à l’automne 1967 au seind’un courant maoïste emmené par Robert Linhart, courant dont le slogan était « il fautcomprendre la réalité pour la transformer ». Suite à ce vote, des centaines d’étudiantsdésireux de rompre « l’isolement des masses, seules porteuses de la vérité » laissentderrière eux leurs attaches familiales et culturelles ainsi que leurs aspirations matériellespour s’introduire au sein des masses ouvrières avec comme idée principale de « l’instruireet de s’en instruire ». Jusqu’en 1980 des militants « s’établirent » et permirent undurcissement des revendications ouvrières au profit des travailleurs français comme destravailleurs immigrés.Mai 68 renforça l’engouement pour ces pratiques, l’incroyable mouvement de solidaritéentre les étudiants et les ouvriers qui s’est développé lors des conflits amena nombred’étudiants notamment à découvrir un monde dont ils n’avaient jusqu’alors pasconscience, une institutrice parisienne racontait par exemple dans une témoignage « Jerencontrais des ouvriers pour la première fois. Je n’en avais jamais vu. Sans blague,même dans le métro (). Je n’avais jamais vu une usine » (Libération, 19 mai 1978). Cenouvel élan de solidarité fut à l’origine de la remise en cause de l’ordre social, etl’établissement était pour les établis comme Linhart le moyen de rompre les frontièressociales. Linhart a écrit ce livre pour appor-ter un témoignage de son expérience d’«établi».- Jean-Paul Moiraud Les cahiers de l’ingéniérie éducative (2009) - Le travail collaboratifen section diplôme supérieur darts appliqués p.93-947 http://www.monde-diplomatique.fr/1995/10/LEVY/1857 28 / 30
  • 29. «Témoignage, en 2009, dun professeur de gestion sur lapprentissage du travailcollaboratif en classe de BTS et DSAA (diplôme supérieur darts appliqués) dune sectiondesign de mode : enjeux pédagogiques, outils collaboratifs utilisés pour la communicationet la veille documentaire (blogue, Netvibes), objectifs poursuivis, exemples dusagescollaboratifs, bilan»- Jacques Perriault - La logique de l’usage - Flammarion«Les medias de communication semblent plus familiers quelquefois aux enfants quauxadultes. Lauteur se propose danalyser comment les familles se servent de cetéquipement domestique, quelles sont leurs stratégies de communication. Certains usagerspratiquent des modes dutilisation "déviants", soigneusement prémédités. Les industrielseux-mêmes, ceux qui lancent sur le marché les nouvelles "machines à communiquer",réutilisent cette évolution des usages. Précurseur de "lethnotechnologie", J. Perriaultremonte le temps pour raconter comment sest construit lusage des machines, lutilisateurdétournant linstrument et y réinscrivant sa logique propre, la logique de lusage.»- Jacques Perriault - La norme numérique (2011) cnrs éditions«Les échanges sur les réseaux numériques impliquent des règles communesd’organisation des plateformes et des données. Ces conventions, élaborées dans desorganisations multilatérales, sont au départ des standards adoptés par des groupesd’utilisateurs. Elles deviennent des normes numériques lorsqu’un large consensusinternational les retient. Cet ouvrage initie le lecteur profane à cette activité peu connuequ’est la normalisation pour la circulation des savoirs sur Internet.Cette normalisation n’est pas l’apanage de l’informatique et de l’industrie, même si elles yjouent un rôle primordial. Elle concerne aussi les sciences humaines et sociales, car elles’intéresse directement à l’utilisateur.En témoignent plusieurs dossiers traités dans ce livre : apprentissage en ligne (le e-learning), identifiants numériques des personnes, validation en ligne des compétences,recherche d’emploi, vote électronique notamment. Droit, sociologie, psychologie, sciencesde l’information et de la communication, science politique, économie interviennent dans laconstruction de ces normes, dans les délibérations pour leur mise au point et dansl’évaluation de leurs conséquences sociétales.L’ouvrage invite à réfléchir sur leur rôle ainsi que sur celui de l’éthique dans cette activitéen grand développement.»Alain Séré - « Le numérique comme vecteur de l’espace scolaire» (2010) - L’écolenumérique.«Avec les ENT, l’espace scolaire devient un réseau interactif dans laquel s’inscrivent lacontinuité du temps scolaire, la mobilité des acteurs et le renouvellement des modes decommmunication entre eux. Quel est le potentiel de cet outil et quels en sont les véritablesenjeux ?»Jacques Wallet - Le campus numérique FORSE (2007) PURH 29 / 30
  • 30. FORSE (FORmation à distance en Sciences de l’Éducation) est issu d’un partenariat entreles universités de Lyon 2 et Rouen avec le CNED (Centre National d’Éducation àDistance). Chaque année, près de 1 200 étudiants suivent leurs études en ligne dans lecadre d’un cursus complet en sciences de l’éducation.«Cet ouvrage propose des témoignages et des articles plus réflexifs sur le rôle desregroupements en formation à distance, la scénarisation des activités d’apprentissage, lamédiatisation des cours, la problématique du changement chez les enseignants, le lienentre le dispositif de formation et les pratiques sociales des apprenants, les répartitionsgéographiques des inscrits selon les diplômes, la question du cadre et des limites dudispositif dans une dynamique paradoxale de liberté/contrainte et de distance/proximité…Ces contributions suggèrent que les participations conceptuelles des auteurs « non-spécialistes en FOAD (Formations Ouvertes et À Distance », mais acteurs d’un dispositif,peuvent enrichir en définitive la réflexion et le questionnement des spécialistes du champdes TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation).» Jean-Paul Moiraud Professeur de gestion en design de mode Lycée La Martinière - Diderot Académie de Lyon 30 / 30

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