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génie. Et si l’institution s’intéressait vraiment à leurs expériences ? Loin des fantasmes del’industrialisation des proce...
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  1. 1. Digest des billets publiés sur les mondes virtuelsDe linfluence des mondes virtuels de simulation et des serious game sur le tutorat. Par Jean-Paul MoiraudNous sommes en train dassister à un renouveau des utilisations des mondes virtuels.Terminée lépoque des navigations stériles dans des mondes vides. Le monde de laformation bruisse de toute part de projets construits. Lapparition, de ce que je qualifie, demondes virtuels de simulation interroge à distance, à la fois les usages pédagogiques desserious games (jeux sérieux) et les caractéristiques du tutorat en immersion.Christophe Batier nous a demandé de visionner le spiral news n°15 qui traite du seriousgame développé par le GNFA (groupe national formation automobile ) pour la formationdes garagistes.Pour mieux cerner le document vidéo qui servira de base à mon analyse, jai transcritquelques passages significatifs.Pour mieux cerner le document vidéo qui servira de base à mon analyse, jai transcritquelques passages significatifs.Christophe Lobert - Pôle média et système dinformations"Nous avons un projet très innovant, qui est la virtualisation de la formation automobile.Cela consiste à modéliser un garage et de permettre aux utilisateurs de se donner rendez-vous dans les garages et ensuite de faire une formation en ligne temps réel." (ChristopheLobert in spiral news N°15 - A partir de 2 minutes 47)Roland - Pôle développement projet 3D, serious gameCB "Le but du jeu cest de faire un garage virtuel pour que les gens qui sont là pourapprendre se déplacent dans le garage, retrouvent les véhicules et les schémas,déplacent les objets techniques ..."R. - "[Le but], ça va être de donner à lapprenant, au futur garagiste la reconstitution deson poste de travail, la plus précise possible suivant ce que lon veut lui faire apprendre.Cest aussi lensemble des outils, jentends par là aussi les outils de diagnostic, qui sontdes logiciels que lon branche sur les voitures. Cest aussi la reproduction descomportements des logiciels." (Roland . Spiral News N° 15 - A partir de 7 minutes 58)Christian Plantadis - Pôle pédagogie, serious gameCB " Toi tu tintéresses plus à la partie pédagogique. Quel est le rôle du formateur dans ledispositif ? Comment peut-il intervenir ? Quels sont les scénarios que lon peut proposer ?"CP "Cest la phase élaboration du dispositif. On a organisé les moyens permettant dedéterminer le contenu, le scénario et les méthodeNous sommes en train dassister à unrenouveau des utilisations des mondes virtuels. Terminée lépoque des navigations stériles 1
  2. 2. dans des mondes vides. Le monde de la formation bruisse de toute part de projetsconstruits. Lapparition, de ce que je qualifie, de mondes virtuels de simulation interroge àdistance, à la fois les usages pédagogiques des serious games (jeux sérieux) et lescaractéristiques du tutorat en immersion.Christophe Batier nous a demandé de visionner le spiral news n°15 qui traite du seriousgame développé par le GNFA (groupe national formation automobile ) pour la formationdes garagistes.Pour mieux cerner le document vidéo qui servira de base à mon analyse, jai transcritquelques passages significatifs.Christophe Lobert - Pôle média et système dinformations"Nous avons un projet très innovant, qui est la virtualisation de la formation automobile.Cela consiste à modéliser un garage et de permettre aux utilisateurs de se donner rendez-vous dans les garages et ensuite de faire une formation en ligne temps réel." (ChristopheLobert in spiral news N°15 - A partir de 2 minutes 47)Roland - Pôle développement projet 3D, serious gameCB "Le but du jeu cest de faire un garage virtuel pour que les gens qui sont là pourapprendre se déplacent dans le garage, retrouvens pédagogiques permettant dedéterminer le prototype. Cest lapprentissage du serious game"CB "Est ce que ton travail consiste à déterminer les types de compétences que lon peuttransposer dans le dispositif "CP " Le parti pris cest de traiter les problématiques de compétences professionnelles etdonc de ne pas avoir de partis pris sur une compétence qui ne pourrait pas êtredéveloppée." (Christian Plantadis. Spiral News N° 15 - A partir de )Crédit Vidéo ICAP - Lyon 1Le reportage névoque pas explicitement la notion du tutorat (le terme nest pas prononcé).Pourtant, il est présent en filigrane, cest à ce titre que je me pose la question suivante : ya t-il une stratégie identique pour les formations qui instrumentent un serious game etcelles qui instrumentent, une forme particulière des mondes virtuels, le monde virtuel desimulation ?Les deux solutions ont un objectif commun ; permettre aux acteurs dun dispositifdapprentissage de se former, dapprendre, dacquérir des compétences. La reproductionnumérique de situations spécifiques scénarisées met les apprenants en situationdinteraction.Alors même que les solutions semblent proches, y aurait-il, cest une hypothèse, unimpact de la solution technologique retenue sur le mode de tutorat ? Je resterai dans lecadre de mon champ "de recherche" en analysant les contours techniques des mondesvirtuels et des serious games, leurs possibles intersections, leurs éventuelles exclusions. 2
  3. 3. Il est nécessaire préalablement de cerner les notions de serious game et de monde virtuelde simulation.Julian Alvarez, donne la définition suivante du serious game dans sa thèse intitulée "Dujeu vidéo au serious game , approches culturelle, pragmatique et formelle" (17 décembre2007)“Un défi cérébral, joué avec un ordinateur selon des règles spécifiques, qui utilise ledivertissement en tant que valeur ajoutée pour la formation et l’entraînement dans lesmilieux institutionnels ou privés, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de lasécurité civile, ainsi qu’à des fins de stratégie de communication.” (Michael Zyda in Fromvisual simulation to virtual reality to games - Septembre 2005 - Extrait de la thèse page 7)"Il s’agit d’applications informatiques, réalisées par "des développeurs, des chercheurs,des industriels, qui regardent comment utiliser les jeux vidéo et les technologies associéesen dehors du divertissement" (Ben Sawyer, mai 2007 - Extrait de la thèse page 8)Julian Alvarez propose une fusion des définitions."En nous inspirant des écrits de Zyda et des propos de Sawyer, dont les approchessemblent compatibles, nous proposons de les fusionner. Par cette démarche, nousproposons, pour le moment, la définition globale suivante pour "serious game" (jeusérieux) :Application informatique, dont lobjectif est de combiner à la fois des aspects sérieux(Serious) tels, de manière non exhaustive, lenseignement, lapprentissage, lacommunication, ou encore linformation, avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo(Game). Une telle association a donc pour but de sécarter du simpledivertissement." (Julian Alvarez - 2007, Thèse p. 9)Je tente à lheure actuelle de cerner les contours du monde virtuel de simulation, cest-à-dire un espace immersif en 3D dans lequel on peut simuler une activité. Ce travail nestpas encore stabilisé, je propose ici une première esquisse.Le monde virtuel de simulation est une modalité pédagogique particulière des mondesimmersifs. Les concepteurs et les acteurs déconstruisent leurs repères physiques, sociauxet cognitifs du réel pour les reconstruire dans lespace 3D de formation.Le pilier central de ce monde est lavatar. Quest ce qu un avatar ? Je citerai un passagedu roman (prémonitoire) de Neal Stephenson publié en 1992, "le samouraivirtuel" (Snowcrash en anglais) :"Ce ne sont pas des gens réels quil voit, naturellement, mais des animations créées parson ordinateur conformément aux spécifications fournies par le câble en fibre optique. Cesgens sont des programmes appelés avatars. Ils représentent le corps audiovisuel quunepersonne utilise pour communiquer avec les autres dans le métavers" (Neal Stephenson,Éditions Robert Laffont - 1992)Dans les pratiques immersives, lavatar est un personnage en 3D qui représente unindividu. Il exerce une réelle activité humaine, il parle, il est doté dune gestuelle, il marche,il vole, il possède une garde robe. Il a un statut social. Derrière chaque avatar, un humain 3
  4. 4. agit, interagit avec son environnement. Il ne faut pas confondre lavatar avec le bot. Cedernier communique avec son environnement en fonction dun programme informatiquespécifique.Je propose la définition suivante.Le monde virtuel de simulation est un monde en trois dimensions (3D) créé à laide dunlogiciel et dune programmation spécifiques. Le monde est en général une représentationde lieux réels mais il peut être aussi une construction purement imaginaire élaborée dansle cadre dune démarche plastique. Il permet à un groupe de personnes éclatéesgéographiquement et placées en situation immersive dinteragir. Les acteurs du dispositifpeuvent, à laide davatars, dobjets ou dune vue subjective, parler, écrire, gérer desattitudes corporelles, se déplacer, y compris en saffranchissant les lois physiques dumonde réel. Le groupe constitué partage un intérêt commun, défini dans un projet élaboréde façon formelle. Les apprenants seront mis en situation dacquisition de savoirs et decompétences en reproduisant des situations du réel. Les situations sont reproductibles àlinfini, elles permettent d’analyser des situations simples (des routines) ou extra –ordinaires. Le monde virtuel de simulation combine des constructions scénarisées auservice denjeux denseignement et dapprentissage.Le monde virtuel en tant quinstrument de simulation et le serious game ont des frontièrescommunes. Pour autant, les enjeux du tutorat sont-ils identiques ?Jaborderai cette analyse sous langle du temps. Jacques Rodet dit dans un billet " Unthème cher à Jean-Paul, celui du temps, peut nous aider à avancer sur cette question dututorat à distance et mondes virtuels. Non pas le temps consacré à telle ou telleintervention tutorale, encore que cela doive être défini le plus précisément possible, maisle temps chronologique : à quel moment procéder à telle intervention tutorale ?"Nous sommes au cœur de la question, et cest là où je ne partage pas complètement lavisde Jacques Rodet qui pose lhypothèse que "les interventions tutorales doivent se dérouleravant et après" mais pas pendant car elle risquerait de "signifier l’arrêt ou la suspensionde la situation vécue".Le tutorat immersif se justifie t-il pendant le temps de formation ? Oui pour les mondesvirtuels de formation, non pour le serious game ? Le tutorat dans les serious game et dans les mondes virtuels immersifsIl me semble, jessaierai de lanalyser cette année, que lintérêt des mondes virtuels desimulation est de permettre au tuteur de simmerger avec lapprenant pour le guider danslacte dapprentissage (ce qui nexclut pas lavant et laprès). Je vois un apport, une valeurajoutée là, ou Jacques Rodet voit la suspension (rédhibitoire) de la situation vécue. Faut-ilévacuer le tutorat de la phase de formation active ou faut-il se pencher sur lémergencedune nouvelle forme de tutorat, adaptée à cette séquence ? Dans cette hypothèse la grillede lecture devra être la base danalyse pour une séquence à définir du tutorat. Nous nousproposerons de létudier dans de futurs billets. 4
  5. 5. Pour étayer mon propos je vais mappuyer sur le témoignage de Laurent Gout qui esturgentiste et formateur en médecine durgence dans le monde virtuel second Life. Je naipas la prétention de penser quun témoignage à valeur de généralité mais cet usage àvaleur de piste de réflexion à suivre."Un deuxième partie à ce cours beaucoup plus dynamique avec un véritable scénariopédagogique, sur le thème de la soirée qui était les grands brulés. Nous avons mis tousles acteurs de la soirée qui étaient présents dans la salle de cours au creux de laction, aucœur de laction et ils se sont retrouvés face à une maison en flamme, face à une victimequi en était extraite, au milieu des camions des pompiers et de l action des secours. Acôté deux la personne qui faisait lexposé et qui faisait la présentation, qui en temps réelleur posait des questions, qui leur demandait de réagir et ce quils auraient fait dans cecas là."Crédit Vidéo Jean-Paul Moiraud (2011)Dans un monde immersif de simulation il me semble donc indispensable de penser letutorat pendant la période de formation. Quand peut-on interrompre lapprenant ? Queltype de dialogue instaurer, comment gérer les phases de retour en arrière sur situation ?Comment intervenir sans démotiver ? Comment motiver ? ... Jaurai loccasion de faire despropositions.Si cette piste de réflexion questionne laspect temporel de tutorat, elle inscrit en toile defond la nature de la discipline enseignée, la nature de la formation à un métier. Je nesouhaite pas ici développer cette thématique mais on peut effleurer la question enlinscrivant dans notre horizon réflexif. Il est possible, cest une hypothèse, que le couplemétier/ compétences soit plus adapté au tutorat immersif synchrone que lapprochepurement disciplinaire.Ce billet est un début de réflexion. Il pose plus de questions quil napporte de réponses.Cette démarche voulue enracine les bases des futurs dialogues avec Jacques RodetPS : Nous sommes bien évidemment attentifs aux commentaires qui pourraient venir destuteurs du GNFA. Apprendre comment fonctionne un monde virtuel. Par Jean-Paul Moiraud 5
  6. 6. Apprendre, enseigner et tutorer dans les mondes virtuels, cest commencer parsapproprier lenvironnement, ses outils et les différentes fonctionnalités. Il existe sursecond Life un monde nommé Change CSL for a better RL. Les concepteurs (laconceptrice) du monde propose(nt) plusieurs modalités dapprentissage : • Un espace dautoformation constitué par de nombreux panneaux explicatifs. On peut y circuler, prendre le temps de lire, tester en fonction des besoins du moment. On peut aussi chevaucher une chenille qui vous guidera sur un parcours assisté. • Cest aussi (peut être surtout) un espace de dialogue synchrone. Vous pouvez être guidé par un formateur en présentiel. Jai eu le plaisir de rencontrer fraisetagadatsointsoin qui ma organisé une visite personnalisée.Il est nécessaire dadhérer à une charte que vous pouvez consulter iciLors de votre visite, pensez à utiliser la fonction IM pour que toutes les personnesprésentes puissent profiter des questions et des réponses. De toute façon la gentillesse etlefficacité de Fraise Tagadatsointsoin suffiront à vous rendre autonome.GlossaireBuild - construireBuilder - personne qui construit dans les mondes virtuelsFraise tagadatsointsoin - Nom dun avatar. Chaque avatar est identifié par un nom. Lemien (Jean-paul Moiraud) est observer Teacher, celui de Jacques Rodet est Rojajaro.Freebies - Des objets gratuitsIM - Instant Messaging, messagerie instantanée, chatL$ - Linden dollar, la monnaie de Second LifeRésident - Un utilisateur de second life est appelé résidentRL - Real life (la vie en dehors de mondes immersifs) par opposition la vie immersive estnommée inworld.Script - ProgrammationSL - Second LifeProcédure pour aller dans le mondes virtuel Second LifeOuvrir un compte sur second life et téléchargement du navigateur.Quelques images de ce lieu de formation et de partage collaboratif 6
  7. 7. Le geste professionnel en monde immersifLe monde virtuel de simulation (SL/opensims) est un lieu de complexité. La mise en placed’un dispositif d’apprentissage immersif doit intégrer une grande quantité de variables quiseront mis en œuvre de façon dynamique (maillage dynamique. Le geste professionnelest un élément de ce dispositif. Une profession se caractérise par un ensemble de gestesqui fondent l’identité professionnelle « Une compétence est un savoir d’action, c’est-à-direun complexe intégré de savoirs et de savoir-faire qui, pour être mis en pratique, nécessitedes attitudes qui leur sont essentielles. » – Quelques repères pour évaluer les attitudes etles comportements…. (Margot Phaneuf, inf., Ph. D., 2010)A la différence des autres dispositifs de formation le monde virtuel peut permettred’intégrer cette dimension du geste et du comportement. L’avatar est la briquesupplémentaire, lien entre le savoir et la professionnalité. L’acte de formation pourra mixerla transmission du savoir académique et la pratique sans avoir à dissocier l’espaced’apprentissage et l’espace de mise en œuvre (terrain de stage). Mon propos n’est pas deprétendre que le virtuel remplace le réel mais qu’il peut le compléter efficacement sur desmicros actions.Le geste peut ainsi devenir un élément du dispositif de formation au même titre que lessavoirs disciplinaires. Les programmeurs, les concepteurs des cours, les tuteurs, lesévaluateurs doivent intégrer cette dimension dans leurs cahiers des charges. Il sera ainsiindispensable de recenser les gestes professionnels qui caractérisent un métier. Lesdéveloppeurs devront les formaliser par des animations (réalisées sous poser ouavimator), les concepteurs des cours dans leurs modules de formation et les tuteurs dansleurs stratégies d’accompagnement.La vidéo ci-dessous représente un acte médical, le massage cardiaque. Il est à noter queles avatars sont totalement décalés. Cela pose la question de l’habit de l’avatar. Nous enparlerons dans un autre billet Structures des mondes virtuels – Conception et typologieDans mon billet précédent, je commençais à esquisser un typologie des mondes virtuelsselon les usages pédagogiques. Je disais (extrait) : • « Le monde virtuel comme instrument de formation en ligne, un lieu immersif de reproduction du lieu de formation. Mes cours sont de ce type. Les besoins exprimés sont de l’ordre spatial et temporel, le monde virtuel permet de gérer les interactions humaines pour un groupe géographiquement éclaté. L’inconvénient de la 7
  8. 8. dispersion des compétences peut être résolu via les réseaux. Ce blog regorge d’exemples et d’analyses sur ce point • Le monde virtuel comme instrument de simulation - Le monde virtuel est paramétré pour que les acteurs simulent des situations du réel « possibilité de recréer des situations exceptionnelles pour mettre en situation des gens face à des situations qu’ils rencontreront rarement » Laurent Gout (2011). Le monde ne se substitue pas à l’acquisition de routines dans la vraie vie mais il permet d’anticiper des situations atypiques sans conséquences effectives IRL. Le monde virtuel permet d’analyser des situations extra – ordinaires par un procédé de répétition et d’analyse par retour en arrière (voir vidéo N° 2). Le monde dentallife s’inscrit dans cette dynamique de simulation ainsi que la salle d’urgence de l’impérial college of London. • Le monde virtuel comme lieu d’immersion dans un élément de savoir, comme processus spécifique. Les acteurs sont immergés dans une représentation du savoir (exemple des champs magnétiques) et interagissent avec l’environnement. Il semble qu’il soit possible, à ce stade, de croiser les travaux de ceux qui œuvrent dans les mondes virtuels et ceux qui développent des systèmes 3D.«Cette amorce de typologie m’amène à envisager les stratégies de scénarisation desprocessus de formations immersifs. Un scénario suppose de prendre en compte unesuccession d’éléments qui vont interagir par maillage dynamique :- L’intention pédagogique- Le contexte pédagogique- Les acteurs- Les ressources- Les outils.Je vais dans ce billet essayer de détailler les enjeux relatifs à l’outil et à ceux qui leconçoivent.Les trois situations décrites ci-dessus contraignent les concepteurs à cadrertechnologiquement leur démarche. Le monde virtuel, entendu stricto sensu, n’a pas desens pédagogique. • Le monde virtuel instrument de simulation. Cette analyse renvoie à la notion de contexte pédagogique. Le savoir dispensé s’accommode t-il de situations de simulation ? Cela paraît relativement évident (disons possible) chez les médecins, les dentistes, chez les physiciens, les biologistes … (nous parlerons par esprit de simplification de sciences dures). Les sciences humaines doivent faire l’objet d’une analyse en amont pour vérifier le champ des possibles. Le travail de conception du scénario oblige à analyser des points précis. Ce sera le cahier des charges à transmettre aux concepteurs :* L’apparence des avatars puisque le scénario peut prévoir l’intervention de personnagesspécifiques (médecin, pompier, juge, avocats patient avec une pathologie spécifiques …).La tenue de l’avatar est un enjeu déterminant.* Les accessoires des avatars – Il est possible que les avatars aient besoin d’outils,d’accessoires, de documents précis. 8
  9. 9. * Les gestes des avatars – Le geste est souvent professionnel, il est central (massagecardiaque, soulever un brancard, donner un document, geste spécifique …). Il estnécessaire de prévoir par programmation ces gestes essentiels pour les mettre àdisposition des acteurs (il sera bien sûr indispensable de former les acteurs auxmanipulations gestes et objets au sens ou elles deviennent des ressources de formation)* La définition des lieux. Il est probable que le lieu d’exercice de la simulation soit unélément déterminant de la simulation. Il sera nécessaire de déterminer le design des lieux. • Le monde virtuel comme lieu d’immersion – S’immerger dans l’ADN, dans un champ magnétique ou dans un tribunal pour comprendre le fonctionnement d’un système est une autre façon de travailler. Le travail de conception devient très complexe puisqu’il est à la croisée des chemins entre la programmation, le build et le connaissance disciplinaire. Il faut donc croiser les travaux de différents spécialistes (enseignant, développeur, designer). En disant cela je mets à mal des idées reçues (à la mode) qui accréditent l’idée que le numérique de façon générale, les mondes en particulier seraient une façon d’économiser du personnel. C’est la proposition inverse qui prévaut, les scénarios en monde virtuels doivent mobiliser des compétences multiples et complémentaires (le bricolage est forcément une étape nécessaire mais elle ne peut être que transitoire). Au final il faut être en capacité d’établir la liaison entre l’immersion et la transmission d’ un savoir à valider dans le cadre d’une UV. • Le monde virtuel comme instrument de formation en ligne – Cette immersion est celle qui s’apparente le plus à la formation de type classique, pourtant … Le monde virtuel est un moyen d’agglomérer les interactions enseignants, apprenants dans une stratégie qui couple l’immersion et les solutions web 2.0. Un lieu de formation immersif doit être multimodal c’est-à-dire intégrer le texte, les images, les sons et les vidéos. la présence d’objets permettant de visualiser les ressources s’impose. Une question est à soulever en amont, le lieu est-il figé une fois pour toute ou les acteurs peuvent-ils agencer les lieux en fonction des contextes pédagogiques et des intentions du moment ? La seconde solution me semble être la plus pertinente. IRL, nous avons tous buté sur la rigidité des lieux de formation (salle trop petite, non équipée en solutions numériques, salle autobus, obligation de se déplacer pour disposer d’une salle spécifique). La possibilité de modulariser à sa convenance les lieux de formation peut être une force des mondes virtuels.Voici quelques pistes de réflexions sur les structures potentielles des mondes virtuels.Elles sont un élément d’un tout, le scénario. J’aurai l’occasion, dans d’autres billets, detraiter ds autres points. Typologie des usages pédagogiques en monde virtuelBillet en rapportLa causerie grand format avec Christophe Batier et Jacques Rodet outre qu’elle fut unmoment agréable est a posteriori un outil d’analyse fantastique puisqu’elle me permet de(re)écouter et d’analyser. Christophe Batier, à propos de la structure des mondes virtuelsdit la chose suivante (voir vidéo N°1) : 9
  10. 10. « Toi dans ton travail, les étudiants écoutent, discutent, écoutent le prof, peuvent discuterentre eux. Nous étions au MIT en février, on a monté un projet avec eux que l’on a mis enplace à Lyon. Les profs avaient développé des applets 3D autour des champsmagnétiques. exemple il y a des aimants qui se baladent, ça fait des champsmagnétiques. L’idée est que les étudiants peuvent manipuler les champs magnétiques, sepromener dedans, il y a interaction avec l’environnement » – Christophe Batier (2011)L’analyse de Christophe est intéressante au sens où elle pose la question de la structuredes mondes virtuels en fonction des besoins pédagogiques exprimés. On peut essayer, àpartir de là, d’esquisser une typologie d’usages. • Le monde virtuel comme instrument de formation en ligne, un lieu immersif de reproduction du lieu de formation. Mes cours sont de ce type. Les besoins exprimés sont de l’ordre spatial et temporel, le monde virtuel permet de gérer les interactions humaines pour un groupe géographiquement éclaté. L’inconvénient de la dispersion des compétences peut être résolu via les réseaux. Ce blog regorge d’exemples et d’analyses sur ce point • Le monde virtuel comme instrument de simulation - Le monde virtuel est paramétré pour que les acteurs simulent des situations du réel « possibilité de recréer des situations exceptionnelles pour mettre en situation des gens face à des situations qu’ils rencontreront rarement » Laurent Gout (2011). Le monde ne se substitue pas à l’acquisition de routines dans la vraie vie mais il permet d’anticiper des situations atypiques sans conséquences effectives IRL. Le monde virtuel permet d’analyser des situations extra – ordinaires par un procédé de répétition et d’analyse par retour en arrière (voir vidéo N° 2). Le monde dentallife s’inscrit dans cette dynamique de simulation ainsi que la salle d’urgence de l’impérial college of London. • Le monde virtuel comme lieu d’immersion dans un élément de savoir, comme processus spécifique. Les acteurs sont immergés dans une représentation du savoir (exemple des champs magnétiques) et interagissent avec l’environnement. Il semble qu’il soit possible, à ce stade, de croiser les travaux de ceux qui œuvrent dans les mondes virtuels et ceux qui développent des systèmes 3D. • Le monde virtuel comme instrument de co-construction des savoirs – Dans certains domaines il est possible d’utiliser le monde virtuel comme lieu de construction de concepts. L’exemple de collaboration entre une université américaine et une université Égyptienne est un bon exemple :« Visionaries like Dr. Amr Attia from Cairo’s Ain Shams University and California-basedarchitect David Denton, have volunteered countless hours and joined forced with KaraBartelt at the USC School of Architecture to organize this project, with modest supportpledged from the United States Department of State to realize Obama’s ‘Kansas to Cairo’vision – a project they first discussed at a panel hosted by the State Department last June(read more about this architectural panel held in Second Life on america.gov or watchvideo coverage here). » Source (Credit) Arch virtualOn dépasse le cadre classique du cours frontal immersif distant, ou l’immersion dans unconcept immersif déjà construit pour entrer dans le domaine de la co-construction entreenseignants et apprenants. Le monde virtuel est LE lieu de création.Je pense, mais cela reste à démontrer, que les modes de tutorat sont à adapter auxmodes de représentations virtuelles. Jacques Rodet doit pouvoir répondre de façonsavante à mon affirmation largement péremptoire à ce stade de l’analyse. 10
  11. 11. Monde virtuel et tutorat – Causerie avec christophe Batier et Jacques RodetUne causerie grand format organisée par Christophe Batier de Lyon 1 service ICAP. Nousavons eu le plaisir de converser avec Jacques Rodet (blog t@d et la revue Tutorale) surles liens croisés existants entre les pédagogies immersives et les besoins du tutorat.Jacques Rodet est le spécialiste du tutorat en ligne il intervient à l’IUT de Vélisy(université de Versailles), à Rennes, à Toulouse le Mirail et§ Limoges. Pour ma part jetravaille sur les enjeux des mondes virtuels et plus précisément sur la notion d’invarianceen monde immersif et sur la perturbation du temps et de l’espace dans les dispositifsnumériques.« A chaque fois qu’il y a eu innovation, la question tutorale est venue plus tardivement , ons’est d’abord focalisé sur les outils, sur les nouvelles manières de mettre en forme lesmessages, on s’est intéressé à l’enseignement et beaucoup moins au support àl’apprentissage c’est-à-dire comment on on peut aider les apprenant à atteindre leursobjectifs. /…/ Ce n’est pas anormal qu’aujourd’hui on ne parle pas de tutorat dans lesmondes virtuels parce que c’est quelque chose en émergence« - Jacques Rodet Unpassage tiré de cette causerie grand format qui donne le ton de cette discussion mais biend’autres sujets sont abordés.Un moment agréable de réflexions croisées en pleine torpeur estivale. Merci à ChristopheBatier d’avoir provoqué cette rencontre, merci à Jacques d’avoir interrompu ses vacances.NB : Cette vidéo a été réalisée à la bibliothèque universitaire de Lyon 1, un lieu magnifiquepour sa conception, son design et son panorama. Mondes virtuels et formation – Elearning aux urgencesLa formation dans le secteur de la santé – Les urgences (SAMU)Après les dentistes, les urgentistes. Le monde de la santé est actif dans les mondesvirtuels, la formation investit second life de façon efficace. J’ai réalisé l’interview deLaurent Gout qui développe des séances de formation inworld. Il est très intéressant del’écouter car au-delà des enjeux strictement disciplinaires, on retrouve un ensembled’invariants pédagogiques comme, le scepticisme ambiant, le manque de moyen, le tempsnon compté. C’est aussi une valeur ajoutée certaine qui se dégage des constructions, lacapacité à générer des scénarios pédagogiques et surtout une conviction de chaqueinstant. Le facteur de réussite tient à l’enthousiasme indéboulonable de « bricoleur » de 11
  12. 12. génie. Et si l’institution s’intéressait vraiment à leurs expériences ? Loin des fantasmes del’industrialisation des processus de formation, ces travaux sont les fils d’un écheveau qu’ilconviendrait de transformer en belle étoffe.Cette entrevue est la première d’un cycle que je vais engager sur 2011 – 2012 et qui ira del’université à la maternelle. Mon objectif est de constituer une base d’usages à find’analyse des enjeux pédagogiques en immersionLes invariants cités • La simulation • Recréer des situations exceptionnelles • La collaboration • Le temps • L’espace • La motivation • travailler en dehors des heures statutaires • Le financementLes avatars et la simulationDans le travail qui est présenté il faut noter que les avatars ont un rôle particulier. Il estnécessaire de différencier les rôles des acteurs, ce qui passe par une identificationvestimentaire (habits de pompiers, de gendarme, d’urgentiste …). De même les gestessont importants, ce qui nécessite la présence de scripts spécifiques (s’accroupir, lever,prendre, accomplir un geste de technique professionnelle …). Il est aussi nécessaire dedisposer d’objets « buildés » spécifiques comme les camions de pompiers, l’hélicoptère,l’ambulance … Par extension on imagine bien l’invariant pour les simulations enimmersion. Un jeu juridique nécessiterait de représenter des fonctions (avocats, juges,greffiers, gendarme, police, témoins etc). on peut même imaginer des scénarioscomplexes en mêlant justice et médecine légale ( le médecin légiste délivre les ITT outreles très médiatisées autopsies). Les possibilités de scénarios semblent très importantes. Dental life – Apprendre en immersionAprès deux ans de pratique et d’observation du e.learning en monde virtuel, j’engage ledeuxième volet de mon travail. Rencontrer les autres acteurs de la e.éducationimmersive. Y a t-il au-delà des enjeux disciplinaires des invariants pédagogiques dans lesmondes virtuels ? Mes premiers travaux seront une immersion dans le monde de la santé(un dentiste, un urgentiste).Première rencontre avec Bill Walach du monde Dental Life, monde consacré comme sonnom l’indique à la formation en odontologie. Bill Walach est chirurgien dentiste,enseignant, passionné et gérant Dental Life (Twitter).Ma première immersion, guidée par Bill Walach, m’a fortement impressionnée car cetteconstruction repose sur des invariants que j’ai souvent décrit (mais que j’avais peu 12
  13. 13. rencontré jusqu’alors). Les premières caractéristiques observées qui me paraissentsignificatives sont les suivantes : • Le choix de filtrer les entrées. On ne peut accéder à Dental Life qu’après identification et inscription ; • L’entrée dans le monde est facilitée par un môle d’accueil très pédagogique, le plan des lieux notamment. Le monde est renseigné par une cartographie précise, de même la présence d’un bot permet un dialogue même en l’absence physique de participants ; • Une zone est dédiée à l’explication des enjeux manipulatoires (gestion de l’avatar, déplacement) et aux enjeux sociaux (rappel des règles de politesse notamment) ; • Une zone de formation avec des ressources dédiées ; • Une zone de serious game où il est possible de tester des scénarios professionnels. J’ai assisté à une crise d’asthme d’une patiente (je suppose qu’il s’agit de cela puisqu’il fallait administrer de la ventoline) • Une zone de conférence dans un grand amphithéâtre.SimulationCe monde mérite qu’on lui porte une attention particulière. Je vais réaliser une entrevueavec Bill Walach après mes vacances et le questionner sur la place des mondes virtuelsdans la formation des dentistes, sur l’impact de la simulation en dispositif d’apprentissage,l’accueil qui est réservé, par la profession et les acteurs des dispositifs d’apprentissage,aux environnements immersifs. Je lui demanderai aussi, bien évidemment, pourquoi avoirchoisi second life comme plateforme de développement. Bill Walach est – il le seul à gérerce monde ou a t-il réussi à créer une chaîne de formation qui répartit les compétences ?Je poserai aussi la question indispensable du temps, combien de temps consacré à ceprojet et comment l’institution se positionne t-elle face à cette innovation ? Bill Walach est-il perçu comme un geek, nerd mangeur de pizza ou a t-il l’oreille de l’institutionreconnaissante, convaincue des enjeux de la R&D ? Circuler inworldLa conception d’un dispositif de formation dans un monde virtuel modifie les rapportsd’échelle spatiaux. Au quotidien (IRL) le groupe formation se retrouve dans une salle declasse, un amphithéâtre, un(e) ? carrel (Dans une médiathèque, box individuel qui permetà l’utilisateur de s’isoler. Il existe des carrels simples ou doubles. en bibliothèque –Source). Le seul repère dans l’espace à prendre en compte est l’existence d’étages dansle bâtiment de l’institution de formation. L’acte de formation stricto sensu s’exerce sur unesurface plane.Dans les mondes virtuels il est loisible de construire, par conséquent d’évoluer, dansl’espace. On peut évoluer au sol mais aussi en altitude. La conception, les scénarios desmodules doivent tenir compte de cette nouvelle géographie en intégrant des systèmes derepérage ad hoc. La cartographie 3D doit être intégrée dans les modules de formation,sous peine de ne pas transmettre toutes les clés de la formation.Plusieurs possibilités dans les scénarios : 13
  14. 14. • Reproduire le réel – Hauteur des bâtiments, insérer le vol des aéronefs, intégrer les fonds marins ….• Construire un monde plus scénarisé qui intègre des espaces de vie au sol, dans les airs, dans les fonds marins. L’imagination est au pouvoir pourvu qu’elle soit expliquée. 14
  15. 15. 15
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  17. 17. L’ordre numérique règne – Le règne du DIY pédagogique ?- L’ordre numériqueLa fin de l’année scolaire arrive avec la période des bilans. J’ai produit mon bilan sur lesmonde virtuels, mon bilan d’activité enseignante (les succès, les insuccès, les joies et lesdésillusions). Le blog sera encore en activité pendant quelques jours (avant la ruptureestivale). J’ arriverai probablement au constat que les doutes sont toujours plus nombreuxque les certitudes.En une année j’ai lu une grande quantité d’articles sur le numérique, suivi les tweets, lu lapresse syndicale, les déclarations des politiques mais je n’ai pas lu un seul billet quimettait en cause la place du numérique dans l’enseignement. Et pourtant en quelquesannées notre métier a fortement évolué, le virage pris est à 360°.Retour en arrière, fin des années 80. Quelle aurait été la réaction d’un enseignant si on luiavait demandé de rédiger un manuel ou de produire ses polycopiés en complément deses cours ? Je suppose que la réaction aurait été vive. J’imagine assez facilement lesarguments – « il y a des livres pour cela » – « Cela ne fait pas partie de mes attributions »– « Je n’ai pas les compétences » – « Je ne sais pas suffisamment bien écrire » – 17
  18. 18. « Comment assumer cette charge de travail, en plus des préparations, des cours et descorrections » – « en plus c’est pas payé » – « il y a des spécialistes pour ça » – « Rédigerun polycopié et/ou un livre ça prend du temps, je ne veux pas créer mes outils àdomicile« . Un ensemble d’arguments qui paraissent rétrospectivement cohérents etjustifiés. On aurait pu essayer de tempérer le propos en proposant de travailler encollectif. Là encore je ne suis pas sûr que l’argument eu été plus percutant.30 ans plus tard, un changement radical, l’enseignant est devenu (à dose plus ou moinsforte) créateur de ses ressources supports, il pioche des informations en ligne, il coopère,il collabore, il investit les réseaux.Le métier d’enseignant s’est métamorphosé, au final, sans trop de remous. L’ordrenumérique règne. Nous sommes passés du stade, où celui qui dispense un savoir à l’aidede ressources fournies, à celui qui dispense du savoir en créant ses ressources. Une (r)évolution qui s’est opérée dans le plus grand calme. Une lente conversion, inexorable,implacable et qui met à mal l’idée que les enseignants sont des conservateurs figés dansdes conceptions dépassées.De l’enseignant acteur à l’enseignant concepteur, des processus industriels à la culture duDIY (do it yourself) ? et si c’était la tendance lourde ?Il faudra être attentif dans les années à venir aux tensions (plus ou moins fortes) quis’exerceront entre les tenants des solutions industrielles de formations et les tenants dessolutions « bricolées » à l’aide des outils hétérogènes en ligne de type web2.0 et bientôtdu cloud.Nous allons de plus en plus nous concentrer sur l’interprétation de l’oeuvre et de moins en moins gloser sur la structure de la partition.A cet instant, il me semble que la solution est entre les deux c’est-à-dire des plateformesconçues par des spécialistes de l’informatique mais qui laissent une grande autonomie deconception aux utilisateurs (parce qu’elles s’ouvrent sur la toile). Il me semble que lasolution mise en place par ICAP de Lyon 1 et sa plateforme spiral (spiral connect) est uneréponse à cette question, c’est probablement la direction vers laquelle il faut regarder.Pour achever ce dernier billet de la saison 2010 – 2011 je vais paraphraser la formule dePierre Frakowiak dans sa chronique sur Educavox » bien sûr vous n’êtes pas obligéd’être d’accord. » Virtuel mais …La lecture de nombreux billets sur les mondes virtuels, la mise en place d’un site decuration sur la pédagogie en monde virtuel, le suivi quotidien de ma timeline sur twitterm’amènent à rédiger un billet de cadrage conceptuel. Le terme virtuel est utiliséfréquemment et je constate que des confusions émergent. Monde virtuel, classe virtuelle,bureau virtuel, espace virtuel … Je propose de mettre en ligne quelques définitions pourbaliser le terrain conceptuel.Étymologie du mot virtuel 18
  19. 19. Dérivé du Latin Virtus la forceÉtymol. et Hist. A. 1. a) 1477-81 philos. « relatif à une faculté de l’âme » (Le Sommeabregiet de theologie, éd. Chr. Michler, p. 136: [lâme connaît Dieu] par intelligence, c’est adire par icelle excellence virtuele); b) 1760 subst. (Bonnet, Essai analytique sur lesfacultés de l’âme, chap. 15, p. 169: le virtuel de ces Effets); 2. 1526 « qui a de la vertu, dela puissance » (J. Bouchet, Opuscules du Traverseur, sign. F 7 vo ds Gdf. Compl.: par actevirtuel). B. 1. 1480 méd. « qui n’est qu’en puissance » (Le Regime pour conserver etgarder la santé du corps humain, éd. P. Willett Cummins, 45 ro: chaleur victuale [sic] (duvin)); 1534 (Le Guidon en françoys, 200a ds Rom. Forsch. t. 32, p. 182: chaleur actuelle[...] chaleur virtuelle et potentialle [attest. non retrouvée ds léd. de 1503]); 2. a) 1717mécan. vitesses virtuelles (J. Bernoulli, let., 26 janv., citée in P. Varignon, Nouv. mécaniqueou statique, t. 1, 175 ds Quem. DDL t. 41); 1799 principe des vitesses virtuelles (P. S.Laplace, Traité de mécanique céleste, t. 1, p. 41); 1740 force virtuelle (Marquise duChâtelet, Institutions de phys., p. 399 ds Quem. DDL t. 41, s.v. force morte: ces mots deForce morte, ou Force virtuelle, et de Force vive); 1858 moment virtuel (Chesn.); 1873travail virtuel (Littré); b) 1964 travail virtuel « somme des travaux élémentaires accomplispar les forces appliquées à un système de solides soumis à des déplacements fictifs ouvirtuels » (Rob.); 3. 1757 opt. foyer virtuel (Encyclop., s.v. foyer); 1859 image virtuelle(L’Année sc. et industr., 3e année, t. 1, p. 99: chacune de ces images, virtuelles pour ainsidire, est vue par chacun des deux yeux de l’observateur); 1872 image virtuelle (Littré Add.,s.v. image); 1964 point virtuel (Rob.); 1964 objet virtuel (Lar. encyclop.); 4. 1963 phys.atom. (L. de Broglie, Bases interprét. mécan. ondul., p. 2: échange de photons virtuels);1964 état, niveau virtuel d’un noyau; processus virtuel de l’émission d’une particule (Rob.);1964 quantum virtuel (Nucl.); 5. 1972 informat. mémoire virtuelle (M. Ginguay, Dict.d’informat. fr.-angl., Paris, Masson, s.v. mémoire). Empr. au lat. médiév. et scolast. virtualis« virtuel, potentiel » (mil. xiie s., Isaac de L’Étoile, De anima ds Blaise Latin. Med. Aev.; xiiies. ds Thomas-Lexikon 1895), dér. du lat. class. virtus (vertu*). En angl. virtual est att. dès1398 sous la forme vertual (ds NED); en opt. 1704 virtual focus, 1831 virtual image (ibid.);en phys. atom. 1931 virtual level (ds NED Suppl.2) et en informat. 1959 virtual memory(ibid.). Source http://www.cnrtl.fr/- VIRTUEL, adj. GDC : virtuel ; FEW XIV, 518b : virtus] « Qui n’est qu’en puissance » -Source Dictionnaire du moyen françaisMonde virtuelUn monde virtuel est un monde créé artificiellement par un logiciel informatique et pouvanthéberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars ayant la capacitéde s’y déplacer et d’y interagir 1. La représentation de ce monde et de ses habitants est endeux ou en trois dimensions.Ce monde peut simuler le monde réel, avec ses loisphysiques telles que la gravité, le temps, le climat, la géographie ou tout au contraire êtrerégie par d’autres. Les lois humaines peuvent également être reproduites. Lacommunication entre les utilisateurs se fait le plus souvent sous forme de texte (ou audio).Source WikipédiaEnvironnement 3D pour l’enseignement et l’apprentissage« Les environnements virtuels en trois dimensions (3D) (voir également les pagesEnvironnement interactif 3D et Virtual environment) sont caractérisés dans la littérature(notamment par Roussou, 2004) par deux éléments indissociables : l’immersion dans un 19
  20. 20. monde, (ou réalité virtuelle) et l’interaction avec des objets 3D modélisés (objetsd’apprentissage, avatars). D’autres auteurs (Dillenbourg, Schneider & Synteta, 2002),insistent également sur la composante sociale et collaborative de tels environnements(“Educational interactions occur in the environment, turning spaces into places”, et ladiversification technologique et pédagogique qui les caractérisent (“Virtual space is aspace for innovation” [...] : “For teachers, a virtual space is an open space, a space wherethey can try new approaches.”). Harms (2000) précise encore : “Virtual reality incorporatescharacteristics that lend it significant potential : immersion, presence, direct engagement(user involvement), immediate visual feedback, autonomy and interactivity.” Dans lalittérature, on retrouve plusieurs termes dont le sens est proche : réalité virtuelle(immersion sensorielle dans un monde numérique), environnement virtuel (synonyme deréalité virtuelle, environnement permettant à des utilisateurs de réaliser des tâches dansun lieu virtuel) et enfin espace virtuel (lieu de la réalité virtuelle, organisé spatialement etmétaphoriquement), (Ott, 1999). Dans cette petite contribution, nous nous intéresseronsplus particulièrement au potentiel d’utilisation des environnements virtuels 3D pourl’enseignement et l’apprentissage des sciences. » Source EdutechwikiCommunauté virtuelle« Une communauté virtuelle est un groupe de personnes qui communiquent parl’intermédiaire de courriels, internet, courrier, téléphone, pour des raisons professionnelles,sociales, éducatives ou autres. Le mot virtuel est employé pour signifier qu’il ne s’agit pasde communication face à face.Le terme ‘communauté virtuelle’ (virtual community) est attribué au livre du même nom,publié en 1993 et écrit par Howard Rheingold.Certaines communautés sont purement virtuelles, d’autres se prolongent dans la réalité :le Web permet de gérer des plannings, organiser des réunions, passer des informations.La relation entre un individu et la Communauté Virtuelle évolue : il commence par être unbadaud (observateur ou lurker), puis il devient un novice (il commence à participer),ensuite il devient un habitué, après il sera peut-être un leader, il finira en étant un senior(qui se désintéresse peu à peu) 1,2.Exemples de communautés liées au Web : Usenet, sites de messagerie, Wikipedia,MySpace, Second Life… » – Source wikipédia« Dillengbourg & al., (2003, p. 11) sont de l’avis que cet adjectif « virtuelle » est souventmaladroitement adjoint au terme communauté. En fait, cet adjectif se réfère plutôt à un« mode de communication » de la communauté. Ces chercheurs confirment que lescommunautés virtuelles sont bien réelles. Il s’agit alors d’un contexte dans lequel sedéroulent des interactions, émotionnellement chargées, entre des personnes humaines,qui adaptent leurs modes d’interaction à ce contexte. Or, le terme « virtuel » indiquesimplement qu’une partie importante des communications reposent sur des outils decommunication électronique.Le terme de communauté virtuelle est apparu pour la première fois dans l’ouvrage deHoward Rheingold, Les communautés virtuelles, en 1995« . Source Edutech wikiClasse virtuelle 20
  21. 21. La classe virtuelle permet de réunir en temps réel sur Internet, ou un autre réseauinformatique, des participants et un formateur qui peuvent notamment, discuter, se voir,visionner des documents, des vidéos, réaliser des quizz, partager leur écran. Ainsi, laclasse virtuelle recrée à distance les conditions d’une formation en salle traditionnelle.Grâce à ses outils interactifs et pédagogiques, elle permet d’organiser des formations àdistance aussi efficaces que celles réalisées sur le terrain. WikipédiaLa classe virtuelle désigne la simulation d’une classe réelle. La diffusion du cours se fait àl’aide d’une solution réseau, à une date et une heure précise (synchrone) auprèsd’apprenants éloignés géographiquement. Cet environnement intègre des outilsreproduisant à distance les interactions d’une salle de classe – EducnetBureau Virtuel« DéfinitionUn espace numérique de travail (ENT) est un portail internet éducatif permettant à chaquemembre de la communauté éducative d’un établissement scolaire, d’accéder, via un pointd’entrée unique et sécurisé, à un bouquet de services numériques en relation avec sesactivités.CaractéristiquesL’ENT permet d’offrir à chacun des acteurs du système éducatif et notamment aux élèves,aux enseignants et aux parents un accès simple à travers les réseaux à l’ensemble desservices numériques en rapport avec son activité (par exemple : gestion ou consultationdes absences, des notes, du cahier de texte de la classe ; diffusion et consultation desupport de cours, de devoirs ; travail collaboratif, accès à des ressources ou des manuelsnumériques…).Tout utilisateur peut ainsi, où qu’il soit, à partir d’un simple accès internet, retrouver sonenvironnement de travail habituel, ses documents, ses ressources, communiquer avecson entourage, collaborer avec ses pairs, accéder à des services en ligne spécifiques.C’est particulièrement important pour l’élève qui peut ainsi, depuis tout lieu connecté àInternet (de son domicile, d’un Espace Public Numérique, de l’entreprise où il effectue sonstage, de l’hôpital, …) entrer en communication avec ses interlocuteurs et poursuivre sonactivité en disposant de l’ensemble de ses ressources. Jean-Michel Leclercq , chef deprojet ENT SDTICE (sous-direction des technologies de l’information et de lacommunication pour l’éducation)Quel terme employer ?Un espace numérique est aussi appelé communément :cartable numérique ou bureau virtuel ou environnement numérique de travail.On recommandera cependant l’appellation « espace numérique de travail » ou « ENT ». »- Source EducnetEspace virtuel“Tout lieu physique possède désormais une ombre informationnelle” Nicolas Nova – CITICnumérique et espace urbain – Millénaire 3Cyberspace 21
  22. 22. - Cybernétique 1834, Ampère, D’apr. L., au sens politique ; spécialisé au XXè s. : grKubernan; gouverner. Cybernéticien XXe s.cyber, abrev de l’angl cybernetics cyberspace 1995, anglo améri. Cyberspace, de space,espace – Source Dictionnaire Etymologiquebet historique du Français – Larousse- « Cyberspace : mot d’origine américaine, employé pour la première fois par l’écrivain descience fiction William Gibson en 1984 dans le roman Neuromancien. Le cysberspace ydésigne l’univers des réseaux numériques comme lieu de rencontre et d’aventures, enjeude conflits mondiaux, nouvelle frontière économique et culturelle. Il existe aujourd’hui dansle monde un foisonnement de courants littéraires, musicaux artistiques, voire politique seréclamant de la cyberculture »Le cyberspace désigne moins des nouveaux supports de l’information que les modesoriginaux de création, de navigation dans la connaissance et de la relation sociale qu’ilspermettent. Pour mémoire, on citera dans le désordre d’une liste hétéroclite et non close :l’hypertexte, le multimédia interactif, les jeux vidéos, la simulation, la réalité virtuelle, latéléprésence, la réalité augmentée (l’environnement physique est truffé de capteurs, demodules intelligents et communicants à votre service), les collecticiels (instruments d’aidesà la coopération), les programmes neuro mimétiques, la vie artificielle, le systèmesexperts, etc. Tous ces dispositifs trouvent leur unité dans l’exploitation du caractèremoléculaire de l’information numérisée. Divers modes d’hybridation entre ces techniqueset les médias classiques (téléphone, cinéma, télévision, livres, journaux et musées) sont àprévoir dans les années à venir. Le cyberspace constitue un champ vaste, ouvert, encorepartiellement indéterminé, qu’il ne faut pas réduire à une seule de ses composantes. Il avocation à interconnecter et interfacer tous les dispositifs de création, d’enregistrement, decommunication et de stimulation. » Sourec Pierre Lévy l’intelligence collective – Pour uneanthropologie du cyberspace – Éditions de la découverte – 1994Mémoire virtuelle« Espace du disque dur interne d’un ordinateur qui vient seconder la mémoire vive, Elle seconcrétise par un fichier d’échanges (fichier swap), lequel contient les données nonsollicités constamment. La mémoire virtuelle, comme son nom l’indique, sert à augmenterartificiellement la mémoire vive. Elle est aussi moins performante. » Source Futura techno Monde virtuel et formation – QuestionsLe travail et la réflexion en monde virtuel fait émerger des questions. Il est important de nepas confondre les enjeux marketing des sociétés qui vendent des solutions de formationen monde virtuel et les questions de recherche. Ma réflexion consiste à imaginer lessystèmes sous tous les angles.Le schéma ci-dessous propose d’aborder des questions qui ne semblent plus contestéeset pourtant …Exemple : 22
  23. 23. « Les mondes virtuels permettent de gérer les déplacement pour les territoires rurauxexcentrés » – Quelles sont les politiques d’équipements des zones rurales ?« Les mondes virtuels participent à la politique de développement durable » – Quel est lebesoin en serveurs pour générer des mondes virtuels ?« Les digitals natives savent tous manipuler des avatars » 1 ) est ce vrai ? 2 ) est cesuffisant ?Le schéma ci-dessous est un début de réflexion, les idées mises en forme serontdéveloppées dans d’autres billets à venir Texte colloque e.learning Lyon 3 Les invariants pédagogiques en E.learningJe remercie la FDV, l’université Lyon 3 Jean Moulin, le professeur Hervé Croze, GéraldDelabre, Yann Bergheaud de m’avoir invité pour ce colloque. Fidèle et discrret participantdepuis quelques années je me retrouve à cette table comme intervenant. Je mesure à sajuste valeur l’honneur qui m’est accordé.La feuille de route qui m’a été remise me demande d’évoquer les invariants pédagogiquesen E.learning Un intitule bref mais riche en contenuJ’ai choisi, dans la masse des solutions E.learning, de mettre la focale sur les mondesvirtuels et leurs fonctionnalités pédagogiques et les invariances. Parce que je les pratiqueavec mes étudiants, parce que je collabore à la FDV pour la partie monde virtuel. Je vaisévoquer les mondes virtuels mais le propos est plus large et peut s’appliquer assurémentaux e.learning en général.J’ai intitulé mon intervention la stratégie du billard, ce qui peut paraître suprenant mais lesmondes virtuels sont des univers proches des jeux, les jeux sérieux, les serious games dit-on aujourd’hui. Ce sont des mondes en 3D, crées artificiellement par un logicielinformatique dans lesquels les acteurs via les avatars entrent en interaction. (c’est cequ’en dit wikipédia)Le billard, est-il besoin de le rappeler, est un jeux composé d’une table sur laquelle ondépose des boules. On les fait s’entrechoquer avec un outil nommé queue. Selonl’adresse, l’entrainement du joueur, le mouvement impulsé, permet de marquer des pointsen faisant entrer les boules dans les trous de la table (pour le billard américain en tout cas) 23
  24. 24. Les structures de l’enseignement et des apprentissages, à bien des égards, sont prochesdu jeux de billard. Nous devons agencer des éléments hétérogènes, les unir, les choquerentre eux pour mener à bien la mission de formation.En outre, le jeu de billard a fait naître le terme de bricolage. Si l’on s’attarde surl’étymologie du mot le dictionnaire dit : BRICOLER - «Dans son sens ancien, le verbe « bricoler » sapplique au jeu de balle et de billard /.../ toujours pour évoquer un mouvement incident: celui de la balle qui rebondit» ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1480 intrans. « aller par-ci, par-là » (Sottie des Vigiles de Triboulet [Rec. Trepperel I, pièce X] vv, 55-58 dapr. Kwart. neofilol. t. 1, p. 75); 1611 « jouer en utilisant la bande (au jeu de paume, au billard) » (Cotgr.); doù 1616 « ricocher (en parlant dune balle, dune bille) » (Aub. Hist. I, 312 dans Gdf. Compl.); 2. xvie s. intrans. « dire des mensonges » Accessoirement C’est «se livrer aux pratiques de l’amour» mais là n’est pas notre propos.Bricoler - Bricolage - Un terme qui nous intéresse au premier chef.Les mondes virtuels, s’ils font l’objet de nombreuses publications, restent dans leurdimension opérationnelle des objets complexes, nous les abordons encore souvent par leprisme de l’usage, de l’expérience, de la recherche action.Nous avons tous commencé par un stade de bricolage, nous avons tatonné, nouscontinuerons certainement à tatonner tant les progrès technologiques sont rapides.L’objectif à terme étant bien sûr de stabiliser nos pratiques, de les scénariser dans unecertaine mesure.L’enseignant va chercher à aller du bricolage vers l’invariance à la manière du joueur debillard qui sait rendre sûr son jeu en combinant la disposition des boules sur la table,l’inclinaison de la queue de billard, la force du coup donné et leur incidence sur les bandes(rappel d’un principe évoqué précédemment)1.Bricoler pour avancerJe vais commencer mon propos par une provocation et si le travail en monde virtuel n’étaitau final que du bricolage ?Ne serions nous que des artisans au champ instrumental clos ? (Claude Levi Strauss - Lapensée sauvage) Et si l’enseignant qui exerce, «le cas échéant» une pédagogie de typenumérique instrumentée n’était au final qu’un bicoleur ? Un artisan au champ instrumental 24
  25. 25. clos, celui qui doit «toujours s’arranger avec les « moyens du bord» ? Ce n’est pas moi quiparle, bien évidemment, mais Claude Levi Strauss dans la pensée sauvage.« Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à ladifférence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matièrespremières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet: son universinstrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyensdu bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux,hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avecle projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultatcontingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir lestock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures.L’ensemble des moyens du bricoleur n’est donc pas définissable par un projet /…/ » -Claude Levi Strauss La pensée sauvage 1962 AgoraJe sais le propos est provocateur, qu’il grossit le trait, mais il permet de prendre un tempsde pause, une réflexion.La notion de bricolage est très présente dans la littérature, on peut s’appuyer sur quelquespassages utiles et significatifs. Deux passages de livres. Le cas de Demarty dans le livrede Robert Lihnart dans «l’établi» et le passage de Monsieur Quignon dans le livre deFabienne Hanique «le sens du travail»DemartyAprès les évènements de 68, Robert Linhart intègre l’usine Citroën et les chaines demontage de 2 CV. Il y décrit un ouvrier, Demarty, chargé de «décabosser» les ailes. Pouraccomplir sa tâche, il a, au fil du temps construit un établi ...«Le plus étonnant, cest son établi. Un engin indéfinissable, fait de morceaux deferraille et de tiges, de supports hétéroclites, détaux improvisés pour caler les pièces,avec des trous partout et une allure dinstabilité inquiétante. Ce nest quuneapparence. Jamais létabli ne la trahi ni ne sest effondré. Et, quand on le regardetravailler pendant un temps assez long, on comprend que toutes les apparentesimperfections de létabli ont leur utilité : par cette fente, il peut glisser un instrumentqui servira à caler une partie cachée ; par ce trou, il passera la tige dune souduredifficile» - L’établi de Robert Lihnart (1978)Monsieur QuignonFabienne Hanique analyse les stratégies de la modernisation de l’entreprise LaPoste. Elle s’attache à conduire «la modernisation des agents», pour transformerles postiers en «acteurs associés au changement».Dans ses observations, elle analyse le cas de Monsieur Quignon, un vieuxmonsieur qui vient quotidiennement au bureau de poste pour vérifier l’état deson compte postal. Tous les agents savent que Monsieur Quignon ne perçoit quedeux fois par mois sa maigre pension, le reste du temps le compte est vide. Lesimpératifs de rentabilité imposeraient de consacrer le minimum de temps à ceclient. Pourtant... à l’encontre des règles managériales qui recommandent unedistance avec le client, une rentabilité et une rapidité de l’opération, les 25
  26. 26. guichetiers s’occupent de Monsieur Quignon, lui consacrent du temps. Ilsprennent le temps de vérifier chaque jour son compte postal, ils lui adressent unmot gentil même si le résultat est connu d’avance. Les guichetiers ont bricolé larègle, ils l’ont adapté en fonction des besoins locaux.«Elle serait alors conduite, pour faire face à des situations codifiées, à produiredes «inventions» ou des «bricolages» que l’absence de validation du collectifrenverrait au rang de transgressions.» - Le sens du travail - Fabienne Hanique(2002) - éresLes premiers pas dans les mondes virtuels sont souvent de l’ordre du bricolagemais la pratique amène à dégager des invariants d’usage qui serviront de base àune scénarisation à fin de mutualisation. ils permettront de définir les contoursde la formation et d’isoler la plus-value formative.C’est aussi un point essentiel de la théorie de Célestin Freinet« Cest une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquerà établir, sans autre parti-pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à lalumière de lexpérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendronspour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Codepédagogique ...» 1964. Il distingue 30 invariants, le 30ème flirtant avec la notion debricolage :«Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action: cest loptimiste espoir en la vie»Le choix d’investir un monde virtuel pourrait apparaître comme la énième solution enmatière de e.learning, une solution gadget et pourtant ... Travailler dans un univers 3Dsemble modifier certains des enjeux de la formation en ligne.• Se rencontrer dans un environnement 3D ;• Travailler dans un environnement 3D ;• Interagir dans un environnement 3D ;• Penser l’organisation des ressources en 3D ;• Comment construire du social dans un environnement 3D ? ;• Simplement se rencontrer ou se recontrer et produire des ressources en immersion ?Ces mondes vont contraindre les acteurs du dispositif de déconstruire les pratiques duréel pour les reconstruire dans le virtuel.Quels sont ces invariants ?2.Les invariants pédagogiques 26
  27. 27. Pour appuyer mon propos je me réfèrerais aux travaux menés tant dans mes cours qu’à laFDV (cette année la première promotion à reçu son diplôme de droit des affairescanadians). Des projets structurés commencent à émerger.Les mondes virtuels par leur spécificités imposent aux utilisateurs de déconsruire leurspratiques du réel pour les reconstruire dans le virtuel.Parmi un ensemble d’invariants j’ai choisi de porter l’attention sur plusieurs d’entre eux,ceux qui me paraissent les plus signigicatifs. Les autres feront l’objet de publicationsfutures. • Les invariants d’usage ; • Les invariants technologiques ; • Les invariants cognitifs ; • Les invariants de formation ; • les invariants de temps et d’espace ; • les invariants de certification.Mon propos est la pédagogie dans les mondes virtuels c’est-à-dire la capacité àtranscender la somme des outils utilisables en e.learning. Le risque de l’effet diligence.Second life, opensims, assemblive représentent un ensemble de solutions immersives. Ilest loisible de les instrumenter pour bâtir un dispositif de formation. Faut-il s’attarderuniquement sur les caractéristiques techniques du monde virtuel ? Ou s’interroger surles fonctionnalités qu’ils génèrent ? Comme dans toute démarche pédagogiqueinstrumentée il me semble primordial de privilégier a priori l’intention pédagogique.Mon propos n’est pas de donner un prix de vertu à tel procédé technologique et de voueraux gémonies telle autre solution. Ce qui importe est la capacité du concepteur àinstrumenter les fonctionnalités de l’outil dans le dispositif de formation. Il estfondamental de se poser quelques questions préalables :• Pour quelles raisons ai je l’intention d’ utiliser un monde virtuel ? La vidéo n’est-elle pas une solution plus opportune ? Une plateforme de type classe virtuelle n’est-elle pas mieux adaptée ?• Quel est mon contexte de formation ?• Quelle est la plus-value pédagogique du monde virtuel par rapport à mes anciennes constructions ?• Quel monde virtuel utiliser ? Chacun des mondes génère ses spécificités technologiques. Elles renvoient directement aux problématiques de l’enseignant et de son enseignement.• Quelles sont mes compétences à l’instant ou je me lance dans ce travail ? Quelles sont les compétences à acquérir ? 27
  28. 28. A défaut de réflexion prélable on prend le risque de l’innovation pour le «plaisir» del’innovation. A vouloir uniquement centrer sa démarche sur l’innovation on s’expose àsombrer dans ce que nomme Jacques Perriault «l’effet diligence» c’est-à-dire :«Une invention technique met un certain temps à s’acclimater pour devenir uneinnovation, au sens de Bertrand Gille, c’est-à-dire à être socialement acceptée. Pendantcette période d’acclimatation, des protocoles anciens sont appliqués aux techniquesnouvelles. Les premiers wagons avaient la forme des diligences» - wikipédiaIntroduire un monde virtuel dans ses pratiques mais continuer à travailler selon desanciens protocoles. Il est fondamental de s’interroger sur les fonctionnalités pédagogiquesdes mondes virtuels. L’usage contibue largement à poser les bases d’une probable etfuture scénarisation à fin de mutualisation. Les travaux actuels de Gérald Delabre au seinde la FDV participent à ce travail de construction.• Des invariants technologiquesBien qu’ayant rappelé que l’intention pédagogique prime, il n’en reste pas moins quel’usage est cependant conditionné par le choix des outils qui serviront de supports audéveloppement des dispositifs d’apprentissage.Les enjeux technologiques sont nombreux. L’outil s’il est assurément riche enpotentialités pédagogiques doit être configuré pour être adapté au module de formation.Il est nécessaire d’identifier ses besoins et de les confronter aux caractéristiques desmondes virtuels :Les questions de bases indispensables (incontournables) :• La taille des logiciels des viewvers ;• La compatibilité Mac ou PC ;• La nature du débit internet des acteurs du dispositif (fibre, adsl, 3G, filaire ou wifi, cybercafé ...) ;• L’équipement informatique des acteurs ;Dans une configuration de formation internationale, certains mondes virtuels peuvententraîner une impossibilité pour certains d’apprendre (logiciels trop volumineux, besoinsde bande passante importante)• Des invariants cognitifsSeul face à la machine est un des enjeux cognitifs forts. Les acteurs qu’ils soientprofesseurs ou étudiants doivent apprendre une nouvelle perception des relations dansles mondes virtuels. Dans le monde réel on perçoit grâce à la vue et à l’ouie la 28
  29. 29. communication verbale et non verbale. Dans les mondes virtuels, les enjeux sontdifférents• Une inversion des attitudes, il faut faire confiance à la machine (à défaut de manisfestation de détresse des participants on en déduit que tout fonctionnne)• Se centrer sur l’avatar pour éviter le multitâche pendant la session de formation (mail, twitter ...)»Implémenter un monde virtuel dans un dispositif d’apprentissage n’est pas un acte deréplique des relations sociales IRL (in the real life). Travailler dans les mondes virtuelsc’est déconstruire ses habitudes de la vie réelle pour les reconstruire dans le virtuel.Travailler dans les mondes virtuels c’est surfer en permanence sur le paradoxe. «Seul devant sa machine pour être plus nombreux et plus productifs socialement»L’exercice des cours en monde immersif est un dispositif qui ressemble fortement aux jeux(sérieux ou pas). Rappelons la définition : un environnement 3D qui regroupe unecommunauté d’acteurs qui interagissent entre eux.• Identifier les avatars selon une procédure commune - Le choix de l’état civil ou le choix d’un nom exotique ;• Identifier l’identité sexuelle cad la conformité ou pas de l’avatar à la réalité IRL ;• Choisir le costume de son avatar ;• Déterminer les modes de relations dans les mondes virtuels (politesse, ponctualité, mode de salutation ...)• Des invariants d’interactionA l’interaction liée à l’interaction sociale doivent s’ajouter les interactions de «travail».Dans un cours classique en présentiel, les acteurs sont en capacité de percevoir lacommunication verbale et non verbale, l’oeil agit.Ces enjeux cognitifs et sociaux renvoient aux capacités des enseignants et desapprenants à construire du signifiant avec un avatar.En immersion on se prive d’une partie de ces indicateurs sociaux. Il importe donc de palierce manque. En affirmant cela je ne dis pas que le monde virtuel appauvrit les relationsentre acteurs. Il appartient de construire le relationnel.A défaut de communication non verbale le monde virtuel met à disposition des acteurs descanaux de communication riches :• La voix• Le chat• La vidéo 29
  30. 30. L’interaction est multiniveau dans les mondes virtuelsLa diversité des tâches dans un monde virtuel - Organisateur, concepteur, communitymanager, technicien.Création d’une chaine pédagogique et naissance de nouvelles compétences.«Dans l’univers virtuel, chaque participant est représenté par un avatar qui lui permetd’interagir avec les autres. Il faut faire vivre l’avatar, le faire bouger pour qu’il ne s’endormepas (tout le monde verrait alors que vous n’êtes plus derrière votre poste...). Lespossibilités de faire agir son avatar permettent d’imposer des règles de communication quise rapprochent de la situation de classe ou de conférence réelles : se saluer au début et àla fin d’une rencontre; lever la main pour prendre la parole; montrer quelque chose ouquelqu’un; se déplacer au pupitre pour parler, etc. Etant actif, le participant est plusimmergé dans la situation. De plus, il se trouve sous le regard des autres : le fait depouvoir visualiser les autres participants est fondamental et renforce encore le sentimentd’être “dans” la situation.» - (C. Vaufrey Thot - 29 mars 2011)• Des invariants de formation Former les acteursDans e.pédagogie il y a avant tout pédagogie dit Marcel Lebrun. Les mondes virtuels ensont une expression criante. Il faut s’approprier les modalités de fonctionnement desmondes virtuels et cela passe avant tout par la formation en amont des acteurs dudispositif.Il sera intéressant d’identifier la part de la culture informelle acquise (ou pas) par lesacteurs du dispositif.Se déplacer dans le monde, s’orienter, faire agir son avatar, gérer le navigateur et sesmodules.• Les invariants de structureL’expérience de l’immersion si l’on souhaite dépasser le stade du bicolage nécessite demettre en évidence l’existence d’une chaine de formation, une structure dédiée pour allervers l’efficacité.L’enseignant qui développe un processus de formation en immersion va très vite buter surun obstacle. Gérer simultanément une grande quantité de tâches.• Les tâches d’organisation avant le cours (contact avec les ou les formateurs, information des étudiants ...) ;• Les tâches d’organisation pendant le cours : • Gérer les incidents techniques • Donner la parole aux intervenants 30
  31. 31. • Conserver les traces • Organiser le chat • Indiquer les lieux de cours • Informer et formes tous les participants • BuilderLa charge cognitive est telle qu’elle nécessite de répartir les tâches entre spécialistes. Lafonction de community manager semble indispensable.• Les invariants temps et espaceLa pédagogie en monde virtuel modifie les repères de temps et d’espace de façon trèsforte. Je ne défensd pas ici un enseignement totalement dématérialisé mais plutôt unmodèle inspiré du blended learning (formation hybride) c’est-à-dire un mix de présentieltraditionnel et de distanciel en immersion.Il devient nécessaire de repenser sa façon de travailler. Réorganiser ses cours enhybridant le présentiel et le distanciel. Une remise en cause de l’unité de temps et delieux - un amphithéâtre, un groupe d’étudiant, un temps de formation déterminé.La construction des modules de formation inscrit la réflexion hors les murs de l’universitéet hors les temps «traditionnels».Un invariant qui devrait donner du travail aux juristes de droit social et de droit public.Michel Dupuis nous avez donné des pistes de réflexion l’année dernière dans sonintervention intitulée ........ visible sur le site du SUEL.Lorsque l’activité est lancée dans le monde virtuel il s’agit de l’aboutissement d’un travaillong de conception, pluridisciplinaire (droit, programmation, financier, technologique).Une heure de cours doit se traduire par des heures de préparation / conception.On peut certainement en déduire que dans le domaine de la pédagogie immersive lerapport entre cours traditionnel et immersion n’est pas l’égalité 1 = 1• Invariant de mutualisationTenter d’isoler les invariants pédagogiques dans les mondes virtuels induit de se poserla question d’une possible mutualisation auprès de la communauté enseignante.L’élaboration de scenarii semble être la démarche à entreprendre Les élements du scénario : • Le contexte de formation ; • L’Intention pédagogique ; • Les acteurs du dispositif ; 31
  32. 32. • Les outils ; • Les ressources.• Invariant de la certification.Le travail dans les univers virtuels permettent d’acquérir des savoirs disciplinaires à lacondition que le promoteur de la formation ait été en capacité de scénariser sonenseignement et les apprentissages de ses étudiants. Partir d’une intention pédagogiquespécifique à un contexte. Déterminer quels sont les acteurs du dispositif, sélectionnerminutieusement ses outils numériques et calibrer ses ressources.Mais au-delà de ce dispositif d’enseignement / apprentissage il se profile un élémentdéterminant à l’ère numérique. La validation des compétences.Nous nous éloignons progressivement du cadre de l’enseignement frontal, la structure dusavoir qui consiste à faire circuler la connaissance du professeur vers l’étudiant. Là ou il yavait une unité de lieu, une unité de temps, une transmission du haut vers le bas, onpasse vers une structure de communication horizontale.Le cours instrumenté est à double détente, un savoir disciplinaire transmis ET descompétences acquises (aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants).Les universités doivent délivrer le C2I. La définition qui en est donnée est la suivante :« Il atteste de compétences dans la maîtrise des outils informatiques et Internet. Il estinstitué dans le but de développer, de renforcer et de valider la maîtrise des technologiesde l’information et de la communication par les étudiants en formation dans lesétablissements d’enseignement supérieur. Il est prévu deux niveaux :un niveau 1 d’exigence applicable à tous les étudiants et les stagiaires de formationcontinue. Ce premier niveau doit être acquis au plus tard au niveau de la licence mais depréférence dès le début des études supérieures.* un niveau 2 faisant l’objet d’exigences avec des orientations professionnelles des formations dispensées (à travers les enseignements de pré-professionnalisation et les filières). Ce second niveau doit être acquis au niveau du Master 2. Actuellement 5 C2i niveau 2 sont développés : »Le travail en monde virtuel permet ainsi de valider des compétences nombreuses.L’enseignant et l’apprennant agrègent deux pôles :• Le savoir académique• Les compétences numériques. 32
  33. 33. Les évolutions des professions juridiques tendant vers une part de dématérialisation, ilapparaîtait anormal de ne pas armer complétement les étudiants aux contraintes de la vieprofessionnelle.Cette invariance souligne les évolutions des métiers d’enseignants et d’étudiants - Lesavoir et la compétence. Une docimologie qui évolue et à laquelle il faut que nous nouspréparions.Validation par note (la rassurante) validation par compétence (la déstabilisante) • Loi n°2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de linformation et relative à la signature électronique. Cette loi est complétée des décrets n° 2001-272 du 30 mars 2001 et décret n°2005 du 10 août 2005 Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 dite loi pour la confiance dans l’économie numérique. Larticle 25-I de cette loi permet délargir la validité des écrits électroniques aux actes ad validitatem et non plus seulement aux actes ad probationem. Ordonnance n°2005-674 du 16 juin 2005 relative à l’accomplissement de certaines formalités contractuelles par voie électronique. Cette ordonnance parachève le travail législatif et réglementaire en fixant les conditions exigées pour la validité des contrats en ligne et pour lenvoi ou de la remise dun écrit par voie électronique.4.Scénariser pour mutualiserLa tentative d’approche des invariants pédagogiques en monde virtuel n’a de valeur qui sion est en capacité de les unir dans un maillage dynamique. Il me parait utile de penser cetensemble d’invariants dans une approche de scénarisation.L’intention, le contexte, les acteurs, les outils , les ressourcesLa mutualisation du scénario mis en place est à l’image d’une partition de musique.Chaque chef d’orchestre aura la même participation mais l’interprétation dépendra duchef. De cette manière le concepteur dans l’usage organisera un va et vient entre lapratique et la conceptualisation. Le scénario établi il sera livré à une communauté. Lesmembres pourront l’utiliser, le transformer et le réinjecter modifié dans le circuit. 33
  34. 34. Bilan d’activité 2011 Les mondes virtuels en pédagogie. Le e.learning dans les mondes virtuels -------------------------- Année scolaire et universitaire 2010 - 2011Deuxième année de pratique dans les mondes virtuels, deuxième année consacréeessentiellement à la conceptualisation. Je rédige pour la seconde fois mon bilan annueld’activité. Il s’agit de conserver des traces d’usage et de prendre une pause réflexive là oùl’activité quotidienne s’inscrit plutôt dans le faire que dans l’analyse.Une année scolaire riche en activités numériques, peut être voit-on émerger l’embryond’une communauté de réflexion sur le e.learning dans les mondes virtuels. Le cadre detravail est identique à celui de l’année précédente1 (1). Les conditions du travail (2) sontdifférentes parce qu’après une année de pratique et de bicolage, le temps de laconceptualisation est arrivé, les problématiques (3) s’en sont trouvées modifiées. Uneannée de travail qui s’est traduite par une activité personnelle intense centrée sur lee.learning et sur le partage avec d’autres praticiens (4) C’est au final une réflexion pluslarge sur les conditions de travail en e.learning, qui interroge la notion de temps et lanotion d’espace (5)1 http://moiraudjp.wordpress.com/2010/06/16/bilan-2010/ 34
  35. 35. 5.Le cadre de ce travail 5.1.Le contexte du travail.Je suis certifé hors classe d’économie et gestion au lycée La Martinière-Diderot de Lyon.J’enseigne la gestion en BTS (brevet de technicien supérieur) et en DSAAT (diplômesupérieur d’art appliqué créateur concepteur textile). Ma sphère de travail se situe doncentre le bac plus 2 (BTS) et le bac plus 4 (DSAA) 5.2. MéthodologieDepuis deux ans, j’expérimente l’usage d’un monde virtuel dans les dispositifsd’apprentissage. Il est à noter que ce travail ne s’exerce pas dans le cadre d’un dispositifinstitutionnel de type laboratoire de recherche mais en parallèle d’une activité enseignantede terrain. Cela peut largement expliquer certaines faiblesses du propos. Les sériesobservées peinent à déborder la sphère locale et mon réseau professionnel. Enconséquence, si le terme recherche est utilisé, il ne faut pas le prendre dans toute larigueur universitaire du terme.Pour autant je reste persuadé qu’une activité simple d’enseignement doit quand mêmefaire l’objet d’une analyse, d’une réflexion a posteriori. C’est sous cet angle qu’il fautaborder cette lecture. Je propose un travail d’analyse d’usage qui tente d’atteindre unobjectif de rigueur analytique. Trace d’une activité enseignante ayant pour ambition decontribuer à alimenter une réflexion et à la mutualiser. 5.3.Le terrain d’observationLes champs d’observation pédagogiques ont été plus larges cette année puisque je ne mesuis pas limité à Assemblive. J’ai observé aussi dans second life (cours de droit desaffaires canadiens). Le croisement des observations dans les deux mondes a permis detirer des enseignements, des conclusions intermédiaires de ces pratiques. 5.4.L’intention pédagogique.L’instrumentation d’un monde virtuel dans mon dispositif d’apprentissage répond à quatreintentions principales :• Poursuivre une réflexion sur les enjeux du numérique dans les dispositifs d’apprentissage ;• Réunir en un lieu les professionnels d’un secteur (mode et textile) et les étudiants pour engager une réflexion sur des sujets spécifiques.• Donner des compétences numériques aux étudiants afin de les armer pour leur future vie professionnelle ;• Observer et formaliser les enjeux des dispositifs d’apprentissage dans les univers immersifs. 35
  36. 36. 5.5.Le monde virtuel.Cette année, j’ai continué à utiliser le monde Assemblive (tout en continuant à observerd’autres mondes) Je suis en capacité de formaliser les aspects techniques et les aspectspédagogiques indispensables au bon déroulé du processus de formation. 5.5.1.C’est un outilIl est nécessaire que le formateur connaisse précisément les routines numériques dumonde. Gestion de la voix IP, compatibilité (ou pas) des navigateurs, capacité desconnexions web, gestion des avatars, gestion des règles de prise de parole ... 5.5.2.C’est un ensemble de fonctionnalitésL’utilisation d’un monde doit répondre à un choix raisonné s’inscrivant dans une logiquepédagogique de formation.Dans le cadre des besoins exprimés dans mon contexte de formation, le mondeassemblive a les qualités requises c’est-à-dire :• La légèreté du plugin ;• La souplesse et l’intuitivité du monde ;• L’absence de compérence en «build» n’est pas un handicap parce que la solution est «clé en main» ;• La délimitation spatiale des lieux de travail (bureau, amphithéâtre, salle d’accueil) ;• La reproduction de lieux connus ;• Le pilotage des avatars à la souris ;• La référence à la culture numérique des étudiants (effet de la culture informelle des digitals natives)• La possibilité de l’insérer dans un blog par écriture de lignes de code embedded.6.Les conditions du travailLe seconde année d’usage / analyse contrairement à ce que je craignais en débutd’année n’a pas été la réplique fade de l’année 1. Ce qui a été à la fois une aide et unfrein. 6.1.Une aideL’année virtuelle 2011 a été riche parce qu’elle consacre le passage d’une pratique localeaux prémisses d’une construction de conceptualisation et d’essaimage. Je peux dresserun bilan assez positif de cette année puisqu’il en reste des traces.- La journée nationale IATICE que j’ai co-organisé a porté en partie sur l’impact des mondes virtuels dans les dispositifs d’apprentissage. Les participants au colloque ont pu rencontrer et dialoguer avec des spécialistes des mondes virtuels, Yann Bergheaud directeur du SUEL de Lyon 3, Gérald Delabre directeur adjoint de la FDV de Lyon, et Christian Morand de la société Gaenova. 36
  37. 37. - Le forum des enseignants innovants où j’ai obtenu le grand prix du numérique. Cet évènements a eu des retombées médiatiques grâce à de nombreux articles dans la presse (Le café pédagogique, Le monde, RSLN)- La 6ème édition du colloque international les journées du e.learning à Lyon s’est tenu les23 et 24 juin 2011 - la thématique du colloque était "Former en E-learning, Former au E-learning". Je suis intervenu sur «les invariants pédagogiques en monde virtuel» etd’animer un atelier sur les mondes virtuels. Ce travail m’a permis (obligé) de formalisermes analyses, d’avancer dans mes propositions et mes formalisations. 6.1.Un freinLa notion de temps étant inscrite en filigrane de ces analyses, il convient de s’attarder surce point. Compte tenu du temps consacré à la construction de mes cours (c’est mon coeurde métier avant tout), à l’analyse des usages et des sollicitations, je n’ai pas pu pratiquerautant que je l’avais prévu. Mon activité est devenue chronophage et j’ai dû procéder àdes arbitrages. L’usage en a pâti (la réflexion y a gagné). Cette confrontation du travail deterrain et des tentatives de prises de recul réflexif ne sont pas un constat autocentré, uneplainte à peine dissimulée mais une amorce de réflexion sur la structure formelle du métierd’enseignant (voir N° 5 Du tube à essai, à l’écosystème - Le temps et l’espace). Onconstate que le glissement vers l’état de «knowledge worker»2 s’opère, il faudra qu’à unniveau supérieur on s’empare de ce dossier et qu’on lui donne des réponsesinstitutionnelles. C’est un dossier complexe, sensible mais il faudra lui donner à terme unedébut de réponse. Il engagera une réflexion sur les notions de temps, d’espace, de statutsdes enseignants, des nouveaux métiers émergeants, de compétences et de rémunération.7.La problématique 7.1.Les questions poséesLe travail engagé repose sur l’observation de plusieurs éléments :• Quelle est la valeur ajoutée que peuvent apporter les mondes virtuels dans les dispositifs d’apprentissage ?• Quels sont les invariants de formation dans les dispositifs d’apprentissage ? 7.2.Les pistes de réflexion. 7.2.1.Quelle valeur ajoutée ?Deux ans d’usage permettent de commencer à échaffauder des pistes pour structurer etcomprendre les enjeux des dispositifs d’apprentissage en immersion. Il est possible decommencer à pouvoir donner quelques réponses :• L’économie de déplacement2 Sciences humaines mensuel N° 157 - http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_dossier_web=50&id_article=4651 37
  38. 38. La formation est souvent une construction qui commence par le déplacement d’acteurs surun site de formation (les enseignants et les apprenants). La structure de l’enseignementfrançaise est la construction d’un maillage territorial de bâtiments. Dans un contexteéconomique contraint (RGPP), dans une perspective certaine de hausse des prix desénergies fossiles et dans une économie centrée sur l’immatériel, le monde virtuel trouvelargement sa justification. Je parlerai d’avantage économico-environnementalLa France depuis 1982 s’est convertie à la décentralisation. D’un Etat jacobin, nousconnaissons une organisation où les Régions ont acquis de nouvelles compétences 3notamment en matière de formation. Les dispositifs de formation continue et/ou enalternance peuvent instrumenter les mondes virtuels pour tenir compte de l’existence deterritoires éloignés des centres de formation.• La mondialisation des savoirsLe savoir et les connaissances circulent rapidement, le web les rend disponible assezfacilement (certains diront trop vite et trop facilement). Les mondes virtuels sont des outilsqui rendent possibles l’accès au savoir en s’affranchisant des distances. Il est loisible à unenseignant de pouvoir inviter un spécialiste situé loin. Le cas de la FDV et de son cours dedroit des affaires canadiens est un exemple particulièrement intéressant. Une avocatecanadienne dispensant des cours en synchrone mais à des milliers de kilomètres dedistance (doit-on encore parler de distance?). Le monde virtuel permet d’aller chercher lacompétence et la connaissance là où elles se trouvent.• L’interaction augmentéeIl est évident que les mondes virtuels ne sont pas à l’origine des cours distants synchronesmais ... Ils redéfinissent à leur façon ce mode de formation.Peut-on bâtir un programme complet de formation en monde virtuel ? Je pense qu’il fautrépondre non à cette question, les mondes virtuels me semblent plus utiles dans undispositif de blended learning. Ils enrichissent le présentiel mais ne s’y substituent pas. Leprésentiel conserve toute son utilité. Il est fondamental de pouvoir se constituer une imagementale des acteurs.• Apprendre à structurer un cours instrumenté pour les enseignantsLe monde virtuel peut être, grâce à des scenarios construits, un mode d’apprentissage aue.learning pour les enseignants. On y retrouve un grand nombre de points communs auxautres modes instrumentés.• Préparer les étudiants aux futures évolutions du web (émergence du 3D)3 La loi quinquennale n° 93-1313 du 20 décembre 1993 relative au travail, à lemploi et à laformation professionnelle, a décentralisé les actions de qualification des jeunes de 16 à 25ans. 38

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