L'ancien testament est il la parole de dieu

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L'ancien testament est il la parole de dieu

  1. 1. 1Munqidh ibn Mahmoûd Es-SaqqârLAncien Testament est-il la Parole de Dieu? Traduction à la langue française: Abdelghani HASSAÏNE
  2. 2. 2 Introduction Nous adressons nos louanges au Seigneur desmondes, que Sa Bénédiction et Son Salut soient sur tous Sesprophètes et sur celui qui a transmis à lhumanité entière ladernière révélation céleste, Mohammed ibn Abdellah El-Hâchimî! Les gens pieux des siècles antérieurs et jusquà cejour, ne cessent de chercher la bonne voie et la Lumièrevéritable. Le Tout Miséricordieux a envoyé aux hommesSes prophètes comme apôtres de la dite voie, leur exhibant,par leur intermédiaire, des preuves évidentes et leurdévoilant la Lumière véritable. IL a consigné dans le Coran: ﴾Nous avons révélé La Torah où il y a une direction etune lumière1﴿ et ﴾Nous envoyâmes, à leur suite, Jésus filsde Marie, pour confirmer ce qui, dans la Torah avait étéantérieurement révélé. Nous lui donnâmes lEvangilecontenant une direction et une lumière. Notre Livre devaitconfirmer lancienne Torah et servir de direction etdexhortation à ceux qui craignent Dieu 2.﴿ Ensuite, le Saint Coran, synthèse de tous les autresLivres divins, fut révélé en vue de re-confirmer la Lumièreet le bon chemin. IL insiste : ﴾ Ô vous qui avez reçulEcriture, Notre envoyé est venu à vous pour mettre enévidence pour vous une grande partie de ce qui a été révéléauparavant et que vous aviez cachée, en négligeantdailleurs de répandre bien dautres informations. Unelumière est venue vers vous ainsi quun Livre édifiant, parlequel Dieu guide les gens qui cherchent à Lui plaire, vers1 ) Portion du verset 44 dEl-Mâ-idah.2 ) Verset 46 dEl-Mâ-idah.
  3. 3. 3les sentiers du salut, en les faisant sortir, avec sapermission, des ténèbres vers la clarté et en les plaçant surla voie droite.1﴿ Malheureusement, les véritables Livres célestesrévélés jadis sont perdus. Cette perte est la conséquence descirconstances de leur report sur les feuilles et de la manièrede leur conservation. Aussi furent-ils exposés auxfalsifications et aux destructions, causant ainsi légarementdes hommes et leur éloignement du sentier de Dieu et de laclarté. D’une génération à l’autre, les gens se transmettaientdes livres substituts et attribués à Dieu. Ces livres sontpresque vides de leur fond essentiel, à savoir la Lumière etla bonne direction. Nous palpons, sans nul doute, dans leurspages la faiblesse et lignorance du genre humain. Ces écritssont contradictoires et pleins dinformations que les hommessages nosent jamais prêter à lEternel et à sa véritablerévélation. Nous y relevons, certes, quelques traces desconseils des prophètes et certains restes de ce que Dieu arévélé, mais la majorité de ce qui y est inscrit porte lamarque de la fraude et de la manipulation exécutées parlhomme. Telle est, grosso modo, la croyance desMusulmans en ces Livres. Ils croient, certes, en tous lesLivres révélés par le Seigneur à Ses messagers mais ilsrefusent que lon dise que lAncien Testament – dans sonétat actuel- est la Parole de Dieu en dépit de quelques-unesde Ses Paroles et de certains de Ses Conseils qui sytrouvent. Les Juifs et les Chrétiens, eux, croient en la saintetéde ces livres et sont convaincus quils renferment la Parole1 ) Versets 15 et 16 dEl-Mâ-idah.
  4. 4. 4de Dieu, enregistrée par les prophètes divins et transmisepar les Juifs, de père en fils, à travers leur longue histoire.Devant cette très grande différence entre les croyances desdeux antagonistes à propos des livres de lAncienTestament, nous posons cette question très importante :«Est-ce que lAncien Testament est vraiment la Parole deDieu?» Nous tenterons, dans cette série douvrages, dapporteraux gens du Livre qui ne cessent de rechercher le sentier duSeigneur et Sa Lumière, une réponse réconfortante etpersuasive. La méthode que nous avons suivie, dans leprésent travail, consiste à plonger dans le fin fond de cesLivres sacrés chez les Chrétiens afin de rechercher, danslimmense multitude derreurs, la trace de la Véritécommuniquée par les envoyés célestes à leurscontemporains. De cette manière, nous étalerons à ceux quicroient que ces Livres sont sacrés les preuves quidémontrent le contraire. Nous avons appuyé les textes qui sont en notrepossession sur les dires de savants ecclésiastiques, par leursconciles et leurs diverses organisations. Nous avonsagrémenté notre travail par les opinions des libres penseursoccidentaux qui, poussés par la vérité, ont avancé une partiedes réponses que nous recherchons dans cette série 1 quiambitionne datteindre la voie juste et de procurer auxlecteurs la Lumière. Nous supplions le très Haut de nous orienter, tous, depar Sa Grâce, vers la Vérité, IL est, effectivement, Celui quiguide les gens quIL veut vers une voie juste.1 ) L’auteur a écrit cinq livres sur le même sujet, aussi appelle-t-il son œuvre la sérievoie & Lumière. (N.T)
  5. 5. 5
  6. 6. 6La croyance des Musulmans en la Torah révélée à Moïse Les versets du Saint Coran nous montrent, clairement,la position des Musulmans à légard de la Torah révélée parDieu à Son messager Moïse (B.S.D.L). Les adeptes de ladernière religion monothéiste sont persuadés quelle est, belet bien, une révélation du Seigneur Suprême, qu’elle est SonLivre et Ses Prescriptions. Elle est, pour eux, la Lumièretransmise au prophète envoyé aux fils dIsraël. ﴾Nous avonsrévélé la Torah où il y a une direction, une Lumière et uneréférence pour les prophètes soumis à la volonté divine 1 ﴿et﴾IL a révélé la Torah et lEvangile auparavant pour quilsservent de bonne direction pour les hommes ﴿2 Le Souverain Absolu sadresse aux croyants et lesinvite à renforcer leur foi et à croire en tout ce quIL acommuniqué aux envoyés antérieurs. ﴾Dites :«Nous croyonsen Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé àAbraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux douze tribus, à ce quia été confié à Moïse, à Jésus et aux autres prophètes parleur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entreeux et à Dieu nous sommes soumis.»﴿3 IL décrit ainsi cescroyants: ﴾Le messager a cru à ce qui lui a été révélé parson Seigneur ainsi que les croyants. Tous ont cru en Dieu,en Ses anges, en Ses Ecritures et en Ses envoyés 4﴿. Lesaint Coran nous apprend que Dieu avait recommandé auxJuifs et aux Chrétiens de sauvegarder soigneusement leur1 ) Portion du verset 136 dEl-Baqarah.2 ) Portions des versets 3/4dAl ‘Imrâne.3 ) Verset 136 dEl-Baqarah.4 ) Verset 285 dEl-Baqarah.
  7. 7. 7Livre. ﴾On leur a donné la garde du Livre de Dieu et ils ensont les témoins 1﴿ Mais est-ce que les premiers nommés ontrespecté et bien conservé le dépôt quIL leur a confié? NotreLivre nous dévoile des attitudes négatives de la part desJuifs. Ils se sont permis de toucher à la Torah et ont endéformé le contenu et les idées. IL affirme qu ﴾ilsadultérèrent les mots et oublièrent une partie de ce qui,dans les Ecritures, leur servait davertissement. 2﴿. Ils ontdissimulé certains aspects de la révélation. Ils ont osérédiger des livres puis les attribuèrent au ToutMiséricordieux. ﴾Malheur à ceux qui, de leurs mains,écrivent un livre pour le vendre à un prix trop bas enprétendant quil provient de Dieu!Malheur à eux pour ceque leurs mains ont enregistré! Malheur à eux pourlavantage quils en tirent! 3﴿ et ﴾Certes, une fractiondentre eux altère par une articulation sciemmentdéfectueuse le texte de lEcriture pour vous faire croireque ce quils lisent y est. Or ce quils prétendent lire ne setrouve pas dans lEcriture. Ils affirment que cela vient deDieu. Ils attribuent leurs propres mensonges à Dieu,intentionnellement4 ﴿ Pour ces raisons, Dieu a envoyé son ultime apôtrepour leur étaler les preuves irréfutables surgissant desparties de Ses Paroles quils ont cachées.﴾Ô vous qui avezreçu lEcriture! Notre envoyé est venu à vous pour mettreen évidence, pour vous, une grande partie de lEcriture1 ) Portion du verset 44 dEl-Ma-idah.2 ) Portion du verset 13 dEl-Ma-idah.3 ) Verset dEl-Baqarah 794 ) Verset 78 dAl ‘Imrâne
  8. 8. 8que vous cachiez, en négligeant, dailleurs, de divulguerbien dautres choses1. Mohammed (B.S.D.L) a, dans un hadîth, confirmé cesinformations. Il a dit : «Les fils dIsraël ont écrit un livre,lont suivi et ont abandonné la Torah.2» Ibn ‘Abbâsse, lundes plus éminents adeptes du dernier envoyé divin et lundes plus érudit dans les sciences religieuses, dans un de sessermons aux croyants, déclara : «Comment vous demandezaux gens du Livre des renseignements alors que le Livrerévélé à votre prophète est plus récent. Il est intact et nevieillira jamais. Il vous a appris quils ont changé le Livre duSeigneur et lont déformé. Ils ont écrit un autre, de leurspropres mains et ils clamèrent : «Ce livre provient de Dieuafin quils le vendent à un vil prix !3» Bien entendu, il reste dans la Torah des passagesvéridiques. Cependant, ce Livre, dans son état actuel,renferme, en même temps, des certitudes et de allégationsinexactes, comme Dieu et Son envoyé nous lont attesté.Citons, parmi les passages du Coran qui font allusion auxvérités renfermées dans leurs Livres mais qui ont subi desvariations, les versets suivants révélés suite à la question dela lapidation de personnes qui sadonnent à ladultère. : ﴾Ôvous qui avez reçu lEcriture! Pourquoi affublez-vous demensonge la vérité alors que vous la connaissez4﴿ et﴾Pourquoi te soumettent-ils leurs litiges, alors quils ont la1 ) Portion du verset 15 dEl-Ma-idah.2 ) Cité par Ed-Darâmî sous le N° 480 et Et-Tabarânî dans son livre El-Awssat sousle N°5548 et fut authentifié par El-Albanais dans son œuvre Es-Salssilah Es-Sahîhah sous le N° 2832.3 ) Cité par El-Boukhârî sous le N° 7363.4 ) Verset 71 dAl-‘Imrâne.
  9. 9. 9Torah qui contient la législation de Dieu?1﴿ LeDeutéronome rappelle : «Si une jeune fille vierge est fiancée àun homme et quun autre homme la rencontre dans la ville etcouche avec elle, vous les amènerez, tous les deux à la porte decette ville, vous les lapiderez jusquà la mort : la jeune fille du faitquétant en ville, elle na pas crié au secours et lhomme, du faitquil a possédé la femme de son prochain. Tu ôteras le mal dumilieu de toi » (Le Deutéronome 22/22-23). Dans lun de ses hadîths authentiques 2, notre prophètenous conseille : «Ne croyez pas les gens du Livre et ne lestraitez pas de menteurs et dites-leur : «Nous croyons enDieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a étérévélé.3». Il nous demande de ne pas les démentir car il y adu vrai et du juste dans ce qu’ils disent et reprend le mêmeconseil avec plus de détails. Il a proclamé : «Si les gens duLivre vous parlent, ne les croyez pas et ne déclarez pasfausses leurs paroles, mais dites-leur : «Nous croyons enlexistence de Dieu et en Ses messagers! » Si leursinformations étaient erronées, vous ne les auriez pas crueset si elles étaient justes vous ne les auriez pas rejetées 4» Bref, nous croyons honnêtement en la Torah révélée àMoïse, nous sommes convaincus quelle a subi desvariations et quelle na pas été conservée telle que révélée.Nous sommes persuadés que les gens auxquels elle a étéadressée ont dissimulé certains de ses passages et quils ont1 ) Portion du verset 43 dEl-Ma-idah.2 ) Certaines personnes malhonnêtes, pour justifier leurs conduites ou officialiserleurs opinions ou semer le doute dans l ’esprit des croyants, ont osé «fabriqué» desparoles qu’ils attribuèrent au prophète. Cette réalité a entraîné la création d ’unevéritable école spécialisée dans l’étude du hadîth et en vue d’en discerner le vrai dufaux. Elle est représentée par d’illustres savants dont El-Boukhârî et Mouslim, entreautres, qui ont été les véritables précurseurs de la recherche historique que nousconnaissons de nos jours. (N.T)3 Cité par El-Boukhârî sous le N° 4485.4 ) Cité par Abou Dâoud sous le N° 3644.
  10. 10. 10écrit d’autres assertions qui concordent avec leurs intérêtséphémères. Une grande partie de ce Livre sacré est perdue etdes bribes de vérité y sont encore préservées. Il est très courant de voir les Chrétiens puiser despreuves à partir du Coran qui loue le Livre révélé à Moïse,pour authentifier leurs différents livres. Ils prétendent queces éloges valident les livres quils manipulent de leursmains. Les ruses leur font-elles défaut ou bien tous leschemins sont-ils fermés devant eux? Ils veulent entérinerleurs Livres par le canal des textes coraniques et des hadîthsdu prophète qui démontrent les altérations de ces documentsreligieux. Nous constatons qu’ils tronquent, injustement, lesmorceaux coraniques, ils en citent une partie et rejettent cequi ne corrobore pas leurs principes. Cest leur méthodepermanente. Dieu la leur reproche : ﴾Admettriez-vous unepartie de lEcriture et en rejetteriez-vous lautre? 1﴿ Ils sonttels que le Maître Suprême les a décrits : ﴾Les sceptiquessattachent à ce qui est équivoque par esprit decontradiction ou en quête dinterprétation tendancieuse.2﴿ Si lon groupe tous ces morceaux, la vérité apparaîtraà celui qui la cherche et le guidera vers le chemin divin. LeCoran souligne labsence de nombreuses idées, révélées parDieu mais introuvables dans la Torah actuelle et cela prouveque ce Livre n’est point celui révélé à Moïse. LOmniscientle rappelle : ﴾Dieu a acheté aux croyants leurs personnes etleurs biens en échange du Paradis. Aussi combattront-ilspour Sa Cause : ils risqueront dêtre tués et de tuer. Cestlà une promesse ferme constituant un devoir pour Luicomme IL la affirmé dans la Torah, lEvangile et le1 ) Portion du verset 85 dEl-Baqarah.2 ) Portion du verset 7 dAl-‘Imrâne.
  11. 11. 11Coran1.﴿ Cette idée est inexistante dans lAncien et leNouveau Testament. Dans le même objectif, il exhibeencore une autre idée : ﴾Mais vous préférez la vie dici-bas,alors que la vie future est meilleure et plus durable. Envérité, ceci se trouve dans des rouleaux anciens, ceuxdAbraham et de Moïse.2﴿ Cette idée est égalementintrouvable dans la Torah révélée à Moïse, celle-ci ne parleni de lau-delà ni du Jour de la Résurrection, elle ne faitaucune comparaison entre lautre monde et la vie terrestre.Ni la Torah ni lEvangile ne font allusion au prophète illettréqui recommande aux gens les bonnes actions, leurdéconseille les mauvaises, qui déclare pour eux licite tout cequi est bon, illicite tout ce qui est nuisible et dontlavènement et la prédication ont été mentionnés dans cesdeux Livres. Dieu a noté : ﴾Les gens qui suivent lenvoyé, leprophète illettré quils trouvent mentionné dans leurEcriture, dans la Torah, dans lEvangile, ce mêmeprophète qui leur ordonne le bien et les met en gardecontre toute action blâmable, déclare, pour eux, licite cequi est bon et illicite ce qui est impur, les dégage descontraintes et des carcans qui les entravent ﴿ 3 Des versets pareils sont très nombreux dans le Coran,mais on ne retrouve guère leurs équivalents dans les deuxlivres sacrés des Juifs et des Chrétiens. Il nous est doncpermis de rejeter leur façon d’authentifier et de légaliser cesdeux livres par le Coran. Celui-ci légitime et fait l’éloge dela Bible originelle, avec ses deux volets, mais cette attitude1 ) Portion du verset 111 dEt-Tawbah.2 ) Versets 16/19 dEl-A‘lâ.3 ) Portion du verset 157 dEl-A‘râfe
  12. 12. 12coranique ne peut sappliquer à des livres tronqués etattribués, faussement, au Seigneur des mondes.
  13. 13. 13 Les livres de lAncien Testament La Torah, objet de vénération et de ferveur de la partdes Juifs et des Chrétiens, comprend plusieurs parties :A) Les cinq premiers livres attribués à Moïse quiconstituent, pour les Musulmans, la Torah. Ce sont laGenèse, lExode, Le Lévitique, les Nombres et leDeutéronome. Signalons que la secte juive des Samaritainsne croit quen ces cinq livres.B) Les livres historiques rédigés, selon la tradition juive, parles prophètes qui ont vécu les événements relatés et datantdes différentes étapes de lhistoire des fils dIsraël. Ce sontles livres de Josué, des Juges, de Ruth, de Samuel I, deSamuel II, des Rois I, des Rois II, des Jours I, des Jours II,d’Esdras, de Néhémie et dEsther.C) Les cinq livres de la poésie et de la sagesse : Job, lesPsaumes, les Proverbes, lEcclésiastique, le Cantique descantiques. Ils sont, pour la plupart, attribués à David etSalomon. On dit que certains ont été écrits par Assaf etIthâne (Psaume 23), et que les autres auteurs sontanonymes.D) Les livres des prophètes. Ils sont au nombre de dix-sept.Les six premiers sont dits des grands prophètes et les onzeautres ceux des petits prophètes. Ce sont : les livres dIsaïe,de Jérémie, des Elégies de Jérémie, dEzéchiel, de Daniel,dOsée, de Joël, dAmos, dAbdias, de Jonas, de Michée, deNahoum, de Habaquq, de Sophonie, de Zacharie, dAggée etde Malachie.E) Les sept livres apocryphes : les livres de Baruch, deTobit, de Judith, de la Sagesse, du Siracide, des livres desMaccabées I et des Maccabées II. Certains les ont appelés
  14. 14. 14les livres secrets, quelques-uns des pères de lEglise, surtoutparmi les anciens, doutèrent de leur authenticité. SaintJérôme les a traduits à la langue latine mais ne les a pasannexés aux livres canoniques. Dautres, par contre, les ontadmis. Toutes les tendances chrétiennes ont reconnu leurvalidité lors du concile dHippone (393) et celui de Carthage(397) et furent, ainsi, acceptés jusquau seizième siècle 1. Au cours de ce siècle, le siècle du schisme, apparutle protestantisme qui se rangea du côté des Juifs et refusa dereconnaître la valeur de ces livres 2. Les Orthodoxes et lesCatholiques, quant à eux, les reconnurent, mais soulignonsque certains dentre eux les imprimèrent à part, dansquelques éditions modernes pour garantir lunité religieusedes doctrines de la Chrétienté. Les Catholiques, réunis dans le cadre du concile deTrente, durant la période de 1545 à 1563, reconnurent lacanonicité de lensemble de ces livres. Les Orthodoxesprirent la même attitude lors du concile de Jérusalem, en1672. Il est de bon aloi de rappeler que certaines égliseschrétiennes, dont l’éthiopienne, ajoutent dautres livres à laBible. A ce propos, lencyclopédie évangélique a noté : «Enplus des livres reconnus officiellement comme inspirés, lesEthiopiens acceptent les livres du berger dHermès, ceux deslois des conciles, des lettres dIclimandes, des Maccabées,de Tobia, de Judith, de la Sagesse; de Siracide, de Baruch,les quatre livres dEsdras, ceux de lAscension dIsaïe, celuidAdam, de Joseph fils de Djourian, dHénoch et de Joël. 3»1 ) Voir le livre lintroduction à lAncien Testament de lévêque Dr Samuel Yoûcef –P : 39.2 ) Voir le livre La science théologique règlementaire de James Anis – P: 60-65-pour sinformer des causes de ce refus protestant.3 ) Encyclopédie évangélique (1/82).
  15. 15. 15 Il en est de même pour la lettre attribuée auprophète Jérémie. Elle était considérée canonique par lespremiers pères de lEglise. Elle figurait dans les manuscritsgrecs les plus importants, ceux du Vatican et dAlexandrie etdans les plus vieilles traductions telles la Septante grecque,la Bachita syriaque, la Copte et lEthiopienne. Mieuxencore, lencyclopédie biblique a consigné : « Les premierspères de lEglise, dorigine grecque, montrent, en général, unpenchant clair qui consiste à considérer cette lettre commefaisant partie intégrante des livres canoniques. Elle figure,pour cette raison, sur la liste des Livres canoniques dresséespar Origène, Epiphane, Clérisse de Jérusalem et Anathase.Aussi fut-elle, officiellement, reconnue lors du concile deLaodicée, en 3601. Les Chrétiens – contrairement aux Juifs – désignentles quatre premiers livres cités précédemment parlappellation "Ancien Testament", ils sont également appelésles Livres ou encore le Code des Lois. Les trois autressuivants sont dénommés par le vocable:"La Torah". Lorigine de lexpression "Ancien Testament"remonte à St Paul puisque cest lui qui la donnée à la Torah.Il avait écrit : «Quand ils lisent les Livres de lancienne Alliance.»(Corinthiens 2 :3/14). Les Evangiles et les Lettres qui leursont annexées sont connus par le terme "NouveauTestament"2. Larchevêque de Canterbury Etienne Langton (morten 1228) a, en 1200, partagé les Livres de lAncien1 ) O.C. (1/189). Voir aussi : Lhistoire de lEglise Eusèbe de Césarée.2 ) Cependant le premier à avoir donné cette appellation fut lévêque Milton deSardes en 180. Voir la confirmation dans Lintroduction à lAncien Testament duprêtre et Docteur Samuel Joseph.
  16. 16. 16Testament en chapitres. Ces derniers furent numérotés, pourla première fois, lors de lédition effectuée à Paris en 1551.Le classement des chapitres a été refait plusieurs fois. Leconcile de Rome, en 382, en avait établi un, mais il futmodifié à Trente en 1546. Ce changement influe,énormément, sur la valeur de ces livres, sur leursimportances et le degré de leurs authenticités. Les Chrétiens et les Juifs ne croient pas à larévélation des mots de la Bible. Ils sont convaincus quechacun des scribes qui ont enregistré les différents Livres,inspiré par le Saint Esprit, a employé son style personnel enrédigeant ses écrits. «Ils nont pas parlé en leurs nomspersonnels, ils ne se sont pas appuyés sur leurs propresconnaissances, ils nont pas dévoilé leurs pensées et leursopinions particulières. Le Saint Esprit a suggéré à ceux quiont transcrit les Livres Sacrés le fond de ces derniers. Il les aorientés dans ce quils ont consigné sans effacer leurpersonnalité. Chacun deux a usé de son style propre 1.»«Personne ne peut interpréter de lui-même une prophétie delEcriture. Car aucune prophétie nest jamais issue de la seulevolonté humaine, mais cest parce que le Saint Esprit les poussaitque des hommes ont parlé de la part de Dieu.» (Pierre II-1/20-21) «LAncien Testament a été écrit vers 2500 avantJésus par une quarantaine d’écrivains. Ils étaient différents,les uns des autres. Moïse était philosophe, Amos simpleberger, Josué commandant des forces armées, Néhémieserviteur du roi, Isaïe fonctionnaire au palais, Danielprésident du conseil des ministres 2, Salomon, le roi célèbrepar sa sagesse. Les circonstances – temps et lieu – de larédaction de ces Livres nétaient pas semblables. Moïse a1 ) Le dictionnaire de la Bible - Pages : 1020/1021.2 ) Selon lexpression moderne. (N.T)
  17. 17. 17écrit, en plein air, dans le désert, Jérémie dans lobscurité dupuits, David a rédigé ses Psaumes au pied des collines,lorsquil faisait paître ses agneaux. En dépit de cesdifférences, la Bible conserve une unité, solide etmerveilleuse, sans contradictions ni lacunes. 1» Les auteurs du dictionnaire de la Bible ajoutent :«La Bible est la base de la foi du Chrétien et son origine,elle est démunie de fautes ou derreurs et contient tout ce quise rapporte à la foi et la spiritualité. Dieu a révélé à desprophètes et à des messagers sa parole quils ont transmiseselon les langues utilisées par leurs compatriotes. Cesenvoyés célestes écrivaient, eux-mêmes ce qui leur étaitrévélé ou le dictaient à un scribe qui l’écrivait. Mais hélas, ilne nous est rien parvenu des manuscrits originaux 2.»1 ) Consulter :a) Le point de vue à propos de la Bible = El-Kitâb El-Mouqaddasse Fîl Mizâne deAbdeslam Mohammed-P:92/96.b) Le dictionnaire de la Bible – Page : 762.2 ) Le dictionnaire de la Bible – Page : 763.
  18. 18. 18 Aperçus sur lhistoire des fils dIsraël Avant de démontrer lattribution, erronée, de cesLivres aux prophètes, commençons dabord par jeter uncoup dœil rapide sur les époques les plus émergeantes delhistoire des Hébreux telle quelle a été rapportée par laBible et par les ouvrages qui sen sont inspirés. Cette histoire débute avec leur ancêtre Jacob filsdIsaac fils dAbraham (B.S.D.E)1. Par la suite Jacob futnommé Israël, il procréa douze garçons, chacun de ceux-cienfanta une progéniture prolifique. La lignée dIsraëldescend de Jacob par le canal de ses douze enfants. Leurensemble avec, à leurs têtes leur aïeul commun, entrèrent enEgypte du temps de la domination des Hyksos. Ils ymenèrent une vie relativement paisible mais, une fois lesoccupants étrangers chassés du pays, les Egyptiens leurfirent goûter toutes sortes de souffrances morales et dechâtiments corporels. Dieu, ensuite, choisit Moïse (B.S.D.L) et le chargeade communiquer Sa Mission à son peuple. Cet illustremessager les délivra de loppression et de lhumiliation dupharaon. Il les fit sortir du dernier pays que traverse le Nil etprirent ensemble la direction de la Terre Sainte. Cependant,par peur, ils refusèrent de pénétrer en Palestine et restèrentdispersés dans le Sinaï durant quarante années au coursdesquelles Moïse et son frère, Aaron, trépassèrent. Le pupille de Moïse, Josué reprit le flambeau de sonéducateur et fit entrer les enfants dIsraël en Terre Saintependant le XII° siècle avant J-C. Après sa mort, ils se sont1 ) Que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Eux. (N.T)
  19. 19. 19divisés en plusieurs petits royaumes gouvernés par desjuges. Cette situation perdurait pendant un siècle et demi,environ. Par la suite, le prophète Samuel intronisa sur leroyaume dIsraël le roi Saül qui gouvernait pendant dix anset après son décès, David fut couronné roi. Son fils,Salomon, hérita le trône de son père et le conservait jusquàsa mort en 922 avant J-C. Le prince Jéroboam hérita le trônede son père mais Roboam fils de Nâbât, épaulé par les dixroyaumes se révoltèrent contre lui. Ils formèrent un royaume au nord du pays quilsappelèrent royaume dIsraël. Chakîm, lactuelle Naplouse,était sa capitale. La fin de cet Etat date de 722 avant J-Cquand il fut annexé par les Chaldéens qui gouvernèrent alorsla contrée. Le royaume de Yahoûdhâ, installé au Sud avaitOurchalîm (Jérusalem) comme capitale. Il était dirigé par lesdescendants de Salomon jusquen 586, année durant laquellele roi babylonien, Nabuchodonosor, sempara du pays par laforce, tua Sédécias, le roi hébreu et incendia la capitale et letemple. Il déporta les habitants à Babylone où ils restaientjusqu’à leur délivrance ils furent délivrés, en 538, par le roide la Perse, Cyrus. Ce dernier ordonna leur retour enPalestine, ils y demeuraient sous le joug des Grecs puiscelui des Romains qui envahirent la capitale en 64 avant J-Cet enfin sous lemprise des Byzantins jusquà lavènement delIslam.
  20. 20. 20 Les versions actuelles de la Torah Il nous est parvenu, à ce jour, trois versionsdifférentes de la Torah, en précisant quil ne sagit pas detrois traductions mais bien de trois exemplairesindépendants les uns des autres. Ce sont :1°) La traduction grecque de la Septante, appelée la vulgateque St Jérôme a traduite, vers la fin du IV siècle (386), à lalangue latine, en insérant quelques modifications surcertains passages des originaux hébraïques. Les Catholiqueset les Orthodoxes ont fait de cette traduction leurs LivresSaints.2°) La Torah hébraïque qui est considérée sainte chez lesJuifs et les Protestants.3°) La Torah samaritaine propre uniquement à un groupe deJuifs Samaritains. Dans leur ensemble, ces trois versions seressemblent mais elles diffèrent les unes par rapport autreset parfois même, elles se contredisent, sur des détails bienprécis. Noublions pas de signaler trois principalesdifférences:1°) La traduction grecque a incorporé les sept Livresapocryphes.2°) La version hébraïque ne reconnaît pas leur authenticité.3°) La Torah samaritaine ne reconnaît que les cinq Livres.
  21. 21. 21 Cas de différence entre les textes de la Torah. Les commentateurs et critiques ont souligné les casde différence entre ces textes. Selon lencyclopédiebritannique, la Torah samaritaine diffère de la versiongrecque, dans les cinq Livres, de plus de quatre mille(4.000) cas de divergence. Sa comparaison avec le textehébraïque fait ressortir plus de six mille (6.000) cas dedissemblance 1. Les deux Torahs, la catholique et lhébraïque, ausujet des enfants de Moïse et de son épouse Cippora laMadiâne, citent la naissance de Guershôm fils de Moïse puisla version catholique ajoute : «Elle lui enfanta encore un secondgarçon et lui donna comme nom Lazare. Il dit : «A cause du Dieude mon père qui ma aidé et ma sauvé du Pharaon.»(Exode 2/22)Cette dernière citation nexiste pas dans la Torah hébraïquequi est vénérée aussi bien par les Juifs que par lesProtestants. Il est de même pour les paroles dAbraham dans le textegrec confirmées par la version des moines Jésuites: «LeSeigneur, Dieu du ciel et Dieu de la terre, ma pris de la maison demon père.» (La Genèse-24/7) Lexpression { Dieu de la terre}nexiste pas dans la Torah des Protestants dont la source est laTorah hébraïque. Lexpression { Isaac resta silencieux} estégalement absente dans les deux textes hébraïque et protestantalors quelle est mentionnée dans la version grecque : «Bénis-moi, moi aussi!» Isaac resta silencieux, Esaü éleva la voix (LaGenèse-27/38).1 ) Consulter :a) A propos de lauthenticité des Evangiles et de la Torah de Mohammed Es-Sa‘dî –Page 114.b) Introduction à lAncien Testament du moine Dr Samuel Joseph– Page 52.c) Le dictionnaire de la Bible – 451.
  22. 22. 22 Les livres de la Torah rapportent le viol de Tamarpar son frère Amnon sur conseil du grand sage Yonadav.Linformation arriva au roi David. La Torah hébraïque parleen décrivant ses sentiments : «Le roi David apprit toute cetteaffaire et il en fut très irrité.» (Samuel 2-13/21) puis elle passeaux sentiments dAbsalom fils de David. La Torah des Catholiques et des Orthodoxes aenregistré : «Le roi David en fut très irrité mais il ne fit pas depeine à son fils Amnon parce quil laimait, parce quil était sonpremier-né.» Les scribes de la Torah hébraïque ont supprimécette information, pensant, peut-être, quil est impossible àun père dapprendre la défloration de sa fille par son filsavec une telle froideur et avec un tel argument. Le livre dEsther se termine dans la Torah hébraïquedes Juifs et des Protestants au chapitre 3/10; celle desCatholiques les dépasse de neuf pages et prend fin auchapitre 16/24, enfin celle des moines jésuites sestcontentée dajouter deux pages : lune au chapitre dix etlautre au premier paragraphe du cinquième chapitre. Le Livre de Daniel sarrête, dans la Torah hébraïqueà la fin du douzième chapitre alors quil comprend dans celledes Catholiques deux autres chapitres. La prière dAzaryaqui sétale sur trois pages a été négligée par le textehébraïque. Celui-ci ne la pas citée. Cette prière se place auchapitre trois entre les deux paragraphes vingt-trois et vingt-quatre (23/24) du livre hébraïque Des cas de dissemblances existent aussi entre laTorah des Catholiques et celle des Protestants concernant lademande de Moïse à Dieu pour lui adjoindre son frèreAaron comme prophète. Daprès le texte hébraïque lasollicitation de Moïse était exprimée impoliment. Il avait dit
  23. 23. 23: «Je ten prie, Seigneur envoie-le dire par qui tu voudras!» Lacolère du Seigneur senflamma contre Moïse. (Lexode 4/13) Maisselon le texte catholique cette même requête fut adressée parMoïse à son Créateur avec politesse puisquil lui a dit : «Parta miséricorde, Seigneur, envoie celui que tu dois envoyer.»Cependant, cette politesse quils ont ressortie na pasempêché la colère de Dieu de sabattre sur son interlocuteur.Le texte catholique termine ainsi le verset : «La colère deYahweh à légard de Moïse sintensifia.» Les scribes du texte grec se sont intervenu uneseconde fois en vue de corriger la période de la traîtrisedAbsalom vis-à-vis de son père David. Les Hébreux ontécrit : «Or, à la fin de la quarantième année, Absalom dit au roi :«Permets-moi que jaille à Hébron acquitter le vœu que jai fait auSeigneur.» (Samuel 2-15/7). Lexpression "la quarantièmeannée" est fausse. Certains commentateurs spécialisés danslexégèse pensent quil est plus juste de lire dans le passagecité de Samuel II "la quatrième année" conformément à laversion syriaque et à celle de la Septante. Dans toutes lesversions qui sappuient sur le texte grec de la Septante,comme la version arabe bilingue et celle des moinesjésuites, le verset de Samuel 2-15/7 est ainsi libellé : «Aubout de quatre ans, Absalom dit au roi : «Permets- moi que jailleà Hébron acquitter le vœu que jai fait au Seigneur.» Ainsi laquestion se pose delle-même : qui a accordé aux traducteursde la Septante et dautres le droit de corriger les fautes desparoles divines? Rappelons aussi ce que la Torah hébraïque rapporteau sujet de Job. Ce prophète de Dieu a dit : «Et après quonaura détruit cette peau qui est mienne, cest en dehors de machair que je contemplerai Dieu.» (Job 19/26). Il est questiondans ce passage de la destruction de la peau de lhomme et
  24. 24. 24du fait quil verra son Créateur, non pas avec ses yeux, maisspirituellement. Cette information est diamétralementopposée à celle mentionnée dans la Torah catholique qui dit: «Et après que les membres seront recouverts par ma peau, cestdans mon corps que je contemplerai Dieu.» La peau ne sera pasdétruite mais elle lui recouvrira le corps et il contemplera leSeigneur par la vue. Les deux passages sont contradictoires.Quelle est, donc entre les deux passages, la parole divine? La divergence est encore flagrante entre les texteshébreux et grecs concernant la détresse des habitants de lalocalité de Beth-Shémeh qui avaient regardé larche duSeigneur. Ce dernier les a punis en massacrant plus decinquante mille personnes de cette malheureuse cité, et cestce qua enregistré la Torah hébraïque : «Le Seigneur frappa lesgens de Beth-Shémesh parce quils avaient regardé larche duSeigneur. Parmi le peuple, il frappa cinquante mille hommes –soixante dix hommes. Le peuple fut dans le deuil parce que leSeigneur lavait durement frappé.» (Samuel I/6-19) Ce nombrede tués, excessivement élevé, a troublé le sommeil desscribes du texte grec. De cinquante mille, ils lont réduit àsoixante dix seulement. Il est écrit dans le texte catholique :«Le Seigneur frappa les gens de Beth-Shémesh parce quils avaientregardé larche du Seigneur. Parmi le peuple, il frappa soixante dixhommes sur cinquante mille hommes. Le peuple fut dans le deuilparce que le Seigneur lavait durement frappé.» (Les Rois I-6/9)La traduction arabe bilingue parle du nombre, cest-à-dire,soixante dix, sans cependant, mentionner les cinquantemille. Il est écrit : «Le Seigneur frappa les gens de Beth-Shémesh parce quils avaient regardé larche du Seigneur.Soixante dix hommes trépassèrent. Ils furent dans le deuil à causede ce malheur.» Le livre de Samuel:1 fait état dElqana fils deYeroham dEphraïm et de ce quil a donné à son épouseAnne, le texte catholique dit : «Mais à Anne, il donnait une
  25. 25. 25double part, car cest Anne quil aimait.»(Samuel I: -1/5) alorsque le texte grec et toutes les versions qui le prennentcomme leur unique source notent : «Mais à Anne, il donnait unepart seulement, par tristesse, car cest Anne quil aimait.» Le livre des Chroniques parle dAshéhour. Le textehébreu relate quil est né après la mort de son père dans laville de Caleb et que sa mère sappelait Ephrath. Il y est portépar écrit : «Après la mort de Hèçrôn, Caleb sunit à Ephrath, femmede Hèçrôn son père et elle lui enfanta Ashéhour.» (Les ChroniquesI : 2/24). Il y a un grand écart entre ce passage puisquil anommé Ephrath la mère Ashéhour et non pas Abiya. Parconséquent le nom dEphrat ne désigne pas un lieu etAshéhour nest point le fils de Caleb fils de Hèçrôn. Le nomde Caleb dénommant un endroit dabord devint un nom serapportant à une personne. Lencyclopédie de lEvangile écrit :«Après la mort de Hèçrôn, Caleb sunit à la fille dEphrath, lafemme de son père et elle lui enfanta Ashéhour .» Les scribesde la version sur laquelle a été opérée la traduction arabe ont,à ce sujet, une toute autre opinion. Caleb, selon eux, sestmariée avec la fille dEphrat et non pas avec Ephrat la femmede son père. Il est formulé dans cette traduction : «Après lamort de Hèçrôn, Caleb sunit à la fille dEphrath, femme de Hèçrônson père et elle lui enfanta Ashéhour.» Quelle est donc la lectureauthentique rédigée par les auteurs des Chroniques, parmitoutes ces lectures contradictoires? La Torah des Samaritains a consigné cette information :«Sem vécu six cents ans puis il mourut.» (La Genèse-11/11). Ellenexiste ni dans la version hébraïque ni dans la grecque. Il estégalement écrit dans la Torah hébraïque : «Caïn parla à sonfrère Abel et lorsquils furent aux champs, Caïn se leva.» (La Genèse4/8) Ce passage ne cite pas les paroles de Caïn alors que les
  26. 26. 26deux versions la samaritaine et la catholique rapportent letexte en entier et elles ont conservé : Il dit : «Sortons au champ» Lhébraïque et la grecque contiennent, en plus de lasamaritaine, les dix premiers versets du chapitre trente de laGenèse. Ce même chapitre dans la samaritaine débute par leverset Onze (11). Contrairement à lhébraïque et la catholique orthodoxe oùmanque ce passage qui est mentionné par la samaritaine entrele chapitre dix (10) et onze (11) et dans lequel il est écrit : leSeigneur sadressa à Moïse et lui dit : «Vous avez campé longtempssur cette montagne, revenez et montez à la montagne desAmoranites et ses environs, aux endroits de la montagne Toûr et àsa base en face de Taïmane, sur le bord de la mer, en pays deCanaan et du Liban, au grand fleuve, lEuphrate. Cest le pays que jevous ai donné, Juda, entrez-y! Je vous le donne en héritage. LeSeigneur a juré à vos ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob de vouslaccorder et à votre descendance» Il ny a aucune trace de cemorceau dans lhébraïque et la grecque. La même remarque est valable en ce qui concerne cemorceau de l’Exode 11 entre les chapitres 3 et 4 qui stipule :Moïse dit à pharaon : «Ainsi parle le Seigneur, il dit : «Mon filspremier-né cest Israël. Je te dis laisse partir mon fils pour quil meserve et tu refuses de le laisser partir! Eh bien je vais tuer ton filspremier-né» (Exode : 7/11). Il est transféré de sa place danslhébraïque, la catholique et l’orthodoxe et est écrit dans lechapitre 9- 1/3. La différence est également flagrante entre lasamaritaine et lhébraïque à propos du mont sacré sur lequel leSeigneur Dieu a ordonné de bâtir le Temple. Les Grecs ontinsisté : «Vous dresserez ces pierres, suivant lordre que je vousdonne aujourdhui, sur le mont Ebal» (Le Deutéronome 27/4). LaSamaritaine, la traduction latine et les versions chrétiennesqui en découlent parlent du mont Garizim puisquil y est
  27. 27. 27enregistré : «Vous dresserez ces pierres, suivant lordre que je vousdonne aujourdhui, sur le mont Garizim.» En étudiant la vie des pères anciens de lEglise à partirdu chapitre cinq (5) du livre de La Genèse on comprend quele Déluge de l’époque du prophète Noé sest passé 1.656années après la création dAdam, selon la Torah hébraïque; ils’est déroulé 2.262 ans après la création du père del’humanité, d’après la grecque, et 1.307 ans après le mêmeévènement d’après la Samaritaine Il en est de mêmeconcernant la naissance de Jésus (B.S.D.L), toujours parrapport à la création du mari d’Eve. Le fils de Marie est venuau monde selon l’hébraïque 4.004 ans après ce repère, 5.872ans d’après la grecque et 4.700 selon la Samaritaine. Il existeune similitude dans les sujets qui se rapportent aux vies despremiers pères, entre les textes grec et hébraïque, les deuxversions se sont appuyées sur la Vulgate qui a été traduite parSaint Jérôme. Entre le dit Déluge et la naissance du patriarcheAbraham, il s’est passé 292 ans d’après l’hébraïque, 1.072 ansselon la grecque et 932 ans d’après la Samaritaine1. La dissemblance entre les deux Torahs ne s’arrête pas àce stade, mais elle va jusqu’à la contradiction flagrante etl’opposition totale, telles que celles observées dans le livre deJob (B.S.D.L) : Et Dieu resta sourd à ces infamies (Job 24/12). Lemot infamie a été remplacé par le mot prières dans la versionsyriaque qui a mentionné : Et Dieu resta sourd aux prières. Cettemême phrase est consignée dans la version des moinesjésuites. Les spécialistes qui ont revu la dite version ontprécisé, en notes de bas de page, que les traducteurs se sontappuyés sur l’originale syriaque qui a souligné que le mot1 ) Voir le livre Idh-Hâr El-Haqq de Rahmattoullah El-Hindî – T : 3 - Page 858/871.
  28. 28. 28hébraïque employé était la folie. Quel est donc exactementle mot révélé par Dieu : infamies, prières ou folie ? La même remarque est également valable dans le versetsuivant : Donnez au Seigneur gloire et force. (Les Psaumes 29/1).Il est écrit dans la marge de la version des moines jésuites quece verset a été traduit dans les versions latine et grecque par:Donnez au Seigneur les agneaux. Quelle est donc la relationentre la gloire, la force et les agneaux ou même les moutonsâgés? L’auteur des psaumes se délecte en disant : Tout le jourmes ennemis moutragent, furieux contre moi, ils jurent sur ma tête.(Les Psaumes 102/9) en conformité à la version grecque. Laversion des moines jésuites a changé «ils jurent sur ma tête»par l’expression «ils me maudissent». Elle va même jusqu’àfaire allusion que la traduction syriaque a donné : « ceux quime louaient ». Quelle est parmi ces idées différentes celle quiprovient de Dieu ? Est-ce que les ennemis de l’auteur despsaumes ont juré par son nom ou bien l’ont-ils maudit ouloué ? L’écrivain du psaume 118, a dit, à propos de sesennemis : «Ils mont encerclé comme des guêpes, elles se sontéteintes comme un feu dépine.» (Les Psaumes 118/12). La versiondes moines jésuites a noté qu’il est écrit dans la versiongrecque : «Elles se sont enflammées». Peut-on rapprocher lesdeux idées : éteindre et s’enflammer, nous vous ledemandons, ô gens sensés? Dans le livre de Job, selon la version hébraïque,l’épouse du prophète en question, après avoir vu le malheurde son mari lui conseille : «Vas-tu persister dans ton intégrité?Bénis Dieu et meurs!(Job 2/9). Concernant la même épouse, laversion grecque et celle des moines jésuites ont noté, qu ’elle a
  29. 29. 29dit : « Jusquà maintenant, tu persistes dans ton intégrité,blasphème contre Dieu et meurs!» Personne n’ignore que labénédiction et le blasphème sont opposés; est-ce que cettefemme a suggéré à son conjoint de blasphémer contre sonCréateur ou au contraire de lui demander Sa bénédiction?Qu’est-ce que le Saint Esprit a inspiré à l’auteur de ce livred’écrire1? Après cela, nous lisons à la fin du Livre Sacré un versetrenfermant une menace atroce adressée à l’intention depersonnes qui tentent d’ajouter ou de retrancher des passagesdes paroles de Dieu : «Moi, Jean, j’adresse ce solennelavertissement à quiconque entend les paroles prophétiques de celivre, si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu ajoutera à son sortles fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu’un enlève quelque chosedes paroles prophétiques de ce livre, Dieu lui enlèvera sa part desfruits de l’arbre de la vie et de la Ville Sainte décrits dans ce livre.»(Apocalypse 22- :18/19). Dieu frappera-t-il, comme prévu, lesCatholiques et les Protestants qui ont ajouté à l ’original deleur livre les sept livres apocryphes et autres ou bien va-t-ileffacer le nom des Protestants du Livre de la vie tout commeils ont effacé des paroles de Dieu des principes que lescroyants des deux parties persistent à croire qu’ils nechangeront et ne s’effaceront jamais. «Mais la parole de Dieusubsistera toujours.» (Isaïe 8/40). Il est de notre droit de nousinterroger : «Où sont les paroles de Dieu dans tous ces textesdifférents? Quelles sont les preuves qui légitiment la Torahhébraïque, - celle des Juifs et des Protestants - au détriment de1 ) Pour plus d’informations concernant les différences entre le texte grec catholiqueet son (homologue) (vis-à-vis) hébreux et protestant, nous= =invitons notre lecteur àcomparer la version moyen-orientale des protestants et celle des moines jésuites descatholiques dans les dizaines de sujets dont : Le Deutéronome : 32/14- Josué : 15/59– Samuel I :24-14/41 et 10/28 - Samuel II : 7/15 – Les Psaumes :15/71, 15/80,28/105, 7/141- Les Chroniques I 7-15/16……
  30. 30. 30la Samaritaine ou de celle des Orthodoxes et des Catholiquesou encore de toutes les traductions latines? Quels sont doncces arguments qui assurent l’authenticité de telle version etqui accusent telle autre de falsifications? Le Coran stipule :«Apportez votre preuve si vous êtes véridiques!»1 Enfin nous nous reposons la question : «Pourrions-nousrestituer la version originelle de La Torah à partir del’ensemble de ces textes divergents?» La version des moinesjésuites dans son introduction du Livre Sacré nous donne laréponse : « Quel texte choisir? Autrement dit : quel textehébreu pourrait être le plus proche possible de la versionauthentique? La méthode scientifique véritable exige de nousun comportement analogue à celui que nous adoptons devanttoutes les œuvres qui traitent de la civilisation de l ’Antiquité.Nous dresserons un arbre généalogique de tous les témoinsque nous connaissons, après avoir lu avec précision et minutieles divers textes : le Massore, les différents manuscrits deQumrâne, la Samaritaine, la Septante, les traductions dutargum araméen, et celles en langue syriaque, latine. Et, c’està partir des comparaisons obtenues à la fin de ces lectures,que nous pourrions reconstituer le texte originel qui remonteau quatrième siècle avant Jésus-Christ.» Le mieux auquel on peut aboutir en lisant tous cestextes, c’est de parvenir à un texte qui daterait du quatrièmesiècle avant Jésus-Christ, en clair à un texte rédigé dix sièclesaprès la mort de Moïse (B.S.D.L). Hélas rétablir le texte de cenoble et généreux prophète relèverait du pur domaine del’impossible.1 ) Sourate d’El-Baqarah – verset 111.
  31. 31. 31 Les manuscrits du Livre Sacré Les Chrétiens clament, fièrement, de nos jours, qu’ilspossèdent des milliers de manuscrits du Livre Sacré quiremplissent les bibliothèques de renommée mondiale etembellissent leurs armoires. C’est là une réalité irréfutable. Leproblème, cependant, réside dans l’anonymat des auteurs deces manuscrits. Cette constatation ne nous permettra jamaisde connaître l’intégrité intellectuelle de ces scribes, leurhonnêteté et leur compétence dans leur besogne. La difficultéest encore plus profonde quand nous saurons qu ’aucunchercheur n’a trouvé deux manuscrits identiques, parmi cesdizaines de centaines d’écrits anciens. Nous nous contenterons, à ce sujet, de rapporter troistémoignages et commençons par celui qui est puisé dans"L’introduction au Livre Sacré" écrite par les Témoins deJéhovah. Il y est consigné : «La faiblesse humaine apparutlors de la transcription manuelle des manuscrits authentiqueset c’est la raison pour laquelle, il n’a été trouvé deuxexemplaires semblables parmi les milliers de manuscritsrédigés dans la langue originelle de l’époque.» Le deuxièmetémoignage émane de Frédéric Grant dans son livre <<LesEvangiles:origines et développement>>. Cet auteur a écrit :«Le premier texte de l’Alliance a été imprimé, pour lapremière fois, par Erasme en 1516. Avant cette date, le texteétait sauvegardé dans des manuscrits copiés par de nombreuxscribes. Il existe actuellement environ 4.700 manuscrits.Certains sur des bouts de papier et certains autres completssur des supports très fins, de cuir ou de tissu. Les textes de latotalité de ces manuscrits sont différents les uns des autres.Nous ne pouvons pas croire que l’un d’eux, au moins, ait
  32. 32. 32échappé à la falsification. Tous les manuscrits qui sont ennotre possession, et indépendamment de leurs formes, ontsubi de nouvelles transformations orchestrées par descorrecteurs dont le souci n’était pas, toujours, le retour à unelecture exacte.1» L’encyclopédie américaine a publié letroisième témoignage : «Aucune version des livres del’Ancien Testament écrite par la propre main de son auteur nenous est parvenue. Toutes celles qui sont entre nos mainsnous ont été transmises par plusieurs générations de copisteset d’auteurs. Nous possédons des preuves réelles etnombreuses qui démontrent que les scribes ont effectué deschangements – volontairement ou involontairement – dans lesdocuments et les livres alors que leur fonction essentielleconsistait dans la copie et la communication de ces écrits. Lesvariations involontaires résultaient de la mauvaise lecture decertains mots ou lorsque les scribes copiaient deux fois lemême mot ou la même ligne et parfois quand ils oubliaientd’écrire quelques mots ou encore des paragraphes entiers. Lesautres, volontaires, ont été accomplies dès que les personneschargées de consigner ces livres s’imaginaient que le texte surlequel ils travaillaient était faux au départ. Aussi s ’étaient-ilspermis de retrancher un certain nombre de mots ou d’ajouter àce même texte initial des paragraphes explicatifs. Nous ne possédons aucune cause qui nous assure queles Livres de l’Ancien Testament n’ont pas été exposés,pendant leur copie, aux défigurations habituelles et sous desformes différentes, au moins avant la période durant laquelleces livres furent considérés sacrés.»1 ) Voir : Conférences sur la comparaison des religions par Ibrâhîm Khalîl Ahmed :Pages : 40/41.
  33. 33. 33 Pendant le XIX° siècle, un nombre de savants et dehauts dignitaires de l’Eglise allemands ont recherché, àtravers tous les pays de la planète, les manuscrits de la Bible,rédigés en langue grecque ancienne. A la fin de cette premièreopération, ils passèrent au peigne fin, ligne par ligne, lesdocuments ramassés. Ils y trouvèrent deux cent milledivergences, comme l’a annoncé le professeur Bristel,directeur de l’institut chargé de la mission et rattaché àl’université de Munich. Le cas de ces manuscrits se complique encoredavantage quand on sait que le prophète Moïse a vécu auquinzième siècle avant Jésus alors que les plus anciensmanuscrits concernant la Torah datent de l’ère chrétienne – àl’exception des manuscrits de Qumrâne découvertsrécemment et qui reviennent au deuxième siècle avant lanaissance du fils de Marie (B.S.D.L)- En clair, seize siècles,seulement, séparent ces manuscrits de l’époque de Moïse ?! Pour illustrer ce qui précède, nous citerons les plusanciens manuscrits et rechercherons la date, supposée, la plusancienne de leur copie. Les plus connus, à ce jour, sont :1°) Les manuscrits découverts à Qumrâne, à proximité de lamer Morte, en 1947. Ils datent des deuxième et troisièmesiècles avant Jésus. Leur contenu n’a pas encore été divulguéet une sorte de nuage flou les enveloppe.2°) Le manuscrit de Pardis John Rylnads il comportel’équivalent de cinq pages du Deutéronome. Il a été copiépendant le deuxième siècle avant Jésus3°) Le manuscrit de Shisther Baïthi que le grand savantanglais, Baïthi, a découvert en 1929. Il renferme des partiesdes neuf livres de l’Ancien Testament. Il a été copié entre ledeuxième et le quatrième siècle après Jésus.
  34. 34. 344°) Les manuscrits de Berlin : on pense qu’ils ont été écritspendant le troisième siècle après Jésus. L’un d’eux contientdes morceaux du livre de la Genèse, un autre nous a conservéles livres des douze prophètes, un troisième compte quelquespsaumes avec le livre des Proverbes.5°) Le manuscrit du Vatican : il est conservé dans l’Etatpontifical. L’auteur de l’introduction de la version des moinesjésuites le considère comme étant le plus précieux de tous lesmanuscrits en langue grecque car il contient l’AncienTestament en entier. Il a été découvert en 1481 et a ététranscrit pendant le quatrième siècle après Jésus.6°) Le manuscrit d’Alexandrie : il se trouve actuellement aumusée britannique à Londres et a été écrit pendant lequatrième ou le cinquième siècle de l’ère chrétienne.7°) Le manuscrit du Sinaï : il a été écrit pendant le quatrièmeou le cinquième siècle de l’ère chrétienne. Il renferme despassages du livre de La Genèse, quelques livres desprophètes, celui de la Sagesse, en plus des livres apocryphes 1. Nous avons vu que l’auteur Grant, l’encyclopédiebritannique et autres ont parlé des modifications effectuéessur le Livre Sacré, telles les fautes, les ajouts et autressuppressions. Citons quelques exemples de ces variations encommençant par ce passage du livre de Samuel I décrivantl’histoire de Saül et de son domestique qui allaient voir leprophète Samuel. Il est écrit : Le domestique reprit la parole pourrépondre à Saül : «Jai justement sur moi un quart de sicle dargent,je le donnerai à lhomme de Dieu et il nous renseignera sur notrevoyage. Autrefois, en Israël, on avait coutume de dire quand onallait consulter Dieu:«Venez, allons trouver le voyant.» Car le1 ) Voir :a) Introduction à l ’Ancien Testament du prêtre et Dr Samuel Yoûcef – Pages : 56/58.b) Le dictionnaire du Livre Sacré – Pages : 846/848.
  35. 35. 35prophète daujourdhui on lappelait autrefois le voyant. Saül dit àson serviteur : «Bien parlé. Viens, allons-y.» Et, ils allèrent à la villeoù se trouvait lhomme de Dieu. Ils gravissaient la montée de la villequand ils trouvèrent des jeunes filles qui sortaient puiser de leau.Ils leur dirent : «Le voyant est-il ici?» Elles leur répondirent : «Oui!Droit devant vous.»(Samuel I:9/8-12) "Autrefois, en Israël, on avait coutume de dire quand onallait consulter Dieu : «Venez, allons trouver le voyant. Car leprophète daujourdhui on lappelait autrefois le voyant." Cesphrases ne font pas partie intégrante des paroles divines. Lescribe, sachant que le mot ancien désignant le prophète adisparu et ayant remarqué que l’idée du passage n’était pasbien claire, il a jugé bon de les ajouter pour la bonnecompréhension du texte. Puis voilà que ce même mot -ancien -impliquant lamême idée et banni du vocabulaire bien après l’époque deSamuel, refait surface et est utilisé, de nouveau, avec le mêmesens, du temps du roi Azriya. Il est mentionné : Amacya ditalors à Amos : «Va-t-en, voyant, sauve-toi au pays de Juda.»(Amos7/12). Mais le résultat obtenu est contraire à celuiattendu. Ces mêmes phrases, ajoutées au paragraphe neuf necorrespondent pas avec le contexte. Il semble que le copisteait sauté deux lignes, ces phrases, portant le mot voyant, ilaurait du les écrire normalement après le chapitre dix. Ainsi lepassage aura vraiment un sens. Il serait libellé de cette façon :Et, ils allèrent à la ville où se trouvait lhomme de Dieu. Ilsgravissaient la montée de la ville quand ils trouvèrent des jeunesfilles qui sortaient puiser de leau. Ils leur dirent : «Le voyant est-ilici?» - Autrefois, en Israël, on avait coutume de dire quand on allaitconsulter Dieu:«Venez, allons trouver le voyant.» Car le prophètedaujourdhui on lappelait autrefois le voyant - . Elles leurrépondirent : «Oui! Droit devant vous.»(Samuel 1:9/8-12) Dans le livre (revoir P 37) de Samuel I le mot Guilgalest répété deux fois dans la même phrase, le copiste, par
  36. 36. 36inattention peut-être, ne l’a pas remarqué et par conséquent nel’a rapporté qu’une fois : Samuel se mit en route et monta deGuilgal à Guivéa de Benjamin (Samuel I- 13/15). Le traducteur àla langue grecque s’est aperçu de l’oubli et la version desmoines jésuites a enregistré : Samuel se leva et monta de Guilgalpour prendre son chemin. Le reste du peuple monta derrière Saül àla rencontre des gens de guerre. Quand ils furent arrivés de Guilgalà Guéva de Benjamin. La même observation remarquée dans le passage dulivre des rois I : le verbe envoyer y est utilisé deux fois. Lescribe a négligé le premier et s’est contenté du second. Il a, eneffet, écrit : Joab sest réfugié dans la tente du Seigneur, il est àcôté de lautel. Salomon envoya Benayahou fils de Yehoyada. (LesRois : 1- 2/29). Les spécialistes qui ont revu la version desmoines jésuites ont rectifié l’erreur et le passage est ainsilibellé : Joab sest réfugié dans la tente du Seigneur, il est à côtéde lautel. Salomon envoya dire à Joab : «Que test-il arrivé que tute sois enfui vers lautel?» Joab dit : «Jai eu peur de toi et je mesuis enfui vers le Seigneur. Le roi Salomon envoya Benayahou filsde Yehoyada.» (Les Rois : 1- 2/29). Le transcripteur du livre de Samuel II a lu ′David′ aulieu d’′esprit′, la calligraphie des deux mots est quasianalogue. Le sens du passage a changé Il a copié : Le roi Davidcessa de semporter contre Absalom, car il sétait consolé puisqueAmnon est mort. (Samuel : 2- 13/39). Dans le texte original,c’est le mot esprit qui est authentique, le nom de Davidn’existant pas. La version des moines jésuites a, ainsi,reproduit cette phrase : Lesprit du roi cessa de semporter contreAbsalom car il sétait consolé de la mort dAmnon. Les copistes se sont également trompés dans lalecture de l’introduction du Cantique des cantiques, aussi ont-ils écrit : «Je suis noire, moi, mais jolie, ô filles de Jérusalem,comme les tentes de Qédar et les rideaux de Salomon.» (LeCantique des cantiques 1/5). La version des moines jésuites a
  37. 37. 37ainsi modifié ce verset car, pour ses auteurs, le nom du roiSalomon ne se trouvait pas dans le texte originel : Comme lestentes de Qédar et les paravents de Salmâ. En note de bas depage, ils ont expliqué cette modification en disant : «Dans letexte hébraïque, il s’agit de Selmâ et Qédar qui sont deuxtribus des Arabes nomades et la différence entre Salomon etSalmâ, dans leur écriture, réside uniquement dans lavocalisation.» La filiation de Yehonatân à Mannassé estégalement l’une des erreurs des copistes. Ils ont consigné :Yehonatân, fils de Guershôm fils de Mannassé. Lui et ses enfantsfurent des prêtres des danites (les Juges : 18/30). En réalité, il estle petit-fils de Moïse (B.S.D.L) comme le précise le livre desChroniques I : Fils de Moïse : Guershôm et Eliézer.(LesChroniques : I-23/15)Ils se sont leurrés en prétendant que : Koushân- Rishéataïm, roidArâm-des-deux fleuves. (les Juges3/8). Koushân- Rishéataïmn’était point le roi du pays cité et situé dans l’actuel Irak maisson royaume était bien Adôm qui se trouvait dans l’actuelleJordanie, au sud de la Mer Morte. 1 Les personnescompétentes qui ont revu la version des moines jésuites sesont rendus comptes de la confusion, ont restauré la réalité endisant : Koushân- Rishéataïm, roi dEdom et ont annoté, en basde page : «Il est effectivement inscrit dans la versionhébraïque roi dArâm-des-deux fleuves, mais,vraisemblablement, il y a eu confusion entre Arâm et Adôm.»1 ) Reportez-vous au dictionnaire de la Bible pour bien distinguer la situationgéographique des deux pays Adôm et Arâm. Le premier, actuellement, fait partieintégrante de la Jordanie. Il s’étale sur une distance de cent miles entre la Mer Morteet le golfe de Gaza, à proximité de Ghoûr El-Gharbâ… Sâli ‘, appelée, par la suite,Pétra fut sa capitale. Quant à Arâm, il se situe à présent en Syrie. Il s ’étendait desmontagnes du Liban à l’ouest jusqu’au fleuve l’Euphrate à l’est et des monts Taurusau nord jusqu’au-delà de Damas au sud. (Voir dans ce dictionnaire articles Adôm etArâm).
  38. 38. 38Cette inadvertance entre les deux noms propres se retrouvedans Les Rois II : 3/26, Les Rois II 6/16 et Les Chroniques II2/20. Les pères jésuites et les correcteurs de la version araberepérèrent les étourderies et les rectifièrent. Les croyantspensent qu’il est impossible que la Bible contienne desbévues. Ils en lisent d’autres versions et ne discernent pas lesquiproquos commis par les scribes. Ces derniers ont maldéchiffré certaines lettres, l’idée générale en a été modifiéeet, par conséquent, les informations acquises par les lecteurssont erronées. Nous ne pouvons, peut-être pas, nous étonner outremesure, de l’amalgame entre Arâm (la Syrie) et Adôm, dansplusieurs versions mais ce qui est étonnant c’est de les trouverdans une même version. A propos du départ de Samuel pourguerroyer contre David, il est mentionné : Ceux-là aussi, le roiDavid les consacra au Seigneur en plus de largent et de lor déjàconsacrés et provenant de toutes les nations conquises de la Syrie,de Moab et des fils dAmmon.(Samuel II : 8-11/12) Ce passagesouligne la soumission d’Arâm alors que le livre desChroniques I rapporte : Ces objets aussi, le roi David les consacraau Seigneur, en plus de largent et de lor quil avait pris à toutes lesnations, dEdôm, de Moab et des fils dAmmon.(Les ChroniquesI :18/11) et ce verset parle de l’assujettissement d’Edôm. Quelest donc le vrai : Arâm ou Edôm? Et puis, quel est leresponsable de cette confusion? Il est écrit, concernant les filsd’Israël : Ils se sont révoltés près de la mer, la mer des joncs (LesPsaumes 106/7). Cette lecture est fausse et a été rétablie dansla version des moines jésuites comme suit : Ils se sont révoltéscontre le Très-Haut, près de la mer des joncs. Les moines jésuitesécrivirent en bas de page que le texte hébreu comportel’expression " En pleine mer". Ils tentèrent de voir dansl’écriture de cette expression les divers sens qui en découlent
  39. 39. 39et après avoir changé une lettre ou une voyelle, ils arrivèrentà la bonne lecture. Celle-ci n ’a aucun rapport avec lapremière. Les lectures, fausses ou corrigées, des différentesversions, sont derrière les centaines de différences notéesdans la lecture de la Torah, telle que celle observée dansl’éloge de la descendance de Nephtali. Ces lectures sontégalement dissemblables, concernant les mauvais sentimentsqu’éprouve David à l’égard de Naval. Le roi et prophète adit : «Il ma rendu le mal pour le bien. Que Dieu fasse ceci et encorecela à David - ou plutôt à ses ennemis-.» (Samuel I : 25-21/22),tandis que la version des moines jésuites a écrit : «Il ma rendule mal pour le bien. Que Dieu fasse ceci à David et encore plus.» Lapremière lecture cite les ennemis de David alors que laseconde évoque le roi lui-même. Une observation analogueest remarquée dans les menaces de Nathan à David pour safaute avec la femme d’Urie le hittite : «Mais puisque dans cetteaffaire, tu as fait que les ennemis du Seigneur prononcent desinjures, le fils qui test né mourra. (Samuel II : 12/14).La versiondes moines jésuites a enregistré : «Mais puisque dans cetteaffaire, tu as gravement outragé le Seigneur –ou plutôt sesennemis-, le fils qui test né, lui, mourra.» Le premier verset citece pour quoi David a été puni, à savoir la joie des ennemis duSeigneur pour la faute de David. La notion de la jubilation desennemis de Dieu est complètement absente dans le deuxièmeverset. Il arrive parfois au copiste d’ajouter une observationde sa propre initiative qui, de ce fait, devient partie intégrantedes paroles divines : «J’ai, tout le jour, à la bouche les récits de tajustice et de ton salut et je n’en connais pas le nombre.» (LesPsaumes 71/15). .La version des moines jésuites a remplacéela phrase : je n’en connais pas le nombre par "je ne comprendspas ces lettres". Il est consigné, en notes de bas de page :
  40. 40. 40«Cette phrase est, sans doute, un ajout du scribe qui n ’a pascompris le sens du dernier mot.» Il est de notre droit de nous poser des questions poursavoir comment les croyants justifient-ils la sainteté de ceslivres en dépit des fautes, des différences et des ajouts qu ’ilsrenferment? Nous nous demandons quand est-ce que lesresponsables élagueront la Bible et dans l’attente de sonuniformisation nous nous interrogeons : quelle est, parmitoutes ces lectures différentes, celle que le Seigneur a révélée.
  41. 41. 41 La fausse attribution des cinq livres à Moïse Les Juifs et les Chrétiens sont persuadés que Moïse(B.S.D.L) a écrit les cinq livres. Dans ce cadre d’idées, lemoine Siwgert, lors de ses débats télévisés avec lesavantissime Didât, a déclaré : «Nous sommes convaincusque Moïse a rédigé les cinq premiers livres, à l’exception duDeutéronome et de certains cantiques et peut-être même qu’ila écrit ces deux derniers. Nous savons que Dieu estomnipotent puisqu’il a révélé à Moïse la manière exacte aucours de laquelle la mort le surprendra et il l’a informé, avectous les détails, du déroulement de son enterrement. LeSeigneur est tout à fait capable de révéler de telles annonces. »La preuve qui justifie nos convictions réside dans le fondmême de la Torah et des Evangiles. Une lecture, attentive etminutieuse, des deux Livres, nous permet de clamer que cesLivres ont été écrits longtemps après le décès de ce prophète.Voici d’ailleurs quelques preuves de ce que nous avançons :La Torah de Moïse est beaucoup plus courte que la Torah actuelle. I) Le Deutéronome relate : Moïse écrivit cette Loi et ladonna aux prêtres, fils de Lévi qui portent lArche du Seigneur (LeDeutéronome : ٣١:- 9/10). Ce verset devait être la conclusion dela Torah de Moïse. Or, nous savons que trois autres Livres luifurent annexés. Elle a été confiée aux prêtres, fils de Lévi etcela prouve que le texte qui rapporte l’histoire ne fait paspartie de ce qui a été écrit par Moïse.
  42. 42. 42 II) La Torah de Moïse est courte alors que l’actuelles’étale sur quatre cent (400) pages. Ce qu’il a écrit est trèscourt par rapport aux cinq Livres, Moïse ayant recommandéde grouper tout le peuple d’Israël, femmes, enfants, hommeset même les émigrés qui transitent par leur territoire, de lesréunir tous les sept ans lors de la fête des Tentes pour leurfaire écouter la Torah1. Si elle était aussi longue que celle quenous connaissons aujourd’hui, il aurait été très pénible à cesauditeurs de rester, debout ou assis, tout le temps nécessaire,pour l’ouïr. III) La Torah de Moïse était courte puisqu’il lui a étéordonné de la graver sur la pierre de l’autel : Le jour où vouspasserez le Jourdain vers le pays que le Seigneur, ton Dieu, tedonne, tu prendras une grande pierre que tu enduiras de chaux etque tu dresseras suivant lordre que je vous donne. Tu écrirasdessus toutes les paroles de cette loi….Tu écriras sur cette pierretoutes les paroles de cette loi : incruste-les bien. (Le Deutéronome27-2/8). Josué appliqua à la lettre le conseil que Moïse luiavait laissé et a donc écrit sur la pierre de l’autel la Torah deson maître. Après la fin de la construction de l’autel, il lutcette Torah à la totalité des personnes présentes. Et là, Josuéinscrivit sur les pierres une copie de la loi de Moïse….Après cela, illut toutes les paroles de la loi….Il ny a pas eu de toutes celles queMoïse avait prescrites que Josué ne lût face à toute lassembléedIsraël, les femmes, les enfants ainsi que les émigrés qui vivent aumilieu deux. (Josué : 8-32/35). Contradiction du livre de Josué avec les cinq livres Ce qui confirme d’une manière flagrante que Moïsen’est point l’auteur des cinq livres, est la transgression deJosué de ce qui a été révélé à Moïse. S’il connaissait la Torah1 ) Voir Le Deutéronome 31-9/12
  43. 43. 43et s’il était convaincu de son authenticité, il ne l’aurait pasoutrepassée. Dans de telles conditions, nous aboutirons àl’une des deux conclusions : ou bien avancer que le livre deJosué est faux ou bien que les cinq Livres ne sont pas l ’œuvrede Moïse. Ce dernier a bien dit : «Le Seigneur ma parlé ainsi :«Tu vas passer par le territoire de Moab par Ar. Tu arriveras en facede chez les fils dAmmon, ne les attaque pas, ne tengage pas contreeux; je ne te donnerai rien en possession dans le pays des filsdAmmon, car cest aux fils de Loth que je lai donné en possession.»(Le Deutéronome : 2-16/20). Dieu n’a accordé aucun droit à Moïse sur le pays desfils d’Ammon, il lui a ordonné de n’en prendre aucuneportion de sa terre. Mais Josué, dans son livre, affirme queMoïse s’est emparé de la moitié du pays des fils d’Ammon :Moïse donna à la tribu de Gad, aux fils de Gad une part selon leursclans. Ils eurent pour territoire Yazér, toutes les villes du Galaad etla moitié du pays des fils dAmmon jusquà Aroër qui est en face deRabba…..Tel est lhéritage des fils de Gad. (Josué : 13-24/28).Josué, dans son livre, certifie que Dieu a donné àMoïse la moitié du pays des fils d’Ammon, ce qui est opposéà l’ordre divin rapporté par le Deutéronome. Si ces livresétaient la Torah de Moïse, Josué n’aurait jamais rapporté cettecontradiction dans le commandement du Seigneur concernantle partage de la terre d’Ammon. Evénement ultérieurs à Moïse cités dans sa Torah La Torah a décrit des événements qui se sont passésaprès le décès de Moïse, il ne pouvait les enregistrer etpourtant «sa» Torah atteste : Les fils dIsraël mangèrent de la manne pendant quaranteans jusquà leur arrivée en pays habité; cest de la manne quilsmangèrent jusquà leur arrivée aux confins du pays de Canaan.(L’Exode16/36). Le copiste du livre a vécu la période durant
  44. 44. 44laquelle la manne manquait aux fils d’Israël et savait que cepeuple avait consommé cette nourriture miraculeuse pendantquarante ans, dans le désert. Cette pénurie que Moïse n’a pasconnue a eu lieu du vivant de Josué: «Les fils dIsraël mangèrentde la manne pendant quarante ans jusqu’à leur arrivée aux confinsdu pays de Canaan.» (L’Exode 16/35) Comment Moïse peut-il parler d’un phénomène naturelqui s’est passé après sa mort? Josué raconte : Les fils d’Israëlcampèrent à Guilgal…., dans les steppes de Jéricho. Et ils mangèrentdes produits du pays…. Et la manne cessa le lendemain quand ilseurent mangé des produits de la terre. (Josué : 5 -10/12). Moïsen’a pas assisté à cette disette qui a eu lieu dès l’arrivée desHébreux en Terre Sainte sous la conduite de Josué.Soulignons que ce fait historique relève du passé et qui n ’aaucun rapport avec la prédiction de l’avenir ou d’un mystèrequelconque. Ce fait n’est donc pas une prophétie de Moïse. Le livre des Nombres décrit la manne à ses lecteurs, ilest sûr et certain qu’il leur parle d’une plante qu’ils n’ontjamais vue. Or, il est étrange d’entendre dire que c’est Moïsequi a donné à ses contemporains, les consommateurs de cevégétal, les façons de le récolter, de l’écraser, de le piler et dele cuisiner et qui, enfin, leur fait part de son goût. Il estconsigné dans ce livre : La manne ressemblait à la graine decoriandre, son aspect était celui du bdellium. Le peuple se dispersaitpour la ramasser; ensuite, on lécrasait à la meule ou on la pilaitdans un mortier, on la faisait cuire dans des marmites et on enfaisait des galettes. Elle avait le goût de gâteau à lhuile. (LesNombres : 11-7/8)1 Cela prouve que Moïse n’a pas fait cettedescription. Le même livre rappelle que cette description a étéérigée par son auteur après la sortie des fils d’Israël du Sinaïet dès leur entrée en Terre Sainte, il y est écrit : Tandis que les1 ) Voir aussi L’Exode 16/36.
  45. 45. 45fils d’Israël étaient dans le désert, on surprit un homme à ramasserdu bois le jour du sabbat. (Les Nombres 15/32).Nous savons queMoïse est décédé au Sinaï, bien avant le retour de ses frèresen Terre Sainte Il est également écrit dans la Torah : Et, ils ont habité àleur place, comme Israël l’a fait pour le pays qui est en sapossession, celui que le Seigneur lui a donné. (Le Deutéronome :2/12). Ce verset prouve que son auteur a vécu le retour des filsd’Israël en Terre Sainte et cet événement s’est déroulé aprèsla mort de Moïse. La Torah, en principe sous la plume deMoïse, rapporte encore : Abram traversa le pays jusquau lieu ditSichem, jusquau chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dansle pays. (La Genèse-12/6). Celui qui a écrit ces lignes étaitprésent quand les Cananéens sortirent de la Palestine, après leretour des fils d’Israël et dans ces conditions, il ne peut êtreMoïse. L’auteur du livre a noté : Les Cananéens et les Perriziteshabitaient alors le pays- la Palestine- (La Genèse 13/7). La versiondes moines jésuites a mis cette phrase entre parenthèses pourdonner l’illusion que le texte est une annexe au contexte. Laréalité est que le verset est authentique et que le livre est decomposition récente. Nous lisons aussi dans la Torah : Voici les rois qui ontrégné au pays dEdom avant que ne règne un roi israélite (LaGenèse-36/31). Celui qui a rédigé la Torah était contemporainde l’époque de la royauté. Ce régime a été instauré troissiècles après le trépas de Moïse Le penseur Adam Clark, qui a revu le Livre Saint, aconfirmé la falsification dans ce texte. Il a remarqué : «Jepense ne pas me tromper en disant que Moïse n’a pas écrit ceverset ni les suivants jusqu’au trente neuvième (39°). Je suispresque certain que ces versets étaient portés sur la marged’un manuscrit authentique, le copiste a dû croire qu’ils font
  46. 46. 46partie de l’original et il les a consignés.» Clark n’a pasdévoilé la preuve sur laquelle il a fondée sa quasi certitude.Cette opinion peut être généralisée à une grande partie de laBible puisqu’il est arrivé à un scribe d’introduire dans leLivre Saint ce qui ne lui est pas propre, il est donc permis decroire que cela concerne le Livre en entier. L’immense ironie du sort c’est que ces livres attribués àMoïse rapportent le décès de leur auteur, parlent de sontombeau qui n’est pas connu et précisent la durée du deuil desadeptes et coreligionnaires du défunt : Et, Moïse, le serviteur duSeigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la déclaration duSeigneur. Il lenterra dans la vallée, au pays de Moab, en face deBeth-Péor et personne na jamais connu son tombeau jusquà cejour. Moïse avait cent vingt ans quand il mourut; sa vue navait pasbaissé, sa vitalité ne lavait pas quittée. Les fils dIsraël pleurèrentMoïse dans les steppes de Moab durant trente jours. Puis les joursde pleurs pour le deuil pour Moïse sachevèrent. (Le deutéronome:34-5/8). Remarquons que tous les verbes employés dans cesversets sont au passé, ils relatent des faits passés, il ne s ’agitdonc pas d’une prédiction. Ces mêmes livres contiennent des éloges du prophète,libellés, à la troisième personne. Elles sont adressées, enréalité, par une tierce personne et renforcent notre convictionque Moïse n’a pas écrit ce livre. Un homme aussi logique quelui ne peut dire de lui-même : Moïse était un homme très humble,plus quaucun autre homme (Les Nombres12/3) puis : Moïse,lhomme de Dieu (Le Deutéronome:33/1) et encore : Moïse, lui-même, était très grand dans le pays dEgypte…..(LExode11/3) Tousces témoignages ne peuvent émaner de lui, le cas contraireserait vraiment une anomalie
  47. 47. 47 Des appellations apparues après la mort de Moïse Les cinq livres utilisent de nombreux termes que les filsd’Israël n’ont connus qu’après la mort de Moïse et qui nefurent employés que plusieurs siècles après cet événement.Comment expliquer donc leur présence dans la Torah deMoïse? Il est dit : Il mena la poursuite jusquà Dan. (La Genèse :14/14). La ville ne porta ce nom qu’à l’époque des Juges,c’est-à-dire quelques cent ans après la mort de Moïse. Le livredes Juges certifie cette vérité : Ils arrivèrent sur Laïsh….Ilsappelèrent la ville du nom de Dan, daprès le nom de Dan, leur père.(Les Juges : 18-27/29) La Genèse raconte : On ma, en effet,enlevé du pays des Hébreux (La Genèse :40/15) La Palestine, oùvivaient les Hébreux du vivant de Moïse, ne portait pasencore ce nom. On lit encore dans ce même livre : Jacob arrivachez son père Isaac à Mambré de Qiryat-Arba, cest-à-dire Hébron(La Genèse35/27) La cité en question ne fut appelée Hébron Josuéqu’à l’époque de Josué, le livre de ce dernier le précise :bénit Caleb… et lui donna Hébron….Le nom dHébron étaitauparavant Qiryat-Arba : Arba avait été lhomme le plus grandparmi les Anaquites. (Josué : 14-13/15).L’auteur du livre de laGenèse a coïncidé avec l’entrée de Josué en Palestine et serendit compte du changement du nom de la localité de Qiryat-Arba à Hébron. Les spécialistes des études bibliques indépendants des loisde l’Eglise reconnaissent ces vérités, leurs autres confrèresconservateurs et défenseurs des règles ecclésiastiques pensentque «Ces remarques citées plus haut ne sont rien d’autres quedes ajouts additionnés lors de la seconde transcription, àtravers les époques successives, par le copiste en personne et
  48. 48. 48par la sainte révélation. 1» C’est là l’aveu du moine, le DrSamuel Youcef. Ces conservateurs reconnaissent que lescopistes ont étoffé le texte originel, mais leurs actes ne sontpas personnels mais dictés par le Saint Esprit! Ils font doncpartie, eux aussi, des personnalités honorées par la révélationdivine. Bref, ils persistent à croire, profondément, que Moïseest bien l’auteur du livre de la Genèse 2. Des aveux impressionnants Des personnalités équitables, parmi les Juifs et lesChrétiens, nient l’attribution des cinq livres à Moïse(B.S.D.L). Le rabbin juif andalou, natif de Grenade, le fils deLazare mort en 1167, fut l’un des premiers qui ont (pris)(adopté) cette position. Il laissa deviner son point de vue, sansle dire franchement par peur des représailles. Il nota : «Au-delà du fleuve, le Jourdain… Si tu connaissais le mystère desdouze…. Moïse écrivit sa Loi… Le Cananéen occupait alorsle pays…. Il la révèlera sur le mont de Dieu… Voici son lit,un lit en fer, à cet instant tu découvriras la vérité.» Lephilosophe Juif Spinoza explique l’énigme laissée par soncoreligionnaire andalou. Moïse, commente-t-il, n’a jamaistraversé le Jourdain. Sa Loi, poursuit-il, a été gravée surdouze pierres de lettres faciles à lire. Comment rappelle-t-ilque les Cananéens dominaient le pays? Cet événement n’a eulieu qu’après qu’ils furent chassés de la région. La montagnede Dieu porta ce nom bien de siècles après le décès duprophète, le lit en fer d’Og est mentionné dans le verset 3/11du Deutéronome. La conclusion est que l’écriture de la Toraha été effectuée après la mort de Moïse.1 ) Introduction à l’Ancien Testament du Dr Samuel Youcef- Page : 84.2 ) Le même ouvrage ci haut cité- Page : 84.
  49. 49. 49 Le moine Northon, au dix-neuvième (19°) sièclereconnaît lui aussi que ces livres ne peuvent être l ’œuvre deMoïse. Il a écrit : «La Torah n’a pas été écrite par Moïse etcela est une certitude. 1» Dans l’introduction de l’édition duLivre Sacré en langue anglaise, publiée en 1971, les membresde l’équipe qui ont relu et corrigé le texte final ont douté del’attribution de ces livres à Moïse et ont consigné : «On ditque Moïse est leur auteur.» On lit, dans la Torah reconnue parles Catholiques : «Il n’existe pas de nos jours, de théologiencatholique qui croit que Moïse, en personne, a écrit tous leslivres de la Torah depuis la création ou qu’il a supervisé letexte rédigé par de nombreux copistes, après lui. Mais il fautaffirmer qu’il y a eu, graduellement, des additions engendréespar des circonstances sociales et religieuses, à travers lessiècles suivants.» Nous retrouvons la même idée dansl’introduction dans la version française. Il est consigné dans l’encyclopédie du dix-neuvièmesiècle : «La science moderne et, en particulier, la critiqueallemande ont certifié après des études approfondies desvestiges anciennes, de l’histoire et de la linguistique queMoïse n’a pas écrit la Torah. Mais ce sont des rabbins quil’ont rédigée, sans mentionner leurs noms, à travers desépoques successives sur la base de récits qu’ils avaiententendus, avant la déportation des Juifs à Babylone. » Dans son livre "Les langues sémitiques" Noldek aenregistré : «Les divers livres de la Torah ont été réunis neufsiècles après la mort de Moïse. La rédaction du Livre Sacré et1 ) Voir :a) De la comparaison des religions : de Mohammed Abdellah Ech-Charqâwî-pages : 71/75.b) L’absolution entre l ’Islam et le Christianisme : de Ibrahîm Khalîl Ahmed –pages : 44/46.
  50. 50. 50son assemblage a demandé un temps très long au coursduquel il fut exposé aux déformations, soit par la suppressiond’éléments soit par d’autres qui ont été ajoutés. Il estd’ailleurs très difficile d’y retrouver un passage écrit,vraiment, par Moïse.1» Peut-on affirmer, après tous ces avis,que les cinq livres sont l’œuvre de Moïse, réellement ouqu’ils lui ont été révélés par le Tout Miséricordieux? Garaudi a vu juste quand il a noté, dans son livre<<Israël et le sionisme politique>> : «Tout savant spécialisédans la Torah ou dans son exégèse reconnaît que les textes dece livre sacré ont été écrits, tardivement, du vivant deSalomon, environ. Ces morceaux ne sont, du reste, qu’unassemblage de traditions orales. Si nous nous conformons auxcritères objectifs de l’Histoire, nous serons obligés deconvenir que ces récits qui relatent des épopées datant deplusieurs siècles ne sont pas plus historiques – au vrai sens dumot – que l’Iliade et le Ràmàyama2.»1 ) Voir :a) L’authenticité et la déformation de la Bible de Yahya Rabî‘ –Page :100.b) Critique de la Bible de Abdessalam Mohammed – Pages : 97/98.2 ) Nom d’épopées sacrées hindoues, composées du 5 ° siècle avant J-C au 15° S ap J-C et ayant pour sujet la vie de Ràma, roi d ’Ayuthia, incarnation de Visnu.- PetitLarousse illustré 1983- Page 1633. (N.T)
  51. 51. 51 La fausse attribution des livres des prophètes à leurs auteurs avec preuves Les Juifs et les Chrétiens ne détiennent aucunepreuve, si minime soit-elle, qui assure que les prophètes ont,effectivement, écrit les livres qui leur sont conférés. Ceux-cine contiennent aucune mention qui prouve cette attribution.Des preuves démontrant le contraire apparaîtront après notreexposition de textes et de témoignages. Nous nouscontenterons de citer quelques exemples et laisserons au cherlecteur le soin de compléter par lui-même la même démarcheconcernant les autres livres. Le livre de Josué Les études traditionnelles attribuent ce livre à Josué,fils de Noûn et pupille de Moïse (B.S.D.L) mais la lectureattentive de ce livre nous permet de découvrir que son écrituredate de plusieurs années après cet auteur prophète. Ce livreparle de la mort de son propre auteur : «Josué, fils de Noun, leserviteur du Seigneur, mourut à lâge de cent dix ans. On lensevelitdans le territoire de son héritage.» (Josué 24-29/30) Il relate des événements qui se déroulèrent après letrépas de l’auteur, comme par exemple, la grandeconsidération que lui témoignaient tous les fils d ’Israël, aprèssa disparition et que leurs Anciens continuaient à extérioriserjusqu’à l’époque des Juges instaurée bien plus tard. Il y estconsigné : «Israël servit le Seigneur durant toute la vie de Josué ettoute la vie des anciens qui vécurent encore après Josué et quiconnaissaient toute lœuvre que le Seigneur avait faite pour Israël.(Josué 31/24)» Mais n’est-il pas étrange que l’écrivain parletoujours à la troisième personne du singulier? Ce livre parle
  52. 52. 52souvent de la ville de Devir contre laquelle Josué guerroya àplusieurs reprises : Josué, et tout Israël avec lui, se tourna versDevir et lui fit la guerre (Josué 10/38) et encore : La frontièremontait vers Devir par la vallée de Akor (Josué 15/7) alors quecette localité du vivant de Josué s’appelait Qiryat-Séfèr. Sonnom fut changé lors de la période des Juges : Le nom de Devirétait auparavant Qiryat-Séfèr (Les Juges : 1/11) L’auteur du livre nous informe, dans plusieurspassages, que certains endroits ont gardé leurs noms propresqui leur ont été donnés du vivant de Josué et n ’ont pas changédepuis l’époque très lointaine de ce prophète. Ce n’est,certainement pas, Josué qui a écrit cette remarque puisque cesappellations datent de son temps et que les nombreusesannées n’ont pas pu effacer. En général, les gens d’une mêmegénération ne changent pas le nom propre d’une personne,d’une cité ou d’un animal, en l’espace d’une trentained’années. Il y écrit : Et on appela ce lieu du nom de Guilgal jusquàce jour (Josué : 5/9) Nous retrouvons une idée analogue dansce verset : Ils élevèrent sur lui un grand monceau de pierres quiexiste jusquà ce jour. Alors le Seigneur revint de son ardentecolère. Cest pourquoi ce nom-là reçut le nom de «vallée de Akor»jusquà ce jour. (Josué : 7/26). D’ailleurs, le philosophe etcritique juif, Spinoza admet l’anonymat de l’auteur de celivre. L’introduction de la Bible des Catholiques, de son côté,a souligné : «Cependant, le saint écrivain dont nous ne savonsni le nom ni l’époque….. » Enfin les rédacteurs dudictionnaire de la Bible énumèrent des noms d’auteursproposés et ont enregistré : «L’auteur du livre est inconnumais on l’a attribué à plusieurs personnes. La grande majoritédes Juifs et les premiers auteurs chrétiens restent attachés àl’idée que Josué en est bien l’écrivain….Calvin, lui, penseque l’auteur de ce livre est Iliazar, fils d’Aaron. D’autres ont
  53. 53. 53avancé les noms de Fidhâsse ou de Samuel ou encoreJérémie.» Remarquons que toutes ces hypothèses ne sont que dessuppositions et des conjonctures mais l ’idée la plus plausibleest que l’auteur du livre n’est point connu. Comment alors sepermet-on de dire d’un livre dont l’auteur est anonyme qu’il aété révélé par Dieu? Le livre des Juges Ce livre, attribué par la tradition juive au prophète etdernier juge Samuel, relate la période bien reculée del’histoire des fils d’Israël, celle qui s’est déroulée après lamort de Josué et avant l’établissement de la royauté. Il y estmentionné une preuve que l’écriture du livre date de l’époquedes rois : En ces jours-là, il ny avait pas de roi en Israël…… (LesJuges : 21/25). La même idée est répétée : En ces jours-là, il nyavait pas de roi en Israël…… (Les Juges : 17/6) L’introduction du livre mentionne cette expression "Ilest possible que Samuel en soit l’auteur". Le moine WilliamMarch accepte cette éventualité en avançant d’autrespossibilités. Le savant hindou Rahmattoullah a rapporté cepoint de vue du même moine qui a dit : «Je crois que l’auteurdu livre est inconnu mais on l’attribue à Samuel ou à Esdrascomme il est possible que chaque juge ait écrit son livredurant la période de son gouvernement.» Les rédacteurs de l’introduction de la Bible ont noté :«Nous ignorons le nom de l’auteur du livre des juges. Il est dudomaine du possible que sa matière a été puisée à partir desdocuments de l’époque puis elle a été groupée et enfin classéeaprès la période des juges. La remarque En ces jours-là, il nyavait pas de roi en Israël…a été citée trois fois ce qui nous pousse
  54. 54. 54à croire que le fond du livre a été ramassé puis réuni aprèsl’avènement de la royauté en Israël. 1» Le père Levivre a écrit : «L’écriture du livre des Jugesa été enregistrée et modifiée plusieurs fois avant que nousparvienne la présente version définitive, les informationshistoriques qui y sont relatées, manquent de précisions. 2»Mais le moine ne nous dit pas s’il croit à la révélation divineet à l’invulnérabilité de ces auteurs inconnus qui ont participéà l’écriture de ce livre et à ses différentes retouches, dans lecas contraire, comment expliquer alors la présence, au seindes paroles de Dieu, de passages additionnés et d’autresmodifiés? Le livre de Ruth Ce livre, dont l’auteur est anonyme, raconte l’histoirede Ruth la moabite qui s’était mariée avec un Israélite. Celui-ci mourut après quelques années et sa veuve épousa, ensecondes noces, Booz. Elle engendra de lui Oved, grand-pèrede David. Le moine William March assure que cet auteur estinconnu. Georges Bouste ajouta : «Nous ne pouvons affirmerexactement l’époque du déroulement de cette histoire, ni lenom de celui qui l’a écrite. Certains attribuent son écriture àSamuel, d’autres à Ezéchiel et d’autres encore à Esdras.»L’introduction du livre avise le lecteur que l’auteur n’est pasconnu d’une façon précise. Dans le préambule de la versioncomportant l’exégèse pratique nous pouvons lire : «L’auteurest anonyme mais un groupe de personnes croient que Samuel1 ) Voir : Préambule à la Bible de John Balkyne- Page : 76.2 ) Voir :a) Idh-hâr El-Haqq de Rahmatoullah El-Hindî – Tome 1- Page 134.b) Et-Tawrât : ‘Ardh wa Tahlîl de Fouad Housseïne –Pages : 34/35.
  55. 55. 55l’a rédigé quoique le livre raconte et décrit des faits qui ont eulieu après le décès du prophète en question. 1» L’avant-proposde la Bible des Catholiques pense que son auteur, inconnu, avécu durant une époque tardive. Elle constate que "la langueelle-même, dans la Bible hébraïque, revient à une époquerécente, bien après l’Exode à Babylone.2" Les deux livres de Samuel Ces deux livres sont attribués au prophète Samuel, maisle premier, d’entre eux, relate la mort de l’intéressé et sonenterrement : Samuel mourut. Tout Israël se rassembla et célébrason deuil. On lensevelit chez lui. (Samuel I- 25/1) Qui les a doncécrits? Un comité de spécialistes ayant réexaminé la bibleaprès un ensembles de rectifications faites par le moine Vant,secrétaire général de l’Association du livre Sacré de NewYork, a consigné à propos de l’auteur de ces deux livres : «Ilest anonyme mais il est possible que ce soit Esdras qui les aécrits puis corrigés.» Les rédacteurs de la version anglaise qui date de 1971ont noté : «Il est possible que Samuel en est l’écrivain.»D’autres les ont attribués à Jérémie, l’introduction de laversion catholique ne partage pas cette opinion et l ’aconsidérée "puérile, mais, il est possible que l’écrivain soitl’un des disciples de Jérémie. 3"1 ) L’exégèse pratique par une commission d’experts en théologie- Page 538.2 ) Voir :a) El-Yahoûdyah wa El-Massîhyah de Mohammed Dhiyâ’ Er-Rahmâne El-A‘dhamî-Page : 538.b) Hal El-Kitâb El-Mouqaddasse Kalâm Allah d’A. Dîdât - P : 80 et 126.c) El-Kitâb El-Mouqaddasse fîl Mîzâne d’Abdessalâm Mohammed–P : 99.3 ) Voir :a) Et-Tahrîf fî Ath-Thawrâ de Mohammed El-Khoûlî- Tome 4 – Pages :110/111.b) Hal El-Kitâb El-Mouqaddasse Kalâm Allah d’Ahmed Dîdât – Page : 58.

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