Julia Taddéi : Les Clés De La Crise

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  • 1. Les clés d’une crise endogène: Répartition et diversité Julia Taddei Chercheuse au CRI Université de Technologie de Compiègne Enseignante à l’IEP de Paris Assemblée Nationale 4 Avril 2009
  • 2. Comparaison Années 30/ 2000
    • L’histoire comporte des éléments de répétition et des éléments de variation.
    • Du coté de la répétition:
    • répartition surendettement surproduction chômage
    • Du coté de la variation:
    • L’expérience de la crise des années 30
    • L’illusion monétaire fonctionne moins bien trappe à liquidités mais la politique budgétaire marche.
    • Globalisation et pouvoir mondial répartis différemment.
    • Plafond énergétique et écologique.
  • 3. Un vieux cercle… crise sociale 10% chomage mondial bit 15% en espagne Crise financière Crise economique -2,7% pib mondial Crise politique Crise immobiliere
  • 4. Chaos, imprédictibilité, liberté
    • L’économie est sortie des conditions de validité des modèles de prévision classique. Le système est entrée dans une phase chaotique, avec de nombreux degré de liberté.
    • Une petite cause entraine des effets considérables, et il s’ensuit que l’action politique a une puissance effective décuplée. Rares sont les moments ou l’engagement politique a bénéficié d’un tel effet levier.
    • Un moment de l’histoire ou les possibilités de changement sont immenses, et le système à repenser entièrement. Avec un spectre: celui de la montée du fascisme dans les années 30 et de la deuxième guerre mondiale.
    • Nous chercherons ici des clés à cette crise qui est aussi celle d’un paradigme avant de discuter ensemble des solutions
  • 5. Les causes:
    • Dans les systèmes vivants, la perte de diversité oriente les structures concernées vers un comportement périodique inducteur de pathologies.
  • 6. Le refus de la diversité par l’utopie des néoclassiques « libéraux »
    • Neutralité de la répartition, absence d’incertitude, information et rationalité parfaite, poursuite de l’intérêt personnel fairplay d’où homogénéité des « agents représentatifs » seules autorisent une absence de régulation. On a choisit de faire comme si…
    • Or, la crise impose au retour au réel: rationalité limité, opportunisme, asymétries d’information, incertitude,…existent bel et bien et ont été sélectionnées et entretenues au détriment de la diversité seule garante d’un équilibre dynamique.
  • 7. Ce paradigme contient sa propre fin:
    • 1. Un manque d’équité dans le système de répartition qui seule autorise la diversité est la véritable origine de la crise.
    • Répartition entre salaires et profit .
    • De là surendettement faute de revenus et prise de risques excessives en vue d’une profitabilité accrue avec comme corollaire crise et surproduction.
    • 2. Répartition entre pays , la diversité des modes de développement capitalistes renforce la résistance du système à la crise comme le montre la chine.
    • Le rapport de force défavorable aux pays émergents leur imposant via la banque mondiale le libéralisme comme unique voie de développement réduisant la diversité à fragiliser l’écosystème économique mondial.
    • Le dollar comme seule monnaie mondiale
  • 8. Sélection adverse
    • Par cette répartition, des mécanismes d’incitations pervers des agences de notations et des financiers, et une absence de contrôle le système a sélectionné un seul type de comportement économique: l’opportunisme couplé au mimétisme rationnel.
    • Des lors absence de diversité comportementale devient absence de diversification de portefeuille, et bulle spéculative.
    • Aucune limite aux comportements de passagers clandestins.
  • 9. Des comportements de passagers clandestins
    • Des agences de notation (copier l’info coute moins cher que de la produire).
    • Des banques: privatisation des bénéfices, socialisation des pertes et droit illégitime de création monétaire sur fond d’incohérence temporelle des politiques de refinancement par les BC.
    • Des Etats, à différents niveaux: paradis fiscaux, protectionnisme unilatéral, dévaluations et relances solitaires, unilatéralisme du dollar américain.
    • … renforcent provisoirement ces passagers au détriment de la coopération et de la diversité et affaiblissent le système.
  • 10. Les solutions du G20:
    • Régulation mondiale de la finance (fin des bonus, agences de notation, hedge funds, paradis fiscaux, surveillance des agences de notation et des risques financiers, transparence…) limiteront les comportements de passagers clandestins mais n’amélioreront la répartition que marginalement.
    • Relance mondiale limite les comportements de passager clandestins entre pays a priori et les asymétries, mais les sommes sont encore insuffisantes et on ne sait rien de leur répartition et de leur usage ….
  • 11. La prise en compte de la diversité n’est pas encore d’actualité
    • Le G20 traite en 2009 d’une crise financière débutée en 2007 avec deux ans de retard. Symptomatiquement, le risque sur les taux de change n’a pas été abordé.
    • Or c’est une crise économique et sociale et bientôt une crise politique.
    • Seules les institutions économiques et financières libérales sont supposées réguler la crise, laissant de côté la dimension sociale. Quid du BIT et de l’OMS?
    • La question de la répartition de la richesse et des pouvoirs au sein de la gouvernance mondiale, cause réelle de la crise n’a pas été abordée.
  • 12. Nos Solutions: Diversité Monétaire
    • Sur la monnaie internationale: L’augmentation des DTS du FMI sur la base d’un panier de monnaie…Les revendications chinoises et russes vont favoriser une répartition du pouvoir monétaire international plus équitable, donc plus robuste.
    • Sur ces gestionnaires: abolir l’indépendance BC, nationalisation au moins partielle des banques et/ou chambres de compensation ..
    • Développer le micro crédit..
  • 13. Solutions: la diversité économique
    • Favoriser des formes alternatives de développement: au travers d’une répartition plus équitable, une réorientation des fonds vers:
    • 1) les PVD, et les chômeurs dont la propension marginale à consommer est la plus forte.
    • 2) formes alternatives de production: coopératives, commerce équitable qui assurent un meilleur respect de l’environnement, et des droits du travail.
    • 3) Favoriser la créativité, financer l’éducation, la reconversion et la recherche à des fins écologiques.
  • 14. Diversité politique:
    • Sur les contenus: La politique internationale doit aussi être sociale: assurer le respect des droits du travail dans les PVD en soumettant à l’approbation du BIT les financements internationaux
    • Et sur les décideurs: Répartition plus démocratique des droits de vote dans les organisations internationales.