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Gis participation et démocratie enjeux et programme 2013-2014

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Comment rapprocher les travaux des chercheurs et la vision des praticiens dans le domaine de la participation du ou des publics pour les années à venir ? Comment assurer l'interdiscplinarité ? Vous …

Comment rapprocher les travaux des chercheurs et la vision des praticiens dans le domaine de la participation du ou des publics pour les années à venir ? Comment assurer l'interdiscplinarité ? Vous trouverez ici les proposition du GIS Participation du public, décision, démocratie participative" qui invite enseignants, chercheurs, citoyens, communicants territoriaux et spécialistes à prendre part aux enjeux d'aujourd'hui et de demain dans la participation des citoyens aux décisions publiques qui les concernent.

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  • 1. GIS « Participation du public, décision, démocratie participative » : présentation des enjeux et programme 2013-2014Chères collègues, chers collègues,Le GIS fonctionne depuis sa création, il y a 3 ans, comme un réseau de recherche sur laparticipation du public en démocratie, et non comme une communauté stable de chercheursconstituant la participation en champ de type disciplinaire auquel des laboratoires entiers seconsacreraient. L’attractivité du GIS pour les chercheurs, dont aucun ne se voue exclusivement auxquestions de la participation, est alors :· d’être un espace pluridisciplinaire ouvert de dialogue sur les questions transversales rencontréesdans les multiples domaines où se déploient les phénomènes participatifs,· d’avoir ainsi désenclavé les recherches sur la participation, notamment pour les doctorants, enfavorisant la confrontation interdisciplinaire sur les questions transversales,· de rendre visible la recherche francophone sur la participation à l’échelle internationale, grâce àune large ouverture internationale des activités.Pour ces missions d’animation de la recherche, pour lesquelles le GIS a démontré son utilité, le GISa privilégié, de 2009 (premières journées doctorales) à 2011 (Congrès), des préoccupations dequalité académique des travaux mobilisés. La création de la revue Participations concrétise cettevolonté de stabiliser les intérêts de recherche des chercheurs. Avec le renouvellement décidé pour2013-2016, le Conseil de groupement (les partenaires financeurs) et le Conseil scientifique ontdéfini de nouvelles orientations et esquissé un nouveau programme d’activité, soumis à ladiscussion de la conférence permanente du GIS.Pour le renouvellement du GIS, de nouvelles orientations thématiques et des missionsréaffirméesLe renouvellement du GIS fait apparaître trois grands enjeux scientifiques pour orienter l’activitédans la prochaine période. Le premier enjeu est de réaffirmer les missions premières du GIS touten renouvelant les thématiques de travail. Le Conseil scientifique a proposé de s’attacher à unedouble tension qui traverse les phénomènes participatifs :· La tension entre l’institutionnalisation (et la professionnalisation) de la participation du public auxprocessus décisionnels et le constant débordement des dispositifs institutionnels par des pratiquesinformelles de participation, porteuses d’une critique du politique et de la décision.· La tension entre l’usage de la participation comme instrument de gouvernement de l’actionpublique et des conduites sociales, et l’investissement de la participation par les mouvementssociaux comme vecteur d’un pouvoir d’agir, de pratiques d’émancipation.
  • 2. Le Conseil scientifique a également proposé de réaffirmer les missions premières du GIS en portantdans son activité une double exigence :· L’interdisciplinarité en SHS, en assumant la tension entre approches disciplinaires et dialogueinterdisciplinaire.· La mise en visibilité des travaux francophones, tout en pratiquant une très large ouvertureinternationale.Le Conseil scientifique a enfin mis l’accent sur une autre question transversale : Quel rôle larecherche joue-t-elle dans le phénomène participatif lui-même ? La dimension réflexive des travauxsur la participation est également une exigence à traduire dans l’ensemble du programmed’activité.Rapprocher les questionnements des chercheurs de ceux des praticiens de laparticipation.Beaucoup d’initiatives de laboratoires, de collectivités, d’opérateurs s’attachent à rapprocher lesquestionnements des chercheurs de ceux des praticiens de la participation. L’apport propre du GISpeut être de désenclaver les approches spécialisées ou sectorielles pour appréhender cettequestion comme une caractéristique “politique” globale du phénomène participatif, transformant lesprocessus de recherche comme les processus de décision.Cela demande de réfléchir particulièrement aux formats d’animation de la recherche que le GISpeut mettre en œuvre pour concrétiser son approche globale. Cet enjeu touche par ailleurs aufonctionnement du GIS et de ses instances.Les formats d’animation de la recherche doivent permettre d’explorer de manière coopérative lesquestionnements des acteurs et des chercheurs et non mettre les acteurs en situation de public desréflexions des chercheurs. Pour élaborer de concert les « questions pratiques » en « questions derecherche », des activités doivent être plus directement organisées autour des questions que lesacteurs les plus impliqués dans l’activité du GIS tirent de leur propre expérience de la concertationet de la participation.Élargir l’interdisciplinarité au-delà des SHSLe domaine de la participation apparaît particulièrement concerné par cette orientation générale duCNRS quil convient donc de traduire dans l’activité future du GIS.____________________________
  • 3. Éléments d’un programme d’activité pour répondre à ces trois enjeuxLe GIS déploie trois grandes catégories d’activités, qu’il convient de développer de concert pourrépondre à ces enjeux scientifiques. D’une part, le GIS doit continuer de faire exister le domainedes études de la participation en démocratie comme domaine scientifique digne d’intérêt,susceptible de mobiliser chercheurs et doctorants. Cela passe d’abord par :- la stabilisation d’un site Internet régulièrement mis à jour,- l’organisation régulière des journées doctorales, dont les papiers sont mis en ligne,- le soutien de la revue Participations,- l’aboutissement du projet de Dictionnaire des mots de la participation, et le développementd’autres ressources collectives (Répertoire des chercheurs et des travaux…).D’autre part, l’animation de la recherche qui est la mission première du GIS passe parl’organisation d’événements qui mobilise la communauté de recherche et rend visible son existencepour explorer les principales questions scientifiques du domaine : Colloques, journées d’études,tous événements qui demandent de déboucher sur des publications de type académique (livres,dossier de revues scientifiques…). Cela est réalisé ou en cours pour le colloque sur la délibération(juin 2011, ouvrage à venir aux Presses de Science Po), le Congrès et son bilan des recherches surla participation (n° 1 de Participations), la journée d’études sur les effets (ouvrage en préparation);Enfin, la nouvelle période du GIS doit faire émerger de nouveaux formats de « recherchecoopérative » permettant de travailler plus directement une ou des questions précises répondantaux préoccupations des acteurs des phénomènes participatifs. Les propositions du programmed’activité vise ainsi à co-organiser avec ces acteurs divers ateliers.Les éléments dun programme articulant ces trois catégories dactivité ont émergé des premièresdiscussions du Conseil scientifique et du Conseil de groupement. Elles sont soumises à la discussionde la Conférence permanente, avant finalisation.Des activités en cours de programmation pour 2013 :Journées doctorales 2013, en novembre.Séminaire sur appel à communications : Penser le design des outils de participation : Le rôle desacteurs qui produisent/organisent la participation publique, du 21 au 27 octobre 2013 à Montréal,coorganisé avec des collègues québécois et l’INM.Atelier de recherche coopérative sur la question de l’influence du développement de la concertationet du débat public sur l’évolution du contentieux en matière d’aménagement et d’environnement.Colloque avec le GIS Climat sur Adaptation au changement climatique et participation deshabitants, en début de montage.
  • 4. Association du GIS à plusieurs séminaires ou Colloque : Regards critiques sur la participationpolitique en ligne, colloque co-organisé avec le réseau DEL, à Paris, les 19 et 20 juin 2013 ;séminaire sur la représentation politique, organisé dans le cadre de l’AFSP par plusieurs collègues.Les propositions pour 2014-2016 à discuter et finaliser.Le prochain Colloque du GIS serait consacré au travail réflexif sur l’usage de la recherche dans lespratiques de participation et sur l’engagement des chercheurs aux côtés des acteurs. Son titre(provisoire) pourrait être : Acteurs et chercheurs dans la fabrique de la participation : postures,réflexivité, effets et significations politiques et sociales : 3 journées sur 18 mois, permettant devarier les formats :Une première journées serait plus centrée sur la question de la position du chercheur dans ledomaine de la participation et sa spécificité (ou non) par rapport à d’autres domaines des SHS quiont également vu les chercheurs sortir de leurs laboratoires et la "recherche de plein air" sedévelopper ;une seconde serait organisée autour de témoignages réflexifs de praticiens sur la question : Leseffets de la concertation sur les organisations qui la conduisent et sur les décisions qu’ellesprennent ;et une troisième serait consacrée à la « production hybride » de connaissances via les dispositifs detype PICRI. Ce cycle pourrait être monté en 2014-2015.Plusieurs propositions d’ateliers de recherche coopérative ont émergé : La question des mini-publics ; Le rôle des garants et des médiateurs.Une école thématique du CNRS pourrait également être consacrée au thème Concertation etsystèmes d’information. C’est envisageable pour l’été 2014 ou 2015.La mise en place d’une école d’été en direction de doctorants de sciences dures, en lien avec lesorganismes signataires de la charte d’ouverture à la société. C’est envisageable à partir de l’été2014 ou 2015.Des journées thématiques à monter conjointement avec des partenaires internationaux (le GISn’étant pas simplement invitant, mais co-organisateur : EPCR, EASSTS, AESOP…) sont égalementenvisageables comme vecteurs de l’ouverture internationale du GIS.Enfin, le GIS pourrait proposer à l’ANR d’organiser un atelier de réflexion prospective (ARP) sur laparticipation. Le résultat de cet ARP pourrait être le lancement d’un programme ANR sur laparticipation.Comptant sur vos propositions, bien cordialement,Loïc Blondiaux, président du Conseil scientifique etJean-Michel Fourniau, directeur du GIS