Extrait distribué par Eden Livres    Extrait de la publication
Extrait distribué par Eden Livres
Votez pour la démondialisation !           Extrait de la publication
Extrait distribué par Eden Livres               DU MÊME AUTEURDes idées et des rêves, Flammarion, 2010Primaires, comment s...
Extrait distribué par Eden Livres  Arnaud Montebourg  Votez pour ladémondialisation !La République plus forte que la mondi...
Extrait distribué par Eden Livreswww.demondialisation.eu     © Flammarion, 2011  ISBN : 978-2-0812-6883-8        Extrait d...
Extrait distribué par Eden Livres  « Les idées, la connaissance, l’art,  l’hospitalité, les voyages : ce sont là  des chos...
Extrait distribué par Eden Livres
Extrait distribué par Eden Livres                     PRÉFACE   Ce texte est important.    Arnaud Montebourg y affronte le...
Extrait distribué par Eden Livresde court et de long terme, réaliste, capable deréconcilier les citoyens avec leur classe ...
Extrait distribué par Eden Livres                 PROLOGUE   Vous êtes l’un de ces millions d’ouvriers ettechniciens de l’...
Vous êtes l’un de ces jeunes diplômés qui,depuis l’âge de 25 ans, passent de stage en stage,puis de contrats précaires en ...
Vous êtes de ceux qui, au chômage, ont perduleur emploi à cause des nombreuses délocalisa-tions qui ont touché la France. ...
Extrait distribué par Eden Livresl’économie, impuissance qui provoque la sourdedépression nerveuse qui s’est emparée de no...
Extrait distribué par Eden Livres     CHANTAL, LYSIANE, ANDREAS,  BARBARA, VICTIMES PAR MILLIONS         DE LA MONDIALISAT...
Extrait distribué par Eden Livresrésignation qui colle à la peau, qui laisse destraces parce qu’elle se double de l’humili...
rance chômage. Ces « 1-euro-jobs » sont uneinvention de la loi Hartz IV. Peter Hartz, ancienDRH de Volkswagen, était un pr...
elle aussi. Mais, du coup, elle ne cotise pas pourla retraite et l’assurance-maladie. Encore unedisposition Hartz. Bien sû...
endettée. Au final, sa maison lui aura coûté cinqfois son prix initial.   Mais tout autour, Cleveland est devenue uneville...
Extrait distribué par Eden LivresZhang Li, discutent. Ils travaillent au départe-ment contrôle d’Apple à Guanlan, un site ...
Extrait distribué par Eden Livres    Extrait de la publication
Extrait distribué par Eden Livres   Mise en page par Meta-systems          59100 RoubaixN° édition : L.01ELKN000392.N001  ...
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Votez pour la demondialisation Arnaud Montebourg

1,517

Published on

Published in: News & Politics
1 Comment
0 Likes
Statistics
Notes
  • lu! il faut aussi lire l'autre: 'des idées et des rêves'. Seul Arnaud dans la gauche socialiste va dans le bon sens. Nous n'avons pas à nous inscrire dans une thématique libérale;
       Reply 
    Are you sure you want to  Yes  No
    Your message goes here
  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
1,517
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
1
Actions
Shares
0
Downloads
15
Comments
1
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Votez pour la demondialisation Arnaud Montebourg

  1. 1. Extrait distribué par Eden Livres Extrait de la publication
  2. 2. Extrait distribué par Eden Livres
  3. 3. Votez pour la démondialisation ! Extrait de la publication
  4. 4. Extrait distribué par Eden Livres DU MÊME AUTEURDes idées et des rêves, Flammarion, 2010Primaires, comment sauver la gauche ?, avec Olivier Ferrand, Seuil, 2009La Constitution de la VIe République. Réconcilier les Français avec la démocratie, avec Bastien François, Odile Jacob, 2005La Machine à trahir. Rapport sur le délabrement de nos institutions, Denoël, 2000 ; Folio Docu- ments, 2002Monaco et le blanchiment. Mission de l’Assemblée nationale sur la délinquance financière, Éditions 1, 2000Les Tribunaux de commerce : une justice en faillite ?, avec François Colcombet, Michel Lafon, 1998 Extrait de la publication
  5. 5. Extrait distribué par Eden Livres Arnaud Montebourg Votez pour ladémondialisation !La République plus forte que la mondialisation Flammarion
  6. 6. Extrait distribué par Eden Livreswww.demondialisation.eu © Flammarion, 2011 ISBN : 978-2-0812-6883-8 Extrait de la publication
  7. 7. Extrait distribué par Eden Livres « Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : ce sont là des choses qui, par nature, doivent être internationales. Mais produi- sons les marchandises chez nous chaque fois que c’est raisonnable- ment et pratiquement possible. » John Maynard Keynes, 1933.
  8. 8. Extrait distribué par Eden Livres
  9. 9. Extrait distribué par Eden Livres PRÉFACE Ce texte est important. Arnaud Montebourg y affronte les vrais pro-blèmes : le libre-échange, qui détruit la vie éco-nomique des citoyens et tue la démocratie, lejeu égoïste des grandes puissances exportatricesque sont la Chine ou l’Allemagne. Il constatel’impossibilité et l’archaïsme du socialismeredistributif, l’inutilité et l’inefficacité du socia-lisme d’ajustement. Il propose, en termes clairs, une solution :le protectionnisme européen avec sa nécessairedimension écologique. En homme d’État, iladmet que la solution passe par une négociationferme et amicale avec l’Allemagne. Ce texte vaut autant par la fermeté de sonton que par la clarté de ses propositions. Noussommes ici bien loin du robinet d’eau tiède quia fait tant de mal à la gauche. Les socialistes, s’ils le veulent, auront lors desprochaines élections présidentielles un programme 9
  10. 10. Extrait distribué par Eden Livresde court et de long terme, réaliste, capable deréconcilier les citoyens avec leur classe politique,avec leurs institutions, avec l’idée européenne. Emmanuel TODD Extrait de la publication
  11. 11. Extrait distribué par Eden Livres PROLOGUE Vous êtes l’un de ces millions d’ouvriers ettechniciens de l’industrie qui aiment leurmétier, mais votre salaire plafonne et ne voussuffit plus pour vivre, pendant que les condi-tions de travail se durcissent et que la vie chèrese répand et paralyse votre existence. Vous êtes l’une de ces femmes au travaildepuis dix, quinze ou vingt ans, une femmecourageuse qui élève parfois seule son ou sesenfants, chez qui les signes de fatigue au travailapparaissent et touchent son corps comme sachair, dans l’indifférence de son employeur. Vous êtes l’un de ces cadres du secteur privé,qui en ont assez de la façon inhumaine et humi-liante dont les entreprises sont dirigées, jouetsdont l’essentiel des décisions de gestion sontprises par un management sans âme, et au profitd’actionnaires anonymes à la goinfrerie sanslimite, qui ne partagent jamais. 11 Extrait de la publication
  12. 12. Vous êtes l’un de ces jeunes diplômés qui,depuis l’âge de 25 ans, passent de stage en stage,puis de contrats précaires en contrats à duréedéterminée. Vous dépendez encore de vosparents après votre trentième anniversaire,mesurant en vous-même la violence écono-mique d’un système pourtant très généreux etlucratif pour d’autres. Vous êtes l’un de ces agriculteurs qui gagnentmal leur vie malgré un travail dur et astreignant,un travail qui ne permet plus de nourrir votrefamille, à tel point que votre conjoint a dûprendre un autre emploi et rapporter un salaire.Vous ressentez à quel point on vous a jeté surles marchés de la concurrence mondiale sansfilet de sécurité, l’Europe ne vous protégeantplus comme autrefois. Vous êtes l’un de ces petits patrons d’entre-prise moyenne qui subit la dureté de l’abus dedomination économique de la grande distribu-tion, laquelle capte abusivement la valeur quevous-même et vos employés donnez à votre pro-duction. Vous avez compris que le système éco-nomique fonctionne comme un prédateur quidévore la valeur générée par vos efforts créatifset les risques que vous-même avez su prendre. 12 Extrait de la publication
  13. 13. Vous êtes de ceux qui, au chômage, ont perduleur emploi à cause des nombreuses délocalisa-tions qui ont touché la France. On a eu l’outre-cuidance de vous proposer un emploi enTunisie, parfois en Inde ! Vous avez connu lechantage aux délocalisations, exercé par desdirections et un management sans scrupules,afin que vous renonciez aux 35 heures, à vosprimes. Ce qui n’a pas empêché les planssociaux d’être présentés comme inéluctables,alors que votre groupe continuait à gagner del’argent et à distribuer des dividendes. Vous tous, sans le savoir, êtes unis à caused’un même problème : la mondialisation, uneescroquerie que vos dirigeants vous ont infligéependant vingt ans et qui s’est retournée contrevous. Vous vous unirez, je l’espère, en vous recon-naissant dans le programme de démondialisa-tion que je propose. Les solutions que celui-ciengage sont destinées à lutter contre l’appauvris-sement collectif et individuel actuel, celui quechacun d’entre vous, d’entre nous, ressent cruel-lement dans sa vie quotidienne. La démondialisation a pour objectif de luttercontre notre impuissance face à la violence de 13 Extrait de la publication
  14. 14. Extrait distribué par Eden Livresl’économie, impuissance qui provoque la sourdedépression nerveuse qui s’est emparée de notregrand et beau pays, la France.
  15. 15. Extrait distribué par Eden Livres CHANTAL, LYSIANE, ANDREAS, BARBARA, VICTIMES PAR MILLIONS DE LA MONDIALISATION Chantal a 45 ans, en ce mois d’avril 2008.Pour elle, l’histoire se répète. Licenciée en 1996de l’usine textile Leblanc à Lille avec dix-septans d’ancienneté, elle avait retrouvé du travaildeux ans plus tard dans la teinturerie STAF. Aubout de dix ans, on prend les mêmes et onrecommence. « Quand on a vu une machinepartir au Brésil, on s’est dit qu’il se passait quelquechose. Mais soi-disant qu’il y avait un projet gran-diose ! » explique Philippe. Matériel délocalisé,jours chômés, l’inquiétude a fini par envahirl’usine. Chacun savait ce qui allait arriver, maisle jour où la nouvelle tombe vraiment, ça faitincroyablement plus mal. C’est le licenciement,avec une proposition de reclassement en prime,au Brésil ou en Turquie pour un salaire de230 euros ou 315 euros par mois. Le cœur n’y estplus, et la colère le dispute à la résignation. Une 15 Extrait de la publication
  16. 16. Extrait distribué par Eden Livresrésignation qui colle à la peau, qui laisse destraces parce qu’elle se double de l’humiliation.Sur le parking de l’entreprise, Corinne et Lysianerejoignent timidement le piquet de grève. Ellesne sont pas concernées par le plan, mais se disentqu’elles feront partie de la prochaine charrette.Elles sont présentes par solidarité, mais tellementgênées. Et puis, il faut bien retourner travailler.Elles n’ont pas les moyens de faire grève.15 heures, coup de théâtre. Parce que Chantal aun handicap, elle ne fait plus partie du groupe deslicenciés. Sur le parking, sans plus de ménage-ment, on annonce que c’est Lysiane qui la rem-place. « Maladresse », dit la direction avec uncynisme incroyable, coup de tonnerre dans unevie de travail plus certainement. Ce matin, Andréas ne peut pas aller auboulot, il doit absolument aller chez le dentiste.Une rage de dents. Andréas prévient l’associa-tion dans laquelle il travaille. Elle est située dansun quartier de la très industrielle Bochum, jadisfleuron de la Ruhr allemande. Andréas y coupedes planches de bois, qui servent ensuite à fairedes étagères. Avec ce job, il gagne 9 euros… parjour. Andréas fait partie des 300 000 travailleursà 1,50 euro. C’est le dispositif « 1-euro-job ».Le travail à tout prix, même quand il n’a plusde valeur. Chaque mois, Andréas touche sonsalaire et en plus 350 euros versés par l’assu- 16 Extrait de la publication
  17. 17. rance chômage. Ces « 1-euro-jobs » sont uneinvention de la loi Hartz IV. Peter Hartz, ancienDRH de Volkswagen, était un proche du chan-celier social-démocrate Gerhard Schröder. C’estlui qui a conçu la réforme de l’agence pourl’emploi, entrée en vigueur le 1er janvier 2005.L’économie mondiale se portait bien, la crisen’était pas encore là. Dans la compétition inter-nationale, le modèle social allemand devait êtreadapté, répétaient les politiques. En sortant dechez le dentiste, Andréas fait ce qu’il a àfaire. Une lettre à déposer à l’agence pourl’emploi. Un passage par la mutuelle pour leremboursement des 25 euros du dentiste. Unsaut à la poste pour payer le téléphone :24 euros. Il vient de recevoir une lettre derappel. Plus tard, il ira faire ses courses au super-marché discount. Sorties et lectures, c’est dupassé. Andréas a 48 ans. Il a l’air bien fatigué.Bochum, ce n’est plus le miracle allemand del’après-guerre. À quelques kilomètres, Nokia asupprimé près de 3 000 emplois pour délocaliseren Roumanie. À Bochum, Andréas aurait pu croiser Gina.Gina cherche un emploi, mais elle travaillequand même un peu. Dix heures par semaine,8 euros par heure. Elle fait le ménage dans uneentreprise. En Allemagne, elle occupe ce qu’onappelle un « job à 400 euros ». Jusqu’à400 euros, son patron est exonéré de charges et 17 Extrait de la publication
  18. 18. elle aussi. Mais, du coup, elle ne cotise pas pourla retraite et l’assurance-maladie. Encore unedisposition Hartz. Bien sûr, Gina aimerait tra-vailler plus, mais son patron n’y trouve aucunintérêt. Elle pourrait même considérer qu’elle ade la chance : quand elle a été recrutée, la filedes candidats était tellement longue qu’aller seplaindre, elle ne le fera jamais. Barbara habite dans une capitale d’un genreparticulier. Cleveland, la capitale des saisies demaison, dans l’État de l’Ohio aux États-Unisd’Amérique. Quand les huissiers arrivent, engénéral, les maisons sont vides. Les gens qui yvivaient sont partis avant. L’affront n’est pas sup-portable. Ils vont dans leur famille ou seretrouvent à la rue. En général, les maisons sontencore pleines des meubles et objets des famillesqui y vivaient. Elles ont vingt-quatre heures pourpartir et pas les moyens de payer un déménage-ment. Le piège dans lequel ces ménages modestessont tombés, c’est les subprimes, un mécanismedestructeur inventé par l’industrie financière.Barbara a aussi été victime des subprimes. Lecourtier qui lui a vendu le prêt ne lui a pas expli-qué que le taux était variable et elle n’a pas lu lespetits caractères en bas des nombreuses pages ducontrat. Mais elle sait qu’elle s’en est bien sortie.Elle a réussi à convaincre une banque sérieuse deracheter son prêt. Pour cela, elle s’est encore 18 Extrait de la publication
  19. 19. endettée. Au final, sa maison lui aura coûté cinqfois son prix initial. Mais tout autour, Cleveland est devenue uneville défigurée. Les maisons abandonnées sus-citent les pillages, les gangs y élisent domicile,les quartiers se dégradent, ne sont plus que desthéâtres d’ombres et de trafics. Pendant cetemps, ces petits morceaux du rêve américainsont vendus aux enchères à des prix dérisoires.Banques et spéculateurs les croquent pour unebouchée de pain. En dix ans, à Cleveland, lesventes aux enchères de maisons saisies ont étémultipliées par plus de cinq. Pendant ce temps,certains ont gagné beaucoup d’argent, à com-mencer par les banquiers, les courtiers, etl’ensemble de la bulle financière qui spéculaitet spéculait encore, qui vendait et revendait cessubprimes pourries. Plus le prêt accordé étaitgros et plus leur commission aussi. Finalement,conclut Barbara, « leurs bonus sont indexés surnotre malheur ». Barbara était comme ces mil-lions d’Américains qui ne gagnaient pas assezleur vie et se sont endettés avec l’aide du sys-tème bancaire qui les y encourageait. Ces classesmoyennes aux salaires insuffisants sont devenuesles nouveaux pauvres ruinés par la crisefinancière. À la terrasse d’un bistrot de mauvaise mine,Liu Lei, 21 ans, et son collègue du même âge, 19 Extrait de la publication
  20. 20. Extrait distribué par Eden LivresZhang Li, discutent. Ils travaillent au départe-ment contrôle d’Apple à Guanlan, un site dugéant taïwanais Foxconn qui fabrique lesiPhones dont raffolent les Occidentaux. « Notreéquipe vérifie 9 500 iPhone pas jour, expliquel’un des deux jeunes hommes. Je suis payé2 000 yuans par mois (225 euros) », soit deux àtrois fois plus que le salaire moyen d’un ouvrierchinois. Les ouvriers travaillent soixante heurespar semaine, avec seulement douze jours decongés annuels. Le travail est très dur, recon-naissent les deux amis, mais quand on leur parlede suicide, ils repoussent le sujet. « Ce n’est pasrespectueux pour nos parents. » Foxconn est pourtant l’entreprise qui a connuune vague importante de suicides, quinze entrejanvier et juin 2010. Avec un cynisme incroyable,la direction a d’abord installé des barreaux auxfenêtres et des matelas pour amortir les défenes-trations. Puis elle a fait signer un document auxsalariés, disant que l’entreprise ne verserait rienà leurs familles en cas de suicide. Mais ça bougeà Foxconn. L’entreprise a ainsi fait l’actualitéparce qu’elle a dû consentir des hausses desalaires de 70 % pour mettre fin aux grèves deses salariés. Mais si l’entreprise a perdu cettemanche contre ses salariés, elle prépare sarevanche : une délocalisation… à l’intérieur dela Chine. 20 Extrait de la publication
  21. 21. Extrait distribué par Eden Livres Extrait de la publication
  22. 22. Extrait distribué par Eden Livres Mise en page par Meta-systems 59100 RoubaixN° édition : L.01ELKN000392.N001 Dépôt légal : mai 2011 Extrait de la publication

×