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Université d'été du Medef - Discours d'ouverture de Laurence Parisot

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  1. 1. Plénière d’ouvertureLaurence ParisotPrésidente du MEDEF Mercredi 29 août Chers amis, nous allons dans quelques secondes ouvrir notre Université d’été 2012, et pasn’importe comment puisque nous avons l’honneur, cet après-midi, d’accueillir le Premier ministre. Vous voyez, monsieur le Premier ministre, nous sommes heureux que vous soyez parminous, à notre Université d’été. Et au fond, monsieur le Premier ministre, nous souhaitons quevous puissiez vous imprégner de l’ambiance qui caractérise notre Université d’été. C’est uneambiance tonique, créative, ouverte aux rencontres multiples. C’est une ambiance qui est à lafois intellectuelle et tournée vers l’action. Cette année, monsieur le Premier ministre, notre Université a pour thème « Intégrer ».Intégrer, c’est certainement un devoir. C’est un défi aussi. Dedans ou dehors ? Avec ou sans ? Plus ou moins ? Seul ou ensemble ? Ces quatrequestions vont scander les quatre demi-journées de notre Université d’été. Intégrer, est-ce plutôtune affaire de lieu ? Une affaire de moyens ? Une affaire de degré ? Ou plus généralement uneaffaire de projets, une affaire d’ambition ? Et en disant cela, monsieur le Premier ministre, jepense tout d’abord et avant tout au projet européen, à l’intégration européenne, à l’ambition quenous pourrions tous avoir, décideurs politiques, décideurs économiques et l’ensemble de lapopulation, à faire en sorte que, face aux défis inouïs de la zone euro et de l’Union européenne,nous soyons tous capables de définir un nouveau grand dessein et finalement de faire en sorte,monsieur le Premier ministre, que notre vieux continent, soit disant tel, soit en réalité un nouveau« Nouveau Monde ». Intégrer, c’est aussi, bien sûr, intégrer la nouvelle donne. La nouvelle donne, c’est celle d’unmonde résolument ouvert, hyperconcurrentiel, et dont le centre de gravité s’est déplacé versl’Est. C’est aussi intégrer les nouvelles données, et je pense aux données que l’universdésormais du big data nous délivre quotidiennement. Ces données, monsieur le Premierministre, qui attestent du danger que nous courons. Le « nous », c’est nos entreprises, mais c’estl’économie, c’est un « nous » qui nous concerne tous. Ces nouvelles données qui sont délivréesquasi quotidiennement, témoignent aussi, bien sûr, de nos forces. Mais je voudrais rapidementinsister sur quelques-unes d’entre elles. Vous le savez déjà, monsieur le Premier ministre, en France, le taux de marge brute desentreprises est tombé à 28,6 % en 2011. Nous étions à plus de 30 % de taux de marge brute,aux alentours de 32 %, au début des années 90. Et ce taux a chuté d’une manière plusdramatique encore dans nos PME, alors que leurs homologues allemandes sont à plus de 40 %.Aujourdhui, les demandes de délais de paiement des TPE et des PME, des délais de paiementde cotisation aux organismes de sécurité sociale, sont en hausse d’une manière tout à faitsaisissante : plus 23 % en un an. Le taux d’autofinancement des entreprises se situe aujourdhuià 67 %. Il y a dix ans, il était proche de 90 %. Le taux de prélèvements obligatoires sur nosentreprises, par rapport à la valeur ajoutée, s’élève à 24,8 %.Mercredi 29 août – Plénière d’ouverture – Laurence Parisot - Jean-Marc Ayrault 1
  2. 2. Toutes ces données sont des signaux qu’il faut regarder et qu’il faut entendre. Il y a d’’autresdonnées, que je pourrais utiliser notamment pour montrer à quel point, parfois, il faut vous le dire,nous nous sentons tels l’albatros de Baudelaire, empêchés, gauches, car entravés par desréglementations au contenu aporétique. Je ne vais pas vous lister tout cela parce que je voudrais aussi vous parler de nos atouts. Jesuis sûre que vous les connaissez. Par exemple, évidemment, le prix de l’électricité, qui est de80 euros par mégawattheure contre 110 euros en moyenne dans l’Union européenne. Égalementdans nos atouts, je le dis sans hésiter, le dialogue social. Savez-vous, monsieur le Premierministre, que l’année dernière, 34 000 accords ont été signés dans les entreprises? Et puis, dansnos atouts, il y a, sans nul doute, notre énergie entrepreneuriale. Car en dépit des chiffressombres que j’ai évoqués, de ce que nous constatons tous les jours dans nos carnets decommandes, nous ne manquons pas d’énergie entrepreneuriale. Les investissements industrielssont en hausse de 5 % depuis le début de l’année. Au total, monsieur le Premier ministre, je voudrais vous dire que l’Université d’été du MEDEF,c’est un lieu convivial, c’est un lieu qui ne laisse pas de place aux jeux de rôle, parce que laconfrontation d’idées y est réelle et intense. C’est pourquoi nous vous demandons, monsieur lePremier ministre, d’entendre cette vérité première : nous ne faisons pas semblant d’aller mal pourobtenir. Nous avons le souci de vous dire les choses exactement. Nous pensons qu’il est urgentde travailler sur la compétitivité/coûts en repensant le financement de notre protection sociale.Nous pensons qu’il est urgent d’améliorer la compétitivité hors coûts en introduisant de lasouplesse et de la lisibilité pour l’entreprise et de la sécurité pour les salariés. Et il est urgentd’intégrer la dimension psychologique de la compétitivité, de comprendre que l’entrepreneur abesoin, pour que son esprit pionner puisse se déployer, l’entrepreneur a besoin de penser queson pays, notre pays, la France, peut être un Eldorado. Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons d’entendre notre diagnostic, d’avoirconfiance en nos stratégies entrepreneuriales et de croire au bien-fondé de nos exigences et denos espérances.Mercredi 29 août – Plénière d’ouverture – Laurence Parisot - Jean-Marc Ayrault 2

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