Elections régionales 2004-2010

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Elections régionales 2004-2010

  1. 1. Le premier tour des élections régionales : entre vote sanction et vote de crise (Evolution 2004-2010) Pascal Perrineau
  2. 2. LE PREMIER TOUR DES ELECTIONS REGIONALES VOTE SANCTION ET VOTE DE CRISE (évolutions 2004-2010) Pascal Perrineau (CEVIPOF) Centre de recherches politiques de Sciences Po (UMR CNRS) Lundi du CEVIPOF, 22 mars 2010
  3. 3. Evolution en voix de 2004 à 2010 2004 2007 2009 2010 Diff. 2010/2004 Inscrits 41 835 232 44 472 834 44 282 823 43 642 325 + 1 807 093 Votants 25 453 092 37 254 242 17 992 161 20 219 958 -5 233 134 Exprimés 24 250 637 36 719 396 17 218 614 19 475 895 -4 774 742 Abstentions 16 382 140 7 218 592 26 290 662 23 422 367 + 7 040 227 Bl., nuls 1 202 455 534 846 773 547 744 063 -458 392 Extrême gauche 1 199 229 2 109 978 1 050 016 662 161 -537 068 Gauche 8 938 654 10 207 380 3 880 071 6 811 162 -2 127 492 Div. Gauche 252 713 483 008 79 968 594 999 + 342 286 Verts - EE 546 494 576 666 2 803 759 2 372 379 + 1 825 885 Total Gauche 10 937 090 13 377 032 7 813 814 10 440 701 -496 389 Ecologiste 385 501 - 766 894 366 354 -113 502 Régionaliste 94 355 - 42 777 - CPNT 397 023 420 645 826 179 - Droite 8 179 937 11 448 663 4 799 908 5 066 942 -3 112 995 Div. Droite 179 017 818 407 334 457 241 151 + 62 134 Droite parl. 8 755 177 12 687 715 5 960 544 5 308 093 -3 447 084 F.N 3 564 064 3 834 530 1 091 691 2 223 800 -1 340 264 Ext. D 349 261 - 87 053 173 269 -175 992 Total Droite 12 668 502 16 522 245 7 139 288 7 705 162 -4 963 340 Divers 164 389 6 820 119 1 455 841 963 678 + 799 289 479 856
  4. 4. <ul><li>53,6% inscrits soit +15,9% depuis 2004 (mouvement de hausse exceptionnelle); plus de 7 millions d’abstentionnistes en plus/2004, plus de 16 millions 200 000/2007 </li></ul><ul><li>Mélange d’une abstention de protestation contre l’offre politique (67% n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays Cevipof-Sofres décembre 2009 ), d’une abstention d’indifférence par rapport à l’institution régionale (la région renvoyée à elle-même pour la 1ère fois depuis 1986, 71% peu ou pas intéressés par la campagne, Opinionway , 14 mars), d’une abstention sanction au sein de l’électorat majoritaire (logique de l’élection intermédiaire) </li></ul><ul><li>Une droite plus touchée que la gauche par l’abstention : corrélation gauche 2004-abstention 2010 (-0.33), corrélation droite 2004-abstention 2010 (0.45) </li></ul><ul><li>Mauvaise humeur d’une partie de la droite : corrélation UDF 2004 (78 départements)- Ecart abstention 2010/2004 (0.38) </li></ul>Une abstention record
  5. 5. Carte de l’évolution de l’abstention 2004-2010
  6. 6. <ul><li>Beaucoup de départements urbains et de terres touchées par la crise : Seine et Marne (+19,44),Seine Saint Denis (+18,62), Val d’Oise (+18,41), Aisne, Bouches du Rhône, Rhône, Isère, Nord, Pas de Calais… versus terres d’érosion plus faible de la participation, terres davantage rurales ou « rurbaines » (Haute Corse, Creuse, Haute Saône, Corse du Sud, Doubs, Lot, Allier, Maine et Loire, Cantal, Jura…) </li></ul><ul><li>Prudence avec un tel niveau d’abstention quant aux projections sur les échéances électorales à venir : plus de 24 mls. d’électeurs ne se sont pas exprimés,17,2mls.d’exprimés en moins entre 2007 et 2010, différence d’enjeux (63% des Français ont voté en fonction d’enjeux régionaux : +13 points/2004, 29% seulement en raison d’enjeux nationaux : -13 points/2004 sondage Jour du vote CSA ), exemple 2004-2007, la gauche présentée comme victorieuse a perdu 500 000 voix depuis 2004 (la droite 5mls.) </li></ul>
  7. 7. Evolution des suffrages exprimés de 1986 à 2010
  8. 8. <ul><li>53,61% s.e. pour la gauche large (+8,51/2004),50,21% pour la gauche parlementaire. Niveaux peu communs (cf. L.1978 : 52,2% pour la gauche, L.1981 : 56,7%) </li></ul><ul><li>Le capital de voix écologistes représente ¼ du total des voix de la gauche parlementaire </li></ul><ul><li>Rééquilibrage du dispositif de la gauche plurielle aux dépens du Front de gauche (5,84% soit 12% du capital de la gauche parlementaire). En 1986 PC = ¼ de la gauche. </li></ul>Une gauche jamais aussi haute grâce à la dynamique écologiste
  9. 9. Evolution de la gauche parlementaire (2004-2010)
  10. 10. <ul><li>La poussée est très forte dans l’Est (EE-MEI en Alsace, PS en Lorraine), en Languedoc Roussillon (phénomène Frêche), en Midi Pyrénées avec débordement Lot et Garonne (PS haut niveau Malvy +40%) et dans un ensemble qui va de la Haute Normandie (Front de gauche assez élevé 8,4%) aux Pays de la Loire (EE à 13,6%) </li></ul><ul><li>Dynamique sensiblement plus faible en Bretagne, Nord Pas de Calais, Rhône Alpes et PACA </li></ul>
  11. 11. <ul><li>Une structure de l’écologie traditionnelle mais élargie quantitativement et géographiquement. </li></ul><ul><li>Jamais les écologistes réunis en un seul mouvement n’avaient fait un score à deux chiffres dans des régionales. Cependant, en niveau ils retrouvent le niveau de 1992 (Verts+GE) </li></ul><ul><li>Bastions géographiques : Alsace, Rhône Alpes, Région parisienne, Bretagne et Maine et Loire avec élargissement Ariège-Haute Garonne). Bonne pérennité : sur 36 départements corrélation Verts-EE de 2004 à 2010 est de 0.79) </li></ul><ul><li>Sociologie : jeunes (18% chez les -30 ans, 18% chez les cadres et professions libérales; 8% chez les ouvriers, 8% chez les 50 ans et plus; sondage Jour du vote CSA ) </li></ul>Europe écologie : la troisième force
  12. 12. Europe écologie au 1er tour
  13. 13. <ul><li>Sondage Jour du vote CSA : 15% de l’électorat Royal 2007, 19% de l’électorat Bayrou, 5% de l’électorat Sarkozy </li></ul><ul><li>Par rapport aux Européennes 2009 : 46% des listes EE (34% partant vers la gauche, 7% vers la droite, 1% vers le Modem), 9% des listes Modem, 7% des listes du PS, 1% des listes de l’UMP </li></ul><ul><li>Des sources plurielles : corrélations total gauche 2004-EE 2010 : 0.09; total droite 2004-EE 2010 :-0.04) </li></ul><ul><li>En revanche UDF 2004-EE 2010 : 0.53 (78 départements) </li></ul>Origines politiques d’Europe écologie
  14. 14. <ul><li>39,57% s.e. soit une érosion de 11,03 points depuis 2004; perte de près de 5 millions d’électeurs </li></ul><ul><li>Perte générale : la droite parlementaire a perdu 21% de son capital électoral de 2004, le FN 22% </li></ul><ul><li>Victime de l’abstention différentielle : corrélation abstention 2010-écart droite parlementaire 2004 à 2010 : 0.38 (corrélation avec écart total droite : 0.21, avec écart gauche parlementaire :-0.03) </li></ul><ul><li>La droite parlementaire ne fait la course en tête que chez les +60 ans (UMP 38%, PS 27%), les artisans, commerçants et chefs d’entreprise UMP41%, PS 20%) et chez les retraités (34%/28%) (sondage Opinionway , 14 mars 2010) </li></ul>Une droite en très forte érosion
  15. 15. Evolution de la droite parlementaire (2004-2010)
  16. 16. <ul><li>La droite parlementaire de 2004 perd beaucoup sur la grande façade Ouest et résiste davantage dans le grand Est (trace de la dynamique Sarkozy en 2007). </li></ul><ul><li>En Aquitaine, Bretagne, Basse Normandie, Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon la perte est très sévère. A l’Est contre-performance avérée en Lorraine (Meuse et Moselle). </li></ul><ul><li>Deux départements où la droite parlementaire gagne (Ardennes, Haute Saône) </li></ul>Evolution de la droite parlementaire (2004-2010)
  17. 17. <ul><li>Sondage Jour du vote CSA : sur cent électeurs de Sarkozy qui sont allés voter le 14 mars 2010 : 71% listes UMP-NC-MPF, 7% vers le FN, 3% vers le Modem, 14% vers la gauche. Opinionway, 14 mars 2010 : 72% vers UMP-NC-MPF, 8% vers FN, 1% vers Modem, 13% vers gauche, </li></ul><ul><li>Depuis 2004 : plus la droite parlementaire perd, plus la gauche parlementaire gagne (tableau) </li></ul><ul><li>Plus l’érosion du FN est faible ou inexistante, plus la droite parlementaire s’effondre (tableau) </li></ul>Des fuites vers la gauche et vers le FN
  18. 18. Dynamique de la gauche parlementaire et ampleur de l’érosion de la droite parlementaire
  19. 19. Dynamique du FN et évolution de la droite parlementaire
  20. 20. <ul><li>11,42% s.e. soit -3,27 points depuis 2004, le plus faible niveau dans la série des élections régionales sauf l’élection inaugurale de 1986 (9,56% s.e.) </li></ul><ul><li>5,09% inscrits (8,51% en 2004). 2,2 mls. d’électeurs contre 3,5 mls. en 2004. </li></ul><ul><li>Sort de la zone de marginalisation atteinte aux Européennes de 2009 : 6,3% s.e.(1,1 ml. Électeurs). Proche du niveau de 10,44% atteint par Jean Marie Le Pen à la présidentielle de 2007 (mais 3,8 mls. d’électeurs). </li></ul>Un FN en érosion mais qui sort de la marginalisation politique
  21. 21. Evolution du Front national de 2004 à 2010
  22. 22. <ul><li>Le FN s’effondre dans nombre de ses bastions (Picardie, Champagne Ardennes, Franche Comté, nord de Rhône Alpes, Centre, les 2 Normandies) </li></ul><ul><li>Il résiste davantage dans ses terres de mission (+ 0,04 en Lozère) et dans les deux bastions de PACA et du Nord Pas de Calais (+2,16 en Pas de Calais). Terreau de la crise sociale : taux de chômage 12,6% en Nord Pas de Calais, 10,5 en PACA (9,5 au plan national); taux de pauvreté : 18,5% Nord Pas de Calais, 15,8% en PACA. Rôle important du signifiant Le Pen </li></ul><ul><li>Ici vote sanction au sein de la droite (7% de l’électorat Sarkozy a voté FN), là vote à dimension sociale qui peut toucher un électorat de gauche (Marine Le Pen 2ème force dans le Pas de Calais avec 19,81%) : 30,05 à Noyelles Godault,18,69% à Uckange, 15,76% à Gandrange, 21,83 à Firminy, 20,76 à Saint Chamond… </li></ul><ul><li>Sondage Jour du vote CSA : 21% des ouvriers ont voté FN (deuxième parti derrière le PS : 35% et devant l’UMP : 14%) </li></ul>Le vote FN : vote sanction et vote de crise
  23. 23. <ul><li>Des effets de sanction typiques d’une élection intermédiaire amplifiés par un abstentionnisme et un vote de crise </li></ul>Conclusion <ul><li>Spécificités de l’élection : locale, contexte de crise ; 2012 : nationale, sortie de crise ? </li></ul><ul><li>Reclassement d’ampleur ou épiphénomène? Modèle « années 70 » =>1981, Rég.1992=>L.1993 et P.1995 ou modèle « déconnection » Rég.2004=>P.2007 </li></ul>
  24. 24. © P. Perrineau www.cevipof.com

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