P U B L I S C O P I E          ACHETER, C’EST AUSSI VOTERSEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE            DU 3 AU 13 OCTOBRE 2012 ...
FAIRTRADE    J’épargne auprès    d’une banque    durable,    et j’en suis    fière.                                        ...
La 11e édition de la Semaine du commerce équitable aura lieu du 3 au 13 octobre : dix jours d’animations et desensibilisat...
Le commerce équitable face à la crise économiqueMalgré la crise économique, les ventes de produits équitables continuent g...
… ce qui n’est pas le cas de plus petits acteursMais Max Havelaar et Oxfam, en dépit de leur caractère emblé-matique, ne r...
la grande distribution, mais aussi avec les magasins spéciali-         sance) tient notamment au travail mené par son orga...
FAIRTRADE                                       Notre café                                       une dose d’espoir        ...
Produits cosmétiques :quand esthétique et éthique vont de pairForte de sa progression annuelle, l’offre de produits équita...
Comment transformerà petit budget ?                                     Fenêtres de toiture                               ...
Un commerce équitable, aussi pour les agriculteurs belgesFlash-back : 2009, la crise du lait bat son plein en Europe. Des ...
Qu’en pensent les acteurs « classiques »                            En 2011, Alter Eco et Ethiquable, deux acteurs françai...
La ruée vers l’or équitable ?L’or est symbole de richesse et de beauté, mais derrière l’éclat du métal se cache une réalit...
Black 06 • Déco & DesignEXTRA HIP | EXTRA CHIC |                                 Black 06                         Déco & D...
Un tourisme équitable et solidairefait petit à petit son cheminLe tourisme est le deuxième secteur économique pour les pay...
champ de la solidarité internationale. Dans ce type de tourisme,       vite complémentaires, ce qui crée de belles occasio...
Agenda de la Semaine du commerce équitableVoici quelques-unes des activités qui auront lieu du 3 au 13 octobre, dans le ca...
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

fair trade " consommer équitable"

450

Published on

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
450
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0
Actions
Shares
0
Downloads
3
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Transcript of " fair trade " consommer équitable""

  1. 1. P U B L I S C O P I E ACHETER, C’EST AUSSI VOTERSEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE DU 3 AU 13 OCTOBRE 2012 www.befair.be
  2. 2. FAIRTRADE J’épargne auprès d’une banque durable, et j’en suis fière. Barry Callebaut Belgium nv/sa « Je ne suis pas une sainte, mon argent doit aussi rapporter. Mais à la Banque Triodos, ECT je sais que mon épargne SP E FOR RE sert uniquement à financer un monde meilleur pour mes petits-enfants. Un avenir sans C OFFE abus ni pollution, où la culture rapproche les gens. Grâce à la Banque Triodos, je dors sur mes deux oreilles. » Catherine De Haene, fière d’épargner auprès de la Banque Triodos depuis 2005 Vous aussi, ouvrez un compte d’épargne durable Rendez-vous sur www.triodos.be ou appelez le 02 548 28 52 La banque durableANNONCER DANS CETTE RUBRIQUE? INFO: VANESSA LAKOR, TEL. 02 467 56 49, VANESSA.LAKOR@ROULARTA.BE
  3. 3. La 11e édition de la Semaine du commerce équitable aura lieu du 3 au 13 octobre : dix jours d’animations et desensibilisation partout en Belgique. Car si 8 Belges sur 10 sont favorables à ce type de commerce, seul 1 sur 2 adéjà acheté ses produits.Pourtant, le commerce équitable peut vraiment faire la différence. Il donne aux producteurs des pays du Sudl’opportunité de se développer durablement, grâce au prix correct qu’ils reçoivent pour leurs productions. Et cen’est pas tout. Il garantit une série de conditions commerciales décentes (comme un préfinancement, des relationsà long terme, un meilleur accès au marché), ainsi que le respect des droits de l’Homme et de l’environnement.Quelles sont les évolutions, enjeux actuels du secteur ? La Semaine du commerce équitable est une initiative du TradeLe commerce équitable ne se limite plus aux magasins spé- for Development Centre, en collaboration avec les principauxcialisés ou aux seuls cafés et bananes vendus en grandes sur- acteurs belges du secteur.faces. L’offre de produits équitables ne cesse de s’étoffer et Le Trade for Development Centre est un programme d’appuis’étend à de nouveaux secteurs tels que l’or, les cosmétiques au commerce équitable et durable mis en place par la CTB,ou le tourisme. l’Agence belge de développement. Via la Semaine du com-Pourtant, les défis restent nombreux. Quelles sont les consé- merce équitable, le Centre veut sensibiliser, mais aussi infor-quences de la crise économique pour les différents acteurs du mer sur le commerce équitable.commerce équitable ? Comment réagissent-ils ? Le commerceéquitable peut-il aussi concerner les agriculteurs belges ?Les pages qui suivent vous donnent un aperçu du commerce équi-table d’aujourd’hui.Acheter, c’est aussi voter !Quant à son avenir ? Il est entre nos mains de consommateurs.Nous avons le pouvoir de changer les conditions de vie des petitsproducteurs à l’autre bout de la planète. En remplissant notrecaddie, nous pouvons agir, faire des choix et envoyer un mes-sage clair aux enseignes, aux marques, aux entreprises : celuide refuser de participer à des formes d’échanges dégradantespour l’homme et la planète. Cette publiscopie est une réalisation de Roularta Custom MediaLe 14 octobre prochain sera jour d’élections dans notre pays. pour le Trade for Development Centre de la CTB, Rue Haute 147,Notre pouvoir de changer les choses ne se limite pas à celui que 1000 Bruxelles.nous exerçons dans l’isoloir. Car acheter, c’est aussi voter ! Pri- Tél: 02 505 19 35.vilégions de plus en plus les produits équitables. Cette publiscopie est réalisée indépendamment de la rédaction du Vif/L’Express.Demandez le programme de la Semaine du commerceéquitable ! Editeur responsable: W. CrielCafé, thé, miel, chocolat, fruits frais, pralines, biscuits, vête-ments, décoration et bijoux… autant de produits de qualité Rédaction:qui renferment toute la créativité et le savoir-faire des Trade for Development Centre de la CTBagriculteurs ou artisans du Sud. Et qui n’attendent que vouspour les découvrir ! Parcourez le calendrier publié en dernière Coordination: C. Specen-Berry.page et son éventail d’activités, ou surfez sur le sitewww.semaineducommerceequitable.be pour trouver les Régie publicitaire: Roularta Media (Zellik).événements organisés près de chez vous. Tél: 02 467 58 82.
  4. 4. Le commerce équitable face à la crise économiqueMalgré la crise économique, les ventes de produits équitables continuent globalement de croître dans notre pays. Ce qui ne veutpas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les plus petits distributeurs souffrent de la crise et certains doi-vent carrément fermer boutique.Max Havelaar et Oxfam semblent passer au travers de lacrise économique,…Le commerce équitable a émergé comme alternative crédible àla consommation traditionnelle au début des années 1990, en pas-sant des étals de quelques réseaux militants aux rayons dessupermarchés. Avec des taux de croissance annuels de plus de20% en moyenne (jusqu’à 47% entre 2006 et 2007 pour les pro-duits certifiés Fairtrade Max Havelaar1), le marché des produitséquitables a évolué considérablement, en particulier durant la der-nière décennie.De nos jours, si la croissance est moindre, elle reste substantielle.Max Havelaar Belgique a en effet annoncé une hausse des ven- La grande distribution lance de nouveaux produits labellisés Fairtrade (®Marcus Lyons) tes de produits labellisés Fairtrade d’environ 10% pour 2011. Cette augmentation est largement due au lancement de nouveaux pro- duits par les enseignes de la grande distribution, comme l’explique l’organisation dans l’un de ses derniers rapports : « À la fin 2011, Delhaize a pris un engagement important en lançant un grand nom- bre de nouveaux produits. De nombreuses marques de renom optent pour une autre manière de pratiquer le commerce. » 2 Max Havelaar tire donc profit de sa stratégie de rapprochement avec les grandes surfaces, qui sont elles-mêmes parmi les premières bénéficiaires de la notoriété croissante du célèbre label (reconnu par 3 consommateurs belges sur 5)3. Implantés depuis longtemps un peu partout en Belgique, les magasins Oxfam traversent la crise sans trop de casse. Dans le sud du pays, le chiffre d’affaires global d’Oxfam-Magasins du monde a légèrement progressé pour passer de 6,11 millions d’eu- ros en 2010 à 6,17 millions l’année dernière. Les ventes de pro- duits artisanaux font mieux. Elles ont augmenté de 8,21% durant la même période, pour plusieurs raisons : 600 nouveaux produits (sur 800 importés), une augmentation de la qualité des produits existants, l’accent mis sur les accessoires de mode, un relooking et une relocalisation de certains magasins dans des rues plus commerçantes. La gamme de produits cosmétiques bio et équitables Natyr a également très bien fonctionné. En Flandre, les ventes annuelles des 217 Wereldwinkels avoisi- naient les 12,5 millions d’euros ces 3 dernières années, ce qui, au vu de l’augmentation du prix des produits, correspond à une petite baisse en volume. 1 Fairtrade / RSE News 2 Fairtrade Max Havelaar Belgique «Relier producteurs et consommateurs - Rétrospective 2011» - Disponible sur www.maxhavelaar.be 3 Enquête d’opinion sur le commerce équitable auprès de la population vivantOxfam semble passer au travers de la crise économique (© Oxfam-Wereldwinkels) en Belgique, Dedicated Research, 2011.
  5. 5. … ce qui n’est pas le cas de plus petits acteursMais Max Havelaar et Oxfam, en dépit de leur caractère emblé-matique, ne représentent pas tout le secteur du commerce équi-table de notre pays.En tant que coordonnateur de la Fédération belge du com-merce équitable, Eric Dewaele est un témoin privilégié des tra-jectoires que connaissent les différents types d’opérateurs actifsdans le secteur. Son regard sur ces questions est assez éclairant« Plusieurs de nos membres connaissent des difficultés liées àla crise, alors qu’effectivement, dans le même temps, les ven-tes de produits équitables (en particulier alimentaires) pro-gressent dans la grande distribution. Il faut vraiment être atten-tif parce que si le commerce équitable finit par se limiter auxventes générées dans les grandes surfaces, on risque de très vites’éloigner des objectifs initiaux du commerce équitable. N’ou-blions pas que, dans ces grandes enseignes de distribution, lapriorité sera toujours donnée à la rémunération du capital et,de leur point de vue, la vente de produits équitables doit ser-vir cet objectif. »A cet argument éthique s’ajoute, selon Eric Dewaele, une formede menace structurelle pour les opérateurs qui investissentprioritairement ce vecteur de vente : « Les entreprises qui four-nissent la grande distribution doivent faire très attention àconserver leur indépendance pour ne pas être digérées par ces Les ventes de produits équitables continuent de croître dans notre paysgrandes enseignes, en particulier en temps de crise, alors (©Oxfam-Wereldwinkels)qu’elles durcissent leurs conditions. » Représentant d’Ethiquable Benelux, Vincent De Grelle estLe rapport de force entre la grande distribution et ses fournis- conscient de ce risque qu’il a clairement intégré :« Ethiquableseurs de produits équitables n’est en tout cas pas à l’avantage de Benelux existe depuis un peu plus de 2 ans et demi, nous nousces derniers. Oxfam Fair Trade fournit par exemple certains pro- sommes donc lancés pendant la crise. Ceci étant, l’impact deduits commercialisés dans différents supermarchés sous la mar- celle-ci est peu visible pour nous, nous affichons une belle crois-que du distributeur. Mais Oxfam semble cantonné à des produits sance, de plus de 40% par an malgré la concurrence des mar-peu rentables, aux volumes de vente limités, les supermarchés ques-distributeurs. Dès le début, nous avons développé une stra-se réservant les articles qui se vendent bien, comme le café. tégie de diversification des canaux de vente, en travaillant avec Des produits artisanaux certifiés (© La Pachamama)
  6. 6. la grande distribution, mais aussi avec les magasins spéciali- sance) tient notamment au travail mené par son organisationsés et les professionnels de l’horeca. Cette diversification des pour promouvoir et rendre visible l’impact de la vente de cessystèmes de commercialisation est fondamentale, tout comme produits certifiés sur la vie et le quotidien des producteursla diversification des gammes de produits. » dans les pays du Sud. Il s’en explique : « Nous connaissons très bien les producteurs, nous sommes proches d’eux et nous nousLa crise mais pas seulement efforçons de rapprocher le producteur du consommateur afinDe fait, Ethiquable dispose d’atouts importants pour affronter que ce dernier soit conscient de ce que l’argent qu’il dépensele marché. Ce n’est pas le cas de tous les entrepreneurs équi- change vraiment quelque chose pour ces paysans, ces artisanstables, et nombre d’entre eux subissent douloureusement les et leurs familles. »effets de la crise, en particulier dans le secteur non alimentaire.Certains, comme Sjamma, magasin gantois de vente de produits Une réponse à la crisetextiles, sont durement touchés et doivent mettre fin à tout ou S’ils reconnaissent que la crise a compliqué leurs activités (àpartie de leurs activités. Tout l’Or du Monde, boutique-café du divers degrés), certains professionnels de l’équitable en Bel-centre de Bruxelles, a dû fermer ses portes en février 2012. gique expliquent aussi qu’elle a mis en lumière les limites duPour Isabelle Steenebruggen, gérante de la Pachamama, la « bou- système économique conventionnel et qu’elle a créé un vastetique équitable des familles », le principal problème, c’est le prix mouvement de sympathie pour l’économie sociale et solidairedes produits artisanaux certifiés, notamment des vêtements et des sous ses différentes formes. Cette prise de conscience se pré-textiles. D’après elle, ceux-ci ne peuvent pas être concurrentiels sente comme une vague de fond qui, malgré les questions depar rapport aux produits fabriqués à très bas prix que l’on trouve coût, pourrait ouvrir durablement de nouveaux horizons pourdans les grandes surfaces, particulièrement en période de crainte le commerce équitable.des ménages quant à leur pouvoir d’achat. « Le commerce équi-table bon marché n’existe pas », explique-t-elle. « Malgré la qua- Pour en savoir pluslité nettement supérieure de nos produits, l’achat équitable est « Créer une entreprise de commerce équitable », Une brochureencore trop souvent perçu comme de la charité. » du Trade for Development Centre éditée en décembre 2011, dis- ponible sur www.befair.be.Qu’en pensent les autres entrepreneurs équitables ?Philippe Vander Elst a créé sa société, Latino Fierros, à Bruxel-les en 1998. Il importe des accessoires de mode et des bijouxd’Amérique latine pour les revendre en tant que grossiste auxdistributeurs et aux boutiques dans toute l’Europe. S’il partageavec sa consœur le même constat concernant la contraction deson chiffre d’affaires (de près de 50%), il estime, quant à lui,que la crise n’est pas seule responsable. Il s’en explique :« Bien sûr, la crise pèse sur notre activité, mais pas particuliè-rement parce que nous vendons des produits équitables. D’ail-leurs, je le mentionne très peu comme argument de vente. Cequi compte pour mes clients, c’est surtout la qualité de nos pro-duits et leur adéquation aux modes du moment. C’est d’ailleurslà que se trouve l’une des principales raisons de nos difficul-tés. Clairement, nous n’avons pas fait d’investissements suffi-sants sur le renouvellement du design de nos gammes aumoment où il aurait fallu le faire. »Aussi, voici les conseils que nous ont donné les pionniers quenous avons interrogés sur ce sujet. C’est une évidence, mais ilfaut la marteler. Equitable ou non, ce qui compte, c’est la qua-lité du projet d’entreprise, en particulier l’étude préalable dela chaîne commerciale complète.Vincent De Grelle, souligne, lui aussi, le caractère primordialdu plan d’affaires (business plan) qui doit « refléter votre visiondu projet, la qualité et la pertinence de votre positionnementet le fait que vous avez réfléchi à tous ces aspects, y comprisla question du financement qui est fondamentale. » Pas deconcession donc sur la qualité des produits ou sur la soliditédu projet équitable.Mais ensuite, l’accent mis sur l’équitable peut s’avérer unatout commercial. Vincent De Grelle estime que le succès Ethiquable Benelux travaille avec la grande distribution et avec les magasinsd’Ethiquable Benelux (qui parvient à conserver une belle crois- spécialisés (© Ethiquable)
  7. 7. FAIRTRADE Notre café une dose d’espoir pour la paix au Kivu Le café «Lake Kivu» est produit par deux coopératives congolaises qui encouragent la réconciliation entre différents groupes ethniques. Grâce à la production d’un café de qualité supérieure, ces coopératives apportent l’espoir d’un avenir économique meilleur.© Tim Dirven Dégustation de café le samedi 13 octobreNe ratez pas l’occasion de venir goûter gratuitementce café dans nos Magasins du monde-Oxfam.Rendez-vous sur www.omdm.be pour trouver le magasin le plus proche. Café Beyers, qualité et durabilité, du grain à la tasse www.beyers.eu ANNONCER DANS CETTE RUBRIQUE? INFO: VANESSA LAKOR, TEL. 02 467 56 49, VANESSA.LAKOR@ROULARTA.BE
  8. 8. Produits cosmétiques :quand esthétique et éthique vont de pairForte de sa progression annuelle, l’offre de produits équitables ne vise plus seulement l’alimentation, mais aussi de nouveaux secteurscomme les cosmétiques. Une évolution favorable pour les petits producteurs, car les cosmétiques représentent un marché florissant.Malgré la crise économique, le marché des cosmétiques est toujours en plein essor. Si, ces dernières années, la croissance se ralentit enEurope et en Amérique du Nord, la demande des nouveaux marchés tels que la Russie, l’Amérique du Sud et l’Asie est en forte hausse.Les produits cosmétiques sont de plus en plus souvent réalisés avec des ingrédients naturels en provenance du Sud : huile de palme,aloe vera, thé vert, épices et fleurs… Entre 2007 et 2011, la part de produits cosmétiques biologiques et naturels a progressé de 35%sur le marché mondial. Les analystes s’attendent à une nouvelle hausse grâce à une prise de conscience écologique croissante desconsommateurs1. Les grands noms du secteur des cosmétiques cèdent à l’appel des sirènes en investissant de plus en plus dans le déve-loppement de produits de beauté et de soin naturels.Grâce au commerce équitable, les producteurs du Sud peuvent eux aussi tirer parti de la demande croissante d’ingrédients naturels.Produits cosmétiques équitables sur le marché belge de gamme équitable, la marque utilise plusieurs ingrédients pro- duits par de petits paysans du Sud, tels que miel d’Éthiopie et laitNatyr, made in dignity de coco de Samoa.En 2004, l’entreprise italienne Gala Cosmetici a lancé une gammede produits cosmétiques à base d’ingrédients naturels du Sud. Cette The Body Shop a connu une croissance fulgurante et compte ligne de cosmétiques, avec entre autres un gel aujourd’hui plus de 2.200 magasins dans 57 pays. En 2006, la société douche, un shampooing et des crèmes, a été a été rachetée par le géant des cosmétiques, L’Oréal. Mais The Body baptisée Natyr et est disponible dans tous Shop demeure un acteur important sur le plan du commerce équi- les Oxfam-Magasins du Monde. table et des questions environnementales. Il a ainsi été le premier à utiliser de l’huile équi- Au moins la moitié des ingrédients et de table dans ses produits. la production provient d’organisations équitables. Natyr utilise l’aloe vera de Thémis, équitable et Thaïlande, le thé vert du Sri Lanka et les biologique citrons de Cuba. Les paysans locaux Créée en 2004 à Paris, la reçoivent un prix juste pour leur récolte, société Ethis a pour ce qui leur permet d’investir dans leur objectif d’associer cos- communauté. Ainsi, au Sri Lanka, 1500 métiques naturels et com-2 produits de la ligne de familles disposent aujourd’hui, grâce à la merce équitable. Pourcosmétiques Natyr récolte de thé, d’une toilette chez eux, d’eau réaliser cela, les fonda-(© Natyr) potable et de soins médicaux. teurs de la société ont développé une gamme deThe Body Shop, pionnier dans les cosmétiques équitables produits biologiques Nana Yago de la coopérative de femmes UGPPK au Burkina Faso (© Alter Eco)Dans les années 70, le commerce équitable était surtout l’affaire naturels à partir d’ingré-des ONG. La Britannique Anita Roddick, âgée de 23 ans, a fait dients issus du commerce équitable. Les produits cosmétiquesfigure de pionnière lorsqu’elle fonda en 1976 The Body Shop, une d’Ethis utilisent une majorité de composants de nature alimentaireentreprise de cosmétiques qui com- (beurre de cacao, sucre de canne, miel…), produits par des pay-mercialisait des produits de soin sans du Sud déjà habitués à travailler avec les filières du commerceinspirés de pratiques indiennes équitable et les organismes de certification bio-traditionnelles. Dès le début, logique. Baptisée Thémis, cette ligne de pro-elle a adopté des principes duits est distribuée en Belgique danspropres au commerce équi- les réseaux des pharmacies,table, comme une collabo- boutiques bio et magasins duration à long terme avec les commerce équitable.communautés locales, une Le beurre de karité constituerémunération juste pour les l’un des produits issus de laproducteurs et les fournis- ligne Thémis. Pour sa pro-seurs, et un encadrement des duction, l’entreprise collabore Les produits cosmétiques Thémispaysans locaux. Même si The Des cosmétiques équitables The Body Shop avec la coopérative de fem- utilisent une majorité d’ingrédientsBody Shop n’a pas réellement (© The Body Shop) mes UGPPK au Burkina Faso. de nature alimentaire (© Themis) 1 The Global Market for Natural Personal Care Products, 2011 Organic Monitor
  9. 9. Comment transformerà petit budget ? Fenêtres de toiture à faible déperdition Aménagement pour espace étroit À GAGNER : table de cuisson à induction (valeur : 1299 €) OB53537 En vente maintenant www.jevaisconstruire.be
  10. 10. Un commerce équitable, aussi pour les agriculteurs belgesFlash-back : 2009, la crise du lait bat son plein en Europe. Des images chocs frappent les esprits. Chez nous, des millionsde litres de lait sont déversés sur les prairies par des agriculteurs au bord de la faillite.Qu’en est-il aujourd’hui ? La situation n’est guère plus réjouissante. Après deux années de hausse, les prix ont à nou-veau dégringolé cet été, autour de 25 cents le litre. Les agriculteurs belges réclament eux aussi un prix, un commerceéquitables. Une demande qui ne fait pas l’unanimité auprès des acteurs historiques du secteur.Voilà donc qu’un type de commerce, bien connu du public belge, mais cantonné à des échanges commerciaux solidaires Sud-Nord, s’invite chez nous dans le débat sur notre politique agricole. En Belgique aussi, les producteurs sont poussés à produireplus pour un prix unitaire toujours moindre, sous peine de disparaître. Au Nord comme au Sud, une agriculture sur des surfa-ces à taille raisonnable, en polyculture, respectueuse de l’équilibre environnemental, est trop souvent menacée par un modèledominant de monoculture intensive. La démarche équitable pourrait dès lors s’appliquer aux différents producteurs européenssoucieux de combiner savoirs ancestraux et techniques modernes pour obtenir un modèle agricole durable, favorisant le tissusocial. Des producteurs qui considèrent leur ferme comme un écosystème vivant et qui proposent des produits de qualité, sainset nutritifs, respectant les matières premières et les consommateurs.1FAIREBEL et BIONIDO/BIODIA,des laits équitables à la mode de chez nous !Suite à la crise du secteur laitier de 2009, des agriculteurs bel-ges ont lancé leur propre marque solidaire : Fairebel, quigarantit une rémunération correcte aux 500 membres de lacoopérative Faircoop, dont 65% sont situés en Wallonie et 35%en Flandre. Chaque litre de lait vendu rapporte 10 cents sup-plémentaires au producteur. Hormis Delhaize et Aldi, la plu-part des supermarchés belges proposent aujourd’hui le lait Fai-rebel. Après le lait demi-écrémé, la coopérative propose dulait entier chocolaté et 3 sortes de glaces.www.fairebel.beMais Fairebel n’est pas seul. En octobre 2011, lors de laSemaine du commerce équitable, le grossiste biologique Bio-sano et la coopérative Biomelk Vlaanderen lançaient Bio-nido/Biodia, un lait biologique et équitable. Deux fois par an,sauf si les coûts de production l’exigent, le prix du lait est recal-culé pour permettre à l’agriculteur de ne jamais vendre sonlait en dessous du prix de revient et de recevoir une rémuné-ration équitable pour son travail. Wim de Middeleer, respon-sable commercial de Biomelk Vlaanderen, explique : « Lemodèle prend pour référence une ferme laitière de 60 vacheset 1,5 travailleur à temps plein. Le prix du litre de lait biolo-gique se base sur des paramètres détaillés comme le prix dufourrage, le prix moyen de production, le revenu moyen d’unagriculteur et les frais de santé. » Le cahier des charges a étédéveloppé en collaboration avec l’ONG Vredeseilanden.Des démarches similaires se sont développées ailleurs enEurope. En 2010, Naturland, un label bio allemand bienconnu, présentait au salon BioFach − la plus grande foireconsacrée à l’agriculture biologique en Europe − un lait cer-tifié Naturland Fair provenant des contreforts des Alpes bava-roises. En Angleterre, plusieurs personnalités, dont l’arche-vêque de York, se sont exprimées pour que le label Fairtradepuisse être octroyé aux producteurs de lait nationaux pour sau- Les membres de Biomelk Vlaanderen recoivent une rémunération équitablever une industrie en perdition. pour leur travail (© Bionido) 1. Alter Eco, dossier de presse de présentation de la nouvelle gamme, janvier 2011.
  11. 11. Qu’en pensent les acteurs « classiques » En 2011, Alter Eco et Ethiquable, deux acteurs français du com-du commerce équitable ? merce équitable, ont franchi le pas et lancé, chacun de leur côté,Max Havelaar, la principale organisation de labellisation du sec- une nouvelle démarche équitable, bio et locale pour les petitsteur, semble la plus réticente à l’ouverture du concept du com- agriculteurs de l’Hexagone. Chez Ethiquable, la gammemerce équitable aux produits européens. Même si « Max Have- Paysans d’ici repose sur une charte de 27 critères pour main-laar Belgique soutient toutes les initiatives visant à assurer tenir une agriculture paysanne. Depuis avril 2011, 16 produitsune existence durable aux agriculteurs locaux », l’organisation développés avec 9 groupements de producteurs français sont« veut voir le terme Fairtrade et son label réservés aux produits disponibles, dont certains aussi sur le marché belge.fabriqués par les producteurs défavorisés du Sud. Le com-merce équitable est, au départ et jusqu’à présent, une appro-che alternative de réduction de la pauvreté qui trouve son ori- Une relocalisation de l’économiegine dans la philosophie du commerce, pas d’aide. Fairtrade Le commerce équitable de proximité puise sa légitimité danss’adresse au plus d’un milliard de personnes pauvres qui vivent la relocalisation de l’économie, les circuits courts, une lutteavec moins de deux dollars par jour. Fairtrade veut créer les contre les excès de la globalisation faisant voyager des pom-conditions pour qu’ils acquièrent la position et les moyens de mes d’Afrique du Sud en Europe ou du jus de pomme équita-sortir par eux-mêmes de la spirale de la pauvreté ». ble du Chili à la Belgique.En Flandre, Oxfam-Wereldwinkels partage largement cette Le commerce équitable local se développe d’ailleurs égalementopinion : « La problématique de développement et les défis que au Sud. De nombreuses initiatives voient le jour dans différentsrencontrent les agriculteurs du Sud sont tels qu’ils nécessitent pays, notamment en Équateur, en Inde, au Mexique, au Brésil,une approche spécifique. Le commerce équitable, qui englobe en Afrique du Sud ou au Kenya, en s’appuyant sur le pouvoirles trois piliers du développement durable (économique, éco- d’achat des classes moyennes et un secteur touristique en pleinlogique et social), est pour cela le modèle le plus approprié. Il essor.2est important que la production durable dans le Nord soitencouragée et soutenue. Nous voulons partager notre expérience 2. Pour plus d’information sur ce sujet :en matière d’agriculture et de commerce dans et avec le Sud, consultez la brochure du Trade formais nous ne voyons pas cela comme la tâche première du mou- Development Centre (TDC) consacréevement du commerce équitable. » au « Commerce équitable Sud-Sud ». Voir www.befair.beDe son côté, Oxfam-Magasins du monde est plus positif et tra-vaille depuis plusieurs mois avec différentes coopérativesd’agriculteurs belges pour les soutenir et proposer leurs fruitset légumes via son réseau de vente. L’ONG souhaite « ouvrirplus résolument son projet à la dimension Nord-Nord et déve-lopper des synergies avec des organisations belges actives dansla promotion d’un modèle agricole paysan, et aussi offrir de nou-velles perspectives aux agriculteurs du Nord en termes de dis-tribution ». La stratégie « commerce équitable Nord » seravalidée au sein de l’organisation début 2013.Fairebel, des glaces à base de lait équitable Ethiquable et sa gamme Paysans d’ici (© Ethiquable)
  12. 12. La ruée vers l’or équitable ?L’or est symbole de richesse et de beauté, mais derrière l’éclat du métal se cache une réalité bien moins reluisante. Dans le monde,15 millions de personnes sont dépendantes des revenus générés par l’exploitation aurifère à petite échelle1. Leurs conditions detravail et de vie sont souvent épouvantables : accidents, empoisonnement, travail d’enfants, exploitation, conditions de travailmalsaines, sont le revers de la médaille.Aussi un processus de certification a-t-il été engagé en vue de garantir une production aurifère respectueuse des mineurs et deleur environnement. Il y a un an et demi, il a débouché sur le premier label Fairtrade et Fairmined Gold.La ruée vers l’or équitable À ce jour, neuf coopératives minières sud-américaines sont cer-Le nouveau label est le résultat de la collaboration entre tifiées. L’organisation britannique Fairtrade Foundation ayantl’Alliance of Responsable Mining (ARM) et Fairtrade Inter- décidé en 2012 d’étendre ses activités en Afrique, une colla-national, l’organisme de labellisation Fairtrade. C’est la coop- boration a été engagée avec huit groupes de mineurs au Kenya,érative minière de Cotapata, de La Paz en Bolivie, qui fut la pre- en Tanzanie et en Ouganda. Les premiers lingots d’or équita-mière mine certifiée. Cette certification est l’aboutissement d’un ble africain devraient arriver sur le marché britannique dans envi-projet pilote lancé en 2009 en collaboration avec Cumbre del ron deux ans.Sajama, une organisation bolivienne d’assistance aux com-munautés minières, et soutenu financièrement par le Trade for Un avenir doré ?Development Centre, le programme de l’Agence belge de Aujourd’hui, l’or équitable a traversé la Manche et fait son appa-développement consacré au commerce équitable et durable. rition sur le continent européen. Les premiers bijoux ornent les vitrines des bijouteries françaises et néerlandaises.Durant deux ans, le projet a testé rigoureusement les différentscritères, a évalué la traçabilité de l’or et sensibilisé les mineurs La Belgique suit : An Kindermans de Heusden-Zolder sera laaux principes du commerce équitable. Le label Fairtrade et Fair- première joaillière à présenter ses créations lors de l’édition 2012mined Gold garantit un prix minimum ainsi qu’une prime Fair- de la Semaine du commerce équitable3.trade aux producteurs certifiés. Il assure aussi une utilisationsûre et responsable des produits chimiques et renforce la posi- Et ce n’est qu’un début. L’Alliance of Responsable Miningtion de négociation des mineurs. Enfin, le trajet parcouru par s’est fixé pour objectif de porter la part de l’or équitable dansl’or labellisé est traçable et transparent. le marché des bijoux à 5% dans les 15 années à venir4.Un an et demi après l’obtention du label, les mineurs de Cota-pata en récoltent déjà les fruits. Ils peuvent décider ensembledes projets communautaires dans lesquels ils investiront leurs Plus d’infos sur le siterevenus : soins de santé, sécurité sur le lieu de travail... www.befair.be, publications www.ana-edelsmid.beL’or équitable sur le marché européen www.fairtrade.org/ukL’or équitable a fait ses débuts mondiaux au Royaume-Uni, en www.communitymining.org2011, le jour de la Saint-Valentin. Il connaît un succès éclatant,puisqu’à peine un an plus tard, une quarantaine de joailliers bri-tanniques l’utilisent dans leurs créations2. De nombreuses per-sonnalités ajoutent encore à son rayonnement, comme l’épouse 1. www.communitymining.org 2. Reuters , Jan Harveyde l’acteur Colin Firth, Livia Giugioli, qui arbora des bijoux 3. An Kindermans, www.ana-edelsmid.be et an.kindermans@ana-edelsmid.been or équitable sur le tapis rouge des Oscars. 4. www.communitymining.orgLe label Fairtrade en Fairmined Gold Cotapata de La Paz en Bolivie (© BTC Steven De Craen) Une réalisation en or équitable par An Kindermans (© ana-edelsmid)
  13. 13. Black 06 • Déco & DesignEXTRA HIP | EXTRA CHIC | Black 06 Déco & Design ● 5 octobre 2012 Daniel Libeskind, Des intérieurs À Valence l’archidoué à tout faire avec Jaime Hayon DÉCO DESIGN OB53644 Suivez-nous sur En vente avec Le Vif/L’Express et Focus Vif etwww.levifweekend.be dès le 4 octobre
  14. 14. Un tourisme équitable et solidairefait petit à petit son cheminLe tourisme est le deuxième secteur économique pour les pays du Sud après le pétrole. Il représente actuellement à peu près10 % de l’activité économique mondiale. Cette industrie, devenue planétaire, est en pleine expansion, mais génère de nom-breux impacts négatifs. En réaction, des initiatives touristiques porteuses de développement pour les populations localesfleurissent de par le monde.Malgré le coût pour l’environnement, les voyages touristiques décollent. De 10 à 20 millions de déplacements touristiques horsdes frontières nationales dans l’immédiat après-guerre, on est passé à quelque 200 millions de vacanciers internationaux en 1975,et à 980 millions en 2011 ! L’Organisation mondiale du tourisme prévoit 1,6 milliard de touristes en 2020. Le chiffre d’affaires dusecteur devrait être alors de 2000 milliards de dollars.De nouvelles perspectives de développement s’ouvrent ainsi dans les régions pauvres et structurellement défavorisées. Alors, letourisme, la nouvelle panacée pour sortir de la pauvreté les pays en développement? Sous certaines formes, il peut être unmoteur économique puissant (apport de devises, création d’emplois, amélioration de la balance commerciale, stimulation des inves-tissements, soutien aux services locaux, valorisation des ressources naturelles et culturelles…).Toutefois, la Banque mondiale estime que 55 % des dépenses touristiques dans les pays en développement sont captés par les paysdu Nord, via les compagnies aériennes internationales, les chaînes hôtelières, les agences de voyages ou les biens de consommationimportés. En outre, les effets positifs du tourisme sont généralement compensés par d’autres impacts négatifs, comme de très bas salai-res pour le personnel local dans l’hôtellerie, la restauration, l’animation ou les transports, ou encore par le développement de réseauxde prostitution et du travail des enfants. Selon le Bureau international du Travail, environ 20 millions d’enfants de moins de 18 anstravaillent dans le secteur touristique. Le tourisme consomme aussi beaucoup d’eau potable : un terrain de golf moyen en Thaïlandeutilise autant d’eau chaque année que 60 000 habitants locaux ; à Agadir au Maroc, on peut voir les pelouses des hôtels irriguées jouret nuit alors que la population des quartiers périphériques de la ville n’a pas accès à l’eau potable… Une pression directe sur les éco-systèmes fragiles, notamment les littoraux, provoque la dégradation de l’environnement physique et perturbe la faune et la flore sau-vages. Et que dire de la culture, souvent réduite à l’état de folklore marchandisé, artificiel ? À Bali, en Indonésie, les guides touristi-ques ont pris l’habitude d’accueillir les touristes avec des colliers de fleurs, une tradition purement polynésienne.L’alternative du tourisme équitable et solidaire la préparation touristique. C’est la course. Beaucoup de gens es-Face à ces constats, plusieurs personnes et organisations se sont saient de voir un maximum de choses en un minimum de temps,posé la question des conditions d’un tourisme moteur de déve- pour raconter, au pays : “J’ai fait le Pérou” ou “J’ai fait le Congo”.loppement pour les populations locales. Pour Marie-Paule Eské- Ils se sont peut-être fait plaisir et c’est tant mieux, mais ils n’ontnazi, directrice de l’asbl Tourisme autrement (voir encadré), rien compris de ce qu’était l’Autre, ils n’ont pas pris le temps dedeux notions sont essentielles à cet égard : « Celle du respect : le connaître. Il faut prendre le temps, s’asseoir et écouter. »des hommes, de leurs traditions, de leurs représentations sym-boliques, de leur environnement. Et la notion du temps, de la durée Le respect mutuel et le désir de mieux connaître les populationsdu voyage. Parce que ce n’est que dans la durée que l’on peut que l’on visite sont à la base des programmes de tourisme équi-comprendre l’Autre. Le temps n’est pas assez pris en compte dans table et solidaire, qui offrent une possibilité de plus dans leDécouvrir les cultures locales (© Tamadi) Comprendre l’autre (© Café Chorti)
  15. 15. champ de la solidarité internationale. Dans ce type de tourisme, vite complémentaires, ce qui crée de belles occasions de contactsles communautés locales participent de manière significative à entre clients et petits producteurs locaux.l’organisation et à la gestion des activités touristiques. Elles ont Au Pérou, Minka1 a développé une entreprise touristique qui offrela possibilité de les modifier, de les réorienter ou de les arrêter. aux voyageurs l’opportunité de venir constater de visu les effetsPour Liliana Chiocci, présidente d’Altervoyages : « C’est dif- du commerce équitable. Cette organisation a tissé un réseauférent de quelqu’un qui ouvre un lodge ou une auberge dans une d’artisans à travers tout le pays, les encourageant à perpétuer lescommunauté et donne du travail à certaines personnes. Ici, la com- traditions artisanales andines, à maintenir les structures tradi-munauté décide du prix du service offert, du nombre de touristes tionnelles de leur culture amérindienne et à contribuer ainsi à frei-ou de voyageurs qu’elle désire accueillir et de la période d’ac- ner l’exode rural.2 L’introduction du tourisme a apporté auxcueil. Une partie des bénéfices sert à toute la communauté, et dans communautés trois types de revenus : le paiement de servicescertains cas une partie du prix du voyage peut servir à financer (repas, hébergement, transport, guidance…), la vente directela préservation de la forêt amazonienne ou un projet jugé prio- d’artisanat et les dons émanant de groupes de touristes.ritaire par la communauté. » Dans le cadre du tourisme équitable et solidaire, les conditionsDécouvrir les cultures locales sont ainsi réunies pour des rencontres riches d’échanges entre desLa prise en main de l’activité touristique par les communautés habitants et des touristes qui n’exploitent pas les premiers, maislocales renforce leur identité culturelle, revalorise leur gastro- qui leur fournissent des moyens de vivre dignement. On passe d’unnomie et leur patrimoine historique, à l’écart de toute folklori- « citoyen en vacances » à un « citoyen du monde en vacances »,sation. « Avec le développement de ce tourisme, des emplois sont ou comme le précise encore Marie-Paule Eskénazi du « dévelop-créés et, surtout, les jeunes restent dans les villages », ajoute pement du tourisme » à un « tourisme de développement ».Liliana Chiocci. 1. Organisation péruvienne de commerce équitable www.minkafairtrade.comDans le petit monde de « l’équitable », tourisme et artisanat sont 2. Oxfam-Magasins du monde.Rencontre entre habitants et touristes (© Altervoyages) La prise en main de l’activité touristique par les communautés locales (© Altervoyages) En Belgique francophone, deux associations s’impliquent dans cet autre type de tourisme L’asbl Tourisme autrement est née en octobre 2005 d’une réflexion de ses fondateurs sur l’explosion du tourisme et sur les dégâts qu’elle entraîne sur le climat, l’environnement, les relations sociales et économiques dans les pays d’accueil, tout en constatant les importantes retombées financières, mais rapatriées vers les multinationales du tourisme. L’asbl valo- rise les initiatives positives et a organisé, de 2006 à 2011, le Salon du tourisme durable. Elle propose depuis mai 2010 une nouvelle forme de tourisme participatif, les Greeters de Belgique, où le tourisme devient source d’échanges multiculturels et enrichissants pour les visiteurs et les habitants. Les greeters.be, habitants de villes belges, accueillent les touristes pour partager avec eux “leur” ville en dehors des sentiers battus, le temps d’une rencontre authentique et gratuite. www.tourisme-autrement.be Située au coeur du Jardin Botanique de Liège, la plateforme Altervoyages regroupe des associations − dont Eco-Bénin, Emotion Planet, Identité Amérique Indienne, Tamadia, MATM, Café Chorti,…− qui proposent des voyages d’échanges interculturels avec leurs partenaires du Sud. Altervoyages a pour mission la pro- motion des voyages organisés par ses membres ainsi que la sensibilisation des citoyens à l’importance de voyager de manière responsable, avec l’esprit ouvert et critique. www.altervoyages.org
  16. 16. Agenda de la Semaine du commerce équitableVoici quelques-unes des activités qui auront lieu du 3 au 13 octobre, dans le cadre de la 11e édition de la Semaine ducommerce équitable. Pour un aperçu complet, n’hésitez pas à vous rendre sur www.semaineducommerceequitable.beBruxelles WallonieSaint-Josse Rixensart Aisleau-Presles- Spectacle « Le Voyage de Kawa » - Cours de cuisine « Slowfood » - Pièce de théâtre « Qui a volé- Stand d’information et de dégustation le 5 et 6 octobre l’orange » pour les élèves- Animation sur le miel équitable par - Animation à la bibliothèque et dans de 6e, les 12 et 13/10 Miel Maya Honing les écoles - Soirée-débat le 13/10 : documentaire- Visites de la ruche didactique à - Film : Love MEATender le 10/10 et souper bio-équitable l’Institut pédagogique De Fré de la - Village équitable le 13/10 Haute École de Bruxelles Floreffe Namur - Concert du groupe malien Yingre, leParlement européen - Différentes activités, entre autres un 3/10 à 20h- Petit-déjeuner le 3/10 stand de dégustation sur le marché de - Un dîner presque équitable Namur le 6/10 le 6/10 à 16h : atelier de cuisine pour - Conférence-débat : « Manger bio, les enfants, suivi par une soiréeBruxelles ville - KVS local, équitable, de saison… » ciné-club citoyen- Colloque « Small farmers, big quels arbitrages pour manger - Spectacle « Le voyage du Kawa » solutions » organisé par Max durable le 11/10 le 9/10 à 20h Havelaar le 4/10 - Ciné-débat et dégustation le 11/10 - Bistro-atelier : « Comment résister aux marques qui ciblent nos enfants ? » le 10/10 à 20hBruxelles Mons- Les Bruxellois invités au voyage... - Rubriques thématiques sur Sud Radio équitable et solidaire du 3 au 10 octobre Heusy- Une présentation par Croq’Nature le - Présence des producteurs labellisés - Jogo justo ! Jeu sur le commerce 13 et 14 octobre à Bruxelles et des filières courtes à la Fête équitable pour les élèves de primaire du Potiron le 6/10 3-13 octobreJetteDifférentes activités du Louvain-la-Neuve Et dans tous les magasins du3 au 13 octobre : - Concert « Jerzy rencontre Olivier monde-Oxfam :- Petit-déjeuner pour les étudiants et Laage » (Mary M) le 4 octobre dégustation gratuite de café le 13/10 professeurs de la VUB et de l’école - Concert du groupe Zakouska le 11 supérieure Erasmus octobre à Altérez-vous, café citoyen- Petit-déjeuner dans les bibliothèques- Expo Fairtrade dans le hall communal et vernissage pour le grand public- Balade gourmande

×