Marsouin abraham

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  • Je vais vous présenter un des pb soulevés au cours de notre recherche d’aide à la communication dans le cas de personnes qui ne peuvent pas parler Dans le cadre de’un projet ANR tecsan, le projet Palliacom propose différents outils permettant d’assister la communication
  • Les personnes concernées sont nombreuses et surtout il peut exister de multiples causes qui font que l’on se trouve dans l’impossibilité de parler On s’intéresse aujourd’hui à des enfants dits handicapés mentaux (IME Rennes) Quoi? Communiquer sans parole, sans alphabet --------------------- INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), en 2001, la prévalence (nombre de personnes rapporté à la population) de l'autisme est de 9/10 000habitants. Autisme : La prévalence estimée sur une population anglaise est de près de 4 cas pour 1000 enfants de même âge . En France, l'autisme concernerait plus de cent mille personnes, enfants et adultes confondus. Ce chiffre sous-estimerait toutefois la réalité.(wikipedia) IMC : trouble moteur cérébral représentent 0.6/10 000. (source APF) 0,8/1000 (12000 jeunes français de moins de 20ans) AVC : Le nombre de personnes atteintes en France est estimé à 500 000 tandis que celui des nouveaux cas annuels est évalué à 150 000
  • Comment ?  les pictogrammes Montrer les choses et les actions au lieu de les désigner par leur nom Oui, mais… Comment représenter les verbes, les articles, …le virtuel À des enfants considérés comme handicapés mentaux : peu d’abstraction, ne savent pas construire une phrase, émettent des mots clés Comment faire des phrases avec tout cela?
  • Comment représenter les verbes, les articles, …le virtuel Comment faire des phrases avec tout cela?
  • Dans la langue, il y a nécessairement un locuteur et son co-locuteur , qui parlent alternativement Pour les désigner Il faut se placer dans un système de repérage , où le repère est moi – ici- maintenant Homologie espace – temps –notion Ici – maintenant – moi Contrairement au nom  commun qui renvoie à un objet qui est son  référent, le je n’a pas de référence spécifique : il renvoie à une réalité essentiellement énonciative : le texte qui peut être actualisée par n’importe qui, celui qui parle le locuteur qui n’a d’existence que dans  l’acte d’énonciation  je dis : César franchit le Rubicon
  • Que se passe-t-il si j’accompagne un enfant, qu’il aligne les pictogrammes, qui écrivent : je suis content, je suis dans ma chambre (méthodes très utilisées PERT) Mais comme l’enfant ne peut pas parler , je le fais à sa place, en disant : « je suis content, je suis dans ma chambre » Je peux améliorer : Tu dis : je suis content, je suis dans ma chambre Mais comme c’est moi qui le dis : Je dis Tu dis : je suis content, je suis dans ma chambre Dans ce cas, je c’est moi, et pas lui ! Il a déjà des problèmes d’abstraction, que je ne fais que brouiller On peut définir l’énonciation comme un acte de langage par lequel un locuteur (celui qui parle) adresse un énoncé à un co-locuteur. Mais que se passe-t-il si le locuteur ne peut pas parler, mais seulement désigner des images désignant des mots, et que la suite d’image est lue par un médiateur accompagnant ? Cet accompagnant prend en charge, par sa parole, non seulement la prononciation, mais, malgré lui, l’énonciation, alors qu’il n’est pas l’énonciateur. La confusion s’amplifie lorsqu’il parle pour le locuteur empêché, qui, de plus, a des problèmes de représentation abstraite. Qui est « je », en ce cas ? je désigne celui qui parle (ou qui écrit) ; mais cette personne doit comprendre que ce mot la désigne elle-même, quand c’est elle qui a le tour de parole, et que ce « je », prononcé par une autre personne, désigne cette autre personne. Ce changement de référent est troublant car le désigné par le « je » n’est pas constant. Qui est « je », dans ce cas ? dans un dialogue, le locuteur et le co-locuteur parlent alternativement. Si l’un des locuteurs s’attribue à la fois dans un dialogue, son rôle d’énonciateur et la prise en charge énonciative de son co-locuteur, la communication se brouille. les deux rôles énonciatifs, l’identification de celui qui est désigné par « je » devient problématique :
  • Les pronoms personnels posent des problèmes de représentation pictographique : mis pour remplacer des personnes (ou des entités) , ils doivent « montrer » qu’ils remplacent quelqu’un ou quelque chose, mais surtout, cette place de « variable » dans le discours doit être comprise par celui qui utilise cette variable, puisqu’il va l’instancier par la référence à lui-même. Nous avons pu constater les difficultés que présente cette opération dans des expérimentations auprès d’enfants handicapés mentaux. Plusieurs degré de représentation du « je » par des pictogrammes ont été expérimentés : Certains enfants ne se désignent que par leur prénom, et l’utilisation du « je » n’est pas réalisée. Dans ces cas, c’est la photographie de l’enfant, désignant son prénom, qui est utilisée. D’autres acceptent de se désigner par le « je », représenté par leur photographie. L’étape suivante est le pictogramme du pronom personnel, mais marqué visuellement par le genre de l’utilisateur. Je a posé des problèmes, mais tu en poseras peut-être encore plus !
  • Nous envisageons de systématiser la présentation des différentes représentations de pictogrammes , pour tenter de comprendre les difficultés qu’ont les enfants à se représenter les pronoms Et enfin, Les pictogrammes ne sont pas plus clairs que les mots (polysémie, difficulté de représentation) : les orthophonistes demandent que les pictogrammes soient sous-titrés car elles ne les décodent pas !! L’attribut « genre » est attaché au NOM ! (un vélo, une bicyclette) Les pronoms sont des variables à instancier, ils récupèrent les attributs de l’instance (comme le genre qui se propage dans la phrase, en forçant l’accord des adjectifs, par exemple) Distinguer l’énonciateur et le locuteur La synthèse vocale joue un rôle de prothèse, laissant la fonction de locuteur à celui qui a écrit son message
  • Le projet de synthèse de langage à partir d’une écriture pictographique, que nous poursuivons et que nous expérimentons, nous montre bien concrètement des difficultés réelles en lien avec les théories linguistiques, et des difficultés de représentation là où ne nous les attendions pas toujours. Les expérimentations permettent de mieux comprendre où se situent les difficultés des enfants , L’écriture pictographique dévoile des difficultés cognitives que nous n’avions pas perçues avec l’écriture alphabétique Nous aurons certainement d’autres surprises
  • Marsouin abraham

    1. 1. Contribution des T.I.C. à la palliation langagière dans un contexte d’apprentissage de la langue: le cas des pronoms Maryvonne ABRAHAM
    2. 2. Contexte: des troubles du langage oral <ul><li>IMC </li></ul><ul><li>AVC (accidents vasculaires cérébraux) </li></ul><ul><li>Traumatismes crâniens </li></ul><ul><li>Autisme </li></ul><ul><li>Polyhandicap </li></ul><ul><li>SLA (maladie de Charcot) </li></ul><ul><li>SEP (sclérose en plaque) </li></ul><ul><ul><li>Déficience auditive </li></ul></ul><ul><ul><li>Déficience visuelle </li></ul></ul><ul><li>« handicap mental » </li></ul>Maryvonne.abraham@telecom-bretagne.eu / PALLIACOM
    3. 3. Question : un problème cognitif: des pictogrammes ??? <ul><li>Comment comprendre les processus et les mécanismes d’écriture d’une langue, les processus cognitifs qui la sous-tendent, si, au lieu d’en écrire les sons comme le fait notre écriture alphabétique, ce sont des dessins représentant les mots de la langue qui en constituent l’écriture, présentée sous forme de hiérarchies de claviers virtuels? </li></ul>Polysémie Écriture graphique Entité du monde mot écriture Entité du monde Entité du monde Entité du monde Entité du monde
    4. 4. Questions: <ul><li>Reconstruire le texte : </li></ul><ul><ul><li>des pictogrammes conceptuels, des pictogrammes de grammaire </li></ul></ul><ul><li>Représenter les pictogrammes : </li></ul><ul><ul><li>Représentation (visualisée) des connaissances </li></ul></ul><ul><li>Les faire comprendre (un pictogramme :: un mot) </li></ul><ul><li>Les organiser : catégoriser </li></ul><ul><li>Cas des pronoms </li></ul><ul><ul><li>Qu’est ce qu’un pronom? </li></ul></ul>
    5. 5. Méthodologie :déictiques – repérage : qu’est-ce qu’un pronom (personnel)?
    6. 6. Expérimentation
    7. 7. Expérimentation: Les pronoms personnels
    8. 8. Résultats : linguistique cognitive <ul><li>Les pictogrammes ne sont pas plus clairs que les mots (polysémie, difficulté de représentation) </li></ul><ul><li>L’attribut « genre » est un attribut lexical attaché au NOM ! </li></ul><ul><li>Les pronoms sont des variables à instancier, ils récupèrent les attributs de l’instance (genre) </li></ul><ul><li>Distinguer l’énonciateur et le locuteur </li></ul><ul><li>La synthèse vocale joue un rôle de prothèse, laissant la fonction de locuteur à celui qui a écrit son message </li></ul>
    9. 9. Conclusion <ul><li>Observations qualitatives </li></ul><ul><li>Des expérimentations à poursuivre </li></ul><ul><li>Mieux cerner les difficultés d’apprentissage </li></ul><ul><li>« et on s’aperçoit que les sciences de l’homme sont, au fond, beaucoup plus difficiles que les sciences de la nature et ce n’est pas par hasard qu’elles sont les dernières-nées. Il faut une grande capacité d’abstraction et de généralisation pour commencer à entrevoir les développements dont l’homme est le siège.  »[Benveniste :problèmes de linguistique générale,:t2,p. 38] </li></ul>

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