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Book collaboratif Geek & Food
 

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Après 5 mois de travail, 20 contributeurs et rédacteurs…

Après 5 mois de travail, 20 contributeurs et rédacteurs…
La première édition de Geek & Food est publiée !

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Book collaboratif Geek & Food Book collaboratif Geek & Food Document Transcript

  • 1ère édition• Les nouveaux influenceurs de la cuisine • www.geekandfood.fr
  • Avant proposLa première édition de ce projet collaboratif a pour objectif de prendre unephotographie précise des rapports et des liens entre deux mondes, ceux de lacuisine et des nouvelles technologies.Les acteurs de la cuisine sur la toile prennent donc aujourd’hui la parole et donnentleur point de vue sur l’univers… Geek & Food.Qu’ils soient créateur d’application smartphone, blogueur, journaliste, entrepreneur,chargé de communication, cuisinier, femme au foyer ou étudiant, une passion lesréunit tous dans cet ouvrage : celle de la cuisine, qu’ils savent créatrice de momentsuniques. Ils ont encore un point commun : celui de se servir de la toile comme lieud’expression de leur passion.Où et comment Internet intervient-il ? Quelle utilisation font ces gourmets desnouvelles technologies ? Comment perçoivent-ils l’évolution conjointe du web et dela gastronomie ?…Autant de question auxquelles ce livre blanc tâchera de répondre.Parce qu’il est toujours plus intéressant de replacer les choses dans leur contexte,la première partie de ce chantier consistera à dresser le portrait plus large deséléments conjoncturels et structurels qui expliquent – en partie – les raisons d’un telengouement pour la cuisine online.De l’histoire d’amour des Français pour la Gastronomie, en passant par le succèsd’un Dîner Presque Parfait, la mode vintage, home-made ou les phénomènes sushi,cupcakes et macaron, nous avons souhaité observer de plus près les tendances deces dernières années.Nous tenons, dès cette introduction, à remercier les 16 passionnés et professionnelspour la qualité de leur contribution et le temps accordé à la réalisation de ce projet. Bon appétit !
  • • Les nouveaux influenceurs de la cuisine • Partie 1 Quand la cuisine maison rencontre la gastronomie… puis le web 1. Cuisine maison : le retour aux sources 2. La gastronomie française : entre histoire d’amour et institu- tion 3. Cuisine en ligne : une blogosphère très active Partie 2 Rencontre avec les foodblogueurs 1. Mercotte : la cuisine pour tous 2. Papilles et Pupilles : quand la cuisine influence 3. De vous à moi : une invitation savoureuse au voyage 4. Dorian Cuisine : une reconversion gourmande 5. O Délices : un pionnier de la cuisine en ligne collaborative 6. Art de food : entre tastings et foodculture 7. MiamZ : quand les produits alimentaires sont passés au crible 8. Faim de Lyon : pérégrinations culinaires d’une prédatrice lyonnaise 9. Sborgnanera : la gastronomie lyonnaise n’a qu’à bien se tenir ! Partie 3 Quand les gourmets technophiles s’expriment 1. Super marmite : ça mijote près de chez vous 2. Tech food : l’actualité de la foodsphère numérique 3. 750 grammes : simplicité et proximité 4. Food reporter : regarde ce que je mange ! 5. We Cook : qu’est-ce qu’on mange ce soir ? 6. iTaste : l’exemple européen 7. Crazy Gastronomie : foodingue de techno ! Bonne lecture !
  • 1ère Partie Quand la cuisine maisonrencontre la gastronomie… puis le web 4
  • 1ère Partie Cuisine Maison, le retour aux sourcesLes Français et la cuisine, on le sait, c’est consommateurs, soucieux de la provenanceune grande histoire d’amour. Quel Français de leurs aliments et respectueux des saisons.à l’étranger ne s’est jamais vanté de la Si le home made cooking signe son grandsuprématie de sa gastronomie à l’heure du retour, il est par contre bien différent de celuirepas ? des générations précédentes. Il ne s’agit plusPourtant avec l’ère du surgelé et autre « tout de maîtriser peu ou prou les grands classiquesprêt à consommer », la cuisine, la vraie, celle du terroir mais bien de les sublimer, voirequi suppose du temps et de la patience, de de s’essayer à une cuisine nettement plusl’amour et de l’attention, a connu une certaine exotique.« traversée du désert ».Cependant, aujourd’hui, la cuisine est plusque jamais d’actualité ! Preuve tangible s’ilen est, l’agencement des intérieurs mêmes: la cuisine s’expose, pièce à part entière etvéritable centre de vie. Concomitamment, l’ons’est mis à recevoir davantage et à, de nouveau,passer du temps derrière ses fourneauxcomme autour d’une table. Cuisiner n’est plusune tâche ménagère parmi d’autres mais unplaisir voire un loisir.En fond, on peut y voir les conséquencesd’une crise aussi économique que sociétale :on y devine la volonté de manger mieux et àmeilleur prix ainsi que l’envie de se retrouverensemble, à partager un moment de plaisir,à l’heure où les tendances individualistes ontdémontré leurs limites.Désormais donc, le fait maison est de toutesles marmites ! Les émissions culinaires sontsuivies par un public fidèle et toujours plusgrand et les livres de cuisine sont en pleinboom, surtout s’ils sont accompagnésd’ustensiles tels des moules, des mini-plats, des verrines…Les Français sont aussi de plus en plusnombreux à investir dans une machine àpain, une yaourtière, une centrifugeuse…De même, on constate que les AMAPséduisent un nombre croissant de 5
  • 1ère PartieL’émergence de marques d’électroménager folie « cupcakes »… A terme, ne risque t-on pas desemi professionnelles a largement soutenu cette laisser primer le beau sur le bon ?aspiration à plus de technicité, relayée par les Quoi qu’il en soit, les médias se sont rapidementcours de cuisine et autres initiations à l’œnologie. A faits la vitrine de cette professionnalisation,présent, l’on parle mini cocottes en fonte à la pause notamment au gré d’émissions qui offrent commecafé, l’on compare les marques de couteaux en dotation d’ouvrir son restaurant ou qui formentcroquant son sandwich et la verrine, hier apanage des amateurs au rang de chef. L’audience est audu seul restaurant, est devenue l’incontournable rendez-vous. Certains parlent d’engouement,complice de tout apéritif digne de ce nom. de mode… Mais ne peut-on pas plutôt y voir uneBien plus, le savoir-faire s’est aussi déplacé du résurgence de l’attachement que les Françaiscôté de l’esthétique : en mitonnant, l’on cherche à entretiennent de longue date avec la cuisine ? Ceravir autant les papilles que le regard. même attachement qui fait que le pays est riche deLes macarons aux milles couleurs qui se multiples spécialités régionales, jouit de 571 chefsretrouvent propulsés en une des articles déco sont étoilés et d’adresses gourmandes que l’on aime àemblématiques de ce parti pris, tout comme la se passer sous le manteau. Le Phénomène Sushi Quel plat illustre plus les tendances décrites ci-dessus que le sushi ? Le sushi cristallise les aspirations ornementales en vogue : met à l’esthétique ultra léchée, voire design, il est aussi mis en scène dans des assiettes à l’épure réfléchie ou présenté dans des menus au papier glacé. De même, il fait entrer en jeu tradition et technique : issu d’une cuisine ancestrale et populaire, il nécessite cependant un réel savoir-faire, que seul maîtrise un véritable Sushiya. Si les bars à sushis ont tant éclos, c’est aussi parce qu’ils répondent à une demande d’alimentation à la fois plus saine et porteuse de valeurs. Hamburgers tremblez ! En 2010, on aurait recensé 1 580 restaurants de sushis contre 1 750 fast-food de hamburgers… Démocratisés, empiétant sur l’habituelle commande pizza/soda, les sushis sont même en train de s’inviter dans la cuisine home made. En témoigne l’apparition des kits de préparation tels ceux de la marque Tanoshi ou celle des machines à sushis, à linstar de la marque Eric Polgar. Et on ne compte plus les cours de cuisine, pour amateurs comme pour professionnels, dédiés à cette spécialité japonaise… Bien plus, des écoles consacrées à l’art de maîtriser le riz vinaigré ont dorénavant pignon sur rue. L’avenir du sushi s’annonce résolument ri(z)ant… 6
  • 1ère PartieLa gastronomie françaiseentre histoire d’amour et institution«L’origine du mot gastronomie vient du grec gaster (estomac) et nomos (règle), elle est définie comme des règles qui constituent l’art de la bonne chère.»L’intérêt des Français pour la cuisine est un faitavéré de longue date… il s’agit d’une relationconstruite au fil des siècles. Cordon-BleuLe modèle alimentaire de la France est Surnom donné à un chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit (1578-1789), distinction suprême dans l’aristocratie française.même devenu une véritable institution, avec La locution désigna, par analogie, ce qui était d’une raredes pratiques bien particulières qui, si elles élévation. Le sens culinaire serait né des complimentsparaissent évidentes à ses habitants, sont loin adressés, par analogie toujours, aux personnes quide l’être pour ceux d’autres pays ! excellent en cuisine, aux serveuses en tablier bleu, à moins que le sens ne soit venu d’un club gourmand fréquentéRetour sur une histoire d’amour… gourmande ! par des porteurs du fameux cordon. On employa un temps l’expression « faire un repas de cordons bleus ». Façon de parler qui serait passée des gourmets aux cuisiniers, avant de désigner, tout à la fois, un plat.La gastronomie française,cette institution sociales, culturelles comme politiques.L’UNESCO a vu dans le repas gastronomique Si la cuisine française prend principalementdes Français « une pratique sociale coutumière racine, à l’instar de celle de nombreux autresdestinée à célébrer les moments les plus pays européens, dans les modes alimentairesimportants de la vie des individus et des groupes gréco-romains, elle commence à se forger sa». A présent, le contenu des assiettes, les propre identité dès la fin du Moyen-Age, avectraditions, les rituels et l’histoire culinaires de par exemple l’écriture des premiers traitésl’Hexagone appartiennent donc au patrimoine culinaires.de l’Humanité. Blanquette de veau, bœufbourguignon, gratin dauphinois et fois gras La monarchie a très tôt comprisfont partie de la culture mondiale. que le rayonnement d’uneL’inscription de la gastronomie française au civilisation pouvait s’appuyerpatrimoine de l’Unesco apparaît comme une sur la grandeur de sa table !reconnaissance, la valorisation d’un modèle Les premiers « restaurants »alimentaire qui s’est façonné au cours du font leur apparition. Louis XIVtemps. portera l’art de la table à son paroxysmeAbrégé d’histoire de la et le service à la française feragastronomie Française : l’admiration de tous.La cuisine française s’est construite et enrichieau cours des siècles, suivant des évolutions 7
  • 1ère Partie La cuisine, Restaurant un secret de famille Le mot restaurant provient du verbe restaurer qui signifie au XIIe siècle « remettre en état », « remettre debout ».Dès le début du XVIe siècle, le terme de « En France, la transmission de l’art de la table restaurant », revêt une acception alimentaire pour participe au processus de socialisation et désigner un « aliment reconstituant ». Au milieu du d’éducation. L’apprentissage se fait de manière XVIIe siècle le terme désigne plus spécifiquement informelle au sein de la famille. Ce n’est pas un « bouillon reconstituant fait de jus de viande concentré » puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, une démarche rationnelle, l’apprentissage se le lieu qui en assure la vente. fait en regardant, parfois en participant. Il ne s’agit pas uniquement de technique culinaire, mais aussi de valeurs. La cuisine est un lieu de vie et d’échanges. De ce fait, il existe en FranceAprès la révolution, les cuisiniers des grandes des cultures culinaires transmises notammentdemeures aristocratiques se retrouvent sans dans le cercle familial. La spécificité françaiseemploi. Ils louent alors leurs services dans lesnouvelles maisons bourgeoises ou décidentd’ouvrir leur propre restaurant. Peu à peu, lagrande cuisine française se démocratise. Codifiée au XXe siècle par Auguste Escoffier,la gastronomie française devient ainsi laréférence moderne en matière de grandecuisine. Ce qu’elle est encore aujourd’hui ! reconnue partout dans le monde est finalement l’alliance subtile de plusieurs composantes : la gastronomie, le plaisir de cuisiner, de partager, et de recevoir. L’attachement à la gastronomieL’œuvre d’Escoffier a toutefois laissé de côté même s’il évolue en fonction des modes de vie,une grande partie du caractère régional demeure solide. Les habitudes alimentairesde la cuisine française. C’est la croissance telles que les trois repas par jour, un servicedu tourisme gastronomique, avec l’aide entrée plat-fromage-dessert, le plaisir denotamment du Guide Michelin, qui contribua à recevoir et la table comme lieu privilégiél’essor des spécificités régionales. d’échanges évoluent, se modifient mais reste profondément ancrées dans la mémoire collective. 8
  • 1ère PartieQuand la casserole semédiatise En 1900 l’avènement de l’automobile et du tourisme pousse les frères Michelin àLes XVIIIe et XIXe siècles voient l’apparition de sortir leur premier guide. A cette époque,nombreux ouvrages et parutions, signés pour le guide fournissait aux automobilistes desla plupart par des cuisiniers mais bientôt, informations telles que la liste des garagistes,et de plus en plus, par des journalistes ou le plan de quelques villes et les curiositésécrivains gastronomiques. La littérature à voir. En 1920, le guide devient payant. Lesgastronomique est née et, dans son sillage, informations sont alors fournies par les clientsla critique. de Michelin et par les premiers inspecteurs anonymes.On citera, entre autres, Jean-Anthelme BrillatSavarin et sa Physiologie du goût où il discourt Au cours du XXe siècle,des plaisirs de la table qu’il traite comme une le Guide Michelinscience ; l’impertinent Alexandre Grimaud de acquiert une tellela Reynière, auteur de nombreuses parutions renommé que perdredont L’Almanach des Gourmands, considéré une étoile Michelincomme l’ancêtre du guide gastronomique s’apparente un véritable; Antonin Carôme dit le Lamartine des drame. En 1969, deux critiques gastronomiques, Henri Gault et Christian Millau, éditent à leur tour leur guide gastronomique. Le premier Larousse gastronomique paraît en 1938, rédigé par le Chef Prosper Montagné. 1927 voit naître le premier numéro de la Revue du vin de France ; vingt ans plus tard paraît Cuisines et Vins de France. La télévision n’est pas en reste, dès les années 50, avec Art et magie de la cuisine. Les Chefs deviennent des personnages médiatiques. La grande cuisine s’ouvre au plus grand nombre. Aujourd’hui, l’histoire de la gastronomiefourneaux ; Jules Gouffé, l’apôtre de la cuisine française continue de s’écrire, au gré dedécorative… Chefs talentueux, d’inspirations et aspirationsEn parallèle, émerge la figure des grands renouvelées, de critiques gastronomiqueschefs, notamment avec Auguste Escoffier réputés… et de la révolution numérique. Avecqui codifie la grande cuisine et développe cette dernière, les consommateurs deviennentle concept de brigade en rationalisant la à leur tour fournisseurs de contenus. Larépartition des tâches : « Le cuisinier doit être réputation d’un établissement ne relève pluspropre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant seulement de l’opinion d’experts reconnuspas, ne criant pas ». comme tels. La gastronomie française est plus que jamais affaire de son peuple. 9
  • 1ère Partie Cuisine en ligneune blogosphère très active Qui sont les foodblogueurs ? Activités 10
  • 1ère Partie Motivations Inspiration 11
  • 1ère Partie Temps passésChiffres extraits d’une étude réalisée par 750g entre le 2 mars et le 7 avril 2011 auprès de 621personnes sur1 387 blogueurs culinaires francophones interrogés (dont 96% résident en France). Soitenviron 20% des 3 268 blogs culinaires actifs en mars (ayant posté au cours des 90 jours avant l’étude). 12
  • 2nde Partie Rencontre avec les foodblogueurs... 13
  • 2nde Partie Trombinofood Art de Food Sborgnanera Papilles et Pupilles Alexandre Thomas Anne Miamz Ô Délices De Vous à MoiChristopher Marie-Laure DominiqueDorian Cuisine Mercotte Faim de Lyon Dorian Marjorie 14
  • 2nde PartieMercotteLa cuisine pour tous !Les origines de MercotteLa célèbre Mercotte se présente comme « une grand-mère hyperactive, 4enfants et 6 petits enfants, à la fois blogueuse culinaire, chroniqueuse àFrance Bleu Pays de Savoie et accessoirement auteur de quelques ouvragesculinaires ».Passionnée de cuisine, elle revient sur ses débuts : « J’ai commencéà m’intéresser de plus près à la cuisine assez tard, j’avais déjà 30 ans et 4 enfants, mais comme je suisperfectionniste, cela est vite devenu une passion. D’autant que j’ai eu la chance d’être élevée dans une familleoù la bonne chère faisait partie du quotidien! »Blogueuse depuis maintenant 6 ans suite aux conseilsd’un forumeur, Mercotte a rapidement saisi la pertinencede ces espaces : « j’ai créé mon blog en 2005 du jour aulendemain, quand sur Supertoinette, un forum de cuisineque je fréquentais à l’époque, quelqu’un m’a suggéré d’enouvrir un. J’avoue, j’ignorais alors totalement l’existence desblogs… une recherche Google m’a facilement convaincue deleur intérêt. J’ai tout de suite trouvé que les rares blogs quiexistaient déjà, une dizaine pour les francophones, étaientplus « sélectifs » que les forums ».Un blog… mais pas que ! Filet mignon aux pignons raisins secs et dattes Quand on demande à Mercotte si son blog a fait partie des tremplins qui l’ont amenée à entreprendre d’autres activités culinaires, sa réponse est claire et directe : « oui bien sûr, le blog donne une plus grande visibilité, vous permet d’échanger avec des personnes de tous horizons, en général elles aussi passionnées. Le fait que je me sois spécialisée dans les macarons, un peu par hasard, car beaucoup d’autres le font tout aussi bien si ce n’est mieux que moi, m’a permis à la fois d’écrire un ouvrage, « Solution Macarons », d’intervenir lors de manifestations pour le démystifier et m’a ouvert les studios de France Bleu. Bref, cela a donné une nouvelle orientation à ma vie ». Une nouvelle orientation à sa vie, aujourd’hui plus que remplie d’activités culinaires et de rencontres multiples. Son secret ? « Je suis juste hyperactive, et ce qui me www.mercotte.fr passionne me motive, ce n’est pas plus compliqué que ça, à mon âge ce n’est que du 133 000 visiteurs bonus, je n‘ai jamais envisagé de vivre de mon blog mais c’est toujours intéressant de uniques par mois. faire de nouvelles expériences dans un univers en pleine expansion ». Un chiffre qui peut doubler en période de fête ! 15
  • 2nde PartieSon avisAvec un pied dans le monde de l’édition et le second dans celui duweb, Mercotte revient sur les relations entre ces deux mondes : « cesont 2 univers complémentaires. Même si le digital se développe àune vitesse grand V (mes livres sont disponibles en E-book), je restepersuadée que l’on entretient un rapport différent, plus affectif enquelque sorte voire même sensuel avec le livre. Le web a un côtéinstantané, très pratique et indispensable, mais au quotidien, avoir unlivre, l’annoter, le feuilleter reste pour moi aussi essentiel , et puis onn’est pas toujours connecté, il existe encore - plus pour longtemps ? -des zones inaccessibles au wifi !Et parce que Mercotte a également un pied (encore un !) dansl’univers du mobile et des tablettes, nous avons souhaité en savoirplus sur les motivations qui l’ont poussée à décliner son ouvrage sur Mousse d’avocat, tartare de langoustinesles macarons en application…« Motivation n’est pas le terme approprié, j’ai trouvé intéressant et aussi amusant que l’on me le propose.Il s’agissait en quelque sorte de donner une version geek du livre « Solution Macarons »… Pourquoi pas ?On parle d’une diffusion différente de celle de l’édition traditionnelle. A tester non ? J’ai choisi par contre d’yinsérer un petit plus par rapport au livre, c’est-à-dire une vidéo en temps réel qui se veut à la fois pédagogiqueet décontractée. Il est évident que je crois tout à fait au mariage de la cuisine et des nouvelles technologies :c’est un passage tout à la fois obligé et excitant dans un monde où les habitudes sont en pleine mutation, oùon demande toujours plus, où il faut toujours aller de l’avant, toujours suivre les innovations.L’application Solution Macarons en est aujourd’hui à plus de 10 600 téléchargements…Nous avons ensuite interrogé Mercotte sur sa vision de l’évolution du web de la gastronomie et de la cuisinedans les années à venir…« Compte tenu du contexte économique, de l’évolution de la société, de la prise de conscience des problèmes dela planète, je pense que le web et la gastronomie vont encore évoluer. Peu importe le nombre de supports, leurqualité ou certaines émissions plus proches de la télé réalité que de la réalité, chacun va y trouver ce qu’ilrecherche. Cette médiatisation a ceci de positif qu’elle met l’accent sur un des fondamentaux dela vie : bien se nourrir, prendre soin de sa santé, un retour au naturel avec le fait maison età la qualité. D’ailleurs les marques ne s’y sont pas trompées en soutenantet en participant de plus en plus ce développement. Toutes les formes decommunication qui vont dans ce sens ont un avenir assuré ! »Des projets, encore des projets…Et Mercotte n’a pas dit son dernier mot : « pour clore la trilogie des « Solution», après « Solution Macarons » et « Solution Organisation », « Solution dessertspas à pas », un ouvrage « sucré », verra le jour fin 2012 chez Altal éditions, unedynamique et jeune maison savoyarde à l‘écoute de ses auteurs et à sociauxlaquelle je suis très attachée. Et en avril 2012, « Solution Macarons » Côté Médiava paraître Outre-Manche mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en ciaux pour s réseaux soNouvelle Zélande et en Australie, ce qui complètera l’appli qui existe déjà Merc otte utilise le la promotion de son non pour ce,en anglais ». le plaisir et par l’ambian vite séduite été blog : « J’ai convivialité du web l’inte ractivité et la » gourmand ! 16
  • 2nde PartiePapilles et PupillesQuand la cuisine influenceLes origines de Papilles et PupillesDerrière Papilles et Pupilles se cache une femme qui se définit toutsimplement comme une maman qui, comme tant d’autres, a choisi à unmoment de sa vie de privilégier sa vie de famille à sa vie professionnelle.Cependant, de son propre aveu, il est loin d’être facile de passer d’une activitésociale et intellectuelle intense au seul rôle de mère au foyer… Il paraitraitque Mr Papilles en eu quelques échos…Femme active dans l’âme, Anne a donc trouvé rapidement des occupations dans lesquelles s’investir, sanspour autant renoncer à son nouveau choix de vie.D’autant qu’internet a croisé son chemin, la toile révélant toute sa richesse, ouverture unique sur le monde.Le rapport avec la gastronomie ? « La cuisine était lapièce à traverser pour aller dans le bureau pianoter surl’ordinateur. L’inconscient battant son plein, j’ai peu àpeu concentré ma navigation sur les forums culinaireset les sites de recettes. » explique la créatrice dePapilles et Pupilles.De là à créer un blog, il n’y avait qu’un pas… franchi enjuin 2005. « En septembre, j’y ai adjoint les Recettespour allergiques de Papilles et Pupilles. Pourquoi ? C’est tout bête : 2 enfants, 2 allergiques ! Après la galère des régimes d’éviction, les allergies ont certes disparu mais reste le souvenir vivace des lectures d’emballages des boites de gâteaux dans les rayons de supermarchés… » Aujourd’hui, après avoir été classé 13ème blog francophone le plus influent toutes catégories confondues en 2006 et être devenu le 1er blog dans le domaine culinaire en 2008 selon un classement ELLE/WIKIO, Papilles et Pupilles se situe dans le top 3 des blogs culinaires selon Wikio. 8 à 10 000 visiteurs uniques y viennent quotidiennement. Papilles et Pupilles c’est... On a envie de remercier les chérubins sans qui l’aventure n’aurait pas eu lieu... 500 000 pages lues par mois et 300 000 visiteurs uniques mensuels ! 17
  • 2nde PartieCôté projetsLes projets à venir sont en train d’être mitonnés.« Parlons déjà de ceux qui ont été menés à bien ! « Une souris dans le potage », le livre de cuisine collectifauquel j’ai participé et qui est sorti aux éditions Tana en octobre 2006 par exemple ; ou « Pains gourmands –30 recettes pour toutes les occasions » édité chez Square des Loisirs en février 2008 ; ou encore au printemps2010, le petit dernier, réalisé en collaboration avec Matines « 40 recettes autour de l’oeuf ». Non, je n’ai paschômé ! »Son avis Vous avez un pied dans le monde de l’édition et dans celui du web. Quelles sont pour vous les grandes différences de ces deux univers ? Y voyez-vous des différences en matière d’usages ou peut-être de cibles ? Pensez- vous que l’un peut se substituer à l’autre ou sont-ils des outils vraiment complémentaires ? Il me semble que l’édition culinaire jouit d’une situation plus favorable que celle de bien d’autres domaines de l’édition. Il n’y a jamais eu autant de livres de cuisine, non ? Pour répondre précisement à la question, l’édition et le web ont des usages complémentaires. Un bel objet à feuilleter d’un côté, quelque chose de plus vivant et d’interactif de l’autre. Il existe désormais des applications culinaires, des plateformes de recettes, des cours de cuisine en ligne, des milliers de blogs culinaires…Comment voyez-vous l’évolution du web de la gastronomie et de la cuisine dans les années à venir ? Pensez-vousque nous arrivons à une stagnation/saturation du marché ou y a-t-ilencore de nombreuses possibilités selon vous ?Je ne sais pas si l’on va vers une saturation du marché. Je parleraisplutôt de maturité avec une professionnalisation des principauxacteurs.Avez-vous d’autres projets et envies à venir ?Beaucoup beaucoup de projets que ce soit dans le domaine du blog,de la communication digitale, de la formation, de l’écriture... sociaux Côté Média tion et ging, publica Qu’il s’agisse de microblog réserve indique qu’elle partage de photos, Anne aisir et du sphères du pl les média s sociaux aux , Tumblr itter, Facebook s de partage : « J’utilise Tw Je ne fais pa pour le plaisir. et Instagram mon blog. » promotion de 18
  • 2nde PartieDe Vous à MoiUne savoureuse invitationau voyageLes origines du blog «De Vous à Moi»Passionnée de cuisine et de voyage, Dominique a commencé très tôt àjouer des fourneaux, dès qu’elle a quitté le foyer familial pour suivre sesétudes il y a 30 ans. Ne travaillant que des produits de qualité, elle est aussiextrêmement attentive à offrir une touche personnelle et créative à sesmets. Son goût prononcé pour le voyage l’invite également à explorer les cuisines d’ailleurs.Alors que Dominique était régulièrement sollicitée par ses amis et ses enfants pour des recettes, l’idée d’unblog a mûri dans son esprit « pour partager (s)es secrets gourmands avec eux et les autres ». J’aime lanotion de partage liée aux blogs, je donne mes trucs et astuces, je réponds à ceux qui me sollicitent sur laréalisation de mes recettes, par mail ou en laissant un commentaire.Comme je voyage aussi beaucoup, je peux faire découvrir à mes lecteurs « J’aime la notionde nouveaux endroits, la cuisine des pays dans lesquels je me rends… de partage liée aux blogs, je Côté Projets donne mes trucs Bien que le blog de et astuces» Dominique ne soit pas pour l’instant rémunérateur, ce dernier lui a permis de participer à des entreprises intéressantes : « même si je ne suis pas une photographe professionnelle, je propose sur mon blog des photos de qualité. Un domaine viticole du Languedoc m’a par exemple sollicitée pour ces dernières. Et certaines de mes photos et recettes ont même été utilisées par Côté Maison ! ». Yummy Magazine, autre projet auquel Dominique est associée, commence lui aussi à faire du bruit. La blogueuse revient sur ce projet collaboratif réunissant plusieurs gourmands du web : « Lorsque Carole (blog Alter Gusto) m’a contactée pour ce projet je n’ai pas hésité. L’idée m’a séduite, d’autant que je connaissais très bien l’équipe. Chaque blogueur détient un rôle bien défini : je m’occupe donc tout naturellement de la rubrique cuisine et voyage, conformément au thème de mon blog. Chaque mois je propose un écrit assorti d’une sélection de photos. Dans les premières éditions, j’ai parlé de Bali, du Japon, l’Andalousie et la Grèce. Dans le dernier numéro je propose une balade du côté de Marrakech. » 19
  • 2nde PartieSon avisMalgré son attachement au papier, la blogueuse reconnait lacomplémentarité des deux supports : « je ne pense pas que le webremplacera les supports papiers. Pour moi ce sont deux outilscomplémentaires. L’avantage du web est de pouvoir retrouverfacilement ses recettes. Personnellement, j’ai une quantité delivres ou de magazines de cuisine et parfois j’ai du mal à retrouver larecette que je souhaite. Sur internet, je tape le nom du blog, un mot cléet je peux la retrouver immédiatement. »La blogueuse tient à souligner la différence entre blogs et sites so ciauxde cuisine : « il y a peu, pour savoir comment faire une recette on Côté Médiaappelait ses proches. Puis, avec la démocratisation d’Internet, les ur mettre Facebook po Dom inique utilise écouvertes.personnes se sont mises à consulter de plus en plus les sites de ttes et ses d Twitter en a vant ses rece ’un compterecettes. Or, je trouve que sur les sites de recettes, nous sommes également d mps. Elle dispose anque de teenvahis de publicité, ce qui amène naturellement les gens à li se pas par m qu’elle n’utipréférer les blogs ».Un iPad dans le caddie Pour Dominique, l’avenir de la cuisine est mobile : « je pense que beaucoup de chose vont se développer à l’avenir. Aujourd’hui une majorité de personnes possède des smartphones, demain ce sera les tablettes. J’imagine que dans un avenir proche tout le monde fera ses courses avec sa tablette à la main pour savoir quels produits acheter pour telles ou telles recettes ». « je trouve que sur les sites de recettes, nous sommes envahis de publicité, ce qui amène naturellement les gens à préférer les blogs » Lady in supermarket - Duane Hanson 20
  • 2nde PartieCuisine de DorianUne reconversion gourmandeLes origines de Dorian CuisineA l’origine sociologue, Dorian a un parcours atypique : explorateur de saveursbien connu de la blogosphère culinaire, son blog l’a fait basculer du côtéprofessionnel en tant que consultant culinaire. Il ne se dit pas cuisinier pourautant : « Je ne suis pas cuisinier, on ne s’improvise pas cuisinier. Je donnemes conseils culinaires à des marques et écris mes recettes, mais ça ne faitpas de moi un cuisinier ».L’idée même du blog Dorian Cuisine est venue par hasard en 2005 : « j’aitoujours été un passionné de cuisine. Avant la création de mon blog je fréquentais beaucoup les forumsculinaires, mais j’étais frustré car on ne pouvait pas mettre en avant ses recettes. A peine la recette postée,elle disparaissait dans le flux des conversations. Alors voyant d’autres membres du forum avoir leur propreblog, je me suis lancé dans l’aventure.A l’époque je ne savais pas pourquoi je le faisais. Le titre de mon blog «Mais pourquoi est-ce que je vous raconteça...» représente d’ailleurs bien mon état d’esprit à l’époque. Les retours et les commentaires positifs ontafflué et m’ont amené à continuer. Au niveauéditorial j’ai choisi de ne pas seulement «Il reste forcément des territoirespublier des recettes mais de raconter deshistoires autour de recettes, de produits ou à explorer mais il faut sede choses qui me touchent. démarquer de ce qui existe déjà »Projets professionnelsGrâce à son blog, Dorian s’est reconverti avec succès : « le blog m’a fait changer de vie ! Moi quin’étais pas du tout dans la cuisine… Désormais je donne des cours, je fais des démonstrations,je conseille les marques et je publie des livres de cuisine ».Son avisComme Dominique, Dorian fait partie de l’aventure complètement «Geek & food » de Yummy Magazine : « le projet m’a vraiment emballé,car c’est une aventure collective. J’aime m’associer à des personnespour mes projets. J’ai par ailleurs toujours co-écrit mes livres. En cequi concerne Yummy magazine je suis ravi du résultat. Le magazineest très professionnel et plait beaucoup aux internautes. Les 3 premiersnuméros ont été lus 25 000 fois. On espère que le magazine va continuer à avoirautant de succès ». Cependant, pour Dorian, les initiatives réellementcréatives dans ce domaine manquent : « côté web et cuisine, on sociauxest loin d’avoir atteint la masse critique, cependant je trouve que Côté Média aux sociaux ue les résedernièrement de moins en moins de choses originales se créent. « je trouve q n’ai pas temps que jeIl reste forcément des territoires à explorer, il faut se démarquer de mandent un ment Faceb ook utili se plus facile et jede ce qui existe déjà ». forcément. J’ lle réactivité a nde une rée em er car Twitter d ur y accord isponible po ne suis pas assez d . ’il faudrait » le temps qu 21
  • 2nde PartieÔ Délicesun pionnier de la cuisine enligne collaborativeLes origines d’Ô DélicesPassionnée d’informatique, de photographie et de cuisine, Marie-Laureentre à l’ENS Louis Lumière dans la section photographie, après un diplômed’informatique : cinq années d’études durant lesquelles elle se passionnede plus en plus pour la cuisine. Diplômée de l’ENS Louis Lumière en juin 2006, elle entre dans la vie activeen tant qu’auteur et photographe culinaire en publiant ses 4 premiers livres en 2006 puis les 4 suivants 2007.Marie-Laure a créé odelices.com en 2002, bien avant l’explosion de la blogosphère culinaire, dans le but departager sa passion pour la cuisine et la photographie : « j’étais encore étudiante lorsque j’ai créé O’delice.Les blogs tels qu’on les connaît aujourd’huin’existaient pas encore, j’ai alors développé « Je voulais pouvoir proposermon propre site. Passionnée de photo culinaireje souhaitais pouvoir les partager. Ensuite j’y ai aux gens des recettes que j’avaisintégré les recettes. Je voulais pouvoir proposer testées personnellement, et lesaux gens des recettes que j’avais testéespersonnellement, et les sublimer par mes sublimer par mes photos »photos ». Un projet so Geek & Food ! Sur odelices.com, de nombreux auteurs collaborent. Marie-Laure explique les raisons de cet aspect collaboratif : « à la création du site j’avais ouvert un forum. Au fur et à mesure les contributeurs du forum ont créé leur propre blog et le forum n’était plus vraiment actif. 270 auteurs collaborent actuellement au blog. Cette collaboration fait suite à des rencontres ou à des jeux concours. J’ai fait appel à eux car je ne sais pas forcément tout cuisiner et je n’aime pas tout. J’ai aussi fait cela car j’aime découvrir la manière dont les autres cuisinent. J’envisage peut être d’ouvrir mon site à d’autres contributeurs ». 450 000 visiteurs uniques par mois (En période de fête ce chiffre passe à 700 000) 270 blogueurs- collaborateurs 22
  • 2nde PartieCôté Médias sociauxMarie-Laure possède une fanpage Facebook et un compte Twitter qu’elle utilise dans un esprit collaboratif :« j’utilise Facebook pour livrer les actualités du site. Il m’arrive aussi de poser des questions aux internautes.Par exemple pour le magazine O’Delice j’avais posé cette question : bouclage du dernier numéro du magazineOdelices en cours... Que voulez-vous en pas àpas ? Des sushis ? Des rouleaux de printemps ? « Ce qui me plaîtQuand même pas encore une pâtisserie ? » particulièrement dans les blogsSon avis c’est le coté personnel. Lorsque l’on va sur des plateformes deGeek dans l’âme, Marie-Laure reste cependanttrès attachée au papier : « je trouve que le livre recettes en ligne on ne sait pasest un objet très esthétique. En cuisine je préfère qui est derrière »avoir un livre de recette qu’une tablette tactile.Lorsque j’achète un nouveau livre de cuisine je le garde fréquemment en livre de chevet. Je passe beaucoupde temps sur l’ordinateur alors le papier me détend. Le magazine papier O’Delice plaît d’ailleurs énormémentaux internautes».Côté web, elle considère la blogopshère culinaire comme une source d’inspiration : « j’y découvre des gens trèstalentueux et une quantité de recettes très qualitatives. Même s’il est vrai que certaines ne sont pas forcémentaccessibles aux débutants, c’est une très grande source d’inspiration. Ce qui me plaît particulièrement dansles blogs c’est le côté personnel. Lorsque l’on va sur des plateformes de recettes en ligne on ne sait pas quiest derrière. Je trouve aussi que les blogs sont souvent bien plus créatifs ».Pour Marie-Laure, les internautes qui se rendent sur son blog souhaitent deux choses : des idées de recetteset des techniques. Elle désire donc se tourner vers la vidéo pour leur offrir la possibilité de suivre « en live »des recettes et techniques. Ôdélices, c’est aussi le premier magazine de cuisine gratuit 23
  • 2nde PartieArt de FoodEntre tastings et food cultureLes origines du blog Art de FoodDirecteur artistique depuis 10 ans, Alexandre se dit épicurieux et foodingue: « j’aime manger ce qui est bon, ce qui est beau. J’ai perdu 17 kilos en 1 anpour m’octroyer le droit de fréquenter les bonnes tables et les chroniquersans remords. J’ai fait partie des 100 candidats de la grande cuisine deMasterchef 2011, et on m’a vu à la télé il y a peu de temps. Ca m’a rendu trèségocentrique et modeste ». C’est à travers sa profession que l’idée de créer Art de Food est survenue chez Alexandre : « mon métier c’est de créer du beau pour le plus grand nombre. De l’appétissant. C’est naturellement que j’observe ce lien subtil qui relie l’art, le design à la gastronomie et j’ai voulu en faire profiter mon réseau. A ma grande surprise, le cercle n’a cessé de s’élargir ! Art de Food me permet de partager mes humeurs et mes tastings de bonnes (ou moins bonnes) tables, mes trouvailles en matière de foodculture et d’objets tendance, de colporter des rumeurs, de balancer des avant-premières…et, en toute modestie, de publier mes créations culinaires ». Tartare de pastèque en salade grecque, gelée de poivrons verts relevée, Serrano chiffonné « L’idée est de créer un réseau de blogs et magazines avec un ton décalé et toujours en avance de phase »Art de Food, mais pas que...Art de Food s’inscrit dans un projet plus global initié il y a 3 anspar Alexandre : « je suis déjà co-fondateur du blog Youwineblogqui existe depuis 3 ans ( et devenu incontournable ) et qui estun peu le grand frère d’Art de Food. J’avais envie de donner durépondant aux tendances vins, avec une approche moderne de Tartare de gariguettes et pommes Ariane au basilicl’info Foodculture… L’idée est de créer un réseau de blogs etmagazines avec un ton décalé et toujours en avance ». 24
  • 2nde PartieCôté Médias sociaux Tasting du restaurant de l’Opéra GarnierAlexandre utilise les incontournables Facebook et Twitter. Ilrevient d’ailleurs sur l’importance de Facebook dans le cadre dela promotion de son blog : « aujourd’hui je partage sur Facebookun billet dès qu’il est publié. C’est le plus gros sas d’entrée demon blog. A tel point que j’ai fermé les commentaires sur leblog, au profit de ceux générés sur Facebook ! » Son avisDe l’importance des avis…« Observez-vous quand vous cherchez un bon resto avec votrecher(e) et tendre : le premier réflexe, c’est le web. Si plusieursblogs ou un magazine en font une critique dithyrambique, c’estla fin de votre quête, vous réservez.L’inverse est par contre catastrophique pour un établissement.Mieux vaut aujourd’hui avoir les blogueurs dans la poche, voirmême les inclure dans un plan de communication intelligent. »…à la diffusion des informations« Il ne faut pas penser que la technologie puisse apporterquelque chose de véritablement nouveau pour la gastronomie, en revanche elle permet une diffusion del’information, de l’actualité, et de la tendance food beaucoup plus immédiate et réactive qu’avant.Une ouverture de restaurant à Paris par exemple, peut-elle se faire aujourd’hui autrement qu’avec de bonnesRP online auprès d’acteurs influents de la foodosphère ? Je ne pense pas… » Et après ? « L’avenir c’est pour moi le crowd telling. « L’avenir c’est pour moi le « Crowd telling ». La voix de tous La voix de tous pour la pour la quête de la qualité. Nous sommes tous des critiques gastronomiques, seuls certains savent mettre les moyens quête de la qualité » nécessaires pour en parler au plus grand nombre, mais ils sont les porte-paroles de la qualité des établissements ». 25
  • 2nde PartieMiamZQuand les produits alimentairessont passés au cribleLes origines de MiamZAgé de 22 ans et étudiant, Christopher a créé MiamZ il y a maintenant quatreans, à côté de ses études en commerce, à des fins bien précises : « l’objectif deMiamZ est de présenter les nouveautés et innovations alimentaires françaisesainsi que, de temps en temps, offrir un petit aperçu des produits insolites etdifférents que l’on peut trouver l’étranger. Je n’ai pas de légitimité en tantque nutritionniste ou bien de professionnel du milieu de l’alimentaire, l’idée de MiamZ est de donner un avis deconsommateur averti à d’autres consommateurs. Cela passe par la rédaction de billets présentant le produit avec toujours un avis personnel ou bien la mise en ligne de tests où j’utilise mes propres photos pour montrer comment est vraiment le produit ». Le blogueur-testeur s’attache à raconter les vraies raisons qui l’ont poussé à se lancer dans cette aventure : « l’idée de créer MiamZ m’est venue il y a bientôt 4 ans alors que j’étais en train de feuilleter un magazine de cuisine. J’ai toujours apprécié lire Test de Milka Snax les pages consacrées aux nouveaux produits, mais je n’aimais pas l’angle utilisé par les rédactions pour les présenter. Selonmoi, c’était plus de la publicité déguisée qu’autre chose. Le déclic est vraiment arrivé lorsque je suis tombésur une publicité (toujours dans un magazine de cuisine) vantant les mérites d’une nouvelle canette de bièrecensée reproduire les qualités d’une bière pression. Je voulais comprendre comment cela fonctionnait.Toutes ces raisons ont fait que j’ai décidé de lancer MiamZ dans le but de présenter les nouveautés etinnovations alimentaires, mais en allant derrière les arguments avancés dans les communiqués de presse.J’ai vraiment pour objectif de me mettre dans la peau d’un consommateur lambda qui découvre unproduit et qui se demande s’il est bon ou non et pourquoi.J’achète une grande partie des produits que je teste, même si maintenant de plus en plusde marques et d’agences me sollicitent pour m’en faire parvenir. Cela n’auraen revanche aucun effet sur mon ressenti final. Si un produit n’est pas bon,alors je dirai qu’il n’est pas bon ».Son avisA travers son blog, Christopher se rend compte que les stratégies desmarques évoluent : « Ce que je constate, c’est que la relation entre les marqueset les blogs food a changé depuis que j’ai créé MiamZ. J’ai l’impressionqu’aujourd’hui les marques sont moins frileuses à ce que des avis sociauxpositifs, mais surtout négatifs, soient mis en ligne ». Côté Média moyen l comme un « J’uti lise cet outi contact différent, un d’avo ir un contact urs que les c mes lecte plus spontané ave ». entaires seuls comm 26
  • 2nde PartieFaim de Lyonpérégrinations culinairesd’une prédatrice LyonnaiseLes origines du blog Faim de LyonIssue d’une famille de gastronomes, Marjorie est, comme qui dirait, tombéedans la marmite toute jeune : « mes parents m’ont amenée très jeune dansdes restaurants. J’ai ainsi eu la chance dès l’âge de 8-9 ans de déjeunerchez Bocuse ou Troisgros. Cette passion pour la gastronomie transmise parmes parents perdure. Aujourd‘hui, j’aime découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux restaurants. J’ai parexemple effectué un foodtrip de 10 jours en Espagne cet été et, là, je vais partir à Copenhague. Je cuisine assez peu. Je préfère de loin manger au restaurant que passer du temps à cuisiner ! » En ligne depuis un peu plus d’un an, Faim de Lyon a émergé naturellement dans l’esprit de Marjorie : « j’écrivais déjà pour des webzines, et comme mes proches me demandaient dans quel restaurant aller, ouvrir un blog m’est apparu comme une évidence ». Au début, je n’avais pas d’idée précise, je souhaitais surtout parler de ce qui me faisait plaisir et que tout le monde puisse y trouver son compte. Aujourd’hui je parle aussi bien de restaurants gastronomiques que de restaurants plus accessibles ». Dégustation des macarons Infuzzz de la Maison RichartMais attention, la blogueuse est trèsclaire sur un point, elle n’utilise pas cetespace pour faire la promotion d’unetable ou d’un produit : «j’utilise un tonléger, je veux être accessible afin que toutle monde puisse s’y retrouver, qu’il soitgastronome averti ou non. Je ne metsjamais les prix ni les adresses, je ne suispas un site d’informations, d’autres fontça très bien. Je souhaite simplementpartager ma passion en racontant unehistoire autour de ce moment passé Découverte du restaurant «Chez Guillemette»autour d’une bonne table». 27
  • 2nde PartieProjets...Pour Marjorie, Faim de Lyon lui a d’ores et déjàouvert quelques portes : « le blog a été un moyen derencontrer énormément de gens, je l’ai d’ailleurscréé dans ce but. Plus que le nombre de visiteurs,c’est les rencontres que j’ai faites grâce à ce blogqui m’intéressent et me poussent à continuer.Grâce à ça, j’ai pu rencontrer des chefs, participerà des événements presse… »Son avisConcernant la critique gastronomique et le web,Marjorie a un avis bien tranché sur l’utilisation desnouveaux média dans ce domaine : « sur le web, il ya à boire et à manger sur les restaurants, il faut seméfier ! Personnellement je regarde autant les avis Photos prises au Noma, sacré «meilleur restaurant de lade guides connus comme le Gault Millau et Guide planète»Michelin que ceux des internautes ».Elle revient également sur le pouvoir à double tranchant d’Internet dans ce contexte : « trop de personnesjugent les restaurants sans savoir et peuvent détruire la réputation d’un établissement. Les restaurateursont énormément de contraintes que les personnes ne réalisent pas forcement et leurs critiques sont parfoistrop catégoriques. D’un autre côté, les chefs s’en servent aussi énormément pour faire leur promotion. Il fautvraiment faire le tri sur toutes les informations que l’on trouve sur internet et ne jamais se fier à l’avis d’uneseule personne ».Et après ? « La prochaine étape sera de qualifier « La prochaine l’information. Il y a vraiment du tri à faire sur la masse de contenus que étape sera l’on peut trouver. D’autre part, j’ai de qualifier l’impression que cet engouement pour la cuisine est fortement lié l’information » aux diverses émissions télé et je me demande ce qu’il va se passer lorsque la télé s’en désintéressera… » a so ciaux Côté Médi moyen x ont été le « ces réseau nombreuses ncontrer de n.» de re nt ma passio personn es partagea 28
  • 2nde PartieSborgnanerala gastronomie lyonnaisen’a qu’à bien se tenir !Les origines du blog Sborgnanera Ingénieur en formation, Thomas est passionné de cuisine depuis toujours, avec une moyenne de 250 repas au restaurant par an ! C’est cette passion qui lui a permis d’être inspecteur au Gault Millau durant quatre saisons, de l’édition 2003 à celle de 2006. Il tient le blog Sborgna Nera (littéralement cuite noire en Corse). Quand Thomas est interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à créer ce blog, il parle d’une démarche testimoniale particulière : « je livre mes recettes et mes expériences culinaires pas tant pour partager avec d’autres que pour garder en mémoire ce que je fais. C’est aussi pour cela que j’ai choisi un nom un Critique du Café Gadagne peu alambiqué. Mon blog c’est mon livre de cuisine personnel, mon pense-bête. Quand je rechercheune recette testée, je tape sur Google l’ingrédient + sborgnanera et je trouve tout de suite. Je continue aussià faire des critiques des restaurants dans lesquels je vais. En quittant le Gault Millau, la critique culinaireme manquait alors je continue aujourd’hui sur mon blog. D’ailleurs maintenant, question guides restau, jeregarde plutôt du côté des blogs ». Son avis Pour Thomas, le web a profondément modifié les relations entre les professionnels de la gastronomie et ceux de l’information : « la grosse différence tient surtout au changement de rapport entre les chefs et les journalistes gastronomiques. Les journalistes perdent de leur emprise. Désormais on fait bien plus confiance aux blogueurs et ils ont d’ailleurs bien plus d’influence. Par exemple, lorsqu’une bloggeuse comme Mercotte émet une critique positive sur un restaurant, on peut être sûr que cela va avoir un impact sur la fréquentation de ce dit restaurant… ». Thomas va au restaurant environ 250 fois par an. 29
  • 3ème Partie Quand les GourmetsTechnophiles s’expriment 30
  • 3ème Partie TrombinofoodSuper Marmite Tech Food Crazy Gastronomie Jérôme Laure We Cook 750g Food Reporter Matthieu Damien John iTaste 31
  • 3ème PartieSupermarmiteça mijote près de chez vous !Séverine Figuls est community manager de super-marmite.com. Après uneformation de conceptrice rédactrice, elle a décidé de changer de voie et defabriquer ses propres céréales bios qu’elle vendait sur Paris. C’est ainsiqu’elle s’est inscrite sur Super Marmite. Au fur et à mesure des réunionsorganisées, elle s’est impliquée dans le projet et a rejoint l’équipe pour lapartie marketing et communication.Les origines de SupermarmiteAssociée à Olivier Desmoulin et Cyril Mougel, Séverine revient sur l’idée originelle de Super Marmite : « c’estOlivier qui a eu l’idée de Super Marmite. Un soir en rentrant de son travail, il avait faim mais pas la forcede cuisiner. Il avait envie d’un plat sain et nouveau. Sur le chemin, il a imaginé tous les petits plats queses voisins préparaient. L’idée a ensuite évolué etOlivier a présenté son projet au StartUp Weekendd’HEC . Le projet avec l’équipe formée lors de ceweekend n’a pas eu de suite immédiate. Olivier,qui ne voulait pas en rester là, en a poursuivi ledéveloppement avec Cyril. J’ai ensuite rejointSuper Marmite afin de développer la partiemarketing et communication ». Projets et développement La question du modèle économique de Super Marmite a naturellement été posée à Séverine, qui indique que la priorité est à la création et au développement urbain : « pour le moment Super Marmite est gratuit. Nous sommes en train d’étudier des partenariats mais rien n’est encore fait. Pour l’instant nous préférons enrichir la communauté et créer du contenu. Côté développement, nous sommes présents un peu partout en France, mais aussi à l’international. Pour l’instant nous nous concentrons sur les grandes villes et plus généralement la France avant d’envisager Super Marmite est l’international ». le 1er réseau social de proximité pour partager ses petits plats faits maison. La communauté compte aujourd’hui 1 Les StartUp Weekend sont des événements de création de startups en 54h. 100 participants vont se 9 000 membres rencontrer, proposer des idées, voter pour les meilleures, créer des équipes, travailler sur la réalisation et présenter le résultat devant un jury. 32
  • 3ème PartieCôté médias sociaux « LaJe pense que la relation entre le web et la gastronomieSuper Marmite est très présent dans les médiassociaux pour promouvoir l’application auprès des va s’internationaliser. Lescommunautés. Cette dernière est sur Facebook, personnes pourront ainsiTwitter et dispose également d’un blog, decomptes Flickr et Vimeo. échanger sur leurs pratiquesSéverine revient sur la stratégie médias sociauxmise en place : « sur les premiers mois, nous culinaires à travers le monde »nous sommes essentiellement concentrés surune activité de communication en ligne, via notre blog et notre présence sur différents réseaux sociaux pourdialoguer avec notre communauté. Cela nous a permis de rentrer en contact avec de nombreuses personnes,de comprendre leurs attentes et de faire croître la communauté. Maintenant, nous allons tâcher de déployerune stratégie de proximité, en travaillant avec des partenaires locaux sur le territoire, pour porter notre serviceau sein de communautés locales déjà implantées dans différentes villes et densifier l’offre et la demande surces villes ».Sa visionSéverine partage une vision internationale et collaborative de l’univers Geek & Food : « ce qui me sembleimportant dans le lien entre le web et la gastronomie, c’est la relation entre les gens. Les technophilesapprécient aussi le lien social. Les applications telles que Super Marmite permettent un réel échange entreles gens. Je pense que la relation entre le web et la gastronomie va s’internationaliser. Les personnespourront ainsi échanger sur leurs pratiques culinaires à travers le monde ». « La recette du week-end : mini pastilla de poulet par Popotte » 33
  • 3ème PartieTechfoodl’actualité de la foodsphèrenumériqueChef de projet web, Jérôme est un technofoodie passionné par la rencontreentre la gastronomie et les nouvelles technologies. Rédacteur du blog Techfood.fr, il est également à l’origine de Techfood Day. Définitivement « Geek & Food», il se pose comme observateur des dernières innovations et des nouveauxusages issus de la relation entre la gastronomie et la technologie.Les origines de Techfood... Fréquentant des amis gastronomes qui utilisent des applications web ou mobiles pour leur passion, Jérôme a décidé d’ouvrir son blog il y a un peu moins d’un an : « je suis parti du constat que désormais grâce au numérique on peut chercher des produits, trouver une bonne adresse, trouver ou publier des recettes, se rencontrer, etc. L’ensemble des outils, des acteurs, et des interactions de ce nouveau paradigme culinaire forme ce qu’on pourrait appeler la « foodsphère numérique ». Techfood.fr tente à sa façon de mettre en valeur cet écosystème émergent »....et de Techfood Day !« Techfood Day est né lors d’un voyage aux Etats-Unis, durant lefestival SXSW1. J’ai aimé le principe de ces rencontres et j’ai voulucréer un événement similaire en France. Pour cette première édition, lesTechfood-day proposaient une demi-journée thématique sur la rencontreentre gastronomie et technologies de l’information. L’événement s’inscrivait dansle cadre de «Futur en Seine», le rendez-vous des activités numériques. 150 participantsétaient présents lors de cette première rencontre organisée à la cantine. A l’avenir, l’événement va sans doutes’inscrire dans le cadre des Foodcamp ou des VinoCamp.Son avisJérôme revient sur l’utilisation globalisante des technologies : « depuis 10 ans, les technologies de l’informationse sont intégrées à notre quotidien. Notre rapport à la nourriture n’y a évidemment pas fait exception. Lesoutils technologiques prolongent les pratiques sociales et s’immiscent dans notre rapport à la nourriture.Ils permettent à des gens de se rencontrer. En outre, la cuisine est un mélange d’influences de plusieurscouches sociales et nous assistons à une rencontre culinaire entre pratique culinaire et numérique.Certains diront que ce sont deux choses antinomiques. En réalité, la cuisine est conceptualisée par une visiontechnologique. Les technologies apportent des outils. J’ai eu beaucoup de magazines que j’ai laissés au coursde mes déménagements. Le web permet de conserver les choses ».1 South by Southwest (SXSW) est un ensemble de festivals de musique, de film et de RichMedia qui se tient chaque année au mois de mars à Austin,Texas. SXSW Interactive a acquis une forte popularité parmi les créateurs et les entrepreneurs web. La présentation de technologies innovantes parSXSW Interactive a fait gagner au festival la réputation d’être un terrain propice aux technologies innovantes et aux idées créatives 34
  • 3ème PartieCe technofoodie s’attache également à démontrer la recherche de l’authenticité dans les applicationsactuelles : « les créateurs des applications défendent une certaines philosophie de la gastronomie. Ily a souvent un coté militant. Ils défendent le petit commerce, les produits locaux. Il existe différentescommunautés qui apparaissent au sein de cette foodsphère numérique et, déjà, des conflits entre ceux quisont vraiment gastronomes et ceux qui prônent la junk food».Pour lui, du côté des critiques gastronomiques, les comportements évoluent également : « lors desTechfood Day, nous avons eu un débat très intéressant sur les critiques gastronomiques. Avec le web, lanotion de critique évolue. Chacun devient critique. Nous distinguons alors les amateurs qui donnentleurs avis, et les personnes dont c’est réellement le métier. Même les critiques professionnels semettent à avoir leur blog ».Et après ?Des possibilités infinies vs. Un art de vivre à préserver«Nous ne sommes qu’au début de ce qu’il est possible de faire. Chacun a encore le tempsde créer ses applications. Nous vivons actuellement avec la gastronomie et le vin ceque nous avons pu vivre lors du lancement des réseaux sociaux à l’époque. Le MarcZuckerberg de la gastronomie n’est pas encore arrivé, et nous allons certainementun de ces jours voir apparaître un concept qui révolutionnera la relation entre leweb et les métiers de bouche.« Il faut valoriser Je trouve cependant un peu dommage que les Français ne soient pas plus actifs dansnotre culture ce domaine. Si nous regardons ce qui se faitet notre savoir- à l’étranger et notamment aux Etats-Unis, ils sont bien plus actifs et innovants. La Francevivre à travers le est culturellement ancrée dans la gastronomie, c’est une image qu’il faut défendre et mettre ennumérique » avant. Par exemple, la notion de terroir n’a aucun équivalent dans aucune langue. Nous défendonscette valeur en termes juridiques mais pas en termes technologiques. Il faut valorisernotre culture et notre savoir-vivre à travers le numérique.Nous avons vraiment des choses à défendre grâce à notre expertise en la matière.J’imagine par exemple une application pour apprendre la découpe en boucherie.Les applications à développer peuvent aussi bien concerner les consommateursque les professionnels du secteur. Je rêve d’un réseau social qui seraitréservé aux grands cuisiniers et qui permettrait de faire évoluer la cuisinemondiale. Ce qui est regrettable, c’est que l’on commence à perdre notreaura au niveau gastronomique. Les valeurs ne se transmettentplus de la même manière. Les grands chefs d’aujourd’huiont été en contact avec les produits, ils connaissentbien la notion de terroir. Je trouve que ce sontaujourd’hui des choses qui se perdent.Le numérique est un moyen de ne pasperdre notre savoir faire en matièrede gastronomie». 35
  • 3ème Partie750g (Chef Damien)Simplicité et proximitéLes origines de 750gDamien - alias Chef Damien - est professeur de cuisine. Il enseigne depuis8 ans la cuisine au Lycée hôtelier de Soissons en Picardie. Après 8 annéesaux fourneaux en Angleterre puis dans le Sud Ouest, il décide de transmettreson savoir à des étudiants. Avec eux, il participe alors, avec succès, à denombreux concours culinaires, organise des événements et tisse des liensavec de nombreux chefs. Il prend aussi plaisir à donner des cours de cuisineà des adultes, en Picardie et en Champagne, afin de transmettre sa passionpour la cuisine. Il rejoint son frère Jean-Baptiste Duquesne dans l’aventure 750 grammes en 2006.Tout a cependant commencé bien avant, côté vin avec Jean-Baptiste Duquesne et Jacques Lamballe,professionnels du web et du vin depuis 1995 et pères de 75cl. De 75 cl à 750 grammes, il n’y avait qu’un pasà franchir.Responsable d’un site disposant d’une large communauté d’internautes gourmands, Damien revient surl’ambition collaborative à l’origine du site : « dès le début nous avons souhaité que 750 grammes soit un sitecommunautaire. Faire participer les internautes nous permet d’avoir un contenu très éclectique. L’idée étaitde faire partager notre passion et de créer un espace convivial et collaboratif pour apporter notre cultureculinaire dans les cuisines de tout un chacun. La partie communautaire est ce qui fait le succès du site. Chefs,blogueurs culinaires, amis, internautes contribuent à la réussite de ce site».A l’heure où business plan et modèle économique sont les maitres mots sur la toile, Damien surprend par sondiscours : « on ne peut pas dire qu’il y ait vraiment eu un business plan. Nous avons créé ce site pour partagernotre passion de la cuisine avant tout. Pour qu’un site plaise il faut avant tout être généreux et ne pas penserprofit. Aujourd’hui nous nous rémunérons par les bannières publicitaires et des opérations avec les marques ». Sa vision Pour Damien, l’importance et la réussite résident dans la simplicité et la proximité communautaire : «750 Grammes a su fidéliser ses internautes en créant des événements autour de la cuisine pour dynamiser sa communauté active. Nous sommes aussi en permanence à l’écoute des internautes, il faut simplement « Bien souvent on proposer aux gens ce qu’ils recherchent. remarque un écart Sur le site on remarque que souvent ce sont les recettes les plus simples qui sont entre la demande de 750g est l’un des les plus lues. On offre alors aux gens des l’internaute et ce qui sites francophones recettes du quotidien, faciles à réaliser ». leader de la cuisine lui est proposé » grand public avec 6,5 millions de Et après ? « Il y a encore de beaux jours devant nous. Les contenus vidéo, peu développés visiteurs uniques et aujourd’hui, tendent à l’être de plus en plus. Pour moi ce qui est important c’est 50 millions de pages surtout d’être à l’écoute des usagers. Bien souvent on remarque un écart entre la vues par mois. demande de l’internaute et ce qui lui est proposé ». 36
  • 3ème PartieFood ReporterRegarde ce que je mange !Les origines de Food Reporter Food Reporter est un réseau social culinaire qui repose sur un principe simple : prendre en photo ce qu’on mange et le partager. Chaque photo de plat devient alors le point de départ de discussions passionnées avec les autres Food Reporters, constituant ainsi un véritable lien social communautaire. L’application permet à la fois de rechercher les restaurateurs du quartier grâce à la géolocalisation, mais aussi d’admirer des plats « maison ». John, co-fondateur et responsable du marketing chez Food Reporter, revient surl’histoire de l’application : « en fait on est une bande de quatre copains, une bande de passionnés à la fois denouvelles technologies et de bonne bouffe. Régulièrement, une fois par mois on se réunissait autour d’unebonne table. Et comme on est un peu des geeks, il faut reconnaître qu’on avait tendance à prendre en photoce que l’on mangeait et à se le partager, mais entre nous. C’était un peu notre carnet de route des restaurantsqu’on avait fait. On ne s’est pas lancé tout de suite, au départ on a juste créé la page Facebook « j’aimeprendre en photo ce que je mange ». En un mois à peine nousavons eu plus de 1000 fans. Travaillant tout les quatre dans « Food Reporter estles applications mobiles, nous avons alors souhaité en créer devenu un véritableune application, qui a été lancée en mars 2011. Fort du succès de son application iPhone, Food moyen d’expression et Reporter a inauguré son site web en de partage, à l’image juin dernier qui fait déjà autant de trafic que l’application iPhone. Une de l’engouement des version Android et Windows Phone sont prévues pour le 7 novembre français pour la cuisine » 2011 ». John est néanmoins encore très surpris du succès qu’a connu l’application lors de son lancement : « au moment du développement de Food Reporter, nous étions loin de nous imaginer l’impact Food Reporter est social que cela allait générer. Plus de 100 000 la communauté photos, plusieurs millions de pages vues/mois de Gourmets qui et 500 000 miams - équivalent du « Like » sur connaît la plus Facebook - et commentaires ont déjà été postés forte croissance en dans l’application. Food Reporter est devenu un France. véritable moyen d’expression et de partage, à Elle est passée de 0 l’image de l’engouement des Français pour la à 100 000 membres cuisine. L’application a été téléchargée par 100 000 actifs en l’espace de personnes et on compte 80 000 utilisateurs actifs ». 6 mois. 37
  • 3ème PartiePour John, l’ingrédient principal du succès de l’application est l’engagementsocial qu’elle implique : « la grande force de Food Reporter réside dansson aspect communautaire. Food Reporter est un service de microbloggingculinaire, il est au blog culinaire ce que Twitter est au blog. Les usagers secréent une réputation sur Food Reporter. Ils peuvent faire reconnaître leurexpertise.L’impact social joué par la photographie culinaire est un des éléments deréussite de Food Reporter qui a largement débordé du cadre d’une simpleapplication iPhone. A l’heure où les blogs se multiplient et le désir de partagen’a jamais été aussi fort, Food Reporter pallie un besoin ressenti parmi lesutilisateurs.Ainsi, les Food Reporters se lient d’amitié sur l’application pour se retrouverensuite sur la page Facebook ou dans la « vraie vie » à l’occasion des sortiesau restaurant organisées tous les mois. Cette proximité naturelle entreses membres a permis à Food Reporter d’évoluer vers un véritable outild’investigation et de challenge pour la communauté. Ainsi, Odélia, 28 ans,parcourt les rues de Paris à la recherche de l’ultime café gourmand tandis queCaroline, 27 ans, continue sa quête du meilleur pain au chocolat.Food Reporter est aussi une source d’inspiration pour les cuisiniers amateurs et un excellent moyen pourles chefs de faire valoir leurs dernières créations ».Sa vision« Le web a fait émerger l’aspect social de la gastronomie. Partager ce que l’on fait sur les réseaux sociaux estl’équivalent de la conversation sur la météo dans la vraie vie. Puisque l’on mange 3 fois par jour, la nourriture est devenue l’illustration parfaite de la documentation de « la nourriture est son quotidien. De manière générale, la « photo sociale » est devenue l’illustration devenue le premier moyen d’expression artistique avec plus de 130 milliards* de photos partagées sur les réseaux sociaux parfaite de la (été 2011). Facebook représente à lui seul 100 milliards de documentation de son photos au total et 6 milliards de photos téléchargées par mois. Suivent ensuite Picasa avec 7 milliards de photos, Flickr (5 quotidien» milliards) et Instagram (15 millions). Une photo est beaucoup plus likée qu’un statut, elle facilite la communication entreles personnes. »Et après ?La cuisine en ligne a de beaux jours devant elle selon John : « nous ne sommes qu’au début de ce que le webpeut offrir. Le parc actif multimédia mobile compte 27,8 millions d’abonnés, soit 46,2 % du parc total. On nepeut même pas imaginer à quel point cela va évoluer ». 38
  • 3ème PartieWe CookQu’est-ce qu’on mange ce soir ? Les origines de WeCook Matthieu et Jérémie, lauréats du Concours Petit Poucet 2011, ont fondé récemment la société WeCook et lancent actuellement l’application éponyme en version beta. Matthieu explique d’où leur est venue cette idée : « tout a démarré il y a un an. Jérémie et moi, alors étudiants à Télécom SudParis, sommes partis un an en Erasmus à Dublin. En faisant nos courses, nous nous sommes rendus compte que tout simplement nous n’arrivions pas à les faire ! Nous nous sommes alors demandés pourquoi nepas construire quelque chose pour simplifier la composition des listes de courses. Une fois notre diplômeen poche nous avons alors lancé « WeCook ». L’applicationest donc née d’un constat simple : manger bien, équilibré et « L’avenir et l’intérêtsans se prendre la tête ! WeCook souhaite simplifier la viede ses utilisateurs en leur proposant une liste de courses de cette relation entrepersonnalisées. Lors de l’inscription il s’agit d’indiquer sesgoûts, ses plats préférés (ou détestés), son niveau en cuisine cuisine et web est deet le temps que l’on désire accorder à la préparation du repas. proposer des contenusL’application propose alors des menus adaptés, variés etsains ». Mais l’application va un peu plus loin : « WeCook.fr qualitatifs au plus grandse différencie en permettant à ses utilisateurs de planifier nombre »des menus pour une semaine entière correspondant à leursgoûts. Il est même possible de gérer un repas pour plusieurs personnes en invitant ses amis car l’applicationprend en compte les goûts de chacun et génère un menu susceptible de plaire à tous les convives ! Unefois sa liste de courses établie, l’application permettra également de commander ses produits en ligne viales sites de distributions en ligne partenaires du site. Dernière étape : la réalisation desdites recettes. Uneapplication pour tablette (iPad et Android) est annoncée, permettant d’aider le cuisinier étape par étape, avecreconnaissance vocale pour passer d’une étape à l’autre ». Son avis Pour Matthieu, l’arrivée de la dimension alimentaire sur le web s’est effectuée sur le même modèle que d’autres domaines, c’est-à-dire par une première étape « mimétique » : « dans un premier temps nous avons simplement retranscrit sur le web ce qui existait dans les livres de cuisine. L’avenir et l’intérêt de cette relation entre cuisine et web est de proposer des contenus qualitatifs au plus grand nombre. En ce qui concerne WeCook notre objectif est de permettre au plus grand nombre de manger sainement et rendre accessible le savoir de nos parents ou grands-parents. Nous souhaitons aussi pouvoir proposer des restaurants en fonction des goûts de chacun. La nourriture est arrivée de manière assez tardive sur le web mais aujourd’hui il y a une émulation autour Le coup de coeur de ce sujet et je pense que ce n’est que le début… » de Geek & Food ! Préparez vos iPhone, la version finale de WeCook devrait sortir début 2012 ! 39
  • 3ème PartieiTasteL’exemple européenLes origines de iTasteiTaste est un réseau social sur les restaurants, espèce de fusion entre Facebooket le Guide Michelin. Son objectif est d’obtenir un résultat de recherche enfonction de ses goûts, de ses amis et de ses « abonnements ».Son co-fondateur, Paul de La Rochefoucauld, donne les raisons d’une telleapplication : « J’étais très déçu par les guides papier…surtout quand j’ai appris qu’à une période, le guide MichelinFrance n’avait que cinq inspecteurs. Je me suis alors dit qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Jen’étais pas non plus vraiment satisfait par ce que l’on trouvait sur internet, notamment sur les sites américainsoù le contenu n’était motivé que par des objectifs purement économiques. Souvent les avis étaient aussi donnésavec des pseudos et les restaurateurs pouvaient payer pour retirer les avis négatifs qui les concernaient. Bref,je n’avais pas trouvé de source fiable en laquelle je pouvais avoir confiance. Il y a trois ans, l’émergence desréseaux sociaux m’a incité à penser que ces derniers pourraient constituer un excellent filtre d’information.Là où l’application se distingue, c’est du côté de l’anonymat, souvent préservé sur les sites d’avis : « tous les avisémis sur iTaste sont modérés afin d’offrir aux utilisateurs un contenu réellement qualitatif. Cependant, il n’y apas de pseudo, les gens s’enregistrent sous leurs vrais noms ce qui est un gros changement par rapport auxautres sites d’avis que l’on peut trouver ».L’application fait aussi preuve de créativité en termes de modèle économique: « nous vendons pour le momentdeux services aux restaurateurs en Suisse Romande. D’abord un module de gestion des relations clients. Lesrestaurateurs peuvent participer à la conversation, répondre aux diverses critiques et contacter directementleurs clients, membres d’iTaste via la plateforme. Nous organisons également pour les restaurateurs desévénements au sein de leurs restaurants. Paul insiste également sur la dimension sociale de l’application et la nouvelle relation qu’elle est susceptible de créer entre clients et restaurateurs : « c’est un réseau social alors nous essayons d’avoir un maximum de personnes qui l’utilisent. Nous souhaitons que cela soit utile, ludique, gourmand et je pense que nous sommes uniques dans ce que nous proposons. Aujourd’hui les prestations vendues aux restaurateurs résident simplement dans le fait de pouvoir mettre des réductions en ligne. iTaste se distingue en leur proposant une véritable gestion de la relation clients. Ce qui fait notre spécificité c’est la dimension sociale. Nous voyons de nombreux restaurateurs participer aux fils de discussions…Imaginons un restaurateur ayant eu une critique négative de la part d’un de ses clients, il peut échanger avec lui et par exemple lui dire « revenez et je vous montrerai ce que je 160 000 membres suis vraiment capable de faire ! » et 80 000 restaurants référencés en Europe Plus de 100 000 évaluations de restaurants 40
  • 3ème Partie Son avis « Au sein de leurs établissements, les restaurateurs sont souvent doués pour la relation clients. Mais l’expérience s’arrête une fois que le client a franchi la porte. Le web social a changé la donne car l’expérience commence désormais bien avant et se poursuit surtout bien au-delà : on va regarder les photos du restaurant, son menu…Puis on va partager ses commentaires avec tout le monde. Il faut apprendre au restaurateur à gérer une relation beaucoup plus compliquée et l’habituer à l’immédiateté des réseaux sociaux. » « Il y a beaucoup de choses à imaginer concernant la promotion des restaurants sur les réseaux sociaux, les moyens de fidélisations…»Et après ?« Tout ce qu’on invente là, c’est de la science fiction totale. Ce que nous sommes en train de créer aujourd’huisera à peine installé dans 5 ou 6 ans. Il y a un thème qui est central dans tout ce qui est fait, c’est la qualificationdu contenu. Tout le monde donne son avis mais avant on le faisait avec un pseudo.La première étape de qualification de contenu est donc d’officialiser son avis, de mettre son vrai nom.Il s’agira ensuite de qualifier et valoriser les personnes selon leur pertinence avec le sujet.Il y également encore beaucoup de choses à imaginer concernant la promotion des restaurants sur les réseauxsociaux, les moyens de fidélisation…» 41
  • 3ème PartieCrazy GastronomieFoodingue de techno !Les origines de Crazy Gastronomie Laure a effectué un master en communication et technologie numérique web et a choisi d’orienter son mémoire de recherche sur le thème de la cuisine. Ayant créé en parallèle son blog culinaire, elle explique comment ce support est pour elle un véritable outil d’immersion et d’exploration : « j’ai créé mon blog pour observer la blogosphère de l’intérieur. L’intérêt pour moi était aussi de travailler la technique d’un site internet, les CSS, le référencement etc. Dans mon blog j’aborde de nombreux sujets : l’annonce d’événements, les bons plans, les nouveautés côté appli, des recettes intéressantes… » En parallèle, Laure s’est également mise à Twitter sur des sujets en rapports avec la gastronomie pour échanger avec les membres de cette communauté.Son avisEtudiant actuellement les pratiques amateurs sur le web social dans lechamp de la gastronomie, Laure s’est prêtée au jeu d’une interview Geekand Food.Pourriez-vous nous indiquer comment, selon vos recherches, Interneta pu influencer le rapport des Français à la gastronomie et la cuisine ?« J’ai beaucoup travaillé sur le lien entre les imaginaires du web et de lagastronomie. La gastronomie portait déjà en elle les valeurs imputables auweb, les notions de partage et d’échange. Le web a permis de généralisercela. Depuis toujours on partage ses recettes avec d’autres. Aujourd’huion ne partage plus ses recettes uniquement avec ses proches mais avectout le monde.Cependant on constate qu’il existe deux types de blogueuses culinaires :- Les premières ont un blog assez personnel, elles font cela surtout pour partager avec leurs proches. Elles nesouhaitent pas forcement avoir une notoriété dans la blogosphère.- Les secondes abordent leur blog avec une dimension quasi professionnelle et souhaitent vraiment le développer(voire en vivre). Elles acceptent alors (ou impulsent) des partenariats, proposent un contenu de qualité, postentquotidiennement… » 42
  • 3ème Partie Selon vous, quels sont les nouveaux usages issus de cette relation entre le web et la gastronomie ? « Ce qui m’a frappée c’est de voir à quel point cette blogosphère n’est pas influencée par les tendances culinaires ou les grands chefs. Beaucoup de blogueuses revendiquent une cuisine populaire, accessible au plus grand nombre. Pour cela, cette blogosphère diffère des émissions culinaires et des magazines qui, eux, poussent à la compétition et proposent des plats très élaborés ». Pensez-vous que nous avons atteint le potentiel maximum que le web peut offrir à la cuisine ou reste-t-il des territoires à explorer selon vous ?«Au niveau de la cuisine je me suis rendue compte que ceux qui utilisent les applications sont surtout destechnophiles. Le grand public ne s’est pas forcement approprié ces outils. La géolocalisation qui est actuellementau cœur de plusieurs applications va certainement durer un temps, ensuite les technologies évolueront etd’autres choses vont se développer».On dit que le Web 3.0 sera le web de la sémantique, le web « intelligent ».D’après vous, comment cela va-t-il s’appliquer à la gastronomie ?« Cette tendance commence à être très présente au cœur de ce quitouche la cuisine. Internet est un formidable vivier de recettes produitespar les amateurs. Le défi pour ceux qui veulent innover et s’imposerdans la foodsphère sera d’agréger et de qualifier ce contenu… » 43
  • Merci de votre attention ! Qui se cache derrière Geek & Food ? Quentin Caillot Social Media Consultant chez Conversationnel « Quand l’art de vivre fusionne avec le monde des rp interactive et l’univers geek, cela donne un consultant social media foodingue qui se délecte autant des stratégies digitales qu’il met en œuvre que de la dernière recette de Mercotte...» Charlotte Sérusclat Conceptrice/Rédactrice chez Esprit des Sens « Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots... Quel plaisir alors pour une plume à plein temps de poser le crayon (la souris, soyons honnête) pour simplement savourer l’histoire de la cuisine. Une histoire qui se vit en même temps qu’elle s’écrit, une histoire qui déborde de la phrase pour continuer chevillée au cœur. Là est le secret de toute littérature réussie » Fabienne Nakachian Directrice Artistique chez Esprit des Sens « Transformant les mots en images, Fabienne Nakachian donne des couleurs aux envies et de la vie aux idées. Créative comme pas une et les sens aux aguets, il était tout naturel qu’elle soit touchée par la grâce de la gastronomie… ses couleurs, ses textures, ses saveurs, ses histoires… Une source d’inspiration qu’elle aime à sublimer » Contact presse et partenariats contact@geekandfood.fr www.geekandfood.fr