Nos projets projets 1 a - sciences politiques - le printemps arabe - présentation

2,190 views
1,993 views

Published on

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
2,190
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
1
Actions
Shares
0
Downloads
47
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Nos projets projets 1 a - sciences politiques - le printemps arabe - présentation

  1. 1. Le printemps ArabeProblématique : Quels sont les facteurs qui ont permis un tel engouement des mouvements arabes et quel impact ont-ils sur l’avenir ?  Introduction En l’espace de quelques semaines et au prix de plusieurs milliers de morts, les populationstunisienne et égyptienne sont parvenues à destituer les dirigeants en place. Telle une rumeur, cemouvement qui paraissait au début anodin à rapidement gagné en ampleur pour finalements’étendre aux autres pays arabes dont le Maroc, la Syrie mais encore le Yémen ou Bahreïn pour n’enciter que quelques un. Puis vient le tour de la Libye. Pays qui, grâce à l’appui des puissanceseuropéennes et notamment la France, est parvenu après des mois de luttes acharnées à fairerenverser un des plus cruels despotes de la planète, Mouammar Kadhafi. Partout, grâce au soutienparfois inattendu de l’armée et au rôle majeur des réseaux sociaux et des médias, s’est développé cesouffle d’espoir. La liberté était en marche. Même dans les pays totalitaires dont la Libye ou les plusriches avec par exemple Bahreïn. Malgré les arrestations d’opposants, les tirs sur ces derniers. Rien,ni même la plus extrême des violences n’a pu stopper l’élan de centaines de milliers de personnesarborant les rues animées par ce désir de liberté. Désir qu’ils osaient enfin clamer. Bercé par ce ventde changement qui paraissait impossible à arrêter, certains acteurs ce cette révolution se sont peutêtre vu trop beau trop rapidement. Certains gouvernements comme en Syrie demeurent, et dans lespays où ceux-ci ont été renversés, tout reste à faire. Mais quel avenir ? En Libye, l’intervention de l’Otan a été plus que nécessaire pour permettre aux rebelles depeu à peu prendre le dessus sur les forces du Colonel Kadhafi. Jusqu’à, il y a quelques jours, exécutéscelui-ci, mettant alors fin au symbole de l’oppression dans ce pays. Mais que va-t-il advenir de payscomme la Syrie où le peuple n’est pas en mesure de prendre le contrôle et où toute assistance arméeest impossible et impensable. Reste maintenant les pays où les gouvernements ont été mis à basmais pourtant, où tant reste à faire. C’est le cas du précurseur de ce mouvement, la Tunisie maisaussi de l’Egypte. Surgit alors une question, l’écrasement du « printemps des peuples » de 1848 va-t-il serépéter ? Une majorité de personnes dont les spécialistes en sont convaincus. Parmi ces pessimistes,il est possible de distinguer plusieurs critères. Ceux qui pensent que les peuples arabes ne sont pasprêts pour accueillir la démocratie, ceux qui mettent en avant la menace islamiste, ceux qui ont pourintime conviction que tout mouvement excédant une semaine est inexorablement voué à l’échec.Mais notre histoire de France est là, comme témoin, pour nous rappeler qu’un an après la prise de laBastille, la monarchie subsistait encore.
  2. 2. I°/ Les prémices et caractéristiques du mouvement. Telle une traînée de poudre, les révoltes qui ont eu pour base la Tunisie et l’Egypte ont peu àpeu embrasé l’ensemble du monde arabe. Très peu de pays ont été épargné et en dépit denombreuses obstacles, un nouvel ère s’annonce dans les pays libérés du joug de leurs dirigeants. Cette partie du monde a été bouleversé par ces évènements. Il en va de même pour l’Europequi a vu de nombreux réfugiés Libyens prendre d’assaut ses côtes. On peut évoquer le cas de l’île deLampedusa. Mouvement d’ampleur donc considérable. Mais sur quoi est-il fondé ?  Quelques éléments précurseursIl convient de remettre au goût du jour un facteur, il s’agit des raisons historiques. Plus que la défaitede 1948 face aux juifs en quête d’une terre d’exil après l’atrocité de l’holocauste, c’est la défaite de laGuerre des 6 jours qui a durablement marqué une génération qui avait misé sur le nationalismearabe et sur un développement autonome le plus rapide possible.Dans un grand nombre d’Etats Arabes ont pris place des régimes autocratiques dont l’incompétenceet l’inefficacité contraste avec la popularité, la prestance d’hommes tels qu’Habib Bourguiba ouGamal Abdel Nasser. Ces derniers, fervents acteurs de la difficile et longue émancipation de leurspays par rapport aux puissances coloniales incarnaient une certaine idée, fierté. Tandis que lesinnombrables ressources de ces pays n’étaient pas exploitées au maximum de leur capacité en tantque support au développement ; les peuples tergiversaient quant à l’orientation et composition deleurs gouvernements. Fallait-il suivre les inspirations religieuses ou se tourner vers un régimeautoritaire, avec en figure de proue, un homme fort. Et, les populations ont tranché, guidé par lesintellectuels, préférant un régime autoritaire à un gouvernement islamiste. Et c’est précisément cette absence de démocratie, de liberté, de possibilité d’intervenir dansles choix de leurs pays qui conduit les peuples au soulèvement. Et quel désordre ! Entre desintellectuels qui palabraient en vain dans le but d’imaginer une structure étatique en accord avecleurs idéaux. Un gouvernement incapable de combler les attentes de son peuple et surtout nevoulant pas céder et une population livrée à elle-même. On était en droit de craindre pour la stabilitéen Orient. La rapidité à laquelle le mouvement s’est étendu est en cause lorsqu’il s’agit d’évoquer lesorganismes de surveillance. Ainsi quelques jours avant, l’Ambassadeur de France en Tunisien’émettait aucun signal alarmant quant à la conjoncture de l’époque. La liberté, a bien été le vecteur de cette révolte. Mais révolte qui s’est propagé aussirapidement grâce à différents facteurs. Elévation du niveau de vie, nombre croissant d’étudiantsmais surtout, l’implication des médias et, fait nouveau, les réseaux sociaux. Ces derniers ont permisune coordination des mouvements de manifestants grâce à la circulation instantanée et surtout sanspossibilité de contrôle de la part des gouvernements. Contrairement aux médias traditionnels, sousle carcan exercé par les Etats.
  3. 3. Concernant les problèmes proprement dit, ce sont en grande partie les problèmes d’ordres sociauxqui entraîné les gens dans la rue. Imposition de réformes néolibérales source d’aggravation desinégalités, une jeunesse en colère car sans perspectives d’avenir. Tout ce qui vient d’être évoquéconstitue de manière globale situations à l’orée de la révolte et les facteurs ayant abouti à celle-ci. Divisé par la France et le Royaume-Uni, puissances victorieuses de la première guerremondiale, le monde arabe paie encore aujourd’hui le découpage colonial. Et le souvenir de cettepériode, notamment de la promesse de création d’un « foyer national juif », est toujours ancré lesesprits. Que les États issus de la décolonisation aient hérité de frontières établies sur la base desintérêts et des rivalités des anciennes puissances coloniales est un fait évident, et l’on imagineaisément les problèmes posés aux nouveaux dirigeants, garants de la stabilité et de l’intérêtnationaux. Ce problème est rendu plus complexe dans les pays arabes par l’évocation, à la foishistorique et sentimentale, des intérêts de la « nation arabe ». Maintenant, il convient d’approfondir chacun des éléments listés précédemment. A proposde la soudaineté du mouvement. Ce fait est aisément justifiable. Face au caractère autoritaire desgouvernements alors en place, aucune préparation ou coordination de quelques natures que ce soitn’était possible. Et pour preuve, les comportements adoptés par la population. Même en désaccord,celle-ci a appris à ne jamais le manifester sauf en des occasions particulières comme en privé. C’estl’explication principale à propos du manque de visibilité du mouvement. Aucun signe annonciateurn’a pu filtrer. Subitement nous avons donc vu ces gens s’unir autour d’un mot, Liberté.Venons-en maintenant à la jeunesse, véritable colonne vertébrale du mouvement etparticulièrement en Tunisie. C’est sa situation qui l’a poussé à prendre part aux événements. Cemême sans coordination. Touchée par le chômage alors que dotée de nombreux diplômes, lacommunication a pu s’établir facilement entre les groupes de manifestants et autres. Elle aégalement par la suite reçu l’appui de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et des classesmoyennes. La jeunesse, soutenue de la sorte, et galvanisé par tant d’inégalités, par la violencepolicière et l’absence de liberté à parfaitement joué son rôle. A noter que parmi la jeunesse, uneétude a prouvé qu’une majorité de cette dernière était composée en partie de jeunes hommes.Présence simplement par 2 critères. Un sentiment de danger moins présent chez eux et une situationfamiliale moins contraignante car célibataires pour la plupart. Manifester dans la rue étant de pluspour eux le seul moyen d’exposer leurs problèmes.II°/ Les éléments primordiaux de ce mouvement  Les relations Nord-Sud des pays méditerranéens La Méditerranée constitue un enjeu économique et stratégique majeur pour les États riverains,comme pour les voisins et pour toute puissance à vocation impériale. Du début du XIXe siècle jusquàla moitié du XXe, la France et le Royaume-Uni ont dominé complètement la rive sud. A partir desannées 1950, la décolonisation a attiré dautres acteurs, en particulier lURSS et les États-Unis. LaMéditerranée est alors devenue un important espace daffrontement pour les deux protagonistes dela guerre froide. Le conflit israélo-arabe puis la guerre entre lIrak et lIran ont eu également desrépercussions importantes. Les anciennes puissances coloniales, et plus largement lEurope, se sonttrouvées politiquement marginalisées, même si les échanges économiques, culturels et humains ontconservé une importance majeure.
  4. 4. Au cours des trente années qui ont suivi, certains pays d’Europe dont la France, le Royaume-Uni,l’Italie et l’Espagne ont fait fi de leur influence politique traditionnelle dans cette région. Malgré unevolonté criante de la part des gouvernements arabes de voir l’Europe s’impliquée de manière plusimportante dans le développement, le dialogue entre ces 2 parties n’a jamais été réellement existantet efficace. On peut citer la tentative infructueuse d’appelle au dialogue après le choc pétrolier de1973.A travers l’instauration d’un dialogue et la volonté de créer des institutions homogènes, lesgouvernements de la rive Sud espèrent une synchronisation des niveaux de vie. Par l’instauration del’économie de marché, le libre-échange, la libre circulation des capitaux, ces dirigeants souhaitentvoir le niveau de leurs pays se développé et se rapprocher de la qualité de vie des pays de la riveNord. Interface entre les 2 rives, la Méditerranée constitue donc un enjeu économique fondamental.Des essais ont déjà été tenté mais sans succès, nous pensons au traité de Barcelone de 1995 .Letraité avait pour objectif d’établir une vraie coopération entre les 2 rives en participant notammentau règlement des conflits et intervenant pour favoriser l’amélioration des relations entre l’EtatIsraélien et ses voisins.Tout accord entre les pays composant les 2 rives n’étant pas simple est une chose, mais que cesprojets soient à cause des désaccords interarabes et intereuropéens en est une autre. Lesinnombrables obstacles rencontrés quant à l’établissement d’un tel projet laissent planer le doutesur l’efficacité de ce dernier. Et si projet il y avait, faudrait-il encore qu’il soit assez sérieux et appuyépar les moyens nécessaires pour modifier de façon structurel les écarts entre Nord et Sud. Maisl’expérience de ces 15 dernières années n’est pas pour nous donner raison au vu des résultats. Il fauten effet plus que quelques actions de modernisation ou accord concernant les produits enprovenance du Sud pour éradiquer les poches de pauvreté, le chômage ou encore l’analphabétisme.  Le rôle de l’arméeSi en Tunisie, l’armée n’est pas intervenue, elle a en revanche joué un rôle déterminant en Egypte ense portant notamment garante de la stabilité de la nation.Pendant plus de 40 ans, le mot « armée » a résonné dans le monde arabe comme le synonyme decoup d’état, de périodes troubles. Symbole d’un Etat fort, elle fut souvent l’instrument privilégié parles dictateurs souvent issus de celle-ci pour prendre le pouvoir ou mettre au pas la population.Opérant cette fois-ci un virage important, elle a été durant la révolution le principal soutien desmilitants. Se désolidarisant de son gouvernement, l’armée égyptienne a porté les valeursrevendiquées avec véhémence par les mécontents. L’armée, recours ultime des gouvernementstotalitaires changeait de bord et se ralliait au mouvement œuvrant pour la liberté. Commentexpliquer un tel revirement de situation ? L’armée ayant depuis toujours servit la volonté d’unhomme ou d’un gouvernement. Le peuple ayant toujours eu peur de celle-ci, jouant le rôle parfoisd’instrument de terreur. Cette fois-ci, la population a accueilli son intervention avec joie et réclamaitmême son aide comme on a pu le voir en Tunisie et surtout, en Egypte.Au vu de l’histoire, et de la place de l’armée dans la construction des états après la décolonisation,les dirigeants arabes se méfiaient de cette dernière. C’est pourquoi ils ont cherché à se l’approprier.Par l’attribution de privilèges économiques considérables, les gouvernements s’accordaient ainsi la
  5. 5. fidélité de l’armée. En Egypte, cette politique coûteuse a été financée en grande partie par les EtatsUnis qui versaient des pots de vin aux généraux. Outre les privilèges économiques, ils se sontégalement vu accorder des permis de construction, par exemple pour des centres commerciaux,stations balnéaires et autres. Ils ont également pu intégrer les clubs très sélects de l’élite Cairote etoccuper de haute fonction dans l’administration. Ainsi traité, la menace potentielle que constituaitl’armée était ainsi écartée. Du moins c’est ce qu’Hosni Moubarak pensait. En parallèle, les chefs d’État ont développé un système complexe d’appareils de sécuritédirigés par des officiers de haut rang, lesquels se trouvaient entraînés dans une logique nouvelle :leur mission de protection de l’État se métamorphosait en protection du régime. Ce glissements’observe partout, mais il fut surtout impulsé par des dirigeants eux-mêmes issus des rangs del’armée. Les services de sécurité assurent les missions de renseignement et de maintien de l’ordre ;ils contrôlent au quotidien les activités des citoyens. Leur multiplication est la règle ; en bonnelogique sécuritaire, ils se surveillent mutuellement. Ces agences de sécurité ont été particulièrement importantes car relais des revendicationsdes mécontents lors de la révolution. Au cours des dix années précédentes, les critiques de l’arméeenvers le gouvernement d’Hosni Moubarak ont enflé. Elle critiquait le choix du chef de l’état quantau fait de ne pas élire un vice-président. Elément posant problème car source de confusion etd’inquiétudes pour l’avenir du pays. C’est aussi le choix de Moubarak d’imposer son fils, Gamal,comme son successeur. Choix vivement critiqué car l’armée ne reconnaissait aucune légitimité dansl’ascension de ce dernier au sommet du pouvoir. Pour finir, ce sont les privilèges accordés à unnoyau restreint d’hommes d’affaire qui pose problème aux militaires. Vient alors le soulèvement, et se pose donc la question de l’attitude à adopter pour l’armée.Soutenir le régime en place, ou forcer le Président à démissionner ? C’est la seconde option qui quireprésente l’avis général de celle-ci. Mais si elle souhaite voir Moubarak démissionner, l’armée fitfinalement preuve d’hésitation, ne se sentant pas de démettre celui-ci de ses fonctions et d’enassumer les conséquences. Et est arrivé le 10 Février, marquant le début des dernières heures durégime. C’est là, au moment de porter l’estocade que l’armée est intervenue en facilitant l’accès desmanifestants aux édifices symbolisant le pouvoir en place comme le palais présidentiel et leparlement. Ainsi, l’armée, comme après l’indépendance accordée par les puissances coloniales,reprenait son « rôle de faiseurs de roi ». Mais cette fois, en jouant un rôle de refondatrice de l’ordrepolitique. Dès lors, elle s’engageait à maintenir un semblant de stabilité dans le pays jusqu’à cequ’une solution démocratique soit trouvée. A propos des modalités de l’intervention de l’armée en Tunisie et en Egypte. Dans le premierpays cité, l’armée a œuvré pour la protection du peuple et a poussé Ben Ali vers la sortie. Quant àl’armée égyptienne, elle a changé de comportement au fur et à mesure de l’évolution desévènements. Au début elle a ainsi assuré la sécurité dans les rues. Elle est ensuite restée dansl’expectative lorsque les milices de Moubarak ont violenté les manifestants place Tahrir. L’arméeégyptienne n’a donc pas agit contre le peuple, finissant même par lui faciliter la tâche en livrantl’accès aux bâtiments symboliques du régime. Comme évoquée auparavant, les régimes alors en place se méfiaient de l’armée. Mais pourtoujours disposer de groupes prêts à se battre, ils ont créé ces unités spéciales. Constituant en
  6. 6. quelque sorte leur garde prétorienne. En Libye, Kadhafi a fini par écarter l’armée et ne s’est plus fiéqu’à ses unités spéciales, au dévouement total à leur chef.Alors maintenant que les gouvernements jusqu’ici en place sont tombés, que va-t-il advenir del’armée ? Que va-t-elle faire ? L’armée va-t-elle prendre le pouvoir. L’hypothèse est assez improbabledans la mesure où elle a agi en adéquation avec le peuple. Elle s’est de plus solennellement engagée,en tant qu’institution à laisser place à un pouvoir civil. On peut donc conclure que l’armée, a joué unrôle bien sur fondamental mais aussi totalement inédit au vu de ses précédentes interventions dansl’histoire.  Le rôle des médias et autres réseaux sociaux Les moyens de communication, peut-être plus encore que l’armée, ont été déterminant dans lerenversement des régimes précédemment évoqués. Ces derniers l’ont bien compris et ont tenté deles neutraliser afin d’entraver l’action des mouvements révolutionnaires. En Egypte, Hosni Moubaraka pris des mesures radicales concernant les moyens de communication puis il a fait couper le réseauinternet de 9/10 des 23 millions internautes égyptiens. En agissant de cette façon, le gouvernementvisait à bloquer essentiellement l’accès à Facebook comptant 5 millions d’inscrits. Néanmoins, celan’a pas pour autant empêcher la chute du gouvernement. Le printemps arabe a finalement mis en exergue la puissance des nouveaux médias, etnotamment celle des réseaux sociaux. Leur force principale provient de l’extrême difficulté à lescontrôler, et de leur indépendance vis-à-vis des médias traditionnels.Dans la catégorie des médias traditionnels, Al-Jazzera a joué un grand rôle dans le suivi et ladiffusion des mouvements révolutionnaires. Dans le monde arabe, tous les médias sont plus oumoins sous l’égide des gouvernements en place. Hors, la chaine satellitaire qu’est Al-Jazzera faitmontre d’exception. C’est pourquoi elle a diffusé, ce 24 heures sur 24 les évolutions desmanifestations et autres contestations. C’est précisément sa liberté d’expression par rapport auxgouvernements qui a été apprécié. Elément qui a contribué à une augmentation conséquente desaudiences, étant la seule chaine de TV indépendante. C’est notamment la diffusion d’une émissionintitulée « débats opposés » où différents avis pouvaient être émis qui a permis à cette chaine debouleversé le paysage audiovisuel arabe. Mais en réalité, quel rôle les réseaux sociaux et médias ont-ils joué ? Facebook et Twitter ontpermis aux manifestants et mécontents d’échanger des informations quant à l’évolution de lasituation, mais aussi de se regrouper. Cependant, c’est des médias traditionnels dont la TV et lapresse que se sont méfiés les gouvernements illégitimes. Et pour preuve, nombre de journaliste ontété arrêté et les chaines de Tv brouillées. Il ne faut pas aller jusqu’à dire que seuls les médias ont fait la révolution, mais plutôt qu’ilsont été un apport précieux. Il faut aussi garder à l’esprit que si les médias ont été utilisés contre lespouvoirs en place, l’inverse est également possible.
  7. 7. III°/ L’avenir  Ce que change le réveil arabe Après avoir vécu pendant de longues années sous ses régimes qui ne leur laissaient que peu delibertés et porter par les médias et à la surprise générale, par l’armée, les peuples arabes ontfinalement insufflé un vent d’espoir en Orient. Les changements vont probablement, au vu de leurampleur, affecter les équilibres régionaux et internationaux. Ceux-ci pourraient même jouer sur leconflit israélo-palestinien. Avant la révolution, les gouvernements étrangers ne prêtaient pas attention auxrevendications anti-occidentales ou islamistes de quelques centaine de milliers de personnes. Deplus, les relations avec les gouvernements alors en place étaient bonnes. Sans oublier que leur façonde diriger leurs pays maintenait l’ordre, ils faisaient d’autant plus des partenaires appréciés etappréciables. Et c’est en un temps restreint que les peuples de ces pays ont fait éclater au grand jourrevendications et mal être et renverser les gouvernements au pouvoir. Ainsi, le mythe de la passivitéde ces peuples volait en éclat. Pendant des décennies, les États-Unis ont pu soutenir de façon quasi continuelle Israël sansavoir à en payer le prix sinon leur impopularité auprès des pays arabes dont ils se moquaient, lesdirigeants arabes restant des alliés fidèles. Cette période est désormais révolue. On avait déjà puentendre, en mars 2010, le général David Petraeus, alors chef du Commandement central des forcesaméricaines (Centcom), affirmer : « La colère arabe sur la question palestinienne limite la puissanceet la profondeur de nos relations avec les gouvernements et les peuples de cette zone et affaiblit lalégitimité des régimes modérés dans le monde arabe. » Le nouveau contexte géopolitique va forcerl’administration à faire des choix cruciaux. Mais le voudra-t-elle ? Le pourra-t-elle ? La position des Etats-Unis est donc modifiée. Mais c’est aussi le cas pour l’Union Européenne,qui a longtemps collaboré avec M. Ben Ali et Moubarak. Sa position est délicate puisqu’elle a passéde nombreux contrats ces derniers. Elle est en même temps liée par des accords à Israël et sapolitique néolibérale est en cause quant à la situation de pauvreté que connaissent ces pays. Quelleva être désormais sa position et son attitude envers ses « nouveaux pays » ?  Révolution(s) arabe(s), quelles perspectives ? Une par une les révolutions arabes arrivent à leurs fins pour aboutir à une victoire de la rue.Maintenant, et après des années d’oppression et de corruption, on peut se demander quelles sontles perspectives futures de tous ces pays, tous ces peuples. Évidemment, la première chose la plus souhaitable serait l’approfondissement et laconsolidation des conquêtes démocratiques, afin de poursuivre la construction d’un mouvementouvrier social, capable d’engager une nouvelle phase de radicalisation du processus sur une base declasse. Bien entendu, il est clair que ces deux phases doivent être étroitement liées à une phase de« transition dans l’ordre », c’est-à-dire une limitation de la transformation démocratique aux profitsde la continuité des régimes, et ce au moyen de la cooptation intégriste. Cependant, il est essentielde ne pas oublier une perspective moins souhaitable pour le monde arabe, c’est-à-dire une phase
  8. 8. d’instabilité prolongée avec des conséquences économiques et sociales qui – comme au lendemainde la révolution de 1848 en France qui a débouché sur «  le 18 Brumaire de Louis Bonaparte  » –pourrait déboucher à terme sur un pouvoir autoritaire confisquant la révolution et ses acquis. Aujourd’hui, de nombreuses questions persistent quant à l’avenir des pays de la révolutionarabe. La grande inconnue demeure la manière dont les partis religieux vont exercer le jeupolitique ? Maintenant qu’ils ne sont plus dans l’adversité, quelle va être leur nouvelle stratégie ? Radicalisation ou libéralisation ? Crispation ou démocratie ? Le primat social l’emportera-t-ilsur le primat politique ? Ce dernier l’emportera-t-il sur le primat religieux ? La conclusion de PatrickHaenni « Je crois que la grande leçon de ces deux révolutions, celle de Tunisie et maintenant celled’Égypte, est l’irruption de nouveaux acteurs avec de nouvelles manières de faire de la politique quiprennent à contre-pied toutes les formations traditionnelles, islamistes ou non » constitue uneébauche de réponse.  Conclusion En quelques années, le monde est devenu polycentrique. Chaque grand pays, que ce soit leBrésil, la Chine, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud, chacun cherche sa place, non pas contre l’Occidentni à son service, mais à côté, voulant défendre ses intérêts propres. De ce fait, la Turquie, membre del’OTAN, alliée des États-Unis, joue un rôle régional dont l’importance déjà primordiale, se renforce.C’est en faisant preuve d’indépendance sur le dossier du nucléaire iranien ou sur la Palestine que laTurquie occupe à l’heure actuelle cette position. Le Maghreb et le Proche-Orient cherchent, à leurtour, à rejoindre ce mouvement planétaire. « Ce que les peuples de la région demandent, analyseGraham E. Fuller, ancien de la CIA et auteur de The Future of Political Islam, c’est de pouvoir contrôlerleur vie et leur destin. (...) A court terme, cela suppose une médication sévère : Washington doitprendre du champ et laisser les sociétés à elles-mêmes, mettre fin à la longue politiqued’infantilisation des peuples du Proche-Orient (...) fondée sur une vision myope des “intérêtsaméricains”. » « Ni Est ni Ouest », scandaient les manifestants iraniens en 1979, affirmant leur volonté deconfrontation aussi bien avec les États-Unis qu’avec l’Union soviétique. « Ni avec l’Occident ni contrelui », pourraient crier les manifestants d’aujourd’hui à travers le monde arabe, qui affirment unevolonté d’indépendance et de souveraineté dans un monde qu’ils savent multipolaire. Ils jugerontl’Occident à sa capacité à défendre les principes de justice et de droit international partout dans lemonde, et notamment en Palestine. Mais ils n’accepteront plus que leur gouvernement utilise lalutte contre l’Occident pour imposer la dictature.
  9. 9. AnnexesChronologie pays par pays :TUNISIE17 décembre 2010 : Mohammed Bouazizi, un jeune vendeur ambulant, simmole à Sidi Bouzid pourprotester contre la saisie de sa marchandise par la police. Début dune vague de contestation.11 janvier 2011 : Les affrontements gagnent Tunis.14 janvier : Fuite du président Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, vers l’Arabie Saoudite.24 janvier: L’armée se porte « garante de la révolution ». Les manifestants exigent la démission dugouvernement.26 janvier : Mandat d’arrêt international contre Ben Ali et son épouse.7 mars : Nouveau gouvernement provisoire sans aucun ancien ministre de Ben Ali.ÉGYPTE25 janvier 2011 : Première manifestation sur la Place Tahrir au Caire. Début de plusieurs semaines demobilisations des Égyptiens en vue de la chute du régime.11 février : Le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, quitte le pouvoir.19 mars : Référendum sur la constitution égyptienne, avec 77% des voix en faveur des amendementsproposés (limitation du nombre et de la durée du mandat présidentiel, assouplissement desconditions de candidatures électorales).3 août : Ouverture du procès de Hosni Moubarak, rapidement ajourné et reporté au 15 août.L’ancien président égyptien est accusé du meurtre de plus de 800 manifestants et de détournementde fonds publics.15 août : Nouvelle audience du procès Moubarak, ajourné puis reporté au 5 septembre prochain.SYRIE15 mars 2011 : Rassemblement à Damas après un appel lancé sur Facebook.21 avril : Levée de l’état d’urgence. Plus de 80 manifestants tués le lendemain.25 avril : L’armée entre à Deraa. Au moins 25 personnes sont tuées.8 juillet : Les ambassadeurs français et américain se rendent à Hama pour manifester leur soutienaux manifestants.
  10. 10. 31 juillet : L’armée syrienne entre dans Hama. En quelques jours, le bilan est dau moins 90 morts,selon des organisations de défense des droits de lhomme.3 août : Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne « les violations généralisées des droits del’homme ».14 août : Larmée syrienne a lancé une opération navale sans précédent à Lattaquié, au nord-ouestdu pays, faisant une trentaine de morts.24 août : LONU vote une résolution demandant louverture dune commission denquêteinternationale sur la violation des droits de lhomme.ALGÉRIEDébut janvier 2011 : 5 jours démeutes contre la vie chère et le chômage font 5 morts et plus de 800blessés.Du 14 au 30 janvier : 2 décès par immolation et 7 tentatives.19 février : Marche organisée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie(CNCD) interdite. Elle se transforme en rassemblement.24 février : Levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1993.7 mars : Des gardes communaux, chargés de suppléer la gendarmerie, se rassemblent pour réclamerde meilleures conditions de travail.15 avril : Le président Abdelaziz Bouteklika, au pouvoir depuis 1999, commande la tenue deconsultations en vue de réformes politiques. Ces consultations débutent le 21 mai sans laparticipation de plusieurs partis d’opposition.LIBYE15 février : Des émeutes éclatent à Benghazi.17 février : Manifestations de la « Journée de la colère » réclamant le départ du colonel Kadhafi, aupouvoir depuis 1969. Elles se heurtent à une violente répression policière.26 février : Résolution de lONU imposant un embargo sur les armes, une interdiction de voyager etun gel des avoirs du clan Kadhafi, et demandant la saisine de la Cour pénale internationale pour« crimes contre lhumanité ».27 février : Les opposants forment un Conseil national de la transition à Benghazi.2 mars : Début de la contre-offensive des forces de Kadhafi dans lest du pays.17 mars : Résolution 1973 de lONU qui autorise le recours à la force pour protéger les populationsciviles et crée une zone dexclusion aérienne.
  11. 11. 19 mars : Début des frappes aériennes de la coalition contre les forces de Kadhafi.27 mars : LOTAN prend officiellement le commandement des opérations militaires menées dans lepays.27 juin : La Cour pénale internationale délivre des mandats darrêt pour crimes contre lhumanité àlencontre de Mouammar Kaddafi, de son fils Seif el-Islam Kaddafi et du chef des services derenseignements Abdullah al-Senoussi.15 août : Les rebelles affirment être entrés dans une « phase décisive », et contrôler la « majeurepartie » de Zaouiah, à une quarantaine de kilomètres à louest de la capitale libyenne, ainsi que lesvilles de Gariane et Sourmane.21 août : Les rebelles entrent dans la capitale, Tripoli. Lundi 22, ils encerclent la résidence de Kadhafi.Le Conseil national de transition a fait prisonnier le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf Al-Islam.23 août : Le quartier général de Kadhafi tombe aux mains des rebelles. Kadhafi affirme dans unmessage audio l’avoir quitté pour des « raisons tactiques ».20 octobre : après 42 ans de règne sans partage de Mouammar Kadhafi, capturé et tué à Syrte.23 octobre : Le conseil national de transition (CNT) a officiellement proclamé à Benghazi la« libération » de la Libye,MAROC20 février 2011 : Manifestations de milliers de Marocains dans plusieurs villes du pays, dont Rabat,Casablanca, Marrakech… Ils réclament un gouvernement aux pouvoirs élargis et des réformespolitiques.9 mars : Le roi Mohammed VI annonce une réforme constitutionnelle. Le « mouvement du 20février » poursuit ses manifestations les semaines suivantes, réclamant plus d’égalité, de justicesociale et une lutte efficace contre la corruption.17 juin : Le roi Mohammed VI présente le projet de réforme constitutionnelle. Les militants du «mouvement du 20 février » se disent insatisfaits de ce projet et demandent des réformes politiquesplus profondes : recul plus net des prérogatives royales, séparation des pouvoirs plus marquée…1er juillet : Référendum portant sur la nouvelle constitution marocaine, avec plus de 98% des voix enfaveur de celle-ci.3 juillet : Nouvelle vague de manifestations dans plusieurs villes du pays, à l’appel du Mouvement du20 février, qui exige davantage de réformes politiques, à la suite du référendum constitutionnel.16 août : Le ministre de l’Intérieur Taïeb Cherkaoui annonce la tenue d’élections législativesanticipées le 25 novembre prochain.
  12. 12. YÉMEN27 janvier 2011 : Premières mobilisations dans la capitale yéménite, Sanaa. Les manifestantsréclament le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978.5 mars : Le président Saleh refuse de quitter son poste d’ici la fin de l’année, comme le souhaitel’opposition. Il affirme qu’il restera au pouvoir jusqu’en 2013, terme de son mandat.18 mars : Plusieurs dizaines de personnes sont tuées lors de mobilisations contre le pouvoir.30 avril : Le président Saleh refuse de signer un plan de sortie proposé par les monarchies du Golfeprévoyant sa démission, alors qu’il avait donné son accord de principe quelques jours plus tôt.3 juin : Le président Saleh est blessé dans un tir d’obus à Sanaa. Il est transporté en Arabie Saouditepour y être soigné.7 juillet : Première apparition télévisée du président Saleh depuis son hospitalisation en ArabieSaoudite. Il n’évoque ni sa démission ni un éventuel retour au Yémen.16 juillet : L’opposition annonce la création d’un conseil transitoire présidentiel.16 août : Le président Saleh annonce son retour prochain au Yémen.BAHREÏN14 février 2011 : Des milliers de manifestants se rassemblent sur la place de la Perle dans la capitaledu Bahreïn, Manama, pour réclamer des changements politiques et sociaux. Les forces de sécuritérépriment ces mobilisations.14 mars : Des soldats saoudiens de la force commune du Conseil de Coopération du Golfe (CCG)entrent au Bahreïn. L’opposition bahreïnienne dénonce une « occupation étrangère ».15 mars : Le roi du Bahreïn décrète l’état d’urgence pour trois mois dans un contexte demanifestations anti-gouvernementales.1er juin : Levée de l’état d’urgence. Annonce d’un « dialogue national » et instauration d’unecommission indépendante pour enquêter sur les abus commis durant la répression du soulèvement.2 juillet : Ouverture officielle du « dialogue national » au Bahreïn. Malgré ses réticences, le grouped’opposition El Wefaq accepte de participer à ces discussions destinées à relancer le processus deréforme politique.7 août : Libération de deux anciens députés chiites du parti d’opposition El Wefaq. Devant êtreinitialement jugés par un tribunal d’exception, ils seront finalement jugés par une cour civile.
  13. 13. Situation aujourd’hui :Arabie saoudite :Grace à son opulence financière, le royaume a pu limiter les effets de la contestation qui a agité lemonde arabe. Après des premières manifestations organisées en mars, le roi Abdallah a annoncé unesérie de mesures destinée à désamorcer préventivement toute forme de contestation.Le 25 septembre, le roi a décidé d’accorder le droit de vote aux femmes, à la suite d’un vastemouvement en ce sens organisé notamment sur les réseaux sociaux.Iran :Le « printemps arabe » pourrait se transformer en un « hivers iranien », avait averti le premierministre israélien, Benjamin Nétanyahou. Mais si le pays a effectivement connu quelquesmanifestations en avril, le régime du président Ahmadinejad a rapidement réprimé la contestation.Les autorités redoutent un mouvement comparable à celui de la « révolution verte » de 2009, aprèsla réélection contestée d’Ahmadinejad.Libye :Le conseil national de transition (CNT) a officiellement proclamé le 23 octobre à Benghazi la« libération » de la Libye, après 42 ans de règne sans partage de Mouammar Kadhafi, capturé et tuéle 20 octobre à Syrte.Après 7 mois de guerre civile, la Libye devrait se doter en novembre d’un gouvernement intérimaireet d’un Congrès national chargé de rédiger une Constitution.Maroc :Après 4 mois de manifestations régulières du mouvement du 20 février, à la pointe de lacontestation, le roi Mohammed VI a proposé une réforme constitutionnelle, transformant lamonarchie de droit divin en monarchie parlementaire. Une mesure plébiscitée lors d’un référendumorganisé en juillet, et qui renforce notamment les pouvoirs du premier ministre. Mais la contestationsociale ne s’est pas éteinte pour autant. Les contestataires, qui avaient appelé au boycott du vote,ont dénoncé un « référendum illégal », et continuent de réclamer davantage d’ouverturepolitique.Des élections législatives anticipées sont prévues pour le 25 novembre.
  14. 14. Algérie :Depuis les manifestations de janvier, qui avaient fait au moins cinq morts et près de 800 blessés, legouvernement algérien a multiplié les mesures pour apaiser le mécontentement social.Après avoir annoncé, en avril, une série de réformes politiques, le président Abdelaziz Bouteflika achoisi de mettre l’accent sur le pouvoir d’achat, en redistribuant une partie du produit de la rentepétrolière. Mais l’inflation très forte limite les effets de ces mesures économiques, et les réformespolitiques tardent à se mettre en place.Égypte :Après le soulèvement populaire et le renversement de Hosni Moubarak, le Conseil suprême desforces armées a pris la tête du pays en février. Mais les réformes politiques annoncées ont pris duretard, provoquant de nouvelles manifestations sur la célèbre place Tahrir pendant l’été. Desélections législatives, reportées à deux reprises, devraient être organisées en novembre, avant uneélection présidentielle.La transition politique est d’autant plus compliquée que vives des tensions religieuses agitent le pays.Des affrontements entre coptes (chrétiens d’Egypte) et forces de l’ordre ont fait 25 morts et plus de300 blessés au Caire, début octobre.Le procès du dictateur déchu, accusé de corruption et du meurtre de manifestants, a commencédébut aout.Tunisie :Dix mois après la révolution du Jasmin qui a chassé du pouvoir l’ancien président Zine El-abidine BenAli, la Tunisie a organisé ses premières élections libres dimanche 23 octobre. Un scrutin historiquepour désigner les représentants de la future Assemblée constituante, parmi plus de 10 000 candidats.Les islamistes du parti Ennahda, réprimé sous le régime de Ben Ali mais légalisé après la révolution,sortent grand gagnant de ce scrutin.Au plan judiciaire, une cour tunisienne a condamné Ben Ali et sa femme, Leila Trabelsi, en leurabsence, à trente-cinq ans de prison pour vol et possession illégale d’importantes sommes en liquide.En juillet, Ben Ali et son beau fils ont également été condamnés à seize ans de prison pourcorruption.L’impact économique de la révolution tunisienne est évalué à deux milliards de dollars, soit 5,2% duPIB.
  15. 15. La situation actuelle dans les pays arabes Sources :Manière de voir – monde diplomatique : comprendre le réveil arabeLe Monde
  16. 16. Groupe 1Alexandre Boulanger Florent Gastaud Edouard Feuillet Dimitri Combet Mathieu Faure

×