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Promenade à lille

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Histoire de Lille (Nord, France) ponctuée de photos

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  • 1. Promenade à Lille à travers son histoire.
  • 2. Lille, grande métropole du nord de la France. Certains vous en enverront une carte postale représentant le centre Euralille. Du verre, du béton et de l’acier bêtement superposés, rien de bien sensationnel.
  • 3. Mais Lille possède un charme dans ses façades de la Renaissance d’un style très particulier, typique à la ville.
  • 4. Des vestiges romains ont été trouvés ces dernières années mais les archéologues travaillent sur la question. C’est en 1066 que des écrits parlent pour la première fois de Lille lorsque le Comte de Flandre Baudouin V dota la ville de la Collégiale Saint Pierre. Le nom de Lille vient d’Insula puis d’Isle et doit son origine à un point de rupture de charge sur la rivière Deûle. Cette contrainte nécessitait le déchargement des bateaux jusqu’à une autre portion navigable en aval. De cette activité, naquit un premier noyau urbain. Lille prit son essor par les relations commerciales entre les Pays Bas et la Champagne.
  • 5. Lors de la bataille de Bouvines en 1214, à douze kilomètres au sud-est de Lille, Philippe Auguste bat les armées d’Otton IV, de Jean Sans Terre et de Ferrand du Portugal, Comte de Flandre. Ce dernier est emprisonné et son épouse Jeanne règne alors seule. Elle créa de nombreuses fondations charitables à travers la région. A Lille, un hôpital est fondé en 1237 et porte toujours le nom d’Hospice Comtesse. Il abrite maintenant le musée d’art flamand.
  • 6. Autre vue de l ’Hospice Comtesse
  • 7. Par le mariage de Marguerite de Flandre avec Philippe le Hardi en 1363, la Flandre est apportée en dot à la Bourgogne. Jusqu’à la fin du XVème siècle, Lille est avec Bruxelles et Dijon l’une des capitales de l’état Bourguignon. Au cours de cette période, plusieurs constructions sont entreprises notamment avec le Palais Rihour commencé en 1453 par Philippe le Bon et terminé en 1473 par son petit-fils Charles le Téméraire. Le Palais Rihour deviendra la mairie de Lille en 1664 et fut partiellement détruit par un incendie en 1916.
  • 8. La Noble Tour fut la plus haute des 65 tours lilloises du Moyen âge. Construite pendant la Guerre de Cent Ans par le premier Duc de Bourgogne, elle protégeait la ville de l’armée française. Elle abrite aujourd’hui le Mémorial de la Résistance.
  • 9. L’Hospice Gantois (1460)
  • 10. A la mort de Charles le Téméraire en 1477, sa fille Marie épouse Maximilien d’Autriche de la famille des Habsbourg. Une nouvelle période commence pour la ville de Lille qui fera ensuite partie des Pays Bas Espagnols de 1500 à 1667. Sous la fille Isabelle du Roi d’Espagne, gouvernante de Flandre, s’ouvre une période appelée le « Siècle d’Or » qui voit apparaître un style de construction qui pourrait être qualifié aujourd’hui de Renaissance Flamande. La Vieille Bourse construite en 1652 – 1653 en est la plus belle expression et elle est le plus beau monument lillois.
  • 11. La Vieille Bourse est composée en réalité de 24 maisons identiques entourant un cloître.
  • 12. La Place Rihour est bordée d’autres maisons représentatives de la Renaissance Flamande (fin XVII ème siècle.)
  • 13. Rue de la Bourse. Ensemble architectural de 1677.
  • 14. La maison de Gilles de le Boë (1673), un épicier en gros, reflète la période faste des archiducs espagnols.
  • 15. Autre vue de la rangée de maison
  • 16. La Porte de Gand fut construite par Pierre Raoul en 1620 sous l’occupation espagnole. Sa face extérieure a perdu ses créneaux mais sa sévérité rappelle que les remparts et portes devaient impressionner l’ennemi potentiel.
  • 17. Vauban rajouta ensuite des fortifications à cornes visibles dans les jardins alentours.
  • 18. La Porte de Roubaix ou Porte Saint Maurice date de la même époque. Deux passages ont été percés à la fin du XIX ème siècle pour le passage des tramways.
  • 19. C’est en 1667 sous le règne de Louis XIV que Lille est intégrée au royaume de France. La Porte de Paris, en arc de triomphe a été érigé de 1685 à 1692 pour célébrer la prise de la ville. Elle exprime la puissance et la magnificence du roi avec à droite, Hercule et sa massue, symbole de la force et à gauche, Mars, le dieu de la guerre. Le sommet est couronné par deux anges, trompette à la bouche annonçant la victoire du Roi Soleil.
  • 20. Le Fort du Réduit a été construit par Vauban à partir de 1673 pour mieux surveiller le quartier Saint Sauveur.
  • 21. Sébastien Leprestre, marquis de Vauban et gouverneur de Lille entreprend de 1667 à 1670 la construction de la citadelle située au nord-ouest de la ville. Seule une vue aérienne ou un plan montre l’aspect d’étoile à cinq branches qui lui vaut le surnom de « Reine des Citadelles ». La Porte Royale arbore une inscription en latin, louange à la gloire du Roi Soleil. La Citadelle nécessita la cuisson de soixante millions de briques et l’extraction de trois millions de blocs de pierre. La Citadelle est aujourd’hui le siège du 43 ème régiment d’Infanterie et elle est entourée d’un parc naturel qui est un espace de détente et de loisirs des Lillois.
  • 22. Le Rang de Beauregard élevé en 1687 marque une transition entre la Renaissance Flamande et la Renaissance française avec une architecture plus simple des façades.
  • 23. Ensemble du XVIII ème siècle rue de Paris
  • 24. La Place aux Oignons est entourée d’une architecture Renaissance des plus classiques.
  • 25. L’Hôpital Saint Sauveur (XVIII ème siècle)
  • 26. Lors de la guerre de Succession d’Espagne, la ville est conquise par les Hollandais et redevient définitivement française en 1713 par le Traité d’Utrecht. Successivement flamande, bourguignonne, autrichienne, espagnole puis hollandaise, la ville de Lille a eu très tôt une vocation européenne !
  • 27. Fin septembre 1792, la ville est assiégée une dizaine de jours par les Autrichiens lors des guerres révolutionnaires. En mémoire de la victoire des Lillois, la Statue de la Déesse sur la Place du Général de Gaulle d’une main tient un boutefeu et de l’autre pointe la réponse courageuse du maire André, refusant de rendre la ville assiégée. Cette victoire fut saluée par la Convention Nationale, proclamant que « Lille avait bien mérité de la patrie. » Des boulets de canons autrichiens sont encastrés en mémoire sur la façade de certaines maisons notamment du Rang de Beauregard.
  • 28. L’année 1846 marque l’arrivée du chemin de fer à Lille. Rebaptisée « Lille Flandres » en 1993, la gare absorbe un trafic régional très important dépassant le trafic banlieue de certaines gares de Paris. Le bâtiment principal est l’ancienne gare du Nord à Paris démontée, transportée pierre par pierre et remontée à Lille !
  • 29. La cathédrale Notre Dame de la Treille s’élève à l’emplacement de la motte féodale démolie en 1846. La première pierre fut posée en 1854. La chapelle absidiale fut achevée en 1897 et le chœur peu après. La construction de l’édifice se poursuit lentement jusqu’en 1947. L’ensemble de style néo-gothique ne sera achevé qu’en 1999 par la façade.
  • 30. Le dix-neuvième siècle est marqué par un nouvel agrandissement de la ville en 1858. De nombreux bâtiments sont édifiés telle la Préfecture en 1865.
  • 31. Le Palais des Beaux-Arts fut construit de 1885 à 1892 en face sur la Place de la République. Il est un des plus riches musées français avec des collections prestigieuses de peintures européennes, de sculptures, de céramiques des XVII ème et XVIII ème siècles.
  • 32. C’est au numéro 9 de la rue Princesse qu’est né le 22 novembre 1890 un certain Charles de Gaulle. Il est devenu un Lillois connu dans le monde entier et sa maison natale est à présent un musée.
  • 33. Institution créée par Louis XIV en 1701, la Chambre de commerce et d’industrie occupa la Vieille Bourse jusqu’au dix-neuvième siècle mais le bâtiment devint exigu avec l’essor industriel de la ville. En 1921, fut inauguré le nouveau bâtiment construit dans un style néo-flamand surmonté d’un beffroi d’une hauteur de 76 mètres, agrémenté d’un carillon, typique à la région Nord Pas de Calais.
  • 34. Le vingtième siècle voit la création de nouveaux édifices après la première guerre mondiale. L ’opéra fut construit en 1923 dans un style néo-classique. Il est couronné d ’un haut relief représentant Apollon entouré de ses muses.
  • 35. Symbole de liberté des villes du Nord, le beffroi de l’hôtel de ville inauguré en 1932 domine toute la région de ses 104 mètres de haut.
  • 36. Jusqu’en 1936, l’avenue du Peuple Belge fut le port de Lille jusqu’à ce qu’il fut bouché. Elle est bordée par le Palais de Justice (construit en 1968.)
  • 37. Les deux guerres mondiales : Lille sous les bombes. En violant la neutralité de la Belgique lors de la première, l’armée allemande n’eut aucun mal à accéder à Lille. Les bombes tombèrent en octobre 1914 causant de gros dommages dans le quartier de la gare (900 immeubles totalement détruits). Par la suite, le front demeura à vingt kilomètres au sud et on entendit le canon tonner durant toute la guerre jusqu’à la libération par les Anglais en octobre 1918. La deuxième guerre mondiale épargna en grande partie la ville qui fut occupée de mai 1940 jusqu’en septembre 1944. Il y eut malgré tout des bombardements alliés sur le sud-est de la ville d’une part pour la destruction de l’usine Fives Cail Babcock en 1942 qui travaillait contrainte pour l’armée allemande et d’autre part de la logistique ferroviaire (ateliers SNCF d’entretien du matériel roulant d’Hellemmes) en 1943. L’occupation fut marquée par l’épisode dramatique du massacre d’Ascq à sept kilomètres de Lille et elle prit fin tragiquement avec la déportation vers les Camps de la Mort début septembre 1944, très peu avant l’arrivée des Anglais, de 1.250 détenus de la prison de Loos (Juifs, résistants, prisonniers politiques), épisode connu sous le nom de « Train de Loos ». Très peu revinrent de captivité.
  • 38. En 1983, la Communauté Urbaine de Lille se dote du premier métro entièrement automatisé au monde. Les stations de style moderne ou classique ont été confiées à de grands artistes et architectes afin d’adapter chacune artistiquement à son quartier.
  • 39. En 1994, la ville inaugure le nouveau quartier d’Euralille. On peut y remarquer la tour du Crédit Lyonnais, enjambant la gare de Lille Europe, surnommée « le flipper » ou « la bottine » pour laquelle son architecte fut primé.
  • 40. Le P’tit Quinquin. La statue commémore la célèbre berceuse en patois lillois écrite par Alexandre Desrousseaux en 1853. L’air de la chanson est repris par le carillon du beffroi de la bourse tous les jours.
  • 41. Au Moyen âge, les valets avaient obtenu le droit de vendre une fois par an les vieux habits et objets de leurs maîtres. La tradition s’est perpétuée à travers les siècles avec la célèbre braderie le premier week-end de septembre. Deux cents kilomètres de trottoirs à travers la ville deviennent alors le plus grand marché aux puces d’Europe. L’événement attire deux à trois millions de visiteurs venus de partout.
  • 42. Une autre coutume s’est ajoutée à la braderie avec le célèbre moules – frites, 250 à 300 tonnes de moules servies pour l ’ensemble des restaurants de la ville. Un spectacle curieux le dimanche après-midi est de voir les amoncellements de coquilles de moules devant les restaurants.
  • 43. Aujourd’hui, avec un peu plus de 200.000 habitants, Lille se classe comme dixième ville française et quatrième métropole totalisant un peu plus d’un million et demi d’habitants dont cinq cent mille le long de la frontière belge par les villes de Roubaix, Tourcoing et leurs banlieues. D’une histoire écrite souvent avec les canons, son architecture typique a été malgré tout préservée et elle est devenue une destination touristique dont la popularité grandit. Située à l’intersection d’axes européens, elle mérite le détour.
  • 44. Photos et montage : Didier Delvoye. Commencé en 2005, chaque photo est remplacée au fur et à mesure de la rénovation des bâtiments.