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Les carnets de BPCE 2014 - L'Observatoire - La cession-transmission des PME
 

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    Les carnets de BPCE 2014 - L'Observatoire - La cession-transmission des PME Les carnets de BPCE 2014 - L'Observatoire - La cession-transmission des PME Document Transcript

    • ÉTUDES DES COMPORTEMENTS FINANCIERS BPCEL’Observatoire LES CARNETS DE UN ENJEU DE PÉRENNITÉ POUR LES PME D’OUTRE-MER MARS 2014 LACESSION- TRANSMISSION DESPME MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION
    • 2 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME L’édition  2011 de BPCE L’Observatoire QuandlesPMEchangentdemains,quipro- posaitunemesureetuneanalyseoriginales de la cession-transmission, a remis en causebiendesidéesreçuesetoffertdenou- vellesperspectivessurlaquestion.Lapubli- cation des Carnets de BPCE L’Observatoire en 2012 avait ensuite présenté une mise à jourdecetteétude,confirmantlafiabilitéde la méthode employée ainsi que la stabilité des résultats. Cette actualisation était com- plétéeparuneétudespécifiquesurlatrans- mission familiale des PME, montrant que celle-ci joue un rôle beaucoup plus impor- tant que communément admis pour assu- rer la pérennité du tissu d’entreprises moyennes, notamment industrielles et décentralisées, dans notre pays. DanscettedeuxièmeéditiondesCarnetsde BPCEL’Observatoire,lesopérationsdeces- sion-transmission sont à nouveau mises à jour pour l’année 2012, ce qui permet de dégager des tendances et de confirmer le rôle majeur des cessions intrafamiliales en fin d’activité professionnelle. Alorsquedesdisparitésterritorialesdeces- sion-transmission ont été mises en évi- dence ces deux dernières années, et dans l’esprit de BPCE L’Observatoire de contri- buer au débat public, il a paru utile de mon- trer à quel point la cession-transmission constitue, plus encore qu’en métropole, un enjeu décisif pour l’outre-mer. La seconde partie du document est donc consacrée à ces territoires qui se révèlent dynamiques, densesenentreprisesmaisfragiles,etdont le manque de cessions-transmissions constitue un risque de perte de vitalité éco- nomique. Réunissant deux grands réseaux coopératifs, Banque Populaire et Caisse d’Epargne, le Groupe BPCE est d’autant plus enclin à traiter cette question qu’elle est décisive pour la préservation du tissu productif régional et pour l’avenir des terri- toires où ses banques sont implantées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DeuxièmegroupebancaireenFrance, grâce à ses deux enseignes phares que sont BanquePopulaireetCaissed’Epargne,leGroupe BPCEexercetouslesmétiersdelabanqueet de l’assurance, au plus près des besoins des personnesetdesterritoires.Avecles19 Banques Populaires, les 17 Caisses d’Epargne, Natixis, le Crédit Foncier, la Banque Palatine, la Banque Privée 1818…, le Groupe BPCE propose à ses clientsuneoffrecomplètedeproduitsetservices : solutionsd’épargne,deplacement,detrésorerie, definancement,d’assurance,d’investissement… Fidèle à son statut coopératif, le groupe les accompagnedansleursprojetsetconstruitavec euxunerelationdansladurée,contribuantainsi à20 %dufinancementdel’économie française. AVANT- PROPOS ALAIN TOURDJMAN Directeur des Études écono- miques et de la Prospective de BPCE. Lesauteurs THOMAS LE DRET Chargéd’étudesau seindeladirection desÉtudes économiqueset delaProspective deBPCE.
    • 3 D epuis2011,BPCEL’Observatoire dénombre précisément les cessions-transmissions de PMEenFrance1 .Laméthode employée ayant prouvé sa fiabilité lors d’une mise à jour en 20122 , le suivi et l’analyse ont été poursuivis pour la troisième année dans la présente édition des Carnets de BPCE L’Observatoire avec la même approche, afin de mettre en évidence les évolutions concernant tant la cession que la dispa- rition. La transmission familiale, dont le rôle majeur en fin d’activité profession- nelle a été présenté dans l’édition précé- dente, fait l’objet d’une actualisation, tandis que l’approche sectorielle a été approfondie et propose désormais une mesure des opérations en fonction de secteurs d’activité détaillés. En 2012, 15 142 cessions-transmissions de PME et ETI ont été identifiées, ce qui repré- sente un taux de 7,3 % des 208 807 PME et ETI que compte la France. 1 POUR LATROISIÈMEANNÉE, BPCE L’OBSERVATOIRE DÉNOMBRE LES CESSIONS-TRANSMISSIONS DE PME ET ETI EN FRANCE. 15 142 OPÉRATIONS ONT ÉTÉ IDENTIFIÉES EN 2012. MICROSCOPIE DE LA CESSION-TRANSMISSION DES PME EN 2012 1 BPCEL’Observatoire, décembre 2011, QuandlesPME changentdemains. 2 LesCarnetsde BPCEL’Observatoire, décembre 2012, Lacession- transmissiondesPME.
    • 4 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME 1. CONFIRMATION DE LA FIABILITÉ DE LA MÉTHODE 1.1 Une méthodologie affinée La procédure de dénombrement des opé- rations de cession-transmission mise en place depuis 2011 repose sur l’utilisation de différentes bases de données3 (Infolégale, Corpfin,Altares,Sirene…).Lacomparaison des cessions à différentes années n’ayant desensquelorsquelespérimètresdesoutils d’analyse sont identiques d’une année à l’autre, certains ajustements méthodolo- giques se sont avérés nécessaires. Les PME et ETI incluses dans le périmètre del’étudesontdéterminéesparlabasedes numérosSiren(identifiantuniquedechaque entreprise)del’Insee.Or,lesentreprisesayant faitl’objetd’unecessation,typed’événement observé dès la publication de l’annonce légaledanslabaseAltares,nesontpastou- joursradiéesàtempsdesbasesparl’Insee. Ce décalage de calendrier peut dès lors conduire à compter une même disparition deux années consécutives.Afin d’éviter ce double compte, les entreprises dont la dis- parition est observée dans la base Altares sontdésormaisexcluesdel’universdesPME et ETI de l’année suivante, même si elles n’ont pas encore été radiées des bases par l’Insee. Pour l’année 2011, le nombre de cessations passe ainsi de 6 251 à 5 126. Le deuxième axe d’amélioration concerne le calcul des changements de dirigeant de PME.Enfévrier2012,uneopérationdemain- tenance et une évolution de la méthode d’enregistrement des noms dans la base « Dirigeants » d’Altares ont conduit à une actualisation du nom du dirigeant de nom- breusesPME.Lacomparaisondesnomsdes dirigeants des PME entre janvier 2012, date à laquelle ces modifications n’avaient pas encore eu lieu, et décembre 2012, où ces dernièressontprisesencompte,auraitalors conduit à une hausse virtuelle du nombre dechangementsdedirigeant(intrafamiliaux ou de dirigeant-actionnaire) recensés par cette base. Cette forte augmentation aurait correspondunonpasàdesopérationsayant eulieuen2012,maisàuncumuld’opérations non identifiées les années précédentes. Ledénombrementdeschangementsdediri- geant a donc été décalé dans le temps, de mars2012àmars2013,afind’éviteraumaxi- mum d’affecter à l’année 2012 des change- mentsdedirigeantayanteulieuauparavant. Dans l’édition 2011 de BPCE L’Observatoire Quand les PME changent de mains, trois cercles de la cession-transmission avaient étéidentifiés.Lepremiercorrespondaitàcelui où les événements avaient une probabilité quasicertained’avoirlieu,ledeuxièmerepré- sentaitlesopérationspourlesquelleslapro- babilitédecessionétaitforte,etletroisième cercleidentifiaitlesévénementsdontlapro- babilitédecessionétaitfaiblemaisnonnulle. ( CHAPITRE 1. ) Évolution des cercles de la cession-transmission depuis 2005 Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. Premier cercle : taux de PME ayant connu de façon certaine une cession-transmission Deuxième cercle : taux de PME ayant connu de façon très probable une cession-transmission Évaluation 2005 2010 2011 2012 8 747 10 680 10 591 12 932 10 874 15 142 2% 4% 6% 8% 0% 10 425 13 256 1,1 1,1 1,3 2,1 4,8 5,1 5,0 5,2 Tauxdecession-transmission etnombredePME/ETIcédées 3 L’accèsà l’ensembledeces basesetleurmiseen formesontassurés parExperianpH, sociétéspécialisée dansl’analysedela donnée« BtoB » soustoussesangles.
    • 5 Le troisième axe d’amélioration concerne larépartitiondeschangementsdedirigeant entre le premier et le deuxième cercle de la cession.Dansleséditionsprécédentes,nous les avions affectés au deuxième cercle, compte tenu du fait que seuls les change- mentsdenometdeprénométaientconnus. Désormais, la probabilité de cession est croisée avec les annonces légales de chan- gements de dirigeant, issues d’Infolégale. Si un changement de dirigeant est détecté parlesdeuxapproches,ilestalorsconsidéré comme confirmé, et intègre le premier cercle. En revanche, s’il n’est observé que par la première méthode, il est affecté au deuxième cercle. Lavalidationdeschangementsdedirigeant du premier cercle par la base Infolégale a bien évidemment été appliquée pour les années 2010, 2011 et 2012. Le nombre total de cessions retenu pour le premier cercle estainside10 591en2010,10 425en2011et 10 874 en 20124 , tandis que l’on compte au total,pourlesdeuxcercles,12 932opérations en 2010, 13 256 en 2011 et 15 142 en 2012. MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION TYPE D’ÉVÉNEMENT 10-19 salariés 20-49 salariés 50-99 salariés 100-249 salariés 250 salariés etplus Total Taux Disparition non judiciaire 472 424 113 47 33 1 089 0,5 % Disparition judiciaire 2 407 876 180 81 24 3 568 1,7 % Cessation (1) 2 879 1 300 293 128 57 4 657 2,2 % Taux de variation entre 2011 et 2012 - 14,9 % - 0,1 % 14,9 % - 9,9 % 23,9 % - 9,1 % - Cession (Infolégale et Corpfin) 3 116 1 859 617 448 414 6 454 3,1 % Cession de holding (Insee et Corpfin) 161 132 92 96 110 591 0,3 % Changement d’actionnaire principal du holding 142 134 85 75 86 522 0,3 % Changement d’actionnaire principal 907 755 349 304 213 2 528 1,2 % Transmission intrafamiliale avérée 205 181 39 41 15 481 0,2 % Changement de dirigeant-actionnaire confirmé 123 122 28 17 8 298 0,1 % Sous-total : cession 4 654 3 183 1 210 981 846 10 874 5,2 % Taux de variation entre 2011 et 2012 7,6 % 0,6 % 3,5 % 4,2 % 2,8 % 4,3 % - Changementdedirigeantintrafamilial 1 071 563 133 83 24 1 874 0,9 % Changement de dirigeant actionnaire 1 684 572 87 42 9 2 394 1,1 % Cession-transmission (2) 7 409 4 318 1 430 1 106 879 15 142 7,3 % Taux de variation entre 2011 et 2012 38,5 % - 3,4 % - 3,1 % 0,2 % 2,3 % 14,2 % - Autre changement de gouvernance (3) 3 701 3 194 1 290 1 048 847 10 080 4,8 % Aucun événement de cession ou de disparition (4) 109 231 48 445 11 476 6 731 3 045 178 928 85,7 % Ensemble des PME/ETI(1)+(2)+(3)+(4) 123 220 57 257 14 489 9 013 4 828 208 807 100 % Taux de cession (1er cercle) 3,8 % 5,6 % 8,3 % 10,9 % 17,5 % 5,2 % - Tauxdecession-transmission(2e cercle) 6,0 % 7,5 % 9,9 % 12,3 % 18,2 % 7,3 % - Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. Les cessions-transmissions et les principaux événements des PME/ETI par taille d’entreprise en 2012 4 Lesdonnées détailléespartaille d’entreprise commeparâge dudirigeantsont disponiblessur www.observatoire. bpce.frpour2012 etpourlesrévisions desdonnées de2010et2011.
    • 6 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME 1.2 Une validation des grands enseignements des éditions précédentes Dans les éditions précédentes, il était établi que l’ensemble des PME se renouvelait en unedécennie.En2012,lescessations,carac- térisant la disparition d’une entreprise du répertoire Sirene sans qu’elle fasse l’objet d’une cession, ont concerné 4 657 PME et ETI, soit 2,2 % de notre périmètre d’entre- prises. De plus, 15 142 entreprises employant 1,3 million de salariés ont été l’objet d’une opération de cession, ce qui représente 7,3 % des entreprises de notre périmètre et 13,8 % de leur valeur ajoutée (13,2 % en 2011). Les cessions et les dispa- ritions ont conduit en 2012 au renouvelle- ment de 9,5 % de l’ensemble des PME et ETI,cequiconfirmelesanalysesantérieures. Si la cession d’une PME est un événement courant d’un point de vue global, les entre- prises cédées ne constituent pas pour autant un ensemble uniforme. De par leur importancedémographique,lesentreprises de 10 à 19 salariés représentent près de 50 % des cessions-transmissions de PME. Toutefois,leurtauxdecession-transmission n’est que de 6 %, alors que celui des entre- prises de 20 à 49 salariés est de 7,5 % et celui des ETI de 18,2 %. La taille reste donc le critère principal de détermination des cessions-transmissions et prévaut notam- ment sur l’âge du dirigeant. En effet, le taux de cession des entreprises d’une taille don- née domine presque toujours celui des entreprises de taille inférieure, et ce, quel que soit l’âge de leur dirigeant. En 2012, seules les PME de 10 à 19 salariés dont le ( CHAPITRE 1. ) Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. La fréquence des cessions varie davantage avec la taille de l’entreprise qu’avec l’âge du dirigeant Entre 10 et 19 salariés - 2012 Entre 10 et 19 salariés - 2011 Entre 10 et 19 salariés - 2010 Entre 20 et 49 salariés - 2012 Entre 20 et 49 salariés - 2011 Entre 20 et 49 salariés - 2010 250 salariés et plus - 2012 250 salariés et plus - 2011 250 salariés et plus - 2010 Entre 50 et 249 salariés - 2012 Entre 50 et 249 salariés - 2011 Entre 50 et 249 salariés - 2010 moins de 40 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-65 ans 66-69 ans 70 ans ou plus 0% 5% 10% 15% 20% Tauxdecession-transmissionparâgedudirigeant selonlatailledel’entreprise
    • 7 dirigeanta60 ansouplusontunefréquence de cession supérieure à celle des PME de taille immédiatement supérieure (20 à 49 salariés) dont le dirigeant a moins de 60 ans. Comme le relevaient les éditions précédentes,lafind’activitéprofessionnelle ne constitue pas le principal facteur expli- catif des cessions-transmissions de PME, et les cessions avant 55 ans restent majori- taires,puisqueprèsde52 %desopérations ont lieu avant cet âge. 1.3 Les évolutions des cessions de PME en 2012 En 2012, le nombre de cessions de PME de 20 à 99 salariés a diminué (- 3,4 % pour les entreprises de 20 à 49 salariés, - 3,1 % pour celles de 50 à 99 salariés par rap- port à 2011), et le nombre de cessions a stagné pour les PME de 100 à 249 salariés. En revanche, le taux de cession des ETI en 2012 est supérieur à celui observé un an auparavant (nombre de cessions en haussede2,3 %en2012),toutcommecelui des PME de 10 à 19 salariés, qui a aug- menté plus fortement encore5 . Ces évo- lutions compensent celles de l’an passé, qui montraient à l’inverse une baisse des cessions pour les ETI, et une croissance des opérations concernant les PME de 20 à 99 salariés. Elles renforcent ainsi l’importance de la taille de l’entreprise vis- à-vis de la fréquence des cessions. Par ailleurs, contrairement à l’année 2011, où une légère baisse des cessions avant 55 ans avait été observée, toutes les caté- gories d’âge ont vu leurs opérations aug- menter en 2012, en nombre comme en taux. Si la croissance des cessions après 55 ans a été supérieure à celle des cessions chez les dirigeants les plus jeunes, cela ne remet pas en cause la médiane de l’âge des dirigeants lors de la cession, qui reste inférieure à 55 ans. Comme en 2010 et en 2011, l’analyse des prixapuêtremenéeàpartirdesopérations détectées via la base Infolégale (3 207 prix connus pour 6 106 cessions), ou recensées danscelledeCorpfin(117 prixpour348 opé- rations), cette dernière ne retenant que les transactions de plus de 750 000 euros. La première source d’information présente une quasi-stagnation sur un an de la médiane des prix à 183 000 euros, tandis que le montant médian issu de la seconde source de données retrouve son niveau de 2010 à 4 millions d’euros, soit une baisse de 50 % par rapport à 20116 . Ainsi, deux univers de prix continuent de coexister. Le premier valorise un modèle à maturité de taille petite ou moyenne dont une partie des entreprises connaissent des difficultés, et le second correspond à des structures dont les perspectives de déve- loppement sont plus élevées, mais dont la valorisation a été établie sur des bases moins favorables en 2012. Cette évolution est d’ailleurs à mettre en parallèle avec l’indice Argos Mid-Market d’Epsilon Research,enbaissede18 %en20127 .Après l’augmentation des prix de 2011, la ten- dance à la stagnation des prix, voire à la baisse pour les plus grands comptes, tient aussi à la diminution de la taille moyenne des entreprises cédées. Le nombre de cessions de PME de 20 à 49 salariés a diminué de 3,4 % entre 2011 et 2012. 3,4 MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION 5 Lacroissancedes cessionsdePME de10à19 salariés n’estqu’indicative. Eneffet,l’améliora- tiondelabase « Dirigeants » d’Altaresapermis d’atteindreune meilleurequalitéde dénombrement qu’en2011,rendant lacomparaisonde cesdeuxannées enpartiefactice. 6 Comptetenu dufaiblenombre d’unitésstatistiques observées,cette variationdoitêtre considéréecomme uneindication detendanceet noncomme uneinformation deréférence. 7 Cf.www.epsilon- research.com/ Market/Argosfr
    • 8 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME 2. VIEILLISSEMENT, TRANSMISSION FAMILIALE ET DISPARITIONS 2.1 Le nouvel âge des dirigeants de PME En2012,19,5 %desdirigeantsont60 ansou plus, dont 7,1 % ont plus de 65 ans et emploient environ 665 000 salariés (soit 8,1 % des salariés de PME en France). L’essentiel de l’accroissement de 0,3 point de la part des dirigeants de 60 ans et plus en 2012 s’est concentré sur les dirigeants de plus de 65 ans. Même si le processus de vieillissementdesdirigeantsdePMEsemble seralentirparrapportà2011,ilnesedément pas depuis 2005, voire s’accentue pour les plusâgésd’entreeux,cequifragiliseletissu dePME.Cetteévolutionconfèreàlacession etàlatransmissionfamilialeunrôletoujours décisif dans la préservation du potentiel de croissance et de la compétitivité qui, statis- tiquement, est altéré dans les entreprises dont le dirigeant dépasse 60 ou 65 ans8 . 2.2 La cession intrafamiliale comme recours contre le vieillissement des dirigeants Les modèles allemand et italien, dans les- quels les opérations de transmission fami- liale seraient fréquentes, sont souvent opposés à un modèle français dont l’attrait pour les cessions familiales serait peu pro- noncé. Les travaux de BPCE L’Observatoire ont cependant montré précédemment que cephénomèneétaitplusrépanduenFrance que communément admis. Les bases de données recensant la plupart des diri- geants de PME permettent en effet de dénombrer les opérations de transmission à titre gratuit en comparant les noms et prénoms de dirigeants en début et fin d’année. En 2010, 1 631 transmissions familialesavaient étéidentifiées,puis1 850 en 2011. Après une opération de mainte- nance de ces bases de données en 2012, le nombre de cessions familiales à titre gratuit est de 2 3559 . Il apparaît alors que, en moyenne, 1 945 PME sont transmises au sein de la famille chaque année. ( CHAPITRE 1. ) moins de 40 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans 55 à 59 ans 60 à 65 ans 66 à 69 ans 70 ans et plus 0 % 1 % 2 % 3 % 4 % 6 % 5 % 0 % 3 % 6 % 9 % 12 % Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. Le taux de cession intrafamiliale augmente fortement à partir de 60 ans Taux de cession intrafamiliale 2010 Taux de cession global 2010 Taux de cession intrafamiliale 2011 Taux de cession global 2011 Taux de cession intrafamiliale 2012 Taux de cession global 2012 Tauxdecession intrafamiliale Tauxdecession global 8 Cf.BPCE L’Observatoire, décembre 2011, QuandlesPME changent de mains. 9 Soit481 transmissions familiales confirméeset 1 874changements dedirigeants intrafamiliaux. L’écartentre2011 et2012tient certainement davantageàla maintenancedes basesdéjàévoquée qu’àuneévolution « naturelle »d’une annéesurl’autre. Davantagede précisionssont fourniesdans l’encadré méthodologique, enpage 19.
    • 9 Mais, si l’âge du dirigeant ne joue pas un rôle majeur pour l’ensemble des cessions, il est en revanche un facteur prépondérant en ce qui concerne les transmissions fami- liales. En effet, le point bas des cessions intrafamiliales est atteint entre 40 et 59 ans (0,6 % en 2012), et la fréquence de ces der- nières augmente très fortement à partir de 60 ans, jusqu’à plus de 4 % après 70 ans. En 2011 comme en 2012, la transmission familiale à titre gratuit a d’ailleurs repré- senté 24 % des opérations de cession de PME et ETI après 60 ans. LestravauxdesprécédentsCarnetsdeBPCE L’Observatoire ont également mis en évi- dencequelesPMEde20à249 salariéssont celles qui sont principalement concernées par la transmission familiale. Malgré la baissesurunandelafréquencedescessions de ces entreprises« moyennes »,etnotam- ment de leur taux de cession intrafamiliale, qui passe de 1,6 % en 2011 à 1,3 % en 2012, latransmissionfamilialeresteunespécificité des entreprises moyennes, plus ou moins prononcée selon les secteurs d’activité. Comme en 2011, le commerce de détail ou de gros, l’industrie et le BTP, auxquels viennent s’ajouter les transports en 2012, sontlessecteursoùlatransmissionfamiliale est la plus développée. À l’inverse, les ser- vices (activités immobilières, information et communication, santé et action sociale, activités scientifiques et administratives…) et l’hôtellerie-cafés-restauration ne privilé- gient pas ce type de cession. Malgrélechangementderegistredesbases dedonnéesquiadonnélieuàuneaugmen- tationdunombredetransmissionsfamiliales en 2012, principalement concentrée sur les PME de 10 à 19 salariés, le taux de cession intrafamilialedecesPMEdepetitetaillereste inférieuràceluidesPMEde20à249 salariés (1 % contre 1,3 %).Toutefois, cette augmen- tationdunombredecessionsintrafamiliales des entreprises de 10 à 19 salariés laisse apparaître un recours plus prononcé à ce type d’opérations en 2012 dans les mêmes secteurs que les PME de taille plus impor- tante (commerce, industrie, transports et BTP). Au-delà de 249 salariés, le taux de transmissionfamilialeresteinférieuràcelui desPMEetéquivalentdanstouslessecteurs. 2.3 Des disparitions d’entreprises en mauvaise santé Les transformations que peuvent subir les PME et les ETI ne se limitent pas aux ces- sions. Ces entreprises peuvent également disparaître, à la suite d’une liquidation judiciaire identifiée par un tribunal de com- merceetréférencéeparlabasededonnées Altares, ou alors par disparition sans pro- cédure judiciaire préalable. En 2012, on compte 3 568 disparitions « judiciaires » de PME et ETI, et 1 089 cessations sans liqui- dation judiciaire. Ces 4 657 PME et ETI disparues en 2012 représentent 2,2 % du nombre total des entreprises de notre péri- mètre et près de 125 000 salariés, soit environ un dixième des emplois concernés par des cessions-transmissions.Ainsi, les entreprises concernées par des dispari- tionssont,enmoyenne,depluspetitetaille que les entreprises cédées. Le niveau de risque10 constitue par ailleurs un indicateur significatif dans le destin des PME. En effet, 54 % des entreprises dispa- rues en 2012 avaient déjà un risque élevé (note D) ou très élevé (note E) cinq ans auparavant. Cette proportion n’a cessé de croître depuis 2008, pour atteindre plus de 71 %en2012aumomentdeleurdisparition. 10 Lerisqueest mesuréicipar lesystèmedu « Megascore » développépar ExperianpH etquiétablit 5 classes,de A (laplussûre)à E (laplusfragile). MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION
    • 10 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME Si la disparition concerne avant tout des PME mal classées en termes de risques, près de 14 % des entreprises disparues en 2012avaientunrisquejugépeuélevé(notes A ou B), soit un total de 644 PME. Parmi ces entreprises en bonne santé apparente qui ont disparu, 157 ont subi une liquidation judiciaire. Selon ce décompte, 487 entre- prises en bonne santé ont donc cessé leur activité sans accident judiciaire ni reprise en 2012.Toutefois, une analyse rétrospec- tivesurlesdisparitionsde2011montreque, sur les 542 PME disparues en bonne santé sans accident judiciaire, 207 entreprises avaientfinalementfaitl’objetd’unecession nonidentifiée,notammentpourdesraisons de calendrier (la cession a par exemple eu lieu en 2010, mais la disparition n’a été enregistréequ’en2011).Enconsidérantque la part des entreprises considérées à tort comme disparues et non cédées est équi- valente en 2011 et en 2012, il apparaît que le nombre de PME en bonne santé qui ont disparu sans accident judiciaire ni reprise était donc de 335 unités en 2011 et 301 uni- tésen2012,correspondantrespectivement à 7 556 salariés en 2011 et 13 300 salariés en 2012, soit moins de 1 % de l’emploi concerné par une cession d’entreprise. Ces résultats confirment l’analyse de BPCE L’Observatoire Quand les PME changent demains,quiévaluaitàquelquescentaines aumaximumlenombredePMEqui,apriori en bonne santé, disparaissaient sans reprise chaque année en France. ( CHAPITRE 1. ) Source : données et notations Experian pH, calculs et analyses BPCE. NoteA : risque très faible Note B : risque faible Note C : risque moyen Note D : risque élevé Note E : risque très élevé 2008 2009 2010 2011 2012 0% 20% 40% 60% 80% 100% 9,7 14,9 21,3 26,2 27,9 9,4 14,4 20,1 26,4 29,7 7,2 12,0 19,8 28,9 32,1 6,2 10,7 17,5 27,0 38,5 6,0 7,9 14,3 21,1 50,7 %desnotesduMegascore desPMEdisparuesen2012Plus de trois quarts des PME disparues en 2012 présentaient un niveau de risque élevé, voire très élevé au moment de leur disparition
    • 11 3. SECTEURS D’ACTIVITÉ DIVERS, CESSIONS DIVERSES 3.1 Des dynamiques par grands secteurs d’activité… Le croisement des cessions et des dispa- ritions par grands secteurs présente quatre types d’entreprises en 2012. Les PME et ETI, dont le nombre d’opérations de ces- sion est élevé et qui disparaissent peu, sont pour l’essentiel issues de l’industrie (agro-alimentaire et manufacturière), du commerce (de détail et de gros) et des activités immobilières. Ce premier type d’entreprises présente un taux de cession compris entre 7,8 % et 10 % et un taux de disparition compris entre 1,3 % et 1,9 %. Le deuxième groupe de PME correspond à celles dont le renouvellement est rapide, aussi bien par la cession que par la dispa- rition. Les sociétés des secteurs de l’infor- mation et de la communication ainsi que des transports ont ainsi des taux de ces- sion (de 8,2 % à 8,4 %) et de disparition (entre2,3 %et3 %)supérieursàlamoyenne. Àl’inverse,lessecteursdel’hôtellerie-cafés- restauration et des autres activités de services se renouvellent peu par la cession (taux compris entre 5,4 % et 6 % en 2012), et disparaissent peu (de 1,7 % à 1,9 %). Enfin, le quatrième profil de PME corres- pond aux secteurs de l’enseignement- santé-action sociale, des services spécialisés/scientifiques/techniques/admi- nistratifs et surtout du BTP, pour qui les opérations de cession sont rares (6 % en moyenne pour les deux premiers, 4,8 % pour le BTP), mais dont la fréquence des disparitions est supérieure à la moyenne (2,7 % pour les deux premiers), voire éle- vée dans le secteur de la construction (environ 3,6 %). 3.2 … qui recouvrent des disparités selon les secteurs détaillés Toutefois, les secteurs constituant ces quatre types d’entreprises sont parfois hétérogènes. Au sein de ces secteurs d’activité regroupés, on note des dispa- rités entre les sous-secteurs qui les com- posent. Elles s’expliquent notamment par des effets de structure, tels que la taille de l’entreprise ou son type d’actionnariat. Les secteurs de l’imprimerie, de l’habille- ment, voire du travail du bois, dont la part d’entreprisesdeplusde50 salariésestinfé- rieure à la moyenne du secteur manufactu- rier, ont des taux de disparition supérieurs à la moyenne. En revanche, les industries tellesquelachimie,lafabricationdeproduits électroniques et informatiques, la métallur- gie ou la production de papier et carton, dontlesentreprisessontdeplusgrandetaille qu’en moyenne, ont des taux de cession élevés et des taux de disparition réduits. Le secteur du BTP présente également une nette différence entre le génie civil et la construction. Le génie civil représente environ 1 800 PME et ETI, dont plus de 31 % ont plus de 50 salariés, et se renou- vellesurtoutparlacession(tauxdecession de 7,6 % et taux de disparition de 2,3 %). La construction, quant à elle, compte 29 500 PME et ETI, dont moins de 10 % ont plus de 50 salariés et 80 % sont détenues par un actionnaire personne physique, et est l’un des très rares sous-secteurs dont le taux de disparition est supérieur au taux de cession (3,9 % contre 3,2 %). MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION Les secteurs de l’industrie chimique et de la production de produits électroniques et informatiques, pour lesquels la probabilité de cession est la plus élevée, présentent un taux de cession égal à 10 %. 10
    • 12 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME ( CHAPITRE 1. ) Enfin,lesservicesspécialisés/scientifiques/ techniques/administratifs regroupent des sous-secteurs appartenant aux quatre qua- drants. Les PME exerçant des activités juri- diques et comptables, de petite taille, ont peu recours à la cession, tandis que les sous-secteursdelapublicitéetdesactivités dessiègessociauxetdeconseil,dontlapart desPMEde50 salariésetplusestsupérieure à la moyenne du secteur, présentent des tauxdecessionplusélevésqu’enmoyenne. Les services relatifs aux bâtiments, de plus grande taille également, mais dont 68 % des PME sont détenues par des personnes physiques,sontplusprochesdusecteurdu BTP que de celui des services spécialisés. Ainsi,unefaibletaillemoyenned’entreprise et/ou un capital principalement détenu par des personnes physiques sont des indi- cateurs qui distinguent souvent les sous- secteurs qui ont des taux de disparition élevés et un recours à la cession peu mar- qué,commel’imprimerie,letravaildubois, la construction, les services relatifs aux bâtiments ou les transports terrestres. De plus, les repreneurs d’entreprise dans ces secteurs sont plus souvent qu’en moyenne des petites structures, comme desTPE, plutôt que des PME ou des ETI. Cette moindre tendance à la concentration conduit à perpétuer le positionnement de ces sous-secteurs. Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. Les spécificités sectorielles de cession et de disparition des PME en moyenne 2011-2012 Activitésimmobilières Servicesspécialisés Industrieagro-alimentaire(IAA) Commercededétail Enseignement,santé,actionsociale Industriemanufacturière Commercedegros Information&Communication BTP Hôtellerie-cafés-restauration(H-C-R) Transports Autresservices %decessionsmoyen 2011-2012 % de disparitions moyen 2011-2012 0,5 % 1,5 % 2,5 % 3,5 % 4,5 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % Act.juridiquesetcomptables Siègessociaux&Conseil Architectureetingénierie Publicitéetétudesdemarché Agencesdevoyages Servicesrelatifsauxbâtiments Act. immobilières Art,loisirs,sports Autres services personnels Commercededétail Commerce degros Enseignement,santé,actionsoc. H-C-R IAA Ind.del’habillement Travail dubois Ind. dupapieretducarton Imprimerie Ind.chimique Fab.depdtsplastiques Métallurgie Fab.depdtsmétalliques Pdtsélec.et informatiques Industrieautomobile Collecte,traitementdesdéchets Édition Production audiovisuelle Autresact.informatiques Transportsterrestres Transportspareau&aériens LogistiqueGéniecivil Construction Secteurs d’activité de référence :
    • 13 L es travaux sur la cession-trans- mission menés dans le cadre de BPCE L’Observatoire ont la vertu de pouvoir être déclinés par région ou par département. Ils permettent ainsi de mettre en évidence les disparités territoriales tenantàdesfacteursstructurelsourelevant de spécificités locales. Ces analyses ont fait l’objet de conférences dans la plupart desrégionsfrançaises,enprésencedespar- ties prenantes de la cession-transmission. Ellessontapparuesrobustesetsignificatives auxacteursterritoriaux.Cettemêmedémarche aétémenéeenMartiniqueetenGuadeloupe où elle a été présentée en octobre 2013, à l’occasion des 160 ans de la Banque des AntillesFrançaises,banqueduGroupeBPCE. Il a alors paru utile à de nombreux respon- sablesultramarinsd’étayeretdediffusercette analysemontrantàquelpointlacession-trans- mission constitue, plus encore qu’en métro- pole,unenjeudécisifpourl’outre-mer.Faute dedonnéesconcernantMayotte,lepérimètre étudiéiciselimiteradoncàlaGuadeloupe,à laMartinique,àlaGuyaneetàlaRéunion. 2 DANS LES DOM, LES PME CONSTITUENT UN LEVIER ESSENTIEL POUR LA CROISSANCE ET L’EMPLOI. LEUR TRÈS FAIBLE TAUX DE CESSION REPRÉSENTE EN REVANCHE UN RISQUE POUR L’ÉCONOMIE ULTRAMARINE. LACESSION-TRANSMISSION, UNENJEUDEPERENNITE POURLESPMED’OUTRE-MER
    • 14 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME 1. LES PME ULTRAMARINES : DYNAMISME ET FRAGILITÉ 1.1 Un tissu d’entreprises dense et actif Le réseau d’entreprises, y compris indi- viduelles, des départements d’outre-mer (DOM) est plus dense 1 que celui de la métropole. La vitalité de la création d’entre- prisead’ailleurstendanceàmaintenircette supériorité dans le temps. À la Réunion et en Guyane, le taux de création2 a été plus élevé qu’en métropole depuis le milieu des années 2000. Dans les Antilles, le mouvement de création est inférieur à la moyenne française depuis 2009 mais, compte tenu d’une densité d’entreprises très supérieure, il est suffisant pour main- tenir un écart substantiel avec la métro- pole. Par ailleurs, le suivi par l’Insee de la cohorte des entreprises créées en 2006 3 montre que la probabilité de sur- vie à cinq ans est supérieure en Marti- nique et en Guadeloupe (respectivement 57 % et 54 %) qu’en métropole (52 %), les créations de la Réunion apparaissant au contraire plus fragiles (42 % de taux de survie à cinq ans). Enfin, 47 % des créations dans les DOM concernent les services. Elles contribuent à rééquilibrer un outil productif déjà diversifié mais où, au contraire du commerce et de l’industrie, ces activités étaient sous- représentées. Cette forte densité d’entreprises dans les DOM tient cependant pour beaucoup, notamment aux Antilles, aux entités uni- personnelles, qui y représentent 76 % de l’effectif contre 67 % pour la France. Pour autant, la croissance des entreprises sans salarié y a été moins vive qu’en France depuis l’an 2000, alors que celle desTPE (de 1 à 9 salariés), presque nulle pour le pays, a été de 38 % dans les DOM. Parallèlement, de façon beaucoup plus significative qu’en métropole, la part des entités de 6 à 9 salariés a nettement pro- gressé au détriment de celles employant 1 à 2 salariés. In fine, la densité deTPE dans les DOM, inférieure à la moyenne nationale en 2000, l’avait dépassée de dix points en 2012. 1.2 Des PME/ETI essentielles pour la croissance et l’emploi Dans cet environnement général, l’ana- lyse portera désormais plus précisément sur les PME et ETI (de 10 à 4 999 salariés), qui représentent, particulièrement pour les DOM, un enjeu économique décisif. En effet, les PME et ETI ont un rôle essentiel pour assurer le développement économique autonome d’un territoire où les grandes entreprises sont peu présentes : ayant une taille critique suf- fisante, ce sont les seuls acteurs privés qui peuvent investir significativement en recherche et développement ou à l’exportation. Par ailleurs, les PME constituent dans les DOM une alterna- tive pour faire face à un taux de chô- mage supérieur à 25 % alors que l’emploi public (31,4 % du total contre 20,5 % pour la métropole) et l’emploi non salarié (respectivement 15,9 % contre 12,4 %) y sont déjà fortement sollicités pour répondre à la demande des actifs. Avec 153 000 emplois, elles occupent d’ores et déjà plus de la moitié des salariés du secteur marchand non agricole dans les DOM. Comme pour lesTPE, en une douzaine d’années, les DOM ont dépassé la moyenne française en ce qui concerne la densité de PME par ménage, ce qui les place dans le premier quintile des départements français. C’est la résultante d’une évolution rapide entre 2000 et 2012, où le nombre de PME d’outre-mer a crû de 58 % contre 23 % pour la métro- pole. Pour autant, cette progression a été très différente selon les territoires : forte et continue pour la Guyane, égale- ment vive mais stabilisée depuis 2009 à la Réunion, en net décrochage en 2008 avec peu ou prou un retour en 2012 à la situation de 2007 dans les Antilles. La crise de 2008-2009, particulièrement dans sa dimension sociale puis écono- mique proprement antillaise, semble avoir brisé une dynamique de départ comparable à celle de la Guyane. Elle aura durablement compromis le déve- loppement des PME en Martinique et surtout en Guadeloupe, altérant ainsi leur potentiel de création de richesses. ( CHAPITRE 2. ) 1 Ladensité estcalculéeen rapportantlenombre d’entreprisesàcelui desménages. Ellevaried’une entreprisepour 4 ménages enGuadeloupe àuneentreprise pour6,5 ménages àlaRéunion,toujours au-delàdela moyennefrançaise d’uneentreprise pour8 ménages. Lenombrede ménagessemble mieuxdésignéque lenombred’habitants pourétablirune comparaisonentre lesdépartements carilrendcompte àlafoisd’unnombre d’unitésécono- miquesetsociales etdeleurstructure parâge,voired’un niveaudePIBsur unterritoire. 2 Selonl’Insee, entre2007et2012, lamoyennedes tauxdecréation, toutesentreprises confondues,aété prochede17 % pourlaRéunion etlaGuyanecontre environ13 %pour laGuadeloupe etlaMartinique, àcomparerà15 % pourlaFrance.Ces tauxs’entendent ycompris auto-entreprises. 3 Source :Insee, enquêteSINE, observationsen 2011desentreprises crééesen2006.
    • 15 1.3 Un réseau de PME diversifié mais vulnérable Nombreuses et présentes dans tous les grands secteurs économiques, les PME ultramarines conservent pour autant des spécificités. Elles se distinguent ainsi par la sous-représentation4 ,surprenantepourun regardextérieur,deshôtels-cafés-restaurants (H-C-R), notamment en Guadeloupe, mais aussi des activités immobilières, de l’infor- mation et communication, des activités de services (à destination des ménages ou de conseil et d’ingénierie aux entreprises) et ducommercedegros.L’industriemanufac- turièreestégalementsous-représentéemais avecdefortesdisparités :uneforteprésence des activités extractives et liées au bois ou à la fabrication de produits minéraux en Guyane, de la production d’énergie et du traitement de l’eau et des déchets dans les Antillesmaisunfortdécalageaveclamétro- pole sur les filières pharmaceutique, méca- nique, électrique ou automobile5 . Enfin, en dehors de l’industrie agroalimentaire dans les Antilles et à la Réunion, les points forts ressortentavanttoutdel’économierésiden- tielle :commercededétail,transportsetBTP. Dense et dynamique, le tissu des PME dans les DOM est néanmoins fragile. Une vulné- rabilité qui tient d’abord à la taille : 68 % des 5 633 PME et ETI décomptées6 en 2012 sont desstructuresdemoinsde20salariés(contre 60 %enmoyennenationale)et23 %sesituent entre 20 et 49 salariés (contre 28 %) tandis que seulement 0,7 %, contre 2,3 % en moyenne, sont des ETI. Cette faible taille moyennerenvoiepourpartieàdesmarchés souventétroitsetinsulaires,rendantdifficile et coûteuse une stratégie d’expansion, sauf à choisir une croissance externe dans une logiquedegroupejuxtaposantdepetitesou moyennes entités. L’atteinte d’une taille cri- tique n’est donc pas facilitée, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, constitue proba- blement une faiblesse pour créer une dyna- mique de croissance auto-entretenue dans les DOM. Pour autant, la fragilité peut aussi êtremesuréeparlesinstrumentstraditionnels d’appréciation du risque. En utilisant l’outil « Megascore »d’ExperianpH,qui,deA(faible risque) à E (très forte probabilité de défaut), évaluelesentreprises,ilapparaîtqueseules 18 %sontnotéesAouBdanslesDOMcontre 40 %enmétropole.Letauxdedisparitiondes PME (en raison d’une liquidation ou sans accident judiciaire), de 2,3 % en moyenne nationale,estd’ailleursde3,5 %danslesDOM (de2,9 %enGuyaneà4,2 %enGuadeloupe). 1.4 Un vieillissement préoccupant LesPMEultramarinessedistinguentégale- ment de celles de la métropole par l’âge de leurs dirigeants. Si un processus de vieillis- sementestbienàl’œuvredanslesdeuxcas, il semble beaucoup plus avancé dans les DOM.Cettesituationestpréoccupanteàun doubleégard.D’unepart,comptetenudela forte proportion de dirigeants de plus de 60 ans et surtout de plus de 66 ans, la ten- dance statistique au ralentissement de la croissanceetdel’investissementdesentre- prises7 quis’amplifieavecl’avancéeenâge du dirigeant devrait peser sur la croissance globaledecesterritoires.D’autrepart,lamon- tée des dirigeants de plus de 60 ans entre 2005 et 2012, plus rapide dans les DOM que pour l’ensemble du pays, fait craindre une accélérationfutureduprocessusd’autantque la cession ne constitue pas aujourd’hui une réponsequantitativementadaptée(cf.infra). Par ailleurs, l’effet est plus marqué encore pour les entreprises dont l’empreinte économique est la plus large. Sur la base desdonnéesdisponibles,environ11,3 %des salariés de PME en 2012 seraient employés dans une structure dont le dirigeant a plus de 66 ans (contre 7,6 % en métropole). Ce phénomène n’est donc pas seulement à l’image des enjeux démographiques auxquels sont particulièrement sensibi- lisés lesAntillais, il conduit aussi à s’inter- roger sur le potentiel de croissance et sur la pérennité du tissu productif territorial. LA CESSION-TRANSMISSION, UN ENJEU DE PÉRENNITÉ POUR LES PME D’OUTRE-MER 4 Cetteanalyse estfaitesurla basedunombre d’entreprises parsecteur. Fauted’information disponibledefaçon suffisamment représentative, iln’estpaspossible delamettreen perspectiveavec unerépartitionde lavaleurajoutée parsecteurqui permettrait,lecas échéant,deprendre encomptedes effetsliésàlataille. 5 Cesdifférentes observationssont souventàmettre enparallèleavec desspécificités régionalesparmi lesquelles,àtitre d’exempleet sansprétention àl’exhaustivité : desstructures d’hôtellerieplus fréquemment depetitetaille, notammenten Guadeloupe,des marchéslocaux étroits,des capacités d’exportation limitéesparles protectionsdont bénéficient lespaysdelazone Caraïbe,unefaible compétitivité-prix danscettezone, destransports demarchandises « perfectibles »… 6 Cf.encadré méthodologique page 19. 7 Cf.BPCE L’Observatoire2011 Quandles PMEchangent demains, pages 36à 51.
    • 16 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME liésàun« effettaille »puisquelapartdespetites entreprisesestnettementsupérieuredansles DOMàcellequ’ellesreprésententenmétropole etqueletauxdecessionestcroissantavecla taille.Néanmoins,uneanalysemenéesurles tauxdecessionpartaillemontrequeceux-ci, en moyenne 2011-2012, ne dépassent guère danslesDOMlamoitiédelamoyennenatio- naleaussibienpourlesPMEde10à19 salariés (1,8 %contre3,7 %)quepourcellesdeplusde 20 salariés(4,3 %contre8,1 %). Au-delà des effets structurels liés aux dispa- ritésdetailleetdesecteurentrelesDOMetla métropole, il existe donc bien une fragilité spécifiqueàl’outre-merenmatièredecession- transmission des PME. Celle-ci est d’autant plusmanifestequel’âgedudirigeantestélevé. Commelemontre(cf.graphique)l’évolution contre-intuitive du taux de cession des PME ultramarinesaprès67 ans,maisaussisatrès faibleprogressionentre50-59 anset60-67 ans, l’écart se creuse avec la métropole aux âges les plus élevés, précisément au moment où latransmissiondevientnécessaireàlapéren- 2. UN RISQUE POUR L’ÉCONOMIE ULTRAMARINE 2.1 Un taux de cession très (trop) bas La proportion des PME d’outre-mer faisant l’objetd’unecessionchaqueannéeestd’envi- ron 2,6 % (en moyenne sur 2011-2012), soit moinsdelamoitiédelamoyennedesdépar- tements français (5,5 %)8 . Si la Réunion se distingue légèrement avec un taux de 3,3 %, les trois autres territoires se situent entre 2,1et2,4 %.Afind’établirsicesvaleursatypi- quessontspécifiquesauxPMEdanslesDOM ou s’expliquent par leur taille plus réduite ou leur spécialisation sectorielle, ces taux ont égalementétémesuréspourchaquetypede PME. L’approche par secteur montre que les PMEenoutre-merontsystématiquementun taux de cession très inférieur à la moyenne sectorielle :de1à1,5 pointpourlesH-C-R,les servicesauxparticuliersouleBTP,de3,5 points environ pour l’industrie et les services aux entreprises. Certes, ces écarts sont en partie ( CHAPITRE 2. ) 8 Lechoixquiaété faiticiaétéde conduirel’analyse surlesDOMavec lesmêmesoutils statistiquesetles mêmesméthodes queceuxutilisés pourl’analysede lamétropole.Ilest vraiquelaqualité etlareprésentativité del’information disponiblene présententpas toujourslesmêmes garantiesdefiabilité. Ilsepeutaussique certainesdonnées nepuissentpasêtre interprétéesdansles DOMaveclemême schémainterprétatif qu’enmétropole. C’estdoncen conscienced’une fragilitépotentielle duproposqu’est proposéeiciune analysedontnous espéronsqu’ellesera unpremieréclairage, suivid’autres,surun sujetd’intérêtcollectif pourlesDOM. Le vieillissement des dirigeants de PME est davantage marqué dans les DOM qu’en moyenne en France, notamment pour les PME de plus de 20 salariés %dePMEselon l’âgedudirigeant Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. 2005 2012 2005 2012 2005 2012 2005 2012 2005 2012 2005 2012 Guadeloupe Martinique Guyane Réunion DOM France 0 % 10 % 20 % 30 % 40% 6,8 16,4 7,4 10,7 25,7 10,7 5,1 16,8 7,8 9,4 36,9 17,2 3,2 12,6 8,6 8,4 29,3 15,6 5,5 16,9 8,6 9,2 26,7 11,0 5,6 16,4 8,0 9,6 29,0 12,7 5,5 17,5 9,1 7,1 23,4 12,4 Dirigeants de 66 ans et plus Dirigeants de PME de plus de 20 salariés âgés de 60 ans et plusDirigeants de 60-65 ans
    • 17 nitéducapitalproductif.Lararetédescessions en fin d’activité professionnelle ne se traduit pas – pas encore ? – par une recrudescence des disparitions à cette période : le taux de disparitionaprès55 ansesttoujoursinférieur danslesDOMàceluiquiprévautavant55 ans. Néanmoins, elle explique certainement à la foisleniveauélevéetl’accélérationduvieillis- sementdesdirigeantsdePMEultramarines. 2.2QuelrenouvellementdesPME ? La cession-transmission peut être mise en perspective avec le mouvement naturel des entreprises(disparitionsmoinscréations)pour identifier les différentes modalités de renou- vellementdutissudePME.Rapportéesaustock dePMEetcroiséesl’uneparl’autre(cf.mapping positionnantlesdépartementsréférencéspar leurnuméro),cesdeuxgrandeurspermettent d’identifier quatre quadrants : au sud-ouest, unfaiblerenouvellementdûpourl’essentielà defaiblesdisparitionsetàuntauxdecession réduit ;aunord-ouest,unesituationplutôtver- tueusedevitalitédelacessionetdedisparitions limitéesoucompenséesparunevivecréation ; aunord-est,unecessiondynamiqueconjuguée avec la mort de nombreuses entreprises ; au sud-est,unefréquenceélevéedesdisparitions accompagnéed’unefaiblessedelacession. La plupart des DOM se trouvent dans ce dernier quadrant avec un taux de cession trèsendeçàdelamoyennemaiségalement untauxdedisparitionbeaucoupplusélevé, cequiestdenatureàcompromettrelapéren- nitédeleurréseaudePME.SeulelaGuyane (après retraitement des données de la Gua- deloupe9 )faitexceptionàcettesituationgrâce à un taux de création de PME très élevé. Ilrestait,pourêtrecomplet,àmesurerleflux d’entrées et de sorties entre lesTPE et les PME existantes, celles-là pouvant éventuel- lementassurerparleurcroissancelerenou- vellement de celles-ci. L’analyse comparée desTPE de 2010 devenant des PME en 2011 (lesentrées)et,encontrepartie,desPMEde 2011 passant au stade deTPE en 2012 (les sorties) montre que l’introduction de cette variable ne compense pas les effets d’une cession faible et d’une disparition élevée. Certes, les DOM bénéficieraient ainsi d’un fluxnet(entréesmoinssorties)dePMEnou- velles de l’ordre de 2,4 % du stock mais ce flux est inférieur à la moyenne nationale (2,6 %). Par ailleurs, si la Guyane parvient, beaucoup plus fréquemment que la métro- pole, à faire grandir sesTPE pour grossir les rangsdesPME,c’estbeaucoupmoinslecas dans les Antilles, où le flux net de passage desTPE en PME atteint seulement 1,4 %. 9 Laplupartdes créationsd’entreprise étantdesstructures unipersonnelleset, danslemeilleurdes cas,desTPE,les créationsdePME ex-nihilosontrares. Lesdonnéesles concernantpourla Guadeloupe(oula Seine-Saint-Denispar exemple)supposent queletauxdecréation ysoitplusieursfois supérieuràlamoyenne nationale.D’après lesservicesdel’Insee enGuadeloupe, ils’agitd’undéfaut d’enregistrement d’entreprisesqui seraientenfaitdesTPE, d’oùlapropositionde retraitementconsistant àconsidérerque letauxdecréation yseraitéquivalentà celuidelaMartinique. LA CESSION-TRANSMISSION, UN ENJEU DE PÉRENNITÉ POUR LES PME D’OUTRE-MER Un déficit de cessions qui s’accentue après 60 ans dans les DOM Source : données Experian pH, calculs et analyses BPCE. DOM France Moins de 50 ans 50-59 ans 60-67 ans 68 ans et plus 4 % 2 % 6 % 8 % 0 % TauxdecessiondesPME selonl’âgedudirigeant Âge du dirigeant
    • 18 LesCarnetsdeBPCEL’Observatoire–Mars2014–Lacession-transmissiondesPME 0,5% 1,5% 2,5% 3,5% 8 % 6 % 7 % 4 % 3 % 5 % 2 % dentialité,àtrouver« le »bonrepreneuroules bons conseils mais aussi manque de temps, aspectshumainsetfamiliaux…),ilsembleque certains obstacles prennent une dimension particulière dans les DOM, notamment aux Antilles.L’importancedeladettesocialeconsti- tueraitunobstacleparfoisnégligéexante,mais souventtrèspréjudiciableexpostpourlavalo- risationdesentreprises.Deplus,lapréparation financièredeschefsd’entrepriseseraitsouvent insuffisantepourleurassurerunniveaudevie acceptablelorsdelaretraite.Alorsquelaperte de statut social liée à la cessation d’activité semble davantage dramatisée qu’en métro- pole, l’émergence d’une véritable volonté de céder serait ainsi longtemps repoussée.Tous cespoints,demêmequelatroublantefaiblesse delatransmissionfamiliale,mériteraientune analyse critique approfondie, et des proposi- tionsarticulées.Loindereleverdudébattech- nique, la cession-transmission constitue un enjeudepérennitépourlesPMEultramarines. 3. CONCLUSION Les cessions-transmissions de PME ultrama- rinesapparaissentdoncinsuffisantespourfaire faceauvieillissementdesdirigeants,etceder- nier risque de s’accélérer dans les DOM. Ceci conduiraitàunepertededynamismedesPME et à une altération substantielle du potentiel decroissanceterritorial,comptetenudurôle jouéparcelles-cidansl’économiemarchande. À terme,cedéficitd’opérationsenfind’activité professionnelle pourrait poser un problème derenouvellement,voiredesimplepérennité, du tissu de PME. En effet, trop tardives, les tentativesdecessionéchouentplusfréquem- ment pour des raisons aussi bien humaines qu’économiques. Il paraît dès lors important d’identifier les causes de ces enchaînements potentiellement dangereux pour orienter l’actioncollectiveenfaveurd’unesensibilisation àlareprisepuisd’unedynamisationdecelle-ci. Au-delà des entraves à la cession identifiées auniveaunational(difficultésàassurerlaconfi- ( CHAPITRE 2. ) *À partir des données brutes de création de PME en Guadeloupe (cf. note n°9). **À partir de données de la Guadeloupe normalisées en fonction du taux de création de la Martinique (cf. note n°9). Un tissu de PME des DOM qui reste fragile et se renouvelle peu par la cession par rapport aux autres départements Moyennepardépartement destauxdecession2011-2012 % solde taux de disparition - taux de création de PME en moyenne 2011-2012 26 92 09 39 3514 87 50 6553 05 9148 07 94 41 93 75 77 43 49 74 46 85 16 81 64 71 32 11 24 23 2B 36 90 78 69 70 59 348984 04 30 6208 57 79 80 60 17 88 54 56 27 37 3372 86 21 79 83 40 67632555 29 19 73 9582 22 12 10 4245 76 02 01 4744 18 31 51 03 61 2A68 52 15 06 28 1338 971-Guadeloupe** 972-Martinique 974-Réunion Renouvellementpar lacessionetlacréation RenouvellementdesPME parlacessionmaisaussi parladisparition Tauxde disparitionélevé Faiblerenouvellement desPME 973-Guyane 971-Guadeloupe* 58 66 Source : données Insee pour la création et Experian pH pour la cession et la disparition, calculs et analyses BPCE.
    • Les Carnets de BPCE L’Observatoire. Document réalisé par BPCE – direction de la Stratégie / Études,Veille & Prospective (M. Bérard-Andrieu, A.Tourdjman,T.LeDret)etdirectiondelaCommunicationgroupe(Y.Messarovitch,S.Baccialone,S.Godquin,D.Perdreau-Bourricard).Créditsphoto : TristanPaviot/BPCEpourAlainTourdjman,BPCEpourThomasLedret,GettyImages.Conceptionetréalisation : Tél. 0155344600(réf.OBCT002). Ce magazine est imprimé sur un papier issu de forêts durablement gérées. L’imprimeur est certifié Imprim’vert. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 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MÉTHODOLOGIE Le périmètre de cette étude correspond aux entreprises du secteur privé marchand hors secteurs agricole, financier et assurantiel, qui ont eu dans l’année entre 10 et 4 999 salariés, soit 208 807 unités, dont 4 828 ETI (de 250 à 4 999 salariés) et 203 979 PME (de 10 à 249 salariés). Les données des PME pour les DOM (nombres, cessions, disparitions) sont établies selon la même méthode et sur le même périmètre sectoriel et juridique que les données métropolitaines. Faute de données disponibles, le périmètre DOM n’inclut pas Mayotte. Afind’évitertoutdoublecomptage,trois principesontétéretenus :ledénombrement porte,nonpassurlesévénementsdecessions, maissurlesentreprisesconcernées ;lescatégories decessionssonthiérarchiséesdetellesorteque, lorsqu’uneentrepriseestaffectéeàunpremiertype decession,ellenepeutplusapparteniràunautre ; ledirigeantestlapersonneplacéeleplushautdans lahiérarchiedel’entreprise,entenantcomptedu statutjuridiquedecelle-ci.Cedénombrementest réaliséparlasociétéExperianpHàpartirdesbases suivantes :Infolégale,quirecenselesopérations ayantfaitl’objetd’uneannoncelégale ;Corpfin, quirépertorielestransactionsd’entreprisesdeplus de750 000 eurosàcaractèreplusfréquemment financier ;labase« Événements »del’Insee,qui mesurenotammentlescessionsdeholdingsde PME ;enfin,lesbases« Associés »et« Dirigeants » d’Altares,quiidentifientlesassociésetlesdirigeants derespectivement80 000et180 000 PME.Les donnéesdecesdeuxdernièresbasesontété redresséesauniveaunationalentenantcompte deleurreprésentativitépartailled’entreprise, pourcorrespondreàl’ensembledupérimètre. Enrevanche,comptetenudufaiblenombrede PMEdanscertainsdépartements,cetypede redressementn’estpasappliquéauniveauterritorial. Lestauxdecessiondépartementauxévoquéssont doncbrutsetreprésententuneborneinférieure. LesPMEetETIayantfaitl’objetd’unetransmission intrafamilialeàtitregratuitsontcellesquin’ontpas étérépertoriéesdanslescatégoriesdecessions onéreuses,etdontleprénomdudirigeantachangé, maispaslenom.Cetteapprochetientdésormais comptedeshéritièresayantaccoléleursnomsmarital etdejeunefille.Enrevanche,lesmembresdela famillenonhéritiersenlignedirecte,quineportentpas lemêmenomqueledirigeantcédant,nesontpas inclus,cequiconstituedoncundécompteaminima. PÉRIMÈTRE DE L’ÉTUDE MESURE DE LA CESSION-TRANSMISSION PANORAMA DUTISSU D’ENTREPRISES DANS LES DOM Guadeloupe Martinique Guyane Réunion DOM France Nombredeménagesen2010 163 604 160 902 64 675 290 229 679 410 27 785 926 Nombred’entrepreneursindividuels(0 salarié)en2012 32 063 26 059 8 295 31 399 97 816 2 418 176 NombredeTPEen2012(1à9salariés) 6 796 6 053 2 368 10 751 25 968 980 655 NombredePMEetETIen2012 1 555 1 267 508 2 303 5 633 208 807 DensitédePMEparménage(indice100:moyenneFrance) 126 % 105 % 105 % 106 % 110 % 100 % NombredesalariésdePMEetETIen2012 36 643 36 179 11 939 68 432 153 193 9 710 644 NombredecessionsbrutdePMEen2011et2012 64 58 24 151 297 22 853 NombrededisparitionsdePMEen2011et2012 128 94 29 146 397 4 657 TauxdecessionbrutdePMEetETI(moyenne2011-2012) 2,1 % 2,3 % 2,4 % 3,3 % 2,6 % 5,5 % TauxdedisparitiondePMEetETI(moyenne2011-2012) 4,1 % 3,6 % 2,9 % 3,1 % 3,5 % 2,3 % Source : données Insee pour les ménages et lesTPE, Experian pH pour les PME et ETI, analyses et calculs BPCE.
    • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pour consulter, télécharger ou commander les publications de BPCE L’Observatoire, rendez-vous sur www.observatoire.bpce.fr LE NOUVEL ÂGE DES RETRAITES Aspirations et stratégies d’épargne NUMÉRO 1 - NOVEMBRE 2010 QUAND LES PME CHANGENT DE MAINS Microscopie et enjeux de la cession-transmission NUMÉRO 2 - DÉCEMBRE 2011 NOVEMBRE 2010 ÉTUDES DES COMPORTEMENTS FINANCIERS BPCEL’Observatoire LENOUVELÂGE DESRETRAITESASPIRATIONS ET STRATÉGIES D’ÉPARGNE DÉCEMBRE 2011 ÉTUDES DES COMPORTEMENTS FINANCIERSOMPORTEMENTS FINANCIERS QUANDLESPME CHANGENTDEMAINS MICROSCOPIE ET ENJEUX DE LA CESSION-TRANSMISSION BPCEL’Observatoire BPCE, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 155 742 320 euros Siège social : 50, avenue Pierre Mendès-France 75201 Paris Cedex 13 - RCS Paris n° 493 455 042 Tél. : +33 (0)1 58 40 41 42 Fax : +33 (0)1 58 40 48 00 BPCEL’Observatoire TOUTE UNEVIE... Prévoir,aider, transmettre dansune sociétédelonguevie NUMÉRO 3 - JUIN 2013 BPCEL’Observatoire LES CARNETS DE DÉCEMBRE 2012 ÉTUDES DES COMPORTEMENTS FINANCIERS BPCEL’Observatoire LATRANSMISSION INTRAFAMILIALE : UNE RÉALITÉ MÉCONNUE MICROSCOPIE DE LA CESSION- TRANSMISSION LA CESSION- TRANSMISSION DES PME DÉCEMBRE 2012 LES CARNETS DE LA CESSION- TRANSMISSION DES PME DÉCEMBRE 2012