Role et place du medecin generaliste

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sondage étude BVA/Académie de Médecine

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  • Félicitations pour votre diaporama très intéressant ! Excellent travail ...magnifiquement présenté ! Merci pour le partage.Je me suis permis de l'ajouter au groupe Slideshare 'GRANDES CAUSES & JUSTES CAUSES'. N'hésitez pas à nous rejoindre. Merci d'avance pour votre participation et le partage de vos 'coups de coeur'... Meilleures salutations. Bernard (France)
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  • 1. Le rôle et la place du médecin généraliste en France Cette étude est réalisée pour l’Académie de Médecine et le Sénat Contact BVA : Gaël SLIMAN, Directeur délégué 01 71 16 88 34 Emilie PERIGIOS, études quantitatives Yann AUDIC, études qualitatives
  • 2. Contexte et objectifs
    • A la demande de l’Académie Nationale de Médecine, BVA a réalisé une étude portant sur la perception du médecin généraliste et de son rôle en France.
    • Cette étude a été menée en deux temps :
      • Une phase quantitative auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français d’une part et d’un échantillon représentatif de 500 médecins généralistes d’autre part
      • Une phase qualitative constituée de 4 réunions de groupe de 2h (2 groupes de médecins, un groupe d’internes se préparant à l’installation, un groupe de jeunes étudiants ayant été tentés de faire médecine mais y ayant renoncé).
    • La phase quantitative a permis de disposer de statistiques fiables sur les perceptions et les situations vécues alors que les réunions de groupe ont permis de mieux comprendre les freins et les leviers repérés lors de la phase quantitative.
  • 3. Le protocole d’enquête de la phase quantitative
    • Sondages r é alis é s par t é l é phone
      • auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 15 ans et plus, du 01 au 02 février 2008. (Echantillon Grand public)
      • auprès d’un échantillon national représentatif de 503 médecins du 04 au 08 février 2008. (Echantillon Médecins Généralistes)
    • La représentativité de l’échantillon Grand public est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille après stratification par région et catégorie d’agglomération.
    • La représentativité de l’échantillon Médecins Généralistes est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, région, mode d’exercice.
  • 4. Sexe
    • Homme
    • Femme
    Age
    • 15 – 24 ans
    • 25 – 34 ans
    • 35 – 49 ans
    • 50 – 64 ans
    • 65 ans et plus
    Caractéristiques sociodémographiques 48% 52% 16% 18% 27% 20% 19% Situation maritale
    • Marié
    • En couple
    • Célibataire
    • Veuf – divorcé
    • Refus
    Nombre enfants de moins de 15 ans
    • 0
    • 1
    • 2
    • 3 ou plus
    58% 21% 15% 6% 73% 27% - 11% 34% 52% 3% 72% 9% 9% 8% 2% 59% 17% 16% 8% Grand Public Méde-cins Grand Public Méde-cins 1004 503 1004 503 Bases Bases
  • 5. Caractéristiques sociodémographiques du Grand Public Profession de l’interviewé
    • Agriculteur
    • Cadre sup.
    • Profession intermédiaire
    • ST CSP+
    • Employé
    • Ouvrier
    • ST CSP -
    • inactif
    2% 10% 15% 27% 17% 12% 29% 44% Dernier diplôme obtenu
    • Sans diplôme
    • BEPC
    • CAP / BEP
    • ST Inférieur au Bac
    • Bac
    • Bac +2 et plus
    • ST Bac et plus
    • Refus
    15% 11% 22% 48% 19% 32% 51% 1% Niveau de revenus du foyer
    • Moins de 1500 euros
    • De 1500 à 2499 euros
    • De 2500 à 3499 euros
    • 3500 euros et plus
    • Refus / Nsp
    21% 26% 20% 14% 19%
    • Commune rurale
    • Moins de 20 000 hab
    • De 20 000 à 99 999 hab
    • De 100 000 à 199 999 hab
    • 200 000 hab et plus
    25% 17% 13% 29% 16% Habitat Grand Public 1004
  • 6. Lieu d’exercice
    • Cabinet individuel
    • Cabinet de groupe
    • Hôpital général
    • Hôpital universitaire, CHU
    • Etablissement de santé, clinique ou dispensaire
    • Sous une autre forme salariée (médecin conseil, laborantin, journaliste
    • S/T En cabinet …
    46% 39% 7% 2% 10% 3% 83% Zone d’exercice
    • Centre ville
    • Banlieue pavillonnaire
    • Banlieue , cité populaire
    • Petite ville de province
    • Zone rurale
    • ( nsp/nvpd )
    26% 10% 7% 24% 32% 1% Médecins Situation professionnelle actuelle
    • Installé
    • En remplacement
    • (nsp/nvpd)
    90% 7% 3% Caractéristiques sociodémographiques des Médecins 503
    • Fait régulièrement des visites à domicile
    • Assure régulièrement des gardes de nuit
    61% 49% Pratique
  • 7. Le protocole d’enquête de la phase qualitative
    • Cible 1 = Les médecins généralistes
      • 2 groupes de 2h00 de 8 MG ont été organisés à Paris et à Dijon les 27 et 28 février 2008.
    • GROUPE 1 MG – PARIS
    • Médecins généralistes installés à Paris intra-muros (seul ou en groupe).
    • Agés de 30 à 40 ans.
    • 50% d’hommes et 50 % de femmes.
    • GROUPE 2 MG – Dijon
    • Médecins généralistes installés en zones rurales (seul ou en groupe).
    • Agés de plus de 45 ans.
    • Mix entre hommes et femmes.
    • Cible 3 : Les jeunes
      • 1 groupe de 10 jeunes ayant renoncé aux études de médecine ou abandonné leurs études de médecine durant la 1 ère année a été organisé le 20 février 2008.
    • Cible 2 : Les Internes en Médecine Générale
      • 1 groupe de 2h00 de 8 internes a été organisé à Paris le 19 février 2008.
  • 8. I Opinion sur le système de santé et son évolution
  • 9. Question. Lesquels des grands domaines suivants vous semblent les plus prioritaires pour la France dans les années à venir (Q1) ? Base : Ensemble Grand Public (1004) La santé : un domaine prioritaire pour l’avenir Grand Public Total supérieur à 100 car plusieurs réponses possibles
    • Femme : 57%
    • 50 à 64 ans : 56%
  • 10. Perception d’une détérioration du système de soins Question : Pensez-vous que le système de soins et de santé en France va aller plutôt en s’améliorant ou plutôt en se détériorant dans les années à venir  ? (Q3 / QM18) Base : Ensemble Grand Public (1004) / Ensemble des médecins (503) En s’améliorant (Restera stable) En se détériorant NSP Grand Public Médecins Réactions des internes : « Effectivement, le système se détériore, il y a un vrai problème, la santé coûte de plus en plus cher et le système ne s’est pas adapté » « Les médicaments sont de plus en plus chers aussi et les gens vivent de plus en plus vieux, donc tout coûte cher et c’est une adaptation qui ne s’est pas faite. » Réactions des médecins généralistes : « … la prise en charge est bien moins bonne pour les patients. Pour nous, c’est la détérioration de la paperasserie. » « C’est les patients qui subissent le plus cette détérioration car ils sont moins bien remboursés mais pour nous aussi c’est moins bien ; on nous demande de faire plus de choses pour le même prix »
  • 11. Une réflexion sur le système de soins jugée utile Question : Vous personnellement, jugez-vous nécessaire, utile, pas vraiment utile ou pas utile du tout l’initiative des Etats généraux de la santé visant à conduire une réflexion sur le système de soins et de santé en France ? (Q4 / QM19 ) Base : En a déjà entendu parler (Grand Public : 987, 98% / Médecins, 500, 99%) ST Utile ST Inutile Grand Public Médecins 83% 15% 82% 16%
    • Femme : 90%
    • Exerçant en hôpital général : 97%
    • 25-34 ans : 91%
    • 35-49 ans : 89%
  • 12. Question : Estimez-vous que la mise en place du parcours de soin qui prévoit de passer par un médecin référent avant de consulter éventuellement un spécialiste, est plutôt une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose ? (Q9 / QM20 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) / Ensemble médecins (503) Le parcours de soin : une bonne opinion du grand public % Bonne chose
    • 35 à 49 ans : 78%
    • CSP+ : 75%
    • Homme : 55%
    • 65 ans et + : 58%
    • Agglo parisienne : 58%
    • Homme : 61%
    • 65 ans et + : 71%
    • Exerçant en hôpital : 61%
    • Exerçant en établissement de santé : 54%
    • Exerçant en hôpital : 61%
    • Exerçant en hôpital : 77%
    Et
  • 13. Le parcours de soin : des généralistes mitigés sur la question
    • Une réforme nécessaire
    • Pour tous, une rationalisation des dépenses de santé qui constitue une nécessité impérative pour la survie de notre système de santé même si cette évolution induit des obligations réglementaires contraignantes et une dépréciation des remboursements pour les assurés et de leur égalité devant les soins.
      • « L’ égalité des soins se dégrade, c’est évident, mais on ne pouvait pas continuer comme ça, il fallait rationaliser »
      • Et
    • Au-delà de l’intérêt financier de cette réforme, des généralistes qui en tirent un bilan personnel en demi-teinte :
      • Un recentrage du système de santé autour du MG dont ils se félicitent et qui participe à la revalorisation de la profession.
      • Mais
      • Pour les MG, des institutions qui font porter implicitement la responsabilité des pertes sur les MG. D’ailleurs, 42% des français pensent que les médecins sont les acteurs les plus déterminants pour que le système de santé fonctionne bien.
      • « Pour eux on est des dispendieux et on a l’impression que c’est à cause de nous le trou de la sécu »
      • « Peut-être pensent-ils [les autorités de santé] que les médecins sont des glandeurs ! »
    Et plus globalement
  • 14.
    • Des médecins généralistes qui ont l’impression de passer leur temps à remplir des formulaires demandés par les autorités de santé.
      • « On a tout le temps des papiers à remplir que la sécu nous envoie, ça prend un temps fou en plus des consultations. »
    • Des relations qui semblent difficiles avec les autorités de santé = des autorités dont le langage est uniquement comptable et financier et donc parfaitement opposé à celui des MG :
      • Une source d’incompréhension et de mauvaises communications ;
        • « Avec les caisses, on n’a pas le même langage … on se comprend pas, eux ils parlent qu’avec des chiffres nous on travaille avec des humains … les caisses ne s’intéressent pas à comment on travaille mais plutôt aux chiffres qu’on fait. »
      • Accentué par une relation impersonnelle, formelle et déshumanisée en résumé administrative qui s’avère extrêmement distanciante.
          • « On est hyper pisté par la Sécurité sociale … les caisses nous voient comme un chiffre, un prescripteur donc un coût d’ailleurs. On est chiffré et on reçoit tous les ans nos relevés. »
          • « Ils nous demandent de porter beaucoup de choses, on est un peu leur larbin. »
          • « C’est nous qui sommes sur le front des réformes, c’est à nous de tout gérer d’emblée. »
    Des relations difficiles avec les autorités de santé
  • 15. Que ce soit pour les Français ou les médecins généralistes, un système de santé auquel ils sont tous attachés et qu’il est impératif de réformer pour en assurer la pérennité. Tous reconnaissent la nécessité du parcours de soins même si leurs opinions sur cette réforme sont mitigées. Cette réforme permet de placer les médecins généralistes au cœur du système. Toutefois, les autorités de santé doivent améliorer leur communication afin que les médecins généralistes ne se sentent pas perçus comme responsables des dérives des dépenses de santé. Le système de santé … en bref
  • 16. II Images et perceptions sur les médecins généralistes
  • 17. Question. Parmi les professions suivantes, dites-moi quelles sont les 3 que vous jugez les plus prestigieuses (Q5) : Base : Ensemble Grand Public (1004) Médecin : la profession jugée la plus prestigieuse Grand Public Total supérieur à 100 car plusieurs réponses possibles
    • Femme : 61%
    • 65 ans et + : 64%
    • A envisagé de faire médecine : 69%
  • 18. Une très bonne opinion des Français à l’égard des médecins Question : Plus précisément, quelle opinion avez-vous ? (Q6 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) Grand Public S/T Bonne Opinion S/T Mauvaise Opinion 94% 6% 91% 9% 90% 9% 88% 9% 65 ans et + : 38% / Agglo parisienne : 34% 65 ans et + : 43% Homme : 30% / 65 ans et + : 34% / Agglo parisienne : 32% Homme : 32% / 50 à 64 ans : 35% / 65 ans et + : 40% / Agglo parisienne : 40% Image des médecins généralistes par les jeunes : «  J’ai une image très valorisée des médecins, ils sont gentils, disponibles, à l’écoute. » « C’est quelqu’un qui est à l’écoute. » « Je sais que mon médecin pourra faire quelque chose de bon pour moi. » «  Enfin tous ces compliments, c’est surtout pour mon médecin traitant qui me suit depuis que je suis petit, c’est à lui que je pense. »
  • 19. Des médecins conscients de leur bonne image Question Grand Public. Plus précisément, quelle opinion avez-vous ? (Q6) Question Médecins. Quelle opinion pensez-vous que les Français ont …? (QM17 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) / Ensemble des médecins (503) % Bonne opinion Exerçant en banlieue pavillonnaire : 94% Exerçant en cabinet : 91% / Effectuant des visites à domicile : 91% / Exerçant en banlieue pavillonnaire : 96% 25-34 ans : 95%
  • 20. Un faisceau d’éléments positifs Une bonne image expliquée par les médecins
    • Une familiarité et une proximité du médecin généraliste : un soigneur immédiat et en qui on peut avoir confiance
      • Une familiarité spécifique ;
        • « C’est comme un boulanger, un coiffeur, on va le voir en toute simplicité, on lui parle, il connaît nos vies. »
      • Un rôle dans le temps : le suivi du patient : une fonction qui peut se décliner sur plusieurs générations.
        • « C’est l’idée du médecin de famille qui voit tout le monde, les oriente, fait des liens. »
        • « C’est sur le long terme. »
    • Un rôle démocratique : rendre la santé accessible à tous : un maillon social fondamental au service des malades
        • « Le médecin doit soigner tout le monde et démocratiser la santé. »
        • « Que tout le monde en bénéficie. »
    • Et surtout
    • Un altruisme premier : aider, soigner les autres
      • Un dévouement perçu sans bornes qui est d’abord intrinsèque aux individus ;
        • « On doit être utile, on doit pouvoir aider les gens, mais ça c’est plus une qualité de soi. »
        • « On aide quelqu’un, c’est un service rendu à la société. »
      • Un rôle préventif dans une perspective plus générale de santé publique.
        • « On fait de la prévention, on apprend aux gens comment se préserver des maladies. »
        • « Les médecins sont là pour préserver la population des maladies, il fait en sorte que les Français soient en bonne santé. »
    Et
  • 21.
    • La médecine, une qualité de l’être : u n métier constitutif de la personne qui l’exerce
        • « Pour les autres, on est médecin avant d’être soi » (interne)
        • « Un médecin c’est un détenteur du savoir perpétuel au service des autres, ça fait partie de lui, c’est pas comme comptable » (interne)
    • Au final
    • Une bonne image liée à une double reconnaissance
      • Fondamentale : un service de premier recours qui sauve des vies induisant un sentiment d’utilité très fort ;
        • « On lui fait confiance, c’est la première personne que l’on va voir en cas de problème. »
        • « On est là pour sauver les gens, on ne se pose pas de questions en allant au travail le matin. »
      • Sociale : une place tout à fait précise réservée au médecin dans la société, tant par son savoir, son dévouement que son statut.
        • « On a quand même un statut, on a une vraie place dans la société. »
    Une bonne image expliquée par les médecins
  • 22. Perception d’une détérioration de l’image des MG Question : Avez-vous le sentiment que la bonne image des médecins généralistes, voire même leur prestige s’est plutôt amélioré ou plutôt détérioré depuis ces dix dernières années ? (Q8 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) Grand Public 50 à 64 ans : 57% CSP + : 60% 15 à 24 ans : 52% CSP - : 45%
  • 23. Les raisons de cette détérioration vues par les MG
    • Tous reconnaissent que leurs aînés avaient une position sociale plus élevée et vivaient dans des conditions matérielles plus luxueuses.
      • « J’ai une amie dont le père était médecin. Eh bien chez elle il y avait une cuisinière, une nounou, un jardinier et une secrétaire, maintenant on partage une secrétaire à 4 médecins … vous voyez la différence de niveau de vie. »
    • Face à l’évolution de la société et à l’augmentation du nombre de cadres, le métier de médecin généraliste se banalise (comme le métier de professeur par exemple).
        • «  Comme tous les métiers intellectuels, si c’est un cadre supérieur jeune qui travaille beaucoup ça [le métier de médecin] va représenter beaucoup moins pour lui »
    • Même si
    • Un statut social qui subsiste néanmoins dans certaines catégories de la population :
      • Pour les jeunes médecins en milieu urbain (G1) = dans les milieux défavorisés
      • Pour les médecins en zones rurales (G2) = avec les personnes âgées
      • « Dans la population où je travaille avec des personnes encore illettrées, on a quand même encore une aura. »
      • « Si c’est un cadre supérieur jeune qui travaille beaucoup, ça va représenter beaucoup moins pour lui »
      • Néanmoins
  • 24.
    • En déclaratif, aucun ne semble réellement attaché à cet ancien régime de valeurs et ils se satisfont globalement du statut qu’on leur associe actuellement.
    Certes une position sociale en déclin mais qui touche peu les MG puisque n’efface pas par ailleurs leur identité . Mais pour eux une image qui est surtout à revaloriser par rapport aux spécialistes => un levier par ailleurs pour motiver les étudiants à choisir la médecine générale.
    • En revanche
    • Tous imaginent bénéficier d’une moins grande aura auprès des français que certains spécialistes (alors que d’après eux, il n’y aucune raison légitime par rapport à un spécialiste en cabinet).
      • « C’est vrai que les spécialistes sont beaucoup plus considérés alors que bon, on a tous notre importance dans le système »
    Une détérioration qui n’affecte pas les MG
    • Car
    • Les MG possèdent toujours un rôle clairement identifié => un élément important de satisfaction source de motivation.
      • « Dans le quartier, c’est assez rigolo, souvent quand je vais au café on me reconnaît. »
      • « Plein de gens nous reconnaissent en dehors du cabinet, c’est très agréable. »
      • « On participe à la vie du village. »
  • 25. Les médecins généralistes jouissent d’une très bonne image et le savent, même si chacun s’accorde à penser que le statut et l’image du médecin généraliste se sont dégradés au fil des années. Les médecins conservent une identité forte et sont souvent très bien intégrés à la société même si leur statut social n’est plus ce qu’il était. L’image des médecins généralistes … en bref Du prestige, une bonne image et pourtant…
  • 26. Question. Parmi les métiers suivants, quels sont ceux que vous avez vous-même déjà envisagé d’exercer, en dehors du métier qui est le votre aujourd’hui (Q10) : Base : Ensemble Grand Public (1004) Une minorité de Français a envisagé d’être médecin Grand Public Total supérieur à 100% car plusieurs réponses possibles Et
  • 27. Médecine : des études peu conseillées par les parents … Question : Conseillerez-vous, ou auriez-vous pu conseiller à l’un de vos enfants de suivre des études de médecine ? (Q13 ) Base : Grand Public : Aux parents d’enfants de moins de 15 ans dans le foyer (356, 35%) Grand Public ST Oui 69% ST Non 29% Bac et + : 74% Agglo parisienne : 80% Médecin est une profession prestigieuse : 74% A envisagé de suivre des études de médecine : 80%
  • 28. … et par les généralistes Question : Conseillerez-vous, ou auriez-vous pu conseiller à l’un de vos enfants de devenir médecin généraliste … : (QM12) Base : Ensemble médecins ayant des enfants (488, 97%) ST Oui 53% ST Non 47% Médecins Assurant régulièrement des gardes de nuit : 58% Réactions des médecins généralistes : « On se projette en se disant que nous on n’est pas emmerdé mais nos enfants vont se retrouver beaucoup plus coincés que nous. » « Je ne le pousserai pas à faire ça, je ne veux pas le pousser à faire un métier aussi lourd et prenant. » Réactions des internes : « Ce sont les médecins actuels qui ont subi le plus les réformes. Ils gagnent moins, leur retraite sera problématique, ils ont subi la perte de prestige, on peut comprendre qu’ils disent ça » « Je ne suis pas sûr que nous on dira ça. » « Ils ont une image pessimiste. »
  • 29. III Devenir médecin généraliste A - Motivations et vocation B – Les études C – La fin des études de médecine
  • 30. A - Motivations et vocation … Vocation humaniste et passion scientifique l’emportent sur le confort matériel
  • 31. Devenir médecin généraliste par vocation Question Grand Public : Selon vous pour quelle raison un médecin généraliste choisit-il d’exercer ce métier. Est-ce avant tout …? (Q23) Question Médecins : Vous personnellement, et en toute franchise, dites-moi laquelle des deux raisons suivantes vous a le plus poussé à exercer votre métier. Est-ce avant tout … (QM13 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) / Ensemble des médecins (503) Par vocation, parce qu’il veut aider et soigner les gens peu importe ce que cela lui rapporte à lui Par intérêt personnel, parce qu’il veut faire un métier qui lui rapportera beaucoup d’argent et une forte reconnaissance sociale (Les deux) (nsp) Médecins Grand Public Femme : 81% CSP - : 82% Femme : 86%
  • 32. Question Grand Public : Plus globalement, pour chacun des éléments suivants, dites-moi s’il compte selon-vous dans le choix que fait un médecin généraliste de s’orienter vers des études de médecine ? (Q24) Question Médecins : Plus globalement, pour chacun des éléments suivants, dites-moi s’il a compté dans votre choix de faire médecine ? (QM14 ) Base : Ensemble Grand public (1004) / Ensemble des médecins (503) % Oui Eléments intervenant dans le choix des études de médecine
    • Femme : 97%
    • Femme : 92%
    • Femme : 82%
    • 25 à 34 ans : 80%
    • Bac et + : 77%
    • Homme : 75%
    • 25 à 34 ans : 77%
    • 65 ans et + : 58%
    • Inf. au Bac : 57%
    • 65 ans et + : 50%
  • 33.
    • Avec
    • Pour beaucoup d’entre eux, des motivations accentuées par une certaine proximité avec le monde médical que ce soit par atavisme familial ou par proximité avec la maladie = une vocation qui remonte pour beaucoup à l’enfance.
      • « J’ai été opéré à 14 ans d’une grave chirurgie cardiaque. Quand je suis sorti de l’ hôpital, je voulais être médecin. »
      • « Je baignais dans ce milieu, mon père était médecin, après le bac ça me paraissait évident de faire médecine. »
    • De plus
    • Des médecins dont les motivations se situent sur un continuum allant de la vocation humaniste et sanitaire à l’ingénierie médicale :
    Une vocation et surtout une passion
      • Les ingénieurs médicaux
      • « Je voulais savoir comment l’homme marchait, au début je voulais faire de la recherche seulement, l’intérêt pour les gens est venu après »
    Les humanistes « Je voulais être le Docteur Schweitzer  … je voulais sauver le monde. »
      • Les partagés
      • « Moi, y’avait un peu les deux, le côté humain et le côté scientifique, y’avait les deux. »
  • 34.
    • En creux mais bien présents, figurent aussi d’autres avantages
    • Un métier concret / palpable
      • « Ce qui m’a fait choisir c’est qu’en médecine, il y avait un vrai métier derrière. »
    • Et de façon plus prosaïque
    • Un métier qui donne un niveau de vie satisfaisant
      • « Faut pas se leurrer ! J’ai aussi fait médecine parce que je savais que ça me permettrait de vivre bien. »
    Des avantages matériels non négligeables
    • Par rapport à ces motivations initiales
    • Des généralistes en zones rurales qui paraissent plus « comblés » via notamment la proximité avec leur patientèle, une dimension sociale qui semble plus forte et une diversité importante des actes médicaux.
  • 35. Les motivations à être médecin … en bref Une réelle vocation et/ou un attrait pour les sciences médicales => de fortes motivations sont nécessaires pour devenir médecin. Un métier qui n’est donc pas accessible à tous => un frein à l’engagement en médecine.
  • 36. B - Les études de médecine Un enseignement vécu comme une frustration
  • 37. Médecine : des études peu attrayantes Question : Dans le passé avez-vous déjà envisagé vous-même de suivre des études de médecine ? (Q11 ) Base : Grand Public : Ayant 18 ans et plus (952, 95%) Grand Public ST Oui 23% ST Non 77% Question : Vous personnellement, souhaiteriez-vous suivre des études de médecine à l’avenir ? (Q12 ) B ase : Grand Public : Aux jeunes (15-17 ans) (52, 5%) ST Oui 20% ST Non 80% Bac et + : 28% Médecin est une profession prestigieuse : 27%
  • 38. Question. Et jusqu’où êtes-vous allé dans votre intention de faire médecine ? (Q14) Base : Grand Public : Ayant envisagé de faire médecine (Q10=médecin ou Q11=1ou2) et a plus de 17 ans (217, 23%) Les freins aux études de médecine S/T Etudes suivies jusqu’à leur terme : 3% S/T Etudes abandonnées en cours : 16% S/T Etudes commencées : 21% Grand Public S/T Etudes en cours : 2%
    • Bac et + : 68%
    • Bac + 2 et + : 71%
    • CSP+ : 70%
    Réactions des jeunes ayant abandonné leurs études de médecine au cours de la 1 ère année : « Il y a un discours ambiant qui décourage. » « Il y a un discours ambiant assez décourageant sur les études de médecine. Les journaux, la télé, les anciens disent que c’est très dur, que c’est coûteux. » Réactions des internes : « C’est un métier que tout le monde ne peut pas faire : trop de sacrifices donc c’est normal. »
  • 39. Question. Pourquoi n’avez-vous finalement pas essayé de suivre des études de médecine ? (Q15) Base : Grand Public : A envisagé de faire médecine mais n’a pas essayé (Q14=5) (159, 16%) Grand Public
    • CSP + : 50%
    • Image des MG s’est plutôt détériorée : 41%
    Les freins aux études de médecine
  • 40. Des études effrayantes
    • Des motifs de non-engagement qui se regroupent autour de 2 pôles :
      • En premier lieu la difficulté imaginée des études et leur longueur ;
      • Associée à une certaine angoisse par rapport au métier de médecin.
    • Pour les jeunes qui ont renoncé à s’inscrire :
      • Des angoisses quant à leurs capacités à réussir le concours, à résister à la pression bien connue et des doutes par rapport à leurs capacités intellectuelles ;
      •   « J’ai pensé à m’inscrire mais au dernier moment je me suis dit que j’allais jamais réussir ce concours et perdre 2 ans pour rien. »
      • Des études trop longues : une vie professionnelle et indépendante qui commence trop tard ;
        • « J’avais pas envie et surtout je ne pouvais pas commencer ma vie à 35 ans. »
        • « On commence à être autonome trop tard. »
    • Mais aussi
      • Des études prennent du temps d’où l’impossibilité de travailler pour payer : un sentiment d’études discriminantes socialement.
      • « C’est des études pour les fils de bourges, quand il y a des parents derrière ok, sinon, c’est même pas la peine »
    Deux motifs majeurs de renoncement aux études de médecine
  • 41.
    • Un souvenir souvent très négatif des études, de l’esprit de compétition, du stress du concours, de la violence des doublants et des week-ends d’intégration.
        • « J’avais l’impression d’être sur une autre planète, c’était horrible. Chacun pour soi, on redoutait les doublants qui volaient les cours. C’est hyper angoissant et dévalorisant. »
    • Et
    • Des jeunes dont les freins et les motifs d’arrêt sont nombreux :
        • Des études qui empêchent de vivre comme des jeunes , qui fatiguent et qui empêchent de s’affirmer par rapport aux parents ;
        • « Je ne voyais plus personne alors que tous mes amis s’amusaient. En plus on ne peut pas travailler, on reste dépendant des parents, on peut pas s’affirmer. J’étais épuisée, fatiguée, je travaillais tout le temps. »
        • Une pression parfois insoutenable qui stresse et angoisse et des notations qui font perdre confiance en soi ;
        • «  Je n’ai pas tenu, c’est trop stressant, ça m’a gâché une année entière. »
        • « Je me sentais nulle par rapport aux autres, j’ai douté pendant longtemps de moi après. »
    • Accentué par
        • Un implicite pesant sur le savoir à acquérir en première année avec le sentiment d’apprendre des matières inutiles et éloignées des centres d’intérêt de ces étudiants => des études sources d’une importante frustration intellectuelle
        • « Pourquoi faire de la mécanique ? de la chimie ? Si ce n’est pour nous sélectionner. »
        • « On comprend pas pourquoi on fait telle ou telle matière, c’était ridicule. »
    Un sentiment confirmé par les jeunes ayant abandonné leurs études de médecine Deux motifs majeurs de renoncement aux études de médecine
  • 42.
    • Mais aussi des freins ultérieurs liés à la profession elle-même, des angoisses plus profondes qui mettent en évidence les cristallisations et les fantasmes autour du métier de médecin généraliste d’où la nécessité de communiquer pour l’inscrire dans le réel.
      • Un surplus de responsabilités, un « droit » de vie et de mort sur des humains qui fait très peur
        • « De toute façon les responsabilités sont trop fortes et trop lourdes à porter. »
        • « J’ai réalisé que j’avais peur de la mort. »
        • « Poser un diagnostic, expliquer au patient ce qu’il a, me semblait au-dessus de mes forces. »
      • La peur de l’impuissance et de ne pas savoir prendre sur soi la souffrance de l’autre
        • « J’aurais peur de ne pas savoir faire abstraction de la souffrance des autres. »
        • « Supporter le mal-être des gens, c’est trop difficile. »
    • Mais aussi
      • Des angoisses par rapport à l’activité libérale
        • « Etre à son compte est très difficile, je ne sais pas si je m’en serais sortie. »
    • Et surtout,
      • Le sentiment que la vie professionnelle prend le pas sur la vie familiale
        • « Pas de vie de famille, pas de vie sociale, non merci ! »
        • « On a pas le temps d’être en couple, d’avoir des enfants. »
    … mais aussi des angoisses par rapport aux conditions d’exercice de la médecine Deux motifs majeurs de renoncement aux études de médecine Et
  • 43. Une première année difficile et peu motivante
    • Un sentiment de contrainte extrêmement fort lié aux études : des études perçues chronophages qui demandent beaucoup trop de sacrifices et détériorent les relations sociales de l’étudiant ainsi que son mûrissement personnel.
          • « Ce sont des études très difficiles, très longues, ce sont des sacrifices perpétuels. »
          • « Il y a énormément de concessions à faire, c’est très chronophage, on se voit pas grandir, on ne se développe pas normalement. »
    • Une critique acerbe sur le manque d’informations généralisé sur l’organisation des études …
        • … sur le cursus et sur la difficulté des études ;
          • « On ne sait pas dès le début dans quoi on s’embarque, on ne sait rien. »
          • « On ne sait pas comment ça va se dérouler, on est vraiment tout seul. »
        • … sur le pourquoi du par cœur, du concours, de la présence de certaines matières au détriment de la médecine en tant que telle et perçue comme abordée trop tard dans le cursus.
          • « On ne sait pas pourquoi on doit apprendre tous ces trucs par cœur qui ne nous serviront à rien. »
          • « On ne fait pas assez de médecine, il y a un implicite sur le savoir. »
    Deux critiques majeures pour les MG Et surtout
  • 44.
    • Un regret par rapport au manque de spécialisation « médecine générale » :
        • Le sentiment de se former seul sur le terrain qui conduit à un décalage important entre le métier imaginé et sa réalité …
          • « Il y a pas vraiment de terrain, notamment chez les praticiens : on se débrouille tout seul pour apprendre ce qui se passe sur le terrain. »
          • « Ce ne sont pas des études de terrain … on se fait une image qui n’a rien à voir avec la réalité. »
        • Le sentiment de ne pas aborder la médecine réelle, pratique, quotidienne mais d’aborder les pathologies dans leurs exceptions et non pas dans leur généralité.
          • « On ne fait jamais rien de transversal, on fait toutes les spécialités et après on nous dit qu’on est généraliste, ce sont des études inadaptées à la médecine générale, on apprend toutes les exceptions sans jamais aborder une vision globale des choses. »
      • Avec enfin
      • Une critique globale sur le manque de pédagogie des professeurs :
        • Le sentiment que les professeurs ne sont pas des pédagogues mais qu’ils sont là par stratégie et calculs carriéristes.
          • « Les cours sont mauvais : les profs ne sont pas des pédagogues, les vrais profs, ce sont ceux qui nous encadrent pendant les stages. »
          • « Les profs sont là par stratégie, c’est politique d’être prof à la fac, surtout pour les spécialistes. »
    Une absence d’enseignement de la médecine générale Deux critiques majeures pour les MG
  • 45.
    • POUR LES JEUNES QUI ONT RENONCE ou ABANDONNE
    • Des études anxiogènes jugées inaccessibles tant sur le plan personnel, intellectuel que social (coût des études) et entraînent un phénomène important d’auto-censure, de renoncement et d’abandon.
    • De plus
    • Des angoisses par rapport à l’exercice de la profession sont aussi une des causes majeures de ce phénomène => une nécessité impérieuse de communiquer sur le métier de généraliste en 2008.
    • POUR LES INTERNES ET LES GENERALISTES
    • Des études certes perçues valorisantes mais très mal jugées de l’intérieur tant sur les sacrifices qu’elles demandent que sur leur qualité perçue : un manque de contact avec le terrain et une spécialité de médecine générale réduite à portion congrue.
    • Autant d’éléments qui expliquent le manque d’attractivité des études / du métier du médecin
    Les études de médecine … en bref
  • 46. C – La fin des études de médecine Deux choix cruciaux : le choix de la spécialité et l’installation
  • 47. Le choix de la spécialité : les inconvénients de la médecine générale Médecins Question : Pourquoi selon vous certains de vos amis étudiants en médecine qui en auraient eu la compétence ont-ils finalement choisi de ne pas devenir médecin généraliste ? (QM22 ) Base : Ensemble Médecins (503) Total supérieur à 100 car plusieurs réponses possibles
    • 25 à 34 ans : 53%
    • Exerçant en cabinet : 38%
    • 25 à 34 ans : 57%
    • Homme : 73%
    • Exerçant en cabinet : 74%
    • Exerçant en cabinet : 40%
  • 48.
    • Une étape assez abstraite que l’on ne franchit pas facilement = une étape relativement dramatisée.
      • L’attente personnelle de se sentir confiant en soi ;
        • « Avant de me lancer, j’attendrai de me sentir confiant sur ma pratique et de savoir ce que je veux »
        • « Il faut sentir qu’on atteint sa maturité de médecin et que l’on a plus les angoisses du diagnostic. »
      • L’importance d’avoir accompli ce qu’on « avait à faire » avant « l’aliénation » pour plusieurs décennies aux patients ;
        • « Il faut aussi que l’on soit prêt à s’aliéner à un lieu, à des patients. »
        • « Il faut avoir réalisé les voyages et tout ce qu’on avait envie de faire avant, parce qu’après il faudra attendre la retraite. »
    Des internes très angoissés à l’idée de s’installer
    • Avec
    • Des peurs sous-jacentes assez présentes mais peu dites => la relation et la confrontation avec le patient
        • Et
    • Une gestion libérale qui semble très difficile
        • Une dimension perçue très contraignante et très angoissante qui se rajoute aux responsabilités intrinsèques du métier
        • « C’est la gestion d’une petite entreprise, c’est vraiment pas facile à gérer en plus des patients et des problèmes. »
        • « On se demande si on va y arriver, j’imagine que c’est hyper dur et très prenant. »
    L’installation : une étape qui fait peur
  • 49.
    • Un choix de se tourner vers une spécialité autre que la médecine générale lié à une moindre qualité de vie perçue en tant que généraliste.
    • L’installation, une étape qui est très anxiogène et « engageante » . Là encore, des internes peu informés de la réalité de cette étape.
    • Des freins liés avant tout à une méconnaissance et une vision dramatisée du métier de médecin généraliste.
    • Et
    • Des perspectives d’évolution de carrière en tant que MG peu valorisées lors des études et qui restent insoupçonnées pour les internes. Pourtant de réelles possibilités s’offrent aux généralistes.
    La fin des études de médecine … en bref
  • 50. De multiples possibilités d’évolution …
    • En spontané cet aspect constitue un des avantages majeurs des généralistes par rapport aux spécialistes, qui, d’après eux restent cantonnés à un seul domaine de compétence.
    • De nombreuses possibilités offertes :
      • Diversifier leur activité : homéopathie, psychothérapie, nutrition ;
      • Réorientation professionnelle : conseil, salariat dans une grande entreprise, engagement humanitaire.
      • « On a la possibilité de changer, d’évoluer, on a beaucoup de possibilités en fait. »
    Les raisons de choisir médecine générale
    • Un métier pour lequel on ne perçoit pas d’évolutions de carrière sans que ce soit un problème.
      • « Il n’y a pas de réelle évolution, à part pour les spécialistes. »
    … méconnues des internes Des éléments qui constituent autant d’arguments à communiquer pour le choix de la médecine générale, d’autant plus que les internes ne perçoivent pas complètement toutes les possibilités offertes par le métier de médecin généraliste .
  • 51. IV Les conditions d’exercice
  • 52. Des médecins satisfaits de leur exercice professionnel Question : Par rapport à votre exercice professionnel, diriez-vous que vous êtes … : (QM11) Base : Ensemble médecins (503) ST Satisfait 82% ST Insatisfait 18% Médecins Femme : 91% 25 à 34 ans : 93% 35 à 49 ans : 87%
    • Sur leur métier, les MG, jeunes et plus âgés, ont une image positive de leur propre profession et aucun, malgré les difficultés rencontrées, ne regrette d’avoir choisi celle-ci.
      • « C’est un beau métier … c’est toujours un beau métier même aujourd’hui »
    Avec …
  • 53. Question Grand Public. Selon vous qu’est-ce que les médecins généralistes trouvent le plus important dans l’exercice de leur métier ? (Q20) Question. Et lequel de ces aspects est pour vous le plus important dans l’exercice de votre métier? (QM16) Base : Ensemble Grand public (1004) / Base : Ensemble des médecins (503) Les éléments les plus importants dans l’activité d’un médecin Total supérieur à 100% car plusieurs réponses possibles
    • Femme : 60%
    • 15 à 24 ans : 53%
    • Bac et + : 48%
    • Agglo parisienne : 49%
    • Homme : 30%
    • 15 à 24 ans : 34%
    • Commune rurale : 24%
    • Bac et + : 26%
    • Femme : 44%
    • 25 à 34 ans : 51%
    • Exerçant en banlieue pavillonnaire : 50%
    • Effectuant régulièrement des visites à domicile : 19%
    • Exerçant dans une petite ville de province : 24%
  • 54. Les 3 pôles de la satisfaction 1 - La relation avec les patients Dans le détail …
    • 3 grands pôles dans la construction de la satisfaction d’un médecin généraliste
    2 - L’épanouissement personnel du médecin et de sa famille 3 - La possibilité d’exercer le mieux possible la médecine
  • 55.
    • Des MG installés qui déclarent avoir de bonnes relations avec leurs patients et les médecins les plus âgés de préciser qu’une patientèle se façonne, se construit en plusieurs années et au final elle correspond au caractère de chaque médecin et est à l’image de sa façon de travailler.
      • « On a la patientèle qu’on mérite. »
      • « Forcément je m’entends bien avec mes patients, ceux avec qui je ne m’entendais pas, ils ne sont pas revenus ! »
    • Avec effectivement
    • Des relations qui ont fortement évolué dernièrement , l‘apparition d’Internet constituant un des déclencheurs : des MG qui font fassent à un double phénomène :
      • D’une part les patients sont de plus en plus experts et possèdent eux-aussi une certaine connaissance médicale = 31% des français ont déjà fait des recherches sur Internet ou dans de la documentation médicale avant ou après avoir eu le diagnostic d’un médecin pour s’assurer de celui-ci.
      • D’autre part, la figure du médecin a évolué, il est désormais accessible et peut subir la contradiction. = 24% des français ont déjà contesté le diagnostic ou le traitement que lui avait fourni son médecin.
      • « L’avis d’un médecin, ce n’est pas l’avis de Dieu non plus, et j’espère que les médecins savent s’adapter à ça »
    • Toutefois
    Des relations en pleine évolution 1 - La relation avec les patients vécue par les MG
  • 56.
    • Une désacralisation de la parole médicale qui est jugée salvatrice et enrichissante pour toutes les parties, les patients comme les médecins.
      • « On est juste une voix, un avis parmi tant d’autres, on ne considère pas que notre avis peut être vraiment respectable, ça me parait pas anormal d’aller vérifier sur Internet. »
      • « Aujourd’hui les gens cherchent, ils savent, et quand tu te plantes ils le savent, avant ils ne savaient … »
    • Et
    • Pour tous les médecins interrogés, il est désormais indispensable d’user de pédagogie, de transparence et de sincérité avec les patients.
      • « Moi je me pose aussi comme un patient potentiel, il faut expliquer les choses, se justifier, donner tous les éléments possibles. »
    • Pour autant, en dehors de ce phénomène, des MG qui ont l’impression de se diriger vers une relation de prestation de service où le médecin répond à un besoin circonscrit et ponctuel alors même qu’ils aspirent à une médecine holistique et préventive = un phénomène principalement urbain (groupe 1) mais les médecins de zones rurales en connaissent les premiers symptômes.
      • « Y’a plus de jeunes qu’avant dans la commune, ils appellent, ils veulent un rendez-vous tout de suite, après je ne vais plus jamais les revoir, ils viennent, ils prennent, ils repartent »
    1 - La relation avec les patients vécue par les MG Malgré les dernières évolutions, des relations avec les patients largement positivées par les généralistes.
  • 57.
    • Les internes malgré leurs motivations à soigner et à aider sont méfiants vis-à-vis des patients.
    • Leur méfiance est double : d’un côté ils ont peur que les patients soient difficilement gérables, exigeants et réclamant des soins particuliers mais ils sont en même temps méfiants vis-à-vis des informations que détiennent les patients sur les pathologies, informations susceptibles de remettre en cause les connaissances du jeune médecin.
    • Et
    • De façon globale, les patients sont perçus comme « à éduquer » tant sur la prévention que sur le rapport aux médecins :
        • « Notre travail avec les patients, c’est aussi de leur dire, de les éduquer et leur apprendre à suivre les recommandations, la prévention. »
    1 - La relation avec les patients imaginée par les internes Une relation ambiguë caractérisée par un attrait-rejet du patient et qui témoigne de la peur des internes devant leurs responsabilités de soignant.
  • 58. Des valeurs qui ont changé
    • Une relation au travail qui s’est profondément transformée = Des MG qui refusent de se laisser phagocyter par leur vie professionnelle et qui clivent vie privée et vie professionnelle.
      • « Mon père était médecin, mais il l’était 24h/24h, à la maison tout tournait autour de ça d’ailleurs le numéro de téléphone de la maison et celui du cabinet, c’était le même … bon moi il est hors de question que j’exerce comme ça. »
      • De jeunes médecins (jeunes) qui arrivent avec cette nouvelle culture (tant les femmes que les hommes)
    • Et
      • Des médecins plus âgés (groupe 2) qui se sont fait l’écho de l’évolution du temps de travail et du développement des loisirs.
      • « Les 35 heures ont aussi changé beaucoup de choses … je bossais pas mal et je voyais mes patients qui travaillaient, étaient frais et dispos et qui gagnaient autant … ça a été un déclic, à quoi ça sert de travailler autant … depuis je ferme un jour par semaine et depuis peu j’ai pris un associé pour avoir un peu plus de temps »
      • « Maintenant même si je n’ai pas de remplaçant, je ferme ! Moi aussi j’ai le droit de prendre des vacances.  
    • Associé à
    2 - L’épanouissement personnel des médecins généralistes
  • 59. Des changements réglementaires majeurs (et appréciés)
    • Les vacances et le temps libre : la possibilité de fermer le cabinet sans l’obligation de trouver un remplaçant constitue une des mesures qui a le plus amélioré la vie des médecins.
      • « Je prenais très peu de vacances car c’était très dur de trouver un remplaçant … ça m’a changé la vie que ce ne soit plus obligatoire. »
      • « Y’ a des années où j’ai dû annuler mes vacances car mon remplaçant me plantait deux jours avant mon départ et j’étais obligé de laisser mon cabinet ouvert. »
    • Les gardes et les astreintes : leur suppression en 2003 est aussi une mesures très populaire auprès des participants interrogés.
    • Enfin
    • Les visites à domicile : une diminution importante très appréciée induite par l’évolution des quotations.
      • « Moi je ne fais quasiment plus de visites, c’est quand même beaucoup plus confortable de rester au cabinet, on perd beaucoup moins de temps »
    2 - L’épanouissement personnel des médecins généralistes
  • 60. Une évolution des attitudes qui a un impact sur les comportements
    • Nombre de ces médecins cherchent à s’associer (les médecins les plus âgés qui possèdent déjà un cabinet) ou bien à monter un cabinet de groupes (jeunes médecins) :
      • En déclaratif, la raison principale est de permettre de dégager du temps libre, de faciliter l’organisation des vacances.
      • « Moi je me suis installé en groupe, c’était le seul moyen de ne pas être à plein temps »
    • Mais
      • Pour les jeunes médecins, il y a un motif latent assez fort : rompre la solitude de l’exercice, l’installation en groupe leur donne l’illusion de pouvoir la dépasser.
        • « On est très seul c’est quand même un exercice très solitaire et en cabinet de groupe, c’est mieux …  »
        • « Je me sens extrêmement seul à la fin de la journée, on voit plein de gens dans la journée, mais on est obligé de garder une barrière en fait. »
    Des généralistes qui subissent un rythme de travail très stressant mais qui refusent d’être asservis à leur activité et qui pour la plupart parviennent à avoir une vie privée épanouie. 2 - L’épanouissement personnel des médecins généralistes
  • 61. Pour les internes : des conditions d’exercice imaginées difficiles et contraignantes Une vision décalée et négative par rapport à la réalité qui met une fois de plus en évidence leur manque de connaissances du milieu professionnel => une autre clé d’explication du manque d’attractivité
    • Un métier chronophage en soi :
      • Tant du fait des patients (visites à domicile, obligation de suivi, heures sup, urgence) que des contraintes administratives.
        • « On passe un temps fou ; il ne faut pas partir en vacances, pas être malade et puis quand il n’y a plus les patients, il y a la paperasse. »
        • « Les horaires, c’est très compliqué : les visites à domicile, ce n’est pas rentable. C’est les heures sup, les urgences, les gardes, la surcharge de travail … »
    • Une coalition vie privée / vie professionnelle perçue difficile voire impossible du fait d’une obligation de suivi imputable à une conscience professionnelle très forte :
      • Ne pas prendre des vacances, ne pas être absent : une obligation éthique intrinsèque au métier
        • « C’est très difficile de partir en vacances ou d’être absent. En gros, on peut pas être malade. C’est par obligation de soin qu’on le fait. »
        • «  Si on a des suivis à faire, des patients très malades, on peut pas les laisser comme ça, c’est pas humain, c’est notre rôle. »
    2 - L’épanouissement personnel imaginé par les internes
  • 62.
    • En 20 ans un métier qui a beaucoup changé et des MG dont les connaissances et les compétences techniques se sont beaucoup améliorées. Des MG qui s’estiment eux-mêmes beaucoup plus qualifiés qu’auparavant = une opinion partagée tant par les jeunes médecins que les médecins plus âgés.
        • « Y’a 20 ans quand tu diagnostiquais une hypertension, tu ne faisais pas les bilans qu’on fait aujourd’hui. »
    • Une amélioration de la qualité des actes qui est accentuée par les nouvelles exigences des patients = un aspect positif pour tous les médecins.
          • « Il ne se creusait pas, c’était au ras des pâquerettes, les exigences augmentent beaucoup plus rapidement, le patient va voir aux infos que tel médicament ne sert à rien… »
    • Et
    • De jeunes médecins qui aspirent à faire une médecine différente moins quantitative et plus qualitative.
          • « Les jeunes médecins … ils veulent faire de la belle médecine, ils n’acceptent pas de travailler en 10 minutes pour un patient, ils veulent prendre le temps »
    D’importantes améliorations de la qualité de la médecine pratiquée 3 - Exercer le mieux possible la médecine
  • 63. Question. A partir de votre propre expérience des médecins généralistes, que pensez-vous du rapport qu’ils ont avec leurs patients ? (Q22) Base : Ensemble Grand Public (1004) Diriez-vous qu’ils … Appréciation du rapport Médecin – Patient Grand Public 15 à 24 ans : 91% 50 à 49 ans : 72% / Inf. au Bac : 71% 65 ans et + : 67% 15 à 24 ans : 51% 3 - Exercer le mieux possible la médecine
  • 64. Question. A partir de votre propre expérience, quels seraient parmi les aspects ci-dessous, ceux sur lesquels les médecins généralistes devraient le plus s’améliorer ? (Q21) Base : Ensemble Grand Public (1004) Améliorations attendues par les patients Grand Public Total supérieur à 100% car plusieurs réponses possibles
    • Femme : 33%
    • Bac et + : 36%
    • Femme : 36%
    • 25 à 34 ans : 44%
    • Agglo parisienne : 42%
    • 15 à 24 ans : 61%
    • Agglo parisienne : 55%
    • 15 à 24 ans : 41%
    • Commune rurale : 23%
    • 65 ans et + : 29%
    • 50 ans et + : 19%
    3 - Exercer le mieux possible la médecine
  • 65. Un rythme de travail très soutenu
    • Des médecins qui ont conscience que les conditions de réception des patients ne sont pas optimales et que le temps qu’ils peuvent leur consacrer est limité.
    • Mais
    • Le rythme de la journée, la succession des patients, la salle d’attente qui se remplit ne leur permettent pas de répondre aux attentes des patients dans les délais.
      • « … la contrainte de temps, le temps n’est pas extensible, la consultation des fois pourrait être très courte et des fois très longue, il y a le tic tac et il faut avoir la notion du temps tout le temps autrement ça dérape et on se retrouve souvent débordé ! »
      • A Paris = un phénomène qui paraît encore plus fort
    3 - Exercer le mieux possible la médecine
    • Au final
    • Si le manque de médecins est une des causes de cette surcharge, pour eux c’est avant tout le mode de rémunération (à l’acte) qui induit aussi largement de limiter le temps passé avec chaque patient.
        • « Si on veut gagner notre vie on ne peut pas passer 20 minutes avec chaque patient … c’est vrai qu’ils doivent avoir l’impression des fois qu’on les expédie. »
    • Si la rémunération n’est pas vue comme primordiale dans la motivation à exercer médecin généraliste ou la pratique au quotidien, elle reste importante pour 63% des médecins généralistes.
    Aussi
  • 66.
    • C’est une préoccupation quotidienne importante dans la mesure où les MG perçoivent une diminution de leur niveau de vie et du temps consacré à chaque patient.
    • Un système de rémunération à l’acte qui induit une approche quelque peu quantitative des visites , en l’occurrence cela leur apparaît assez frustrant d’un point de vue personnel et peu compatible avec leurs obligations règlementaires (dépistage, prévention).
        • « Les médecins d’aujourd’hui n’ont pas les mêmes besoins ni demandes, c’est sûr que le mode de paiement va être remis en cause. »
    • Au final
    • Des médecins qui n’ont pas l’impression d’être rémunérés à la hauteur de leur travail en particulier sur le travail de dépistage pour lequel les MG n’ont pas de contrepartie financière et qui est souvent agrégé à une autre consultation.
        • « Quand on fait du dépistage, y’ a aussi plein de courriers à envoyer, de papiers à remplir, ça prend beaucoup de temps et on ne reçoit rien pour ça. »
    D’après ces MG, une réforme de la rémunération paraît urgente avec la nécessité de forfaitiser certains actes notamment le dépistage. Cela permettrait de revaloriser la profession par rapport aux spécialistes. 3 - Exercer le mieux possible la médecine
  • 67. Des médecins qui aiment leur travail et qui en sont globalement satisfaits. Ils pensent tous entretenir de bonnes relations avec leurs patients et cela constitue un motif de satisfaction majeur. L’épanouissement personnel est considéré comme très important par les médecins généralistes et à ce titre de nombreuses évolutions tant réglementaires (visites, gardes et astreintes) que personnelles leur ont permis de réduire avantageusement leur temps de travail afin de ne plus sacrifier leur vie privée. Mais Les généralistes estiment que les conditions de réception des patients ne sont pas optimales (attente des patients, durée limitée des consultations) et leur salle d’attente sont souvent pleines. Cette surcharge est extrêmement stressante par le rythme de travail qu’elle impose mais surtout s’avère très frustrante d’un point de vue personnel. Enfin la rémunération qui a une relative importance constitue aussi un motif d’insatisfaction. Le système actuel leur semble injuste car il ne rémunère que partiellement leur activité, ainsi le dépistage n’est pas rémunéré car souvent intégré à une autre consultation. Les conditions d’exercice … en bref
  • 68. V Conclusions
  • 69.
    • La santé est un des domaines prioritaires pour les Français.
    • Les médecins sont, selon les Français, les acteurs les plus déterminants d’un système de santé qui fonctionne bien.
    • Les médecins incarnent aujourd’hui la profession la plus prestigieuse, nettement devant les enseignants, les infirmières et les chefs d’entreprise. Et ce, même si 1 Français sur 2 estime que le prestige des médecins généralistes s’est détérioré depuis ces dix dernières années.
    • De plus, les médecins généralistes bénéficient d’une très bonne image auprès des Français.
    • Ces derniers en ont conscience et sont par ailleurs très satisfaits d’exercer leur métier.
    • Pour autant
    • Les Français sont peu nombreux à souhaiter que leurs enfants suivent des études de médecine.
    • Ils n’envisagent guère d’exercer le métier de médecin et parmi ceux qui l’avaient imaginé, la plupart a très vite abandonné l’idée.
    • D’ailleurs, la moitié des médecins eux-mêmes ne conseillerait pas à leurs enfants de les imiter.
    • Trois raisons expliquent ce paradoxe.
    Les principaux enseignements
  • 70.
    • Les études sont un frein majeur à l’engagement en médecine tant celles-ci sont sélectives, angoissantes et longues (freins pour les jeunes issus de milieu défavorisé). De plus, l’enseignement des premières années se révèle extrêmement frustrant, car jugé trop déconnecté des matières médicales, et pousse à l’abandon.
    • Les Français dramatisent le métier de médecin généraliste en exagérant les capacités personnelles (responsable, empathique, sûr de soi, …) requises pour exercer ce métier et les conditions d’exercice de celui-ci qui laisseraient une place très limitée à la vie personnelle.
    • Des difficultés quotidiennes réelles en termes d’investissement dans son métier comparé à sa rémunération . En effet, le mode de rémunération à l’acte incite le médecin à limiter le temps passé avec un patient lors d’une consultation. Ainsi, les médecins généralistes peuvent être amenés à faire un choix entre leur revenu et la qualité de leur travail, notamment dans le cas de prévention ou de dépistage.
    Les principaux enseignements
  • 71. VI Recommandations
  • 72.
    • Des études jugées trop longues et trop chères.
    • Des études jugées trop sélectives, trop angoissantes, trop dures qui génèrent de l’auto exclusion.
    • Rappeler que l’entrée dans le monde du travail se fait dès l’internat.
    • Augmenter les allocations de bourses pour les étudiants des milieux les plus défavorisés afin de faciliter leur indépendance.
    • Rassurer sur les capacités intellectuelles et culturelles nécessaires pour faire médecine.
    • Ouvrir le numerus clausus ?
    • Des études jugées frustrantes du point de vue de l’enseignement médical.
    • Aborder plus frontalement les disciplines médicales dès la première année.
    • Concentrer les évaluations sur les disciplines médicales.
    1 – Les études
  • 73.
    • Surévaluation du sacrifice demandé par le métier => Des médecins imaginés prêts à se sacrifier (don de soi) pour les autres et qui déploient d’importantes capacités d’empathie.
    • Des médecins qui supportent d’importantes responsabilités.
    • Surévaluation des conditions d’exercice et du temps passé en cabinet.
    • Une image fausse par rapport au quotidien des MG qui pensent largement à eux et à leur vie personnelle => Communiquer sur la qualité de vie des MG.
    • Œuvrer au niveau législatif pour limiter leurs responsabilités, éviter que la santé ne devienne malade de la justice.
    • Favoriser la coopération médicale et partager les diagnostics.
    • Communiquer sur les dernières dispositions règlementaires : garde, astreinte, visite, fermeture du cabinet.
    • Améliorer la qualité de vie des médecins généralistes en favorisant les cabinets de groupe.
    2 – La dramatisation de l’exercice médical
  • 74.
    • Faciliter l’implantation et l’exercice quotidien du métier
    • Un rapport patient-médecin qui évolue vers des logiques consuméristes et de rentabilité
    • Limiter et simplifier les démarches administratives.
    • Favoriser les cabinets de groupe et les maisons de professionnels de santé en zones démédicalisées.
    • Repenser le mode de rémunération
    • Rémunérer la prévention et le dépistage.
    3 – Les conditions d’exercice
  • 75. Annexe Incitation à l’installation en zones démédicalisées
  • 76. Opinion sur la dispersion géographique des généralistes % Oui Question : . Voici un certain nombre d’opinions que l’on peut entendre à propos des médecins généralistes. Pour chacune d’entre elles dites-moi si elle correspond ou non à l’idée que vous vous faites des médecins généralistes : (Q19 ) Base : Ensemble Grand Public (1004) Les médecins généralistes… Grand Public
  • 77. Changement éventuel de zone d’exercice Médecins Question : Et accepteriez-vous d’exercer à l’avenir … (QM10 ) Base : Ensemble Médecins (503) S/T Oui S/T Non 70% 30% 58% 42% 50% 49% 50% 49% 35% 64% Femme : 59% / Exerçant en hôpital : 66% / Vivant en couple : 63% / Actuellement en centre ville : 93% 25 à 34 ans : 74% / 35 à 49 ans : 56% / Actuellement en banlieue pavillonnaire : 96% / Actuellement dans une cité populaire : 72% 25 à 34 ans : 54% / Actuellement dans une cité populaire : 88% / Actuellement en banlieue pavillonnaire : 47% 25 à 34 ans : 79% / Actuellement dans une petite vielle de province : 92% / Exerçant en cabinet individuel : 65% Actuellement en zone rurale : 93%
  • 78. Opinion sur les mesures évoquées Question : Voici quelques-unes des mesures évoquées pour que les jeunes médecins exercent dans les zones démédicalisées. Pour chacune d’elles, dites-moi si elle vous semble assez convaincante ou peu convaincante? (QM24 ) Base : Ensemble des médecins (503) Favoriser la mise en place en place, dans les zones démédicalisées, des « maisons de professionnels de santé » * Mettre à disposition un local professionnel par la municipalité Accorder une prime à l’installation pour les médecins s’installant en zones démédicalisées Développer la collaboration libérale et le travail en réseau * … regroupant en un même lieu médecins, infirmiers, kinés, etc. Favoriser l’exercice du temps partiel Favoriser l’exercice en lieux multiples (dans plusieurs lieux ou sites différents) Médecins Femme : 93% / 25 à 34 ans : 97% / Exerçant en hôpital : 98% Exerçant en hôpital : 88% / Exerçant en centre vile : 80% Femme : 69% / 25 à 34 ans : 78% / Exerçant en hôpital général : 82% Femme : 91% / 25 à 34 ans : 91% Femme : 84% / 25 à 34 ans : 84% / 35 à 49 ans : 80%
  • 79. Opinion sur les mesures évoquées Question : Voici quelques-unes des mesures évoquées pour que les jeunes médecins exercent dans les zones démédicalisées. Pour chacune d’elles, dites-moi si elle vous semble assez convaincante ou peu convaincante? (QM24 ) Base : Ensemble des médecins (503) Faciliter la délégation de tâche (délégation d’actes médicaux aux professionnels paramédicaux) Imposer aux jeunes médecins une affectation autoritaire pendant leurs dix premières années d’exercice Ne pas prendre en charge une partie des cotisations sociales des médecins s’installant dans une zone surmédicalisée Déconventionner les médecins qui s’installeraient dans des secteurs déjà surmédicalisés Accorder des bourses d’études aux étudiants, en échange d’un engagement à rester exercer dans le secteur pendant quelques années Majorer de 20% les actes médicaux et consultations pour les médecins installés en groupe Médecins 50 à 64 ans : 56% / Exerçant en hôpital général : 70% 25 à 34 ans : 61% / Exerçant en cabinet de groupe : 56% 25 à 34 ans : 73% 50 à 64 ans : 14% / Exerçant en cabinet : 11% 35 à 49 ans : 48% / Exerçant en hôpital général : 61% 50 à 64 ans : 27%
  • 80. Opinion sur les mesures évoquées - Récapitulatif - Question : Voici quelques-unes des mesures évoquées pour que les jeunes médecins exercent dans les zones démédicalisées. Pour chacune d’elles, dites-moi si elle vous semble assez convaincante ou peu convaincante? (QM24 ) Base : Ensemble des médecins (503) Médecins % Assez convaincante
  • 81. Eventualité d’un déménagement en zone démédicalisée Question : Si les mesures que vous jugez les plus convaincantes étaient effectivement mises en place, pensez-vous que vous pourriez vous-même envisager d’exercer en zone démédicalisée ? (QM25 ) Base : Ensemble des médecins (503) ST Oui 47% ST Non 37% Médecins Vivant en couple : 61% Exerçant en centre ville : 51%