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  • 1. Le Cousolrézien Jean-PierreMaieu possède une collectionépoustouflante dephonographes, gramophones etradios. Au point de s’être misen tête d’ouvrir un musée l’anprochain.PAR FLORENT MOREAUflomoreau@lavoixdunord.frPHOTO « LA VOIX »La rencontre a eu lieu pendantdeux heures, mardi matin, mais ona quitté Jean-Pierre Maieu en se di-sant qu’elle aurait pu durer le dou-ble. D’abord parce que le Cousolré-zien possède des dizaines et des di-zaines de pièces, de toutes lestailles, de toutes les époques, et detoutes les formes. Ensuite parceque le bonhomme est intarissabledès qu’il s’agit de convaincre sonauditoire de la beauté de ses appa-reils, exercice dans lequel il excelle.« Bouts de ferraille »C’est en observant son père brico-ler des postes à galène que Jean-Pierre Maieu a commencé à s’inté-resser à la chose. Il y a une tren-taine d’années, il s’est mis à collec-tionner les phonographes : « J’aipas mal voyagé en France et en Bel-gique, je faisais les foires, les brocan-tes et il y a deux ans je me suis misà Internet. Le trois pavillons, là, j’aiété le chercher à Cannes, parce queça, tu peux pas l’envoyer par laPoste. » Chaque jour, il consulte àplusieurs reprises les sites d’annon-ces sur Internet, histoire de ne paslouper la perle rare.Le coût de ces appareils qu’il doitparfois retaper est aussi variableque les modèles sont nombreux. Ildit : « La valeur d’un phonographe,c’est celle que tu veux bien lui don-ner. Tu peux en trouver pour50 euros. Parce qu’après tout c’estdes bouts de ferraille, c’est tout. » Ils’agit là d’une formule, il n’enpense pas un mot.La collection de phonographes, gra-mophones (les premiers lisent descylindres, les seconds des disques)et radios de Jean-Pierre Maieu cou-vre la période allant de la « pre-mière machine parlante » (1877)aux appareils des années 1970.« On n’a jamais arrêté de faire desphonographes, précise-t-il. Mêmeaujourd’hui, on est envahis par desgramophones venus d’Inde. » Qu’ildéconseille, au passage : « Ça pré-sente, ça a de la gueule, mais c’esttout. Je les repère tout de suite,mais y’en a quand même qui arri-vent à les revendre 200 € sur In-ternet, c’est-à-dire plus cher qu’unvrai gramophone d’époque… »On a bien entendu demandé àM. Maieu combien il possédaitd’exemplaires. Pas de réponse :« Franchement je ne saurais pasdire, rigole-t-il. Y’en a dans les ar-moires, sur les étagères, y’en a unpeu partout. » Parmi les pièces lesplus remarquables, en tout cas àl’œil du profane, il y a ce gramo-phone de 1903 qui lit des disques…en chocolat. Ou l’une des premiè-res poupées parlantes - françaises -de la fin XIXe. Ou ce grand gramo-phone à trois pavillons. Ou unexemplaire du « plus grand disquedu monde » (50 cm), ou du plus pe-tit (3,4 cm). Ou… Bref, il y a dequoi ouvrir un musée.C’est à cela que s’attelle désormaisJean-Pierre Maieu. Il est en trainde faire retaper un bâtiment à Cou-solre qui, si tout va bien, ouvriraen mai prochain et dans lequel se-ront présentées « au moins une cen-taine » de pièces. L’idée est de parta-ger sa passion parcequ’« aujourd’hui, tu demandes à unenfant ce que c’est qu’un phonogra-phe, fais l’expérience, il sera incapa-ble de te répondre. » Ouvrir un lieuexposant des disques en chocolatdevrait contribuer à susciter leurintérêt... ᔡJean Pierre Maieu a dans sa collection des gramophones de toutes les tailles.« Je ne saurais pas direcombien j’en ai. Y’ena dans les armoires,sur les étagères, partout. »« Tu peux en trouverpour 50 euros.Après tout, c’estdes bouts de ferraille. »Pour ses gramophones, Jean-Pierre Maieuva à la chasse aux pavillonsLE PORTRAIT DU DIMANCHECe combi Volkswagen est doté d’un saphir qui lui permet de lire lesdisques en roulant dessus… Ouvrir un musée va permettre à Jean-Pierre Maieu de regagner un peu d’espace vital.12 MAUBEUGELA VOIX DU NORDDIMANCHE 23 DÉCEMBRE 20123210.