• Share
  • Email
  • Embed
  • Like
  • Save
  • Private Content
"Dans quel monde voulons-nous respirer ?" Anthropologie techno-politique du projet Citoyens Capteurs,
 

"Dans quel monde voulons-nous respirer ?" Anthropologie techno-politique du projet Citoyens Capteurs,

on

  • 434 views

Présentation du projet "Citoyens Capteurs", La Cantine, 9 novembre 2012

Présentation du projet "Citoyens Capteurs", La Cantine, 9 novembre 2012
toutes les présentations de la soirée sur http://fr.slideshare.net/CitoyensCapteurs

Statistics

Views

Total Views
434
Views on SlideShare
434
Embed Views
0

Actions

Likes
0
Downloads
0
Comments
0

0 Embeds 0

No embeds

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Microsoft PowerPoint

Usage Rights

CC Attribution-NonCommercial-NoDerivs LicenseCC Attribution-NonCommercial-NoDerivs LicenseCC Attribution-NonCommercial-NoDerivs License

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

    "Dans quel monde voulons-nous respirer ?" Anthropologie techno-politique du projet Citoyens Capteurs, "Dans quel monde voulons-nous respirer ?" Anthropologie techno-politique du projet Citoyens Capteurs, Presentation Transcript

    • CAPTER, MESURER, AGIRDANS QUEL MONDE VOULONS-NOUS RESPIRER ?Laurence Allard, Maître de Conférences, Paris 3-IRCAV/Lille 3, sociologue de l’innovation
    • Ceci n’est pas un capteur de pollution : #mesuresituée #accountability #dataculture #biosocialitéconnectée CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Pollution, transparence et open data•Lien politique entre pollution et open data ?•La pollution atmosphérique est pour une large part « invisible.»•Dans les 15 mètres cubes d’air respirés chaque jour par unadulte=quantités de produits dangereux pour la santé ni vus ni sentis.•Sortir de l’invisibilité menaçante et de la culture de la peur = Nécessitéd’une politique de transparence.•Problématique de la transparence mise en avant dans le champ de l’actionpublique par ouverture aux données publiques réutilisables (Open Data).•Co-produire données de pollution, les mettre à disposition dans undatastore en temps réel et autoriser leurs publicisations et réappropriationssous différentes formes s’inscrit dans le programme politique de latransparence.•Conséquence de la transparence basée sur les open data, le principed’accountability.•Accountability à la fois au sens de responsabilisation, mais aussi d’aprèsson origine sociologique, au sens d’une factualité qui responsabilise parceque la pollution est rendue tangible et visible aux différents acteurs duproblème à travers données ouvertes : « ne plus ne pas voir ni sentir. »•Pacte de factualité responsabilisante qui engage chacun des acteurs duproblème « pollution. » CITOYENS CAPTEURS -2012
    • De l’Open Data à la Mesure Située : Citizen Science, Street Science•Au cœur de ce pacte de factualité responsabilisante : unemesure de qualité complémentaire et commensurable auxtaux globaux de pollution des organismes scientifiques(Airparif) co-produite par les Citoyens Capteurs.•Une mesure qui s’identifie au lieu où l’on vit et où l’onrespire =une « mesure située.»•Cela suppose une association féconde entre les habitantsdevenant agents de la mesure située et les organismesspécialisés dans la mesure des polluants.•Perception d’une transparence dans la connaissance de lapollution quand les habitants peuvent situer une mesurevalide depuis leur lieu de vie et lui donner sens à l’échelled’un territoire.•Questions de justice environnementale posées sur la basede la connaissance de son environnement par descitoyens qui sont en sont les veilleurs et lanceurs d’alerte.•Cf Citizen Science, Street Science : « savoir local. » CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Activisme de l’accountability : La DataCulture•Militance de la donnée ouverte environnementale :« activisme de l’accountability. »•Activisme de la performance des années 2000 avecdramaturgie mettant en scène une cause se déployant dansarène (digitale) : Les Yes Men et les rejetons tardifsAnonymous (DDoS, 1997). Cf Devenir Média•Activisme de l’accountability des Citoyens Capteurs supposediverses mises en forme des données ouvertes, mesuressituées conférant visibilité et tangibilité au problème de lapollution et responsabilisant chacun.•Chantier de la « dataculture », de la mise en culture desdata, de l’appropriation culturelle des mesures situées, quine se limiterait plus forcément aux sempiternellescartographies ou infovisualisations.•Citoyens capteurs sont aussi des citoyens interprètes dedonnées qu’ils ont contribué à co-produire.•Cf Emprunts culturels à la culture du mashup (remix denuisance sonore) ou du répertoire d’action du human micd’OWS (DataMic). CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Activisme de l’accountability : API Culture, le temps des Big Long Data•« Capter, Mesurer, Agir» = séquencetemporelle.•Les données de l’API sonttemporalisées : temps réel(datastream ) et historicisation(datastore) pour exercer la co-expertise sur un temps long.•Jeux de données ouvertes quirestent la propriété des petitsproducteurs de mesures participantsdu réseau des Citoyens Capteurs : desflux mais aussi des stocks.•Ajouter du temps long à la notion deBig Data : « Big Long Data.» CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Domestiquer l’internet des objets•Depuis 2011, il y aurait plus de machines connectées que d’humains : 9milliards contre 6 milliards. (GSMA/SIM)•Discours dualiste et compétitif du grand récit de l’Internet des objets laissecroire que les machines ont supplanté les humains dans la communication.•Discours typique : dans l’histoire des processus de diffusion sociale de toute Je fais«paf paf paf», le taxi arrive.technologie nouvelle de communication, tendance à l’échange de propriétés Et là je dis «respect hein! » à mon amie.entre les personnes et les machines.•Ce faisant, les machines ou les non-humains se trouvent socialisés dans lemonde des humains.•Les technologies de communication deviennent des hybrides sociauxnaturalisant les interactions sociales voire les invisibilisant• cf effet « baguette magique » du mobile (C., opticienne, 52 ans, Paris).•TIC acquièrent une autonomie d’existence car de fait elles durent pluslongtemps que les interactions sociales qui ont permises de les fabriquer etauxquelles elles donnent lieu.•Internet des objets n’échappe pas à cette logique de la socialisationautonomisante mais l’appellation « M2M » est plus trompeuse encore.•Futur n’est pas fait de machines qui parleront aux machines dans une logiquesystémique sans humains.•Domestiquer l’Internet des Objets, c’est maintenant! CITOYENS CAPTEURS -2012
    • De l’internet des objets à la biosocialité connectée : l’étendue d’un monde en connexion•Humains et machines mais aussi animaux et végétaux setrouvent donc désormais connectés aux réseaux decommunication (internet, mobile, NFC et autres réseauxsans fil) à travers différents terminaux, au travers des puceset des capteurs.•Alors dans quel monde voulons-nous respirer ?•Dans quelle anthropologie se déploie le projet « CitoyensCapteurs » ?•A rebours des adeptes du transhumanisme et de leurimaginaire de l’homme augmenté, qui nous donnent commehorizon la mutation de l’espèce humaine et un devenirmachinique de l’humain (Université de la Singularité, GoogleCar...)•l’anthropologie des citoyens capteurs se veut uneanthropologie symétrique non compétitive et non dualisteentre les humains et les non-humains. CITOYENS CAPTEURS -2012
    • De l’internet des objets à la biosocialité connectée : l’étendue d’un monde en connexion•Tout comme les animaux sont nos compagnonsd’espèce, les machines à communiquer (mobile...)sont devenues de fait nos compagnons d’existence.•L’attachement à un artefact technique ou un animalde compagnie ne nous oblige pas à muter mais justeà bien vivre avec d’autres espèces et d’autresmachines auxquelles nous sommes connectés.•Dans le cadre d’une anthropologie symétrique entrehumains et non-humains, incluant l’espèce humaine,le vivant, l’animal et l’artefact, une relation decompagnonnage faite de matérialité, d’incarnationet de responsabilité nous lie.•Anthropologie dite de la « biosocialité connectée. »•Avec accomplissement pratique de la connexionsous mode disjonctif, supposant micro-déconnexions terminaux, services, contenus,réseaux : « J’ai pas de portable mais je me rattrape ailleurs,sur Facebook!» (militant associatif, 30 ans, Paris). CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Workshop à suivre : Pour une intelligence collective environnementale•Forger non seulement un internet des objets domestiqué maisun mouvement social de citoyens capteurs participant à la foisde l’innovation politique, environnementale et technologique :techy&greenroots.•Intelligence collective environnementale qui advient deséchanges de savoirs et savoirs-faire sur les différents aspectsdu projet : chimie de la pollution, techniques des capteurscommuniquants, mashup des données, enjeux du citizensensing, veille sanitaire, actions associatives etc.•Atelier ouvert à suivre qui met en pratique ces différentesconnaissances : pas forcément y devenir expert des capteurs,de la mesure, de la pollution.•Dispositifs techniques des Citoyens Capteurs - à répliquer ousimplement utiliser – embarquent de fait ces différentesexpertises pointues.•Dispositifs des Citoyens Capteurs sont aussi dispositifs demédiation scientifique et technique conçus par «designpragmatique», à la forme modelée par les intentions d’usages. CITOYENS CAPTEURS -2012
    • Workshop à suivre avec Gabriel Dulac-Arnold (Labo Citoyen/Citoyens Capteurs)•Continuer à ouvrir la boite « capteur depollution. »•Workshop animé par Gabriel Dulac-Arnold, ingénieur en informatique delINSA de Lyon, qui termine actuellementun doctorat en intelligence artificielle àlUniversité Paris 6 au laboratoire LIP6-UPMC.•Il est membre du bureau de Labo Citoyen. CITOYENS CAPTEURS -2012