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Conférence à l'IHEST, 14 février 2014

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Anthropologie du Soi Calculé. Dans quel monde voulons-nous être connectés ? Anthropologie du Soi Calculé. Dans quel monde voulons-nous être connectés ? Presentation Transcript

  • ANTHROPOLOGIE DU SOI CALCULÉ. DANS QUEL MONDE VOULONS-NOUS ÊTRE CONNECTÉS ? (IOT, CAPTEURS, CONNECTED EVERYTHING) Laurence Allard, Maître de conférences, IRCAV Paris 3/Lille 3, sociologue de l’innovation
  • Quantifield Self/ Soi Quantifié  Une innovation naît toujours deux fois!  Lancé en 2007 par deux éditeurs du magazine Wired Gary Wolf et Kevin Kelly, Quantified Self : mouvement d’usagers de devices connectés, d’applications mobiles etc.  En 2011, lancement du QSParis, chapitre français du mouvement « s’auto-mesurant » à 300 membres.  Quantified Self/Soi Quantifié ou Auto-mesure =capture, analyse et partage des données (E.Gadennne)
  • Soi Quantifié côté applis  Il existe actuellement environ 100 000 applications santé disponibles dans le monde dont environ 800 en français (www.vidal.fr, mai 2013)  1 Français sur 2 (49 %) surfe sur le web santé, avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone.  Parmi ces utilisateurs, 22 % utilisent un smartphone et/ou 13 % se servent d'une tablette (« A la recherche du ePatient » , avril 2013 (Patients & Web, LauMa communication, TNS Sofres et Doctissimo).  Il y aurait environ 7 millions de "mobinautes santé" en France.  Principaux utilisateurs souvent les professionnels de santé! Développée en collaboration avec le Comité Français de Lutte contre l'HyperTension Artérielle (CFLHTA), utile en cas « d’effet blouse blanche »
  • QS aux USA / « Tracking for health », 01/2013, Pew Internet  69% des adultes suivent un indicateur de santé pour eux-mêmes ou pour autrui.  21% le font par l’intermédiaire d’une technologie que cela soit des applications mobiles ou des terminaux périphériques.  Pratiques de partage concernent 34% des « trackers » avec 52% qui les adressent à un professionnel de la santé et 22% à un conjoint ou un partenaire.  Self-tracking technologique plus susceptible d’être répandu chez les plus âgées que les adultes les plus jeunes.
  • Avant le QS, santé et mobile en Afrique Nutritional Surveillance Malawi (Unicef/Rapid SMS, 2009) : http://www.rapidsms.org/case- studies/malawi-nutritional-surviellence/  Utilisation d’un code pour envoyer rapports par SMS (9100 enfants suivis sur 12 mois par GMS) Masiluleke en Afrique du Sud (depuis 2007) service d’éducation et une hotline par SMS sur le SIDA (+kit test+reminder) 300 millions de messages de prévention « Please Call Me » (sans frais) envoyés . Et 300% d’augmentation des appels avec de 1000 à 3000-4000 par jour avec lancement de ce service.
  • La vie en mode «quantified self» (Erwan Cario, 9 janvier 2013)  J’ai 2 bras, 2 jambes, 1 tête, 10 doigts et autant d’orteils. Je pèse 84,2 kilos (+1,4% par rapport au mois précédent) et mesure 1,87 m (+ 0% par rapport à l’année précédente). IMC de 24, tout va bien. J’ai 10 à l’œil droit et 8,5 au gauche. J’ai un QI de 153 (ceci est une fiction) et je suis en train d’écrire un article d’environ 2 300 signes (espaces compris). J’ai dormi la nuit dernière 6 heures et 11 minutes, ce qui est très insuffisant (77% de mes besoins) mais mon réveil a été optimisé à 92% grâce à la détection des différentes phases de sommeil (4 cycles complets). Et la bonne qualité de l’air à 550 ppm a dû aider. J’ai ensuite bu 285 millilitres de café, soit 228 milligrammes de caféine (soit 57% de la dose quotidienne maximale conseillée). Mon brossage de dents n’a duré que 1 minute et 17 secondes, ce qui va encore me valoir une réprimande numérique. Pour l’instant, j’en suis à 1 340 kilocalories ingurgitées, ce qui semble être dans les clous nutritionnels.  Depuis ce matin, j’ai effectué 3 951 pas (pour un trajet, avec les transports, de 8,222 km) et j’ai monté l’équivalent de 4 étages, ce qui correspond grosso modo à 40% du total quotidien préconisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le même temps, j’ai reçu une exposition solaire correspondant à 7% du total à ne pas dépasser pour une journée. Temps pourri à 100%. Bon, tout n’est pas rose… J’ai par exemple échangé seulement 458 mots avec 8 interlocuteurs différents alors que mon appli de bien-être social m’indique que je devrais en être au minimum à 630 pour me sentir en phase avec le monde. Rien à dire par contre sur les 4 minutes et 27 secondes de rires, largement au-dessus (+52%) de la moyenne à ce moment-là de la journée pour les 12 derniers mois.  J’ai déjà passé 6 heures et 23 minutes à regarder un écran, ce qui ne manquera pas de déclencher, comme tous les jours, une alerte en soirée. Alerte qui clignotera sur mon écran, bien entendu. Je me demande quand même comment on faisait, avant l’invention du concept de quantified self, quand notre vie n’était qu’analogique. On m’a bien expliqué qu’on ne change que ce qu’on peut mesurer. Il faut donc tout mesurer pour tout changer. D’ailleurs, il faut que je vérifie. Ouf, ma montre m’indique que mon indice de bonheur est de 7,8.  Tout roule.
  • VERS LE TOUT CONNECTE : IOT ET BIG DATA
  • Objets connectés (santé, maison)  Valeur du marché des objets connectés pour la santé et la maison augmentera de 50% par an entre 2013 et 2016.  150 millions euros en 2013  500 millions euros en 2016  soit 3% des dépenses high- tech des Français (vs 1% en 2013)  (sources Xerfi, mars 2014)
  • Soi Quantifié, Objets connectés : 11% / 25% ?  Enquête menée par l’Atelier BNP Paribas et l’Ifop (déc.2013) auprès de plus de 1000 personnes.  11 % des Français possèdent à l’heure actuelle au moins un objet connecté.  La moitié de ces 11% les utilisent pour surveiller ou améliorer leur santé.  Seuls 13% déclarent les relever quotidiennement.  Selon le dernier baromètre réalisé par le Syntec Numérique, près de 25% des Français seraient déjà connectés à un objet (février 2014) Projet Iwatch , Apple : mesure en continu de variables de santé
  • IOT, Capteurs, Puces : le tout connecté  En 2013, dans le monde : 12 milliards de machines et d’objets communicants/6 milliards d’êtres humains connectés aux réseaux mobiles/2 milliards à Internet (ITU).  En 2013, M2M en France : 6 millions de cartes SIM/75,6 millions (Arcep).  A horizon 2026, marché civil capteurs estimé à 180 milliards d'euros dans le monde (Intechno Consulting).  A l'horizon 2020-2022, nombre d'objets connectés (capteurs, smartphones, ordinateurs…) : 80 millards de devices et capteurs (IDATE) générant 8,9 milliers de milliards de dollars (IDC).
  • Humains et non-humains connectés  Extension de la connectivité à toutes les entités : le Connected Everything ou le tout connecté.  Des machines au vivant : les arbres de la ville de Paris, intégrant une puces RFID servant de carte d’identité, les chiens et chats «pucés» , des plantes et des bactéries connectées=tous connectés.  Le tout connecté et les immenses masses de données qui peuvent en être captées et valorisées.  Si les objets, les tuyaux, les arbres et les chats se mettent à «parler » et donc à générer des flux de données, on peut comprendre pourquoi s’ouvre l’ère des Big Data.  -Parler mais pas communiquer : data qui doivent être interprétées par des programmes et des humains.
  • IOT, Connected Everything et Big Data  IOT et big et Big Data : deux marchés connectés.  Marché du Big Data : valorisation des Big Data constitue un levier de croissance qui pourrait être équivalent à 8% du PIB en 2020 (Etude du Boston Consulting Group réalisée avec 3 000 personnes en Allemagne, aux Pays-Bas et en Pologne).  Marchés dérivés du Big Data (collecte/traitement) :  - Marché du consentement (recevoir pour donner ses données)  - Marché de la sécurité des données (NAS)
  • LE CONSOMMATEUR CAPTE : CALCULER OU ETRE CALCULE
  • Calculer ou être calculé : le nouveau dilemme du consommateur capté  Entre profiling trop explicite et personnalisation qui rend service : tension entre l’intérêt à voir son activité traitée, historicisée et calculée pour donner lieu à des recommandations et le sentiment d’un traitement fait à son insu, de se savoir calculé par une machine.  Ou bien pratiquer dans le soupçon avec Facebook comme face sombre et familière de la computarization des individus et de leurs activités en ligne.  Ou bien suspension de la suspicion comme « un calcul de soi » consenti du bout du clavier.  «J'ai acheté 3 Pancol sur Amazon et là ils reviennent systématiquement quand je me connecte sur mon compte. C’est assommant. Je suis assez grande pour savoir ce que je dois acheter.» (C., 57 ans, mère de famille, Paris)  « Je vois une promo intéressant. Je copie colle le nom de l'hôtel et je vais sur trip Advisor et là je vois que l'hôtel ne vaut pas tripette car il y a trop d'avis négatifs sur un grand nombre. Là c'est ma façon d'acheter des voyages. Une des forces d'internet, c’est la comparaison immédiate par une multitude donc une semi réalité qui se déclare, le nombre permet de diluer le mensonge. Pour le Club Med, quand j'ai 90% de satisfaits, c'est une certitude» (G., retraité, 62 ans, Paris).
  • Calculer ou être calculé : le nouveau dilemme du consommateur capté  Promesse du calcul consenti : transforme r la foule en certitude et de se concevoi r entre internautes, comme une force.  On accepte d’autant plus « d’être calcul é », de voir son activité en ligne traitée par des algorithmes que l’on peut parti -ciper aussi au calcul général.  Base de pratiques pour « l’économie de l’intention »  «Je ne cherche pas à rester anonyme sur internet. Cela ne me dérange qu'on sache qui je suis a partir de mes activités. Sur Amazon, j’ai fais une commande de livres et de jouets pour ma petite fille. Et là je suis admiratif quand je vois ma page personnalisé Amazon avec tout ce que j'ai acheté. C’est « chez G.» Ça m'épate.ça ne me dérange pas d'abord on ne pas pu pas lutter j'ai un passif cela fait des années que j'achète sur internet j'ai l'impression de subir un système, inconsciemment je suis piègé mais c'est volontaire.» (G., 62 ans, retraité, Paris).  « Quand je dois faire un resto avec des amis, je recherche "brunch" dans l’appli « La Fourchette » et je choisis en fonction des notes. Car moi je donne toujours des notes aux restaurants sur cette appli. Comme je les lis beaucoup il faut aussi que je participe. Je me dis que si tout le monde ne le faisait pas je ne pourrais pas choisir donc je veux contribuer. Je ne ne fais pas souvent de commentaires mais avec la fourchette ça va vite. » (R., 32 ans, écrivain, Paris).
  • Soi mesuré, soi exposé
  • Big « Mother » : un Big Data bienveillant ? « Les données sont à vous. Ensuite, comme quand on installe n'importe quelle application, on accepte ou pas de transmettre des informations. Je pourrais utiliser l'application que propose la société "Duchmoll" , moyennant quoi je serai d'accord pour qu'elle reçoive les données capturées par ma pelle à tarte, mon chapeau ou mon sac d'oignons... Mais elle ne recevra que les données du sac d'oignons qui si elle est dans les oignons. L'entreprise devra être transparente et dire pourquoi elle a besoin de ces données. » Rafi Haladjian, La Tribune, déc.2013)
  • LE MARCHE DU CONSENTEMENT : VRM ET TRADING DE DONNEES PERSONNELLES
  • Credo du VRM (gestion de la relation vendeur) : “un monde de données personnelles partagées du consommateur au vendeur »  Explosion de la qualité et la quantité de données personnelles créant gigantesques opportunités de développement de valeur.  «Economie de l’intention », Doc Searls in The Intention Economy: When Customers Take Charge, 2012 :  “Project VRM : making the customer a fully empowered actor in the marketplace”.
  • Trading de données personnelles
  • Le prix à payer pour la privacy  « L'an dernier, j'ai passé plus de 2200 $ et d'innombrables heures à essayer de protéger ma vie privée.  un service à 230 dollars qui a crypté mes données dans le cloud ;  un filtre pour 35 $ de confidentialité pour protéger l'écran de mon ordinateur portable des voyeurs dans les cafés ;  un abonnement à 420 $ à un service Internet portable de contourner les connexions non fiables et me protéger de criminels et des pirates :  un service à 5 $ par mois qui me donne des adresses et des numéros jetables de téléphone et me protége contre l'exploitation et la vente de mes données personnelles. »  Julia Angwin, auteur de “Has Privacy Become a Luxury Good?”, New York Times, 3 mars 2014
  • DANS QUEL MONDE VOULONS-NOUS ETRE CONNECTES ?
  • Enjeux anthropologiques du Soi Quantifié : le transhumanisme n’est pas un humanisme  Selon certains, l’extension de la connexion des réseaux de communication informatisés à des non-humains est la preuve d’une mutation de l’humain.  Une mutation de l’humanité vers la transhumanité, c'est-à-dire une humanité imbriquée à la technologie, avec des cyborgs mi-humains/mi-machines.  Cf Ray Kurzweil dans sa théorie de la singularité (“The Singularity is Near” publié en 2005) qui désigne le moment où les ordinateurs deviendront plus intelligents que les humains, ce qui devrait arriver selon lui vers 2045.  Ray Kurzweil est aussi depuis 2013 le “Director of engineering” de Google et il promet un “ordinateur du futur qui aura la taille d’une cellule” et des “humains fusionnant avec les machines”.  Google qui a racheté sociétés biotech (Calico, 23andme…) et investit dans les NBIC : convergence de quatre vagues (nanotechnologies, bio-ingénierie, informatique et cognitique) pour réaliser le posthumain et son cerveau de synthèse.
  • Homme augmenté ou humanité diminuée ?  Homme augmenté au futur : espèce améliorée par les puces, les capteurs et les implants connectés.  Quels sont les humain(e)s qui expérimentent déjà au quotidien les prothèses artificielles, d’implants ou de puces ?  C’est l’humanité la plus fragile et parfois l’humanité diminuée, en sommeil etc.  Technologies que l’on nous présente comme celles d’une démultiplication des capacités de l’Homme, servent avant tout à pallier le manque effectif d’un organe, d’une faculté... Cf Google Glass.  Imaginaire de la prothèse et autres béquilles de l’humanité diminuée recodée en instruments de puissance pour l’humanité dans sa rivalité – perdue d’avance selon Kurzweil – avec les machines.
  • Sous les objets connectés, un imaginaire hygiéniste du QS pour une humanité en sommeil ? Alain Damasio, janvier 2014
  • Une anthropologie compétitive  Idéologie transhumaniste est une idéologie de puissance qui fait jouer à la technologie un mauvais rôle : celui de pouvoir réaliser la domination de l’homme par la machine, d’être l’agent de la mutation de l’espèce humaine.  Dans la vie de tous les jours, nos faits et gestes les plus quotidiens sont instrumentés par des objets techniques.  Est ainsi alimentée une peur de la technologie, ce qui est déjà une certaine façon d’être dominée par les machines.  Anthropologie compagnonnage entre entités vs cyborgisation généralisée.
  • LA NECESSITE DES USAGES CITOYENS DE l’IOT
  • Stop the cyborg!  Pas déterminisme technologique, ni de fatalité aux usages possibles des données et du tout connecté.  Encourager les appropriations d’intérêt général, au service de l’intelligence collective, des capteurs, des données, du calcul et de la connexion étendue.  Données et les objets connectés fort utiles pour consommer mieux ou pour mieux connaître notre monde incertain.  Nouveaux usages de la connexion généralisée, des capteurs et des calculs qui peuvent faire émerger une figure de Big Data utile aux citoyens.  Utilisation de capteurs communicants pour la prévention des éruptions volcaniques ou la mesure de la pollution ou l’usage du Big Data après des catastrophes humanitaires ou naturelles.  Ex : animateurs et bénévoles du réseau Digital Humanitarian Network /Nations Unies : après typhon Yolanda aux Philippines, ont trié tous les tweets et photos en provenance des villes et villages sinistrés pour évaluer leur pertinence et véracité et les tagger en fonction du niveau de gravité des dommages pour permettre de donner aux humanitaires des indications sur les lieux prioritaires où porter leur efforts.  Il reste à imaginer des usages orientés vers le bien- vivre communicationnel et le bien-commun.
  • Usages citoyens de l’IOT pour guérir des pathologies sociales du Soi Quantifié  1-Panique métrique : ne pas abandonner usagers à leurs données (« méduse », « hérisson.. »)  Culture publique de la mesure (dataculture) : accompagner la compréhension des mesures et calculer avec eux des solutions.  2-Paranotisme : réification des algorithmes en dispositifs, outils de surveillance qui amène à pratiquer dans le soupçon.  Culture publique de la sécurité informatique :privacy by design en embarquant le calcul dans un dispositif local non intrusif pour des usages proactifs de sécurité des communications.
  • Du Soi Quantifié au Nous Quantifiant  Soi Quantifié : objets connectés parfois perçus comme «mouchards» à données personnelles des consommateurs venant nourrir le marché du Big Data.  Nous Quantifiant : mesurer la consommation d’énergie, taux d’exposition à pollution, perte des abeilles par les citoyens capteurs pour eux-mêmes et, à travers mise en commun volontaire des mesures, au service de l’intérêt général, pour une intelligence collective.