Synthèse diagnostic économique ville de Fort de France

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  • Merci pour cette synthèse. Je serais heureux d'en savoir un peu plus. Est-il possible d'avoir un texte un peu plus riche sur lequel ce cabinet a travaillé ?

    christophe-deville@hotmail.fr
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  • 1. Open Soft System ETUDE DIAGNOSTIC ET PROSPECTIVE DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DE FORT DE FRANCE NOTE DE SYNTHESE
  • 2. Le contenu de l’étude Open Soft System • Cette étude a été impulsée par la Ville de Fort-de-France et ses partenaires, via le GIP GPV de Fort-de-France, elle comprend 2 volets: un volet diagnostic et un volet prospectif présentés ci-après: 4 - Evaluation du potentiel de 1 - Diagnostic socio- développement économique économique 2 - Actualisation du 5 - Proposition d’axes fichier entreprises stratégiques pour la (phases 1 et 4 redynamisation uniquement) 6 - Bilan prospectif de 3 - Recueil des données l’impact des futurs chalandise projets sur la ville 2
  • 3. COMPOSITION DU COMITE PILOTAGE Open Soft System MEMBRES DU COMITE DE PILOTAGE : Animateur : GIP Jean-Marc SALPETRIER • CACEM : MME DANIELLE DEFORT • CAISSE DES DÉPÔTS ET CONSIGNATIONS : MR DOMINIQUE MOUREY • CCIM : MR JOEL-YVES LUBIN • COMMISSION DES INTERVENTIONS ECONOMIQUES :MR HAJJAR - MR ALFRED • DGA CHARGÉE DES STRATÉGIES DE GESTION ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA VILLE DE FORT-DE-FRANCE : MR BRUNO RIBAC • GIP : MME PATRICIA DERSION -MR FRANTZ THODIARD
  • 4. PLAN DE FINANCEMENT Open Soft System INSTITUTIONNELS CONTRIBUTION : 148 KE VILLE / GIP 25% CACEM 9% CCIM 16% ETAT (FISAC) 50%
  • 5. Le périmètre géographique de l’étude Open Soft System Le périmètre de l’étude couvre l’ensemble du territoire de la Ville de Fort-de-France mais fait l’objet de tranches prioritaires sur les quartiers de rénovation urbaine : Territoire – priorité 1 : Centre Ville - Terres Sainville Territoire – priorité 2 : Desclieux – T4 Morne Pichevin – Ravine Bouillée (inclus Bon Air) – Ste- Thérèse – Reneville Territoire – priorité 3 : Rive Droite – Plateau Fabre - Ermitage T3 T2 Territoire – priorité 4 : Floréal (constitué de Godissard et T5 Debriand) T1 Territoire – priorité 5 : Dillon – Rivière roche - Etang Z’abricot – Pointe des grives Territoire – priorité 6 : Le reste du 5 territoire de Fort-de-France
  • 6. Phase 3: Recueil des données de chalandise Open Soft System Ces 2 études s’inscrivent dans un programme d’études plus large relatif au diagnostique et aux prospectives de développement de l’activité économique de la Ville de Fort-de-France. Elles concernent : 1- une étude quantitative relative aux attentes et besoins exprimés par les populations résidentes des territoires de la Ville de Fort-de-France. Cette étude quantitative auprès d'un échantillon représentatif de la population foyalaise a été menée selon la méthode des quotas. A partir d'une étude des structures démographiques de la population résidente à FORT-DE-FRANCE (basée sur les résultats du recensement 1999 et des recensements menés de 2004 à 2007) âgée de 15 ans et plus, un échantillon représentatif de cette population de 500 cas a été constitué autour de 4 critères de repérage: le sexe, l’âge, les catégories socio-professionnelles et la zone de résidence (quartiers de Fort-de-France répartis en 6 territoires). 2- une étude qualitative relative aux attentes des acteurs économiques situés sur le territoire 1 en matière d’animation commerciale, de réaménagement des horaires d’ouvertures des commerces et des services et aux propositions en matière d’activités de début de soirées et d’évènements « nocturnes ». Cette étude qualitative a été menée selon la méthode des entretiens non- directifs en profondeur auprès d’un panel de 60 acteurs économiques dirigeants d’activités commerciales et de services de la Ville de Fort-de-France. 6
  • 7. Open Soft System Principaux enseignements de l’étude relative aux attentes et besoins exprimés par les populations résidentes des territoires de la Ville de Fort-de-France
  • 8. Open Soft System • Il serait particulièrement hasardeux de plaquer sur le territoire foyalais des « recettes » de développement et d’aménagement construites pour le territoire martiniquais dans son ensemble ou héritées d’expériences extérieures : les Foyalais relèvent d’un socio-type en décalage très net avec le reste de la population martiniquaise. • Les Foyalais sont beaucoup plus mobiles que les autres martiniquais : 20% des interviewés habitent la ville depuis moins de 10 ans (moins de 10% en moyenne en Martinique). La proportion de population féminine (56.6%) est plus élevée que la moyenne martiniquaise (54%), Les inactifs sont plus nombreux à Fort-de- France que dans la population globale (63.6% contre 60.9%). Il y a moins de chômeurs (14.6% contre 19.1%), autant de retraités (17.2% contre 17.1%) mais beaucoup plus de « autres sans emploi » (enfants scolarisés et femmes au foyer - 31.8% contre 24.4%). 8
  • 9. Open Soft System • Le niveau d’équipement en véhicule automobile des foyers (69%) est beaucoup plus faible que la moyenne martiniquaise (81%), le nombre de conducteurs-propriétaires de voiture est, lui aussi, moins important (42.8% contre 51.8%). Le rôle et l’impact des transports en commun dans la Ville est fondamental. Même constat pour le taux d’équipement en ordinateur (58.6% contre 65%) ou pour le téléphone portable (82% contre 87.5%). Globalement la population foyalaise se déclare moins « riche » que la moyenne martiniquaise. Les écarts observés plus haut le confirme. • L’image de la ville de FORT-DE-FRANCE auprès de sa population résidente est largement positive. Cette image s’inscrit spontanément dans un univers de référence dénué de toute connotation négative. • La ville est immédiatement « valorisée » en étant associée à la « Capitale » par près de 30% des interviewés, et, dans le même registre, à la « Ville ». Globalement les Foyalais sont particulièrement satisfait de l’évolution observée depuis l’arrivée de Serge Letchimy à la tête de la Ville.
  • 10. Open Soft System • Les Foyalais sont « fiers » de leur Ville-Capitale. Globalement, 86.2% des habitants sont plutôt satisfaits d’habiter FORT-DE-FRANCE. 80.8% des interviewés partagent l’idée selon laquelle « il y a eu beaucoup de choses réalisées à FORT-DE-FRANCE depuis ces dernières années, ça va nettement mieux », notamment dans les domaines des transports en commun, la propreté de la ville, l’animation de la ville, les infrastructures sportives, la variété des commerces, l’information des habitants. Même si ils sont loin d’imaginer ou de penser leur ville comme un coin de paradis, les Foyalais sont plutôt pragmatiques : le message qu’ils délivrent pourrait être le suivant: il fait bon vivre à Fort-de-France, cette ville détient également des atouts d’importance mais elle n’échappe pas aux problématiques classiques des grandes villes : chômage, délinquance, drogue, circulation, logements. Autant de domaines dans lesquels, selon une majorité de Foyalais, les choses se sont dégradées au cours de ces dernières années. • L’indice de satisfaction est plutôt moyen en ce qui concerne l’offre commerciale et de services. Mais c’est bien dans les quartiers que « ça ne va pas » plutôt que dans le Centre-Ville dont l’offre est considérée comme « plutôt satisfaisante ».
  • 11. Open Soft System • Quand on s’intéresse à l’offre commerciale et artisanale dans les quartiers, l’enthousiasme n’est plus de rigueur. A peine plus d’un interviewé sur deux se déclare satisfait de cette offre. Les « insatisfaits » dénoncent des produits et des services trop coûteux (à 35.7%), l’absence d’artisans et de commerces de proximité ou encore une offre trop partielle marquée par une « absence de choix ». • • Le nomadisme commercial n’existe pas à Fort-de-France contrairement à ce qui se pratique dans les autres communes. L’image du Foyalais prenant sa voiture pour aller dans les centres commerciaux du Lamentin et de Schoelcher est globalement fausse. • Les habitants de FORT-DE-FRANCE effectuent leurs courses d’abord dans le Centre-Ville (à 57.6%) puis au sein de leur quartier (à 46.4%) davantage que dans les autres quartiers de FORT-DE-FRANCE (33.8%) et encore moins dans une autre commune (22,2%). La centralité et la proximité fondent les relations des foyalais avec leur tissu commercial. • La stratégie de redynamisation commerciale engagée par la Ville est un échec en matière de fréquentation. Le message des Foyalais sur ce point est clair : la priorité doit être donnée à l’aménagement urbain plutôt qu’à l’animation commerciale. « Il faut donner envie aux gens de sortir de chez eux ». C’est bien la mise en place d’aires de promenade, de loisirs, de sports, de détente, de monuments, de jardins et de parcs qui doivent servir de pôles d’attraction dans chaque quartier de Fort-de-France. Ensuite, et « très naturellement » les commerçants prendront le relais. C’est bien à une révision radicale de stratégie à laquelle les Foyalais convient la Ville de Fort-de-France.
  • 12. Open Soft System • Le taux de notoriété assistée des animations commerciales proposées par la ville de FORT-DE-FRANCE est relativement élevé (autour de 70%). En dépit de leur forte notoriété déclarée, le taux de fréquentation de ces animations commerciales reste plutôt faible (33% au maximum). Par contre, 7 participants effectifs sur 10 ont eu l’occasion de faire des achats lors de ces animations, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour leurs organisateurs. • Les attentes spontanées formulées par les habitants de FORT-DE- FRANCE concernent en priorité l’insécurité ( à 23%) et la lutte contre la drogue (à 21.4%). Ensuite viennent des priorités plus structurelles: les transports en commun (à 9%) et le logement (à 7.8). Les thématiques commerciales sont loin de faire partie de leurs préoccupations immédiates. Les suggestions formulées par les foyalais pour augmenter la fréquentation du Centre-Ville touchent principalement à l’animation, la diminution des prix et la sécurité. Là encore, les non-réponses sont nombreuses (32.8%).Le regard porté par les habitants de FORT-DE- FRANCE sur les projets de la municipalité pour améliorer l’offre commerciale du Centre ville est plutôt favorable.
  • 13. Open Soft System • Les attentes et suggestions de la population en matière d’activités de proximité pour développer le commerce et l’artisanat dans leur quartier sont le reflet de leurs « insatisfactions ». La priorité est donnée à la baisse des prix, à la diversification des activités et à l’animation. Des efforts sont attendus, aussi, sur les horaires d’ouverture, la sécurité et la création d’un espace pour les artisans. Les principales attentes formulées par les foyalais en matière d’activités concernent principalement les loisirs sportifs (30%) et culturels (à 22,2%). • Mais, là encore, les demandes en matière d’aménagements touchent essentiellement aux loisirs: des plateaux sportifs, des piscines, des jardins public avec des aires de jeux pour les enfants. Les projets de la Ville de FORT-DE-FRANCE en matière d’activités de proximité sont très largement plébiscités par ses habitants : « on va dans le bon sens ».
  • 14. Open Soft System Principaux enseignements de l’étude qualitative relative aux attentes des acteurs économiques situés sur le Centre-Ville en matière d’animation commerciale, au réaménagement des horaires d’ouvertures des commerces et services et aux propositions en matière d’activités de début de soirées et des «nocturnes».
  • 15. Open Soft System • Les acteurs économiques de Fort-de-France sont parfaitement conscients des conséquences économiques liées au manque d’animation commerciale de début de soirée ou d’activités nocturnes dans la ville. Toutefois, selon eux, il s’agit plus d’un problème d’attractivité globale de la ville plutôt que de l’absence d’animations dans les créneaux horaires spécifiques. En clair, la problématique est mal posée: les efforts doivent d’abord venir des responsables municipaux qui doivent construire un environnement urbain attractif et ensuite les acteurs économiques prendront le relais. C’est, mots pour mots, l’analyse opérée par les habitants de Fort-de-France. • Les relations plutôt « irrégulières » avec les Services municipaux telles que les décrivent les chefs d’entreprises foyalais ne favorisent pas, selon eux toujours, une forte motivation des acteurs de terrain à mettre en œuvre les actions retenues. • Quels sont les « vrais » facteurs d’explication de la désaffection de la ville le soir ? Qui doit décider des actions à mettre en place? Quelles sont les thématiques sur lesquelles porter les efforts? Les réponses à ces « vieilles questions », posées depuis des décennies selon nos interlocuteurs, doivent permettre de proposer à la population résidente une offre commerciale sur le créneau du début de soirée ou en nocturne dans une perspective de contribuer à la redynamisation du Centre-Ville.
  • 16. Open Soft System • · Même si la notoriété globale de la Ville et de ses services se limite presque essentiellement à la figure emblématique de son Maire, Serge Letchimy, l’image des actions réalisées ou des projets en cours est largement positive. • Attention toutefois, le risque est important d’un reversement d’une image attribuée en raison d’une notoriété plutôt floue voire faible. La Ville devrait renforcer sa communication institutionnelle auprès des acteurs économiques: mieux dire ses responsabilités et fixer plus précisément les limites de son champ d’actions. Toutefois, ces bons résultats en terme d’image, très proche de ceux obtenus auprès de la population, peuvent servir de base à une plus grande adhésion des acteurs économiques autour des actions d’animations mises en place par la Ville, ce qui n’a pas été souvent le cas au cours des années passées de l’aveu même de nos interlocuteurs. Le climat est « meilleur ». En effet, bien que jugée «en nette amélioration » la communication de la ville, en direction des acteurs économiques, sur les actions ou projets qu’elle met en œuvre reste insuffisante. Les problèmes semblent être bien identifiés par les intervenants des différents services, mais les acteurs économiques ne se sentent pas impliqués dans le processus de réflexion et de propositions. De plus, la conjoncture économique actuelle (crise économique) ou récente (grève de février) ne facilite pas la tâche et renforce la « tiédeur » de l’envie d’action des commerçants.
  • 17. Open Soft System • Les principales attentes formulées par les acteurs économiques indiquent, de la part des chefs d’entreprises rencontrés, une volonté de s’impliquer dans une série d’actions à mettre en œuvre pour améliorer la situation de la ville dans le domaine de l’attractivité. Néanmoins, nous avons enregistré une réticence marquée des décideurs pour une ouverture plus tardive en soirée ou même pour des animations de début de soirée. Il faudra à la Ville une capacité de séduction particulièrement affirmée et efficace pour amener les opérateurs économiques foyalais sur ce terrain-là. • L’accueil très favorable réservé aux projets envisagés par la Ville est, à nouveau, le signe d’une volonté de nos interlocuteurs de se « lancer » à condition qu’il y ait une « entité qui encadre, qui pousse, qui montre la voie ». Cette entité pourrait prendre la forme de la nouvelle association de commerçants proposée. Cette idée fait la quasi unanimité. Une telle structure à ossature permanente, offrant une véritable crédibilité aux acteurs économiques de terrain devrait pouvoir entretenir la motivation de ces derniers durant les périodes charnières encadrant les « manifestations ponctuelles proposées par la Ville actuellement ». Pour finir nous avons noté chez nos interlocuteurs professionnels une volonté affirmée de voir la Ville afficher et exécuter une véritable politique de maîtrise de son « urbanisme économique ». En clair, il faut « arrêter d’implanter n’importe quel commerce et service n’importe où ! ». Il faut, d’une part, créer des zones d’accueil d’activités spécifiques (des rues, des quartiers, etc) et d’autre part, à l’intérieur de certaines zones, il faut mieux équilibrer l’offre.