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Marché du luxe amérique latine
 

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    Marché du luxe amérique latine Marché du luxe amérique latine Document Transcript

    • Le marché du luxeen Amérique Latine Laurie PERTUSA - Annabelle JOSSOMME Anne-Sophie PECOUT - Audrey FRANCOIS
    • SommaireIntroduction 3Le marché du luxe en Amérique Latine ne connaît pas la crise 4La perception du luxe en Amérique Latine 6L’évolution du marché du luxe en Amérique Latine 9Conclusion 12Bibliographie 13 2
    • Face un contexte économique difficile marqué par le début de la crise mondiale en 2008, lesecteur du luxe fait figure de résistant. Il est vrai que la majorité des pays développés sont touchésde plein fouet : un net infléchissement est prévu avec 5% de progression pour le marché du luxeen 2013, contre 12,4% enregistrés en 2010. Les grands groupes du luxe sont à la recherche de nouveaux marchés : les pays émergents ...L’Amérique latine et ses 550 millions d’habitants est synonyme de variété culturelle et denombreuses richesses naturelles comme l’or, le sucre, le gaz, les hydrocarbures ou encore le cacao.Cette exploitation des terres fortement vulnérables aux aléas météorologiques ne permet pas à cecontinent de s’imposer sur le marché international.Les marques de luxe profitent donc des nouvelles opportunités apportées par ledéveloppement économique de l’Amérique latine pour s’insérer sur les marchés sud américains.En effet, les changements politiques et économiques du continent ont marqués une réellerupture. Cette dernière a fait passer certaines nations au statut de pays émergés, en plein essorindustriel.Les populations d’Amérique latine s’intéressent de plus en plus aux produits de luxe considérésjusqu’à présent comme inaccessibles. Le luxe permet aux sud-américains de mettre en avant leursidentités, de valoriser l’exclusivité de leurs idées et de créer leurs propres tendances.L’Amérique latine est une porte d’entrée alléchante pour les grands groupes du secteur.Dorénavant, les nouveaux consommateurs des produits de luxe se trouvent dans ces pays : Brésil,Argentine, Venezuela et bien d’autres…Le marché du luxe étant relativement nouveau sur ce secteur géographique, les enjeux sont detaille pour les marques souhaitant s’imposer. La problématique est donc la suivante : Par quelsmoyens les marques de luxe ont-elles réussi à s’intégrer sur le marché latino-américain en pleinepériode de crise et quels impacts cette implantation a eu sur l’économie ainsi que sur la culture etles habitudes de ses habitants ?Ce dossier traitera dans un premier temps du marché du luxe en Amérique latine et son rapport àla crise financière, la perception du luxe chez ses habitants et enfin l’évolution de ce marché chezles latino-américains. 3
    • Le marché du luxe en Amérique du sud ne connait pas la criseContexte économique et politique généralLes peuples d’Amérique latine vivaient encore il n’y a pas si longtemps dans la peur et la répression desnombreuses dictatures militaires qui ont dévasté l’Amérique du Sud. Au Chili, par exemple, la démocratie n’estréapparue que depuis 1990, ce qui est relativement récent. Le souvenir de ces temps difficiles est encore aujourd’huitrès présent dans la mémoire de ces peuples dont la liberté de s’exprimer leur a été confisquée durant plusieursdécennies.C’est également un continent qui pendant longtemps a été marqué par les difficultés économiques dues, entreautre, à la domination nord-américaine. Durant de nombreuses années l’Amérique du sud n’a représenté pour les EtatsUnis qu’un vaste réservoir de matières premières à bas prix, enfermant ainsi le continent dans un système d’échangesinégalitaire et le plongeant dans la pauvreté. La plupart des pays d’Amérique latine ont souffert durant la deuxièmemoitié du XXème siècle d’une crise de la dette due à une forte augmentation des taux d’intérêt imposée par lesEtats-Unis et à une forte baisse du prix des matières premières. Certains pays ont été contraints à la faillite jusqu’à sedéclarer en cessation de paiement. Ce fût le cas de l’Argentine en 2003 avec la dette publique la plus importantede l’histoire mondiale. Les taux de chômage sont alors très hauts, plombant le moral des populations, freinant laconsommation et soulevant ainsi de nombreux mouvements sociaux. Depuis une dizaine d’années nous observons plusieurs changements. Des changements politiques avec l’élection de Lula au Brésil en 2002 et de Nestor Kirchner en 2003 pour l’Argentine qui ont largement contribué à placer l’Amérique du sud sur le devant de la scène politique internationale. Et des changements économiques car l’Amérique latine prend conscience de l’immensité de ses richesses naturelles et se met en quête d’en maîtriser l’exploitation. En témoignent l’émancipation lente mais notoire du sous continent face à la domination du Nord et la baisse considérable de la pauvreté et des inégalités sociales dues à la reprise de la croissance économique et aux nombreuses mesures sociales instaurées.Nous pouvons dire à présent que le continent sud américain est composé presque à part entière de paysémergeants, voire émergés pour ce qui est du Brésil, qui représente aujourd’hui la huitième puissance économiquemondiale.Les pays émergeants sont des pays à forte croissance économique dont le potentiel de développement estimportant, et où le niveau de vie se rapproche de celui des pays développés. Ces pays en sont encore à unstade où leur développement et la progression de leur croissance sont basés principalement sur des valeurssûres telles que l’exploitation de leurs ressources naturelles et le développement de leur industrie. Si l’ouverture aumarché mondial à travers les échanges de produits manufacturés, de services ou de flux de capitaux financiersreprésentent une composante essentielle de leur économie, ces pays ne se sont pas trop compromis dans l’achatd’actifs toxiques.Par conséquent ils n’ont pas souffert de la même façon de la crise des « subprimes » qui a gravement dévasté lesmarchés financiers américains et européens en 2008. 4
    • Répercussions sur le marché du luxeLa crise n’a pas touché tous les secteurs et tous les pays de la même manière. Si le marché du luxe enEurope et en Amérique du Nord en a largement ressenti les effets, ceux-ci on été moindres en Amérique latine.En effet, la croissance relativement élevée (malgré la conjoncture économique mondiale) et le recul de la pauvretéont contribué à créer un climat économique favorable, propice à faire du sous-continent un véritable moteur de lacroissance dans le domaine du luxe.Suite aux temps difficiles qu’engendrent les dictatures : soumission, misère et répression, vient le temps del’émancipation porté par un regain d’espoir des peuples d’Amérique du sud qui aspirent désormais à profiter deleur nouvelle liberté. La croissance aidant, le niveau de vie a beaucoup augmenté, on assiste alors à l’apparitiond’une nouvelle classe moyenne urbaine qui bénéficie aujourd’hui d’un confort économique grandissant. L’accès à desplaisirs jusqu’ici réservés aux consommateurs occidentaux n’est plus impossible. Pour le sud américain, posséder unobjet de luxe est synonyme de réussite sociale. Celui-ci n’hésitera pas à se faire plaisir et à se l’offrir, car pour lui ilest représentatif du progrès accompli et de l’évolution de son statut. Ainsi malgré le ralentissement économique quia touché le monde entier, le marché du luxe a bénéficié de l’engouement des sud américains.Mais bien que l’implantation des grandes marques du luxe « in situ » (Louis Vuitton à Sao Paulo, Buenos Aires etSantiago de Chile) ait beaucoup contribué à cet engouement, il ne faut pas négliger les effets de l’ouverture dutourisme sud-américain vers les pays occidentaux. En effet l’enrichissement des populations sud américaines s’estaccompagné d’un accroissement important des flux touristiques. Beaucoup de « nouveaux riches » issus de ces paysprofitent de leur nouveau standing et viennent dépenser leur argent en Europe par exemple. Cela a contribué àlimiter les pertes sur le marché du luxe car il est très apprécié auprès de cette nouvelle clientèle.Nous pouvons donc dire que la crise mondiale a influencé les marchés du luxe car elle a engendré des pertes surles marchés des pays développés mais en contrepartie elle a contribué à révéler des opportunités sur les marchésdes pays émergents de l’Amérique du sud. Avec la montée de l’urbanisation, le développement du tourisme etl’augmentation du niveau de vie on assiste à une progression sensible de l’accès aux produits de luxe et à unemontée en gamme de la consommation. Les grandes enseignes du luxe ont alors tout intérêt si ce n’est déjà fait, à sepencher sur les besoins et les motivations de ces nouveaux consommateurs, qui comme le démontrent les schémasci-dessous, représenteront demain la majeure partie de ce marché. 5
    • La perception du luxe en Amérique latineLe luxe étant une notion relative, il est retranscrit différemment selon les cultures et les religions. L’arrivée du luxe est plusrécente dans ces pays que dans les pays « riches », c’est pourquoi ils ont l’occasion de s’inspirer des pays européensou d’Amérique du Nord, tout en apportant leur propre définition du luxe.Le culte du corps, illustré par le BrésilPrendre soin de son corps et le mettre en valeur signifie avoir le temps et les moyens de s’occuper de son bien-êtreet de son image. Le culte du corps est particulièrement important au Brésil, le plus grand pays d’Amérique du Sudqui devient un acteur majeur dans l’économie mondiale, de telle sorte qu’exhiber son corps à la face du mondesymboliserait l’affirmation du Brésil au niveau international.Compte tenu du climat, les brésiliens vivent peu couverts et vont souvent à la plage, qui longeparfois le centre-ville. Le corps est donc très visible. Dautant quà Rio, par exemple, les hommesse promènent facilement torse nu dans la rue sans que cela ne pose problème. Les brésiliens sonttrès attachés à limage, cest une façon de se rapprocher de lautre.La culture brésilienne aime la sensualité, les femmes portent volontiers des maillots de bain très peucouvrants, bien que cela ne concerne pas le pays dans son ensemble. Pour la population aisée, ilest impératif dêtre au courant des nouvelles tendances, den créer, dattirer lattention. La publicitéjoue aussi un grand rôle et permet de rester à l’affut des nouvelles orientations.De plus, les gens évoquent volontiers leurs opérations de chirurgie esthétique, y compris lépousedu président Luis Ignacio da Silva ("Lula"). Cest une façon de prouver quon suit la mode, quon a lecourage daffronter la douleur. Le but est aussi daccéder à un statut social, pour lequel le pouvoiret largent ne suffisent pas. C’est le désir d’appartenir à un groupe de référence.En même temps, la société brésilienne reste très conservatrice : changer son corps nest pas toujours bien accepté,parce que le corps vient de Dieu. Ce qui nempêche pas une coupure entre les valeurs et la pratique : des gensconservateurs vont se lancer dans une opération après avoir vu une actrice à la télévision le faire. Lapprobationdes médias est devenue une permission presque religieuse. Les médias ont donc un rôle clé à jouer en ce sens. 6
    • L’influence des grandes puissances européennes : la France, l’Italie et l’AngleterreAfin d’illustrer l’arrivée des produits de luxe en Amérique du Sud provenant essentiellement de France, d’Italie etd’Angleterre, nous allons nous appuyer sur l’exemple de l’Argentine où le luxe est une nouveauté.LArgentine a subi une grande influence européenne, certains considèrent Buenos Aires comme la plus européennedes villes dAmérique du Sud. La population argentine provient surtout dEspagne et dItalie. On attend en 2010 unaccroissement de plus de 10% du marché du luxe en Argentine par rapport à 2009. Entre les voitures à plus de100 000 dollars, les appartements de luxe, et les vins dépassant les 6000 pesos la bouteille(environ 1000€), les produits élitistes se vendent de mieux en mieux en Argentine.La crise économique n’avait que peu touché ce secteur l’an passé, et avec la reprisec’est même une forte croissance qui est envisagée. Cette croissance est d’ailleursdavantage marquée ici que dans d’autres pays comme en Europe par exemple.Selon l’INDEC (Institut de Statistiques Argentin), les 10% des argentins les plus riches possèdent 32,7% des revenusnationaux. Le marché de l’immobilier se développe mais les prix s’envolent littéralement, allant jusqu’à 4500 dollarsle mètre carré.Les tendances majeures concernent l’émergence des jeunes consommateurs, en particulier des femmes activescadres supérieur.La nouvelle relation entre le consommateur et le produit de luxe :• envie et besoin de plus d’émotion davantage de personnalisation des lieux de vente de produits de luxe (plus adaptés aux goûts des locaux et moins standardisés)• le développement de l’offre de luxe on line• le développement de marques moins connues mais plus artisanales qui feront concurrence aux marques phares• la montée du poids des produits asiatiques, en particulier chinois, au détriment des produits européens et nord-américains, accompagnés sans doute de nouvelles chaines de distribution.Les pressions de ce marché dans un contexte de reprise économique turbulente devrait entrainer une secondevague de consolidation de l’industrie du luxe.Le marché des produits de luxe est également de plus en plus présent en Argentine, pays considéré commerelativement attractif pour les grandes marques étrangères de la parfumerie, cosmétique, mode et accessoires,prêt-à-porter, joaillerie… 7
    • Le rêve américain, illustré par le VénézuelaBien qu’il existe des facteurs de conflit avec États-Unis concernant les oppositions politiques, la gestion deshydrocarbures et le narcotrafic, le Vénézuela s’affirme en tant que consommateur des produits de luxe.Les vénézuéliens s’entichent des montres, notamment les plus prestigieuses. Ils adorent les collectionner et leursachats dépassent la moyenne latino-américaine. Il n’en demeure pas moins que le président, Hugo Chavez, estassez opposé à l’industrie du luxe même ci celui-ci possède plusieurs montres. Selon certaines sources, il posséderaitune Tissot, une Victorinox, une Rolex et même une Franck Muller Aeternitas, une pièce estimée à plus de 77 000euros.Le Venezuela est le royaume du paradoxe : le pays milite en effet pour un socialisme adapté au XXIème siècleet se montre néanmoins féru d’articles de luxe. D’après un reportage diffusé au mois de mai dernier par lachaîne BBC, le Venezuela figure parmi les premiers consommateurs au monde de whisky hors d’âge et détrône leMexique en ce qui concerne les ventes de téléphones mobiles Blackberry, avec plus de 1,6 millions d’utilisateurs. Legouvernement autodéterminé révolutionnaire de Caracas s’emploie toutefois à dénigrer l’industrie de luxe tout entaxant davantage ces produits.Le marché vénézuélien a connu une forte croissance au cours de ces dernières années, peut-être même plus importante que celle des autres pays de la zone. La plus grande différenceavec le Mexique vient du fait que le Vénézuela ne se préoccupe pas des volumes mais bienplutôt de la qualité des produits, devançant même le numéro 1 régional pour ce qui est dusegment des montres complexes. C’est la raison pour laquelle Vacheron Constantin n’a pashésité à présenter une exquise édition limitée consacrée au bicentenaire de l’indépendancede ce pays sud-américain. Celle-ci valorise une pièce issue de la collection « PatrimonyContemporaine » dotée d’un calibre 1400, un mouvement caractéristique du portefeuille dela maison genevoise. Disponible en 19 unités, dont 10 en or rose et 9 en platine, cette sérieconfirme la relation privilégiée qui existe entre la manufacture horlogère et le Vénézueladepuis 1922.Deux profils clients se distinguent très nettement dans le pays. Le premier rassemble des collectionneurs quiconnaissent chaque marque dans ses moindres détails et recherchent des articles à travers lesquels s’exprime unevéritable innovation technique. Le second réunit des individus qui achètent en privilégiant davantage le design.C’est ce dernier groupe qui s’est le plus développé au cours de ces dernières années.Il existe une nouvelle richesse qui s’est développée sur la base des préférences politiques et des cercles d’amisdirectement liés au pouvoir : les personnes au pouvoir sont celles qui consomment le plus.Le secteur du luxe n’a toutefois pas dit son dernier mot, le marché vénézuélien n’a pas de limites : la situationpolitique du pays a énormément contribué au développement de l’horlogerie en particulier et du haut de gammeen général. 8
    • L’évolution du marché du luxe en Amérique LatineUne présence des marques étrangères de plus en plus marquéeL’Amérique Latine regroupe aujourd’hui de nombreux pays qualifiés comme étant des « pays émergeants ». De cefait, le Brésil, l’Argentine, le Mexique et autres, sont des marchés ayant un énorme potentiel dans le secteur duluxe. C’est pourquoi beaucoup de grandes marques de renommée internationale décident d’investir en AmériqueLatine.Tous les secteurs du luxe sont concernés. « L’invasion » des marques étrangères vers l’immense marché porteurqu’est l’Amérique Latine ne fait que commencer...Le Brésil par exemple, attire de plus en plus de marques de luxe. Elles tirent non seulement profit d’un engouementfort des consommateurs, mais aussi d’une croissance économique remarquable durant ces dernières années. Enterme de consommation, c’est un des pays les plus prometteurs parmi les différents pays émergents. A savoir quele nombre de millionnaires a augmenté de plus de 55 % en 5 ans.Aujourd’hui, au Brésil, on retrouve par conséquent la plupart des grandes marques : Armani, Gucci, Prada,Cartier, Chanel, Dior, etc. La présence de grands groupes comme Aston Martin, Lamborghini, Bugatti, Bentley,Burberry, Hermès représente un investissement de 830 millions de dollars. Tous ces groupes y sont de plus en plusprésents.Sao Paulo détient la troisième boutique Louis Vuitton la plus rentable. Les stylos de luxe attirent aussi lesconsommateurs d’Amérique Latine : Sao Paulo est aussi la seule ville au monde à détenir quatre boutiques Montblanc.On prévoyait en 2010 la vente d’une Ferrari tous les 35 jours au Brésil. Quant au groupe LVMH, il vient deréussir un beau coup en s’offrant le site brésilien Sack’s, qui commercialise 270 marques de luxe sur internet dontYves St Laurent, Lancôme et L’Oréal.Avec des progressions de 30 à 35 % par an, le marché du luxe local est classé dixième du rang mondial, et ausecond rang sur le continent derrière les États-Unis.Au Mexique, l’enjeu est de taille : le pays comptera 1,4 million de riches en plus d’ici 2030. Les mexicains seraient eneffet la quatrième population au monde à aspirer à la consommation de produits de luxe, loin devant les Brésiliensou les Argentins (d’après un sondage réalisé par AC Nielsen).Louis Vuitton n’a d’ailleurs pas minimisé ses efforts dans la création de sa boutique à Santa Fe avec un espacede 177 m² et une multitude de vendeurs. Non loin de là, Christian Dior présente ses collections tout comme sesconcurrents Chanel ou Hugo Boss.Pour donner un ordre d’idée, depuis 1980, on compte 150 points de vente Christian Dior, une quarantaine pourGuerlain, trente pour Givenchy et on chiffre l’ouverture de six boutiques par an pour ces groupes. 9
    • Le Mexique est aussi le troisième marché mondial pour la marque Mont-Blanc après les Etats Unis et le Japon :« Les riches Mexicains n’ont plus à se rendre en Floride ou en Californie pour faire leurs achats», se réjouit unevendeuse de la boutique.En Argentine, la plupart des marques de prestige comme Louis Vuitton, Hermès, Prada, Armani, Gucci, … se tournentdésormais vers ce pays, où le marché avait décollé de 38% entre 2002 et 2005. Il n’y a aucun doute sur le fait queles produits de luxe s’y vendent de mieux en mieux. Des quartiers comme Puerto Madero, sont des bons exemplesconfirmant la prolifération de la richesse en Amérique Latine.Attirés par ces marchés d’Amérique Latine à haut potentiel, les géants occidentaux ambitionnent aussi du côtédu Chili, du Venezuela, de la Colombie, de l’Uruguay et du Panama. Les marques de luxe vues précédemmentinvestissent aujourd’hui des millions en implantation de points de ventes et en acquisition. Ces marchés sontextrêmement porteurs pour la vente de produits de luxe, surtout quand on constate qu’un groupe comme Hugo Bossy réalise déjà 48% de son chiffre d’affaires, avec près de 170 boutiques sur le sous-continent.Dans l’ombre de la Chine et de la Russie… l’Amérique Latine ne se laisse pas vaincre pour la consommation deproduits de luxe. 10
    • L’existence de secteurs porteurs dans le domaine du luxeLa crise économique n’a pas épargné l’industrie du luxe. Seulement, si le luxe a su faire face à cette crise, c’estprincipalement grâce aux pays émergents qui dynamisent les produits du luxe (beaucoup de nouveaux richesémergent du Brésil, de l’Argentine)De ce fait, beaucoup de secteurs dans le domaine du luxe sont qualifiés comme étant des secteursporteurs en Amérique Latine.Parmi eux, on retrouve entre autre le secteur du vin de prestige. Les deux plus gros producteurs de vin d’Amériquedu Sud sont l’Argentine et le Chili : ce sont des pays producteurs de vins de renommée internationale. L’Argentinequi possède un des secteurs vinicoles les plus actifs de la planète est le cinquième producteur au monde. Ce paysest passé en l’espace de quinze ans d’une production de vins de table consommés localement à la naissance devéritables grands crus. Le Chili quant à lui, exporte les meilleurs vins sud américains.Le marché du voyage de luxe est quant à lui aussi en constante progression et en pleine effervescence. Que letourisme soit balnéaire, culturel, sportif (raids en voiture, ski…) etc. l’offre hôtelière du luxe se développe énormémentau Brésil, Chili, Pérou… Et aujourd’hui, parmi les destinations les plus primées, l’Amérique Latine grimpe en flèche. Enconséquence, la présence des hôtels de luxe y est importante.L’Amérique Latine est aussi un marché très porteur pour le secteur de l’horlogerie : Rolex et Breitling ont en effetrécemment ouvert une boutique connaissant une croissance surpassant celle des concurrents. J. Jacot, directeurgénéral de la société d’horlogerie de prestige Parmigiani Fleurier qualifie le Brésil comme étant « un pays à trèsfort potentiel pour les produits de luxe ». Il parle aussi de la proximité culturelle entre l’Europe et le Brésil qui facilitele développement des activités horlogères.Le Venezuela est quant à lui le premier marché sud-américain pour les montres dites « compliquées ». En ce quiconcerne les ventes horlogères en Argentine, malgré qu’elles aient sensiblement baissé, la chute n’est pas aussiimportante que dans d’autres pays : de nouvelles boutiques voient même le jour.Dans le domaine de la mode, on retrouve de plus en plus de grandes marques locales, en plus de la présencede marques étrangères. Par exemple, « Carlos Miele » voit ses robes portées par des célébrités comme EvaLongoria, Scarlett Johansson, Christina Aguilera, Sarah Jessica Parker.... Les créations apparaissent sur le tapis rouged’évènements mondiaux majeurs.En Amérique Latine, le marché du luxe se porte très bien et offre des perspectives d’évolution positives. C’est undes continents de l’avenir pour ce type de marché. 1 1
    • L’Amérique du sud est un continent émergent qui a su profiter de la crise financière mondiale pourattirer jusqu’à lui les plus grands groupes du secteur du luxe. L’importance des richesses exploitéessur le continent et les changements économiques et politiques ont conduits à un effacement desinégalités sociales et à l’émergence d’une nouvelle classe aisée, plus apte à consommer des produitsde luxe afin d’accéder à une certaine reconnaissance sociale.Comme vu précédemment, lorsque les pays riches subissent la crise de plein fouet, les grandsgroupes internationaux décident d’investir chez les pays émergents. De nombreuses marques deluxe ont donc profité de cet essor en implantant un nombre important de leurs points de ventesen Amérique du Sud : Dior, Mont Blanc, Cartier, Prada... Ces derniers enregistrent des chiffresimportants, surpassants parfois leurs homologues européens. Cette nouvelle prolifération desboutiques de luxe des grands groupes internationaux a fait réagir l’Amérique du Sud quidéveloppe désormais son propre luxe. Basé sur le vin et le tourisme, ce nouveau luxe sud américainconnaît déjà une forte croissance et laisse envisager un futur prometteur.Le marché du luxe en Amérique du Sud est maintenant face à de nouveaux enjeux tout aussiimportants : il s’agit de maintenir cette progression en répondant à une demande toujours plus fortepour les produits de luxe sur le continent. Il est important pour l’Amérique latine que ces grandsgroupes investissent davantage sur ce continent en plein développement. Leur fidélisation est doncprimordiale pour ces pays afin d’assurer une position confortable sur la scène internationale. 12
    • BibliographieAtlas économique et géopolitique mondial 2010Ifop : Institut de sondages d’opinion et d’études marketingFrancemondexpress : Actualités économiquesWikipédia : Encyclopédie libreDocumentations diverses sur la civilisation latinoaméricaineLuxe Guide : Guide pour les professionnels du secteur du luxeMarketing Professionnel : E-magazine pour les profesionnels du marketingStratégie : L’actualité du marketing, des marques, des médias de la communicationVision Brésil : Blog d’un journaliste passionné par le BrésilABC latina : Tourisme, histoire, culture et économie d’Amérique LatineArgentine info : Actualités argentines et informations à l’ussage du voyageurLe Figaro : Journal quotidien françaisAc Lille : Académie de LilleProduits Luxe Loisirs : Annuaire EuropagesMFE : Maison des Francais de l’Etranger 13