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  • 1. la c h a i r eéconomie ethumanismeVolume 2, Numéro 2 O e c o n o m i a H u m a n a B u l l e t i n d e l a C h a i r e É c o n o m i e e t H u m a n i s m e Décembre 2003Dans ce numéro• Éditorial Page 1 Éditorial• Allocution de Claude Maxime Rondeau Béland Rédacteur en chef Page 3 Les développements des dernières semai- dépenses gouvernementales canadiennes nes, tant en politique fédérale que provin- en défense seront entendus. M. Martin• Pour une société plus juste et plus humaine ciale, promettent une année 2004 mouve- ayant déjà signifié son intention d’augmen- Mignelle Tall mentée. Le changement de garde à Otta- ter le budget pour le renouvellement des wa devrait entraîner des élections dans équipements des Forces armées, n’y est Page 6 les prochains mois. Les enjeux sont nom- pas allé d’un engagement ferme et défini-• Les défis de l’agriculture breux. Comme on le répète depuis des tif. Certains commentateurs ont par ail- biologique ou comment semaines déjà dans l’entourage du nou- leurs souligné à quel point le nouveau mi- concilier les valeurs qui veau Premier Ministre, ce sera un premier nistre des finances, M. Ralph Goodale, au- lui ont donné naissance mandat pour Paul Martin que l’on sollicite- rait une tâche particulièrement difficile à avec les impératifs du ra et non un quatrième pour le Parti libé- accomplir. Après tout, un nombre impor- marché Marie-Lou Ouellet ral. Si le plan de communication de tant de nouveaux ministres ont fait leur l’équipe de M. Martin est jusqu’à présent entrée au Cabinet et ils auront fort à faire Page 8 assez efficace, il reste à savoir ce qui dif- pour établir un semblant de réputation• Site Internet du mois férencierait son administration de celle de avant les prochaines élections générales. Page 9 M. Chrétien. On sait déjà que M. Martin Or, seuls les ministères importants (au désire prendre des mesures diplomatiques plan financier) peuvent bénéficier de la• Appels de communications pour se rapprocher des États-Unis. Les couverture médiatique si vitale à ces minis- Pages 10 à 12 deux dernières années auront été, après tres. tout, assez tendues sur le plan des rela-• Offre d’emploi tions bilatérales avec notre plus important Du côté provincial, les évènements des Page 13 partenaire. Ceci s’explique en partie par dernières semaines à Québec, mais aussi les incidents et les abus de langage à l’en- dans plusieurs régions, nous laissent croire• Séminaires scientifiques droit de l’administration Bush, mais aussi que les mouvements syndicaux seront fort 2003-2004 Page 14 par des dossiers beaucoup plus impor- actifs durant l’hiver. Le projet de ré- tants comme le bois d’œuvre, la guerre ingénierie du gouvernement Charest, mal-• Calendrier des en Irak et des dossiers, bien que moins gré le recours au bâillon législatif pour faire événements importants, mais témoignant de différen- adopter plusieurs projets de loi controver- Page 15 ces fondamentales entre le Canada et les sés en vitesse, ne pourra pas garder bien États-Unis, comme le mariage entre cou- longtemps la cohésion sociale si les nom- ples de même sexe et la décriminalisation breux groupes touchés par ces lois ne sont de la marijuana. Nonobstant ces diffé- pas écoutés et consultés davantage. Il est rends, l’arrivée de M. Martin (ou le départ intéressant de noter, à l’inverse du cas de de M. Chrétien) est généralement perçu M. Martin, où rien de concret n’est encore comme un bon signe du côté américain. entamé mais pour qui le plan de communi- Plusieurs quotidiens comme le Boston cation semble réglé au quart de tour, à Globe parle déjà d’un rapprochement en- quel point le plan de communication du Ca- tre les deux administrations. binet de M. Charest est déficient. Ceci étant dit, il reste à voir si les appels Pour ce qui est des projets de loi et le re- de l’ambassadeur américain à Ottawa, cours à la méthode du bâillon, le leader en Paul Cellucci, pour une augmentation des Chambre de l’opposition officielle, M. André
  • 2. Page 2 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Boisclair, aura eu raison de soulever le problème dirigeants respectifs, elles sont humiliantes pourd’une telle pratique, même si son gouvernement les citoyens canadiens et pour le processus politi-y a eu recours par le passé. Soulevant la ques- que en général.tion de la logistique de la chose, M. Boisclair dé-plorait l’impossibilité de bien faire le travail en Du côté de M. Charest, les attentes sont aussiune seule et si longue séance, se prolongeant très grandes, mais pour des raisons fort différen-toute une nuit. Cette question, bien que perti- tes. Ayant longtemps clamé qu’il était prêt ànente, ne touche cependant qu’en superficie à gouverner et prendre les destinées de la provinceun problème encore plus grand : celui de la légi- en mains, les premiers mois de son administra-timité d’un tel processus. tion auront été plus ou moins convaincants. Cer- tainement habitué à tenir un discours propre à unBien que M. Charest soit déjà au pouvoir depuis parti d’opposition, le message de M. Charestquelques mois, quelque chose unit ce dernier à passe mal. Ceci étant dit et bien que les sonda-M. Martin : les attentes. D’un côté comme de ges récents démontrent une insatisfaction subs-l’autre, ces deux politiciens en sont à leurs pre- tantielle de la population à l’endroit du gouverne-mières armes en tant que chef de gouvernement ment, il est nécessaire de pondérer et de souli-et les attentes à leur endroit sont énormes. Du gner le fait que la plupart des gouvernementscôté de M. Martin, elles sont le fruit de plusieurs fassent adopter leurs projets impopulaires en dé-facteurs. Le simple fait qu’il ait été porté au but de mandat. Que l’on trouve cette pratiquepouvoir dans les circonstances particulières, que cynique ou non, M. Charest dispose encore detous connaissent déjà, contribue à placer à l’en- beaucoup de temps pour rajuster son tir. Et endroit de son gouvernement des attentes irréalis- ce sens, il se trouve dans la même position quetes. Il sera néanmoins intéressant de voir la M. Martin. L’année 2004 sera certainement dé-stratégie électorale de M. Martin et comment il terminante pour les deux hommes.réussira à concilier un agenda se voulant à gau-che et un Cabinet résolument à droite. Plus im- Ce numéro du mois de décembre présente troisportantes encore, pour la santé démocratique du textes traitant, chacun à leur manière, du chan-pays, seront la réaction et la performance des gement. Dans un premier temps, nous vous pré-autres partis fédéraux. Bien que les travaux ré- sentons les notes de l’allocution du Titulaire de lacents menés sur la réforme des institutions poli- Chaire Économie et Humanisme, M. Claude Bé-tiques canadiennes (auxquels participa le titu- land, au colloque de novembre dernier sur les fi-laire de la Chaire Économie et Humanisme – M. nances responsables et les monnaies sociales.Claude Béland) touchent à d’excellents points, Dans son allocution, M. Béland fait état de cettecomme la réforme du mode de scrutin, un nécessité de revoir le partage de la richesse pourmoyen rapide et efficace d’assurer la vigueur dé- nos sociétés. De son côté Mignelle Tall, nous pré-mocratique reste encore et toujours une alter- sente sa vision d’ensemble de cette conférencenance des partis au gouvernement. À tout le sur les finances responsables et les monnaies so-moins, une apparence de réelle compétition en- ciales. Finalement, Marie-Lou Ouellet nous entre-tre les partis est une condition de base. Les dé- tient des défis qui attendent l’agriculture biologi-bâcles des dernières années pour le NPD, le PC que et sa relation particulière avec les impératifset l’Alliance canadienne (ancien Reform Party) du marché.ne sont pas seulement humiliantes pour leurs
  • 3. Page 3 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Finance responsable et monnaies socialesAllocution de Claude BélandTitulaire de la Chaire Économie et HumanismePrononcée le 24 novembre 2003De toute évidence, l’urgence de remettre à l’ordre ternationaux vers les principaux pays industriali-du jour la nécessité d’une finance responsable et sés et les grandes entreprises multinationales.de monnaies sociales est un signe des temps. Les pays moins riches en souffrent – puisque ce sont les grandes puissances, endettées plus queLe signe d’un temps d’un basculement du monde jamais par leurs désirs de conquêtes sans fin, quioù sous l’effet du grand souffle de la mondialisa- désormais requièrent ces financements, aban-tion, se sont enclenchées enclenché des mutations donnant ainsi les pays en voie de développe-profondes dans toutes les dimensions de l’activité ment.humaine – économiques, politiques, sociales, éco-logiques. S’est enclenchée une phase d’accéléra- Alors que cette internationalisation faisait espé-tion de changements sans précédent dans l’his- rer une stabilité des marchés mondiaux, voilàtoire de l’humanité, conjugué à l’émergence de qu’elle se traduit par une instabilité accrue, avecl’empire sans partage d’une économie dominante. des crises boursières et cambiaires récurrentes.Le signe d’un temps aussi du basculement des va- Sur le plan domestique, ce n’est guère mieux.leurs dominantes où l’accumulation des richesses Deux facteurs ferment la porte du financement àet la passion des marchés tiennent lieu désormais ce que nous avons appelé le «groupe des per-de projet collectif, malgré l’insécurité qu’il engen- dants.» D’une part, les règles normalisées par lesdre pour des populations qui s’inquiètent et pour marchés internationaux et imposées aux institu-leur planète qui demande grâce ! tions financières, contraintes de s’approvisionner aux marchés financiers, leur enlèvent toute liber-Le signe d’un temps où l’écart entre les riches et té de répondre aux besoins d’un bon nombreles autres ne cesse de s’élargir. Le monde, désor- d’emprunteurs.mais, se divise en deux camps : d’une part, uneminorité de gagnants et d’autre part, une majorité Et d’autre part, la course au rendement maxi-de perdants. mum et la cupidité tant de la part des actionnai- res des institutions financières que de leur clien-Des perdants qui sans argent ne peuvent accéder tèle mieux nantie, referme de nouveau la porteaux marchés de la finance ou aux marchés des au financement de ce groupe qu’on appelle leéchanges. Des perdants pour qui la finance et les groupe des «perdants». Rentabilité et concur-monnaies ne sont plus à leur service. rence obligent !Or, puisqu’il faut remettre à l’ordre du jour la fi- En somme, on se retrouve en face de deux de-nance responsable, c’est que la finance, emportée mandes : d’une part, la demande des promoteurspar l’accélération des changements, serait deve- de miser sur les valeurs économiques afin d’assu-nue irresponsable en se dédiant prioritairement au rer une production accrue de la richesse globale,service des plus puissants. Il en est manifeste- même si on ne sait pas encore comment la parta-ment ainsi sur les marchés financiers internatio- ger; et d’autre part, la demande des populationsnaux. Alors que se créait un marché financier glo- de faire en sorte que la finance contribue à la ré-bal, cette internationalisation de la finance a fait alisation d’une société plus juste et plus équita-naître les plus grands espoirs, et particulièrement ble. Autrement dit, d’un côté, ceux qui s’inquiè-l’espoir d’une meilleure allocation des ressources tent du PIB (du Produit Intérieur Brut) et ceuxfinancières dans l’économie mondiale. Or, la réali- qui s’inquiètent du BIB (du Bonheur intérieurté est différente : cette internationalisation a plu- brut !)tôt pour effet de réorienter les flux financiers in-
  • 4. Page 4 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Pas étonnant, dès lors, de la part des humanistes sormais dans des réalisations concrètes. Elles fontde ce monde, la recherche d’alternatives. leur chemin parce qu’elles s’inscrivent dans un pro- jet plus global, celui de contribuer à la renaissanceDe là, donc, l’émergence de l’alternative de l’in- d’une économie plus humaine, d’une économievestissement responsable. Et le rappel aux inves- comme elle a été imaginée au moment de sa nais-tisseurs de leur responsabilité à l’égard du déve- sance, une économie au service des gens.loppement de leur milieu, de la pauvreté, de lasanté publique, de l’environnement, des jeunes et L’idée fait son chemin puisque d’un peu partoutde tous ceux qui ont besoin d’aide pour assurer à d’ailleurs parviennent les échos de la résistance dechacune et à chacun une « vie pleine. » groupes de plus en plus nombreux s’opposant à se laisser dépouiller des conquêtes sociales acquisesDe là, aussi, l’alternative de la finance solidaire et de haute lutte et refusant de céder aux diktats desle rappel aux épargnants de leurs responsabilités à marchés. La littérature récente est fort éloquente àl’égard de ceux et celles qui n’ont pas accès au cet égard. Elle est source de beaucoup d’espoir !marché de la finance, malgré leurs grands be-soins. Car faire justice, ce n’est pas seulement À défaut de contrôler l’économie planétaire, nom-donner plus aux autres, mais c’est aussi prendre breux sont ceux qui oeuvrent à l’établissementmoins pour que les autres aient plus 1. C’est une d’une économie dans laquelle les citoyens et ci-question de partage. toyennes, non seulement revendiqueront et se fe- ront entendre, mais agiront eux-mêmes. C’est direDe là, aussi, l’alternative de la monnaie sociale. que l’économie sociale tient sa force de l’exerciceUne alternative dont le grand mérite est de dé- de la démocratie, puisque celle-ci invite à l’effortmystifier la monnaie traditionnelle, trop souvent concerté. L’économie sociale se nourrit de la solida-définie par ce qu’elle fait plutôt que par ce qu’elle rité qui tisse les liens essentiels à une société unieest. La compréhension du sens de la monnaie de- et à une certaine cohésion sociale, à un projetvient plus facile, comme il a été expliqué lors de commun.ce colloque, lorsque nous la définissons commeétant tout simplement une convention relative à Aujourd’hui, ce sont des millions de personnes quiun instrument d’échange de biens et de services s’inscrivent dans cette vision d’une économie plusentre les membres d’une même collectivité. Or, humaine par leur appartenance à des coopératives,voilà que cette alternative permet à tous d’accéder des mutuelles, des associations diverses, des grou-à certains marchés. pes de citoyens, et autres.Autant d’alternatives qui font appel à une bonne Ce sont des millions de personnes qui profitent dedose d’éducation : une éducation aux valeurs de la la finance solidaire. Et aujourd’hui, dit-on, grâcenécessaire solidarité afin de redresser les tendan- aux monnaies sociales, plus de 300 millions de per-ces néfastes actuelles d’une économie dominante sonnes jadis déqualifiées, ont désormais accès auxet sans âme. Il faut que les citoyens et citoyennes marchés des échanges.prennent conscience de leurs pouvoirs. Entre au-tres, celui de changer les choses simplement en Oui, l’idée fait son chemin. Mais, de toute évidence,donnant un sens à leurs actions quotidiennes, en le chemin à parcourir est, non seulement long,s’inspirant de l’éthique du bien commun au lieu de mais il est jonché de virages, d’embûches, d’enne-l’éthique du chacun pour soi. Le pouvoir de chan- mis. Car les forces de l’individualisme, de la cupidi-ger les choses en donnant un sens à leurs déci- té, de l’envie, du pouvoir pour soi-même sont for-sions en tant que consommateurs, en tant tes. Il faut donc s’armer et se rappeler qu’on nequ’épargnants et d’investisseurs en vue de chan- circule pas sur ce chemin sans se nourrir des va-ger les choses, sinon mondialement, au moins leurs de liberté, d’égalité, de fraternité. Sans sedans leur milieu de vie. nourrir des valeurs de la démocratie et de la solida- rité. Et non pas un simulacre de démocratie, maisÀ n’en pas douter, l’idée fait son chemin. Car, dé- une démocratie vivante, dynamique qui accordejà – et ce colloque fut pour moi une nouvelle révé- vraiment des pouvoirs aux citoyens et aux ci-lation – ces alternatives se multiplient à un rythme toyennes.fort encourageant. Ces alternatives s’incarnent dé-
  • 5. Page 5 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003C’est pourquoi, comme il a été répété au cours dece colloque, le temps est venu de solidifier lesliens entre ceux qui croient à la nécessité de re-dresser les tendances actuelles d’un monde domi-né par les valeurs économiques. Le temps est ve-nu de partager systématiquement les expériencesde chacun et de construire sur les réussites desuns et des autres. Pour tout dire, le temps est ve-nu de mondialiser la solidarité.En fait, pour contrer les effets de la mondialisa-tion, il faut rétablir l’équilibre entre les pouvoirsdes marchés, de l’État et des citoyens et citoyen-nes. Tout comme la stabilité d’un tabouret est as-surée par l’égalité de ces trois pieds, la stabilité dela société ne peut être assurée que pour l’égalitédes pouvoirs entre les pouvoirs de la société civile,du politique et de l’économie 2. Ainsi, si la sociétécivile reprend ses droits, l’économie reprendra saplace.Car l’économie, en soi, dès l’origine, a été crééepar des hommes et des femmes en vue de faciliterleurs échanges de biens et de services. L’économieen soi est sociale; elle est au service de la société.C’est que bousculé par les vents de la mondialisa-tion, elle a tellement dévié de sa finalité première,de sa raison d’être, qu’aujourd’hui, il faut la fairerevivre, la remettre à sa place et lui faire jouer sonvrai rôle.C’est ce que je souhaite de tout cœur. Et si laChaire Économie et Humanisme a pu y contribuer,un tant soit peu par la tenue de ce colloque, vousm’en voyez fort heureux.1 W.Sachs, in wuppertal Institut, Futuro sostenibile,Bologne, EMI, 1997, p.332 Hillary Clinton, Civiliser la démocratie, De Brouwer.
  • 6. Page 6 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Pour une société plus juste et plus humaine…?!Mignelle TallÉtudiante-chercheure, Chaire Économie et HumanismeQu’il est loin le temps où nous pouvions fière- Et les 20, 21 et 22 novembre dernier, la Chairement nous vanter d’appartenir à une société effi- Économie et Humanisme a permis, lors de la tenuecace parce que garante de profits. Loin le temps d’un séminaire international sur la thématique deoù les magnats de la finance, alors très peu sou- la Finance responsable et des Monnaies sociales,cieux des retombées sociales dictées par leurs l’avancement d’un débat qui nous anime tous, dechoix « éclairés » d’investissements, pouvaient, près ou de loin, et dont l’objectif serait de réfléchiren toute impunité, favoriser des idéaux et autres à l’action des nouveaux mouvements sociaux dansaspirations économiques au détriment de certai- les domaines financier, économique et monétaire.nes jugées moins essentielles et souvent affu-blées de qualificatifs discriminants. Le 21 novembre dernier donc, du Pérou à la Belgi- que en passant bien entendu par le Québec et la France, des conférenciers de haute facture malgréEt oui! Il semble arrivé le temps des comptes à des filières professionnelles à vocation diverses,rendre où le modèle de la prospérité économique sont venus nous parler de leur objectif pourtantn’est plus à même de calmer les élans d’individus commun : « faire de la finance autrement »!désireux de voir ce modèle dominant faire placeà celui de la prospérité sociale. A la question qu’est-ce que la finance solidaire (thématique centrale de cette journée là), on sem-Le bilan en est donc dressé qu’à l’heure actuelle ble s’entendre sur le fait que cette pratique alter-force est de constater qu’en matière de dévelop- native tente « …de répondre aux lacunes du sys-pement, les attentes suscitées, au Nord comme tème financier traditionnel et de construire une so-au Sud, sont loin d’avoir été comblées. En effet, ciété plus juste et plus humaine ».il est de nos jours clairement établi que la crois-sance exponentielle que connurent jadis les so- En France2 par exemple, il nous a été expliqué queciétés industrielles a été identifiée comme consé- cette action s’inscrit dans le constat d’une floraisonquence principale de la dégradation de notre ca- de projets sociaux (i.e. à haute plus value sociale)dre de vie naturel, unique lègue tangible trans- entreprises par des structures à vocation militan-missible à notre progéniture. tes qui, ne trouvant pas d’oreilles attentives au près des institutions financières traditionnellesIl est dès lors établi que malgré les nombreux soumis à un cadre opératoire très concurrentiel, seefforts consentis, un manque accablant de résul- sont tournés vers ce nouveau créneau financier.tats tangibles est pourtant à déplorer et frustra-tion et désarroi sont devenus le lot quotidien de Au Québec 3, en particulier, un éventail d’outilsnombreux individus de part le monde. Les alternatifs ont été développés en vue de palier à« damnés » du tiers-monde ont aujourd’hui fait cette exclusion de certains acteurs sociaux qu’àplace aux « exclus » de l’Occident et sur générer la poursuite aveugle d’un modèle capita-l’échéancier du développement, le Nord a dû, lé- liste impartial selon lequel l’économie est perçuegitimement, revoir ses priorités dorénavant réso- comme l’activité fondamentale de toute société,lument axées sur le bien-être des ses citoyens. mais qui, parce que tenue d’une obligation de ré- sultats, ne profite pas à tous ces membres.Les prémisses d’une philosophie du long termesont alors entrevues avec pour maître mot le La finance solidaire a ainsi été pressentie commeconcept de développement durable devenu, en ce nécessaire parce que capable de permettre la dé-nouveau millénaire, le fer de lance des acteurs monstration, par le système traditionnel, d’unedu développement. obligation de respect des valeurs, d’innovation au niveau des options et surtout d’engagement en-Face à ce triste constat, une réforme du système vers la société.économique est alors pensée, précipitée parl’émergence de nouveaux mouvements sociaux Les initiatives belges, en la matière, s’inscriventayant à cœur le devenir de l’humanité. Cette ré- dans le même ordre d’idées notamment par laforme, qui se veut une alternative aux modèles mise en place d’un réseau4 capable de développertraditionnels tenus en grande partie pour respon- un lien entre épargne et solidarité. Mais, dans cesables de la misère sociale dans laquelle nous même contexte belge, il a été mentionné cepen-évoluons, prône autant que faire se peut une dant qu’il soit regrettable de constater que même« humanisation de l’économie »1. si la croissance d’investissements socialement res-
  • 7. Page 7 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003ponsable est considérable, il est toutefois à dé- mieux-être, ne pourrait pas être applicable auplorer que les formes de placements solidaires sein de sociétés aux réalités politiques et socioé-restent encore très marginales. conomiques différentes.Et oui! Il y aurait, comme pour toute autre L’un des participants, dont l’institution avaitchose, ici aussi des bémols à apporter à cette pourtant le mérite de se vouloir exportable, nousalternative. Par exemple, même si nous savons a parlé d’un projet de soutien de coopératives,que cette mobilisation partait d’un bon senti- exportatrices de coton, qu’ils menaient au Mali.ment, il a été ressenti, à travers les présenta-tions de certains conférencier, qu’il demeurait Cette information pourrait paraître anodine sur-néanmoins un esprit de compétition qui trahis- tout lorsqu’il est admis que dans ce pays africain,sait inéluctablement ledit élan de solidarité. cette culture a été identifiée comme moteur de développement, mais dont les conséquences en-Au Pérou5 en effet, il semblerait que l’on soit vironnementales sont pour le moins dramatiquesd’avis, pour garantir la pérennité de ce phéno- et bien entendu irréversibles.mène, qu’il faille analyser ce phénomène, nonpas à travers une perspective sectorielle mais Le coton contribue en effet à l’érosion du sol afri-globale. cain en raison de sa structure moins stable et de sa soumission à des conditions climatiques plusAinsi, pour tendre vers une solidarité du milieu rigoureuses 6.de la finance face aux aspirations de cette socié-té, il est nécessaire de procéder à une réforme Aussi serait-il dommageable pour ce phénomènede toute l’économie par l’introduction d’un fac- émergent de la finance solidaire, qu’il ne soit unteur « C ». Élément qui exhorte à la coopération, jour tenu responsable des mêmes erreurs quea un usage commun des moyens de production, connut le courant traditionnel.au partage de connaissances et des expérienceset à la redistribution équitable des retombées de Alors, oui il est arrivé le temps de rendre desl’activité économique. comptes, où règne enfin le concept « d’homo so- cialus » mais pour que dure ce plaisir et que seLes dimensions constituantes de l’économie qui multiplient des initiatives similaires à celle de laseraient, selon lui, la production, la consomma- Chaire à l’ampleur du Globe, souhaitons que cetion, le commerce, les services, la technologie et succès de l’heure ne nous fasse pas oublier et re-les finances ne devraient plus être présentées prendre les erreurs d’antan.comme concurrentielles (les unes par rapportaux autres) mais plutôt comme interreliées et 1donc ultimement profitables aux acteurs sociaux. Jean-Paul Maréchal, Humaniser l’Économie, Éditions Desclée de Brouwer, 2000 2Avec l’introduction des principes du facteur « C » Commentaires inspirés par la présentation de Mon- sieur Jean Claude Detilleux de la Banque Française dedans une économie sociale, la production de- Crédit Coopératifviendrait de fait « responsable », la consomma- 3 Commentaires inspirés par la présentation de Mon-tion « éthique », le commerce « équitable », les sieur Clément Guimond de la Caisse d’économie desservices « de proximité », la technologie devien- Travailleurs du Québecdrait « échange de savoir » et les finances 4 Commentaires inspirés par la présentation de Madame« solidaires ». Alexandra Demoustiez du Réseau Financement Alterna- tif 5A la lumière de la présentation de cet acteur, il Commentaires inspirés par la présentation de Mon-nous est permis d’avancer ce qui suit : le sieur Humberto Ortiz du Groupe-Réseau d’Économie Solidaireconcept de finance solidaire, bien que louable à 6 Deutsche Gesellschaft fürbien des égards, ne répond pas forcément aux Technische Zusammenarbeit (GTZ) in Causes de la dé-attentes de tous. gradation des sols et approches pour la promotion d’une utilisation durable des sols, sur http://www.gtz.En effet, dans un contexte de société à indus- de/soil-management/deutsch/download/pdf/trialisation avancée qui semble connaître actuel- sachstand_f.pdflement un « spleen existentiel », il est à peuprès évident que certains organes centraux doi-vent se réajuster en adoptant des mécanismesalternatifs susceptibles de ne répondre qu’auxseules exigences de leurs concitoyens.Parce que lorsqu’il s’agirait d’exporter cette alter-native, nous serions d’avis que le même modèle,qui pourtant prône la doctrine universelle du
  • 8. Page 8 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Les défis de l’agriculture biologique ou comment concilier les valeursqui lui ont donné naissance avec les impératifs du marchéMarie-Lou OuelletÉtudiante-chercheure, Chaire Économie et HumanismeUne brève histoire trentaine sont accrédités au Québec) porte à confusion. Comment s’y retrouver ?Produire bio ne date pas d’hier. Entre 1920 et1950, les publications et conférences des pionniers Les chiffres du biode l’agriculture biologique commencent à exprimer La croissance de la catégorie des produits biologi-une idéologie. Les tentatives de définir l’agri- ques varie selon les pays. Cette gamme de pro-culture biologique ne viendront que plus tard avec duit se situe en effet à différents stades du cycleles travaux de Rudolf Steiner, Robert Rodale, Sir de vie selon les régions. En Amérique du Nord, laAlbert Howard et Lady Eve Balfour et des groupes croissance annuelle prévue se situe entre 10 etde fermiers de l’Europe, des États-Unis et d’ail- 20 % alors que la croissance nette de lalimenta-leurs qui développeront leurs propres idées de tion devrait être inférieure à 2 % (Agriculture etl’agriculture bio, des idées fondées sur une philo- Agroalimentaire Canada). Selon le même rapport,sophie plutôt que sur une opportunité de marché. les points de vente se sont multipliés au QuébecÀ cette époque, s’engager dans l’agriculture biolo- passant de quelques centaines en 2000 à plu-gique consiste simplement à devenir membre d’un sieurs milliers en 2003.de ces groupes et à s’opposer au système conven-tionnel. Les inspections étaient informelles; les co- Une étude du département de l’agriculture desdes de conduites, plutôt vagues; les liens entre États-Unis révèle quant à elle que le Canada re-producteurs et consommateurs, rapprochés. Issue présentera un marché potentiel de 3 milliards ded’un croisement entre un mouvement social et dollars US en 2005 (USDA, 2002). Pour l’heure,l’agriculture traditionnelle, l’agriculture biologique les États-Unis fournissent 80 à 85 % de ce mar-préconise entre autres la gestion holistique et ché en expansion. Au surplus, une grande part del’adaptation des pratiques aux conditions locales, ces exportations représente un négoce en tiers,en favorisant des méthodes culturales, biologiques c’est-à-dire que les produits exportés vers le Ca-et mécaniques. nada ont eux-mêmes été importés de l’Europe par des entreprises américaines pour être réem-La «Soil Association » de l’Angleterre, fondée en ballés et acheminés vers le Canada (Yussefi et1946, est la première à établir des normes qu’elle Willer, 2003).publie en 1967. Sa présidente, Lady Ann Balfour,auteure de « The Living Soil » en 1943, est l’une Concilier valeurs, principes et demande : lades premières femmes à graduer avec un diplôme quadrature du cercle ?universitaire en agriculture. Au début de l’organi- Les défis du secteur biologique tiennent à sa phi-sation, les fermiers s’enregistraient auprès de l’as- losophie même : comment peut-on réduire le dé-sociation et signaient une déclaration dans laquelle ficit de loffre sans dénaturer les fondamentauxils s’engageaient à suivre les directives. Les ins- de lagriculture biologique ? Plusieurs questionspections de conformité n’ont débuté qu’au milieu se posent : peut-on produire à grande échelledes années 1970. C’est à ce moment que le pre- tout en conservant les valeurs holistiques etmier label écologique vit le jour. Les organisations strictement mécaniques de l’agriculture biologi-plus spécialisées, dédiées à la certification vont que ? Est-il possible d’harmoniser le système dealors débuter leurs opérations et au cours des an- certification et d’accréditation tout en permettantnées 1990, les nombreuses réglementations étati- les différences locales, principe qui est à la baseques de l’Europe, des États-Unis et d’ailleurs vont même de la production biologique ?favoriser la création d’une véritable industrie de lacertification. À ce jour, d’après l’organisation Or- Ces questions ne sont pas faciles. D’un côté, onganics Standards (août, 2003), 364 organismes prétend que l’apparition des produits bio chezrépartis dans 57 pays offrent des services de certi- «M. Le Président» ne représente qu’un geste op-fication. Le marché biologique est régi par une portuniste pour s’emparer d’une niche; de l’autre,centaine de directives et de cahiers de charges on est conscient que la marchandisation du bioprivés et gouvernementaux, un nombre croissant s’éloigne de ses fondements mais qu’elle parti-de réglementations nationales, deux ensembles cipe aussi à promouvoir la défense de l’environ-de directives internationales et plusieurs systèmes nement. Ces affirmations laissent croire que led’accréditation. Pour un consommateur qui par- marché du bio s’en va vers une fragmentation decoure les allées, cette prolifération de labels (une l’offre adaptée à des segments de consomma-
  • 9. Page 9 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003teurs (et parfois consommacteurs) particuliers. Lemarché pourrait bientôt être composé des«partenaires» de l’agriculture soutenue par lacommunauté, un type de production certifiée quifavorise la production locale adaptée à son milieu ;les supermarchés rejoindraient quant à eux lesconsommateurs peu préoccupés de l’enjeu des ki-lomètres alimentaires (food miles issue), l’un desprincipes de l’agriculture biologique ; enfin, les«écolos» fréquenteraient les boutiques spéciali-sées.Une chose est sûre: les producteurs et transfor-mateurs locaux doivent rapidement profiter del’opportunité qui se présente puisque seul 15%des produits consommés sont produits sur notresol. Créer, transformer et mettre en marché loca-lement permettrait de concilier valeurs, principeset croissance de la demande tout en contribuant àl’économie et au tissu social de la ruralité. Pour-quoi pas une politique d’État sur l’agriculture bio-logique ? Une agriculture cohérente et logique ?United States Department of Agriculture (USDA). 2002.Canada Organics Product. Organic Food Industry Report.USDA.GAIN Report # CA2001.Yussefi, Minou et Helga Willer. 2003. The World of Or-ganic Agriculture - Statistics and Future Prospects.IFOAM- International Federation of Organic AgricultureMovements,128p. Site Internet du Mois Business in the Community Business in the Community (BITC) est un mouvement d’entreprises qui s’engagent à améliorer leur impact sur la société. Fondé en 1982, BITC regroupe aujourd’hui plus de 700 entreprises qui pro- viennent principalement du Royaume Uni. Ses principaux champs d’intérêts sont la responsabilité sociale corporative, l’environne- ment, la diversité au travail et la communauté. Le site Internet de BITC contient une centaine d’études de cas portant sur les champs d’intérêts mentionnés précédemment. Les internautes peuvent éga- lement accéder au contenu des rapports d’une vingtaine d’entrepri- ses. Ces rapports portent sur les droits humains, l’environnement, la communauté et l’environnement de travail. Ce site contient aussi un bulletin d’information. Enfin, on y retrouve la liste complète des membre de BITC. www.bitc.org.uk
  • 10. Page 10 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 Appel de communication XVIIe C ongrès AISLF 5 au 9 juillet 2004, Tours (France) « L’INDIVIDU S OCIAL » : au tre r é ali té, au tre s ociol ogi e ? CR 23 Sociologie de l’environnement et du Développement Durable Environnement et Développement durable : pratiques individuelles et collectives Corinne Gendron, Denis Salles et Jean-Guy Vaillancourt L’actualité régulière des désordres et des risques écologiques, des controverses environnementales aux niveaux local et global, des politiques nationales et interna- tionales sur l’environnement et le développement durable, souligne l’acuité des pro- blématiques sociologiques sur l’environnement qui se sont développées ces derniè- res années. Dans le cadre du XVIIe Congrès de l’AISLF de Tours en 2004, le CR23 propose de mettre en discussion les avancées et les perspectives récentes de la sociologie de l’environnement dans le domaine des modes de décision et de l’ac- tion collective, et dans le domaine des pratiques sociales individuelles. Les communications soumises serviront de base à l’organisation des sessions du CR23 lors du Congrès de Tours. Un intérêt particulier sera porté à la dimension comparaison internationale et aux travaux sur les pays en développement. Exigences La proposition de communication doit respecter le format suivant : Nom, prénom et institution d’attache des auteurs (en commençant par l’auteur principal) Coordonnées de l’auteur principal Adresse complète Téléphone, télécopieur et courriel Statut des auteurs (étudiant, chercheur, professeur, intervenant du milieu, etc.) Titre du résumé Résumé (3000 caractères) Dépôt conjoint de la proposition dans un autre CR AISLF : CR ? Pour être recevable, la proposition devra être enregistrée sur le site de l’AISLF http://www.univ.tlse2.fr/AISLF selon la procédure proposée ou éventuellement transmise par courrier à l’AISLF (Université Toulouse Le Mirail, 5 allée A Machado , F-31058 TOULOUSE CEDEX 9) avant le 15 Février 2004 Les consignes sur le format et la date de dépôt du texte de la communication se- ront communiquées aux auteurs après sélection par le CR 23 Une sélection de communications fera l’objet d’une publication dans un ouvrage collectif.
  • 11. Page 11 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 Appel de communicationColloque Aspects controversés des innovations et des évolutions récentes du travail et de l’emploi12 et 13 mai 2004Congrès de l’ACFAS, Université du Québec à MontréalResponsables :Paul-André LapointeDépartement des relations industriellesUniversité Lavalpaul-andre.lapointe@rlt.ulaval.caGuy BellemareDépartement de relations industriellesUniversité du Québec en Outaouaisguy.bellemare@uqo.caComité scientifique : · Paul R. Bélanger, Crises et sociologie, UQAM · Guy Bellemare, Crises et relations industrielles, UQO · Denis Harrisson, directeur du Crises et Organisation et ressources humaines, UQAM · Paul-André Lapointe, Crises et relations industrielles, Laval · Frédéric Lesemann, Transpol et Crises, INRS, Société et culture.Organisme de parrainage : Le Centre de recherche sur les innovations sociales dans l’économie sociale, les entreprises et les syndicats (CRISES)Conférence d’ouverture : Pierre-Michel Menger, directeur, Centre de Sociologie du Travail et des Arts, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Pa- ris.Proposition des communications:Les propositions de communication doivent être soumises avant le 1er février 2004 et doivent respecter les règles de l’ACFAS. Lespropositions seront évaluées par le Comité scientifique.Les propositions de communication doivent être transmises à Alain Tanguay, professionnel de recherche au CRISES, au courrielsuivant :Renseignements:alain.tanguay@rlt.ulaval.ca
  • 12. Page 12 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003Appel de communications Congrès et colloques La société des savoirs 72e Congrès de l’Acfas Colloque de l’Association canadienne des sciences administratives (ASAC) 10 au 14 mai 2004 Université du Québec à Montréal 5 au 8 juin 2004 Université Laval, Québec Date limite: 12 janvier 2004 Renseignements: www.acfas.ca Date limite: 30 janvier 2004 Renseignements: www.centor.ulaval.ca/asac2004/La GRH mesurée! Les enjeux du management socialCongrès annuel de 18 et 19 juin 2004l’Association francophone en gestion Université Catholique de Lyondes ressources humaines (AGRH) Renseignements: aliu@univ-catholyon.fr1er au 4 septembre 2004Université du Québec à Montréal Renseignements: agrh2004-esg@uqam.ca DÉVELOPPEMENT DURABLE ET GLOBALISATION Corporate Social DANS L’AGROALIMENTAIRE Responsibility: Colloque international de l’Association internationale d’économie Thought and alimentaire et agro-industrielle, Société canadienne d’agroéconomie 23 et 24 août 2004 Practice Université Laval, Québec 23 et 24 septembre 2004 Université de Glamorgan Date limite: 31 janvier 2004 Renseignements: jean-philippe.gervais @eac.ulaval.ca Date limite: 31 mars 2004 Renseignements: CSR@glam.ac.uk
  • 13. Page 13 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 Offre d’emploiCENTRE DE RECHERCHE SUR LES INNOVATIONSDANS L’ÉCONOMIE SOCIALE, LES ENTREPRISES ET LES SYNDICATSPoste d’assistant-e aux communicationsDescription des tâches :- aide à la production du rapport annuel du CRISES;- soutien pour l’organisation de conférences et de colloques;- recherche pour la mise à jour du site Internet;- préparation du bulletin d’information mensuel;- diverses autres tâches reliées à la coordination des activités du CRISES.Exigences :- être étudiant-e, de préférence à la maîtrise, en sciences humaines ou en sciences de la gestion;- connaître les outils de recherche documentaire;- avoir un intérêt pour les domaines de recherche du CRISES;- avoir une très bonne capacité de rédaction;- avoir de la facilité avec les différents logiciels Microsoft, particulièrement Word et Excel.Poste d’assistant-e / documentalisteDescription des tâches :· Élaborer des stratégies de recherche concernant les trois axes de recherche du CRISES;· Effectuer des recherches (Internet, banques de données ou autres médiums) en fonction de demandes spécifiques des chercheurs;· Établir le lancement de recherches périodiques et en faire le suivi;· Transmettre les informations aux chercheurs;· Se procurer les documents jugés pertinents par les chercheurs et leur transmettre;· Indexer et classer les documents;· Possibilité d’analyser et de faire la synthèse de l’information.Exigences :· Être étudiant-e, de préférence à la maîtrise, en sciences humaines ou en sciences de la gestion;· Bonne connaissance des diverses sources d’information générales accessibles sur Internet et dans diverses banques de données;· Maîtrise d’un environnement technologique de gestion de l’information : logiciels de recherche, formats d’emmagasinement de don- nées, etc.· Bonne capacité de rédaction;· Connaissance de l’anglais (compréhension de lecture).Condition d’emploi :Entrée en fonction : janvier 200415 à 20 heures / semaineLe salaire sera établi en fonction des normes de l’UQAM en ce qui concerne les assistant-e-s de recherche. Date limite pour le dépôt des candidatures : 15 janvier 2004Marche à suivre :Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, accompagné d’un court travail scolaire et d’un relevé de notesà l’attention de Élise Desjardins à l’une des adresses suivantes : CRISES, c.p. 8888, succursale Centre-Ville, Montréal, Québec H3C 3P8,par courriel : crises@uqam.ca ou par télécopieur : (514) 987-6913.
  • 14. Page 14 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 Séminaires scientifiques 2003-2004 La Chaire Économie et Humanisme propose une série annuelle de séminaires sur la régulation. Calendrier 9 octobre 2003 >Acteur et système au cœur de la régulation 6 novembre 2003 >L’État régulateur : désuet ou indispensable? 4 décembre 2003 >Le politique à travers ses institutions : contexte national et international 22 janvier 2004 >Régulation marchande et mondialisation 19 février 2004 >Institutions économiques internationales 18 mars 2004 >La société civile comme nouveau foyer de régulation? 15 avril 2004 >Régulation et pratiques de la société civile Il est à noter que les dates des séminaires des mois de mai et juin ne sont pas encore déterminées. Pour plus d’information: www.ceh.uqam.ca/pages/activites_sem.htm
  • 15. Page 15 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 Calendrier des événements Colloque Colloque de l’Association canadienne des sciences administratives (ASAC) 5 au 8 juin 2004 Université Laval Renseignements: www.centor.ulaval.ca/asac2004/ Les enjeux du management social 18 et 19 juin 2004 Université Catholique de Lyon Renseignements: aliu@univ-catholyon.fr Développement durable et globalisation dans l’agroalimentaire Colloque international de l’Association internationale d’économie alimentaire et agro-industrielle, Société canadienne d’agroéconomie 23 et 24 août 2004 Université Laval, Québec Renseignements: jean-philippe.gervais @eac.ulaval.ca C o n g r ès La société des savoirs 72e Congrès de l’Acfas 10 au 14 mai 2004 Université du Québec à Montréal Renseignements: www.acfas.ca Voluntary Codes of Conduct for Multinational Corporations: Promises and Challenges 12 au 15 mai 2004, New York, May 12 - 15, 2004 Zicklin School of Business, Baruch College, The City University of New York Renseignements: www.ICCA-corporateaccountability.org Creating Actionable Knowledge 64e Congrès de l’Academy of Management 6 au 11 août 2004 Nouvelle-Orléans Renseignements: www.aomonline.org La GRH mesurée! Congrès annuel de l’Association francophone en gestion des ressources humaines (AGRH) 1er au 4 septembre 2004 Université du Québec à Montréal Renseignements: agrh2004-esg@uqam.ca Conférence Michel Bourbonnière, Chef performance environnementale Hydro-Québec Évolution des normes internationales en environnement Organisée par l’Association québécoise de vérification environnementale 20 janvier 2004, 16 h 30 85, rue Ste-Catherine Ouest, 14e étage Frais d’admission : Gratuit pour les membres en règle / 10 $ (incluant taxes) pour les non-membres / 5 $ (incluant taxes) pour les étudiants Renseignements: aqve@spg.qc.ca Forum Commerce équitable et économie sociale: le défi de construire un réseau Organisé par l’ARUC-Économie sociale 30 janvier 2004 Centre communautaire Lucien-Borne, salle 405 100, chemin Ste-Foy, Québec Renseignements: 514-899-9916 poste 233 / genevieve.huot@chantier.qc.ca
  • 16. Page 16 Chaire Économie et Humanisme Bulletin d’information — Décembre 2003 la c h a i r e économie et humanisme École des sciences de la gestion Université du Québec à Montréal Case postale 6192 Succursale Centre-Ville Montréal (Québec) H3C 4R2 Téléphone : 514.987.3000 poste 6972# Télécopieur : 514.987.3372 Courriel: ceh@uqam.ca Visitez notre site Internet www.ceh.uqam.ca Inscrivez-vous à notre liste d’envoi électronique ceh@uqam.ca Bulletin de la Chaire Économie et Humanisme Rédacteur en chef: Maxime Rondeau Graphisme: Jenny Desrochers Collaborateurs: Claude Béland, Marie-Lou Ouellet et Mignelle Tall Le bulletin est publié une fois par mois par la Chaire Économie et Humanisme. Pour soumettre un article, prière de consulter le site web www.ceh.uqam.ca.

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