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Cours systèmes financiers en euro méd final
 

Cours systèmes financiers en euro méd final

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Finance in the Mediterranean

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    Cours systèmes financiers en euro méd final Cours systèmes financiers en euro méd final Presentation Transcript

    • PMF 3 MODULE SYSTEMES FINANCIERS EN EURO-MEDITERRANEE
    • Séance 1 Environnement Économique et Financier en euro-méditerranée
    • La Méditerranée, nouvelle frontière de l ’Europe ?
      • Le constat :
        • Côté nord:
          • pays vieux
          • croissance faible
          • industrie en perte de vitesse
          • société post-industrielle tournée vers le qualitatif
        • Côté sud:
          • pays jeunes
          • besoin (et potentiel) de croissance forte
          • capacité d ’accueil
          • pression du quantitatif (chômage, services de base à la population, rattrapage de l ’infrastructure)
        • Démographie et migrations:
          • inversement de l ’équilibre Nord - Sud
          • population de plus en plus urbaine
          • population de plus en plus concentrée sur le rivage
          • population mieux informée
          • population demandeuse de libre circulation
          • population désireuse d ’intégration à la modernité
        • Co-développement:
          • il faudrait créer 30 à 40 millions d ’emplois d ’ici à 2012 en MEDA
          • l ’UE va perdre plus de 10 millions d ’actifs et a besoin d ’un nouveau souffle de croissance
          • c ’est un énorme défi et une chance
          • lieu compétitif de production
          • réservoir de ressources humaines
          • marché prometteur
        • Sécurité:
          • zone riche de culture et d ’histoire
          • la paix ne peut procéder que de prospérité
          • les perspectives économiques décevantes nourrissent frustrations et violences
          • convergence économique des deux rives  maîtrise des migrations, meilleure gestion des visas, baisse de la population clandestine
      Au-delà des enjeux économiques Aspiration à une vie meilleure Appétit culturel Intégration au système Monde Remise en cause de l ’ordre établi Energie/Créativité des plus jeunes
      • Les raisons d ’investir:
        • L ’investissement direct étranger est vital, à la fois comme:
          • injection financière indispensable dans le secteur productif
          • levier des réformes
          • vecteur de modernisation du tissu économique et social
        • Une des régions au monde où l ’investissement privé est le plus rentable
        • Richesse et croissance:
      PNB 2002 en milliards de USD Croissance 1990-2001 Algérie 55,66 2% Égypte 89,84 4,60% Israël 110,38 5,10% Liban 17,29 5,40% Maroc 37,26 2,50% Tunisie 21,17 4,70%
    • Pourquoi investir en Méditerranée ?
      • Un marché considérable:
        • Un potentiel inexploité:
          • 320 millions d ’habitants en 2025
          • marché jeune et potentiellement puissant
          • l ’UE vieillit alors que la rive sud est jeune
          • majoritairement éduquée et accoutumée aux produits de consommation des pays européens
      En 2001 PNB (Md USD) Population PNB par tête (USD) MEDA - 12 522 238 2 195 UE - 15 8 164 377 21 632 CHINE 1 131 1 272 889
        • Une démographie jeune:
          • 240 millions d ’habitants en 2001
          • le pourcentage des moins de 15 ans est important (28% en Israël, 41% en Syrie)
          • 320 millions d ’habitants en 2025
          • cette population se rapproche du littoral
          • fécondité dynamique
      POPULATION TAUX DE FECONDITE 2000 2025 2000 2025 Algérie 30 332 000 42 329 000 2,6 2,1 Égypte 66 007 000 94 895 000 3,03 2,1 Israël 5 851 000 7 861 000 2,75 2,2 Liban 3 206 000 4 147 000 2,1 2,1 Maroc 28 505 000 38 174 000 2,35 2 Tunisie 9 615 000 12 892 000 2,28 2,06
        • La conjoncture récente:
          • entre 1999 et 2002 la moyenne pondérée du PIB de la région a été de 1,8%
          • augmentation lente en Égypte, au Maroc, en Tunisie
          • augmentation lente mais heurtée en Turquie  crise financière
          • augmentation lente mais heurtée en Israël  chute du NASDAQ
          • partenariat commercial fort avec l ’UE  Turquie, Israël, Algérie
          • commerce intra-MEDA faible  potentiel inachevé
          • stagnation depuis 3 ans des exportations (hors pétrole) vers l ’UE
          • aspiration à la consommation de produits occidentaux (part des émigrés et de la télévision)
        • Les secteurs-clés du marché:
          • les produits de base et d ’équipements des ménages
          • l ’agroalimentaire
          • la distribution
          • le domaine de la santé
          • l ’informatique
          • les besoins en télécommunication
        • Les secteurs-clés du marché ( suite ):
          • les services aux entreprises
          • dans le domaine du tourisme
          • l ’environnement
          • les transports
          • la filière industrielle (électronique, automobile, textile,..)
      • Zone de libre échange associée à l ’UE et aux USA:
        • Favoriser le développement économique:
          • l ’UE et les douze pays de la méditerranée ont prévu la constitution d ’un espace économique, culturel et politique favorisant les échanges
          • cela fait suite à la déclaration de Barcelone qui prévoit une zone de libre-échange à horizon 2010
          • création d ’une zone de paix et de stabilité basée sur des valeurs communes
        • Favoriser le développement économique ( suite ):
          • démocratie et respect des droits de l ’homme
          • développement d ’un partenariat social, humain et culturel
          • mise en place d ’une zone commune de progrès économique et de prospérité basée sur le libre-échange nord - sud, mais aussi sud - sud
          • créer une zone structurée à l ’identique que l ’UE mais pour les pays du sud
          • respecter les standards commerciaux de l ’OMC
        • Effort de standardisation et mise en niveau:
          • élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires aux échanges de produits manufacturés
          • création d ’un climat favorable à l ’élimination des freins à l ’investissement (secteur bancaire, cadre institutionnel, économie de marché)
          • harmonisation des normes sanitaires, techniques et environnementales
      Une réorientation des flux commerciaux au profit des Etats de l ’union Une entrée plus importante de capitaux étrangers Une réorientation des économies méd vers l ’industrie et le tertiaire
        • Effort de standardisation et mise à niveau ( suite ):
          • cette zone de libre-échange ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen d ’améliorer les relations nord - sud
          • réduction des disparités sociales et économiques
          • mise en œuvre d ’un développement durable
          • encourager la coopération régionale
      • Un environnement favorable aux affaires:
        • Des changements notables:
          • modernisation des infrastructures et des services publics
          • modernisation du secteur bancaire, des réseaux, des transports, des télécommunications
          • modernisation du système fiscal qui s ’adapte de plus en plus à une économie de marché
      Émergence d ’un climat favorable aux affaires
        • Une attitude « pro-business »:
          • longtemps concentrée dans le secteur public, la création d ’entreprise s ’ouvre désormais dans le privée
          • émergence d ’une nouvelle génération d ’entrepreneurs
          • privatisations qui ont attiré des investissements étrangers en Jordanie, au Maroc, en Tunisie et en Égypte (ciment)
          • accords signés avec l ’UE pour favoriser la coopération économique (environnement, eau, information, énergie, transports, industrie)
          • convention de non imposition avec la France (Jordanie, Turquie, Chypre, Liban, Malte)
          • les États s ’ouvrent au affaires, au développement économique et à l ’économie de marché
      • De fortes synergies sud - nord:
        • Des complémentarités évidentes:
          • la nature et la culture (soleil contre précipitations, farniente contre contre stress, jeunisme contre respect des vieux, hospitalité contre individualisme)
          • domaine économique (besoin de main œuvre en UE, capacité à produire certains biens, surplus d ’épargne moyen)
        • Commencer par intégrer le sud ?
          • la réussite de l ’intégration sud -sud constitue une composante clef du succès
          • nombreuses initiatives déjà prises (pêche, tourisme)
          • les accords régionaux sont inscrits dans le processus de Barcelone
          • les partenariats intérieurs soutenus par l ’UE
      « Il faut que le sud devienne à son tour un marché unique. C ’est un enjeu fondamental. Le processus doit s ’accélérer, c ’est notre priorité » François LOOS Ministre délégué au Commerce Extérieur Marseille mars 2003 « Seule la coopération entre pays du Maghreb peut offrir une visibilité suffisante et une taille de marché critique pour les investisseurs européens. Ils doivent sentir une véritable union entre nous et, de notre côté nous devons ouvrir nos frontières » Ahmed ABDELKHEFI Président Tuninvest Finance Group
        • Vers un nouveau partage nord - sud:
          • cela concernent les activités industrielles et les services
          • délocalisation au bénéfice du sud pour les secteurs qui ne peuvent supporter les coûts salariaux du nord (ouvriers et ingénieurs)
    • Quels sont les atouts majeurs de la Méditerranée ?
      • Le carrefour du monde...:
        • Une région géostratégique:
          • région au carrefour de l ’Europe, l ’Afrique et le Moyen Orient (Marseille porte de l ’orient !!)
          • zone de plus en plus complexe depuis le début du siècle
          • ouverture du canal de Suez en 1869
          • importance prise par le pétrole
          • mais une zone très instable politiquement (rivalités est-ouest dans les Balkans, Proche-Orient, décolonisation du Maghreb, …)
        • Une puissance économique de premier plan:
          • 380 millions d ’habitants (7% de la population mondiale) répartie entre Europe (42%) et rive Sud (36%)
          • production de 15% des richesses naturelles de la planète
          • réalisation de 16% des échanges mondiaux
        • Un espace de vie commun:
          • 145 km séparent la Sicile de la Tunisie
          • 14 km séparent l ’Espagne du Maroc
          • même si les relations économiques sont insuffisantes, les relations sont étroites
          • la déclaration de Barcelone va donc amplifier les relations
          • intensification des relation politiques, économiques, culturelles et même environnementale
      • Une main d ’œuvre talentueuse et productive:
        • Une main d ’œuvre de qualité
          • en majorité alphabétisée grâce au système éducatif généralisé (même si des disparités existent entre pays et intra pays)
          • main d ’œuvre souvent bilingue arabe - français / arabe - anglais
          • élite importante d ’étudiants diplômés
          • des progrès sont à faire vers le concret, le management, la technologie
          • de plus en plus de jeunes préfèrent travailler dans l ’économie marchande que dans le secteur public
        • Une volonté de formation des jeunes:
          • la zone MEDA consacre 5% de leur PBN à l ’éducation  supérieur aux autres régions de la planète
          • la zone MEDA abrite 130 millions d ’enfants (50% de la population)
          • scolarité universelle réalisée en Égypte, Jordanie et Tunisie
          • forte augmentation du TNS au Maroc pour les enfants du primaires (65% en 1997/98 et 91% en 2001/02)
          • la région MEDA s ’intègre de plus en plus au marchés mondiaux  volonté politique d ’investir dans le capital humain (Tunisie en avance !)
      • Des changements positifs en cours:
        • Mutations économiques et réformes institutionnelles:
          • secteur public souvent hypertrophié
          • des marchés financiers trop peu développés
          • des banques largement contrôlées par l ’État
          • apparition de réformes macro économiques (réduction des déficits publics; libéralisation des échanges et des investissements)
        • Mutation économiques et réformes institutionnelles ( suite ):
          • désengagement progressif de l ’État (nombreuses privatisation)
          • l ’automatisation du système bancaire
          • développement des marchés financiers nationaux
          • évolution des institutions juridiques (droit de la concurrence, droit douanier, propriété privée)
          • évolution - lente - des régimes politiques vers davantage de démocratie
        • Le partenariat euro-méditerranéen:
          • moteur puissant pour la réforme des pays partenaires
          • multiplication des accords depuis le milieu des années 1990 (volonté d ’harmonisation des systèmes juridiques, politiques, économiques)
          • protections douanières fortement diminuées
          • atténuations des différences de normes standards
          • stabilité des changes
          • des politiques monétaires restrictives
          • des déficits budgétaires faibles
          • protection des droits intellectuels
        • Des efforts à poursuivre:
          • la région demeure une zone encore fortement protégée  accentuer les réformes
          • les privatisations sont encore faibles  moderniser les marchés financiers
          • le secteurs des services reste surprotégée
          • mise en place d ’accords bilatéraux trop long  décrédibilise les pays MEDA
          • marchés financiers sont encore trop peu attractifs
          • les systèmes bancaires encore trop sous contrôle étatique  peu de soutien du secteur privé
          • clientélisme et manque d ’efficacité des administrations trop marqués
      • Civilisations et art de vivre:
        • Unité et diversité mêlées:
          • visage relativement unifié (langue arabe, religion musulmane, architecture et mode de vie relativement similaire)
          • appartenance nationale, ethnique et religieuse reste importante  parfois conflits  perte de confiance des investisseurs
        • Langue, culture et religion:
          • sur 10 pays euro-méditerranéen, 8 ont l ’arabe comme langue officielle
          • unité culturelle et sociale
          • modèle patriarcal
          • importance de la famille
          • règles alimentaire ou encore le droit couvrant les succession (Melkia au Maroc)
        • Conditions naturelles et art de vivre:
          • chaleur et aridité du climat similaire pour chaque pays
          • un peu partout la culture de l ’olivier, du blé, des dattes, élevages des moutons..
          • Les maisons organisées de la même manière (carrées avec un patio intérieur)
          • ruelles étroites même si développement de métropoles
          • convivialité, dégustation du thé
          • sens de l ’hospitalité
          • réalisation artistiques des artisans locaux
          • production musicale
    • Séance 2 Le Financement Bancaire en euro-méditerranée
    • La situation actuelle
      • Prédominance d ’une économie TPE - PME:
        • Majoritairement les entreprises de la zone MEDA sont des TPE - PME:
          • représente tous les secteurs d ’activité (artisanat, technologie, tourisme..)
          • elles ne sont pas cotées
          • elles sont indépendantes des grands entreprises et ont leur propre marché
          • entreprises à dominante familiale
          • comme dans les pays occidentaux, elles sont un vivier de création d ’emploi
        • Impact sur l ’économie de la zone:
          • la plus grande richesse est produite par les grandes entreprises cotées (ou non cotées)
          • la PME n ’intervient que très modestement dans l ’économie productive
          • la PME souvent familiale n ’a pas de stratégie de développement de long terme systématique  manque de visibilité  manque d ’efficacité à long terme
        • Ouverture de l ’économie:
          • volonté d ’intégrer la « mondialisation » (comment ? Quand ?)
          • bâtir un politique spécifique de la PME vers l ’extérieur et vers les marchés intérieurs
          • établir une vraie stratégie de développement de la PME (faire face à la concurrence)
        • Rôle de l ’État:
          • passage d ’un État « opérateur » à un État « facilitateur »
          • désengagement progressif du pouvoir public de l ’économie productive
          • État accompagnateur (administratif, fiscal, …) de la création et du développement de la PME
        • Mise à niveau structurelle et opérationnelle:
          • mise à niveau organisationnelle
          • mise à niveau commerciale (stratégie de développement)
          • mise à niveau comptable et financière
        • Les atouts de la PME:
          • capacité d ’adaptation aux crises et aux chocs exogènes
          • flexibilité des structures de gestion et de production
          • meilleurs coefficient « investissement / emploi »
          • plus grande mobilité des facteurs  meilleure allocation des ressources par rapport aux besoins du marché
          • offre des opportunités à des couches sociales plus élargies
      Il faut encourager le développement de la TPE - PME….. … .et ceci doit se faire par une amélioration administrative et d ’accès au financement
      • Un système administratif déficient et contrôlé:
        • Lourdeurs administratives subies par le TPE - PME:
          • parcours du combattant de la création d ’entreprise (amélioration au Maroc avec la création des CRI et le rôle élargi du Wali)
          • longueur dans le délai de traitement des dossiers
          • manque de cohérence dans les services administratifs (administration territoriale, fiscale, ..)
          • complexité ou absence de textes  multiples interprétations
          • pas de communication entre les administrations et les entrepreneurs
        • Un système bancaire sous contrôle:
          • la plupart des banques sont contrôlées par l ’État
          • l ’État fixe le niveau des taux d ’intérêt (à la place du marché)
          • financement quasiment réservé aux grands entreprises (qui appartiennent en tout ou partie à……..l ’État !!)
          • aucune stratégie de développer le financement de la TPE - PME par le passé...
      • Déficience du financement bancaire:
        • Asymétrie informationnelle banque / TPE - PME:
          • absence quasi systématique de chiffres (compte de résultat, bilan, commissaire aux comptes, ..)
          • absence de business plan
          • absence de plan d ’action commercial
          • absence de stratégie de développement
          • absence de structure fiable (locaux, nature des clients…)
          • absence de références (fournisseurs - clients)
        • Déficience du rôle d ’intermédiation:
          • impossible pour une banque de jouer son rôle d ’intermédiation
          • difficulté à recevoir une information pertinente et cohérente en vue de la retranscrire en niveau de risque
      Méfiance du secteur bancaire vis à vis de la PME
        • Déficience du rôle d ’intermédiation ( suite ):
          • difficulté de transformer une information basée sur des contrats individuels de court terme
          • incapacité à jouer un rôle de conseil
          • incapacité à mettre en place une coordination fiable de l ’action économique
          • absence de stratégie de développement  comment évaluer le risque ?
          • l ’incapacité à traiter l ’information produite
        • Capacité d ’évaluation des risques limitée:
          • capacité d ’évaluer un risque crédit très limité
          • préférence donnée au financement de grandes entreprises ou d ’État  plus de transparence dans l ’information  risque modérée
          • pas ou peu de grille d ’évaluation de risque (taille d ’entreprise, secteur d ’activité, stade de vie de l ’entreprises, …)
          • coûts de « screening » et de « monitoring » élevé
          • incapacité à évaluer un projet d ’investissement
          • inexistence de critère d ’évaluation d ’un projet (VAN, TIR, ..)
          • incapacité à intégrer un projet d ’investissement dans le développement global d ’une entreprise
          • absence de conseil dans le développement, donc de mesure du risque
        • Faible taux de financement bancaire:
          • les crédits bancaires allouées au PME sont faibles (-22% des crédits au Maroc alors que les crédits totaux alloués ont progressé de 6.4%)
          • taux de dettes douteuses importante  peu de crédit alloué
          • utilisation du micro crédit insuffisante  pourtant adapté à la typologie des PME
          • peu de transformation de l ’épargne locale en allocation de crédits
          • taux d ’utilisation de lignes crédits bi-latérales faible
          • inadéquation de certains dispositifs (crédit bail cher au Maroc)
    • Modernisation du secteur bancaire
      • Modernisation institutionnelle:
        • Déréglementation:
          • moderniser le marché monétaire  c ’est lui qui fixe le niveau des taux
          • renforcement de l ’autonomie bancaire vis à vis de l ’État
          • réforme du secteur bancaire et renforcement de la réglementation prudentielle
          • restructuration et assainissement des institutions publiques
          • mettre en place une véritable politique bancaire de développement de la PME
          • favoriser la création et le développement de la PME (procédures administratives simplifiées, avantage fiscal,..)
          • création d ’une fédération de PME  organe consultatif représentant la profession / taille d ’entreprise  force de proposition / dialogue avec les banques
        • Conseil, expertise et formation:
          • créer un système d ’accompagnement des PME pour chaque étape de son développement (partage des risques avec co-financement ou garanties)
          • renforcer les fonds propres des PME
          • développer l ’expertise et le conseil en faveur des PME
          • mise à niveau des PME
          • développer la formation technique auprès des directions bancaires
      • Modernisation structurelle:
        • Instaurer une politique de partenariat:
          • favoriser les relations de confiance banques / PME
          • faciliter les PME à l ’information sur la nature des produits financiers
          • développement de l ’assistance
          • favoriser les synergies métiers dans les banques à mettre au profit des PME
          • développer les rencontres entre dirigeants de PME et professionnels (séminaire, salons, organisation patronale,..)
        • Développer une culture crédit:
          • créer de véritables services d ’analyse crédit
          • établir clairement le niveau d ’exigence informationnelle (nomes)
          • incitation à la communication du traitement des dossiers  transparence quant au refus d ’un octroi de crédit
          • élaboration d ’une grille d ’analyse du risque spécifique (secteur d ’activité, durée du concours, taux fixe, taux variable, …)
          • création de produits (découverts, crédit industriel, crédit relai,..)
          • favoriser l ’innovation financière (tenir compte des particularismes locaux)
          • prévention et contrôle des risques
        • Promouvoir les instruments financiers:
          • favoriser le positionnement d ’intermédiaire (apporteurs / demandeurs de capitaux)
          • développer les produits OPCVM
          • prise de participation (capital risque, capital développement, capital amorçage, capital transmission,..)
          • inciter à une culture d ’actionnariat (ouverture du capital) non coté
          • inciter à l ’introduction en bourse (cela induit un développement cohérent des marchés financiers)
          • développement des lignes de crédits étrangères et fonds de garantie
      • Modernisation informationnelle:
        • Élaboration d ’un langage commun:
          • développer des critères précis d ’attribution de crédits
          • inciter les PME à adopter une langue comptable claire et normaliser
          • informer les PME quant à leur possibilité de financement
          • favoriser la transparence productive et économique
          • favoriser la contractualisation des opérations commerciales
          • satisfaire les standards internationaux (type Bâle II)
        • Expliquer l ’intérêt d ’une éventuelle modification de la structure du capital:
          • favoriser le passage d ’une « communauté des producteurs » à une « communauté d ’actionnaires » en conservant le particularisme local
          • inciter à l ’ouverture du capital des PME  flexibilité financière et de gestion
      • Impacts de ces modifications:
        • Les intermédiaires financiers pourront jouer leur rôle:
          • transformation de l ’information
          • allocation des ressources
          • collecte de fonds
        • Les intermédiaires financiers pourront jouer leur rôle:
          • apprécier un potentiel de développement
          • gérer efficacement les risques
      Transformation des fonds liquides en investissements productifs Transformation d ’un risque en investissements productifs Action d ’analyse Action d ’évaluation
    • Tour d ’horizon des pays MEDA
      • Algérie:
        • Environnement institutionnel:
          • organisation bancaire et financière en pleine mutation
          • reformes entamées sur la monnaie et le crédit depuis 1990  pas encore achevées
          • stabilisation du cadre macro-économique
          • ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés (privatisations)
          • en 2003, 24 banques (7 publiques, 7 privées algériennes et 10 privées étrangères)
          • effort de l ’État quant à l ’assainissement des dettes des banques publiques
          • moderniser le fonctionnement bancaire et accéder aux standards mondiaux
          • existence de l ’Agence Nationale pour le Développement de l ’Investissement
      • Algérie ( suite ):
        • Environnement structurel:
          • accès au crédit difficile
          • modicité du capital des banques privées  limite l ’octroi de crédit
          • les banques publiques offrent des crédits et de nouveaux produits
          • principe de liberté des mouvements de capitaux
          • réglementation et contrôle rendent ces mouvements lents et formalistes
          • convertibilité du dinar acquise, ouverture de comptes en devises aisée
      • Chypre:
        • Environnement institutionnel:
          • système basé sur un triptyque (banques commerciales, secteur coopératif mutualiste, secteur off shore)
          • trois banque commerciales dominent le marché (Banque de Chypre, Banque Populaire de Chypre, Banque Hellénique)
          • les coopératives de crédit et d ’épargne sont régies par la loi société coopérative  très répandu avec 587 guichets
          • forte présence des banques étrangères  29 établissements
          • Existence du Centre de Services aux Investisseurs Etrangers
        • Environnement structurel:
          • système bancaire techniquement développé  obligation internationale pour une activité off shore
          • utilisation de SWIFT
          • rattachement de la Livre Chypriote à l ’Euro (1 CYP = 1.7086 Euro)
          • harmonisation fiscale pour les entreprises avec l ’UE
      • Égypte:
        • Environnement institutionnel:
          • déréglementation et privatisations ces dernières années
          • processus engagé en 1991, puis en 1994, puis en 1998 et qui se poursuit
          • promulgation en 2002 d ’une loi contre le blanchiment des capitaux
          • création d ’une unité en charge de lutter contre le blanchiment sous l ’autorité de la Banque Centrale d ’Egypte
          • réseau bancaire dense  60 établissements (28 banques commerciales et 31 banques d ’investissement)
          • existence de la General Authority for free Zones and Investment
          • secteur public dominant (4 banques avec 60% du marché)
      • Égypte ( suite ):
        • Environnement structurel:
          • fort potentiel de marché car taux d ’équipement du particulier faible
          • système bancaire classique et limité
          • absence d ’innovation financière alors qu ’en 2010 la population sera de 80 millions d ’habitants
          • les compagnies d ’assurance commencent à proposer des services
      • Israël:
        • Environnement institutionnel:
          • configuration très proche de celle des pays d ’Europe ou d ’Amérique
          • secteur bancaire public et privé relativement solide
          • respect des autorités de régulation financières et monétaires
          • grande concentration ( 5 plus grosses banques ont 95% des actifs)
        • Environnement institutionnel ( suite ):
          • les 3 premières banques détiennent 75% de parts de marché (Hapoalim, Leumi, Discount)
          • secteur composé d ’une quarantaine de banques dont une vingtaine de banques commerciales)
          • le secteur public ne représente désormais qu ’une partie mineure
          • volonté de l ’Etat de céder ses dernières participations (Discount et Leumi)
          • forte présence étrangère (bureaux de représentation et filiales)  City Bank, HSBC, Dexia (qui possède la majorité de OHH numéro 3 du crédit aux collectivités locales)
          • politique du crédit relativement dynamique  concurrence inter bancaire
          • existence du Centre de Promotion des Investissements en Israël
          • importantes réformes menées depuis 1990  standards internationaux
          • effort porté sur la régulation avec indépendance accrue de la Banque Centrale  compétence technique au même niveau que l ’OCDE (Bâle)
        • Environnement structurel:
          • fonctionnement, produits et organisation semblables aux banques des pays européens
      • Jordanie:
        • Environnement institutionnel:
          • secteur bancaire dynamique et libéral (2 banques dominent le marché)
          • présence de 21 banques, 5 d ’entre elles filiales de banques étrangères dont 3 occidentales (HSBC, Standard Chartered, Citygroup)
          • 5 banques d ’investissements (3 d ’investissement classique et 2 islamiques)
          • 4 organismes spécialisés dans le crédit pour les secteurs agricoles (Agricultural Credit Corporation), industriel (Industrial Development Bank), de l ’habitat (Beitna) et du développement rural (Cities and Villages Development Bank)
          • existence du Jordan Investment Board
          • importantes réformes entreprises (protection des intérêts des épargnants, régulation des activités de prêts, banque en ligne, blanchiment,..)
          • un quart de financement est alloué au commerce, 22% aux investissements en portefeuilles, 17% au secteur de la construction, 15% à l ’industrie
        • Environnement structurel:
          • idem qu ’Israël
      • Liban:
        • Environnement institutionnel:
          • secteur bancaire très libéral
          • pas de restriction dans le mouvement des devises et des capitaux
          • pas de contrôle des changes, la monnaie est totalement convertible
          • secret bancaire strictement appliqué et bonne qualification des cadres
          • développement important du secteur bancaire dans l ’économie (5% du PIB et 1.2% des emplois)
          • importante attraction des capitaux (Syrie, Irak, Égypte)
          • Existence de l ’Agence pour le Développement des Investissement
          • en 2002, 55 banques commerciales
          • banques libanaises de petites tailles  aucune ne figure dans les 10 premières banques arabes et 5 seulement dans les 100 premières
          • encouragement de la Banque Central au rapprochement bancaire  atteindre des tailles critiques
          • présence étrangère importante en particulier française (SG, BNPP, CA, ..)
        • Environnement structurel:
          • idem qu ’Israël
      • Malte:
        • Environnement institutionnel:
          • statut off shore abandonné en 2000  sortie de la liste noire
          • la Lire maltaise vaut 2.38 euros
          • la Lire se compose d ’un panier de devises(70% EUR, 10% USD, 20% GBP)
          • présence 5 banques commerciales
          • présence d ’un nombre important d ’établissements financiers  héritage off shoring
          • existence de Malta Enterprise
        • Environnement structurel:
          • toutes les banques proposent les services et les produits des grands centres financiers
          • activité de crédit très limité
          • activité de collecte d ’épargne privilégiée
          • activité « d ’ex paradis fiscal » conservée (fiducie, immatriculation de sociétés, maritime..)
      • Maroc:
        • Environnement institutionnel:
          • secteur bancaire réglementé par la loi de 1967  distinction entre banques commerciales et organismes financiers spécialisés (OFS)
          • les OFS avaient pour fonction l ’allocation de crédit à MT et LT pour financer les investissements et des secteurs spécifiques
          • les banques commerciales avaient pour fonction la collecte des dépôts à vue ou d ’un terme égal ou supérieur à 2 ans et l ’attribution de crédits
          • depuis 1993, introduction d ’un concept international  banque universelle
          • annulation de la séparation des styles (banques commerciales / OFS)
          • réglementation des sociétés de financement (crédit conso, crédit bail,..) au même titre que les banques de dépôts et les OFS
          • unification du cadre juridique
          • création de 3 institutions (Conseil National de la Monnaie et de l ’Epargne, Comité des Etablissements de Crédit, Commission des Etablissements de Crédit)
          • protection des épargnants et des emprunteurs (règles prudentielles, conditions d ’activité..)
        • Environnement institutionnel ( suite ):
          • obligation de l ’institution d ’un contrôle interne
          • levée de l ’encadrement du crédit depuis 1991
          • l ’allègement des dépôts obligatoire des banques
          • renforcement de l ’autonomie de la Banque Centrale
          • élargissement du rôle des CAC
          • secteur bancaire concentrée  les 3 premiers établissements ont plus de 5O% des parts de marché (dépôts et crédits)
          • volonté de libéraliser les taux d ’intérêt
          • forte implication de l ’UE, World Bank et Fonds Monétaire Arabe dans le financement de ces réformes
          • existence de la Direction des Investissements du Maroc
        • Environnement structurel:
          • développement d ’une véritable gamme de produits financiers
          • l ’accès au crédit pour les PME demeure faible
          • le secteur bancaire est techniquement en pleine mutation
          • volonté de coopération pour une mise à niveau aux standards mondiaux
          • capital risque
      • Autorité Palestinienne:
        • Environnement institutionnel:
          • le secteur bancaire contribue fortement au développement économique (travail considérable des banques et des établissements de crédit)
          • 22 banques avec 115 agences fonctionnant dans les territoires
          • développement des dépôts entre 1994 et 2000
          • expansion du secteur sous surveillance étroite de l ’Autorité Monétaire Palestinienne  conforte les pratiques prudentielles
          • certaines banques sont notées AA par l ’agence de rating Thompson
          • existence de l ’Agence Palestinienne de Promotion des Investissements
        • Environnement structurel:
          • systèmes informatiques de pointe
          • guichets automatiques couvrant tout le territoire
          • opérations bancaires par téléphone et Internet
          • pas de devise locale  utilisation du shekel israélien ou le dinar jordanien
          • autorisation d ’ouvrir des comptes en dollar US
      • Syrie:
        • Environnement institutionnel:
          • depuis 1963 le secteur bancaire était public (6 établissements étatiques)
          • réforme intervenue en 2003 autorisant le retour de banques à capitaux privés
          • ouverture prochaine de 2 banques privées, la Bemo (banque Européenne pour le Moyent Orient) et le Blom (Banque du Liban et d ’Outre Mer)
          • de plus, autorisation de comptes en devises
          • possibilité de transfert des devises
          • baisse des taux d ’intérêt
          • existence du Bureau de l ’Investissement Syrien
        • Environnement structurel:
          • offre de produits et de services très limités
          • la libéralisation va favoriser l ’innovation
          • le secteur privé sera mieux financé
          • les outils seront améliorés
      • Tunisie:
        • Environnement institutionnel:
          • secteur bancaire relativement développé et couvrant l ’ensemble du territoire
          • Banque Centrale, des banques commerciales, de développement, d ’affaires et des banques off shore
          • établissements financiers spécialisés (sociétés de factoring, de recouvrement et de leasing)
          • taux d ’intérêt libre
          • règles prudentielles et les ratios de solvabilité précisés dans la loi bancaire
          • ratio de couverture des engagements par fonds propres de 8% (conforme aux normes internationales)
          • participations étrangères plus importantes dans le capital des banque  hausse de la crédibilité du système bancaire
          • depuis 1994 le dinar tunisien est convertible en devises
          • existence de l ’Agence de Promotion de l ’Investissement Extérieur
        • Environnement structurel:
          • système de télé-compensation pour les opérations de paiement
          • instauration d ’un système de garantie de dépôts et de prêts
          • amélioration de la monétique
          • existence de SICAV, SICAF, SICAR
          • accès limité au crédit
          • déséquilibre entre développement crédit bancaire et développement marchés financiers
      • Turquie:
        • Environnement institutionnel:
          • secteur bancaire très peu développé (en comparaison de l ’économie nationale)
          • forte présence des établissements publics (33% des actifs)
          • faibles parts des sociétés étrangères (3% des actifs)
          • 55 banques représentées en 2002
          • système en pleine mutation après la crise bancaire de 2000
        • Environnement structurel:
          • tous les produits existent mais à minima
          • technicité du système correcte
          • manque de transparence (mais volonté d ’y accéder)
          • manque d ’innovation financière malgré un grand potentiel
          • volonté d ’accéder aux standards internationaux  au travers de 10 banques majeures
          • programme important de privatisation engagé (particulièrement les banques publiques)
    • La banque islamique: un modèle à part !
      • Présentation générale:
        • Contexte historique et institutionnel:
          • apparition dans les années 6O à la suite d ’initiatives individuelles
          • une banque islamique réalise des opérations conforme à la loi islamique
          • première banque apparue en Egypte en 1963  établissement de collecte de dépôts sans intérêt qui les plaçait dans des activités économiques et partageait les bénéfices avec les épargnants
          • vif essor dans les années 1990  taux actuel de croissance de 12 à 15%
          • en 2000 cela représentait entre 150 et 180 Mds USD
          • au départ une clientèle très religieuse  mais qui désire de plus en plus obtenir les même conditions que les banques traditionnelles
        • Contexte réglementaire:
          • loi bancaire spécifique (Jordanie, Egypte, Soudan)
          • inclusion de clauses spécifiques dans la loi générale (Turquie, Malaisie)
          • aucune normes spécifiques (pays occidentaux)
        • Contexte philosophique:
          • toutes opérations doivent respecter la loi de la charia
          • pas d ’investissement dans des secteurs d ’activité considérés comme non respectables (alcool, jeu, pornographie, tabac, viande de porc, luxe,..)
          • pas de taux d ’intérêt applicable  débat doctrinal
          • opérations bancaires reposant sur le partage « a posteriori » entre le banquier et ses déposants profits / pertes ou entre le banquier et l ’utilisateur des fonds profits / pertes
      • Produits financiers islamiques:
        • La collecte des ressources:
          • les contrats de gestion des fonds « mudaraba »
          • les bonds islamiques « muquarada »
          • les dépôts en compte courant
        • L ’emploi des fonds:
          • la vente à tempérament d ’un bien « murabaha »
          • le financement à tempérament d ’investissement « istina »
          • le crédit bail « ijara »
          • la participation à risque « mudaraba »
          • la participation actionnariat « musharaka »
          • le préfinancement de la production « salam »
          • les placements de trésorerie
          • la gestion de portefeuilles « wakeel »
      • Structure bilantielle des banques islamiques:
        • Les ressources:
          • accès limité aux ressources longues (pas de financement obligataire des fonds propres)
          • secteur pénalisé (dues aux rigidités islamiques) pour les dépôts quant à leur utilisation
        • Les emplois:
          • globalement courts et peu liquides
          • soumis à l ’aval d ’un conseil islamique d ’une banque (sharia board)
          • les affectations s ’effectuent alors par des « fatwas »  lourdeurs considérables (peu d ’expert associant loi islamique et technicité financière; absence d ’organisme central de jurisprudence)
        • En conclusion:
          • difficulté importante d ’affecter les ressources à des emplois trop longs  frein au développement
          • difficulté de financer des projet d ’investissement ambitieux
          • objectif de collecter en définitive les encours des pays musulmans en développement pour les placer dans des pays développés non musulmans
    • Séance 3 Les Marchés Financiers en euro-méditerranée
    • Un rôle trop marginal
      • Problématique organisationnelle:
        • Obligation d ’une modernisation du marché monétaire et financier
        • Manque cruel de stabilité / modernisation institutionnelle:
          • politique de soutien trop timide
          • manque ou peu de réglementation
          • pas ou peu de liberté de mouvements de capitaux
          • inexistence de marché à terme
          • quasi absence ( réelle et / ou fonctionnelle ) d ’autorité de tutelle et de surveillance (Ex : Conseil Déontologique des VM de Rabat - Conseil de la Bourse de Tunis)
      Difficile pour les PME d ’accéder aux marchés Exemple : Au Maroc et en Tunisie les 10 plus grandes capi représentent 75% de la capi totale
      • Problématique structurelle:
        • Manque de liquidité:
          • nombre de sociétés cotées trop faible
          • faible volume des échanges
          • faible capitalisation boursière
          • peu de papier disponible
          • montant faible des transaction
        • Manque de lisibilité:
          • sécurisation des transactions
          • risques juridiques
          • sécurisation dans la conservation des titres
          • identification et rôle du dépositaire
          • faiblesse du système cotation - transaction
          • procédures de livraisons complexes
          • pas ou peu d ’organisme (institutionnel) ou de services (contrôle interne) de prévention et de contrôle des risques
          • certaines bourses respectent tout de même des standards internationaux (Tunisie, Maroc, Liban, Jordanie, Egypte)  Reuters, Bloomberg, Unix..
      • Problématique informationnelle et culturelle:
        • Manque de transparence technique:
          • risque de manipulation des cours
          • insuffisance du niveau d ’efficience
          • communication des cours
          • assurance du respect de l ’équité entre actionnaires
          • difficulté d ’accès aux marchés boursiers (particuliers désavantagés par rapport à un institutionnel)
        • Manque de transparence sociétal:
          • pas ou peu d ’information comptable
          • pas de stratégie de développement claire des entreprises
          • pas ou peu d ’analystes financiers, notes de recherche  absence de recommandation
          • difficulté d ’évaluer une entreprise  incertitude forte sur la pérennité d ’une entreprise
        • Manque de notation d ’agence de rating:
        • Manque de culture financière:
          • organisation familiale de la structure des fonds propres des PME
      Absence de notation (Standars, Moodys, Fitch,..) Pas d ’évaluation externe des entreprises rendement / risque Perception d ’un niveau de cours d ’une valeur difficilement fiable Peu de flexibilité financière Peu ou pas d ’actionnaire externe à la famille
    • Engagement des réformes
      • Intérêt des réformes pour un développement des marchés financiers:
        • Les marchés financiers émergents appelés à jouer un rôle économique et financier majeur:
          • les investisseurs recherches de nouvelles sources de placement
          • vivier d ’entreprises sous évaluées et / ou méconnues
          • pays émergents  véritable classe d ’actifs  gestion alternative
        • Marchés financiers développés:
          • moyen de mobilisation de l ’épargne domestique (prêteurs)
          • moyen de diversification des sources de financement (emprunteurs)
          • puissant vecteur d ’investissement pour les capitaux étrangers
        • Les marchés financiers comme moyen de développement du tissu économique ;
      Collecte locale Investissement international Investissement local Fuite des capitaux Réemploi des capitaux
        • Les marchés financiers comme moyen d ’attirer des capitaux étrangers:
      Fort potentiel de croissance Faible niveau d ’intégration Investissement local de l ’épargne étrangère Investisseurs internationaux Gérants d ’OPCVM Fonds de Pension Hedge Funds Diversification de leurs portefeuilles
      • Nature des réformes:
        • Réformes réglementaires:
      Fonction de la réglementation Définition des acteurs Encourager les participants Décourager les dérives
      • Institutions
      • Banques
      • Sociétés de bourses...
      • Retail
      • Institutionnel
      • Agence de rating...
        • Réformes réglementaires ( suite ):
      Objectifs de la réglementation Intégrité du marché Équité Efficacité
      • Surveillance de solvabilité financière
      • Système de paiement efficace et stable
      • Prévention de la fraude et délits d’initiés...
      • Encourager le concurrence
      • Protéger la compétitivité
      • Réfréner la puissance de monopole
      • Facilité l ’accès au marché (retail / instit)
      • Assurer la protection des petits porteurs...
      • Réglementation efficace, non bloquante
      • Equilibre intégrité - équité - efficacité
        • Réformes réglementaires ( suite ):
      Structuration d ’ UNE réglementation Structure du marché financier Structure de l ’activité de courtage Structure de l ’information des sociétés
      • Minimum de montant d ’échanges ?
      • Segmentation des titres par marché ?
      • Liens entre différents marchés ?
      • Mécanisme de révélation des prix ?
      • Mécanisme de liquidités ?...
      • Qualifications minimales requises ?
      • Degré de protection des clients ?
      • Critères de reporting financier ?
      • Procédures disciplinaires ?
      • Système d ’indemnisation ?...
      • Nature des informations obligatoires ?
      • Fréquence de la communication ?
      • Secteur d ’analystes financiers ?...
      Structure du système financier
      • Rôles en banques et marchés financiers ?
      • Degré d ’intervention du gouvernement ?
      • Relation entre finance et industrie ? ...
      Structure de la participation étrangère
      • Règles de rapatriement en devises
      • Limites d ’acteurs étrangers ?...
        • La dimension financière des privatisations:
      Favoriser les privatisations Informer Collecter Sécuriser
      • Nature de la privatisation ?
      • Calendrier ?
      • Durée de souscription ?...
      • Évaluation du prix d ’une part
      • Convaincre
      • Organiser le process de collecte...
      • Contractualisation ? Due diligence ?
      • Liquidité ?
      • Sécurisation des transactions ?...
      • Une bourse Pan - orientale ?
        • Accéder à un marché unifié:
          • création d ’une chambre de compensation commune
          • création d ’une plate forme de négociation commune
          • harmonisation du système de règlement livraison
        • Offrir une gamme de produits complète:
          • augmenter la collecte
          • diversifier les sources de collecte
          • augmenter le volume des transactions
      Amélioration de la transparence Amélioration de la taille critique
        • Préserver l ’égalité des investisseurs:
          • quelle que soit leur nature (retail, instit domestiques, instit internationaux,..)
          • quel que soir le lieu (national et international)
          • accès instantané au marché et à l ’information
        • Favoriser le développement d ’une culture financière propre:
          • obéir collectivement aux standards internationaux
          • programme technique de formation
          • intégrer les spécificités locales
      Amélioration de la confiance Amélioration de la compétence
    • Les pays à la loupe !
      • Algérie:
        • Immobilisme permanent:
          • Bourse d ’Alger  en gestation depuis plusieurs années
          • opacité du marché financier  handicap majeur
          • quasiment pas de sociétés cotées
          • manque de liquidité
          • listage de 11 sociétés étatiques à privatiser par les pouvoirs publics ….sans préciser de dates  aucune confiance des opérateurs
          • présence d ’une Commission d ’Organisation et de Surveillance des Opérations (Consob)
          • manque de papier frais  volume de transaction faible  accumulation de séances à blanc
          • trois valeurs (Eriad-Sétif, EGH El-Aurasi, Saïdal) vraiment négociables
          • les banques n ’ont pas ou peu de services d ’intermédiation financière
      • Égypte:
        • Quantité vs qualité:
          • Cairo and Alexandrie Stock Exchange (CAIRO)  continue son développement
          • un millier de valeurs cotées……mais 10 vraiment active
          • manque de liquidité
          • manque de papier frais  volume de transaction faible
          • autorisation d ’intervention d ’opérateurs internationaux
          • important développement du marché obligataire
      • Israël :
        • Un petit État mais une grande bourse:
          • Tel Aviv Stock Exchange Limited  Indice TA-25 et TA-100
          • se classerait en 4ième position des Bourses du monde occidental
          • plus de 80 milliards de capitalisation boursière  résultats parmi les meilleurs au monde en 2004
          • redressement spectaculaire après les années d ’Intifada
          • nombreux acteurs financiers spécialisés (capital risque également)
          • énorme potentiel en cas d ’accord de paix
      • Jordanie:
        • Le bon élève:
          • Amman Financial Market  bénéficie pleinement du libéralisme économique du pays
          • 200 sociétés cotées pour une capitalisation boursière de 17 Mds USD
          • négociations électroniques  optimisé l ’efficacité et renforcé la liquidité
          • programme de privatisation affirmée
          • diversification sectorielle (banque, industrie, services)
          • 30 entreprises de courtage et 159 compagnies listées à la Bourse
      • Liban:
        • L’introuvable:
          • Beirut Stock Exchange  absence de considération populaire
          • rôle trop modeste dans l ’économie libanaise
          • développement contradictoire avec un secteur bancaire moderne
          • volumes traités symbolique
          • une quinzaine de titres négociés
          • aucune liquidité
      • Maroc:
        • Persévérer dans la modernisation:
          • Bourse de Casablanca  indice MASI, indice MADEX
          • une cinquantaine de sociétés cotées  trop peu
          • problème de liquidité
          • bonne base technique et opérationnelle
          • beaucoup de secteurs importants non représentés  tourisme, industrie, distribution...
          • Peu d ’outils encourageant l ’épargne de LT
          • peu de papier frais
      • Tunisie:
        • En pleine léthargie:
          • Tunis Stock Exchange  une bourse boudée
          • une quarantaine de sociétés cotées  trop peu
          • volumes bas
          • problème de liquidité
          • prédominance bancaire au détriment du marché
          • pas de tendance haussière ou baissière ancrée
    • Privatisations et introductions en bourse
      • Privatisations et introductions en bourse:
        • Les avantages d ’une privatisation:
          • entreprises en bonne santé offrant de bonnes perspectives de rendement
          • augmentation du nombre d ’entreprises cotées  favorise la renforcement économique national
          • augmentation de la capitalisation totale d ’une bourse  renforcement de la crédibilité
          • augmentation de la liquidité  favorise le nombre de transactions
          • augmentation de la publication d ’informations financières  favorise la transparence
          • séparation du politique et de l ’économique  favorise la clarté gouvernementale
          • augmentation du nombre d ’intervenants financiers  favorise la concurrence
      Les politiques ont donc intérêt à développer les privatisations
        • Les avantages d ’une introduction en bourse:
          • diversifier et multiplier les source de financement  l ’autofinancement devient « choisi » et non plus « subi »
          • associer actionnariat et fonctionnement familial  favorise la flexibilité financière
          • profiter de la transparence pour dynamiser son image  meilleure perception du risque par les investisseurs
          • profiter de la transparence pour renforcer sa position  meilleure crédibilité favorisant le pouvoir de négociation
          • diversifier son patrimoine et concrétiser une plus value  favorise l ’esprit d ’entreprise et la volonté d ’entreprendre
          • assurer la pérennité de l ’entreprise  minimise les guerres de succession familiales
          • motiver les salariés  favorise le développement de l ’actionnariat salarié
          • attirer des dirigeants de qualité  développement d ’une gestion basée sur la rigueur et la culture du résultat
          • profiter d ’avantages fiscaux ( dans certains cas )  35 à 25% de l ’IS pour toutes sociétés tunisiennes ouvrant son capital à hauteur de 30%
      Les PME ont donc intérêt à s ’introduire en bourse
      • Programmes de privatisation dans la région MEDA:
        • Hausse du niveau global des privatisations:
          • certains pays MEDA, il y a quelques temps affichaient 80% de revenus étatiques en provenance du secteur public
          • aujourd’hui cela oscille entre 4% (Maroc, Israël) et 60% (Algérie)  constatation d ’avancées substantielles
          • une moyenne de l ’ordre de 15.5% affichée
        • Hausse du niveau global des privatisations ( suite ):
          • aujourd’hui la privatisation représente un outil stratégique de gestion du patrimoine public
          • tous les secteurs clés sont concernés
          • cela touche presque tous les pays
          • prise de conscience de l ’intérêt des privatisations pour attirer les investisseurs internationaux
          • réformes importantes entreprises depuis les années 1990 au niveau macro et au niveau de la modernisation des systèmes de gestion
      • Exemples de privatisation dans la région MEDA:
        • Égypte:
          • National Paper Company  détenu à 100% par un groupe d ’industrie chimique
          • Tanta Flax and Oil Co  détenu à 57% par un groupe chimique et 43% par la Banque Nationale d ’Investissement
          • Mokhtar Ibrahim Contracting  détenu à 87% par la Holding de la Compagnie pour la Construction, à 10% par les salariés et à 3% d ’autres
        • Jordanie:
          • Airports Hotel Company  ouverture totale au public
          • Compagnie de Distribution d ’Electricité  ouverture totale au public
          • Compagnie des Mines de Phosphate Jordanienne  40% ouvert au public
        • Tunisie:
          • Compagnie « Tunisie-Lait »  75% ouvert au public
          • Compagnie Publique de Construction Electromécanique  95% au public
          • Transformation du Port de Tunis en marina  ouverture totale au public
        • Maroc:
          • Société Marocaine du Thé et du Sucre  ouverture totale au public
          • Société de Dragage des Ports  ouverture totale au public
          • Société Commerciale de Charbon et Bois  ouverture totale au public
          • Port de Tanger  mise en concession
          • Maroc Telecom  ouverture totale au public
        • Israël:
          • Israël Aircraft Industry  ouverture totale au public
          • Banque de Développement Industriel  ouverture totale au public
          • Oil Refineries Limited  ouverture totale au public
    • Séance 4 Le Financement par les Institutions Financières en euro-méditerranée
    • La Banque Européenne d ’Investissement
      • Présentation de la BEI et ses objectifs:
        • La BEI, l ’institution financière de l ’UE:
          • créée en 1958 suite ai traité de Rome
          • propriété des états membres de l ’UE
          • favorise la réalisation des objectifs politiques de l ’UE  octroi de financement à LT
          • intervention sectorielle  transports, développement régional, énergie, PME, télécommunication…
          • contribue à l ’intégration économique et au renforcement de la cohésion économique et sociale
          • intervient aussi en dehors de l ’UE  notamment en méditerranée par le biais de la Facilité euro-méditerranéenne d ’investissement et de partenariat (FEMIP)
        • Du partenariat euro-méditerranéen à la FEMIP:
          • changements profonds depuis 1990  renforcement des relations entre l ’Europe et les pays méditerranéens
          • prise de conscience de l ’intérêt pour l ’Europe d ’avoir un bassin méditerranéen développé
          • la conférence de Barcelone marque la naissance du partenariat euro-méditerranéen
          • les pays concernés  10 PPM, Chypre, Malte
          • définition d ’un espace commun de paix et de stabilité politique
          • bâtir une zone de prospérité partagée au travers d ’un partenariat économique et financier
          • encourager le rapprochement des peuples au niveau social, culturel et humain
      Création de la FEMIP : dispositif d ’appui de la BEI dans les PPM
        • Objectifs de la FEMIP:
          • aider les PPM à relever les défis de leur modernisation économique et sociale et de leur meilleure intégration régionale
      Priorités d ’action de la FEMIP Association renforcée des PPM aux orientations de la FEMIP ; création Comité ministériel et ouverture de bureaux Priorité donnée au développement du secteur privé , créateur de richesses et d ’emploi, aux projets « Sud-Sud » et aux investissements dans l ’humain Mise à disposition de produits financiers innovants / capital risque Augmentation annuelle du volume annuel des activités de la BEI Accroissement de l ’ assistance technique aux projet de qualité , au processus de réformes et aux privatisations des économies PPM Dans la perspective pour 2010 de la création d ’une zone de libre échange entre l ’Europe et les PPM
        • Les outils financiers de la BEI:
          • la BEI offre différents types de financement permettant ainsi de couvrir l ’ensemble des besoins
      Gamme de produits financiers Prêts directs LT pour des projets de grandes dimension (> 25 M €) Prêts indirects au travers de lignes de crédits consenties aux secteur bancaire local (rétrocédés aux PME) Financements structurés Apport de capital risque Instruments financiers novateurs : prêts conditionnels, crédit bail, financement mezzanine,.. Ressources d ’assistance technique, allouées aux projets d ’investissement, réformes et privatisations
      • Quelle présence dans la région MEDA ?
        • Un renforcement constant de la coopération:
          • depuis 1992 les encours attribués sous forme de prêts n ’ont cessé de progresser
          • aujourd’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
        • Une répartition géographique équilibrée:
          • l ’équilibre géographique est respecté ; chacune des trois grandes régions d ’intervention de la FEMIP (Maghreb, Proche-Orient, Turquie) représentant environ un tiers du volume total
      Source BEI
        • Priorité est donnée aux infrastructures:
          • la répartition sectorielle du portefeuille tend vers les projets d ’infrastructures; rôle majeur joué par ce secteur dans la création de l ’environnement nécessaire à l ’existence d ’un secteur privé prospère et dynamique
      • La nature de ses mandats méditerranéens:
        • Algérie:
          • 2000  140 M EUR pour la réalisation de 3 sections d ’autoroutes Est-Ouest; au sud d ’Alger qui reliera l ’Algérie avec le Maroc et la Tunisie
          • 2000  3 M EUR pour la construction d ’un usine pharmaceutique près d ’Alger
          • 2001  225 M EUR pour un projet d ’eau potable
          • 2002  70 M EUR pour une nouvelle section d ’autoroute Est-Ouest
          • 2002  50 M EUR pour la rénovation et l ’amélioration de la voirie urbaine d ’Alger
          • 2002  45 M EUR pour financer la reconstruction des régions sinistrées après les inondations
          • 2002  66 M EUR pour le projet Algerian Cement Company
          • 2003  230 M EUR pour la reconstruction des régions sinistrées après le tremblement de terre
          • 2004  12 M EUR pour le projet Algerian Cement Company
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
        • Maroc:
          • 2003  10 M EUR en faveur d ’associations marocaines de micro crédit. Prêts à LT, libellé en devise locale, visant à soutenir un nombre important de petits projets d ’investissement
          • 2003  30 M EUR pour le financement de la formation professionnelle (extension et modernisation de 30 centres de formation)
          • 2003  110 M EUR en faveur de la Société Nationale des Autoroutes du Maroc ; construction d ’un tronçon Settat-Marrakech
          • 2003  30 M EUR en faveur de la Régie autonome de distribution d ’eau et d ’électricité d ’Oujda
          • 2003  14 M EUR pour la réparation et la mise à niveau technique des quais des ports (Tanger, Larache, El Jadida, Essaouira, Sidi Ifni)
        • Jordanie:
          • 2003  45 M EUR pour la composante « éducation » du « Plan de transformation économique et sociale » du Royaume de Jordanie
          • 2003  26 M EUR pour la construction du premier tronçon de périphérique d ’Amman
          • 2004  100 M EUR pour la construction d ’un gazoduc à travers le pays
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
        • Égypte:
          • 2001  30 M EUR pour le soutien de projets technologiques et industriels de petites et moyennes dimensions (prêt global via l ’Export Development Bank of Egypt
          • 2001  150 M EUR pour la construction d ’une centrale électrique au Caire
          • 2002  50 M EUR pour l ’agrandissement du métro du Caire
          • 2002  25 M EUR sous forme de capitaux à risque pour les entreprises privées égyptiennes
          • 2002  150 M EUR pour la construction d ’une nouvelle centrale électrique à Nubariya dans le delta du Nil
          • 2003  150 M EUR pour la construction d ’un second module de la centrale électrique de Nubariya
          • 2003  305 M EUR pour la construction d ’une première partie de l ’usine de gaz naturel d ’Idku réunissant des grandes sociétés étrangères et nationales dont GDF
          • 2003  55 M EUR pour la modernisation du réseau des égouts à l ’ouest du Caire
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
        • Tunisie:
          • 2003  110 M EUR pour un programme de modernisation de 30 hôpitaux
          • 2003  150 M EUR pour soutenir les investissements à LT des PME du pays
          • 2003  35 M EUR pour la modernisation d ’une usine métallurgique installée à Bizerte
          • 2003  55 M EUR en faveur de la Société Tunisienne de Gaz et d ’Électricité
          • 2003  45 M EUR en faveur de la Société des Transports de Tunis
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
    • La Banque Africaine de Développement
      • Présentation de la BAD et ses objectifs:
        • La BAD, l ’institution financière du continent africain:
          • créée en 1964, dont le siège est à Abidjan
          • dès 1966 la BAD est acteur de premier plan sur le continent africain
          • contribue au développement économique et social des pays membres régionaux (Égypte, Algérie, Tunisie, Maroc)
          • utilise des ressources mises à disposition pour financer des projets d ’investissement
          • mobilise des ressources grâce au cofinancement bilatéral ou multilatéral
          • fournit assistance technique nécessaire pour la sélection, les études et la préparation des projets de développement
        • Les outils financiers de la BAD:
          • la BAD offre des instruments de prêts très diversifiés
      Gamme de produits financiers Prêts projets : investissements destinés à la création d ’actifs productifs identifiables Ligne de crédit : fonds mobilisés par les institutions nationales ou sous régionales pour financer des projets de PME Prêts d ’ajustement sectoriel : crédit à l’appui de changement de politique Prêts d ’ajustement structurel : crédit à la promotion des réformes Prêts de réhabilitation :renforcement ou réhabilitation de la planification et de la production Opération d ’assistance technique : prêts destinés à fournir le conseil et l ’assistance à la réalisation du projet
      • Quelle présence dans la région MEDA (Maroc, Tunisie, Egypte, Algérie uniquement ) ?
        • Une place importante au sein de la stratégie de la banque:
          • sur 20 Mds d ’USD  50% attribué à l ’Afrique du Nord
        • Une répartition sectorielle équilibrée:
          • a noter: une importante considération pour la modernisation du secteur financier!
      • La nature de ses programmes en Afrique du Nord pour 2002:
        • Algérie:
          • 90 M USD pour le projet de modernisation du secteur des télécommunications
          • 0.4 M USD pour l ’assistance humanitaire d ’urgence aux victimes des inondations
          • 60 M USD pour un projet de bretelle de contournement de Constantine
        • Maroc:
          • 60 M USD pour le projet de renforcement des interconnexions de réseaux électriques
          • 100 M USD pour le programme d ’appui au secteur financier
          • 83 M USD pour le programme d ’appui à la réforme de la couverture médicale
        • Égypte:
          • 60 M USD pour une ligne de crédit à la Banque égyptienne de développement des exportations
          • 105 M USD pour une ligne de crédit à la Banque nationale d ’Égypte
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
        • Tunisie:
          • 30 M USD pour la 4ième ligne de crédit à la Banque des Investissements de Tunisie et des Émirats
          • 14 M USD pour une ligne de crédit à la Banque AMEN
          • 20 M USD pour une ligne de crédit à la Banque de l ’Habitat
          • 23 M USD pour une ligne de crédit à la Banque de Tunisie
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
    • PROPARCO (AFD)
      • Présentation de PROPARCO et ses objectifs:
        • PROPARCO filiale de l ’Agence Française de Développement:
          • créée en 1977 et devient en 1990 une société financière
          • son actionnariat est composé pour partie (67.6%) de l ’AFD, le reste étant réparti entre 38 établissements bancaires et financiers
          • contribue au développement économique du secteur privé
          • contribue au développement des infrastructures urbaines, rural, industriel, services financiers...
          • Fortement présent sur le terrain (nombreuse implantations de bureaux)
        • Les outils financiers de PROPARCO:
          • PROPARCO offre des instruments de prêts très diversifiés mais également un savoir faire en matière de capital risque (métier historique)
      Gamme de produits financiers Prêts classiques Garantie d ’emprunt obligataire Prêts subordonnés Garantie d ’emprunt bancaire Prêts participatifs Garantie de liquidité des OPCVM Obligations convertibles Garantie d ’emprunt en monnaie locale
      • Quelle présence dans la région MEDA (Maroc, Tunisie, Egypte, Algérie uniquement ) ?
        • Une intervention importante dans l ’octroi de prêts:
          • sur 497 M EUR en 2004  180 M EUR attribués à l ’Afrique du Nord
        • Une répartition sectorielle axée sur la finance et les infrastructures:
          • PROPARCO confie des encours importants aux banques locales afin qu ’elle jouent leur rôle d ’intermédiation
      • Exemples de projets financés par PROPARCO:
        • Algérie:
          • 2003  20 M EUR pour le financement d ’un réseau de téléphonie mobile
        • Liban:
          • 2002  10 M EUR de ligne de crédit à une banque en faveur des PME
        • Maroc:
          • 2000  20 M USD pour le financement d ’une exploitation minière
          • 2002  20 M EUR de ligne de crédit à une banque en faveur des PME
          • 2003  14 M EUR pour le financement d ’un complexe hôtelier
          • 2004  3 M EUR pour le financement d ’un complexe hôtelier
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
      • Exemples de projets financés par PROPARCO (suite):
        • Tunisie:
          • 2001  0.4 M USD prêt à une banque pour financer une société de tricotage
          • 2001  1.3 M EUR prêt à une banque pour financer une société de transport
          • 2002  4 M EUR de ligne de crédit à une banque en faveur des PME
          • 2002  10 M EUR de ligne de crédit à une banque en faveur des PME
          • 2004  12 M EUR de ligne de crédit pour les restructurations financières
          • 2004  25 M EUR de ligne de crédit à une banque en faveur des PME
          • aujourd ’hui l ’objectif est d ’allouer un montant de 2 Mds EUR par an
    • Autres Institutions Financières
      • Banque Islamique de Développement:
      • Favoriser le développement économique et le progrès social des pays membres et des communautés islamiques, tant individuellement que collectivement, conformément au principes de la Charia
      • Site web : http://www.isdb.org
      • ANIMA:
      • Réseau Euroméditerranéen d ’Agences de Promotion des Investissements dont l ’objectif est de permettre aux pays MEDA de se doter de stratégies d ’outils d ’attractions pour attirer les capitaux étrangers
      • Site web : http://www.animaweb.org
      • Kuwait Fund Of Arab Economic Development: http://www.kuwait-fund.org
      • Opec Fund for Intrernational Development : http://www.opecfund.org
    • Séance 5 Le Financement par la Micro - Finance en euro-méditerranée
    • Concept et bénéficiaires
      • Présentation technique:
        • Définition :
          • apparition dans les pays les plus pauvres  forte implantation en Afrique et en Amérique latine
          • s ’adresse à une population exclue du système financier classique
          • entreprise familiale  TPE
          • outil d ’intégration sociale
          • prend souvent la forme de crédit court terme
          • les montants accordés excèdent rarement 1 000 USD
      • Structuration de l ’espace :
      Faible implication des bénéficiaires Normes de « Développement » Normes Bancaires
      • Tontines
      • Gardes-monnaies
      • Caisses de solidarité
      • Banquiers ambulants
      • Usuriers
      • Club d ’investissement
      • Coopec
      • Caisses villageoises
      • Fédérations d ’org
      • paysannes
      • ONG spécialisées
      • Crédit solidaire
      • Institutions Micro
      • Finance
      • Banques commerciales
      • Banques de développement
      • Fonds de développement
      • Projets agricoles, artisanaux,..
      • Projets TPE
      Forte implication des bénéficiaires v
      • Adéquations déterminantes:
      SYSTEME DE MICRO- FINANCE SRUTURES SOCIALES Tenir compte des différentes catégories et de leurs contraintes QUELS SECTEURS ECONOMIQUES RENTABLES ? Risques ? Inflation ? Stabilité ? OBSERVATION DU MARCHE FINANCIER Banques Secteur informel Secteur intermédiaire MODELES JURIDIQUES DISPONIBLES Rapports Etat - population efficacité et légitimité INSTITUTIONNEL PUBLIC OBJETS MODALITE
      • Le public de la Micro - Finance:
      Crédit Agricole aux petits producteurs Crédit Rural Très Petites Entreprises (TPE) Petites et Moyennes Entreprises (PME) SECTEUR INTERMEDIAIRE SECTEUR BANCAIRE
      • La fongibilité de la ressource:
      BUDGET FAMILIAL Vente de la récolte Location de main d ’oeuvre Prêt Achat de biens de consommation Investissement Achat d ’intrants
    • La Micro - Finance dans la région MEDA
      • Sanabel ; un réseau incontournable:
        • Créé en septembre 2002
        • réunion de 27 institutions:
          • Egypte 11
          • Jordanie 4
          • Liban 2
          • Maroc 5
          • Territoires Palestiniens 1
          • Tunisie 1
      • Un aperçu régional :
        • Une augmentation significative de la portée:
          • multiplication par 5 du nombre de bénéficiaires entre 1999 et 2003 (129 000 personnes à 710 000)
          • encours global en 2003  240 Millions USD
        • Une pénétration de marché limitée:
          • couverture de marché passant de 3% à 20%  mais 3 millions d ’entrepreneurs non touchés
          • 22% de la population rurale n ’est pas encore ciblée
        • Un manque de diversification des produits:
          • exclusivement concentrée sur une offre de crédit
          • épargne libre et assurance demeurent inexistants
        • Emergence d ’un nouveau leader:
          • l ’Egypte a toujours été leader…..
          • … ..mais depuis 2001 c ’est la Maroc (42% de parts de marché)
      • Un aperçu régional ( suite ):
        • Un accent accru sur les femmes:
          • en 1997 elles représentaient 36% des emprunteurs contre 60% aujourd ’hui
        • Une relative bonne application des normes et procédures:
          • 90% des emprunteurs actifs adhèrent aux bonnes pratiques faisant de la pérennité un objectif explicite
        • Une prédominance du statut d ’ONG:
          • exceptés quelques banques, la marché n ’est occupé que par des IMF à statut d ’ONG, dépendantes des subventions des bailleurs pour financer leur croissance
    • Séance 6 Le Financement par le Capital - Risque en euro-méditerranée
    • L ’industrie du Capital Risque
      • Aperçu global:
        • Constat :
          • le capital risque est un des outils de développement quelle que soit la région retenue
          • la population concernée est majoritairement PME
          • disparité importante dans la collecte et la qualité des informations
          • différenciation notable de la définition d ’un pays à l ’autre du capital risque
          • des stades de développement et d ’utilisation très disparates
        • Questionnement :
          • les modèles occidentaux utilisés sont-ils réellement adaptés ?
          • Les critères d ’évolution des modèles sont-ils clairement définis ?
      • Les handicaps d ’utilisation du Capital Risque:
        • Un vivier d ’entreprises à fort potentiel économique restreint et / ou méconnu
        • Une culture familiale de la structure du capital d ’une entreprise  difficile d ’y accepter un « étranger »
        • Des évaluations complexes  Critères ? Données ? Environnement ? Etc..
        • Déficience de la transparence  culture du « secret »
        • Difficulté de sortie  Liquidité ? Marché secondaire ? Réglementation ? Evaluation ? Etc..
      • Les pistes de réflexion:
        • Evolution dans l ’attitude du chef d ’entreprise quant à l ’ouverture du capital :
          • critères culturels
          • critères psychologiques
        • Evolution dans l ’attitude du chef d ’entreprise quant à la gouvernance :
          • critères culturels
          • critères psychologiques
        • Structuration d ’une profession bénéficiant d ’un statut plus ou moins favorable :
          • critères réglementaires
          • critères fiscaux
          • critères économiques
        • Sécurisation du développement des entreprises :
          • critères macro-économiques
        • Organisation claire et fiable des montages :
          • critères d ’entrée
          • critères de sortie
        • Personnalisation du capital risque aux particularismes locaux :
          • critères financiers classiques…….
          • …… .mais en intégrant les spécificités locales
        • Identification et mise à disposition d ’outils :
          • critères techniques (outils comptables de qualité)
          • critères collecte (création de fonds d ’investissement)
          • critères relationnels (favoriser les échanges régionaux d ’information)
      • Les passerelles techniques Nord-Sud :
        • Accompagnement dans la phase de création :
          • études de marché sur les PME susceptibles d ’ouvrir leur capital
          • analyse d el ’environnement juridique et fiscal local  élaboration de recommandations éventuelles
          • développer et favoriser les systèmes de liquidité
          • identification d ’équipe de manager à mettre en place
          • assistance à la recherche d ’investisseurs, élaboration de due diligence, …
        • Accompagnement dans la phase de gestion :
          • formation au métier du capital risque et des relation PME / investisseurs
          • aide à la sélection des opérations à réaliser et comment les réaliser
          • assistance quant au suivi des opérations (augmentation de capital, émission d  ’actions, valorisation des titres, introduction en bourse, ..)
    • Etat des lieux régional
      • Ciblage de l ’état des lieux :
        • sur 19 pays, 17 ont pu être classés en 4 groupes (Monaco et Turquie n ’ayant pas de données fiables)
      5 pays 3 pays 3 pays 6 pays Le métier est arrivé à un stade de maturité plus ou moins confirmé avec des disparités importantes Le métier est structuré et en phase de développement significatif Le métier existe mais n ’est pas encore structuré et des facteurs de blocage existent Le métier n ’existe pas ou est à un stade embryonnaire GROUPE 1 GROUPE 2 GROUPE 3 GROUPE 4 Israël - France - Italie Espagne - Portugal Maroc - Tunisie Grèce Algérie - Egypte Liban Lybie - Chypre - Malte Autorité Pal - Jordanie
      • Groupe 1 :
        • Israël - France - Espagne - Portugal - Italie : source EVCA et associations nationales - (*) estimation
      (en KE) Fonds levés Investissements Investissements 2003 2003 2004 (*) Israël 617 427 1 230 000 France 2 037 833 4 245 693 5 200 000 Espagne 1 042 400 1 336 947 2 000 000 Portugal 124 727 116 151 150 000 Italie 1 936 544 3 033 846 1 500 000
        • Caractéristiques :
          • un métier structuré mais moins de 100 deals par an
          • un taux de sinistralité encore trop important
          • des voies de sorties bien qu ’étroites existent
          • constatation d ’un effort croissant de professionnalisation et d ’organisation du métier
          • une ébauche d ’étude est de dialogue avec les pouvoirs publics afin de délimiter clairement le champ d ’application du capital risque (réglementaire, fiscal, ..)
          • présence trop importante de levée de fonds orientées organismes internationaux, mais volonté croissante d ’utiliser des supports spécialisés privés
      • Groupe 2 :
        • Grèce - Tunisie - Maroc : métier en plein développement avec des facteurs de blocage clairement identifiés - (*) stats non existantes
      (en KE) Fonds gérés Investissements 2003 2003 Maroc 148 000 29 000 Tunisie 187 500 ? (*) Fonds levés Investissements 2003 2003 Grèce 28 687 25 600
        • Caractéristiques :
          • évolution constante et favorable depuis 30 ans des chefs d ’entreprise vers l ’ouverture de leur capital
          • implication réelle des pouvoirs publics dans la réglementation et la fiscalité
          • nombreuses sources de financement (fonds, capital risque, banques ..)
          • forte croissance des LBO
          • professionnalisation croissante du métier
          • existence de mécanisme de liquidité
          • vivier d ’entreprises important (high tech)
          • marchés financiers structurés
          • nombre de deal important (malgré l ’éclatement de la bulle internet en 2000) avec une amélioration constante des opérations
          • Quelques fonds existants : Maroc (Capital Morocco, Moroccan Sindibad Fund, Moussahama, Upline Technologies) , Tunisie (SPPI, )
      • Groupe 3 :
        • Algérie - Egypte - Liban : des structures existent mais le marché est embryonnaire
        • Moins de 5 structures répertoriées par pays (2 en Algérie, 3 au Liban, un fonds important 300 M USD, Hermès en Egypte)
        • Des voies de sortie embryonnaires
        • Effort consacré à une culture économique et financière, moins orientée family business
        • Décollage en Egypte et efforts encourageants au Liban et en Algérie
        • Quelques fonds existants : Algérie (Actis, BEI-Sonatrach, DZ-Invest, FINALEP), Egypte (EFG-Hermès, Lebanon Industry Fund)
      • Groupe 4 :
        • Jordanie - Libye - Autorité Palestinienne - Chypre - Malte
        • Pas d ’activité de Private Equity
        • Des raison variables (étroitesse du marché, reconstruction, réglementation, ..)
        • Un relais important joué par les organisations internationales (BEI, Banque Mondiale, UE,..)
        • Une culture encore trop éloignée du capital risque
        • Quelques fonds existants : Jordanie (The Jordan Fund)
      • Conclusion :
        • Un modèle anglo-saxon difficilement exportable :
          • qui suppose une culture, une approche et des choix éloignés des modèles mis en place dans de nombreux pays
        • Des pistes d ’évolution qui passent avant tout par :
          • une formation et une structuration des bonnes pratiques
          • prendre en compte les différences entre les Groupe 1 et les autres
          • revoir notre jugement de valeur sur la notion de réussite qui peut différer de ce que nous avons l ’habitude de pratiquer
    • MERCI POUR VOTRE ATTENTION