Aqui!Presse - spécial salon de l'agriculture 2013
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Les spéciaux d'Aqui

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Aqui.fr au Salon de l'agriculture de Bordeaux !

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    Aqui!Presse - spécial salon de l'agriculture 2013 Aqui!Presse - spécial salon de l'agriculture 2013 Document Transcript

    • Aqui.fr - Partageons linformation en Aquitaine et bien au delàLa proximité désormais valorisée sur les marchésde plein air aquitains15/04/2013 | En complément des Marchés de Producteurs de Pays, 100 % producteurs locaux, la marque«Produit ici en Aquitaine», les valorise aussi désormais sur les marchés de plein airAprès la bannière Sud ouest France dont l’objet est de valoriser les produitsdu Sud ouest (Aquitaine et Midi Pyrénées inclues) sur le marché national età l’export, le Conseil régional lance une nouvelle démarche de valorisationdes produits agroalimentaires aquitains. Baptisée «Produit ici enAquitaine», cette nouvelle marque régionale prendra sa place sur lesmarchés de plein air de la région afin de permettre aux consommateurs derepérer d’un coup d’œil les stands commercialisant des produits d’origineAquitaine. Objectif: informer et rassurer le consommateur, tout envalorisant les démarches de proximité.Dans un monde agricole et agroalimentaire en pleine mutation, les circuits courts et de proximité ont ledouble avantage d’être un débouché commercial opportun pour de nombreux producteurs et une réponse à lademande sociétale de sécurité, de transparence et de traçabilité des aliments.
    • Un double atout qui profite aux marchés de plein air des communes d’Aquitaine. Ceux-ci affichent en effet,une progression constante, que ce soit par leur nombre, leur taille ou leur fréquentation par le grand public.Pour autant, qui dit marché de plein air, ne dit pas exclusivement vente de produits d’Aquitaine, lesrevendeurs sont en effet très présents sur ces marchés, et difficile de reconnaître à l’œil une tomate aquitained’une tomate d’Espagne ou d’Italie.C’est pourquoi, dans la droite ligne de son Plan d’action en faveur des circuits courts et de proximité, et pourcontinuer à «rebooster les marchés d’Aquitaine en ce qu’ils sont des lieux de convivialité et de rencontreentre consommateurs et producteurs», selon les mots d’Alain Rousset, la région a lancé sa nouvelledémarche «Produit ici en Aquitaine».Des contrôles inopinés En partenariat avec les communes qui gèrent les marchés, cette démarche permettraaux commerçants de ces marchés d’adhérer à un programme d’identification régional des produits. Pour cefaire, il leur faudra signer d’une charte d’engagement quant à la provenance régionale de leurs produitsqu’ils soient animaux, végétaux ou même produits élaborés. C’est l’AAPrA (Agence Aquitaine dePromotion Agroalimentaire) qui assurera la gestion des demandes d’agrément et la mise en œuvre de cettecharte. Coté commerçants, "des contrôles inopinés auront lieu pour vérifier la sincérité de leur engagementet l’origine Aquitaine de leurs produits", précise Jean-Pierre Raynaud.Les consommateurs pourront quant à eux les reconnaître facilement grâce à des panonceaux «producteursagréés» présents sur leurs étals. Pour l’heure, une quinzaine de communes* d’Aquitaine sont déjà engagéesdans cette démarche de proximité qui lie transparence alimentaire, lien social et développement durable.* Les premières communes engagées: Ambarès, Anglet, Arcachon, Bassens, Hagetmau, Langon, Léognan,Libourne, Périgueux, Pessac, Saint-Palais, Salies-de-Béarn, La Teste de Buch et Villeneuve-sur-LotInfo en plus : Du 23 avril au 26 mais, afin de créer l’évènement autour du lancement de cette nouvelledémarche de proximité, l’AAPRA s’allie au réseau France Bleu d’Aquitaine qui à travers ses radiosdépartementales proposera, chaque semaine de 9h à 12h, en direct de marchés de plein air aquitains 3 heuresd’antenne autour des produits régionaux en présence de chefs, personnalités et auditeurs d’Aquitaine.Solène MericCrédit Photo : Aqui.fr
    • Agriculture | Salon régional de l’agriculture 2013 :de l’Aquitaine au monde17/04/2013 | Hommes, animaux, végétaux, produits et filières, la ferme agricole aquitaine tout entière déménagedu 18 au 26 mai, à Bordeaux Lac pour son annuel Salon Régional de l’Agriculture.Courbes arrondies des Blondes d’Aquitaine, lignes fines et élégantes des Pur-sangArabe, sieste quotidienne d’une famille de porcs Kintoa, braiement des ânes desPyrénées, tonte de moutons et fier «cocorico » d’un coq pas si matinal, autant de notesd’ambiance et de décor que le hall 4 du Parc des expositions de Bordeaux s’apprête àretrouver du 18 au 26 mai, à l’occasion du Salon de l’agriculture aquitaine. Un rendez-vous ludique, animé et gourmand pour le grand public qui sera aussi marqué cetteannée par deux évènements professionnels majeurs, témoins de la résonanceinternationale de plus en plus affirmée de ce Salon aquitain.Comme chaque année, les trois premiers jours de la manifestation seront marqués par la présence massivedes races bovines des élevages d’Aquitaine. Pas moins de 450 bovins feront ainsi salon. Ces plus beauxspécimens de l’étable Aquitaine défileront et concourront sur le ring central du hall 4, sous le regardadmirateur du grand public et des professionnels. Des éleveurs venus certes d’Aquitaine et des régionsvoisines, mais aussi, pour près d’une centaine d’entre eux, de nombreux pays à travers le monde. Car, outrela présence des animaux sur le Salon, voilà cette année 10 ans qu’Aquitanima organise des journées devisites d’élevages et de stations de race à travers l’Aquitaine. Un mode opératoire désormais incontournablepour la commercialisation et le développement des races d’Aquitaine à travers le monde.Les Assises Mondiales et Européennes de lOrigine à BordeauxAutre temps forts côté professionnels: lesannuelles Assises de l’Origine s’internationalisent et deviennent cette année, les Assises Mondiales etEuropéenne de l’Origine en accueillant l’ONG Origin et l’Association des Régions Européennes desProduits d’Origine (AREPO). Près de 300 personnes dont 200 délégués internationaux sont attendus sur les
    • 3 jours de cet évènement (20, 21 et 22 mai), pour la première fois organisé en France. Un temps fort que leministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll honorera de sa présence. Autre classique du Salon del’agriculture d’Aquitaine pour les professionnels du monde vitivinicole: le prestigieux Concours des vins deBordeaux et d’Aquitaine, dont les 1000 dégustateurs devront juger plus de 4200 échantillons! Une 57èmeédition qui met une fois encore la barre haute.Un moment ludique, convivial et attenduA travers ces rendez-vous professionnels d’importance, le Salon de l’Agriculture est donc, bel et bien, uneaffaire sérieuse, et ce ne sont pas les 14Mds d’euros que le secteur pèse dans l’économie aquitaine qui nouscontrediront. Mais le Salon, c’est aussi un moment ludique, convivial et attendu par un grand nombre desvisiteurs de la Foire internationale qui l’abrite. Au détour des écuries et de la grande carrière du salonEquitaine, des espaces Ferme, Cuisine et Savoir d’Aquitaine, ainsi que du Marché des Producteurs de Pays(à partir du 22 mai), ils découvrent ou redécouvrent le monde agricole d’aujourd’hui: ses pratiques, sesenjeux en termes d’environnement et de sécurité alimentaire, ses produits, ses filières, ses métiers, sesformations et, enfin et surtout, ses agriculteurs dont le rôle est toujours aussi indispensable dans notre sociétédu 21èmesiècle.A travers la présence des lycées agricoles et de nombreux jeunes en formation à Bordeaux SciencesAgro, ainsi que de leurs aînés le Jeunes Agriculteurs, les organisateurs du Salon (Conseil régional, Chambrerégionale d’Agriculture et CEB) entendent bien démontrer une fois de plus, que l’agriculture est plus quejamais un secteur d’avenir.Solène MericCrédit Photo : Aqui.frPublié sur aqui.fr le 17/04/2013
    • LAFDI simplique dans lareconnaissance du métier depaysan en Afrique de lOuest10/05/2013 | Des acteurs agricoles béninois et aquitains serencontreront sur le Salon régional de l’agriculture pour lareconnaissance du métier de paysan en Afrique de lOuestSi en France les agriculteurs ou exploitants agricoles, ont une certaine fiertéà se réclamer de la famille des paysans, il est bien des pays à travers lemonde où être «paysan», c’est simplement vivre hors du monde urbain…Autant dire que la paysannerie est un état plus qu’un métier, et qu’il est parconséquent difficile de le valoriser. C’est à ce sujet de la reconnaissance dumétier de paysan, en particulier en Afrique Sub Saharienne que seraconsacrée, le 24 mai prochain, la conférence débat organisé par l’AFDI(Agriculteurs Français et Développement International) Aquitaine et lachambre régionale d’Agriculture, dans le cadre du Salon de l’agriculture.Dans les pays en voie de développement, les ruraux sont désignés sous le terme global de paysan, il n’existepas d’autre qualification. Difficile par conséquent pour ceux qui exercent véritablement le métier de paysan,qu’il soit cultivateur ou éleveur, de faire valoir ces activités comme un véritable secteur professionnel,méritant d’être soutenu par les Etats. Pourtant, de nombreuses organisations professionnelles militent pourune reconnaissance politique, économique et sociale de l’agriculture. Mise en place d’un statut de paysan,élaboration de lois d’orientation agricole pour l’AFDI, tels sont quelques-uns des combats et initiativesportées par les organisations maliennes, sénégalaises ou burkinabé.Pourtant, plusieurs Etats misent davantage sur les investissements privés en agriculture que sur le soutienaux exploitants familiaux, historiquement implantés sur leur territoire.La reconnaissance du métier de paysan, une étape nécessaire. La soirée du 24 mai, sera l’occasion de faire lepoint en présence de responsables professionnels béninois (OP nationales FUPRO, PNOPPA) et aquitains(Chambre d’agriculture, Jeunes Agriculteurs, Afdi Aquitaine) mais aussi un représentant du Ministère del’Agriculture du Bénin.Pour les représentants de lAFDI Aquitaine, «la reconnaissance du métier de paysan est une étape nécessairepour que les agriculteurs familiaux bénéficient des politiques de modernisation du secteur agricole etdeviennent les principaux acteurs de ce défi et de la souveraineté alimentaire de leurs pays. »Pour ce faire trois grandes questions seront donc soulevées lors de cette conférence débat: les enjeux de lareconnaissance du métier de paysan, le contexte dans les pays du sud, et enfin les collaborations à envisagerentre agriculteurs aquitains et béninois pour soutenir la dynamique initiée en Afrique de l’ouest.Solène MericCrédit Photo : AFDI
    • Aquitanima tour: La Bazadaise à cœur pour leséleveurs belges17/05/2013 | Le Salon régional de lagriculture démarre le 18 mai, mais, en habituel prologue delévènement, les Aquitanima Tours et leurs bus déleveurs étrangers sillonnent déjà la campagne régionaleOrganisés par Interco et les organismes de sélection de races depuis10 ans, les Aquitanima tours permettent à des professionnelsétrangers de suivre 3 jours durant des visites techniquesdexploitations autour des races Blonde dAquitaine, Limousine etBazadaise. Ce mercredi un groupe déleveurs belges et espagnolsétait en visite sur lélevage de Bazadaise du Lycée agricole de Bazas.Une étape au cœur du berceau naturel de la race, après des visitesdes élevages à Arveyres, Les Peintures ou encore Gemme, guidé parBernadette Darcos, technicienne à Excellence Bazadaise,lorganisme de sélection de la race.«Fantastique!» Gricell Garrido, éleveuse de bovins dans la région de Madrid ny va pas par quatre cheminspour exprimer son enthousiasme sur le circuit Bazadaise de lAquitanima Tour quelle suit depuis maintenant2 jours. Contrairement à certains de ses compagnons de voyage qui ont déjà pratiqué ces circuits deprésentation de races, Gricell découvre, et elle est emballée. «Cest loccasion pour nous de rencontrer deséleveurs français, de voir comment ils travaillent sur leur exploitation. Cest un contact différent, meilleur,que simplement se rencontrer sur un salon.» Et vu le caractère international des délégations, cest aussivisiblement loccasion de faire connaissance avec les éleveurs belges, et de senrichir mutuellement dequelques "trucs et astuces" sur tel ou tel aspect de la conduite de lélevage de Bazadaise.
    • "Acheter du bétail"Car en effet, la plupart des éleveurs présents connaissent déjà la race et pour certains ensont même éleveurs. Gricell, quant à elle, ne sy est mise que depuis 3 mois, en enrichissant son troupeau deLimousine, Charolaise et Sans Tête, de sept génisses Bazadaise. Si elle connaît la race depuis 2 ans grâce àune première visite sur le Salon de lagriculture dAquitaine, elle est donc plutôt débutante dans la pratiquede la Bazadaise; les conseils quils soient français ou belges sont donc les bienvenus...A lopposé, dautres, comme Jean-Marie Dellier, Belge de son Etat, sont non seulement de grandsconnaisseurs mais aussi de grands convaincus de la race. Et pour cause, depuis 6 ans, il est un des toutpremiers à avoir introduit la race Bazadaise au pays des Blanc Bleu Belge. Aujourdhui, il a 29 Bazadaises«par hobby» comme il dit, et sil revient régulièrement sur le circuit et le Salon Aquitanima cest «pouracheter du bétail». Pas tellement dans un souci de production mais pour "faire connaître la race", et la vendreà ses voisins qui, grâce à lui, la découvre.218 Bazadaises belgesCest notamment le cas de Denis de Vlieghere. Originellement éleveur de laitière à une trentaine dekilomètres de Bruxelles, il «ne veut plus subir le cours du lait, pour ne produire que de la viande». Sur lesbons conseils de Jean Dellier intarissable sur «la facilité de vêlage de la race et sa meilleure qualitégustative», il a opté pour la Bazadaise et lui en a acheté quatre, puis a développé son troupeau... Il adésormais 16 génisses et un taureau de la race, auquel il faut ajouter son premier veau dont il a appris lanaissance lors de la visite du lycée de Bazas! Lui aussi, cest donc pour affaires quil sest déplacé enFrance... Comme au moins 2 ou 3 autres éleveurs du groupe, interessés à des achats rapides. La Bazadaise asemble-t-il irrémédiablement conquis le cœur des Belges!Avec actuellement 218 têtes à travers le plat pays, il nest guère risqué de parier sur son développementrapide. Et peut-être aussi de croisements inattendus: un des grands projets de Jean-Marie Dellier,lambasadeur belge de la Bazadaise, mais aussi adepte du Bison dAmérique, est en effet de «croiser unBison mâle avec une femelle Bazadaise»... Bref, une histoire belge!Solène MericCrédit Photo : Aqui.
    • Le Limousin sacréroi de la Limousine18/05/2013 | Ce samedi 18 mai, de 10h à13h, le salon de lAgriculture prend desallures de défilé avec le concoursinterrégional de la race LimousineQue ceux et celles qui (à raison)soffusquent des mannequins trop maigres qui défilent fréquemment sous lefeu des projecteurs se rassurent. Au Salon, mieux vaut faire envie que pitié,un adage que les Limousines exposées cultivent avec brio en ce samedi 18mai, premier jour de Salon. Ouverture du bassin, morphologie, bonneprofondeur... certes, certains critères différent mais dautres sont bienpartagés: lélégance, lallure, le port de tête. Exposant leurs courbesendiablées sur les rythmes non moins endiablés dABBA, les Limousinessaffrontent sous loeil du juge et du public. Pourvu quelle soit rousse...Des vaches à perte de vue. Pas de doute, on est bien au Salon. Et pour commencer en beauté cette longuesemaine agricole, rien de tel quun concours interrégional de Limousines au cours duquel quatre régionssaffrontent: lAquitaine, le Poitou-Charentes, le Limousin et les Midi-Pyrénées. En fin de course, lunedentre elles se distingue grâce aux bêtes présentées. Alignées sur le ring, les rouquines les plus en vue duParc des expositions passent alors les différentes étapes de cette sélection matinale sans broncher. Sages,dociles, immobiles pour le brossage et ou en rythme pour le défilé, elles attendent le verdict. Rendez-vousimportant pour les éleveurs, ce concours se divise en plusieurs catégories et concerne environ 80 bêtes.Génisses de moins de deux ans, veaux de moins de deux ans, génisses de plus de deux ans, veaux de plus dedeux ans. Quatre rounds, un premier écrémage avant de connaître les gagnant(e)s de cette première matinée.Grognard, Gainsbourg, Gangster, Fuschia...Pour Jean-Michel, 20 ans, habitué du Salon et étudiant en BTSACSE à Périgueux et futur agriculteur, "ces concours permettent de voir défiler ce qui se fait de mieux enmatière de race bovine. Pour la Limousine, il faut être très observateur: morphologie de la bête, élégance dupas, ligne de dos... rien nest laissé au hasard et si on devine avant le verdict qui va gagner, cest tout gagnépour nous aussi!". Cest tout le mal quon lui souhaite. En parlant de mâle (et pas des moindres), parmi ceuxqui ont sorti leurs naseaux du lot: Grognard, arrivé 1er dans la catégorie des mâles de moins de deux ans etGainsbourg (lannée des G, vous laurez compris), arrivé 1er dans celles des mâles de plus de deux ans, tousdeux issus délevage charentais (GAEC Dessalas pour le premier et Alexandre Avril de Fraguier pour lesecond). Après trois heures de défilés, cest finalement le Limousin qui sort vainqueur de ce challengeinterrégional. Exposant deux génisses, deux vaches et deux taureaux (parmi eux le très remarqué Fuschia,GAEC Gilles et Franck Dumond), la région a présenté ce samedi matin le lot de bêtes jugé le plus homogènepar le juge du concours, Sébastien Lagrafeuil, éleveur de Limousines en Corrèze.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Aquitanima Tour International, 10 annéescouronnées de succès18/05/2013 | En 10 ans les Aquitanima Tours ont accueilli plus de 1000 professionnels étrangers, venus detous les continents pour découvrir les races bovines dAquitaineBelge, Bulgare, Colombienne, Espagnole, Estonienne, Américaine,Géorgienne, Irlandaise, Tchèque, Suèdoise, Suisse et Tunisienne...Voilà la longue liste des nationalités des éleveurs venus cette annéesur les «Aquitainima Tours» visiter les élevages dAquitaine deBazadaise, Limousine ou encore Blonde dAquitaine. Une liste quipourtant nest quun échantillon des 59 nationalités représentées surlensemble des 10 ans dexistence du dispositif. Une décennie déjàque ces circuits professionnels contribuent grandement àlexportation de ces races bien loin des frontières françaises. Ce 17mai, lannuel colloque Aquitanima en a encore fourni la preuve.Des circuits tout exprès pensés pour les professionnels par les professionnels, INTERCO et organismes derace en tête; voilà peut-être un des éléments clefs du succès de ces Aquitanima tours. Le pari nétait pourtantpas gagné davance. «La première année, nous avons accueilli en tout et pour tout une petite trentainedéleveurs. Désormais nous frôlons chaque année la centaine de visiteurs et devons même arbitrer lescandidatures par région du monde pour des questions de logistique de traduction», souligne avecenthousiasme Dominique Graciet, Président du Salon de lAgriculture.
    • Et pour célébrer ces 10 ans dAquitanima Tour tout autant que son succès, un petit livret, distribué lors ducolloque, compile de très nombreux témoignages de professionnels étrangers tous satisfaits leur venue sur leterrain aquitain. Que ce soit en terme dinformation, déchange sur les races ou la conduite de lélevage oubien encore pour affaires, le bilan qualitatif est plus que bon, et le développement de ces races à létrangerest aussi un indicateur plus quencourageant.La voie Tchèque de la Blonde dAquitaine ce vendredi soir, le Colloque international dAquitanima, adailleurs donné lieu à un véritable voyage autour du monde sur les traces des races Bazadaise, Limousine etBlonde dAquitaine. Premier intervenant de la soirée, Honza Chroust, éleveur de Blonde dAquitaine enRépublique Tchèque est revenu sur lhistoire de son exploitation qui est la première à avoir implanté desBlonde dAquitaine dans son pays. Un pari dans lesquels sétaient risqués ses parents il y a 22 ans par lachatde 6 génisses. Désormais propriétaire de laffaire familiale, le troupeau compte 60 animaux dont 32 mères.« En 22 ans, ce sont 350 veaux qui sont nés dans la ferme » annonce-t-il avec passion et fierté. Grâce auxBlondes, sa ferme est aujourdhui «prospère». Une implantation de la race visiblement réussie puisquils sontdésormais 13 autres élevages à avoir suivi lexemple de la famille Chroust sur la voie de la BlondedAquitaine."La vaches dont les colombiens ont besoin"Après la République Tchèque, le Colloque a amené sesparticipants en Colombie, où cest la Limousine qui semble avoir conquis le cœur de Sandra Milena delassociation colombienne pour la race Limousine. Batterie de tests et indicateurs techniques à la main, ellenen démord pas, la Limousine, grâce à son adaptabilité et ses multiples qualités, est "la vache dont leséleveurs colombiens ont besoin". Non seulement en race pure mais aussi pour des croisements qui, vus dicipeuvent paraître surprenants, avec les Zébu.Expérimentation grandeur nature. Enfin, dernière étape du voyage, la Castille et Leon avec le témoignage deléleveur Juan Jamon qui sest lancé lan dernier et son son expression dans "une expérimentation" grandeurnature : importer un taureau de race Bazadaise, et voir le résultat de ses amours avec les races autochtonesde son exploitation, la Morucha et la Berrenda. Résultats plus que satisfaisant avec un taux de vêlage de100% et des veaux plus gros à la naissance denviron 4 kg en moyenne. Là encore, satisfaction pour léleveurde son achat aquitain. Une satisfaction dont ont été témoin une soixantaine déleveurs voisins, et dont lesexploitations ne devraient pas rester longtemps sans la présence dune ou deux Bazadaise...Ce vendredi, les Aquitanima Tours ont bel et bien soufflé leurs 10 (premières) bougies et leurs 1000(premiers) visiteurs, mais tout semble indiquer quils ont encore un bel avenir devant eux, à limage des racesquils défendent.Solène MericCrédit Photo : Aqui.fr
    • Quand la chair sevend chère auxenchères18/05/2013 | Ce samedi 18 mai, une venteaux enchères a présenté 5 vaches de racelimousine à des acheteurs locaux. De 3600à 5700 euros, les affaires se font au salon.Aubergine, Chenille, Eclipse,Coquette, Dorure. Cinq prénoms qui valent de lor. Ayant toutes fini leurcarrière de vaches reproductrices, changement de cap pour les rouquinesbien en chair et direction la boucherie. Le malheur des un(e)s faisant lebonheur des autres, des acheteurs locaux ont alors levé la main à qui mieuxmieux en vue de repartir avec le (très) gros lot sous le bras. Boucheries,restaurants, grands magasins, tous ont faim de limousines. De 3600 à 5700euros, pas de quartier pour la viande.Le regard aussi mélancolique que les célèbres Trois Grâces, les cinq grasses du Salon savaient sans doute oùles mèneraient ces chères enchères. La dure loi du ring étant ce quelle est, place à ce second évènementbovin de la journée, la vente aux enchères. Correspondant au cahier des charges des Label Rouge, les cinqvaches présentées ont entre 4 et 8 ans et proviennent délevages du Limousin, de Charente et des Midi-Pyrénées. Suite à la vente, les éleveurs sengagent à aller faire de la promotion chez le boucher ou lerestaurateur acheteur, allant ainsi directement à la rencontre des consommateurs. Pour reprendre les motsdOlivier Rambert, responsable dInterlim (organisme commercial officiel de la race), "Quand leconsommateur achète ou mange de la viande provenant de vaches achetées aux enchères lors dunévènement tel que le salon, il sait quil mange de la viande, de la vraie".Plein feu sur une Eclipse à 5700 euros Côté Palmarès, la Gironde sest distinguée en achetant quatre des cinqbêtes mises en vente. La très mûre Aubergine de 888kg a été achetée 3600 euros par la boucherie PatrickHarriet à Gujan-Mestras; Chenille ne deviendra jamais papillon, acquise 5400 euros par Carrefour Mérignacpour 3900 euros; Coquette se partagera quant à elle entre les boucheries Jean-Claude Chassagne deBordeaux et Escassut Rouchon de Sadirac; Eclipse, grande "gagnante" du rendez-vous, brillera elle aussi ducôté de Carrefour Mérignac, double acheteur de ces enchères avec ici une acquisition record à 5700 euros.Seule Dorure franchira les frontières régionales puisquelle a été achetée par les restaurants limousins Hall-West et la Ripaille pour 5000 euros.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Le Grand rendez-vous de 97appellationsaquitaines18/05/2013 | Le concours deBordeaux-Vins dAquitaine amobilisé quelques mille dégustateursCest une tradition qui,année après année, ne se dément pas : le grand rendez-vous du Concours deBordeaux-Vins dAquitaine sonne les trois coups du Salon régional delAgriculture. A lheure où les élus prononcent leurs discours inaugurauxquelques 813 dégustateurs avaient plaisir à se retrouver pour partir à ladécouverte de vins dAquitaine, en loccurrence des 97 appellationsrégionales … et ceci dans la plus grande inconnue, lanonymat. Cetteexigence renouvelée est un gage de sérieux et donne du crédit aux médaillesdurement méritées.Ils sont œnologues, viticulteurs, négociants, courtiers, maîtres de chai, sommeliers, journalistes ou encoreamateurs qui, par table de quatre, sous lautorité dun chef de table, président de jury dégustent à laveugle.Bernard Artigue, président du Concours et de la Chambre dagriculture de la Gironde le rappelait non sansfierté : « sans vous cet événement naurait pas la notoriété quil a acquise. ». En une heure et demie, deuxheures au plus, quatre mille soixante-quatre échantillons étaient, ce 18 mai, soumis au jugement dun juryrassemblé dans le grand hall du Palais des Congrès. Et grâce à la mise en place dun système de lectureoptique qui autorise une lecture rapide des fiches de notation les résultats sont proclamés dans lheure quisuit la fin du concours. www.concours-de-bordeaux.com2010, 2011, 2012 trois millésimes le plus souvent dégustés cette année. Certains, très jeunes encore, encours de premier élevage nécessitent parfois un effort de compréhension particulier au moment du verdictfinal ; cest inhérent à la responsabilité de dégustateurs qui doivent dépasser leur impression première.Joël AubertCrédit Photo : Agathe Marion
    • L’utilisation des ânes etdes mulets de traitrevient à la mode18/05/2013 | Le concours d’utilisation des ânes etmulets s’est déroulé samedi matin au salon del’agriculture, l’occasion de découvrir de nouvellestechniques de cultureC’est une solution alternative pour répondre aux enjeux environnementaux,économiques et énergétiques que traverse le monde moderne. Pendant quecertains cherchent à inventer de nouvelles techniques pour résoudre cesproblèmes, d’autres préfèrent regarder en arrière et utiliser des moyens qui,jadis, faisaient le bonheur des agriculteurs, tout en respectant le milieunaturel. Souvent perçue comme une technique moyenâgeuse et dépassée,l’utilisation des équidés de trait refait peu à peu surface dans le mondeagricole. Mais pas seulement.Plus robustes que les ânes, les mulets étaient surtout utilisés pour les travaux pénibles, demandant unecertaine force. Croisés d’un âne mâle et d’une jument, les mulets se rapprochent plus des chevaux et sontnaturellement plus grands que les ânes. Dans les campagnes, l’utilisation des mulets est multiple et certainscommencent à remplacer leurs machines agricoles par ces animaux sympathiques. D’abord dans les vignesoù de plus en plus de viticulteurs utilisent ces équidés pour labourer leurs parcelles. « Cela évite d’affaisserles sols comme on peut le voir sur beaucoup de parcelles de vignes » nous explique Ophélie Lecampion,animatrice de l’association « Races Mulassières du Poitou » et présente au Salon de l’Agriculture àBordeaux.« C’est une technique efficace et rentable. Il n’y a pas de dépenses en énergie, c’est un avantageéconomique. Beaucoup l’utilise déjà dans l’agriculture biologique ». Pas de substances chimiques, pas depolluants, une méthode parfaitement en accord avec la protection de l’environnement et le développementdurable. Aujourd’hui, certains reviennent à utiliser le mulet de trait pour le maraîchage (culture de légumeset de fruits), ou encore le débardage (transport des troncs d’arbres hors de la forêt).« Un côté ludique »Si les ânes et les mulets retrouvent une seconde jeunesse dans les champs, c’est aussi le cas dans les villes,où ils commencent à s’installer doucement. Quelques communes sont tombées sous le charme de ceséquidés. Ces derniers sont désormais conviés à des tâches de nettoyages et d’entretiens. Ils sont notammentutilisés, pour le ramassage des déchets domestiques ou encore l’entretien des espaces verts. « Cela comporteun côté ludique. Les enfants peuvent ainsi venir voir l’âne à chaque passage. C’est toujours plussympathique qu’un camion qui vient ramasser vos poubelles.De plus en plus de villes s’intéressent à cela » explique Ophélie Lecampion, qui a l’habitude de promouvoirles différentes races d’hybrides de son association. « Les ânes sont aussi utilisés en loisir où beaucoup debalades et de randonnées sont organisés pour les touristes » continue-t-elle. L’été, l’Île d’Oléron fait parfoisappel à des mulets pour nettoyer les plages de la région. Un moyen efficace, économique, ludique etécologique qui séduit de plus en plus.Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • LIGP: quand le territoire devient une valeurajoutée18/05/2013 | Ce samedi 18 mai au Salon de lAgriculture dAquitaine se pose le stand des Assises Mondialeset Européennes de lOrigine.Cette année, elles ont pour particularité dêtre internationales. On yprésente les produits placés sous IGP, Identification Géographique Protégéeau niveau européen. Piments d’Espelette et foie gras du Sud-Ouest sontvalorisés par le stand. Des professionnels tels que Marc Roose et BenjaminLabelle vous expliquent les enjeux de la protection par l’IdentificationGéographique des produits agricolesL’Aquitaine est l’une des régions qui compte le plus de produits IGP. Cette mention permet la valorisation etla protection des produits issus dun espace géographique particulier. Ils regroupent à la fois la productionviticole et les produits régionaux tels que le piment dEspelette, le jambon de Bayonne ou encore le FoieGras du Sud-Ouest. Le but étant de protéger le savoir-faire des producteurs de la région et de renforcer lelien entre le produit et son territoire dorigine.Rappelons que le produit possède des caractéristiques uniques, propres à son lieu de production.« IGP : en moyenne 10 ans »Mais alors comment placer un produit sous IGP ? La démarche est simple, mais le circuit est long. « Placerun produit sous IGP est plus long que de mettre en place une marque territoriale » souligne BenjaminLabelle, coordinateur aux Assises de lOrigine. Il faut dabord effectuer une demande à lINAO, InstitutNational des Appellations dOrigines. Puis, mettre en place un cahier des charges qui fixe des méthodes deproduction. En effet, le produit se doit de répondre à un certain nombre de critères.
    • On compte: le lien au territoire, une production homogène, de la qualité. Cest un long processus qui peutprendre en moyenne dix ans.Marc Roose, Directeur IGP Foie Gras du Sud-Ouest explique :« les produits placés sous IGP sont vendus en moyenne 16%plus chers que les produits non protégés ». Un prix qui est dûau cahier des charges, ajouté aux différents contrôles effectuésdurant lannée qui augmentent les coûts de production etentraînent ainsi des prix à la vente plus élevés. LIdentificationGéographique Protégée, cest la réservation dun termegéographique pour un produit. Elle se base sur la réputation decelui-ci qui sobtient avec la tradition. Une histoire qui sinscritdans la durée.Il poursuivra en disant que le produit Foie Gras du Sud-Ouestplacé sous IGP, le nom Sud-Ouest ne pourra pas être utilisépour nommer d’autres produits.A Marc Roose, dajouter: « Il vous faut bien comprendre que lemot Sud-Ouest a de la valeur. Il était de notre devoir de leprotéger ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Chevaux detrait, unconcours qui ade l’allure18/05/2013 | Le cheval Miroir duRoz en compagnie de sonpropriétaire, grand vainqueur duconcours, Eric LabedadeCe samedi 18 mai, setenait au salon de l’agriculture bordelais, Aquitrait, le concours des chevauxde trait. Devant une petite centaine de spectateurs impressionnés, onzechevaux ont défilé sur la nouvelle carrière extérieure du salon. La pluie n’apas découragé les concurrents (neuf éleveurs au total) venus de toutel’Aquitaine pour l’occasion.Il existe au total neuf races de chevaux de trait en France. Trois étaient présentent sur le salon. Bretonne,Comtoise et Percheronne. Pesant entre 750 et 800 kilos, ces beaux bébés ont fasciné le public. Autant direqu’on ne se sent pas très grand à côté de ses chevaux intimidants. Ces grands étalons se sont livrés à unconcours imposant, remporté par Miroir du Roz, un cheval de race bretonne. Sa belle crinière blonde a sansdoute fait pencher les résultats en sa faveur et a séduit le jury. Son propriétaire landais, Eric Labedade, nousa confié : « Le concours s’est très bien passé, je termine premier, c’est une belle journée. Je suis trèsheureux ».« Une passion tout simplement »Jugés sur leur allure (marche, trot), leur conformité (qualités physiques) et leur présentation (toilettage), lesconcurrents ont dû rendre une prestation exemplaire pour décrocher le fameux sésame. Un contrôleimpeccable du cheval est exigé lors de ces concours. Le trot ou le pas doit être régulier, équilibré et engagé.Jean-Baptiste Lamote, propriétaire de trois chevaux de trait au concours et premier dans la catégorie étalonsComtois évoque sa passion. «J’aime beaucoup ces chevaux. Ce n’est pas simplement pour les utiliser que jeles élève, c’est surtout par pur loisir. Nous faisons souvent des échanges avec d’autres éleveurs. C’est unepassion tout simplement ».Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • Trois hommes etune génisse19/05/2013 | Que serait le Salon delagriculture sans sa belle histoire?Il était une fois une petite génisse, la plus jolie quon eût su voir, son naisseuren était fou, son éleveur un peu plus fou et son propriétaire plus fou encore.Elle sappelait Salinoise Hacienda mais tout le monde lappelait Hacienda.Née le 20 août 2012, cétait la benjamine du Salon en mai 2013, lun des piresmois de mai que les hommes aient connu. Elle était si belle et si mignonneque chacun voulait la voir, la toucher, la caresser. Par prudence, ses troishommes veillaient sur elle...Il est des petites histoires qui rendent un grand Salon mignon. Celle dHacienda en est une. Née dans leCantal chez Noël Damon en août dernier, elle est élevée à Marmanhac chez Laurent Dupuy mais appartientà Thierry Gauthier. Si jeune et déjà partagée entre trois hommes... Les génisses gérant semble-t-il bien cegenre de situations, Hacienda est en fait comme un coq en pâte dans son petit box du Hall 4, entre ses troispapas cantalous, aussi fiers les uns que les autres. Pour reprendre les mots de T.Gauthier, son propriétaire, "cest une histoire de copains, elle vit chez Laurent, est née chez Noël mais elle est à moi! Noël me la offertpour mes 40 ans ", avant de rajouter, non sans humour, " je ne la vois pas tous les jours mais jappellesouvent pour avoir des nouvelles, cest ma fille ".Un pedigree de princesse En plus de bénéficier du statut star de plus jeune bête du salon, notre désormaiscélèbre Hacienda peut aussi se vanter dêtre bien née. Sa mère-grand fut en effet sacrée deux fois " grandechampionne " au Sommet de lélevage de Cournon et a été sélectionnée parmi les quinze bovins quireprésentaient la France lors de la Confrontation Européenne de 2010. Derrière ses grands cils blancs, " lafille de Thierry " respire pourtant la modestie et ne semble pas dépasser par ce rôle de Primholstein la plusen vue du Parc des expositions. Autre qualité de la bête qui va concourir en début daprès-midi avec sacopine Hezbollah dans la catégorie " génisse Primholstein de moins de 12 mois ", le fair-play; les deuxamies noires et blanches partagent en effet le même foin moins de deux heures avant le début des hostilités.Plusieurs papas, la clé du succès donc.Lise GallitreCrédit Photo : Canal Com
    • La revanche desbrunes fières deleur présence àAquitanima !19/05/2013 | Ce dimanche 19 mai, àl’occasion du Salon Aquitanima, lesvaches défilent.Elles s’avancent, se laissent guider par leur maitre, performent face à unpublic admiratif. Les blondes ayant fini leur tour de piste, les brunesprennent place. C’est la présentation des races brunes et Jersiaise sur le ringcentral du Hall 4. Elles ne sont pas en reste.Le berceau de ces belles : l’Auvergne. Ces vaches, originaires des montagnes, jouissent d’une excellenteréputation quant à la production laitière. Les brunes, fières de leurs robes qui leur sied si bien et les rendentsi spéciales, s’avancent sur le ring. Prêtes à charmer leur public, elles gardent une certaine discipline. Unepar une, guidées par leur maitre respectif, elles font un tour de piste et s’arrêtent face au podium. Vient alorsl’heure des critiques. Le présentateur énonce l’histoire de la race, décrit l’animal en général et détaille lavache présentée. Il évoque : la couleur de sa robe, un gris plus ou moins foncé. Son squelette, grand et d’uneforte solidité, sa taille, environ 1m46, sa bonne ligne de dos, son bassin large et propice à la reproduction, etla qualité de ses sabots qu’elle doit à ces déplacements dans les hauteurs de nos régions. Son atout majeur :une auréole autour du mufle. Autant de caractéristiques qui font de la race brune, une race souvent présenteau sein des concours. Sa réputation n’est plus à faire, elle la précède. En 2008, les professionnels du milieubovin ont pu constater une augmentation de plus de 6% des effectifs de la race brune, soit 1 millier devaches supplémentaires. Enfin, les brunes s’en vont, les Jersiaises entrent en scène. Au présentateur des’écrier : « Quelle race ! » C’est vous dire l’effet que ça fait. Preuve que l’on peut-être belle et efficace, cesvaches produisent en moyenne 5800 kg de lait. Son atout majeur : un taux de protéine s’élevant à environ40%. La race jersiaise occupe une place de choix parmi les laitières.« Je garde mon amour du métier »Face au ring, Didier Moreau, éleveur dans le NORD Charente, assiste luiaussi à la présentation : « Ce qu’il y a de bien avec elles c’est que non seulement elles bénéficient d’un trèsbon taux protéique et de matières grasses, mais en plus, elles sont très douces ». Il possède un élevagecomposé de 25 bêtes nées par insémination artificielle. Plus tard, il précise : « j’étais le seul éleveur debrunes sur la présentation Aquitanima, on m’a coincé et du coup me voilà. Ce n’était pas prévu (rires)». Ilpoursuit : « J’ai commencé en 1982. Dans la famille, on est éleveur de père en fils. Je vous avouequ’aujourd’hui le contexte est difficile et ça c’est dû au prix du lait. Il n’arrête pas de baisser et c’est dur detenir. Mais quand je vois mes bêtes, je suis fier. Grâce à elles, je garde mon amour du métier ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Une ferme grandeurnature au sein duSalon19/05/2013 | « Quelle quantité d’aliment unporc mange-t-il par jour ? » vous ne savez pas?Le Salon de l’Agricultured’Aquitaine vous offre la possibilité de combler vos lacunes. Des ateliersludiques sont organisés pour une session découverte. C’est la reconstitutiond’une ferme grandeur nature. Ovins, bovins, palmipèdes, volailles, vignes, ily en a pour tous les goûts. Les étudiants de Bordeaux Sciences Agro,organisateurs du projet, racontent.Pour la deuxième fois, les étudiants de première année de BordeauxSciences Agro, ont tenté de reconstituer la ferme au Salon del’Agriculture d’Aquitaine. Pari relevé, pari gagné. On y retrouvetous les éléments constitutifs d’une « vraie » ferme : bureau del’agriculteur, espaces ovins, porcins, volailles, palmipèdes,horticulture. Les animaux y sont mis à l’honneur et deviennentrapidement une source de découverte. Le but : familiariser lesparticuliers avec un environnement qu’ils connaissent trop peu. Etpour ce faire, rien ne vaut les jeux. C’est la création d’ateliers :Monopoly, jeux de l’oie avec les canards, atelier traite des vaches,dégustation de lait à l’espace bovin, transformation de fromage,dégustation de fruits et légumes. Tout un monde pour s’amuser, etapprendre, bien sûr.« C’est du pur volontariat »A Solène, étudiante en agronomie d’ajouter : « Pour les ateliers, on a fait desquestions adaptées à deux niveaux d’âge. Ce week-end nous recevons les particuliers mais à partir de mardi,on nous envoie des classes allant du CP au début collège ». Au Salon de l’Agriculture d’Aquitaine, les rôless’inversent. La semaine prochaine, nos élèves s’occuperont des classes. Les ateliers se dérouleront sur lademi-journée. Plus tard, Florian, lui aussi étudiant, confiera : « C’est du pur volontariat. L’école nous en aparlé et on a accepté. Ca fait du bien de changer de décor».Au Salon, le changement, c’est maintenant !Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Joël Planteur éleveurde lamas depuis dixans!19/05/2013 | Au Salon régional de lAgriculture,les passants ne sont jamais au bout de leurssurprises. Ainsi, derrière le foin et le bétail secache un stand peu ordinaire.Face au stand des Assises de lOrigine, Joël Planteur guette. Un motdaccueil : « Bienvenue à la ferme ». Cest le stand de léleveur de lamas.Après une longue carrière de gendarme, cest la reconversion. Un virage àtrois-cent soixante degrés. Lenfant de paysans se découvre une passion.« Le lama est un animal méconnu. Mais moi je lai découvert » déclare Joël Planteur, éleveur de lama,admiratif. Large sourire et émotion sincère à lévocation de son troupeau. Il est éleveur depuis dix ans mais ila baigné dans le milieu toute sa vie. Il est fils et petit-fils de paysans. Nostalgique, il raconte : « Il y a plus dequinze ans jétais Secrétaire de lAssociation des Alpagas et lamas de France ». Ces deux animaux sont issusde la même famille mais présentent des caractéristiques différentes. Lalpaga est de petite taille et estpréférable pour la production de laine. Ils sont tous deux des animaux domestiques. Aujourdhui, sonélevage se compose dune vingtaine de lamas qui vivent dans sa ferme située à Saint-Paul, près de Blaye enHaute-Gironde. Afin dobtenir un tel résultat, il a effectué une sélection de géniteurs après lachat de lamasen provenance du Chili. Cette importation lui permet une génétique plus variée.Lanimal doit avoir une belle laine, une belle allure, et un bon comportement car celui-ci dépend de lagénétique. Ce sont là les critères de beauté. Mais au-delà de son physique, le lama apparaît comme un outilmultifonctions. Ce camélidé est pratique pour lagrément, cest un excellent débroussailleur et un parfaitanimal de bat. Avec lui, chacun y trouve son compte. A Joël dajouter : « faites une randonnée avec un lama,vous allez vous régaler ! Il voit tout, il entend tout, cest formidable » sexclame léleveur, en agitant lesmains. Comme sil touchait ses bêtes. Tout un spectacle. Après avoir suivi une formation, lhomme sestspécialisé dans la production de lamas gardiens de troupeaux: « Jai passé trois ans à apprendre ce métier. Cenest pas rien tout de même»."Et en plus cest écologique"Le concept consiste à introduire un mâle dans un troupeau de moutons afin de protéger ces derniers desprédateurs. Lanimal choisi doit être un mâle vigoureux avec des parents ayant un instinct défensif: « Audébut, il faut un temps dadaptation parce-quils ont peur les uns des autres. Mais vers deux ans et demi, cestune merveille et ça fonctionne très bien ». Dans un premier temps, le lama doit simprégner du troupeau ausein duquel on lintroduit. A force, il finit par croire quil est parmi les siens. Il effectue une surveillanceconstante. Ses performances en terme dacuité visuelle et daudition, font de lui un excellent gardien. A Joëlde poursuivre : «Et en plus cest écologique ».Pour réaliser lacquisition dun animal de ce genre, comptez entre 1100 et 1600 euros pièce.Aurélie Gruel - Crédit Photo : Aqui.fr
    • Lamélioration génétique et linsémination :comment ces procédés améliorent la rentabilité desvaches20/05/2013 | Olivier Valles, éleveur près de Castres, est adhérent à Midatest, une coopérative ayant pour butde choisir les meilleurs reproducteurs de vache à laitSa robe noire et blanche, ses os saillants et ses mamelles rebondies en fontune créature singulière de la race bovine. La Primholstein (cest son nom)est pourtant la première vache laitière au monde. Depuis une cinquantainedannées, la productivité de son précieux breuvage a été grandementaméliorée grâce au procédé de la sélection génétique et linséminationartificielle. Une technique toutefois insuffisante pour pallier à la crise duprix du lait en France.« Aujourdhui, environ 90 à 95% des éleveurs de Primholstein pratiquent linsémination artificielle » affirmeOlivier Valles, éleveur lui-même de vaches laitières à la SCEA en Crozes de Labruguière, près de Castres.Ce procédé permet en effet, entre autres critères, daméliorer la productivité en lait de ces bovins. Le gainserait non négligeable si lon en croit lagriculteur : « Il est difficile de donner un chiffre, mais on peut direque, grâce à linsémination, on est passé à une production de 6000 kg de lait/vache/an à 9000. » Par quelsprocédés lhomme peut-il améliorer les rendements de ces bovins?
    • Midatest, une coopérative dagriculteurs travaillant avec des centres dinsémination animale en Aquitaine etMidi Pyrénées, fait partie de ces structures qui tendent à « améliorer les performances technico-économiques» des élevages dagriculteurs. « Nous conduisons des schémas de sélection sur des races de bovins définies »explique Serge Bridon, responsable du schéma de sélection des Primholstein. Concrètement, il commencepar opérer une sélection des meilleurs animaux de la race (à partir des bovins des adhérents de la coopérativeet/ou en achetant des taureaux dans le monde entier). Plusieurs critères entrent en ligne de compte : lamorphologie, la production de lait (calculée par lINRA, Institut national de la recherche agronomique), lescaractères fonctionnels comme la résistance aux maladies, ou les critères de reproductivité. Cela formelindex génétique de lanimal. Une fois les meilleurs reproducteurs choisis, il les accouple. Les génisses quinaîtront par la suite seront élevées par les adhérents de Midatest, et seront inséminées. Puis, les descendantsdu taureau recevront leur index génétique. Sils correspondent aux critères de la race, cela veut donc dire quele taureau « père » est un bon reproducteur. Sa semence sera donc prélevée à grande échelle, congelée etvendue à des éleveurs du monde entier. Quant aux veaux descendants, ils seront à leur tour évalués sur leurcapacité de reproduction. Des catalogues permettent ainsi aux agriculteurs de choisir le taureau répondant lemieux à leurs critères.Crise laitièrePourtant, avec la crise du prix du lait, certains éleveurs seraient tentés de réintroduire un taureau au sein deleur troupeau au lieu dinséminer, glisse léleveur Olivier Salles, car ce procédé coûte plus cher à la base. «Mais il ne sagirait que dun gain à court terme » poursuit-il. Aujourdhui, cet éleveur, qui est aussivétérinaire, confie son désarroi à propos dune crise quil subit de plein fouet: « latelier lait perd de largent.Si vous ne vendez pas dautres produits à côté, vous ne pouvez pas vivre de la production laitière ». Il pointepourtant la pénurie actuelle de lait, due aux sécheresses dAustralie et Nouvelle-Zélande, mais aussi le refusdes laitiers, industriels et grandes surfaces, dadapter le prix du lait aux coûts de production, qui ontfortement augmenté avec la hausse du prix des matières premières, céréales notamment. « Dans cette filière,cest lacheteur qui dicte les prix, vous trouvez ça normal? » interroge-t-il. Pourtant, il ne faudrait pas grandchose, selon lui, pour sauver les producteurs de lait : « une augmentation de 5 centimes du litre de lait nouspermettrait de vivre. » Mais le problème, selon lui, est plutôt politique : « il y a une absence de volonté desauver la filière ». Une réunion a pourtant eu lieu le 8 avril dernier au ministère de lagriculture entre lesindustriels, les grandes surfaces et les producteurs de lait afin de trouver une solution. Stéphane Le Foll, leministre de lagriculture et Jean Marc Ayrault ont également proposé fin avril une hausse de 2,5 centimes duprix du litre de lait, sur sept mois. Léleveur tarnais reste toutefois positif "Nous faisons ce métier parpassion. Jai encore lespoir de pouvoir en vivre".Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Equitaine: Un vent d’Ouestau salon de l’agriculture19/05/2013 | Les cavaliers se sont essayés à diversesépreuves alliant technique et précision.En ce dimanche 19 mai, la carrièreextérieure du salon de l’agriculture a pris des airs de Far West. Auprogramme pour ce deuxième jour d’Equitaine, des démonstrations, unconcours de « monter en amazone » et des démonstrations d’équitationwestern. Pour les fans de cow-boys et de Sergio Leone, c’était la journée à nepas manquer.Le monter en amazone n’est pas une discipline de l’équitation. C’est une façon de monter son cheval. Al’époque réservée aux femmes, c’était une technique utilisée par les cavalières pour qu’elles puissent montertout en gardant leur jupe. Cette façon de monter se différencie de la façon traditionnelle à califourchon. Lescavalières qui montent en amazone doivent mettre les deux jambes du même côté, en général le flanc gauchedu cheval. Une selle spéciale (à deux fourches le plus souvent) est requise.Une dizaine de cavalières, toutes aussi douées les unes que les autres, étaient présentes pour cette journéeamazone. Vêtues de leur costume traditionnel, l’élégance et la grâce étaient au rendez-vous. A l’image d’unconcours artistique, «les filles sont notées sur la technicité, la beauté, l’harmonie avec le cheval, le thèmechoisi, la musique…» explique Emilie Laut, cavalière amazone depuis 2006. «Leur position doit êtrecorrecte. Elles doivent rester droite tout en réalisant des figures de dressage tel que le pas de deux, le trot oule galop». Quelques compétitions sont parfois organisées pour promouvoir cette technique, peu pratiquée enFrance. «On peut l’utiliser pour plusieurs disciplines de l’équitation, comme le dressage ou le sautd’obstacle » conclue Emilie Laut.Un show à l’américaineBarres, petit pont, portail, bidons, nombreux étaient les obstacles présents lors de la démonstrationd’équitation western le dimanche après-midi. Avec leur chapeau large, leurs bottes de cuir, leur pantalonsolide et leurs éperons, les cowboys du jour se sont frottés à des exercices tels que la stabilité au milieu desbarres (recul avec le cheval) ou le lancer de lasso. William Martyn, fan inconditionnel de l’équitationwestern, nous éclaircit sur le sujet : «Tous ces exercices sont liés à l’épreuve de Trail Ranch. Cette disciplinea pour objectif de reproduire sous forme de parcours, les obstacles que peut rencontrer un cavalier dans lanature : des rochers, des branches, des cours d’eau etc. ». D’autres épreuves d’équitation western existent,comme le show man ship (contrôle du cheval à la main) ou le Reining (cercles, demi-tours et arrêts glissés)qui est l’épreuve phare de la discipline. « Le Quarter Horse est la race de cheval emblématique del’équitation western. On utilise aussi d’autres races comme les Appaloosa ou les Paint Horse » nousapprend William Martyn. « Cette discipline, c’est toute ma vie ». Django n’a cas bien se tenir…Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • LAquitaineexpose ses plusbelles blondes auSalon19/05/2013 | Le poil doré et lescourbes rondes, les blondesdAquitaine représentent la région enbeauté au Salon.Au fond du Hall 4, elles exposent leur teinte miel et leurs courbes folles dansle calme. Au repos, après avoir participé aux concours de la veille où Dantonet Belle ont été sacrés, elles savourent leur fin de salon puisque demain soir,retour à la ferme pour les belles blondes dAquitaine. Jetant un oeilbienveillant sur ses quatre bêtes, Max Laparre, éleveur à St-Eutrope-de-Born en Lot-et-Garonne depuis 30 ans, semble très satisfait de son salonbordelais. Portrait dun éleveur qui préfère les blondes." Cest avec elles que je suis né et cest avec elles que je vis depuis, on sy fait vite à ces bêtes-là, ce sont desvaches en or! ". Semble-t-il heureux de son sort, Max Laparre élève ses blondes dAquitaine depuis trenteans dans la campagne lot-et-garonnaise. Ayant pris le relais paternel, ce fils déleveur vit et travaille dans laferme familiale où ses 90 bêtes à la robe miel côtoient céréales et pruniers. Depuis trois ans, il exposequelques-unes de ses têtes au salon bordelais; cette année, Gimmy, Hirondelle, Gloria et Floralie sont venusavec lui exhiber leur fière allure sur le ring, si bien que cette dernière ( 2 ans et demi et 960 kg ) a hier étésacrée " championne espoir femelle " dans la catégorie " blonde dAquitaine de 2 à 3 ans ". Max Laparre nenest pas à son coup dessai en matière de bête récompensée puisquen février dernier, sa Cigale (mère desprécitées Hirondelle et Gloria) sest distinguée, et correctement! En effet, il sagit à ce jour de la plus grossevache du monde avec 1445 kg au compteur. " Cest un bon souvenir ce sacre parisien; jaurais aimé veniravec elle cette année mais elle a accouché hier, lannée prochaine peut-être."Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Salon de lAgriculture : lesEspagnols, ces bons clientsdes éleveurs aquitains20/05/2013 | Iria Domingo et Fernando Garciareprésentent la province de Salamanque, dont le salonagricole est partenaire avec le Salon de lAgricultureParmi les stands régionaux du Salon de lagriculture Aquitaine, une localitéibérique vient, elle aussi, promouvoir ses produits locaux : la province deSalamanque. Fruit dun partenariat entre le Salon de lagricultureAquitaine et son alter ego espagnol à Salamanque, Agromaq, cet échangepermet aussi aux éleveurs aquitains dexporter leurs bovins sur la péninsuleibérique.Être plus fort à deux : cest comme cela que Pierre Lesparre, commissaire adjoint dAquitanima, explique lamise en place de ce partenariat, il y a six ans. « Ce sont les deux seules foires agricoles de lEurope duSud. », précise-t-il.Côté espagnol, le salon est avant tout une vitrine des produits artisanaux de la province. « Nous avons peudindustrie, mais le secteur de lagriculture occupe une place prépondérante. Cest donc important pour nousde venir promouvoir nos produits ici » confie Iria Santodomingo, hôtesse daccueil sur le stand de ladélégation. Parmi les produits proposés, la charcuterie occupe une place de choix : chorizo, lomo, saucissonet autres cochonailles sont proposés aux visiteurs, en plus des vins, fromages et biscuits. Ce coup deprojecteur est dautant plus important que les effets de la crise se font ressentir dans cette province proche duPortugal : « Le problème, cest que les coûts de production sont plus élevés sur ces produits mais nousdevons les vendre au même prix, voire même moins chers quavant » confie Iria.Améliorer la productivité des bovins ibériquesCôté français, les Aquitains sont présents lors du salon de Salamanque pour promouvoir notamment descircuits techniques aux éleveurs étrangers, les Aquitanima Tours. Cette année, 90 éleveurs du monde entieront ainsi pu visiter, trois jours avant la foire de Bordeaux, des exploitations de bovins (Blondes dAquitaine,Bazadaises et Limousines). Le but? Vendre ces races aux Espagnols, qui possèdent des vaches autochtones,« pas très prolifiques en viande » souligne Pierre Lesparre. Les agriculteurs espagnols opèrent donc descroisements de race pour améliorer la productivité de leurs troupeaux en viande. Juan Gallego, éleveur prèsde Salamanque, fait partie de ces agriculteurs. Depuis six ans, il vient sur le Salon à Bordeaux. Il a déjàimporté un taureau bazadais et des femelles limousines. Il ne donnera pas de chiffre mais il affirme quelamélioration de la productivité de ces vaches en viande se ressent très rapidement et permet daugmentersensiblement les revenus dune exploitation en cinq à six ans. Cette année, il va peut-être acheter desgénisses bazadaises. Le business est donc plutôt porteur pour les agriculteurs aquitains, même si, criseoblige, les ventes sont plus compliquées actuellement, confie Christine Pécastaingts, directrice de lagenceInterco en charge dorganiser les circuits Aquitanima Tours.Elodie Souslikoff - Crédit Photo : Aqui.fr
    • Quand Aqui vagabonde avecles confréries …20/05/2013 | Attention à vous, vous risqueriez de tomber surune noix.Et pour le coup, elle est bien grosse. C’est la confrérie de la Noix duPérigord, qui en ce lundi 20 mai, a su honorer de sa présence notre Salon del’Agriculture d’Aquitaine. Mais elle n’est pas la seule. D’autres confrériesnous on rejoint. Elles paradent, posent sous les flashs en véritable stars etentonnent des chansons basques sous le Hall 4. C’est l’arrivée des confréries.Elles nous parlent produits.En cette journée de la Région Aquitaine, le folklore est auprogramme. Et qui dit folklore, dit confrérie. Et elles sont là,vivantes, mouvantes, en pleine forme. Toujours prêtes à défendreles produits emblématiques de leurs régions, dès que l’occasion seprésente, elles répondent fidèlement aux questions : « Noussommes les membres de la confrérie de la Noix du Périgord,originaire de la commune de Nailhac en pays de Hautefort » crie undes membres d’un ton jovial. A un autre de poursuivre : « On vientici pour promouvoir le produit de la noix. Il en existe plusieursvariétés, toutes protégées par l’AOP et l’AOC ». A Gérard Debet,ancien producteur de noix et actuel membre de la confréried’ajouter : « la noix du Périgord est pratiquement naturelle. C’estun pur produit de notre terroir. On se retrouve à chaquemanifestation. On vient représenter notre produit et à travers lui,notre région »."Notre piment met le plat en valeur"Plus tard, en parcourant l’allée face au ring du Hall 4, on tombe nez à nez avec trois autres confréries, toutesvenues promouvoir leurs produits régionaux : la Confrérie du Piment d’Espelette, celle du Gâteau basque etenfin celle de la Cerise d’Itxassou. Après trois ans d’absence, ils reviennent et remettent le couvert pour unnouveau mariage. cest une histoire qui dure me direz vous. Dominique Pocorena, producteur de piment àEspelette témoigne : « On a pas choisi de se mettre ensemble par hasard. Il y a un plat typique de chez nousqui consiste à préparer le veau avec du piment d’Espelette : c’est l’Axoa. Vous voyez, notre piment va avectout. Sans prendre le dessus sur aucun autre ingrédient, il met le plat en valeur. Ensuite, il y a la Confrérie duGâteau Basque et celles de La Cerise d’Itxassou. Après le repas, ça vous fait un bon dessert ! (rires) »Au Salon de l’Agriculture d’Aquitaine, les confréries taquinent et avec elles on déguste !Aurélie Gruel - Crédit Photo : Aqui.fr
    • Stéphane Le Foll, pour "une agriculture duterritoire" sur le Salon de lagriculturedAquitaine20/05/2013 | IGP, élevage, PAC... ce 20 mai, Stéphane Le Foll, Ministre de lAgriculture, delAgroalimentaire et de la Forêt était sur le Salon régional de lagriculture dAquitaine.Officiellement présent sur le Salon de lAgriculture à loccasion dulancement des Assises mondiales et européennes de lOrigine,Stéphane Le Foll a également profité de sa présence à Bordeaux,deuxième Salon de lagriculture après Paris, pour tenter de rassurerles agriculteurs sur les choix politiques et orientations nationales eteuropéennes qui les concernent. Rappelant lattachement de laFrance à une conception dune agriculture en lien avec sesterritoires, et tenant au respect de ses signes dorigines et de qualité,il a évoqué la mise en place dun futur cahier des charges « viandede France », afin de valoriser la production française.Lors de son discours de lancement des Assises mondiales et européenne de lOrigine, le Ministre la affirméhaut et fort : à la valorisation de la production via des marques commerciales, liant les productions agricolesà des process industriel de production, la France revendique "une conception dune agriculture qui segmenteet valorise son offre en se fondant sur le lien entre un produit, un territoire, une histoire et un terroir". Bref,le Ministre de lagriculture se pose et se posera comme un ardent «défenseur des indications géographiquestant au niveau européen que mondial».
    • "Une ambition pour lhumanité"Concernant la politique agricole mondiale, il considère que plus quuneconception de lagriculture, la défense et la promotion du lien entre produit et territoire doit être « uneambition pour lhumanité ». Une telle agriculture apparaît pour le ministre comme la réponse au problèmedalimentation dune part importante de la population mondiale. Une malnutrition en partie causée selon luipar les politiques de spécialisation agricole géographique qui ont montré leur inefficacité.Des déclarations certes de circonstance quil veut pourtant traduire en actes, soulignant non seulement lavigilance constante de la France en la matière au niveau européen mais annonçant, aussi, pour le mois dejuillet la mise en place , avec les filières, dun cahier des charges «Viande de France». Celui-ci créerait « unvéritable référentiel comprenant des critères liés à lorigine, au bien-être animal, aux conditions sanitairesmais aussi sociales ». Objectif : « faire une identité des viandes de France pour mieux les valoriser dansleurs diversités »."Modifier les règles de la contractualisation commerciale" Parmi les autres sujets évoqués au Parc desexpositions, Stéphane Le Foll sest voulu rassurant, réaffirmant les projets du gouvernement de "modifier lesrègles de contractualisation commerciale afin de tenir compte au mieux des contraintes de production desagriculteurs". Autres sujets de « réconfort », à destination des viticulteurs cette fois, "aucune taxe sur lesvins na jamais été envisagée par le Ministère de lagriculture", affirme-t-il. Quant à la PAC, Stéphane le Folla réaffirmé dune part la position de la France hostile sur le découplage des aides à lélevage, et dautre part lanécessité de conserver une organisation commune de marché viti-vinicole.Solène MericCrédit Photo : Aqui.fr
    • La journéeAquitaine lancée parles élus du ConseilRégional20/05/2013 | Alain Rousset, président duConseil régional dAquitaine, sest prêté àlexercice du tour de piste du salon delagriculture.La journée Aquitaine du Salon de lAgriculture a été inaugurée hier par untour du salon des principaux élus et représentants de lagriculture de larégion : Alain Rousset, président du Conseil régional dAquitaine, Jean-Pierre Raynaud, vice-président du Conseil régional dAquitaine en chargede lagriculture et Dominique Graciet, président du Salon. Loccasion poureux daller à la rencontre des agriculteurs et producteurs locaux.Vêtus dun gilet « Aquitanima », les élus et représentants ont arpenté les allées du salon durant presque deuxheures. Du Cercle Culinaire aux chasseurs dAquitaine en passant par les trufficulteurs de Brantôme,linterprofession laitière du sud ouest Cilaisud ou encore les éleveurs de vaches, chevaux et autres poules,lélu de la région Aquitaine a serré beaucoup de pinces ce matin-là. Une sortie de terrain quil a exercée debonne grâce, nhésitant pas à monter en cariole ou approcher les bovins confinés dans le hall 4. Traditionlocale oblige, les dégustations de bonne chair et vins de la région ont ponctué cette matinée, du stand desEleveurs Girondins à lincontournable table de Pierre Oteiza, producteur et artisan basque.La marque Sud Ouest pour se différencierDans un hall plein à craquer, la petite troupe de représentants locaux a ensuite accueilli le ministre delagriculture, Stéphane Le Foll, de passage à loccasion des Assises mondiales et européénnes delOrigine qui démarrent aujourdhui. Devant un parterre de journalistes et professionnels du secteur agricole,Alain Rousset a souligné limportance quil porte pour la marque Sud Ouest, un label agroalimentaire lancéconjointement par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées il y a un an. Il a également rappelé louverture le12 juillet prochain de la première maison Sud Ouest en Chine, à Wuhan, qui sera en fait un magasin deventes de produits locaux. Il a enfin eu un dernier mot pour les jeunes agriculteurs et le besoin derenouvellement de la profession. Selon une étude du projet Raudin (recherches aquitaines sur les usagespour le développement des dispositifs numériques), la moyenne dâge des chefs dexploitations est en effetde 49 ans sur le territoire aquitain en 2011. Lélu de la région a ensuite laissé la parole au ministre StéphaneLe Foll.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Gare à ladésertificationvétérinaire dans leszones rurales20/05/2013 | Moins évoquée que ladésertification médicale dans les zonesrurales, la désertification vétérinaire guetteelle aussi les campagnes françaises.Emanant du SNVEL (Syndicat national des vétérinaires dexercice libéral),lunique syndicat de la profession pour les libéraux, le projet de créer unclub dentreprises vétérinaires est aujourdhui sérieusement envisagé tant lephénomène de désertification, déjà craint dans le domaine médical, guetteles vétérinaires. Ce lundi 20 mai, Sandrine Lyonnet, responsable ProjetsCommunication et Partenariats chez SNVEL, rencontrait Alain Rousset,Président du Conseil Régional dAquitaine et de lAssociation des Régions deFrance, pour lui faire part de lurgence de créer un réseau alliant laprofession vétérinaire et des experts économiques.Souvent évoqué ces derniers temps, le phénomène de désertification médicale en zones rurales touche aussiles milieux vétérinaires. Craignant la multiplication des zones blanches (zones rurales où le premiervétérinaire se trouve à plus dune heure), Sandrine Lyonnet du SNVEL affirme aujourdhui la nécessité decréer RESOVET, un réseau fonctionnant à la manière dun club dentreprises et permettant aux différentsvétérinaires de se développer et de faire évoluer leur entreprise au sein dune région donnée en tenant comptedes difficultés liées à lenvironnement et aux conditions de travail. Ayant pour objectif déviter les zonesblanches, le SNVEL souhaite alors trouver des partenariats avec les collectivités locales, facilitant ainsilimplantation de nouvelles structures vétérinaires en zones rurales.Développer le maillage vétérinaire dans les campagnes Afin détendre ce projet et quil prenne pleinement saplace dans le développement économique régional, Sandrine Lyonnet a rencontré Alain Rousset ce lundi 20mai au Salon de lagriculture. Sexprimant ici davantage en tant que Président de lAssociation des Régionsde France quen tant que Président du conseil Régional dAquitaine, ce dernier sest déclaré intéressé parcette initiative et a promis de sy mobiliser. Avançant lhypothèse dun probable soutien logistique etéconomique, il a alors mis en avant la dimension sociétale de RESOVET, la création demplois allant de pairavec lélaboration dun tel réseau. "Le message est passé, jespère maintenant que les choses vont se préciseret ainsi évoluer" a déclaré Sandrine Lyonnet à la suite de cet entretien.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Le parcours delenfant: "A laferme comme si jyétais"21/05/2013 | Jusquà vendredi soir, prèsde 1300 enfants girondins sont attendussur le SalonPlus efficace que derrière un tableau noir ou sur une feuille blanche, laferme, la vraie. Pour la 11ème année consécutive, le Parcours de lenfantpropose différents ateliers permettant aux têtes blondes (et aux autres) devoir la ferme dun peu plus près... Organisé en partenariat avec la ChambreRégionale dAgriculture dAquitaine et les Jeunes Agriculteurs dAquitaine,le parcours de lEnfant propose aux écoles de la région de faire découvrir lemonde agricole et ses secrets aux élèves de primaire. Cette année, quelques1300 enfants dune trentaine décoles girondines sont attendus sur le Salon.Avant dêtre dans des bouteilles blanches, des pots jaunes ou des boîtes en carton, le lait, le miel et les oeufsont une histoire. Si si! Une histoire autre que celle du supermarché, mais une super histoire quand même. Ilserait dailleurs plus juste de parler dhistoires tant les ateliers proposés et animés par les étudiants deBordeaux Sciences Agro sur le salon sont nombreux et variés. Depuis ce mardi 21 mai, les enfants sont eneffet invités à participer aux animations imaginées et crées par les futurs ingénieurs agronomes. Objectif,découvrir la ferme et ses multiples secrets; de la traite des vaches à la vie des abeilles en passant par lerempotage des plantes, la campagne, ça les gagne."20 litres?! Moi je pensais 2 bouteilles maxi!" Présents ce mardi matin sur le Parcours de lenfant, les élèvesde CM1 et CM2 de lécole primaire Georges Lasserre de Talence ont découvert les mystères du lait.Participant au jeu "La vache on lait meuh", certains se sont laissés surprendre par la productivité étonnantedes mamelles bovines, à limage dAymane, 10 ans: "20 litres par jour,! moi je pensais 2 bouteilles maxi!".Espérons alors que cette révélation de contenance inspire un problème mathématique questionnant lesinnocents consommateurs quant aux nombres de bouteilles que peut remplir la production laitière duneseule vache. Un Parcours de lenfant qui inspirera tout le monde... Autre expérience pour les jeunes élèves,"lenquête poulicière", ou la possibilité sans doute inédite de se mettre dans la "peau" de poulets élevés enbatterie. Matériel nécessaire à cet extraordinaire "vis ma vie", une cage, étroite et sans issue dans laquellevous enfermez une petite dizaine denfants. Le but, leur montrer ce que signifie en batterie. "Ils doivent êtreserrés à la fin", sest alors étonnée la jeune Ilona, 9 ans. Oui, sans doute.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Fruits anciens : lopération sauvetage duConservatoire végétal dAquitaine22/05/2013 | Le Conservatoire végétal dAquitaine recense des variétés de fruits à la dénomination parfoisatypique...Depuis plus de 30 ans, le Conservatoire végétal dAquitaine tente deretrouver nos anciens fruits du verger, aujourdhui en voie de disparition.Près de 2000 variétés issues de 16 espèces fruitières ont ainsi été (re)découvertes dans la région. Lorganisme espère assurer la survie de cesfruits boudés par les grandes exploitations en les vendant aux particuliers etproducteurs locaux. Une association de près de 800 bénévoles tente, elleaussi, de sortir ces fruits de loubli.La madeleine de Cadillac : Jaques Faugère, responsable départemental de lassociation au Conservatoirevégétal dAquitaine, espère bientôt retrouver cette variété de pêche qui était autrefois cultivée dans salocalité dorigine, la vallée de la Garonne. Bénévole depuis une dizaine dannées au sein de lassociation, cetancien fonctionnaire explique dun oeil éclairé sa passion pour une terre « généreuse ». « Chez nous, cest uneldorado, on ne se rend pas compte! Ce qui me motive, cest que lon a une mine de biodiversité auconservatoire. Cette richesse est incroyable. » Déplorant lavènement de la monoculture et la perte du savoir-faire traditionnel, ce passionné espère redonner aux plus jeunes lenvie de cultiver danciens fruits. Lamajorité des bénévoles est en effet plutôt âgée : « On est souvent des anciens, des gens de la terre. Regardeznos mains! » ajoute-t-il en découvrant une paume de main que le travail de la terre a recouvert dune corneblanchâtre.
    • Décimés par lagriculture moderneQuand ces fruits ont-ils commencé à disparaître? Evelyne Leterme, la directrice du conservatoire, expliquequils sont en fait issus dune agriculture traditionnelle, où les arbres fruitiers étaient associés à dautrescultures, comme la vigne. Mais ils auraient été arrachés dans les années 1970, avec la modernisation delagriculture. Le parc naturel régional des Landes de Gascogne et luniversité de Bordeaux se sont alorsinquiétés de la disparition à venir de ce patrimoine. Evelyne Leterme a ainsi réalisé une thèse sur le sujet. Etcréé le conservatoire. Si lactivité existe depuis 1979, le conservatoire nexiste officiellement que depuis1996.Lesthétique comme critère de commercialisationConcrètement, le conservatoire recherche danciens fruits sur tout le territoire aquitain, à partir darchivesbibliographiques et de recherches antérieures. Evelyne Leterme confie avoir prospecté pendant plus de dixans dans des fermes traditionnelles à la recherche de ces fruits oubliés. Aujourdhui, entre deux et quatrearbres sont plantés par variété (près de 2000 en tout) sur les 12 hectares du verger du conservatoire. Afin de« multiplier » ces variétés, le conservatoire travaille en partenariat avec des pépinières. Les plants sontensuite récupérés et vendus au grand public, mais aussi aux producteurs ou professionnels (paysagistes,aménageurs, conseils généraux ou mairies). Près de 30 000 plants sont ainsi écoulés chaque année.Parallèlement, Evelyne Leterme mène des expérimentations pour déterminer, par exemple, les variétés quirésistent le mieux aux maladies sans traitement. Il peut sagir en effet dune caractéristique de ces fruits, quipeuvent aussi être riches en polyphénols (un antioxydant naturel). Mais sils ne sont aujourdhui pascommercialisés, cest parce quils ne répondent pas aux critères de vente, « qui non rien avoir avec la qualitédes fruits » selon la chercheuse : esthétique, couleur, taille etc. « A un moment, on appelait les pommes parleurs couleurs : jaune, verte ou rouge. Celles qui ne correspondaient pas à ces couleurs étaient alors excluesdes schémas de vente » poursuit-elle.Un verger-musée ouvert au publicAfin de faire connaître cette richesse souvent méconnue du grand public, le conservatoire a ouvert une partiede son verger au public. Situé à Montesquieu dans le Lot-et-Garonne, on peut y déguster les fruits en lescueillant directement sur larbre. Des expositions ainsi que des stages de formation sont organisés tout aulong de lannée. Pour fonctionner, lorganisme dispose dun budget de 700 000 euros par an réparti entre lessubventions du Conseil régional dAquitaine et des cinq départements de la région, mais surout de lacommercialisation des plants et la cotisation des adhérents de lassociation. Faute de moyens, leconservatoire na cependant pu se pencher sur la recherche des légumes anciens, ce que regrette sa directrice: « il y aurait de quoi faire! » glisse-t-elle.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Challenge régionaldes pointeursdAquitaine: focussur la bazadaise22/05/2013 | Ce lundi 21 mai, sous le Hall 4,quelques jeunes encerclent une vache. Cestune bazadaise.Répétition générale, cest la préparation du Challenge régional des jeunespointeurs dAquitaine qui aura lieu laprès-midi même. Ces jeunes vêtus deverts sont issus des formations agricoles de la région. Cette journée leur estdédiée, et pour en profiter, ils portent la main à la "patte"."Le pointeur doit pouvoir noter les caractéristiques de la race" assure Françoise Lamette, professeur dezootechnie au lycée agricole de Bazas et responsable de la Journée Challenge pointeurs dAquitaine. Ellepoursuit: "Les membres du jury et moi-même allons remettre une grille dévaluation à chacun. Cette grillecomporte plusieurs postes qui correspondent à des objectifs de consommation."Durant ces explications, les élèves poursuivent, le travail est minutieux. Ils palpent, observent, se déplacent.Véritable jeu du regard qui sallie à celui des mains. Le pointeur se doit dêtre efficace, car il est au début dela filière:"Cest important que le pointeur fasse bien son travail parce-que sil se trompe, tout le reste de lafilière est en difficulté. Doù lextrême rigueur que lon met dans cette épreuve" souligne la responsable decette Journée challenge.Au début de lépreuve, chaque élève se voit remettre une grille anonyme. En fonction de ce quil auraobserver, il complète sa grille dévaluation. Le jury ayant récupérer chaque grille, son travail consistedésormais à calculer les écarts par rapport à la grille officielle de référence établie par Bernadette Darcos,technicienne à lOrganisme de sélection de la race bazadaise: "Le pointage, cest la descriptionmorphologique de lanimal points par points"."Ce métier était une évidence"En fin daprès-midi, arrive lannonce des résultats. Quatre races de vaches ont été présentées et ainsi, quatrevainqueurs désignés. Concernant la race Bazadaise, le meilleur challengeur cest Yohan Mesuvet, étudiant aulycée agricole de Bazas. Emue par cette récompense, Bernadette Darcos témoigne: "Moi je suis filledéleveur, dorigine bazadaise et fortement attachée à mes racines. Ce métier pour moi cétait une évidence".Aurélie GruelCrédit Photo : Mélanie Brun
    • Assises Mondiales et Européennes de l’Origine :Une conférence internationale à la RégionAquitaine22/05/2013 | 40 pays, 300 congressistes au Conseil Régional dAquitaine pour faire le point dudéveloppement des Indications Géographiques.Ce mardi 21 mai, à la suite des Assemblées générales statutaires del’AREPO et d’oriGIn, a eu lieu au Conseil Régional d’Aquitaine, uneconférence internationale sur les Enjeux des Indications Géographiques (IG)au XXIe siècle. AREPO et oriGIn étant deux organisations internationalesde promotion et de défense des indications géographiques. Les Assises del’Origine se tenaient sur une journée. Alain Rousset, Président du ConseilRégional, en a fait l’ouverture. Quarante pays étaient représentés par despersonnalités de premier plan. Leur point commun : défendre leursproductions.Renforcer, protéger, défendre l’appellation. Des objectifs précis pour une meilleure production. L’IndicationGéographique (IG) est utilisée pour identifier des produits dont la qualité et la réputation dépendent d’uneorigine géographique déterminée. En Aquitaine aujourd’hui, plus de trente produits sont placés sous IGP,Indication Géographique Protégée. L’indication géographique est devenue, en l’espace de quelques annéesplus qu’un défi, une nécessité. L’IG permet en effet la mise en valeur des producteurs et maintient la valeurajoutée du produit. Dans l’hémicycle du Conseil régional des échanges de haut niveau ont eu lieu portant surla lutte contre la contrefaçon et le piratage, le commerce international, la notion de convergence et plusparticulièrement celle de la protection.
    • Les 300 congressistes ont présenté des solutions qui viseraient à valoriser les IG agroalimentaires, leurcaractère unique et la biodiversité, sources de revenus des producteurs et des agriculteurs. Leur missionprioritaire : mettre en place une coopération internationale qui tendrait à renforcer la protection desIndications Géographiques.L’indication Géographique témoigne de l’existence d’un attachement de l’Homme à son territoire. Danscette démarche, le consommateur devient partenaire actif de la mise en valeur agricole. Ramon GonzalesFigueroa, Président d’oriGIn, Organisation internationale de promotion et de défense des indicationsgéographiques explique : « Afin que chacun retrouve sa légitimité, il devient urgent de lutter contre lacontrefaçon. Car qui dit appellation d’origine, dit aussi des Hommes ». L’humain devant retrouver sa placeau cœur de ce schéma de protection et de valorisation du patrimoine. L’idéal serait d’aboutir à uneinterdépendance des protections des produits des uns et des autres : que l’Italie protège ses produits maisaussi ceux du Guatemala, et que le Guatemala protège, à son tour, les produits de l’Allemagne. Une solutionunique, pour une résistance plus forte à l’usurpation : la protection mutuelle.Une avancée pour la production non agricoleEn fin de journée, après moultes présentations, place au dernier panel. Il est le panel d’exception. Celui quitraite des Indications Géographiques Protégées (IGP) non agricoles. L’Inde en est un bon exemple. Unmembre de l’Organisation du Gouvernement d’Andra Pradesh, Subhajit Saha, présente une productionlocale : le Jouet Bommalu. Cette production artistique indienne a la particularité d’être exclusivementfabriquée dans la région de Kandapalli. Le jouet est fait à base d’un bois très léger que l’on retrouveuniquement dans cette contrée. Le produit n’a pas encore de logo et son producteur travaille à la recherchede celui-ci. Il permettra l’exportation du produit.Parmi ces IGP non agricoles, on retrouve également la porcelaine de Limoges fabriquée dans le Limousin etqui selon Alain Mouly, Président de l’Union des Fabricants de Porcelaine de Limoges, est devenue « lesymbole du Limousin, qui est aujourd’hui sa terre d’adoption ». Enfin, l’Association italienne « Citta de laCéramica » a présenté sa céramique artistique et traditionnelle. Autant de produits non agricoles placés sousIGP. Preuve évidente de l’extension et de l’adaptabilité du phénomène.En clôture de cette journée des Assises Mondiales et Européennes de l’Origine, Dominique Graciet,Président de la Chambre Régionale d’Agriculture d’Aquitaine, rappellera le lien entre une ville et sonproduit: « Qui connaîtrait Bayonne, sans son jambon de Bayonne ? Qui connaîtrait la ville de Cognac, sansson Cognac ? et enfin qui connaîtrait Bordeaux, sans son vin ? Nous avons trois grands piliers à défendre : lemilitantisme des producteurs, notre volonté politique, qui contribue à faire vivre l’initiative et uneorganisation économique puissante. Il nous faut porter nos valeurs, notre patrimoine dans ce mondeglobalisé. Le local existe dans le global ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Animaux délevage : la diversité génétiquepourrait sauver les générations futures22/05/2013 | Lucie Callede est chargée de mission au Conservatoire des races dAquitaine.Alors que lagriculture moderne a entraîné la généralisation des espèces lesplus productives, le Conservatoire des races dAquitaine tente, depuis 1991,de retrouver et préserver les races locales délevages menacées dextinction.Un défi dautant plus important que ces espèces pourraient bien nourrir lesgénérations futures exposées au changement climatique.Entre 2000 et 2007, une race domestique sest éteinte chaque mois dans le monde. Cest ce que pointe uncommuniqué de la FAO, lorganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture. Cetteextinction est principalement dûe à lélevage intensif et la sélection des espèces animales les plusproductives. Selon la FAO, « un nombre très limité de races commerciales » fournit près dun tiers de loffremondiale de porc, tandis quune « poignée de races pondeuses » fournit 85% de la production doeufs. Pourrépondre à une demande croissante en viandes, produits laitiers et oeufs (la population mondiale est passéede un milliard à sept milliards en deux siècles), les animaux délevage à rendement élevé ont donc étéprivilégiés et leur reproduction a été systématisée grâce au processus de linsémination. Conséquence : ladiversité génétique des races délevage séteint peu à peu, mettant en péril la biodiversité agricole. Pourpallier à ce problème, un conservatoire des races dAquitaine a été créé en 1991.Lucie Callede, chargée de mission au Conservatoire des races dAquitaine, explique en quoi lextinction desraces danimaux de ferme est dangereuse pour la planète :Des races locales introuvables dans les années 1980Le président de cette association de conservation des races, Régis Ribéreau-Gayon, sest en effet renducompte dans les années 1980, que les races locales délevage avaient quasiment disparu : « En recherchant
    • des animaux pour pâturer dans des sites naturels, il sest aperçu que des races autrefois très présentes,visibles sur des photos et connues des fermiers du coin, étaient introuvables » précise Lucie Callede. Ainsi,le mouton landais, qui se comptait en centaines de milliers, a peu à peu disparu avec les changementséconomiques du département, qui sest tourné vers la plantation de pins, pour ne compter plus quunecentaine de specimens dans les années 1980. Idem pour la vache bordelaise, qui fournissait en lait lapopulation locale. Le président du Conservatoire a donc répertorié toutes ces races, puis les a patiemmentcherchées en faisant le tour des fermes traditionnelles dAquitaine. Aujourdhui, 17 races ont été retrouvées.Elles sont réparties dans des troupeaux conservatoires ou chez des éleveurs qui tentent de recréer descheptels. Si certaines races sont aujourdhui plus prolifiques, comme la vache bordelaise, béarnaise oubazadaise, dautres ont encore des effectifs très réduits : la vache marine (semi-domestique) ne compte parexemple que 40 à 45 specimens. Sil y a donc un danger dextinction, la chargée de mission affirme pourtantquelles sont moins menacées quavant, le nombre danimaux augmentant régulièrement chaque année.Certaines races, comme le xaxi, un petit mouton des montagnes basques, ne sont cependant pas reconnuesen tant que telles, par « manque dintérêt » selon la jeune femme. Un seul sauvetage a pour linstant échoué :le poney des pins, un rameau du poney landais situé dans le nord du département, na en effet pas étéretrouvé.Des espèces plus adaptées aux changements climatiquesOutre préserver la biodiversité animale, ces espèces atypiques pourraient également sauver les générationsfutures menacées par les changements environnementaux et notamment climatiques. Car si elles nepossèdent pas de capacité productive exceptionnelle, certaines de ces bêtes sadapteraient plus facilementaux changements climatiques extrêmes ou seraient plus résistantes aux maladies. Lucie Callede explique parexemple que les moutons landais seraient plus résistants que ceux délevage : « Ce sont des populations quiont une capacité à exploiter le milieu du mieux possible. Un troupeau de moutons landais va par exempleêtre placé dans le Médoc, sur des parcelles de sous-bois assez pauvres en végétation, et va uniquement senourrir de cette végétation. Les races plus productives auraient, elles, du mal à survivre toute lannée enplein air ».Cette petite réserve de races atypiques pourrait donc être bien utile dans les années à venir. En France, ondénombre cinq conservatoires de race ainsi que plusieurs organisations régionales. « Notre pays aconscience de ce problème même si les efforts pourraient être plus soutenus. Il existe une grande richessepatrimoniale et des actions de conservation sont réalisées, ce qui est non négligeable par rapport à dautrespays où les inventaires nont pas encore été réalisés, comme en Afrique » souligne la chargée de mission.Un conservatoire existe également pour préserver la biodiversité des espèces végétales.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Le Pays Basque arrivetoujours à bon porc22/05/2013 | Joyau du Pays-Quint, le porc Basque (ouporc Kintoa), est aujourdhui lun des produits stars dela région." Le porc basque a deux vies, unepremière dans la montagne qui dure 15 mois et une seconde sous les papillesqui dure bien plus longtemps." Cest comme ça que Pierre Oteiza, grandpape du porc basque; parle de son bébé rose et noir, le porc Kintoa, racelocale et rustique quil a relancé avec une quinzaine de producteurs il y amaintenant 25 ans. Lieu idéal pour ces cochons montagnards ? La vertevallée des Aldudes où le climat hésitant perpétuellement entre fraîcheurfrançaise et chaleur espagnole est parfait pour la glandée du célèbre porc"pie noir".En rose et noir, ils exilent leur peur et vont bien plus haut que leur montagne puisque Pierre Oteiza vend sesmerveilles caloriques de Paris à Bordeaux, en passant bien sûr par sa vallée des Aldudes où il fait si bonglander. Il est ici bien-sûr question de ses porcs Kintoa et de leur glandée champêtre (petite balade porcineen montagne où lanimal consomme les glands des chênes et les faînes des hêtres) qui se fait idéalementdans les vastes forêts basques séparant la France de lEspagne. En voie dextinction à la fin des années 80, larace basco-bérnaise continue aujourdhui de grogner grâce à "lAssociation du Porc basque" qui a relancé etredynamisé lélevage de lespèce depuis maintenant une vingtaine dannées." On espère que lAOC viendra couronner tout ça "Il est par chance des décors qui demeurent au Salon. Lessaucissons, jambons et autres délices dans le ton made in Oteiza font partie de ceux-ci. Standincontournable des visiteurs, la maison basque doit en partie son succès au fameux porc basque dit Kintoa.Deux étapes sont nécessaires pour passer du mignon cochon en rose et noir au très bon jambon vendu à laFoire: " une quinzaine de mois en plein air dans la montagne, cest un peu leur Club Med à eux, et ensuite,un affinage de 18 mois au coeur de la vallée ". Tour à tour Gentil Organisateur dans ses vastes pâturages etsalaisonnier dans son Séchoir Collectif des Aldudes, Pierre Oteiza élève et produit du porc Kintoa depuismaintenant 25 ans. Entreprise il y a aujourdhui 13 ans, la demande dAOC est la prochaine étape pour leporc Kintoa; " on espère que lAOC viendra couronner tout ce chemin parcouru dans les deux ans à venir ".Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Lempire des chasseurs contre-attaque23/05/2013 | Le stand des chasseurs d’Aquitaine au salon de l’agriculture permet de relancer le débat surcette pratique controverséeLa Fédération Régionale des Chasseurs en Aquitaine était présente commechaque année au salon de l’agriculture. Leur but, faire découvrir au grandpublic les enjeux de la chasse, à travers un objectif bien précis : lutter pourune gestion et une préservation des milieux naturels et de la faune sauvage.Souvent perçus comme des destructeurs de la faune sauvage, les chasseurs serevendiquent à l’inverse, protecteurs de la biodiversité. Mais quels sontvéritablement les arguments de chacun ?Aujourdhui, les opposants à la pratique de la chasse restent nombreux. C’est notamment le cas du RAC(rassemblement pour l’abolition de la chasse), association qui vise à rassembler tous les adversaires de cettepratique. « Tuer pour le plaisir est un loisir inacceptable », c’est en quelque sorte leur slogan. Mais ce n’estpas seulement la pratique sous forme de loisir et ce problème d’éthique qu’ils dénoncent. Pour eux, la chasseest un non sens pour lécologie et à la protection de l’environnement; ils évoquent aussi les risquesd’insécurité vis-à-vis des personnes non pratiquantes. Même si les accidents sont rares, largument est reprispar les opposants à la chasse.« La chasse, un outil de régulation »Nous sommes alors allés voir quelques-uns de ces chasseurs de la région Aquitaine, présents au salon del’agriculture. Quelles réponses accordent-ils aux critiques de leur détracteur ?... Bien qu’ils sachent que ledébat sur l’éthique de la chasse dans notre société semble sans issue, ils prônent néanmoins l’utilité de celle-ci. Au départ, la chasse était un moyen de se nourrir pour l’homme. Mais la société s’est modernisée etl’agriculture a peu à peu remplacé la pratique, au point de la transformer en loisir.
    • Pourtant, selon les chasseurs, ce n’est pas seulement un loisir, mais un outil de régulation des espèces (desgibiers en l’occurrence). Pour cela, un comptage des espèces est effectué par zones, pour éviter que certainesne disparaissent.Michel Aso, chasseur béarnais, nous explique : « Nous avons des plans de régulation sur beaucoup degibiers. La régulation, ce n’est pas seulement gérer l’abondance en tuant les animaux. C’est aussi créer unenvironnement favorable au développement de l’espèce lorsqu’il en manque ». Une manière pour eux decontinuer la pratique de la chasse tout en « préservant le milieu naturel ». Il continue : « Il n’y a aucunintérêt pour nous d’abattre toute une espèce simplement par plaisir. Si les espèces que nous chassonsdisparaissent, la pratique de la chasse disparaît aussi, c’est pour cela qu’il faut créer un équilibre».Pourquoi s’occuper de la régulation des espèces et ne pas laisser la nature faire son travail d’elle-même ?Michel Cieutat, lui aussi chasseur dans le Béarn nous répond : « Il faut des gens pour gérer l’abondance degibiers dans certaines zones, qui peuvent être nuisibles à la fois aux agriculteurs (destruction de parcellesagricoles) ou aux automobilistes (nombre d’accidents liés aux gibiers en hausse) ». Beaucoup d’argent a déjàété dépensé par les associations de chasseurs pour aménager certaines zones humides en voie de disparition.« Sans nous, il n’y en aurait plus » explique Bernard Maessias, chasseur dans le Lot-et-Garonne. D’autresefforts comme la protection des haies (favorables à la biodiversité) ont été faits pour préserverl’environnement. « De plus, nous sommes les mieux placés pour parler du milieu naturel et agir en faveur dece milieu, c’est notre spécialité » conclut le chasseur girondin, Michel Paulhiac.Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • Portrait: DanielHuvier... tant quily aura desbouchers23/05/2013 | Présent depuis 20 ans surle Salon, Daniel Huvier accorde uneimportance toute particulière àtransmettre sa passion et son amour dumétier aux plus jeunesBoeuf de Bazas, blanquette de veau, gigot dagneau... que de délices sontpassés entre les mains expertes de Daniel Huvier, boucher girondin toutjuste retraité. Oeuvrant tour à tour au marché des Capucins et dans saboucherie pessacaise, il est désormais conseiller de lenseignementtechnologique à Bordeaux, convaincu de limportance quil faut accorderaujourdhui à la transmission. " Parler dun métier que jaime et qui na eude cesse de me rendre heureux, voilà mon travail maintenant ". Beauprogramme.Depuis 20 ans, Daniel Huvier et son béret rouge font escale au Salon de lagriculture. Vantant le travail finréalisé autour de lagneau, la saveur des tendrons de veau ou toutes les possibilités quoffrent la viande deboeuf, il parle de son métier avec autant de ferveur que de passion. " De tout temps, jai pris un plaisirimmense à exercer mon métier, du travail sur la viande au contact avec mes clients, tout ma plu dans cemétier; faire plaisir aux gens, on y prend goût je dois dire... " Dans sa boucherie traditionnelle ou en tantquenseignant au CFA de Bordeaux, il a toujours accordé une place très forte à la transmission de savoir; dusavoir-faire couteau à la main au savoir-être derrière le comptoir, il semble pour lui désormais urgent etnécessaire de former la jeunesse tentée par la boucherie, " un monde à part " selon lui." Travail et plaisir, deux mots qui doivent toujours aller de pair " A lheure où la France manque de plus de5000 bouchers, Daniel Huvier rappelle combien le métier quil a exercé pendant plus de quarante ans lanourri et enrichi: " Jai toujours pris un énorme plaisir à faire mon travail, à laube devant une carcasse àdésosser et découper ou donnant des conseils à des clients pour une blanquette de veau, je me suis toujourssenti à ma place." Accueillant sur son stand des jeunes apprentis, il leur enseigne autant à choisir du boeuf,couper de lagneau et parer un rôti de veau quà être fier dun métier "trop souvent dévalorisé". Quatre foisfinaliste au concours du Meilleur Ouvrier de France, il forme aujourdhui des prétendants au titre, lespoussant à toujours donner le meilleur deux-mêmes.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Attention, plantes sauvages !23/05/2013 | Fleurs de sureau,tilleul orangée en sirop, sirop de thym ou confiture de fleurs: tout y est pourvous soigner !Sous le Hall 4, au détour des autres stands de produits régionaux, onretrouve celui des plantes sauvages. Brigitte Arpoulet, jeune professionnelledu milieu agricole, présente ses multiples plantes aux vertus thérapeutiques.Un stand qui rappelle le potager au milieu de la ferme du Salon del’Agriculture d’Aquitaine. Elle appartient au réseau : « Bienvenue à laferme ». Pour les plantes, c’est une première.Epouse d’un agriculteur, elle est spécialiste de la cueillette sauvage depuis six ans dans son exploitation àCadix, dans le Lot-et-Garonne. Elle se passionne pour les plantes comestibles aux propriétés gustatives etthérapeutiques. Sur son stand, une table expose de nombreux mets tels que : la menthe, l’oseille, le sureau,des confitures, du sirop, des liqueurs de toutes couleurs et légumes aux multiples saveurs. Un véritable petitpotager a fleuri au cœur du Salon. Ses plus grands fans, ce sont les enfants. Curieux de ses couleurs etformes peu communes, ils s’approchent, perplexes. Ils font leurs premiers pas à la ferme. En parfaitpédagogue, elle explique, montre, décrit ses nombreux produits : fleur de sureau, tilleul orangée, sirop dethym, confiture de fleurs (pissenlits, acacias) et mûres sauvages, elles sont toutes là."On travaille pour le respect de lhumain"Plus tard, Brigitte Arpoulet précise : « Tous mes sirops peuvent être bus froids ou chauds. C’est une de leurparticularité ». Ses produits, hauts en couleurs et forts en goût, possèdent aussi et surtout des vertusthérapeutiques : « Il faut savoir que les baies du mois de Septembre servent à préparer l’hiver. Elles sontriches en vitamines C et renforcent les défenses immunitaires». Paroles d’une spécialiste qui a suivi pendantquatre ans une formation sur les vertus des plantes. Aujourd’hui, elle et son mari possèdent une fermeécologique comprenant un bâtiment en paille réservée aux visites pédagogiques. Ils y accueillent les écoles
    • de la région. Le but étant de promouvoir le métier agricole auprèsdu jeune public. Différents ateliers sont proposés aux visiteurs :atelier du boulanger avec la préparation du pain, atelier dujardinier avec des plantations et pour les plus gourmands, unatelier cuisine. Cueillette des légumes du jardin, préparation etdégustation sont au programme. La visite coûte environ 5 euros etcomptez 3 euros pour chaque ateliers.Cette jeune agricultrice cultive son bon goût pour ses produitsqu’elle sait mettre en valeur dans sa ferme. Celle-ci étant placéeen tant que lieu protégé : « Ce n’est pas exactement du 100%naturel mais on travaille pour le respect de l’humain ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Avec Olivier, vous allezbriser la glace !23/05/2013 | Mûre, vanille, violette et noisette: autantde parfums disponibles sur le stand du SalonAu Salon de l’Agriculture d’Aquitaine, au marché des producteurs de pays,les glaces font la joie des passants. Mais pas n’importe lesquelles ! Olivier DePoorter, éleveur d’origine belge dans le Rocamadour, nous présente sesboules de glaces à base de lait de chèvre. Les vaches n’ont qu’à bien se tenir,elles n’ont plus le monopole du lait qui compose l’aliment phare des saisonsestivales.Il est éleveur dans la production caprin-lait avec transformation en glaces dans le Lot, Midi-Pyrénées :« Tout le lait est utilisé pour les glaces. C’est une production unique». Il arrive en France en 2009 et fait sesdébuts dans le secteur agricole et plus spécifiquement dans la production laitière. Son choix se portera surles chèvres car plus petites et plus facilement manipulables. Au départ, il souhaite s’associer avec une fermede la région pour travailler dans la transformation en fromage. Très vite, notre éleveur prend conscience dela saturation du marché et se décide à la réalisation d’une toute autre production. Ce sera la glace. L’affaireest exclusive dans la région. C’est la naissance de l’entreprise Les Goûts et les couleurs de Rocamadour.Aujourd’hui, la production de l’entreprise s’élève à une hauteur de 12 500 litres de lait de chèvre par an qui,par la suite, sera transformé en glace. Ce qui au total donne une moyenne d’environ 15 000 litres de glace. Ala ferme, la glace à base de lait de caprin sera vendue 7 euros le litre à emporter ou 12 euros le litre parboules. Les marchés sont nombreux pendant l’été : « En Juillet et Août 2012, nous avons passé à peu près 60marchés. Un avec Le Marché des Producteurs de Pays et d’autres avec des associations. On a aussibeaucoup de marchés organisés par des Office du Tourisme»."Le tout cest dessayer"La glace étant un produit très saisonnier, sur la période creuse, Olivier De Poorter fournit quelquessuperettes et producteurs de pays en glace à base de lait de chèvre en barquette. Intarissable quand il sagit depromouvoir sa création : « la glace au lait de chèvre est plus légère que celle à base de lait de vache. Souventles gens sont étonnés et quelque fois même, écœurés, lorsqu’on leur parle de glace à base de lait de chèvre.Le goût est beaucoup moins marqué que dans le fromage. Le tout c’est d’essayer. Après on aime ou onn’aime pas. Les goûts et les couleurs ne se partagent pas ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Ovinpiades : la relève des bergers béarnaissaffronte23/05/2013 | LAquitaine est la deuxième région ovine de France, avec 2793 éleveurs comptabilisés en 2011.Alors que la filière ovine (moutons et brebis) était à lhonneur cejeudi 23 mai, cinq élèves du lycée dOloron Sainte-Marie ont fait ledéplacement pour montrer leur talent de (futur) berger. Ils se sontainsi entraînés pour les Ovinpiades, un concours à dimensioninternationale récompensant les meilleurs éleveurs de moutons etbrebis.Si le nombre déleveurs ovins a diminué de près de 12% depuis les années 2000 en Aquitaine (selonlobservatoire de la production ovine en Aquitaine de 2011), les cinq élèves du lycée professionnel agricolede la cité béarnaise dOloron Sainte-Marie ont montré hier leur détermination à faire de lélevage de brebisleur métier. Fils et filles dagriculteurs pour la plupart, ils se destinent donc à reprendre lexploitationfamiliale. Avant dy parvenir, ils doivent valider un cursus en production agricole. Actuellement en seconde,ils pourront dès lannée prochaine participer à un concours à dimension internationale organisé par Interbev,lassociation nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, les Ovinpiades. « La finale nationale alieu tous les ans au salon de lagriculture de Paris et les meilleurs sont sélectionnés pour le concourseuropéen qui se déroule au début de lété ou en septembre » explique Géraldine Pujos, animatrice régionaledInterbev.Des épreuves qui retracent le quotidien des bergers
    • Pour gagner, les éleveurs en herbe doivent passer plusieurs épreuves. Trois dentre elles ont été sélectionnéeshier, à loccasion dOvinpiades fictives organisées sur le salon : le parage (taille) des onglons, le tri des bêteset la note détat corporel. La taille des onglons fera en effet partie de leur futur quotidien, puisquil sagit detailler la corne de leur patte, qui peut les gêner lorsquils marchent. Le tri des bêtes consiste à retrouverparmi le troupeau (qui compte en moyenne près de 200 têtes) la brebis correspondant à un numéro donné. Lanote détat corporel est, quant à elle, plutôt réservée aux éleveurs de brebis à viande pour évaluer leur massegraisseuse. Une épreuve redoutée par les élèves, qui se destinent plutôt à lélevage de brebis laitières.Lexercie sera dailleurs laborieux, comme le souligne Jean-Louis Rateau, éleveur à Rimons en Gironde :« Vous avez presque tous inversé les données! » sexclame-t-il. Finalement, cest Maxime, 16 ans, quiremporte le concours, devant Lucie, 15 ans, et Cécile 17 ans.Les trois lauréats ont dailleurs confié à Aqui.fr leurs ambitions et leur motivation à être éleveur :Un renouvellement des générations pressantUne motivation dont ont bien besoin les éleveurs, qui, en plus de diminuer, commencent à prendre de lâge.Selon la Draaf Aquitaine, la moyenne dâge des éleveurs dovins des Pyrénées Atlantiques à la tête duneexploitation individuelle est de 49 ans en 2009. « Le plus dur pour les jeunes, cest de sinstaller, les terressont quand même chères et les banquiers sont souvent réticents à leur accorder des prêts » glisse pourtantGéraldine Pujos. Le retour sur investissement, bien que moins long par rapport à dautres filières, prendraittout de même en moyenne trois ans, ce qui freinerait les professionnels de la finance. Pour pallier à ceproblème, un fond dinvestissement vient dêtre créé par la FNO (fédération nationale ovine). Il permettra àpartir du deuxième semestre 2013 daccorder une solution de financement pour les personnes souhaitantcréer un atelier ovin. Cette reprise de flambeau est dautant plus importante que les éleveurs français neproduiraient que près de 40% de la consommation dagneau en France, le reste étant principalement importéde Royaume-Uni, dIrlande et de Nouvelle-Zélande.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Le roquefort faitfort sur le Marchédes Producteurs dePays23/05/2013 | Sur une tranche de pain deseigle ou dans des biscuits artisanauxmade in Aveyron, le roquefort réussit sonbaptême au Salon.Pour la première fois cette année, le Marché des Producteurs de Pays invitedes producteurs de Midi-Pyrénées, clin doeil à la nouvelle bannière SudOuest France qui valorise les filières agro-alimentaires des deux régions.Spécialité aveyronnaise, le roquefort est alors mis en avant dans les allées duSalon avec les fromages La Pastourelle et les produits dérivés des Délices deRougier, une biscuiterie artisanale.Comment parler des produits de Midi-Pyrénées sans évoquer le roquefort? Star de lAveyron, ce fromage decaractère est cette année représenté au Salon avec la coopérative La Pastourelle, seule coopérative du gironde Roquefort à posséder sa propre cave daffinage ( située à Montlaur, petite commune aveyronnaise ). Crééeen 1975, elle regroupe aujourdhui 75 producteurs ( 35 dans le Tarn, 38 en Aveyron et 2 dans lHérault ) etproduit 25 tonnes de roquefort par an. Profitant de la vitrine aquitaine du Salon, des producteurs sont alorsvenus vendre leur fromage, "un produit typique de la région qui hésite entre caractère et douceur crémeuse,lun des meilleurs... ", dixit Antoine Nicouleau derrière le stand La Pastourelle.En tranche ou en biscuit, leroquefort est de la partie Plus original que lapéritif, lapéroquefort (apérochèvre, apérothym, apérolives ouapérotomat fonctionnent aussi ) sinscrit lui aussi dans les spécialités aveyronnaises exposées cette année auSalon. Depuis trois ans, Adeline Boudou a créé Les Délices du Rougier, une biscuiterie artisanalebénéficiant du Label " fabriqué en Aveyron" , 80 % des produits proposés étant de la région. Située àMontlaur également, sa boutique vend des biscuits apéritif au roquefort, au fromage de chèvre, au thym, auxgraines de lin ou encore aux olives mais aussi des spécialités sucrées comme les fameuses oreillettes ( queles gourmands et gourmets aquitains se rassurent, ses produits seront en vente dès la fin de ce mois de maidans la boutique Olivart située rue Judaïque à Bordeaux).Plus dinformations sur http://www.lesdelicesdurougier.fr/Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Les meilleurs vinsdAquitaine en dégustationau salon24/05/2013 | Chaque jour, des œnologues vous accueillent etvous font connaître les vins médaillés de notre région.Une teinte violette, une nuance bleutée, un arôme fruité et subtil, une bonnelongueur en bouche et un goût très doux, il n’y a aucun doute, ce jeuneRoyal Saint-Emilion millésime 2010 mérite sa médaille d’or. Plusieurs vinsde qualité issus de la région Aquitaine et médaillés par le Concours des Vinsde Bordeaux tel que celui-ci, vous sont proposés au stand œnothèque dusalon de l’agriculture jusqu’à dimanche.Présent au salon pour représenter le Concours des Vins de Bordeaux organisé par la Chambre d’Agriculturede Gironde, ce stand vous permet de déguster et de découvrir quelques-uns de ces vins primés. Tous lesjours, trois bouteilles différentes médaillées or, argent ou bronze sont présentées. Du Château Haut Mazièresau Château Coustaut, en passant par le Tradition des Colombiers ou le Royal Saint-Emilion, il y en a pourtous les goûts. Tous ces vins, font partie des 1216 primés sur les 4064 dégustés aux précédents Concours desVins de Bordeaux. Ce concours, qui regroupe près de 800 dégustateurs et 90 appellations est une référenceen matière de classification. Rouges, blancs, rosés, à moins d’être fin connaisseur, difficile pour beaucoup des’y retrouver parmi tous ces échantillons aquitains. Des spécialistes sont alors à votre disposition pour vousrenseigner et vous initier à des dégustations ludiques. L’occasion à la fois d’en apprendre un peu plus sur lesfameux vins médaillés de notre région mais aussi de renforcer les liens entre les viticulteurs et les clients. Unatelier de jeux pour les enfants est aussi disponible, pour faire découvrir aux jeunes initiés, les différentesétapes de la vinification du vin.« Le meilleur vin, c’est celui qui plaît »Bien sûr, le stand ne peut évidemment pas vous faire goûter les 1216 vins primés. « Nous avons sélectionnéles valeurs sûres, ceux qui sont médaillés régulièrement» nous explique Maud Furet qui travaille au ServiceVigne et Vin de la Chambre d’Agriculture de la Gironde. « Nous sommes à l’écoute des visiteurs poursavoir quels sont leurs différents avis » continue-t-elle. Mais alors comment distinguer un bon vin ? «Je dissouvent que le meilleur vin, c’est celui qui plaît. Certains préfèrent des vins doux et fruités comme le St-Emilion, d’autres préfèrent les vins plutôt robustes comme le Médoc. On dit souvent qu’il y a des vinsd’hommes et des vins de femmes ».Récompenser les caves coopérativesQui a dit que les vins issus de caves coopératives étaient de qualité quelconque ? Depuis quelques années,un véritable progrès dans ce domaine a été accompli. Les viticulteurs qui n’ont pas de château, peuvent faireappel à ces caves, qui leur fournissent alors les moyens nécessaires pour poursuivre la vinification etcommercialiser leur vin. Cela permet d’unir les producteurs au sein de coopératives. Longtemps considéréscomme des vins de moins bonne qualité, ils sont désormais souvent récompensés et médaillés par leConcours des Vins de Bordeaux. Cette année, l’œnothèque du salon de l’agriculture a voulu mettre en avantle travail réalisé dans ces caves, comme nous l’explique Alexandra Lusson, elle aussi membre du ServiceVigne et Vin : « Les caves coopératives travaillent de mieux en mieux. Nous avons voulu mettre l’accentdessus en présentant des vins médaillés et commercialisés par ces caves ».Nicolas Laplume - Crédit Photo : Aqui.fr
    • Chanel, une chienne qui a du flair24/05/2013 | Mettez lui une truffe sous le nez, elle sexécute« Madame a son caractère », débute sincère, Anne Kleine, éleveuse de troischiens truffier en Dordogne. Allongé près de son maître, le chien sembleimperturbable. C’est une femelle de six ans, elle s’appelle Chanel. Une robenoire, un museau rond, la belle a des airs d’ange. Méfiez vous desapparences, Chanel est un véritable chien de chasse. Son atout majeur : sonflair. Il fait d’elle un parfait détective d’un met très apprécié des grandschefs cuisiniers: la truffe.Dites lui de se lever, Chanel n’a aucune réaction. Mettez-lui une truffe sous le nez, elle s’exécute. Ce jeunelabrador a été classé deux fois au Championnat de France de cavage. Le cavage désigne l’action de chercherla truffe. Il existe bel et bien une race qui s’adapte plus que les autres à cette fonction. Ce sont les canichesde la race de « Lagotto Romando », une ancienne race de chasse. Toutefois, tout chien peut devenir chientruffier. Pourvu qu’il en aime l’odeur et qu’il soit concentré. Mais la tâche n’est pas simple. Anne Kleinevous révèle tous ses secrets déleveur expérimenté: «Son exercice consiste à sentir la truffe, s’imprégner deson odeur. Après on lui nomme l’objet, afin qu’elle le connaisse, et ensuite je lui donne une récompensecomme par exemple du foie de porc. Il faut que ce soit une chose que le chien aime et qu’il mangerarement». L’exercice se poursuit par l’enterrement de ce champignon noir aux allures de caillou terreux.Dès lors, le chien apprend à gratter, une toute première étape vers le succès. Au début, l’animal apprend surdes petites zones. Avec l’expérience, il opère sur des zones plus larges où le travail sera plus long. C’est versl’âge de 3-4 ans qu’ils sont les plus performants.« C’est pour cela que je fais des concours »
    • La truffe est un produit cultivable sur la période de fin novembre,mi-février. C’est peu et c’est la raison pour laquelle le chien doitcontinuer à s’exercer. Sinon il risque de perdre son apprentissagequant à la recherche de la truffe. Son maitre doit l’aider à garderl’odeur en mémoire, à s’entrainer à continuer à répondre auxordres et à retenir la précision des marquages : « C’est pour celaque je fais des concours » assure le dresseur, raisonnable. Durantle concours, l’animal est noté sur sa rapidité et en fonction dunombre d’erreurs réalisées. Six truffes sont cachées dans unespace réduit. Il doit toutes les retrouver le plus rapidementpossible. En véritable chercheur d’or, Chanel n’en ai encore qu’àses débuts.En outre, elle était en démonstration au Salon. Elle a dû flairerqu’Aqui ! allait arriver.Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Arabian Masters, les princes du désert s’invitentau concours24/05/2013 | Une tête courte et concave, une belle encolure, une lignée parfaite, des jambes fines et longues,une jolie robe et une allure noble et légère, tels sont les caractéristiques de la race Pur-Sang arabe.Pour sa 27ème édition, le Concours International modèle et allure catégorieB des Arabian Masters a mis la barre très haute. Réparti sur deux jours, ceconcours de beauté réservé aux chevaux de race Pur-Sang arabe, en arassemblé près d’une centaine. Après une riche et belle journée dequalification sous le soleil (jeudi 23 mai), la journée de vendredi a laisséplace au championnat, attirant un public d’un œil avisé sur ces monturesorientales…Reconnus comme une des plus belles races de chevaux, la race Pur-Sang Arabe (PSar) se caractérise par deschevaux élégants, à la silhouette fine et soignée. Rien à voir avec les robustes et imposants chevaux de trait,ces « PSar » sont tout l’opposé de ces derniers et s’inscrivent avant tout dans la finesse et la noblesse. Quatrejuges étaient présents pour l’occasion, afin d’attribuer une note sur 80 (chaque juge attribue une note sur 20)à chacune des montures. Grâce à la nouvelle carrière aménagée du salon de l’agriculture, la journée du jeudiréservée aux qualifications, s’est déroulée dans une harmonie parfaite, réunissant un bon nombre despectateurs, tous attirés par ces belles bêtes originaires du Moyen-Orient. Ce concours prestigieux attirechaque année des propriétaires venus de toute la France, mais aussi de l’étranger.Des atouts à mettre en valeurFinement classés par tranche d’âge (de un à dix ans) et par sexe lors des qualifications, les deux plus beauxPur-Sang de chaque catégorie étaient directement qualifiés pour la journée de championnat, se déroulant levendredi.
    • Eric Gear, organisateur du concours, nous éclaire un peu plus sur le déroulement de ces Arabian Masters :« Les propriétaires doivent présenter leur cheval en main devant le jury, avec la plus belle allure possible (autrot et au pas). Les chevaux sont jugés selon cinq critères : le type, la tête et l’encolure, le modèle, les jambeset enfin le mouvement ». De manière à ce que le cheval présente au jury et mette en avant ses meilleursattributs, des accompagnants et d’autres propriétaires s’amusent à attirer l’attention des montures, en agitantdes sacs plastiques tout autour de la carrière. « Grâce à cette technique, les chevaux arrivent éveillés et enpleine forme devant le jury » explique un concurrent.Rencontré au coin de la carrière, Loic Boulay, participant au concours évoque sa journée : « J’ai amené cinqPur-Sang pour ces Arabian Masters. J’ai remporté une médaille de bronze dans la catégorie jument sénior etune médaille de bronze dans la catégorie mâle sénior. Je fais énormément de concours à l’année». Unepassion pour lui. Ces récompenses sont des satisfactions personnelles pour les propriétaires et permettent aucheval de prendre de la valeur et d’être un peu plus reconnu. Mais alors comment faire participer son chevaldans un concours supérieur ? « Ce n’est pas le jury qui décide. C’est nous, propriétaires, qui décidons etjugeons si nos chevaux sont capables de concourir au niveau supérieur » affirme Loic Boulay.Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • Chiens de troupeau : garde-fous des animauxdélevage24/05/2013 | Des démonstrations de chien de troupeau ont permis au public de la foire de mieux comprendreson rôle crucial pour le bergerOn dit de lui que cest le meilleur ami de lhomme. Mais il peut également serévéler être un outil de travail efficace : bien dressé, le chien peut en effetguider et gérer un troupeau allant jusquà 1500 têtes (presque) tout seul. Uncompagnon que de nombreux éleveurs de moutons, brebis, mais aussi vachesou volailles ont adopté depuis longtemps pour faire régner lordre au sein deleur troupeau.Dans larène du hall 4 du salon, elles scrutent dun air inquiet le petit chien noir et blanc, collées les unes auxles autres comme pour mieux se donner de la contenance. Couché au sol, les yeux aux aguets, le chien, unBorder-Collie de trois ans, démarre brusquement sa course et fait détaler du même coup les blanches brebisqui nont pas lair de comprendre ce qui se passe. Mais ne vous y méprenez pas : « on pourrait croire que lesbrebis obéissent au berger. Mais en fait, elles nécoutent que le chien » explique Sophie Colladant, dresseuseà Salles en Gironde. Pour preuve, il fait sortir le chien de larène. Aussitôt, la masse de brebis se disperse.Car le chien, avec son instinct de chasseur, est un prédateur pour ces brebis. Un instinct que les éleveursutilisent pour mieux diriger leur bétail, qui se compte souvent en centaine, voire en milliers.Gagner un temps précieuxUn chien de troupeau sert avant tout à rassembler les animaux, à les déplacer dune parcelle à lautre ou lesramener à la ferme. Il peut également séparer un troupeau, ce qui peut se révéler utile lorsque le berger veutrécupérer quelques brebis bien définies.
    • Il peut également éloigner ces dernières de latelier lorsque le foin est distribué. Un compagnon utile donc,qui permet à léleveur de gagner un temps précieux et lui évite de faire appel à son voisinage ou sa famillepour maintenir le troupeau en ordre. Les bergers peuvent dailleurs mettre plusieurs jours à retrouver unanimal égaré. « Environ la moitié des bergers possède un chien de troupeau. Cela dépend des exploitations,de lexposition des brebis à lextérieur ou non » précise Sophie Colladant. Les races les plus utilisées sont lesBorder-Collie mais aussi les Bosserons ou le Berger des Pyrénées.Trois à quatre ans de dressageConcrètement, le chien de troupeau est dressé pour diriger le troupeau en suivant les instructions de sonmaître, le berger. Un chien bien dressé se met automatiquement dans le sens opposé de celui de son maître,en position « midi-six heures » : si le berger est en position « midi », le chien se positionneraautomatiquement « six heures », cest-à-dire de lautre côté du troupeau de sorte à ce que berger et chienencerclent les brebis. Puis, en fonction des indications de son maître (par la voix ou le sifflet), il pourracontourner le troupeau par la droite ou la gauche afin de le guider dans la bonne direction. Idéalement, cestdonc le chien qui dirige le troupeau sur les instructions du berger. Mais avant den arriver à ce niveau, il fautcompter environ quatre années de dressage. Et ceux souhaitant acheter un animal déjà opérationnel devrontavoir quelques économies en poche, puisquil faut débourser environ 3000 à 4000 euros. Un réelinvestissement donc, mais surtout un allié précieux pour des éleveurs à lemploi du temps souvent bienchargé.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Des grands chefs cuisinent pour vous au CercleCulinaire dAquitaine24/05/2013 | Vincent Poussard, Thierry Renou et son assistante ont régalé la galerie avec leurs asperges auxlangoustines.Depuis l’ouverture du salon, le stand Cercle Culinaire d’Aquitaine se faitentendre. Pas étonnant nous dira-t-on, quand on sait que l’animateur n’estautre que Vincent Poussard, chef de cuisine de l’école Quai des Saveurs àBordeaux et ancien cuisinier de François Mitterand. Chaque année, ildévoile au salon de l’agriculture, quelques-unes des recettes innovantes duSud-Ouest, en proposant des démonstrations gastronomiques ludiques, encompagnie de grands chefs parfois étoilés.« Le stand où il y a le plus d’ambiance dans le salon ? C’est le nôtre évidemment ! ». Vincent Poussard al’habitude des shows gastronomiques en grand public. Il sait comment transmettre l’art culinaire à sonauditoire. Avec passion et humour grossière, il enseigne tous les jours ses recettes. Son espace culinaire vousfait redécouvrir les produits régionaux, cuisinés d’une autre façon, à travers des démonstrations et desdégustations appétissantes. Des ateliers de présentation de produits aquitains, des « trucs et astuces » encuisine et des ateliers « comment bien se nourrir ?» vous sont proposés. Quoi de mieux pour apprendre cesrecettes créatives et avoir la possibilité de jouer au chef étoilé en les reproduisant chez soi ?
    • Des invités d’exceptionChaque jour, Vincent Poussard a l’honneur de cuisiner sur sonstand en compagnie de grands chefs, au grand profit du public quin’en demandait pas tant. L’espace Cercle Culinaire d’Aquitainereçoit tous les jours de la semaine, la visite d’un de ces chefs, quipour l’occasion, réalise des plats d’exception. Des chefs tels queFranck Descas, Eric Faget, Aurélien Crosato, Nicolas Masse,François Adamski, ou encore Christophe Girardot sont déjà passéspar là. Prenant des allures de Top Chef le temps de ladémonstration, le stand attire les passants, toujours à l’écoute depetits conseils gastronomiques gratuits. Pendant que le chef invitése démène pour monter son assiette sous l’œil aguerri du public,Vincent Poussard prend le temps d’expliquer les différentes étapesdu plat du jour, avec la petite histoire qui va avec pour chaquealiment cuisiné.Vendredi 24 mai, Thierry Renou, le chef du restaurant « Le Patio » à Arcachon, est venu au Cercle Culinaireavec son savoir-faire de cuisinier reconnu. Au menu, asperges blayaises aux langoustines poêlées. Aprèsplusieurs minutes de démonstration, vient le moment tant attendu de la dégustation. Finement présenté dansune cinquantaine de petites coupelles, le plat du jour est distribué à chacun… Quelques bouchés plus tard, lafoule se manifeste et laisse entendre des : « Excellent chef ! », « On en redemande ! ». Aqui a eu le privilègede goûter la fameuse recette, et ne peut que confirmer les compliments lancés au grand chef. « Divin !» dira-t-on.Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • Les trois coups de "LEté en Aquitaine "au coeur du Salonagricole25/05/2013 | En amont des festivalsEchappée Belle et Arte Flamenco, deuxmini-spectacles ont lancé ce samedi 25 mailopération " LEte en aquitaine "Plus détendu, et sans doute plus drôle, que le GIGN, le GIVB. GroupedIntervention Vocal Basic, il se manifeste en chansons. Ce samedi, cest encostumes dhôtesses de lair et de stewards quil a investi le stand du Conseilrégional, avant de faire décoller Blanquefort en juin prochain dans le cadredu festival Echappée Belle. Changement dambiance avec Calle Las Minas,groupe de flamenco programmé en juillet au festival Arte Flamenco deMont-de-Marsan et dont les sonorités andalouses ont ce matin réchauffé leSalon. Deux manières de lancer lopération régionale "LEté en Aquitaine ".Malgré la mauvaise foi météorologique, lété sera là dans moins dun mois. Oui, vous avez bien lu. La régionAquitaine organise alors " LEté en Aquitaine ", une initiative mêlant culture, tourisme et transports. " Lidéeest de valoriser conjointement les ressources culturelles et touristiques et dexpliquer au public quon peutassister aux divers évènements proposés facilement et à moindre coût " a alors précisé Anne-Marie Cocula,vice-présidente du conseil régional dAquitaine en charge de léducation, de lenseigenemnt supérieur, à laculture et à lapprentissage, présente ce samedi matin au stand de la région. A ses côtés, Renaud Lagrave,vice-Président du Conseil régional dAquitaine en charge du tourisme et Patrick Du Fau De Lamothe,conseiller régional dAquitaine délégué au TER et à lintermodalité, étaient là pour associer pleinementtourisme et transports. Organisée par la région, lopération Festter offrira ainsi à tous les festivaliers unealternative économique et conviviale pour se rendre à cinq des nombreux rendez-vous proposés tout au longde la saison estivale sur le territoire aquitain.Chansons aériennes et musique flamenco en avant-goût de cet Eté en Aquitaine Quelques jours avant ledébut des différents festivals programmés pour cet Eté en Aquitaine, deux petits spectacles ont annoncé lacouleur de ces festivités estivales à venir. Décollage immédiat avec le GIVB qui, avant de participer àlEchappée Belle de Blanquefort les 8 et 9 juin prochains, présentait ce samedi trois extraits de vingt minutesde leur dernier spectacle, Destination ArtLine, les tribulations dune compagnie aérienne quil est sans doutepréférable de voir sur terre que dans les airs. Les six membre déquipage invitent alors le public à " laisserplace à leuphorie " et à choisir avec eux des chansons qui seront ensuite (sur) interprétées par la compagnieaérienne aussi incompétente quhilarante. De La Javanaise de Gainsbourg à une version toute particulière deStairway to heaven de Led Zeppelin, les six comédiens du GIVB sen donnent à coeur joie dans cette formeatypique de théâtre musical. Le groupe de flamenco Calle Las Minas a quant à lui donné un avant-goûtdu 25ème festival montois Arte Flamenco qui se tiendra du 1er au 6 juillet.Lise Gallitre - Crédit Photo : aqui.fr
    • La bergerie dAquitaine fait parler delle au Salonde lagriculture et au delà et au delà!25/05/2013 | Après létable dAquitaine, le Salon de lAgriculture invite ses visiteurs à découvrir sa bergerie !Les belles vaches dAquitanima ont quitté le Salon, mais depuis ce jeudi 23,cest désormais lexposition des grandes races ovines dAquitaine qui a prisle relais, sous le hall 4 du Salon de l’Agriculture. La présentation par leséleveurs des aptitudes des moutons et brebis selon leur origine et leurpatrimoine génétique révèle la grande complémentarité des races à lait etdes races bouchères dans la région. Celles-ci tant en viande quen lait,contribuent résolument au patrimoine gastronomique de lAquitaine !Au coeur du hall 4, de grandes races bouchères sélectionnées depuis une quarantaine d’années se disputentla production des meilleurs morceaux de viande ovine du Sud-Ouest. Que ce soit sur leur agnelâge, leurcroissance ou leur capacité dadaptation à un environnement, chacune dentre elles as ses qualités propres.Originaires d’Angleterre et à croissance rapide, les brebis Suffolk,à la peau noire et au pelage blanc,ontl’aptitude à produire des agneaux précocement. La Charmoise, quant à elle toute blanche, dont la fineossature facilite la mise-bas sur les jeunes femelles, est une race rustique. Autrement dit, elle s’adaptefacilement aux conditions difficiles et valorise ainsi les ressources fourragères de faible valeur énergétique etlimite les coûts de production. La race Berrichon du Cher, plus lourde que la Charmoise, permet lesagnelages de printemps (avril/juin), alors que les naissances ont habituellement lieu en septembre/octobre :cette particularité permet une croissance plus rapide des agneaux et une saisonnalité moins marquée dans laproduction. Enfin, la Rouge de l’Ouest, qui présente un teint « coup de soleil », est une race qui nonseulement présente une grande prolificité et élève très correctement ses agneaux.LAquitaine, fière de ses agneaux
    • Mais rappelons-le la valorisation de ces animaux, ne peut se faire en dehors du cadre de conditionsd’élevage de qualité. Et en la matière la viande ovine d’Aquitaine sait se faire remarquer et apprécier.L’I.G.P. Agneau de Lait des Pyrénées (Indication Géographique Protégée) en est un bon exemple et connaîtun grand succès auprès du public du Salon de l’Agriculture. La filière ovine se réjouit de cette appellationobtenu très récemment et qui fait suite au Label Rouge décerné en 1992 à cette viande d’une grande finesse.Après le succès de l’Agneau de Lait des Pyrénées en Espagne (350 000 bêtes vendues chaque année pour400 000 produites en France), la filière souhaite désormais valoriser cette viande maigre et peu calorique auniveau national et européen.L’Aquitaine peut décidément être fière de ses agneaux ! Ils détiennent aussi les appellations I.G.P. Agneaude Pauillac et I.G.P. Agneau du Périgord.Mais aux produits phares de la filière ovine viande en Aquitaine s’ajoutent le délicieux fruit de latransformation du lait de brebis avec l’A.O.P. Ossau-Iraty (Appellation d’Origine Protégée). Ce fromage estélaboré à partir du lait de brebis Basco-Béarnaise, Manech tête noire et Manech tête rousse. Dans les parcsdu hall 4, on apprécie les particularités physiques de chacune de ces races : le nez achilléen de la Basco-Béarnaise, le poil long et les grandes cornes de la Manech Tête noire et enfin les belles taches de rousseurde la Manech Tête rousse. Une belle photo de famille !Lucie OuineCrédit Photo : Lucie Ouine
    • Du lait à volonté sur leSalon de lAgriculture26/05/2013 | Au Salon de l’Agriculture, lesacteurs de la filière bovins lait redoublentd’énergie pour faire découvrir aux plus jeunes lemétier d’éleveur et l’origine des produits.La Ferme d’Aquitaine proposetous les jours son délicieux lait de vache aromatisé, sur le stand deCILAISUD, interprofession Laitière du Sud-Ouest. Fromage, lait, yaourt, «nos amis pour la vie » : la consommation de trois produits laitiers par jourest recommandée. Le message est clair et le lait de la fontaine coule à flots.«Ce matin, j’ai mangé un yaourt et des tartines avec du beurre dessus »annonce fièrement un jeune garçon en classe de CM1. Pas de doute, lemessage passe!Sur le stand quatre élèves de l’école d’ingénieur Bordeaux Sciences Agro, présentes pour animer la Fermedu Salon, assurent la distribution du précieux nectar. Face à des enfants attirés par la possibilité de goûterpeut-être pour la première fois ce lait, les étudiantes leurs rappellent que le lait est nécessairement produitpar la vache avant d’être « U.H.T. : Ultra Haute Température » et conditionné dans sa brique commerciale.Pas de lait sans veau !Devant sa Prim’Holstein grandeur nature, Stéphane, lanimateur de CILAISUD stand des produits laitiers,présente aux petits et aux grands le métier de l’éleveur laitier, del’importance de l’hygiène à la quantité de lait produite. Une salle de traitereconstituée lui permet d’expliquer l’acte, l’équipement, et certainspeuvent même faire l’expérience de saisir un trayon, lextrémité de lamamelle, et le presser doucement. « Quand le lait sort du pis, il est chaudou froid ? » Stéphane interroge les enfants pour qui la réponse n’est pastoujours évidente... L’échange en tous cas, suscite la curiosité de tous.Paille ou foin ? L’animation « La vache on l’aime meuh », située cette foissours le hall 4 et destinée aux plus jeunes, propose des questions/réponsessur l’environnement de l’exploitation agricole laitière. Savoir reconnaîtreet distinguer paille et foin au toucher et à l’odeur est un des défis à releveret nombreux sont celles et ceux qui s’y frottent. A travers des outils pédagogiques ingénieux et ludiques, lesProduits Laitiers ont la cote. L’intervention régulière d’éleveurs sur le Salon a aussi permis d’évoquer leurexpérience et de rappeler que le lait, c’est surtout une histoire de vache.Lucie Ouine - Crédit Photo : Lucie Ouine
    • La forêtaquitaine enminiature auSalon régional.26/05/2013 | Cest à un voyage aupays des arbres dici, dailleurs, àune illustration de la modernité desmétiers de la forêt que le Salonaquitaine convie le visiteur de2013.La forêt dAquitaine est là et bien là. Dans sa diversité, sur lespace oùcohabitent le stand du CRPF de la propriétaire forestière, le CFPPA deBazas où la formation, lapprentissage sont mis en valeur de la façon la plusdidactique possible avec le simulateur où les jeunes découvrentlextraordinaire technicité de la machine qui abat, débarde, découpe,dépose... Effort pédagogique encore avec la présence dune composition trèsréussie des essences aquitaines que la Chambre régionale dagricultureAquitaine a souhaité voir mise en évidence.Elles illustrent non seulement les plantations des trois massifs : Landes de Gascogne, Dordogne-Garonne,Adour-Pyrénées. Le pin maritime dont le cycle est joliment présenté nest pas seul en Aquitaine ; le chêne, lepeuplier, le noyer, le robinier enrichissent, entre autres, le patrimoine forestier régional.Les rudes enseignements des tempêtes de 1999, 2009 et de Xynthia ont accéléré la réflexion et les travauxpour diversifier les peuplements, ce qui permet de découvrir laptitude de lAquitaine à développer lérableou le cèdre. Enfin quittant ce voyage on naura garde doublier un arrêt au stand de Grasasa, la Cuma quipropose au visiteur la gamme des granulés dici, ces produits qui changent limage du bois de chauffage. Etsoulignent lavenir de la biomasse au cœur du grand débat en cours sur la transition énergétique.Joël AubertCrédit Photo : Aqui.fr
    • Paysans dAfrique : la difficile reconnaissancedun métier en débat à Bordeaux25/05/2013 | La discussion a réuni des acteurs du secteur agricole autour de la question cruciale de la placedu paysan dans la société et léconomie africaine.Alors que lagriculture est un des plus gros employeurs de lAfriquesubsaharienne, la profession de paysan nest pas reconnue dans la plupartde ces états. Cette question de la reconnaissance était au coeur dun débatorganisé par lAfdi (Agriculteurs français et développement internationaal)ce vendredi 24 mai sur le salon de lagriculture Aquitaine, en présencedacteurs du secteur agricole français et béninois. Retour.« La question est de savoir qui, aujourdhui, est paysan : celui qui cultive la terre ou celui qui la possède? »Devant une petite vingtaine de curieux, Toto Bernardin, secrétaire permanent de la plateforme nationale desorganisations paysannes du Bénin, pose lune des questions centrales qui a animé léchange. Car il y auraitplusieurs « types » dagriculteurs au Bénin : le fonctionnaire qui investit dans des terres, lemployé quilembauche ou celui qui cultive quelques plants pour arrondir ses fins de mois. La majorité des exploitationssont cependant de petites structures familiales. Côté français, Nicolas Bernatas, président des Jeunesagriculteurs dAquitaine souligne une inquiétude similaire : « Nous avons peur que de grands groupesachètent nos terres et que lagriculture ne soit réservée quaux personnes qui ont de largent pour investirdans le foncier ». Autre problème au Bénin : aucune définition légale du métier nexistant, ces travailleurs dela terre ne bénéficient daucune sécurité sociale et nont pas accès au crédit bancaire, selon Lionel Guezodje,président de la fédération des unions des producteurs (Fupro) Bénin. « Nous souhaitons une reconnaissancede notre métier pour avoir accès à des droits sociaux mais aussi pour que le poids de notre activité dansléconomie nationale soit reconnu! » glisse-t-il, agacé. Lagriculture représente en effet près de 40% du PIBdu Bénin. En Afrique subsaharienne, le secteur agricole emploie 60% des actifs selon le Cirad, le centre decoopération internationale en recherche agronomique pour le développement.
    • Parallèlement, une étude menée en 2012 sur près de 8000 familles issues de 7 pays dAfrique révèle que prèsde 80% des ménages enquêtés vivent avec moins de deux dollars/personne/jour. Alors que la populationdAfrique subsaharienne devrait doubler dici à 2050, les agriculteurs ont pourtant un rôle clé à jouer dansléconomie africaine. De fait, certains pays comme le Bénin ont lancé ces dernières années des actions afinde développer lagriculture et soutenir les exploitations. Avec plus ou moins de succès.Un métier dévalorisé réservé aux sans-emploiUn premier projet a vu le jour entre 1997 et 2003. Son nom révèle à lui seul les failles de son action : leprojet dinsertion des sans-emploi dans lagriculture (Pisea). Ce programme accordait des crédits à despersonnes sans emploi souhaitant se lancer dans lentrepeneuriat agricole. Mais seuls 18% des projetsfinancés par le programme étaient viables en 2004. Euloge Videgla, chef de service au ministère delagriculture du Bénin, précise que près de 500 millions de francs CFA nont ainsi jamais été remboursés àlEtat. Pour Lionel Guezodje, ce programme révèle la vision péjorative du métier de paysan, quon nechoisirait quen dernier recours, faute de mieux, et non pas par vocation, ce qui expliquerait en partie léchecdu programme. Un autre projet, le Padyp (programme dappui aux dynamiques productives), a été créé en2009 pour soutenir les conseils aux exploitations familiales mis en place depuis une quinzaine dannées pardes ONG. Le représentant du ministère reconnaît toutefois que malgré ces aides, aucune reconnaissanceformelle du métier nexiste mais que ces programmes dactions témoignent dune certaine visibilité despaysans dans la société béninoise.Une visibilité insuffisante pour Lionel Guezodje : « Regardez, appuie-t-il en montrant une carte plastifiée,jai une carte qui reconnaît que je suis adhérent de la Fupro. Mais moi, personnellement, je nai aucunereconnaissance de mon statut en tant que travailleur paysan! » Le combat continue donc pour cet éleveur :"la reconnaissance de la profession permettrait de réserver ce secteur aux professionnels et dattirer ainsi lesjeunes". Selon le Cirad, 330 millions de jeunes Africains (léquivalent de la population actuelle des Etats-Unis) chercheront un emploi dici 2025. La situation est donc urgente.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Dans ma basse-cour ily a…25/05/2013 | Ce samedi 25 mai a eu lieu lajournée de l’Aviculture au Salon del’Agriculture. Occasion de découvrir etd’acquérir des races originales d’animaux debasse-cour d’Aquitaine et d’ailleursFièrement installés dans le hall 4, les adhérents de la S.A.G.S.O., Société desAviculteurs de la Gironde et du Sud-Ouest, nous font découvrir une grandevariété de races d’animaux parmi lesquels poules, lapins, pigeons,tourterelles et autres cochons d’Inde font sensation auprès des particuliers.Si certains se laissent tenter par le plumage de pigeons de fantaisie, très colorés ; d’autres, dans la prévisiond’un filet à la crème, choisissent des gros spécimens à chair, aux aptitudes de reproduction notables. Denombreux autres visiteurs trouvent quant à eux des avantages au fait de posséder une ou deux poules dansleur jardin. Beaucoup franchissent le pas avant tout pour la production d’œufs. Quant à ceux qui se lancentdans l’aménagement d’un vrai petit poulailler, ils trouvent une particulière utilité aux fientes des volatilesqui, riches en azote, font dexcellents fertilisants pour leurs rosiers et autre potager !Le maintien du patrimoine agricoleLa S.A.G.S.O. propose à tous des conseils pour mieux s’adonner à cettepassion. Bruno Gazziero, membre depuis 1963, partage l’expérience de toute une vie passée à l’élevage despigeons : « nous informons les visiteurs sur l’alimentation, les soins médicaux, les particularités d’élevagede chaque spécimen, pour que les pigeons puissent vivre en bonne santé le plus longtemps possible ».A travers ce rassemblement d’amateurs de lapins et autres gallinacés, le message fort reste celui du maintiendu patrimoine agricole et la conservation des races. Les poules Aquitaine et Landaises ou le lapin GéantBlanc Bouscat sont quelques-uns des symboles de la diversité des races créées dans la région. Certaines sonten voie de disparition et la S.A.G.S.O. souhaite être actrice de leur perpétuation. Locales ou exotiques,toutes ces espèces sont proposées à la vente et chacun y trouve de quoi mettre un peu de vie dans son jardin !Lucie OuineCrédit Photo : Lucie Ouine
    • Le secteur des semences,avec le Sud Ouest enpremière ligne26/05/2013 | Le sud ouest reste la région phare duneproduction qui participe pleinement à la capacitéexportatrice de lagriculture françaiseCest un de ces rendez-vous professionnels qui, faute de mobiliser les foules,rassemble sous les couleurs dUniagro-Aquitaine un groupe dingénieurs quepassionnent les questions de fond de lagriculture et les conditions de sondéveloppement. Ainsi en était-il du colloque de ce salon 2013 consacré à laproduction et au marché des semences et aux enjeux stratégiques de cettefilière, non seulement pour lagriculture française dans son ensemble maisaussi pour celle du Sud Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon) leader dans ce secteur avec le meilleur niveau de compétence.Gérard Crouau, délégué régional Sud Ouest du GNIS (1) a donné les derniers chiffres clés de la filière quimettent en évidence son poids économique : 72 entreprises de sélection en France dont 70% des PME ouETI de type familial ou coopératif, 19 entreprises en Sud Ouest, 264 entreprises de production dont 66 enSud Ouest, 17000 agriculteurs-multiplicateurs. Quinze mille emplois dont quatre mille dans la production et2000 dans la recherche. La recherche et le budget qui y est consacré, 236 millions deuros et 13% du chiffredaffaires des entreprises contribuent à maintenir la position de premier producteur de semence en Europe :345 000 hectares cultivés dont 87 124 dans les trois régions du Sud Ouest. Comment ne pas souligner nonplus limportance quoccupe le secteur dans le commerce extérieur de lagriculture nationale : 18,6% delexcédent et un solde positif de 665 millions deuros. Le maïs est en première ligne des espèces exportées.Lensemble de ce tableau qui fait de la France le second exportateur mondial derrière les Pays-Bas ne va passans quelque inquiétude. En effet une des clés de la réussite de la filière semences réside dans lexigence dequalité à laquelle sélectionneurs et multiplicateurs ont veillé année après année. Or lUnion Européenne quiavait édicté une directive par produit et un règlement unique permettant, selon Gérard Crouau « à chaquepays de sorganiser avec rigueur pour produire des semences de qualité » soriente vers la prééminence desnormes commerciales, beaucoup plus lâches. Avec de possibles dérives, y compris sur le plan de la sécurité.Autant dire que la France avec le Sud Ouest en première ligne a lintention de faire valoir ses arguments àBruxelles pour la reconnaissance de « zones de haute qualité ».1.Groupement national interprofessionnel des semences et plantesCrédit Photo : Agathe Marion
    • Le goût de latradition prôné parles ConfrériesGourmandes duSud-Ouest auSalon delAgriculture !26/05/2013 | Le Salon de l’Agriculture a accueilli ce samedi 25 mai le Docte Collège de Maîtres de la Truffeet du Foie Gras du Périgord: l’occasion de connaître le fonctionnement et la philosophie des confrériesCostumes colorés, défilés, intronisations… le folklore des « confrériesgourmandes » est un symbole de fête. Ces associations loi 1901 prêchent lavalorisation du bon goût naturel du produit et du terroir auquel ilappartient. « Ce sont des manifestations qui mettent à l’honneur un produitbon, apprécié à travers le partage et la convivialité que l’on génère autour »,confie Jean-Baptiste Cazenave, qui accueille les confréries au Salon depuis10 ans.Créée en 1979, la Confrérie de la Truffe et du Foie Gras du Périgord rassemble acteurs de la filière d’hier etd’aujourd’hui mais aussi tous les fins gastronomes. Certes, la hiérarchie est bien présente mais elle n’enrayepas la fraternité qui unit les membres. Claude Brun, Grand Maître, nous explique les critères de nomination :« Les Maîtres sont tous issus de l’une ou l’autre des filières que nous représentons : producteurs,conserviers, transformateurs… ce qui n’est pas le cas des Chevaliers, parfois notables ou célèbres, quirenvoient à travers leur notoriété une bonne image de notre Confrérie ».Saisonnalité et traçabilité des produitsDerrière une image traditionnelle se dévoilent des valeurs actuelles deterroir et de respect de l’environnement. L’importance est surtout donnée à la saisonnalité des produits et àleur traçabilité. En tant qu’ancien conservier de foie gras truffé du Périgord, Roger Crouzel, Vice-Maître,nous raconte : « l’appellation Indication Géographique Protégée en 2000 nous a permis une immensevalorisation du produit à partir d’une démarche de qualité rigoureuse et exigeante ».Les confréries ont une démarche à but non lucratif et ne font aucune publicité que ce soit. Cependant,l’image qu’elles diffusent engendre des retombées économiques non négligeables pour les filières, et cedepuis le XVIIIè siècle.Lucie OuineCrédit Photo : Lucie Ouine
    • Et si on jouait aux petitschevaux?26/05/2013 | Venus tout droit de Bretagne, les petitschevaux du Salon peuvent, si vous le souhaitez, voussuivre dans votre propre salon.Pour les retardataires qui nauraientpas encore trouvé un beau cadeau pour leur maman chérie, pas de panique,le Salon de lagriculture ne finit que ce soir et par chance, on y trouve debelles idées cadeau. Certes dur à emballer, il est fort à parier que lunedentre elles rendra mamounette folle de joie. Doux, calin, joueur, necraignant ni le froid ni la pluie et nécessitant un entretien peu astreignant, lepetit cheval semble en effet être le cadeau idéal pour ce dimanche festif à lagloire des mamans.Un cheval cest bien, cest beau... mais cest grand, trop pour rentrer à la maison et se blottir contre sonmaître sur le canapé pendant les longues soirées dhiver, à moins davoir une très grande maison, un trèsgrand canapé et dêtre un très grand maître. Pour ceux et celles qui auraient une maison relativementclassique, un canapé à visage humain et qui seraient de taille normale, le Salon de lagriculture vous proposeune solution avec lEARL Smallequin qui vend ses petits chevaux depuis Janzé en Bretagne et les livre danstoute la France. Version miniature du cheval classique , ils ont la taille dun labrador à talons hauts ou dunteckel sur échasses et peuvent donc sans souci aucun vous accompagner dans votre quotidien. Au pied du litla nuit, blagueur devant vos amis, complice devant la télévision ou profitant du soleil sur le vert gazon, ilrendra jaloux vos voisins et deviendra votre meilleur copain.Aussi joueur quaffectueux, il nattend que vous Issus de croisements sélectifs, ces mignons minis présententune race naturelle et sans aucune manipulation génétique. Possédant toutes les caractéristiquesmorphologiques propres aux plus grands chevaux, ils ont une intelligence vive et sont très faciles à dresser.Idéal pour une première initiation, ce cheval petit format peut être monté par des enfants et attelé pour lapromenade. Sil est nécessaire de rajouter des points forts à cette idée cadeau, rappelons ici que côtépratique, notre étalon pas très long ne craint ni la pluie ni le froid, vous permettant alors, quand lhiver se faitrude et que léquidé sest montré têtu comme une mûle au retour de la promenade, de le laisser réfléchir à sondrôle de comportement sous son petit abri ( dans lequel vous aurez au préalable laissé une simple couverture). Côté alimentation, ce crazy horse se contentera de 250 grammes de granulés matin et soir, dherbe ou depelouse, de foin lhiver et de quelques biscottes et carottes quand il sest montré irréprochable ( du vrai painsera bien-sûr le bienvenu pour son anniversaire et pour les fêtes de fin dannée ). Rayon beauté et bien-être,un petit brossage le matin suffira à ce que votre trésor passe une belle journée et, en petit plus, un vaccincontre la grippe et une session vermifuge simposeront avant les froids hivernaux. Cest votre maman qui vaêtre contente.Lise GallitreCrédit Photo : aqui.fr
    • Rien ne se perd, tout se transforme !26/05/2013 | Un exploitation autonome et mécanisée pour une meilleure productivitéEn ce vendredi 24 mai, la famille Gosz se pose au Salon, dans le cadre duréseau « Association des fabricants des aliments à la ferme du Sud-Ouest».Le mari, Pierre, accompagné de son épouse Fabienne, explique les méthodesde transformation d’aliments pour les animaux. Une affaire de famille quidure depuis trente ans. Quand l’élevage de porcs, permet la diversificationde la production. La mécanisation aidant, l’homme s’adapte et accroit saproductivité.La fabrication d’aliments nourrit tous les animaux de la ferme : volailles, porcs, bovins, ovins. La premièreétape consiste à stocker la matière première, des céréales telles que l’orge, le blé, le maïs, ou encorel’avoine. Cette étape permet la production de graines riches en protéines essentielles à l’alimentation dubétail. Par la suite, l’agriculteur complète ses graines avec des coproduits de la transformation de grainesriches en huile et protéine. L’éleveur précise: « Nous sommes autonomes sur les graines. Nous lesproduisons nous-mêmes. Ceci représente une économie d’environ 20.000 euros par an sachant que leconcassage coûte environ 20 euros la tonne et que la fabrication de la structure s’élève à environ 100.000tonnes ».La transformation, comment ça marche? Dans la machine, les graines sont concassées par le broyeur. Auproduit obtenu, on ajoute des minéraux et des vitamines, ce qui va permettre d’équilibrer la teneur enéléments de laliment produit. Cette étape précède celle que les professionnels du milieu agricole appellentl’homogénéisation qui s’opère dans la mélangeuse de la machine de transformation d’aliments. La matièreproduite, lisse, homogène et inodore, est alors distribuée aux animaux de la ferme. Fabriquer ses propresaliments, c’est connaitre ses produits et ainsi savoir ce que l’on mange au bout de la chaîne alimentaire. Lamécanisation permettant par ailleurs, une plus grande productivité à l’exploitation. Le prix moyen de ce typedéquipement est denviron 12.000 euros.
    • L’élevage porcin étant peu rentable, notre éleveur diversifieson activité et se met à la production et à la vente decharcuterie. L’affaire est encadrée par son épouse, qui possèdeaujourd’hui sa propre équipe et transforme 1/3 des animaux encochonnaille. Ils sont cinq sur les activités de charcuterie etdeux à la ferme.L’ensemble des 92 hectares de terrain est dédié à la productiondes éléments nécessaires à l’alimentation porcine. Pierre Goszexplique : « Etre deux à la ferme c’est peu mais lamécanisation le permet. Notre matériel est doté desautomatismes qui font que nous n’avons pas forcément besoind’intervenir. Le matériel, plus quelques aides ponctuellessuffisent ».L’aide ponctuelle désigne ici des entreprises et aussi d’autres agriculteurs par le biais des CUMA,Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole. Cette aide permet la mutualisation des machines pour unemeilleure production et moins de dépenses. L’éleveur reconnait de même percevoir des aides provenant duConseil Régional qui soutien les agriculteurs : « C’est une dynamique régionale qui permet la créationd’emplois locaux, une proximité grâce à la production locale, un meilleur suivi de la traçabilité et du goût ».Aurélie GruelCrédit Photo : Aqui.fr
    • Les secrets beauté de Cléopâtre se dévoilent auxvisiteurs du Salon de l’Agriculture Aquitaine26/05/2013 | Dun coin à lautre du hall 4 deux stands se démarquent... il sagit de productions laitières, maispour une utilisation plutôt inattendue sur un Salon Agricole !Hydratation, soins, cures : lait d’ânesse et lait de chèvre ont des vertusincontestables… pour votre peau ! Au Salon de l’Agriculture, les produitscosmétiques se font une place et donnent aux visiteurs une occasion deprendre soin de leur beauté, naturellement. Une bonne idée cadeau en ceweek-end consacré aux mamans.La gamme proposée par l’Asinerie de Pierretoun permet à chacun de trouver la formule qui lui permet dedécouvrir le lait d’ânesse : crèmes pour le visage, gels douche, shampooings… Parfumés ou naturels, lessavons sont confectionnés directement sur l’exploitation de Frédéric Ducazeau au Pays Basque. Lafabrication des autres produits de la gamme est sous traitée par un artisan savonnier.Tout droit débarqués du Canada, les savons au lait de chèvre n’en sont pas à leurs débuts. Très populairesoutre-Atlantique, les petits galets parfumés aux senteurs de Grasse sont fabriqués sous le nom ExquisesCaprines, par Xavier & Stéphanie Grégoire, artisans à Rocamadour. Leur partenariat avec un voisin et amiéleveur leur permet de transformer la majeure partie de son lait fermier.La nature dans la peau !
    • En cure ou au quotidien, lait d’ânesse et lait de chèvre hydratent les peaux sèches à eczémateuses, etsoulagent les crises de psoriasis. Frédéric Ducazeau précise que le lait d’ânesse contient aussi d’excellentstenseurs pour la peau : « toutes les formules anti-rides chimiques incluent la vitamine E de synthèse. Dansnos crèmes de soin, contenant jusqu’à 40% de lait Bio, la vitamine E est naturelle ». Ces cosmétiques« fermiers » séduisent à travers l’image d’authenticité et de pureté qu’ils dégagent. La clientèle estessentiellement féminine bien que les crèmes de rasage ravissent aussi les hommes. Au lait de chèvre oud’ânesse, tous les produits sont commercialisés à travers des réseaux de distributeurs, internet et ventesdirectes de la ferme.À Rocamadour ou au Pays Basque, éleveurs et artisans sont heureux de vous accueillir chez eux pour unebalade à dos d’ânes et un séjour qui prend soin de vous. Plus d’informations surwww.lesanesdupaysbasque.com et www.exquisescaprines.comLucie OuineCrédit Photo : Lucie Ouine
    • Maréchal-ferrant :retour au galop duneprofession ancienne26/05/2013 | Sébastien Marty est maréchal-ferrantpour le haras national de Gelos près de Pau et côtoielunivers équestre depuis tout petit.Sorte de cordonnier équestre, le maréchal-ferrant a un rôle capital pour lasanté du cheval. Depuis des milliers dannées, il ferre les pieds des chevauxet autres équidés. Pratiquement disparue dans les années 1970, la professionconnaît aujourdhui un renouveau avec léquitation de loisirs. SébastienMarty fait dailleurs partie de cette nouvelle génération de maréchal-ferrantqui a réussi à concilier passion et métier.La forge et léquitation : voici les deux (principaux) domaines que doit maîtriser le maréchal-ferrant. Ce sontaussi les deux passions de Sébastien Marty, 34 ans, qui fait partie des chanceux ayant réussi à allier passionet métier. Maréchal-ferrant au haras national de Gelos, près de Pau, il explique être « un maillonindispensable dans lutilisation du cheval ». Aujourdhui, ils seraient près de 3700 répartis sur le territoirefrançais. Pourtant, ils nétaient plus que quelques centaines dans les années 1970. Lessor de léquitation deloisirs (le nombre de licenciés à la fédération française déquitation a bondi de 374% depuis 1984) a ainsisauvé la profession mais la également profondément transformée : dartisan installé dans les villages, ildevient un travailleur itinérant se déplaçant dans les centres équestres et possédant son matériel dans uncamion-mobile.« Pas de pied, pas de cheval »Sébastien Marty est donc un peu une exception, puisquil est salarié des haras nationaux. Indispensable, «pas de pied, pas de cheval » glisse-t-il, amusé, son rôle a néanmoins évolué, les maréchaux-ferrants neforgeant presque plus : « on achète les fers déjà forgés » précise-t-il. Le parage des sabots est néanmoinstoujours pratiqué, et lartisan doit bien entendu adapter chaque fer au cheval ainsi quà son activité. Siautrefois il soccupait également de la santé de lanimal, des piqûres jusquà la tonte et la santé des dents, ilne se préoccupe plus que des sabots aujourdhui. Certaines formations permettent cependant dacquérir desconnaissances supplémentaires en hippologie, en soins vétérinaires et en anatomie du pied afin de sespécialiser en orthopédie équine. Le métier reste cependant toujours aussi physique, puisquil impose uneposture courbée désagréable et la manipulation doutils lourds durant la forge. Les maréchaux-ferrantsnexerceraient dailleurs que 15 à 20 ans avant de se reconvertir. Passion de la forge oblige, Sébastien Martyse verrait dailleurs bien développer une activité de coutellerie.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr
    • Weekend Horse Ball sur la grande carrière dusalon26/05/2013 | Bordeaux-Blanzac a écrasé Lyon (8-18) et a conforté sa troisième place de championnat deFrance Pro élite.C’est sans doute le sport équestre le plus spectaculaire. Le Horse Ball, c’estun mélange de basket et de rugby. Sur leurs grands chevaux, deux équipesde six cavaliers (dont deux remplaçants) s’affrontent, l’objectif étant demarquer des buts avec un ballon spécial à l’intérieur d’un cerceau placé enhauteur. Ce sport, qui demande à la fois une bonne adresse mais aussi unebonne maîtrise de son cheval, s’est développé en France dans les années 70.Ce weekend, se déroulait au salon de l’agriculture à Bordeaux, leschampionnats de France de Horse Ball.Peu connu du grand public, ce sport atypique a néanmoins attiré la foule ce weekend au salon del’agriculture. Il faut dire qu’au premier coup d’œil, le Horse Ball impressionne, de par la vitesse du jeu, maisaussi par les contacts parfois virulents entre les chevaux. Le ballon est entouré de poignées en cuir, de façonà ce que les cavaliers puissent s’en saisir plus facilement. Cela permet aussi de le ramasser sans avoir àdescendre du cheval, ce qui demande un certain équilibre. Comme dans tout sport collectif, les stratégiesd’attaques et de défenses ont un rôle capital dans la construction du jeu. Les règles du Horse Ball favorisentle collectif, puisqu’il faut enchaîner au moins trois passes avec trois joueurs différents avant de pouvoirmarquer un but dans l’arceau adverse (placé perpendiculairement à quatre mètres du sol). En raison dunombre de contacts très élevés, des arbitres sont présents pour réglementer le jeu, et pour sanctionner lesfautes, tels que les charges sur un joueur en situation de ramassage, ou la mauvaise prise d’angle d’uncavalier sur un impact (qui peux s’avérer dangereux pour les chevaux).
    • « Un loisir avant tout »La Gironde est en quelque sorte le berceau du Horse Ball en France. Réglementé à Blanzac dans les années70, il s’est peu à peu étendu dans le reste du pays. Le club de Bordeaux-Blanzac fondé en 1978 estaujourd’hui le club le plus titré de France avec 14 titres de champion (le dernier acquis en 2012). EmiliePastureau, chargée de communication au club bordelais nous éclaire un peu plus sur ce sport peu commode :« On choisit des chevaux qui sont équilibrés, rapides, qui ont des qualités énergiques fortes et qui sont froiddans leur tête, car on leur en demande beaucoup sur le terrain ». De ce fait, les matches de Horseball usenténormément les équidés et ne durent que 20 minutes. «Les chevaux se prennent au jeu. Mais il faut aussieffectuer en parallèle un gros travail de mise en forme du cheval, notamment au niveau de la musculation etde la condition physique » précise Emilie. Le Horse Ball est une discipline coûteuse, car il faut compterl’entretien des chevaux ajouté aux coûts des déplacements réguliers dans la saison. C’est avant tout un loisir,même pour les joueurs pros qui ont tous un travail en dehors.Un championnat palpitantC’est dans une chaude ambiance que la grande carrière extérieure du salon accueillait la 11ème et 12èmejournée du championnat Pro élite féminin et la 15ème et 16ème journée championnat de France Pro élite(Mixte), plus haut niveau de compétition de Horse Ball en France. Il faut savoir que le championnat Pro élitese déroule sur 18 journées, répartis sur 9 weekends dans l’année (de octobre à juin). Jean-Baptiste Depons,horseballeur depuis 23 ans et joueur de l’équipe Bordeaux-Blanzac nous évoque sa passion : « Chaqueweekend de championnat, c’est l’occasion de passer de bons moments avec les amis. On retrouve un peul’ambiance festive du rugby. Depuis des années on se connaît tous, même avec les autres équipes. Noussommes amis dans la vie mais adversaires sur le terrain ». Tombé dans ce sport équestre dès son plus jeuneâge, ce sport est une vraie affaire familiale pour lui. En effet, ils sont trois de la famille à jouer pourBordeaux. « Ce que j’aime dans le Horse Ball, c’est l’alliance entre le sport d’équitation et le sportcollectif » nous explique Jean-Baptiste. Son équipe de Bordeaux-Blanzac réalise la bonne opération duweekend en battant Rouen (8-9) et Lyon (8-16). La bataille sera rude pour le titre entre Bordeaux, Arles etChambly (les trois premières équipes françaises) lors des deux prochaines et dernières journées dechampionnat, le 22 et 23 juin à Haras de Jardy.Retrouvez tous les résultats et le calendrier complet de la saison sur le site http://www.horse-ball.org/Nicolas LaplumeCrédit Photo : Aqui.fr
    • Chez Kiki Barucq,on travaille lacharcuterie enfamille26/05/2013 | Les Barucq, une histoire defamilleAprès 30 ans de participationau Salon de l’Agriculture, Christian Barucq -alias «Kiki»- est une véritablestar de la charcuterie et du Salon. Il partage depuis 6 ans la fabrication defoie-gras et autres charcuteries avec son fils. Cette année, cest vers la relèvequAqui sest tourné !Suite à une formation de cuisinier traiteur et une expatriation à l’étranger, l’arrière-petit-fils, petit-fils et filsd’artisans charcutiers Baptiste Barucq a choisi de revenir aux sources à Habas, village landais qui sélève surles hauteurs du gave de Pau. Jeune trentenaire soucieux de faire découvrir à son fils la campagne et latradition dans laquelle il a passé son enfance, Baptiste rejoint alors son père Christian à la charcuteriefamiliale.Une rapide remise à niveau technique et Baptiste s’adapte facilement dans cet environnement familier. Larelation client, c’est ce qu’il préfère. À Habas, tout petit déjà, il voit défiler les visages dans la boutique etl’apprentissage de la vente se fait naturellement.« On ne change pas une équipe qui gagne »La gamme de plus d’une centaine de produits proposée par les Barucq, père et fils, connait un grand succèsauprès de la clientèle. Conserves et produits de charcuterie savent depuis bien longtemps séduire les finsgourmets amoureux de la tradition du Sud-Ouest. « Rien ne change et tout restera ainsi encore longtemps ! »nous affirme Baptiste. Au-delà du personnage, « Kiki Barucq » est une marque de fabrique : l’esquisse del’homme au béret noir restera la signature apposée sur tous les produits.Charcutiers de père en fils? Les petits garçons de Baptiste s’y voient déjà. Le jeune artisan, lui, compte fairetourner la boutique encore une bonne trentaine d’années. Les visiteurs peuvent d’ores déjà s’attendre auretour de « Kiki Barucq » l’an prochain au Salon de l’Agriculture Aquitaine!InvitéCrédit Photo : Lucie Ouine
    • LEARL du Bois Joli ala frite !27/05/2013 | Frites ou soupes, cest légumes,chez Patrick et Sylvie Sallefranque, présents surle Marché des Producteurs de Pays du Salon delAgriculturePatrick et Sylvie Sallefranque, producteurs de légumes de saison venus deFauillet dans le Lot-et-Garonne sont les maraîchers incontournables duMarché des Producteurs de Pays du Salon de lagriculture, leur spécialité :la frite ! Que ce soit en cornet, en petite ou en grande barquette, les fritesquils proposent sur leur stand sont à la fois croustillantes et fondantes...bref savoureuses! Mais, en plus de leurs frites à vous faire définitivementrenoncer aux frites surgelées ou autre fast-food américain, ils proposentégalement des soupes, plus que de circonstance en ce mois de mai maussade.Sur leur exploitation de 15 ha, Patrick et Sylvie ont choisi de dédier 5 ha à la culture de légumes de saison.Dans ce grand potager, il y a donc place, selon le calendrier, pour des pommes de terre, des carottes, descéleris-rave, des potimarrons, des citrouilles, des choux verts, des oignons, etc... Autant de légumes quilsassemblent et mixent au grès de leurs envies dans de nombreuses recettes de soupe : cinq légumes, chouxverts-carottes, citrouilles et céleris-rave, poireau, carotte... Tous ces potages conditionnés en bouteillesstérilisées sont à acheter sur le Marché de Producteurs de Pays du Salon et à déguster chez soi...Une tonne de patatesMais les légumes, hors contexte du Marché des Producteurs, ils les vendent aussi nontransformés, et là encore, cest la vente directe quils privilégient. Quand ils ne sont pas sur les marchés ousur leur exploitation, on peut les croiser dans un des magasins de producteurs auxquelles ils adhèrent. Pourlun dentre eux, précise Patrick, ils en sont même « membres fondateurs ».A noter que bien que lot-et-garonnais, leurs débouchés commerciaux sont dans lensemble périgourdins.Inconditionnels des marchés de Bergerac et dEymet, cest aussi en Dordogne que se situent les troismagasins de producteurs auxquels ils appartiennent.Quant au réseau des Marchés de Producteurs de Pays, si lexpérience du Salon de lAgriculture est unepremière, cela fait 7 ou 8 ans que le couple a rejoint le réseau lot-et-garonnais. Habitué aux MPP"événementiels", ils avaient prévu large: les marîachers ont apporté avec eux une tonne de patates!Solène MericCrédit Photo : Aqui.fr
    • Horticulture ornementale : les amoureux des bellesplantes réchauffent les allées du salon26/05/2013 | Lhorticulture ornementale comprend la culture de fleurs et feuillages coupés, les plantes en potet à massif, les plantes de pépinières et les jeunes plantes.Avec près de 300 horticulteurs et pépiniéristes, lAquitaine est lacinquième région de production dhorticulture ornementale enFrance. Plusieurs structures tentent de développer le secteur maisselon un horticulteur bordelais, Pascal Privat, le marché seraitaujourdhui peu florissant du fait dune perte de la diversité desplantes cultivées.Parmi les différents secteurs de lagriculture, il en est un dont la dimension esthétique le démarque des autres: lhorticulture ornementale. Dans le sud ouest, afin daméliorer la compétitivité des horticulteurs etpépiniéristes, une structure composée dingénieurs et techniciens, basée à Villenave dOrnon, expérimentedepuis près de 30 ans de nouvelles techniques : le GIE (groupement dintérêt économique) Fleurs et Plantesdu Sud Ouest, structure de lAstredhor, lassociation nationale de structures dexpérimentation et dedémonstration en horticulture. Près de 180 adhérents répartis en Aquitaine, Midi Pyrénées et Poitou-Charentes, composés principalement dhorticulteurs et pépiniéristes proposent des thèmes dexpérimentationpouvant améliorer leur activité. Parmi eux, lélargissement de la gamme de plantes, la protection des plantes,les techniques culturales mais aussi la gestion des espaces et lenvironnement sont étudiés, lobjectif étant demettre en place des techniques que les professionnels du secteur peuvent utiliser.Un retour à une gamme de produits élargis
    • Pascal Privat, horticulteur à Bruges, fait partie de ceux qui ont développé le GIE au début des années 1980.Il a également participé à la mise en place dAquiflor, un marché de gros à Bordeaux-Brienne. Aujourdhui,cet amoureux des plantes constate une dégradation du marché ces 30 dernières années : « Peu à peu, on estpassé à la spécialisation de certaines plantes produites en volume important. Le problème cest quonnarrivait pas à tout écouler. » Le bégonia était par exemple cultivé toute lannée. « Cest comme si on faisaitdes boîtes de conserve » ironise-t-il. Aujourdhui, il prône un retour à une gamme de produits élargi, quidemande cependant plus de technique mais moins de moyens financiers. « Il faut mettre en place desmoyens en adéquation avec les saisons, moins consommateurs dénergie » avance-t-il. Fils dhorticulteur, cegrand homme costaud parle dun métier « damour », à la croisée entre mode, art et agriculture. « Ce quejaime, cest le contact avec les plantes, il faut savoir les écouter, les sentir, les observer et leur apporter cequelles aiment sans quelles ne vous parlent. Et elles vous rendent cet amour par leur beauté. » Sil cultive demultiples fleurs dans ses serres, sa préférée reste le coquelicot car « on a jamais réussi à le dompter. Lecoquelicot est à la fois naïf et sauvage, simple et coloré ».Les âmes bucoliques de passage sur le salon pourront elles sessayer au rampotage, initié par les étudiants deBordeaux Sciences-Agro dans les allées (enfin) ensoleillées de la foire.Elodie SouslikoffCrédit Photo : Aqui.fr