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Le bateau raconte

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  • 1. LE BATEAU RACONTE 7ème croisière du 04 août au 23 août 2012 1/15
  • 2. Départ croisière : Hendaye GuétariaJe m’appelle FLIC EN FLAC, je suis un Kirié 33, né en 1977 au chantier Les Sables Dolonne et jevais vous raconter ma 7ème aventure vers l’Espagne. Mon Capitaine Jean Louis et le mousse Servanem’accompagnent dans cette nouvelle aventure, sans oublié mon fidèle compagnon le Zodiac,surnommé Zozo.Cette année j’ai hérité d’un compresseur, on m’a donc fait une beauté avec un nouveau banc (merciManu) et un nouveau coussin. Je viens de gonfler ma première bouteille, je deviens un vrai bateau deplongée autonome. On n’arrête pas le progrès. La première étape jusqu’à Guetaria s’est déroulée sans trop de vent, avec une sacrée houle pas très confortable. Il ne faisait pas très beau non plus, cirés et salopettes de rigueur pour l’équipage. J’ai été ballotté de droite à gauche, j’avais l’impression d’être une bouteille d’Orangina qu’on secoue. Mais je suis costaud alors ça c’est de la peccadille, mais on fait mieux avec une mer plus calme. Maintenant je suis amarré à 2 tonnes, tranquille dans le port de pêche pour une bonne nuit. Je serais bercé par mes frères les chalutiers qui font tourner leur générateur, c’est qu’eux ils travaillent toujours, les pauvres. « cirés et salopettes de rigueur pour l’équipage»2ème journée : Guétaria OnduarroaC’est sous un ciel gris et très pluvieux que je me suis réveillé ce matin. Un seul membre de l’équipagea bien dormi, grâce à ses boules quiés. Musiques, fiesta, manèges, générateurs ont fait beaucoup debruit mais moi aussi j’ai un sommeil profond, alors cela ne m’a pas trop dérangé.Ce matin, mon capitaine m’a fait une petite réparation, un petit réglage de mon câble d’accélérateur, etoui il faut bien s’occuper de moi de temps en temps, je faisais un bruit de casseroles.Nous devions aller à Berméo, mais après un départcalme, la mer est devenue grosse et le vent s’estlevé. Jusqu’à 24 nœuds, la décision fût alors prisede faire route vers Onduarroa. Il est vrai que là j’enavais un peu marre de me faire ballotter dans tousles sens, ça commence bien décidemment cesvacances. Il faut me ménager, je ne suis plus aussijeune qu’avant. Mon brushing en a pris un coupaussi. Ils m’ont même pris un ris avec un tout petitbout de génois, imaginez mon look vis-à-vis descopains. Il est vrai que par ce temps on n’en a pascroisé beaucoup, 2 seulement.Maintenant je suis bien amarré à un autre bateau, au calme pour une bonne nuit. Mon grand génois aété descendu, il sera remplacé par le lourd demain matin, sage décision. 2/15
  • 3. 3ème journée : Onduarroa BerméoUne autre petite ballade avec encore une mer bien formée, mais le soleil est au rendez-vous, et ça c’estsuper, surtout pour réchauffer mes rhumatismes.Les lignes ont été mises et il n’aura fallu que quelquesheures de patience pour avoir la plus belle prise de lasaison. Une bonite de 4 kg sera invitée à bord, félicitationcapitaine, et bravo « monsieur bricolage » pour la balanceimprovisée pour son pesage. « la plus belle prise de la saison. »Un bon vent, mais encore dans le nez, quelques bords de tirés et me voilà à quai le long du mur. Le capitaine finira l’installation de mon compresseur, pendant que le mousse s’occupera de mon génois lourd qui commençait à se découdre. Et oui j’adore qu’on me bichonne, ça fait du bien. J’ai encore prouvé à tout le monde que je menais bien ma barque (c’est le cas de le dire) pendant les mers formées. Quelques rafales ça ne me fait pas peur, je suis un dur moi. Enfin l’été est là, cela fait du bien à tout le monde, les sourires sont revenus, que suerte tenemos con el sol de España.4ème journée : Berméo SantoñaJe n’ai pas passé une bonne nuit car il y avaitdes pêcheurs à côté de moi sur le mur, audébut c’était des enfants mais avec la nuit desjeunes les ont remplacés. Ils m’ont envoyédessus une cigarette allumée qui m’a brûlé, çafait mal, et ce matin le capitaine était très encolère, il avait raison, ça ne se fait pas.La mer ensuite s’est levée comme les autresjours, mais le soleil était encore là et ça c’estsuper pour le moral. Le vent arrière m’a faitmettre mes voiles en ciseaux j’aime bien, çame donne un sacré look. « le capitaine était en colère » 3/15
  • 4. L’arrivée à Santoña au petit port de pêche a été un peu sportive car le vent était toujours à 20 nœuds, jefaisais même mon sport favori, je surfais sévère sur les vagues. Si vous m’aviez vu, du 6 nœudscomme un grand et comme un jeune. J’ai encore de la réserve vous savez. Maintenant je suis amarrédevant mon copain le bateau de promenade de Laredo, c’est un gros celui-là, mais sympa. On se voitune fois par an, mais on est bon pote. Je ne comprends pas tout ce qu’il me dit, mais en amitié c’estsans importance. « Arrivé à Santoña au petit port de pêche »5ème journée : Santoña Un peu de repos à Santoña avec des amis invités à bord, une superbe famille composée de Michel, Régine, Maÿlis et Alexandre. Cela m’a beaucoup reposé, ils sont tous partis faire du roller, et se sont baignés dans la mer. Par contre en soirée, un bateau s’est mis à couple avec moi. Il tirait très fort sur mes amarres, et en plus son capitaine ne s’est pas embêtés, il n’a pas mis de gardes le long du mur, j’ai donc dû le tirer toute la nuit.« Une superbe famille Michel, RégineMaÿlis et Alexandre » 4/15
  • 5. 6ème journée : Santoña San Vicente de la BarqueraDirection indéfinie au petit matin. Après un départ ensoleillé, je suis rentré dans un banc de brouillardà couper au couteau. On m’a alors allumé les yeux, j’en ai un rouge et un vert au cas où, et le mousse asoufflé dans la corne de brume, c’est marrant cela fait de la musique. On ne voyait rien du tout, mêmepas la côte, alors le capitaine a relevé toutes les heures, les points GPS pour plus de sécurité. Journéede 12 heures de moteur car le vent dans le nez, je suis arrivé à San Vicente comme un pro, je nai pastouché, je commence à bien connaître le passage. Tout le monde était heureux.De plus en vérifiant l’amarrage de mabouée, le capitaine a remonté 3 beauxpoissons, quelques filets de rascasseagrémenteront le repas ce soir. « Quelques filets de rascasse agrémenteront le repas ce soir »Par contre cette nuit là, une nuée d’oiseaux malveillants est venue sur moi sans que je puisse faire quoique ce soit, et le spectacle au matin était désastreux. J’ai donc eu droit à un nettoyage en règle nonprévu au programme. Taud et coque. J’espère qu’ils iront ailleurs la nuit prochaine. Je ne suis ni unperchoir, ni des toilettes après tout, j’ai ma dignité de bateau tout de même, cela se respecte.7ème journée : San Vicente de la BarqueraBien amarré à ma bouée de San Vicente j’ai passé une journée calme, mai un petit incident a perturbél’équipage. En séchant le taud est parti d’un coup de vent et au retour des courses le mousse s’estaperçu de sa disparition. Il y a donc eu une recherche acharnée en vain. Ils ont donc fini par partir en zozo à la pêche aux palourdes et aux huîtres. « Des palourdes et des huîtres »Cette nuit, j’ai très bien dormi car le mousse a veillé à ce qu’aucun oiseau blanc ne vienne me salir. Aminuit, au premier cri, elle est sortie ébouriffée, toute nue, en poussant des hurlements efficaces contreces damnés oiseaux. Ils ont eu très peur, et sont restés sur le bateau derrière moi, transformant leshaubans de ce pauvre bateau en un sapin de Noël. Son état de propreté faisait mal à voir au matin,bravo moussaillon même en tenue d’Eve tu fais de l’effet. 5/15
  • 6. 8ème journée : San Vicente de la Barquera RibadesellaPetite visite à la Tina Mayor mais le mouillage n’était pas assez sécurisant pour le capitaine donc laroute a été dérivée vers Ribadesella. Arrivé sans encombre à marée basse, mais le capitaine est un pro(comme moi) alors je n’ai eu aucun problème. Je suis maintenant le long du ponton accueil, et j’aidroit à ma dose d’électricité ce soir, cela fait du bien car je commençais à être un peu en manque. Onpeut être un bateau de cabotage, on aime aussi le luxe, et la lumière me met toujours en valeur. Jerecharge en plus toutes les batteries : ordinateur, téléphone portable, lampes, phares de plongée, il fautbien profiter de cette aubaine. « c’est tout de même le Pic Europa qui me domine un petit peu »J’aime bien maintenant Ribadesella, car avant c’était galère pour y séjourner, avec leur nouveauponton je suis le roi, enfin presque car c’est tout de même le Pic Europa qui me domine un petit peu,soyons modeste et laissons les honneurs à ce si beau site.9ème journée : Ribadesella LuancoDépart sans encombre de Ribadesella après une nuit douce sans oiseaux à chasser. Le mousse m’amême exceptionnellement monté la grande voile dans la passe, ça n’arrive pas tous les jours, n’est cepas Capitaine ? Lui voudrait bien qu’elle le fasse plus souvent, mais elle tient encore bon pour ne pasle faire, chacun son travail, dit-elle.C’est sous un superbe soleil que j’amène, avec mes 5 nœuds de moyenne, mon équipage dans cettenouvelle marina toute neuve ouverte depuis peu. Un jeune homme du port, charmant, m’aide àaccoster à un ponton de passage, il n’y en a que deux. Il remplit une fiche, et pour le prix ? oh !surprise c’est gratuit. Même pour la clef, pas d’arrhes à avancer, un petit paradis avec un grand P.En plus eau et électricité à disposition, que des bateaux joyeux autour de moi, tout le monde est sigentil que c’est un grand plaisir d’être ici. Aucun bruit, que du bonheur, un bon plan pour un prochainvoyage. 6/15
  • 7. 10ème journée : LuancoJ’ai été réveillé un peu tôt ce matin, branle bas de combat à bord avec le déballage du matériel deplongée pour aller sur un site vu sur les cartes par le capitaine « Somo llugo ». Mais arrivé sur le site,le caillou était trop petit pour pouvoir y jeter l’ancre, alors allés et retours répétés, mais ce site s’estavéré « pequeño » et au bout d’une bonne heure abandonné. Mais le capitaine a d’autres ressourcescachées, et c’est vers la pointe du Capo Peña, le bout du bout, son rêve depuis 3 ans, qu’il jetteral’ancre. La mer était si calme, un vrai plaisir à côté d’autres années où je m’étais pris une bonnerouste. Là c’était du gâteau. Ils m’ont donc laissé tout seul et on fait apparemment une superbeplongée dans le grand bleu : congre, tourteau, banc de gros tacots, ils étaient très existés à leur retour.« Le bout du bout » « Le rêve du Capitaine depuis 3 ans »Ensuite retour à Luanco, que du bonheur encore. L’après-midi a été ensoleillée, ils sont partis ensuitevoir mes ancêtres au Musée Maritime des Asturies. Ils sont revenus enchantés de leur découverte.Cette nuit j’ai été arrosé par une bonne pluie, elle était un peu froide. En plus après la plongée j’avaisdéjà eu une douche. Bon maintenant, je suis propre pour aller à la grande ville de Gijon. 7/15
  • 8. 11ème journée : Luanco GijonC’est sur une mer d’huile que je suis arrivé à Gijon. Quelle grande ville, cela m’impressionne toujours.On m’a fait le plein de gasoil, je n’avais pas trop soif mais c’était par sécurité pour le retour. Je suis unvrai chameau, je ne bois que 2 fois par an pour le grand bonheur du Capitaine. Après-midi sympa entretous mes potes français, nous sommes dans une partie du port réservée aux voyageurs. La nuit a été unpeu mouvementée, je commençais à peine à m’endormir quand un bruit violent m’a fait sursauter. LeCapitaine a d’abord cru à un attentat, mais c’était juste un énorme feu d’artifice devant moi. J’étais auxpremières loges, un superbe feu et qui a duré, duré longtemps. Vers minuit et demi j’ai pu enfin merendormir quand soudain un coup de vent très méchant, suivi d’une pluie diluvienne, se sont abattussur moi. J’en menais pas large, le mousse est sorti pour me réconforter et a enlevé mon taud provisoirepour qu’il n’ait pas le même sort que l’autre. La pauvre, elle était comme moi aussi trempée. La nuit aensuite été calme et le matin le soleil était revenu. « Gijon, quelle grande ville, cela m’impressionne toujours » « Une partie du port réservée aux voyageurs » 8/15
  • 9. 12ème journée : Gijon LastresC’est par une mer très agitée à forte que les 3h30 de traversée, se sont écoulées. Un vrai calvaire mêmesi je surfais sur les vagues par moment. Le vent qui me maintenait un petit peu s’est affaibli et lecapitaine essayait comme il le pouvait de passer ces gros creux de 3 mètres par moment. J’ai horreurde ces mers car tout part n’importe comment à l’intérieur. Arrivés à Lastres je me suis mis à coupled’un autre français très sympa, Jean Luc et son second Christine m’ont aidé à accoster. Ensuite j’ai étédélaissé par mon équipage qui est parti visiter le village. Mais ils ont trouvé cela trop touristique alorscela ne leur a pas trop plût. Petit baignade ensuite pour les rafraîchir, et en palmant le capitaine adécouvert 2 belles balistes. Ils ont décidé de les prendre en photo mais un jeune local venait d’enharponner une et ensuite l’appareil photo sous-marin a eu un gros problème, le caisson s’est remplid’eau alors fini pour lui. Décidément, il arrive que des petits tracas dans cette croisière, il va falloirconjurer le sort et vite Capitaine. « Arrivés à Lastres »13ème journée : Lastres RibadesellaPetit trajet avec un vent d’Est donc pas de voile et une houle moins fatigante que la veille. L’entréedans Ribadesella a été un petit peu stressante pour le capitaine, car il y avait un ressac pas terrible àl’entrée, et j’étais emporté par le courant. Mais j’ai un bon capitaine, il a su contre-braquer et ouf ! jesuis passé mais c’était très juste car la marée était basse.Accostage sans encombre au ponton des voyageurs, j’ai l’électricité, mon luxe préféré. En plus jeprocure l’eau à foison, sans aucune restriction, que du bonheur. J’aime beaucoup cette situation, car jepeux comme cela me comparer à tous ces grands bâtiments pleins d’étoiles que l’on appelle « hôtel deluxe ». Moi avec mon eau courante et mon électricité, j’en ai au moins 3 ou 4, non ? En plus je faispension complète pour le même prix. Que voulez-vous trouver de mieux de nos jours ? Voilà encoreune journée de passée, rollers pour l’équipage, courses et souvenirs. Une bonne Fabada en repas cesoir, cela commence à sentir bien bon. 9/15
  • 10. 14ème journée : RibadesellaUne journée de repos bien amarré à Ribadesella, j’aieu enfin une perm, j’ai pu me reposer un petit peu.Mon moteur était à la joie, en plus avec l’électricitécela ne pompait pas sur mes batteries, que dubonheur. Il faisait en plus du soleil, c’était trèsagréable de réchauffer ma veille carcasse. C’estZozo qui était au boulot aujourd’hui, et qui aremonté la ria de Sella. Très belle balade m’a t-il dità son retour, en plus ils ont voulu descendre la riaen ramant, alors lui aussi a économisé son moteur,belle journée pour tous. « Une journée de repos »15ème journée : Ribadesella San Vincente de la BarqueraTraversée en moteur avec une mer pas agréable, car pas assez de vent pour me caler. Arrivée à SanVicente, j’ai eu droit à un bon courant qui m’a chatouillé la coque, c’était bien agréable comme petiteTalasso surtout après tant d’heures de navigation. Mon capitaine n’a pas pu aller à la bouée donc ilm’a mis à l’ancre comme autrefois. C’était pas mal à part qu’au moment du changement de marée lecourant a un peu tiré sur mon ancre. Bonne nuit sans les oiseaux blancs, et ça c’était super, je suis restétout propre.16ème journée : San Vincente de la Barquera SuancesUne mer d’huile, enfin, mais pas de vent, alors mon moteur était encore au travail. Petite halte àl’entrée de la ria de Suances car l’heure de la marée n’était qu’à 17h30. Baignade de l’équipage, lemousse m’a enlevé un peu de barbe, je commençais à ressembler sévère au Capitaine, mais ils m’ontpromis qu’en octobre j’aurais droit à un séjour « remise en forme » sur l’ère technique. Une fois tousles 2 ans ils me font ce petit plaisir, là je suis douché, décrassé, bichonné, repeint, lustré, ciré, commedans mes jeunes années. Il me tarde d’y être.La journée s’est ensuite passée par une partie de pêche, et une entrée sans encombre au point del’année dernière. Je me repose maintenant bien au calme, ancré dans la ria. Demain pour moi c’estprévu repos. Ici pas de bruit, un calme serein, juste des petits copains espagnols mais « pequeños ». Ilssont gentils, cela me change de certains qui s’y croient toujours un peu. « un calme serein» 10/15
  • 11. 17ème journée : Suances17ème journée racontée par le mousse :« Nous avons laissé Flic en Flac bien ancré dans la ria et nous sommes partis en roller jusqu’àSuances plage. De là nous avons déniché des vélos en location grâce à Jean Louis qui a su trouver labonne personne. 10 € la location pour la journée et nous voilà sur la piste cyclable en direction deSantillana del Mar, village pittoresque dit le village des 3 mensonges : ce village n’a jamais eu desaint, ce village est loin de la mer et ....... Mais ce que le capitaine n’avait pas vu sur les cartes, c’estla multitude de montées et le peu de descentes, j’ai eu un peu de mal à suivre en restant sur la selle,j’ai donc triché un peu et effectué certaines montées gentiment à côté de mon vélo. Il était pourtantéquipé de toutes les vitesses voulues, mais ce sont les jambes qui ne voulaient plus suivre.Arrivés à destination, nous avons découvert de très belles maisons, avec de superbes blasons, demagnifiques balcons.« Nous avons découvert de très belles maisons, avec de superbes blasons, de magnifiques balcons » 11/15
  • 12. Mais nous avons découvert un autre « petit Lourdes » avec toutes les boutiques touristiques qui nous yfaisaient penser. Dommage, cela gâche un peu le paysage. Une visite du musée de la torture m’a faitfaire des cauchemars toute la nuit, merci capitaine, cela valait le coup, mais beaucoup de frissons toutde même. Un petit repas au restaurant pour me remettre de mes émotions et surtout pourm’encourager à repartir sur les routes. Heureusement le temps était un peu couvert ce qui nous apermis cette escapade sportive sans trop de soleil. Juste un petit bémol, nous n’avons pas retrouvé laroute qui nous menait directement à la plage en rentrant dans Suances, il a donc fallu faire pas maldes kilomètres en plus et reprendre toute la piste cyclable qui n’était pas prévue initialement. C’estdonc avec un score de 30 kilomètres au total que nous avons reposé nos montures et rechaussés nosrollers pour rejoindre le bateau ».18ème journée : Suances SantoñaJe suis sorti au petit matin de Suances les 2 doigts dans le nez, mais la traversée était encore aumoteur, sans vent établi avec ma voile qui battait d’un côté à l’autre et ce pendant les 8 heures devoyage. Arrivé à Santoña je suis amarré le long du mur, mais loin du méchant capitaine du bateaupromenade, qui n’aime plus les étrangers. Dommage je l’aimais bien mon copain de plusieurs années,mais son capitaine a flambé une durite, alors il fait tout pour être désagréable. Avant il n’y avait pas deproblème dans ce petit port si amical, cela devient de plus en plus hostile, même les bateaux de pêches’y mettent, ils arrivent et partent très vite pour qu’on se fracasse sur le mur, comme les tempschangent. Mais Santoña restera toujours Santoña avec de belles rencontres. Lorenzo la bodega tantappréciée pour son Mistella, vin si suave et si doux, mais hélas c’est la dernière année qu’on te verraLorenzo car tu prends ta retraite le 30 août à 67 ans, et ton amitié manquera à tout l’équipage. Mais unautre amigo, le boucher/charcutier des halles, Miguel vient de faire son entrée dans les bonnes adressesà retenir avec toute sa gentillesse. Je me suis donc retrouvé ce soir là avec Lorenzo qui venait fêter sondépart et Miguel qui venait voir le bateau d’un coup de vélo après son travail, toute cette joyeusebande est donc montée à bord à la grande joie du Capitaine. L’équipage essayait tant bien que mal decomprendre cette conversation très animée de cette fin d’après midi, nos deux amis faisantconnaissance grâce à nous. Un grand plaisir aussi pour mon capitaine de me faire visiter sous toutesmes coutures, une soirée inoubliable à marquer dans mes tablettes.Même si d’autres personnes deviennent peu accueillantes, heureusement qu’il y en à d’autres quiviennent en compensation et c’est cela les joies du voyage.Nous reviendrons traîner à Santoña ça c’est sur, mais je passerai sûrement mes nuits ancré aumouillage. « mais loin du méchant capitaine du bateau promenade » 12/15
  • 13. 19ème journée : SantoñaEscale repos à Santoña, repos pour moi, les adieux à Lorenzo, tu nous manqueras. Journée repos aussipour l’équipage, siesta bien méritée (je n’en dirai pas plus) roller et 1ère glace pour le mousse « qu’elleétait bonne » tout arrive à qui sait attendre.....20ème journée : Santoña ElanchobeMe voici encore dans une mer agitée, décidemment cette année ce n’est pas ça la mer, peu confortableencore une fois, pas assez de vent, et en plus arrière, tout ce que je n’aime pas. On met mes voiles enciseaux alors cela allait un peu mieux. Il a hésité avec le spi, mais avec cette mer agitée je préférais debeaucoup sa décision, j’aime bien moi les voiles comme cela, parce qu’avec le spi les autres metraitent de grosse orange, ils se moquent de moi. « les autres me traitent de grosse orange » « j’ai l’impression d’être un oiseau blanc en vol »Mais avec les voiles décalées, j’ai fière allure, et j’avance aussi bien. J’ai l’impression d’être un oiseaublanc en vol, je me sens si léger comme cela, que c’est bon. Mais le trajet était un peu long tout demême. Maintenant je suis à couple avec un nouveau copain, il est bleu comme moi, mais lui c’est unbateau école il travaille beaucoup en saison. Il vient de Léquiéto, on va pouvoir papoter toute la nuit.J’aime bien ces rencontres même si je ne comprends pas toujours tout, je fais des efforts et monespagnol s’améliore d’année en année. Demain c’est la dernière étape, alors il va falloir dormir unpetit peu. 13/15
  • 14. 21ème journée : Elanchobe HendayeJ’ai très bien dormi à Elanchobe c’était une nuit sereine et chaude. Le matin la mer était belle ce quime changeait un peu des autres jours. Un peu de vent pour me caler « au largue » et aider mon moteur,même pour seulement 2 heures c’était génial. Mais depuis quelques jours je suis un peu fébrile, j’aides petits sauts de moteur, j’accélère pour un rien, j’ai la gorge un peu prise. Le capitaine pensait quej’avais quelque chose coincé à l’hélice, alors il a tout arrêté, et a plongé pour vérifier, mais non rien dece côté là.« J’ai très bien dormi à Elanchobe » « Il a plongé pour vérifier »Mais je sais bien moi que cela vient de l’intérieur. Le gasoil qu’ils m’ont mis à Gijon avait un mauvaisgoût, c’est ça qui me donne des nausées et des hauts le cœur. Capitaine, il faudra revoir mes filtres. Jesuis en principe un bateau qui n’attrape jamais rien mais là avec cette petite intoxication il faut vitefaire quelque chose. Bon j’arriverai tout de m^me sans problème à la maison, mais c’est trèsdésagréable. Je sais bien que le capitaine va me soigner et me bichonner.Pendant quelques heures nous avons recueilli un voyageur clandestin, il y en a beaucoup à chaquecroisière, souvent des oiseaux épuisés qui viennent se reposer à bord. Là c’était une abeille trop loindes côtes. J’aime bien ces voyageurs, je suis « mer d’accueil » dans un sens, et je fais comme cela mespetites BA. Dans ces cas là, tout l’équipage fait des gestes lents pour ne pas les déranger, et les laisserse reposer en paix. « je suis mer d’accueil dans un sens » 14/15
  • 15. Nous sommes donc arrivés à Hendaye sous une chaleur écrasante qui virera la nuit par du grand ventet une pluie ininterrompue jusqu’au lendemain. Là c’est bon je suis bien rincé.Je suis maintenant à ma place au port, je retrouve tous mes copains : Jacky II, Sonia II, Tomahawk,Marie Morgane et les autres, j’ai plein de choses à leur raconter. Les pauvres, eux ne sont pas partis envacances, j’ai beaucoup de chance moi d’être un bateau de croisière.Vivement l’année prochaine pour vivre de nouvelles aventures, en attendant, je ferais le bonheur del’équipage en les amenant à la pêche et faire de belles plongées, je suis un bateau multi fonction et j’ensuis fier. « J’ai beaucoup de chance d’être un bateau croisière » 15/15

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