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Valeur De L information Dans la Presse Ecrite Part 2
 

Valeur De L information Dans la Presse Ecrite Part 2

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La tentation est grande de traiter l’information comme de la data qu’on peut ...

La tentation est grande de traiter l’information comme de la data qu’on peut
mettre dans plusieurs tuyaux et de considérer le journaliste comme un homme
orchestre qui peut retranscrire l’information en texte, son, vidéo, flux RSS pour
tous les canaux simultanément ?

Et ceci alors que l’information, dans un monde complexe et en mouvement
rapide, est au cœur de toutes nos décisions, de nos actions, et qu’elle attise les
convoitises de ceux qui peuvent avoir intérêts à manipuler l’opinion où influencer
le comportement des masses : politiques, industriels, publicitaires…

Comment augmenter la valeur perçue de l’information pour que
l‘écosystème de l’information soit pleinement viable pour toutes les parties
prenantes les médias, les journalistes, les lecteurs et les annonceurs ?

Le danger vient non moins de la presse gratuite d'information qui attire les
lecteurs qui n'ont jamais été tentés par le payant, que par le Web.

En effet, l 'information émanant du Web est gratuite, claire, immédiate, efficace,
mise en images et en vidéo, on demand. Elle se diffuse à chaque seconde, en
même temps que l'évènement qui la fait, en même temps que l ‘événement qui se déroule.

Et c’est sans compter sans les autres médias…la TV et la radio…

Jusqu’alors la presse faisait particulièrement autorité face à d’autres grands
médias comme la télévision ou la radio. Mais les gens ont accès à de plus en
plus de sources ultra ciblées, que ce soient des médias presse, la télé…là ou ils
veulent, quand ils veulent.

De plus, tout le monde aujourd’hui peut devenir producteur de contenu,
Journaliste amateur ou spectateur ou simple commentateur et diffuser via les
plateformes de blogging ou micro-blogging.

Il faut se rendre à l’évidence : l’information n’est plus maîtrisable et maîtrisée.
Nous assistons à la montée d’un besoin grandissant de filtrage, de
hiérarchisation et de simplification de l’information.

Il va falloir s’organiser.

Alors que le web devient un grand lieu de conversation : sous les articles, entre
les gens dans les réseaux sociaux, dans google…

Et que les contenus ne sont plus solidaires des supports médias : on tape une
requête et on tombe par hasard sur le site d’un titre de presse, ou sur un extrait
d’un article d’un titre de presse sur un autre site.

Il est vital que les titres de presse deviennent des marques médias fortes avec
une charte éditoriale claire, un contrat de lecture approprié, un style et des
valeurs propres et uniques.

De plus, ils doivent servir mieux encore des communautés choisies afin de
redevenir « leur journal » en adoptant un posture intra communautaire (type «la voix du nord ou psychologies) ou inter communautaire (type package le monde + new york times).

Ainsi, une dernière question évidente: comment communiquer une information ?

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Valeur De L information Dans la Presse Ecrite Part 2 Valeur De L information Dans la Presse Ecrite Part 2 Presentation Transcript

  • PARTIE 2 NOUVEAUX SYSTEMES D’ORGANISATION DE L’INFORMATION Photo:svegi.k
  • PLAN PARTIE 2 Section 1- Réorganiser les médias pour leur faire passer le cap du digital Section 2- Valoriser les contenus a travers la marque média, le rich média, en fonction des supports ou du contexte d’utilisation Section 3- Réorganiser les comités de rédaction pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information.
  • Section 1 Réorganiser les médias pour leur faire passer le cap du digital 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture. 1-2 Reorganiser les organes de presse pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ? Photo: Netrace
  • Photo: Netrace 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture. Jean Maxence Granier, directeur et fondateur de Think Out.
  • Deux paradigmes de communication distincts La mise à disposition d’informations sous forme mass-médiatique s’inscrit dans le paradigme de l’échange économique direct (vendeur/acheteur) et indirect (support/annonceur/consommateur). Ce dispositif s’inscrit clairement dans l’espace public. Ce dispositif distingue d’une part des entreprises et des institutions spécialisées dans la production d’informations et d’autre part des publics intéressés par ces mêmes informations. La conversation comme échange informel d’informations s’inscrit au contraire dans le paradigme du troc, de l’échange réciproque dans lequel chacun espère trouver en l’autre de l’information utile. Elle relève plutôt a priori de l’espace privé ou non public. Le paradigme conversationnel renvoie plutôt à une forme d’économie informelle même si certaines conversations sont tarifées, comme celles que l’on peut avoir avec son psy ou son avocat. Les nouvelles formes numériques de l’offre média traditionnelle et des conversations en ligne font désormais s’interpénétrer étroitement ces deux logiques et brouillent les lignes. Comment dès lors donner de la valeur à ces nouvelles conversations numériques qui s’articulent avec des contenus médiatiques traditionnels ? 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.
    • Une complexification du modèle d’échange d’informations
    • Aujourd’hui, une vaste injonction globale, sur le mode du «il faut participer », pose à la fois la question de la valeur même de ce nouveau type de contenu et celle des distinctions à opérer au sein de cette nouvelle dimension participative
    • - Entre échanges au sein des publics (échanges horizontaux) et échanges entre les médias et leurs publics (échanges verticaux)
    • - Entre bénéfices pour ceux qui entrent en conversation et bénéfices pour les publics « passifs » de ces conversations numériques qui jouissent d’une diffusion massive et deviennent potentiellement publiques
    1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.
    • Un reploiement da la question de la valeur de l’information
    • Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook)
    • Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.)
    • De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc.
    • Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias.
    1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.
    • Un reploiement de la question de la valeur de l’information
    • Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook)
    • Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.)
    • De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc.
    • Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias.
    1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.
  • 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes Julien Jacob, Directeur général Cnet Networks France.
  • Y aurait-il une pyramide de Maslow de la consommation d’information? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .
  • Une nouvelle segmentation de l’offre? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .
  • Et demain? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes
  • Remise en question de la chaine de valeur 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .
  • Des motivations différentes envers l’information (1) 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .
  • Des motivations différentes envers l’information (2) 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes
  • L’offre dans l’information 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes
  • Que faire? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .
  • 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet. Franck Rebilliard, professeur Université Lyon .
    • Nous avons identifié une multitude d’espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
    • Nous pouvons les ranger en sept catégories :
    • Versions Internet de médias existants (presse en ligne)
    • -Versions Internet d’agences de presse (agences de presse en ligne)
    • -Publications exclusivement Internet (webzines)
    • Publications – individuelles – exclusivement Internet (blogs)
    • -Composantes informationnelles de plateformes multiservices (portails)
    • -Regroupements automatisés d’informations d’actualités (agrégateurs)
    • -Services documentaires d’archives journalistiques (bases d’archives)
    1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les versions Internet de médias existants ( presse en ligne ) Regroupés sous l’appellation  presse en ligne parce qu’il s’agissait au départ très majoritairement d’extensions de journaux imprimés (ex : www.lemonde.fr), alors qu’ils peuvent également être des compléments de chaînes de télévision (ex : www.tf1.fr) ou de stations de radio (ex : www.radio-france.com), ces sites web proposent des contenus très proches de leurs médias d’origine et selon un mode de diffusion « vertical » somme toute très classique. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les versions Internet d’agences de presse ( agences de presse en ligne ) Pouvant être considérée comme une sous-catégorie de la précédente, puisqu’elle abrite aussi des déclinaisons numériques d’un organe d’informations déjà existant (en l’occurrence, l’agence de presse), elle s’en distingue cependant sur deux points. Avec l’Internet, les agences de presse ont d’une part la possibilité de s’adresser directement aux consommateurs finaux de l’information (cette possibilité de « sauter » un échelon dans la filière journalistique n’a toutefois pas été complètement exploitée) et ont d’autre part tendance à fournir un contenu beaucoup plus thématisé, suivant en cela une évolution déjà antérieure vers la spécialisation de l’information (ex : l’information économique et financière comme spécialité de www.reuters.fr). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les publications exclusivement Internet ( webzines ) Espaces d’information spécifiques à l’Internet, c’est-à-dire sans équivalent sur d’autres supports, ces webzines ont un temps été considérés comme une opportunité de refondation pour l’information journalistique. Depuis, une césure semble s’être opérée. D’un côté les web-fanzines , aux contenus très marqués par l’information d’opinion et adoptant l’autopublication comme une posture idéologique, voient leur modèle fondé sur le bénévolat connaître de nombreux signes d’essoufflement (ex : www.uzine.net). D’un autre côté les web-magazines , reprenant en grande partie les recettes de la presse traditionnelle et cherchant une « niche » éditoriale, doivent souvent leur salut au soutien d’entreprises ou d’institutions (ex : pour l’information spécialisée dans le multimédia, www.lejournaldunet.com comme site-vitrine du Benchmark Group, ou www.internetactu.net financé par le CNRS). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les Publications – individuelles – exclusivement Internet ( blogs ) Remplaçant les sites personnels avec les atouts supplémentaires d’être plus commodes d’un point de vue technique et d’offrir une présentation chronologique des contenus, les blogs ont connu un rapport à l’actualité assez automatique. Passée une première période de vif engouement, dont la principale source semble avoir été le mythe d’une production égalitarisée de l’information avec l’autopublication, les blogs consacrés à l’actualité semblent souffrir d’une moindre vitalité (phénomène assez comparable à celui qu’ont connu les web-fanzines ). Les procédés facilitant une publication distribuée (fils RSS, podcasting ) peuvent contribuer à pallier les difficultés de renouvellement de l’information au sein de chaque blog en fédérant l’information à un niveau collectif ( blogosphère ). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les Composantes informationnelles de plateformes multiservices ( portails ) Les grands sites portails , dans l’objectif de maximiser leur audience et de diversifier leurs sources de revenus, proposent un éventail très large de services (messagerie gratuite, annuaire de recherche, téléchargement de logiciels, etc.) parmi lesquels des informations d’actualités. La production de ces contenus est la plupart du temps externalisée : le plus souvent, les portails se fournissent en informations d’actualité auprès des agences de presse, achetant des dépêches sous des formats tels que XML permettant l’adaptation à l’interface ergonomique de chaque site (ainsi l’AFP fournit chaque fois sous une présentation « customisée » ses dépêches numériques aux portails AOL, MSN, Wanadoo , ou encore Yahoo ). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les regroupements automatisés d’informations d’actualités ( agrégateurs ) Résolument placés à un niveau méta-éditorial , puisqu’indexant à partir de moteurs de recherche les informations publiées par d’autres sites (sites de médias et webzines principalement), les agrégateurs peuvent réunir plusieurs développements autour d’un même sujet d’actualité. Cette démarche n’est pas réservée à l’information « grand public » (ex : Google News ) ; elle trouve au moins autant de pertinence pour l’information professionnelle sur des sujets pointus (ex : Net2One ), ou pour le rassemblement de commentaires dispersés sur l’Internet (ex : www.rezo.net) 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Des lieux de diffusion multiples : les services documentaires d’archives journalistiques ( bases d’archives ) La collecte et la conservation des archives des journaux n’est pas une activité nouvelle : depuis plusieurs années déjà, de volumineuses bases de données ont été constituées, notamment parce qu’elles peuvent intéresser les entreprises en tant que sources documentaires. En basculant sur l’Internet, ces services de veille (avec leurs spécialités : information régionale pour Pressedd  ; information francophone pour Europresse  ; information internationale pour Lexis Nexis ) intègrent les informations exclusivement disponibles sur le web ( webzines ), et rendent davantage accessibles les archives les plus récentes. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée En ce qui concerne le premier axe, nous avons ainsi établi une gradation entre les contenus selon leur visée, allant de l’information spécialisée à l’information généraliste, en passant par l’information d’opinion. Cette dernière constitue dans ce cadre un registre intermédiaire entre une logique généraliste (maximisation de l’audience) et une logique de spécialisation (adressage ciblé pour des marchés professionnels). Quant au deuxième axe, il a été établi en fonction de l’orientation marchande ou non des différentes modalités de diffusion, considérant qu’il s’agit là de la différence essentielle entre les différentes configurations observées. C’est donc surtout du côté de la publication autoritative ( webzines et blogs ) qu’on trouve des configurations non-marchandes, et de façon plus exceptionnelle pour certains agrégateurs . Il est à noter que la catégorie des agrégateurs est sans doute la plus hétérogène, ce qui nous a amené à scinder sa localisation en plusieurs endroits sur le schéma. Mais cette catégorie des agrégateurs se distingue aussi en ce qu’elle est majoritairement liée aux autres types de publication par des liens hypertextuels. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée Elle participe à ce titre d’un tissu relationnel extrêmement entremaillé, dont nous avons voulu rendre compte sur ce schéma. Outre des liens hypertextuels, ce sont des relations plus contractuelles de cessions d’informations qui s’organisent principalement autour du bloc [agences – presse en ligne ], et en direction des espaces du niveau méta-éditorial ( portails , agrégateurs , et bases d’archives ). Sur le schéma, nous avons distingué ces deux formes de relations, entre «  Etablissement de lien  » et «  Fourniture de contenu  ». 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Le circuit numérique de retraitement des informations d’actualité Le schéma montre que, représentée dans sa globalité, la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet ne se réduit pas à la juxtaposition de plusieurs espaces de publication, mais repose parallèlement sur un enchevêtrement de relations. En y regardant de plus près, on s’aperçoit même que la valeur ajoutée de l’Internet, en matière d’information journalistique, ne réside pas dans la création de nouveaux contenus : ceux-ci ne sont spécifiquement produits pour l’Internet qu’au niveau du bloc [ webzines – blogs ], et de façon marginale dans la presse en ligne lorsqu’une équipe éditoriale a été mise en place à cette fin au sein du média d’origine ou à travers l’une de ses filiales. En fait, l’intérêt principal de l’Internet se situe dans la possibilité d’accéder, à partir d’un même moyen de communication, à plusieurs niveaux de diffusion d’informations journalistiques (bien que celles-ci soient le plus souvent recyclées). Pour résumer la situation : les sources d’informations ne sont guère plus nombreuses, mais leur exploitation s’est amplifiée avec l’Internet via une mise en circulation de quelques informations d’actualité. Certaines cellules éditoriales peuvent être relativement étoffées, comme par exemple dans la filiale Le Monde Interactif. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Pour illustrer ce processus de retraitement d’une même matière première informationnelle, on peut suivre le circuit emprunté par une dépêche d’agence de presse. Une fois produite, celle-ci n’est pas seulement publiée sur le site web de l’agence. Elle peut également, en fonction de son thème, être « pointée » via les liens hypertextuels de divers agrégateurs . Surtout, son contenu est vendu à des clients aussi divers que les sites de presse en ligne , les portails , ou les bases d’archives , qui vont l’intégrer en l’adaptant à chacun de leur format de publication. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • La généralisation de ce processus de retraitement est tel que même les contenus créés spécifiquement pour l’Internet s’inscrivent au final dans des logiques semblables. Nous avons déjà évoqué les systèmes RSS de syndication automatique pour les blogs . En ce qui concerne les webzines , on a pu constater une tendance au regroupement d’espaces de création qui précédemment existaient de façon autonome. Pour reprendre deux exemples déjà évoqués dans ce texte, Uzine et Rezo.net , on peut ainsi relever deux étapes dans ce mouvement pour les webzines à caractère militant : d’abord, la création d’ Uzine comme fédération de webzines qui jusqu’ici se voulaient « indépendants » au double sens, idéologique et fonctionnel, du terme ; ensuite, le rattachement d’ Uzine à Rezo.net , dont il devient l’une des diverses sources agrégées autour d’une même orientation politique. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
    • Ce retraitement, en aval, d’informations de moins en moins inédites nous semble pouvoir être analysé à un double niveau.
    • A un niveau économique, cette mise en circulation des informations correspond à un mouvement d’externalisation de la création des contenus d’actualité.
    • A un niveau sociopolitique, ce processus de retraitement de l’information privilégiant une information factuelle, quitte à ce que cette dernière soit redondante, peut aussi renvoyer à une évolution de la perception du journalisme.
    • La collecte et la rédaction de nouvelles forment une activité à forts coûts fixes car elle nécessite de rémunérer la main d’œuvre créative (agenciers, journalistes, correspondants) de façon permanente afin de couvrir « l’actualité ». Cette particularité de l’économie des médias reste valable pour l’Internet.
    1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • En revanche, deux changements assez importants peuvent affecter les filières des industries de l’information. D’une part, les coûts de reproduction de l’information deviennent quasi-nuls avec le numérique (un article n’a par exemple plus besoin d’être imprimé en de multiples exemplaires) ; d’autre part, le transit par les réseaux informatisés permet d’abaisser sensiblement la barrière à l’entrée formée jusqu’ici par les coûts logistiques de distribution et de diffusion. Dans le contexte numérique, la réduction des contraintes « matérielles » de publication et de diffusion facilite la reprise et la mise en circulation des informations journalistiques, et rend plus nécessaires encore, par la pléthore informationnelle ainsi engendrée, les investissements dans les activités de mise en visibilité (promotion, référencement, etc.). Ceci explique pourquoi les acteurs traditionnels de l’information journalistique (agences de presse, médias écrits et audiovisuels) se voient concurrencés par de pure players ( portails , agrégateurs ) qui via leur expérience antérieure de l’Internet ont déjà réussi à y constituer des audiences. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Cet effacement de la création des contenus au profit de leur mise en circulation, tel qu’il se matérialise économiquement sur l’Internet, nous renvoie à une évolution plus large du journalisme. Largement vulgarisée avec la formule de «  circulation circulaire de l’information  », l’uniformisation des sujets due à la concurrence interne au champ journalistique (BOURDIEU, 1996) était jusqu’ici plutôt l’objet de critiques. Il est tout à fait remarquable de voir qu’elle est aujourd’hui mise en exergue dans l’argumentaire du principal agrégateur , Google News  : «  Les titres de la page d’accueil de Google Actualités sont sélectionnés automatiquement par des algorithmes informatiques en fonction de plusieurs facteurs, notamment de la fréquence selon laquelle ils apparaissent sur d’autres sites du Web. Cette méthode de sélection s’inscrit tout à fait dans la tradition de recherche du Web de Google, qui repose essentiellement sur le jugement collectif des éditeurs Web pour déterminer les sites proposant les informations les plus intéressantes et les plus pertinentes. Google Actualités s’appuie de la même façon sur le jugement des rédacteurs des agences d’information pour déterminer les nouvelles qui méritent le plus d’être incluses et mises en évidence sur la page Google Actualités.  » 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • La redondance de l’information est ainsi présentée comme une sorte de garantie, la comparaison des différentes « versions » journalistiques devant permettre in fine à l’Internaute de découvrir une information « épurée ». Habituellement, les dépêches d’agence sont produites avec cette recherche de neutralité, mais dans le cadre d’une transformation ultérieure par les clients : les médias (journaux, stations, chaînes) adaptent ces dépêches d’agence à leurs lignes éditoriales respectives. Or, ces dépêches tendent de plus en plus à être diffusées telles quelles auprès de vastes publics, et on peut sur ce point dresser des parallèles entre le processus de retraitement de l’information sur l’Internet et un développement journalistique qui lui est contemporain, celui de de la presse gratuite . Dans ce dernier cas, une enquête en réception montre même que cette neutralité de l’information proposée par la presse gratuite rencontre une certaine demande de la part des lecteurs, qui pour certains reprochent aux journaux traditionnels leurs parti-pris idéologiques (AUGEY, LIPANI-VAISSADE, RUELLAN, UTARD, 2005). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • La redondance de l’information est ainsi présentée comme une sorte de garantie, la comparaison des différentes « versions » journalistiques devant permettre in fine à l’Internaute de découvrir une information « épurée ». Habituellement, les dépêches d’agence sont produites avec cette recherche de neutralité, mais dans le cadre d’une transformation ultérieure par les clients : les médias (journaux, stations, chaînes) adaptent ces dépêches d’agence à leurs lignes éditoriales respectives. Or, ces dépêches tendent de plus en plus à être diffusées telles quelles auprès de vastes publics, et on peut sur ce point dresser des parallèles entre le processus de retraitement de l’information sur l’Internet et un développement journalistique qui lui est contemporain, celui de de la presse gratuite . Dans ce dernier cas, une enquête en réception montre même que cette neutralité de l’information proposée par la presse gratuite rencontre une certaine demande de la part des lecteurs, qui pour certains reprochent aux journaux traditionnels leurs parti-pris idéologiques (AUGEY, LIPANI-VAISSADE, RUELLAN, UTARD, 2005). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Il ne s’agit pas ici de dire que cette configuration est généralisable, ni qu’elle préfigure l’évolution ultérieure du journalisme. Mais sa cohérence, à la fois sur l’Internet et l’imprimé, mérite d’être relevée. On peut considérer qu’une même configuration se retrouve avec, pour les rubriques d’actualités des portails comme pour les journaux gratuits , un retraitement de dépêches d’agences réduisant les coûts de création de l’information et permettant de trouver un large public, peu habitué à payer pour consulter des contenus journalistiques et favorable à une information la plus factuelle possible. L’information journalistique est diffusée en de multiples lieux sur l’Internet, mais sa circulation réticulaire n’équivaut pas à une multiplication des contenus originaux d’actualité, bien au contraire. Au final, il apparaît que la création d’informations exclusives à l’Internet se marie avec la reproduction et la circulation, sur le web, d’informations produites initialement pour d’autres supports. De ce point de vue, l’Internet semble s’inscrire dans la longue liste des technologies d’information et de communication qui mobilisent tous les espoirs d’une transformation radicale du journalisme au moment de leur émergence (radios « libres » ou expériences de télévisions « communautaires » par câble, pour prendre des exemples récents) avant de les atténuer. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • Doit-on en conclure pour autant que l’offre d’information journalistique ne connaît que des aménagements mineurs avec l’Internet? L’évanouissement progressif des webzines comme la soudaine mise en avant des blogs témoigne d’une phase d’expérimentations dont il serait bien audacieux de tirer des enseignements définitifs. Il n’en reste pas moins que les innovations en la matière s’inscrivent globalement dans l’ajout au modèle mass-médiatique, prédominant jusqu’ici pour l’information journalistique, de dimensions héritées des réseaux informatisés comme la compilation automatisée des données ou les échanges interpersonnels. Cette possibilité de complémentarité reposant sur la convergence entre médias « traditionnels » et « nouvelles » technologies de l’information et de la communication avait été soulevée il y a déjà plus de dix ans (CHAMBAT, 1995) : il reste à voir, après cette relativement courte période (une décennie) au regard du cycle de vie d’une technologie d’information et de communication telle que l’Internet, sur quelles dynamiques sociales de fond pourront ou non s’appuyer ces évolutions du journalisme 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.
  • 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ? François Guillot, consultant en communication, associé du groupe i&e, en charge des stratégies Internet.
  • La « politique de blogs » des médias en ligne est le choix fait par les médias de proposer ou non des blogs à leurs lecteurs. Cela peut prendre des formes multiples : -des blogs de journalistes sur le site du média (par exemple celui de Corinne Lesnes du Monde), -une plate-forme de blog proposée aux internautes sous la marque du média (monblog.lemonde.fr)… 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
    • Bloguer est un moyen de :
    • proposer un service additionnel à son public (un service d’information quand le média édite des blogs, un service de participation quand le média propose une plate-forme de blogs ouverte au public)
    • d’interagir avec lui pour enrichir l’information et être à son écoute
    • - ou encore tout simplement une pratique inhérente au métier de journaliste, qui peut utiliser le blog pour raconter les coulisses de son métier, expliquer les dessous d’une enquête, diffuser des informations complémentaires, proposer des analyses complémentaires avec un point de vue plus personnel comme le blog le permet bien.
    1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Les médias français ont une vision culturellement très méfiante vis-à-vis d’Internet. Même si cela a tendance à évoluer un peu depuis quelques mois, on sait que les journalistes français se servent encore malgré cela assez peu des blogs, que ce soit comme source d’information ou comme outil de publication. Et l’image générale dans la blogosphère est que très peu de journalistes bloguent et que beaucoup de ceux qui le font ne le font que dans une logique descendante, ne répondant pas aux commentaires, etc La logique de valorisation est assez différente de la blogosphère la plus visible. En effet, les blogs hébergés sur des sites ou des plates-formes de médias en ligne ne sont pas le plus souvent tenus par des auteurs très intégrés dans la blogopshère, qui maîtrisent la notion de lien entrant et sortant, et qui l’utilisent pour émerger en visibilité. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Leur façon d’utiliser des blogs fait émerger d’autres blogs de la blogosphere. Ces médias hébergent une quantité tout de même assez importante de blogs, parfois de très bonne qualité, parfois avec de très nombreux commentaires et, on peut le supposer, une audience importante… mais dont la logique de valorisation est assez différente de la blogosphère la plus visible, celle du haut du classement Wikio. En effet, les blogs hébergés sur des sites ou des plates-formes de médias en ligne ne sont le plus souvent pas tenus par des auteurs très intégrés dans la blogopshère, qui maîtrisent la notion de lien entrant et sortant, et qui l’utilisent pour émerger en visibilité. En revanche, le fait d’être situés sur des gros carrefours d’audience (les médias en ligne) peut être un vecteur de visibilité pour eux (à la fois par la faculté de cliquer depuis une rubrique “les blogs” sur la home, mais aussi parce que certains de ces médias intègrent des billets de blogs aux actus, donc dans la partie la plus visible et la plus suivie du média…). 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes : les déclinaisons web de médias traditionnels et quelques pure players. - le nombre de blogs existant, leur nature (blogs de journalistes, d’invités, d’internautes) ? - leur vitalité, en utilisant la proportion de blogs actualisée au cours de la dernière semaine ? - la valorisation de ces blogs sur la homepage du site ? 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • 3 politiques de blogs sur ces médias : les Politiques « fermées » Il s’agit des médias qui proposent des blogs à lire, mais pas à écrire. Blogs de la rédaction, blogs d’experts ou de témoins invités par la rédaction, en quantité plus ou moins importante, ces médias sont dans une logique de proposition d’information supplémentaire ou complémentaire, par rapport à leur production éditoriale « officielle », mais ne proposent pas aux internautes de créer leur blog. On est dans la logique d’image de marque, pas dans la logique de service. On peut distinguer deux sous-catégories au sein de ces politiques « fermées » : les médias qui ne proposent que des blogs de journalistes / rédaction / émission ; et les médias qui proposent des blogs de journalistes ET d’invités. a. Politiques fermées : blogs de journalistes seuls. b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
    • 3 politiques de blogs sur ces médias : les Politiques « fermées »
    • Politiques fermées : blogs de journalistes seuls.
    • Ex : Le Figaro. Le Figaro propose 17 blogs qui sont tous des blogs (individuels ou collectifs) de journalistes de la rédaction, comme Suivez le Geek (Samuel Laurent et Laurent Suply) ou Etreintes Digitales (Marie-Catherine Beuth). 15 de ces 17 blogs ont été mis à jour au cours de la dernière semaine : pas mal ! Par contre Le Figaro valorise 3 de ces blogs depuis la home, ce qui le place en queue de peloton.
    • b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités.
    • Ex : Libération. Libération propose 51 « Libéblogs ». Sur ces 51 libéblogs, 17 sont des blogs de journalistes (comme Secret Défense) et 34 sont des blogs d’invités (comme par exemple Serial Worker sur la vie au travail), ce qui en fait une des plates-formes les plus riches.
    1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • 3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « semi-ouvert » Les médias proposent à leurs abonnés, et non à tous les internautes, de se créer un blog. On est dans une logique de “service restreint”. On trouve donc sur ces plates-formes à la fois des blogs de journalistes, d’invités et d’abonnés. C’est en fait le cas des seuls Le Monde et Mediapart. Ex : Le Monde. Sur sa page blogs, le Monde a la particularité de ne parler que des « blogs invités », des « blogs sélectionnés » et des « blogs » tout court. Il n’y a donc pas les “blogs de la rédaction” : les journalistes du Monde qui bloguent sont intégrés au blogs « invités » : cela permet de mettre en avant 20 blogs de qualité… dont seulement 4 à ma connaissance (comme Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire) sont tenus par des journalistes du Monde. Alors que le Monde a une plate-forme de blog les plus intéressantes et les plus complètes, la participation de ses journalistes reste bien maigre. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
    • 3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert »
      • On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de
      • passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr
      • par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais
      • gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On
      • va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres.
    • Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ».
    1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
    • 3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert »
      • On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de
      • passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr
      • par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais
      • gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On
      • va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres.
    • Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ».
    1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Tableau récapitulatif 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Le modèle dominant est donc la politique fermée : blogs de journalistes seuls. Le modèle « ouvert » est aussi assez présent ce qui montre pour les médias qui le choisissent qu’ils utilisent clairement les blogs dans une logique d’extension de leur audience. Concernant la pratique du blogging par les journalistes, on trouve une centaine de blogs « rédaction » ou « journaliste ». Avec, selon les médias, un nombre de journalistes tenant un blog de façon active assez variable (de 1 à 15) et jamais en quantité large : c’est au Figaro, avec 15 blogs de journalistes mis à jour dans la semaine, qu’on trouve la plus importante activité de journalistes qui blogguent. On notera aussi que seuls quelques-uns réussissent à entretenir des blogs “invités” : Le Monde, Libération, L’Express, Rue89, Mediapart dans une moindre mesure, et LePost à sa façon. Mais cette richesse est-elle suffisamment exploitée ? Entre les médias dans une logique d’image de marque (modèles fermés) et les medias dans une logique de service (modèles semi-ouverts et modèles ouverts), lequel fonctionne le mieux? Il n’y a pas un modèle qui doive s’imposer, mais le choix doit être fait en fonction des priorités du média. Il me semble par exemple assez cohérent que 20minutes soit dans un modèle hyper-ouvert. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?
  • Section 2 Valoriser les contenus a travers la marque média, le rich média, en fonction des supports ou du contexte d’utilisation 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches. 2-3 Comment créer des contenus spécifiques aux supports de diffusion. 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation. Photo: Netrace
  • a) Ce n’est pas un titre c’est une marque! Fabrice Boé Président de l’APPM. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.
  • Les magazines, depuis quelques années, ont dépassé leur « enveloppe charnelle ». Ils sont devenus, pour les plus forts d’entre eux, des marques. Concentré d’idées, d’images et de sens, le magazine est bien plus qu’un objet physique. Son concept, ses valeurs, son esthétique créent chez le lecteur des liens identitaires et affectifs exceptionnels. Une marque est reconnue comme telle lorsqu’elle possède une vision et se présente comme porteuse d’une mission qu’elle est capable de mettre en œuvre. Elles ont su rassembler tout ce que le magazine concentrait en lui pour en porter loin les couleurs et les valeurs, la vision et la mission. a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!
  • Dernier défi en date : l’univers Internet.  En créant des sites web issus de nos marques, nous avons fait vivre des valeurs communes à la marque sur un territoire nouveau. Nous avons ainsi élargi notre champ d’expression aux blogs, forums, vidéos que nous sommes aujourd’hui capables d’alimenter et de produire, y compris pour d’autres médias… Pour leurs développements numériques, nos marques de presse disposent de nombreux atouts : -la notoriété, -la légitimité, -la confiance nées de la qualité éditoriale. Car nos magazines savent, depuis toujours, imaginer des contenus qui captivent les lecteurs. Et que nous soyons face à des papivores, des internautes ou des mobinautes demain, la clé restera la production de contenu de qualité, vérifié et à forte valeur ajoutée. Le contenu est définitivement et durablement roi !  a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!
  • Les bouleversements numériques permettent ainsi aux marques de presse de prendre leur essor pour devenir à part entière des marques médias. Le web permet, en s’appuyant sur une même marque, -de développer de nouveaux liens avec les lecteurs et internautes, en optimisant les atouts de chacun des médias. -de chasser en dehors des terrains balisés du magazine ; les sites créant de l’attachement pour des internautes qui n’étaient pas forcément lecteurs de nos magazines. Pour l’annonceur, les avantages sont évidents: -une seule marque, -un même ADN, -un champ de valeurs communes, -une vision partagée -mais des déploiements sur différents supports permettant de toucher des cibles larges : la marque de presse est décidément aussi vivante qu’attractive ! a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!
  • b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse. Hamoud El Zeloukh, journaliste freelance et blogueur. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.
  • L’éditorial est l’article de presse auquel il est communément conféré le rôle d’exprimer l’orientation générale du journal dans lequel il apparait. La première fonction qui lui serait reconnue et au premier chef par son instance énonciatrice déclarée (le journal en tant qu’institution) est donc de manifester les principes qui fondent l’activité déployée par la publication. L’ensemble de ces principes constituent la « ligne éditoriale », cadre général censé déterminer le rapport du journal au monde, à la réalité dont celui-ci s’estime le rapporteur. La ligne éditoriale fonde et est fondée sur un ensemble de prises de position vis-à-vis des repères socioculturels, idéologiques et politiques du contexte socio-historique. b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse.
  • L’éditorial assume deux fonctions: La fonction d’information, l’éditorial apporte des informations en rendant les lecteurs destinataires d’une somme d’éléments relatifs à l’événement, au journal en tant qu’instance énonciative et au contexte dans lequel ils s’inscrivent. La fonction de cohésion, elle s’articule autour de trois axes, participant tous du travestissement totalitariste : -Le journal lui-même, en assujettissant tous les discours proposés à une perspective centrale unique : la bien nommée ligne éditoriale. -La réalité, à travers l’événement, en insérant celui-ci dans un discours « sur » la réalité, en proposant une lecture homogène conforme aux critères socio-culturels, idéologiques et économiques préétablis. -L’idéologie dominante que l’éditorial contribue à renforcer, en l’actualisant dans un discours d’auto-justification pseudo-argumentatif. b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse.
  • c) La valse des journalistes et l’identité des journaux. Françoise Benhamou, Professeur Paris I 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.
  • La force d’un organe de presse, c’est ses plumes La force d’un organe de presse tient à sa spécificité, aux plumes qui y écrivent. Dans le paysage ultra concurrentiel qu’est la presse quotidienne d’information générale, la construction non seulement d’une marque, mais d’une équipe rédactionnelle que le lecteur retrouve et qui constitue sa différence de ton et de fond, est une condition indispensable de la vie d’un journal. Les analyses de l’emploi culturel ont mis en évidence l’importance de l’adéquation entre les projets et les profils. L’appariement réussi entre les qualités de celui qui travaille et les spécificités de l’entreprise ou de l’institution où il exerce joue un rôle crucial. C’est sans doute vrai dans toutes les entreprises, mais ça l’est plus encore dans la culture et les médias. c) La valse des journalistes et l’identité des journaux.
  • Les journalistes sont-ils interchangeables? Est-ce une menace à l’originalité des journaux, conduisant à une sorte de standardisation formelle qui en affadit les contenus? Un journaliste qui migre, en quelque sorte, d’un journal à un autre, change–t-il d’opinion, de style, de plume? Sans doute que non. La différenciation des produits de presse se joue alors moins sur le fond que sur l’allocation de l’espace rédactionnel aux différentes rubriques, sur les budgets affectés aux articles de fond, aux articles d’investigation ayant requis du temps et donc un certain investissement. En d’autres termes, entre les grands quotidiens, la standardisation risque de gagner du terrain sous la double influence de la circulation des plumes et de l’importance prise, en termes relatifs, par la compétition pour les budgets publicitaires. Les deux éléments sont orthogonaux, certes, mais leurs incidences convergent vers une moindre originalité qui risque de produire un moindre intérêt des acheteurs qui, rappelons-le, sont de plus en plus exigeants, dont les comportements sont de plus en plus volatiles, et imprévisibles en conséquence. c) La valse des journalistes et l’identité des journaux.
  • d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine Interview Gilles Masson, président de l’agence de publicité Léo Burnett. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.
  • Qu’appréciez-vous dans ce média ? Gilles Masson : Pour moi, la presse magazine est – et de très loin ! - le média le plus porteur d’imagination. C’est aussi le média de l’approfondissement ; l’un des grands enjeux de notre société moderne, qui a plutôt tendance à survoler. Ensuite, c’est un média choisi, acheté, non intrusif ; ce qui est d’autant plus important que nous vivons dans un monde où nous avons l’impression de ne pas pouvoir bouger sans être envahi par les signes publicitaires ! Enfin, dans la presse magazine, il y a un mot qui compte beaucoup et qui me séduit énormément : c’est celui de « contrat de lecture » entre un lecteur et son magazine. Les médias ont des positionnements, des registres, des audiences … mais seul le média magazine parce qu’il est un média acheté, dans lequel il y a un investissement affectif, a un contrat de lecture ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine
  • En quoi la presse magazine est-elle un média moderne ? G.M. : J’aime bien procéder par analogie : aujourd’hui la modernité est incarnée par un triangle magique : Internet, le numérique et l’interactivité. Quand on regarde de plus près Internet, on voit que les sites les plus intéressants et les plus consultés sont en fait conçus comme des magazines, parce que la conception des magazines est une conception de pertinence, par rapport à une cible précise, à un ton… Or, paradoxalement, la conception des magazines, leur diversité (ils abordent plusieurs sujets, on y rentre comme dans un portail…) et l’approfondissement qu’ils apportent sur différents sujets, représentent vraiment pour moi presque le contrat de lecture d’un Internet moderne ! Le magazine est aussi très moderne par essence, car il représente le contenu. Attention, je ne suis pas entrain de caricaturer et de dire « Internet, c’est les tuyaux et le magazine c’est le contenu » ; pas du tout ! Mais par rapport à l’explosion de l’offre, le contenu, c’est évidemment l’enjeu de demain ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine
  • Pour autant, les sites dont vous parlez, ceux qui se sont les plus développés, ne sont pas des sites de magazines … G.M. : C’est vrai, les magazines n’ont pas encore assez pris le virage de l’Internet, mais maintenant ils y investissent, en force et les restructurations récentes du marché vont clairement dans ce sens. Enfin, sans trop se lancer dans la science-fiction, on sait que dans un avenir proche, on utilisera le e-paper pour télécharger des articles et des informations. La convergence demain va donc vers quelque chose qui par essence, par structure, sera un e-mag, et ce magazine restera moderne pour les mêmes raisons que j’évoquais précédemment et qui me font aimer la presse magazine : parce que c’est le média choisi, celui de l’approfondissement, qu’il est non intrusif et porteur d’imagination… Au-delà de rubriques comme le courrier du lecteur, il y a une sensibilité extrêmement forte au lectorat dans le magazine ; les concepts évoluant vraiment en fonction de la façon dont les lecteurs les perçoivent. Cette réactivité dépasse largement l’Audimat car elle se situe davantage dans le qualitatif. Ce n’est pas une réactivité quantitative, c’est une réactivité de contrat de lecture, en fait ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine
  • Quel regard portez-vous sur la créativité publicitaire ? G.M. : Depuis quelques années, je trouve que la créativité en France est très forte sur le magazine. En feuilletant les books des Grands Prix, on voit des dizaines de campagnes de très haut niveau. Dans un magazine, on rentre en imaginaire Or l’idée est forte lorsqu’elle projette une image et une histoire. Et une image est forte lorsqu’elle conceptualise une idée et fait marcher l’imagination. Dans un magazine on rentre en imaginaire, c’est-à-dire qu’on va ramasser synthétiquement une idée en une image. Par exemple, lorsqu’une marque de chaussures montre des tentacules de pieuvre pour dire que ses semelles sont antidérapantes, c’est super simple, il y a très peu de mots, mais l’image cristallise l’idée et nous projette dans un imaginaire extrêmement fort, qui nous raconte une histoire, voire des histoires. d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine
  • e) Un journalisme de qualité est rentable, le trimestriel XXI. Alain Joannes , journaliste et créateur de "Multimédia" et du "Journal du Web" sur LCI, créateur de la webradio d'Arte. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.
  • Critères de qualité valables pour le papier comme sur le web. La qualité , en matière de presse, suppose d’abord un refus des scléroses corporatistes, comme celle qui s’exprime dans le mot d’ordre « Faites court, les gens ne lisent plus. » L'exigence d'un journalisme de qualité passe par le rejet du conformisme professionnel qu'illustre le mot d'ordre répandu dans presque toutes les rédactions « Restez dans la ligne générale (sous entendu: ne vous écartez surtout pas de ce que publient les autres organes de presse); si ce n’est pas dans l’AFP, ce n’est pas de l’actu. » e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • Comment les contraintes de la presse traditionnelle ont amené Patrick de Saint-Exupéry à chercher, et trouver une autre approche de l'actualité: La rencontre entre l’éditeur Laurent Beccaria et le journaliste Patrick de Saint-Exupéry était placée sous le signe du refus et du rejet, donc de la singularité. La qualité, en matière de presse, c’est ensuite la créativité . Prendre le temps de la réflexion pour concevoir un projet, étudier sa faisabilité sans passer par les normes artificielles du marketing. Patrick de Saint-Exupéry et Laurent Beccaria se sont rencontrés chaque jeudi, pendant plusieurs mois, pour chercher ensemble les modalités pratiques de mise en oeuvre de ce journalisme singulier et de qualité. En suivant les stéréotypes du marketing - le lecteur-type, la publicité, la périodicité, le prix - le projet était condamné par "les professionnels de la profession". Un jeudi matin, après une nuit passée à exorciser un renoncement qui semblait inéluctable, une équation à trois paramètres s'est imposée. C'était la formule de la cohérence. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • Des journalistes bien payés, traités comme des auteurs. Laurent Beccaria parle d'auteurs à propos des journalistes du trimestriel. Peut-être parce qu'il est éditeur de livres, habitué à traiter avec des écrivains, maîtres de leur production intellectuelle, mais pas seulement. La dignité d' auteur attribuée à un journaliste désigne une concentration de talents qui fait de ce journaliste un aristocrate de la profession. Sans doute par l'acuité de son regard sur l'actualité. Acuité qui comporte naturellement une grande profondeur de champ, une capacité à aller au-delà des faits et des apparences pour saisir et restituer des phénomènes décisifs . Une capacité à construire un récit , comme un écrivain mais au service de la réalité observée. Talent d'écriture aussi. Avec la probabilité, malgré tout, d'être corrigé et d'avoir, peut-être, à réécrire plusieurs fois son article e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • Quoi qu'il en soit, le fait que des journalistes soient considérés comme des auteurs prouve que la profession n'est pas fatalement vouée à la déqualification. Effectivement, l'écriture est travaillée dans XXI. Cependant... ...Une préciosité stylistique - "le bien écrire journalistique" en successions de phrases courtes sujet/verbe/complément, fonctionnant de manière répétitive comme une rythmique disco - m'agace prodigieusement dans certaines livraisons de XXI. Et la notion d'aristocratie qui s'attache au statut d'auteur renvoie au prestige d'une marque média , avec sa légitimité fondée sur des valeurs reconnues: fiabilité, singularité, créativité, profondeur. Laurent Beccaria récuse l'idée de marque media. Il préfère parler de titre. D'accord: un titre, c'est aristocratique aussi. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • La beauté sur papier c'est le rich media sur le web. Il n'y pas de ligne éditoriale, à XXI. Le contenu de chaque livraison est déterminé par un engagement: L'engagement de traiter le réel dans l'actualité constitue une valeur éthique. Cette valeur est reconnue par les nombreux lecteurs qui achètent le trimestriel et qui ont assuré un succès surprenant au coffret de Noël des quatre premiers numéros. Le succès commercial fonde la légitimité de XXI. Mais, dans la temporalité dont vient de parler Laurent Beccaria , et surtout dans la manière de détecter les faits à longue portée et de les traiter en conséquence, transparaît aussi la temporalité du rich media qui, sur le web, consiste à structurer les évènements en fonction de leur consistance, de leur complexité - un mot que mon interlocuteur n'aime pas mais tant pis - et dans leur durée. C'est la même démarche, pour le papier comme pour les écrans. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • Autre analogie entre la qualité de l'information sur papier et celle de l'information sur écran(s), le culte du beau. Pour XXI, le choix du format, du papier, de la typographie, des illustrations ( photographie, dessins, bandes dessinées), tout concourt à faire de la revue un bel objet, dans lequel on a envie de s'immerger rien qu'en contemplant une couverture belle comme une oeuvre d'art hyper réaliste. (Sur l'art d'illustrer l'information selon XXI, voir ce billet dans mon autre blog, "Communiquer par l'image.) Le travail des directeurs artistiques contribue à installer l'identité, la singularité. C'est une inestimable valeur ajoutée. (Remarque: dans la mesure le rich media numérique exploite pour leurs spécificités les différents modes d'expression que sont le texte, le son, l'image fixe et l' image animée, XXI fait en quelque sorte du rich media sur papier en exploitant pour leurs spécificités la mise en page, la typographie, toutes les variétés d'images qui s'impriment en noir et blanc ou en couleurs.) e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • Rien d'étonnant, dès lors, à ce qu'un projet éditorial aussi pertinent, aussi cohérent, aussi exigeant et aussi riche rencontre un public nombreux, sociologiquement très diversifié. XXI est un succès transgénérationnel, avec un lectorat composé de jeunes, de vieux, de citadins et de ruraux, de gens aisés et d'autres qui le sont beaucoup moins. Tous aiment lire. Ils dépensent 15 euros tous les trimestres, c'est à dire 5 euros par mois, soit encore 1, 20 euro par semaine parce qu'ils comprennent qu'ils en ont (largement) pour leur argent. XXI ne fait pas de cadeaux. C'est la marque de l'indépendance et de la considération pour les auteurs comme pour les lecteurs. Pas d'abonnements à tarifs réduits. Pas d'objets promotionnels. Pas de service de presse gratuits pour les journalistes. XXI n'a de gratuit que la consultation de son blog. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.
  • a) FLYP, magazine en rich media presque parfait. Alain Joannes, journaliste et créateur de "Multimédia" et du "Journal du Web" sur LCI, créateur de la webradio d'Arte, animateur de quatre blogs. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches.
  • Flyp est un magazine exclusivement conçu pour le web , sans équivalent sur papier. Il répartit ses contenus entre le texte, le son, les photographies, les graphiques, les animations électroniques, la vidéo et il propose de l’interactivité. Flyp devrait être considéré comme un modèle de publication en rich media . Il n’est qu’un produit multimédia. Pour un tel positionnement - une rédaction de six reporters polyvalents, assistés par quatre spécialistes du design numérique. Ensuite, des sons et des vidéos de bonne qualité. Des animations pertinentes et astucieuses. Une mise en page aérée. Sur la page d’accueil, un design sophistiqué concilie l'esthétique et l'ergonomie. Le visiteur trouve l’équivalent de la « une » assorti d’un sommaire explicite. Un bémol: - L’intégration du son et de l’image est imposée. Dans le rich media le plus pur, l’infonaute doit pouvoir choisir entre trois possibilités : lire en silence, écouter sans lire et lire en écoutant. Le fait que la rédaction ait décidé d’une modalité d’assimilation relève d’un réflexe de médias traditionnels. a) FLYP, magazine en rich media presque parfait.
  • Le feuilletage linéaire trahit la pesanteur des vieux médias Enfin et surtout, le principe du feuilletage. Il peut se comprendre pour une version web d’une publication sur papier, comme « Le Monde » électronique payant ou « Technology review », mais il est inadéquat pour un pure player comme Flyp. La navigation linéaire imposée trahit la pesanteur des vieux médias. Dans le pur rich media , l’infonaute doit bénéficier de la plus grande liberté pour assimiler les contenus à sa guise, quand il en a envie et comme il le souhaite. Rien ne doit lui être imposé. Il doit pouvoir aborder une enquête par un module textuel ou par une séquence vidéo, passer à un document sonore et revenir au texte ou consulter un graphisme. La responsabilité cruciale d’une rédaction opérant en rich media se concentre dans la structuration des contenus ( ce qui réhabilité la hiérarchisation de l'information) et notamment sur leur adéquation avec tous les modes d’expression disponibles. Le journaliste rich media est un organisateur de contenus expert en langages numériques. Jusqu’à preuve du contraire, c’est l’extension web d’un magazine papier qui s’approche le plus de la perfection. Le webreportage de Geo est un modèle du genre. a) FLYP, magazine en rich media presque parfait.
  • b) Le webreportage Géo comme source d’inspiration. Alain Joannes, journaliste et créateur de "Multimédia" et du "Journal du Web" sur LCI, créateur de la webradio d'Arte, animateur de quatre blogs. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches.
  • Transjournalisme : "traversée en profondeur de l'info", selon Jean-Luc Marty, directeur éditorial de Géo. Pourquoi pas. L'essentiel, c'est le résultat et il est exemplaire. Aucun autre terme ne peut rendre compte de la la pertinence et de la qualité atteintes d'emblée par le premier webreportage disponible sur le site web du magazine Géo. b) Le webreportage Géo comme source d’inspiration.
  • Il ne cherche pas à reproduire sur internet ce qui se fait à la télévision. Un sujet est découpé en plusieurs modules de quatre minutes, diffusés comme les chapitres d'une grande enquête. La rupture du flux linéaire propre à la radio et à la télévision n'est pas simplement une astuce pour fidéliser les audiences comme tentent de le faire les feuilletons; c'est conforme à la manière dont les contenus sont assimilés sur internet où l'interactivité de l"internaute se substitue à la passivité du téléspectateur. Le découpage d'une enquête en plusieurs volets fonctionne depuis longtemps dans la presse écrite. Il prend une autre dimension à l'ère électronique caractérisée par la diversité des supports: les webreportages de Géo se regardent sur un écran d'ordinateur mais également sur des terminaux nomades de type Ipod. Le format de quatre minutes par chapitre correspond aussi au mode de vie de l'individu hypermoderne qui fragmente son emploi de temps en courtes séquences correspondant aux durées de ses trajets, à ses instants de convivialité, à ses pulsions de curiosité. b) Le webreportage Géo comme source d’inspiration.
  • L'interactivité greffée sur des formats courts permet la profondeur. Les webreportages de Géo se déclinent en vidéo, en sons, en textes et en liens vers des ressources plus denses. C'est du rich media avec tout ce que la notion de "richesse" implique d'attractivité pour ce type de journalisme. Selon le journal "Le Monde", Jean-Luc Marty "ne sait pas ce que multimédia veut dire". Il ajoute: « C'est le contenu qui dicte le média que l'on va utiliser ». Car la griffe de Géo est perceptible dans le professionnalisme qui imprègne le premier sujet traité. Prises de vues, montage, commentaires, mixage et "making of" et surtout ressources documentaires portent la marque d'un organe d'information prestigieux. Le plus réjouissant, enfin, c'est que cette vénérable institution des médias conventionnels réussit, beaucoup mieux que des publications réputées "jeunes", l'éclatante démonstration qui est le credo de ce blog : l'innovation régénère le journalisme de toujours. b) Le webreportage Géo comme source d’inspiration.
  • c) Un reportage en rich media. http://opennewsroom.blogspot.com, blog. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches.
  • mardi 6 novembre 2007 Ce qui suit est un exemple fictif destiné à mettre en contexte la pratique du journalisme multimédia / rich Media pour aborder une réflexion sur son écriture. Librement inspiré du livre de A Joannes c) Un reportage en rich media.
  • Je suis donc journaliste, chargé d'un reportage sur un rallye automobile. J'écris un texte, je prends quelque photos, quelques prises de son et je filme une interview avec l'organisateur ainsi que quelques images des coureurs. Plusieurs questions se posent alors. Tout d'abord, la plus évidente est celle de la redondance. Les documents produits sont-ils complémentaires ? Ou au contraire sont-ils redondants ? Si l'interviewé m'a parlé du programme du festival, alors il m'est inutile de le redire dans le texte. Mais la gestion de la vidéo est plus lourde et le discours de dix minutes de l'organisateur n'est somme toute pas très intéressant. Mieux vaut peut-être utiliser le texte comme support. Par contre le son est parfait pour rendre l'ambiance du rallye (son des voitures, cris de supporters...). La photo, avec son rapport au temps si particulier, me permet de restituer au mieux la joie du vainqueur à l'instant où on lui a remis le trophée. Et cette minute d'interview avec l'organisateur où il raconte comment le rallye de son village est devenu le rassemblement qu'il est aujourd'hui est tout à fait intéressante. c) Un reportage en rich media.
  • Nous abordons là la problématique même de l'écriture en rich media : la pertinence du support avec l'information délivrée. En effet, les différents médiums ne se substituent pas en tant que tel. On avait annoncé la mort de la presse a l'avènement de la radio et la mort de la radio à la naissance de la télévision, il semblerait que leurs usages respectifs leur aient néanmoins permis de survivre. De plus, grâce au multimédia, une nouvelle composante vient s'ajouter à l'exemple cité plus haut : les interactions. Pour des sujets plus complexes, on peut par exemple adjoindre cartes et chronologies pour mettre en relation les différents médias. Le travail de l'écriture en rich media va donc être de définir une typologie des usages de tous ces supports disponibles, qui soit sémantiquement justifiée. c) Un reportage en rich media.
  • Nous pourrions grossièrement en déduire une d'après l'exemple ci-dessus : * le texte raconte les faits. * le son restitue l'ambiance. * la photo nous fait revivre l'instant. * la vidéo nous offre un témoignage. Bien sûr, il s'agit là d'une typologie succincte qui ne se veut en aucun exhaustive. Une réflexion sur ce thème ne pourrait véritablement s'amorcer que par la critique de reportages de ce type. De plus, il nous faudrait adjoindre le dessin, l'animation et bien sûr les interactions. c) Un reportage en rich media.
  • Le travail de l'écriture en rich media va donc être de définir une typologie des usages de tous ces supports disponibles, qui soit sémantiquement justifiée. Nous pourrions grossièrement en déduire une d'après l'exemple ci-dessus : -le texte raconte les faits. -le son restitue l'ambiance. -la photo nous fait revivre l'instant. -la vidéo nous offre un témoignage. Bien sûr, il s'agit là d'une typologie succincte qui ne se veut en aucun exhaustive. Une réflexion sur ce thème ne pourrait véritablement s'amorcer que par la critique de reportages de ce type. De plus, il nous faudrait adjoindre le dessin, l'animation et bien sûr les interactions. c) Un reportage en rich media.
  • d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper. Emilie Couffrand, agence AllContents. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches.
  • Plusieurs annonces simultanées d'éditeurs de presse et de constructeurs laissent présager un accroissement de l'offre nomade en matière de livres et de journaux électroniques. Après des années de tâtonnement, « l'e-paper » rigide et bientôt souple serait-il mûr pour supplanter les bon vieux journaux et magazines ? « Avec l’encre électronique, le papier change de nature, il est tellement plus sympathique et intelligent ! Ce qui provoquera une révolution aussi importante que celle de la micro-électronique ou de l’Internet ! » Bruno Rives, Le nouvel économiste « Puisque l'écriture est le contenu numérique le plus léger qui soit (un roman téléchargé est moins lourd qu'une chanson), le papier électronique aura tôt fait de s'imposer parmi une avant-garde de consommateurs... pour ensuite conquérir le grand public. » Alain Brunet – Cyberpresse d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • « La plupart des professionnels de l'édition sont convaincus que le support numérique supplantera bientôt le livre pour la "lecture besoin" (recherche, documentation...), le livre papier résistera pour la "lecture choisie" (loisirs, confort...) » Philippe Limantour - Directeur Resadia « En général, un nouveau média s'ajoute aux précédents et je pense que le papier numérique sera un troisième support, après le papier et le web, pour de nombreux titres de presse écrite" . Danièle Attias, Consultante Greenwich Consulting d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Une accélération de l'offre nomade en matière de livres et journaux électroniques: La transversalité et la convergence des Médias L'heure est à une communication utilisant tous les canaux disponibles au-delà des médias traditionnels (télévision, presse, affichage, radio… etc.) Développement des magazines sur le Web, les téléphonies mobiles afin de renforcer les liens avec les lecteurs. Le lancement d'un magazine n'est désormais plus concevable sans une version Internet. La découverte numérique pour une nouvelle forme de lecture par l’écrit Les e-book et l'encre électronique Les supports nomades (PSP, PDA, mobiles, blogs...etc.) Le savoir (les bibliothèques numériques, le projet Gallica (livres numérisés), le cartable électronique) L’e-paper d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Le e-paper bénéficie du confort du papier, se transporte, s'actualise à distance (grâce au WiFi) et n'a guère de limites de place (grâce à l'atout des SD cards ou des clés USB). L’e-paper/origine et Inspiration C’est une nouvelle manière de lire la presse inspirée de « Minority Report », le film de Steven Spielberg, qui montre un homme de l'an 2053 lisant un journal animé. Le texte s’affiche sur un papier plastifié, il tourne les pages virtuellement en un clic et les illustrations s’animent. Qu’est ce que l’e-paper ? Un support mi-électronique, mi-virtuel. Le e-paper se positionne entre le papier et le web. Le papier est un support d'un confort incroyable, transportable mais qui n’est pas actualisable. Le Web s'actualise en permanence, peut éventuellement se promener grâce à un PC portable ou un mobile, mais reste d'un total inconfort quand il s'agit de lire un article un peu long, un document, un livre... d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Les enjeux autour de l’epaper: Caractéristiques du papier électronique, de l’e-paper -L'angle de vue est de 180 ° dans toutes les directions -Les écrans utilisent l'e-ink, une encre électronique ainsi qu'un substrat de feuille métallique pour améliorer la souplesse, comparé aux substrats de verre La cible  -Le lectorat actuel -Les fanas de technologie, les hommes d'affaires qui apprécient de feuilleter leur quotidien, magazine sur un boîtier, le « reader » à n’importe quel moment. -Nomades et enseignes : plus de problèmes logistiques liés à la distribution du support d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Les avantages : Bénéfice client important. -Souplesse des feuilles -Écran mat pour une bonne qualité de lecture -Agréable, se rapproche facilement du support initial -Ne fatigue pas l’œil -Consomme de l'énergie que lors des changements d'affichage, ce qui en fait un support non seulement léger, mais de très longue autonomie Les objectifs  -Créer l’attachement, un lien permanent -Séduire les lecteurs qui ne lisent pas d’ordinaire ou reconquérir les lecteurs actuels -Chercher à imiter l'aspect d'une feuille imprimée, tout en respectant sa finesse et sa souplesse -Utilisation déambulatoire -Personnalisation possible du support (annotations, souligner les informations essentielles…) -Accès à la dernière édition électronique du support, actualisé régulièrement, en connectant la tablette via un câble USB ou le Wifi. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Des experiences probantes de pionniers dans la presse: Les Echos Ce sont les premiers en France à lancer un journal électronique mobile, lisible à partir d’un boîtier spécifique qui tient dans la poche. Il s'agit d'une version numérisée de l'édition papier des Echos , désormais disponible sur un lecteur multimédia portable grâce aux d'encre et de papier électronique. Qu’est ce qu’un Reader ? Le Reader est une « machine à lire » itinérante que l’on peut emporter dans tous ses déplacements. Ce terminal portatif est l’outil qui permet de télécharger, consulter et feuilleter le contenu que l’on souhaite lire. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Les avantages -Le « reader » permet de feuilleter le quotidien partout dans le monde -Présente la version « e-paper » du quotidien économique -Même dimension qu’un livre -Prise en main facile -Confort de lecture grâce à un écran non rétro éclairé, autonomie avec la possibilité de lire 8 000 pages d'une traite, actualisation en temps réel, personnalisation de l'information… etc. L’abonnement Plusieurs formules : les abonnements fournis avec un Reader ou un abonnement en flux sur votre propre Reader. L’abonnement légèreté 649 € (Abonnement e-paper Les Echos, dépêches AFP, livres numériques fournis par Flammarion, actualisable par câble USB + Reader) L’abonnement Mobilité 749 € (Abonnement e-paper Les Echos, dépêches AFP, livres numériques fournis par Flammarion, Nathan, Pearson Education, actualisable par câble USB ou Wifi + Reader Pro). L’abonnement E-paper 365 € (Toute l’information en direct sur votre propre Reader) d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper. La « Une » des Echos e-paper Exemple de rubriquage par thèmes des informations
  • DES PARTENARIATS AVEC LES ECHOS Citroën Citroën s'associe au lancement de la version «e-paper» des Echos en créant un magazine, «Citroën», disponible sur le même boîtier («reader») que le quotidien. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper. Magazine Citroën N°2 Hiver 2007 Edito du magazine en pleine page. Bandeau publicitaire Citroën dans le journal Les Echos, version e-paper.
  • Eurostar, Moderne, novateur et respectueux de l’environnement… rien de plus naturel pour Eurostar que de s’associer au lancement de la version électronique des Echos ! Ainsi, avec le e-paper, c’est toute l’information business en direct sur la route de Londres. Le temps qui change, c’est aussi important que le temps de trajet. Pratique et convivial, ce support qui permet de réduire la consommation de papier est parfaitement en ligne avec « Voyage Vert », un programme lancé par Eurostar en avril dernier visant à proposer un voyage encore plus écologique. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • ILS VONT SUIVRE… Le Monde Interactif, Le Figaro, L’équipe, Le Monde… Plusieurs autres journaux français, tels que Le Monde interactif, L’équipe sont actuellement en train de préparer des offres d'abonnement sur e-paper. La plupart sont regroupés au sein du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste) qui mène études et réflexions sur cette nouvelle technologie et son marché potentiel. Une vingtaine de journaux se sont réunis aussi sous la houlette de l'Ifra (association de presse internationale) et planchent sur les implications économiques, organisationnelles et rédactionnelles de l'arrivée de la lecture électronique mobile. Google Books, Google News Google, leader de la recherche sur Internet et incontournable fournisseur de contenus via notamment ses services Google Books et Google News , se prépare lui aussi à lancer une offre dans le secteur des livres sur e-paper. Le marché semble désormais prêt à se développer très rapidement pour peu que les tarifs baissent. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • IIliad (iRex), le Reader utilisé par Les Echos En plus de lire, il est possible de créer des notes, des croquis, ou d'annoter des documents type PDF et PNG. On peut choisir l'épaisseur du trait ainsi que 4 "couleurs" (blanc, gris clair, gris moyen, noir). En cas d'erreur, la gomme permet d'effacer son tracé. Le document original n'est pas modifié. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • LG.Philips dévoile son papier électronique couleur flexible De la taille d’une feuille de papier A4, ce papier électronique annoncé par LG.Philips LCD, alias LP Displays, se démarque de ses concurrents par deux caractéristiques majeures : il est flexible et en couleur. Les autres prototypes montrés jusqu’à présent étaient soit flexibles, soit en couleur, mais jamais encore les deux à la fois. Le groupe estime pouvoir commercialiser son produit en 2008. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Le papier électronique selon Fujitsu Frontech Le groupe vient de commercialiser au Japon le FLEPia, un papier électronique d’une taille A4 ou A5 suivant les modèles. Les premiers modèles sont destinés aux professionnels et les modèles grand public et sont en vente au Japon. Scoop du Directeur Marketing de Fujitsu France : France Télécom vient d’acheter auprès de son agence de Tokyo plusieurs exemplaires du modèle A4 pour une utilisation en interne. Cybook Gen 3 de chez Booken Un livre électronique à destination du grand public, il est disponible en vente directement sur ce site. http://www.bookeen.com/ebook/ebook-reading-device.aspx Prix : 350 € d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Bridgestone : l’e-paper le plus grand et le plus fin au monde Un e-paper flexible au format A3 et supportant 4096 couleurs en 80 DPI. Sony Reader prs-500 Qualité et robustesse. Peut grossir la taille des caractères. Suivant votre vue ou pour éviter une fatigue des yeux, les 3 niveaux de tailles sont un vrai plus à comparer avec un livre de poche. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Avec son iPod, Apple a démontré que des millions de gens étaient prêts à emmener partout avec eux un dispositif nomade contenant leurs titres de musique favoris. Après la musique, pourquoi pas les livres et les journaux ? d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Si le papier électronique promet de nouveaux usages innovants, il devrait apporter aussi d'importants bouleversements. -Lira-t-on et consommera-t-on l'information comme avant ? -Quels seront ses impacts sur des secteurs comme la presse et l'édition ? -Comment sera-t-il reçu par le public ? -Celui-ci est-il prêt à abandonner le papier physique ? -L'adoption du papier électronique viendra-t-il d'une réelle adhésion du public ou d'une pure nécessité économique et environnementale ? -L'arrivée du papier numérique va-t-elle accélérer la convergence entre presse écrite et presse en ligne ? d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • L’epaper sous l’angle contenu (1/2) L'accès au contenu n'est pas simplement synonyme de mise à disposition, mais de mise en relation avec des contenus pertinents , mise en relation entre lecteurs-prescripteurs, mise en relation entre co-producteurs de contenus. Pour s'adapter aux changements de comportement des consommateurs, les médias vont devoir repenser leur ligne éditoriale et se doter de nouveaux outils, méthodes et systèmes pour fournir des produits et de l'information 24/24, 7/7 sur tout type de canaux (papier, Internet, TV, ...) et de supports (e-paper, les blogs, le podcasting, le téléphone mobile...). Une impérative évolution des contenus Le lecteur  demandeur d'une plus grande richesse éditoriale et ne se contentera pas d’un seul support. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • L’epaper sous l’angle contenu  (2/2) -doit s'enrichir de données encyclopédiques, de graphiques, d’illustrations, de schémas, un dictionnaire, un agenda, les archives, des livres numérisés… -permet la réactualisation des informations, des cours de la bourse, l’évolution des tendances, la personnalisation du support, l’enrichissement du contenu car le rédacteur n’est pas limité par la place. -doit abandonner l'information généraliste pour une information concise et pertinente livrée à la demande -favoriser le scoop, rassembler les informations -rester dans la ligne du guide pratique, manuel technique, encyclopédie, etc. - proposer des contenus pertinents qui assureront une adoption massive par le public. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • Le contenu ne doit surtout pas être une reprise à l’identique du magazine print en format e-paper. La gestion du contenu -Contenu doit être transformé en format Web, XML, un « flux Web » -Contenu enregistré en format PDF -Le récepteur de l’information se connecte au serveur de la marque de l’outil utilisé pour actualiser ce contenu. Il faut pousser l’actualisation pour permettre de recevoir les nouvelles informations (câble Ethernet, USB, Wifi). -Service spécialisé doit être conçu pour régulièrement mettre en ligne des informations chaudes sur le serveur. Une lecture très différente de l’information Un rubriquage par thème pour une lecture plus intuitive et pratique d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
    • 10 bonnes raisons de préférer l’ebook:
    • L’E-BOOK permet de feuilleter vos documents, journaux et livres partout dans
    • le monde pour une information en temps réel.
    • 2. Votre véritable bibliothèque de poche où vous pouvez transporter tous vos titres
    • favoris sans limite de place ! Pratique pour les grands voyageurs !
    • 3. Un accès à la dernière édition électronique de vos quotidiens, des infos,
    • actualisable régulièrement, en connectant votre boîtier via un câble USB ou
    • votre clé 3G.
    • 4. Une personnalisation possible du contenu en écrivant vos commentaires ou en
    • annotant vos documents grâce au stylet.
    • 5. Une technologie révolutionnaire avec l’e-ink, une encre électronique ainsi qu’un
    • substrat de feuille métallique pour améliorer la souplesse et se rapprocher
    • facilement du support initial.
    d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • 6. Un écran non rétro-éclairé, un angle de vue de 180 ° pour ne pas fatiguer l’oeil. 7. Une autonomie avec la possibilité de lire 8 000 pages d’une traite pour un véritable confort de lecture. 8. Une interface claire et ergonomique pour une lecture très différente de l’information. 9. Un rubriquage par thème pour une lecture plus intuitive et pratique. 10. Consomme de l’énergie uniquement lors des changements d’affichage, ce qui en fait un support non seulement léger, de très longue autonomie mais aussi écologique ! Votre E-BOOK bénéficie en effet du confort du papier, se transporte, s’actualise à distance (en Ethernet ou avec la clé 3G) et n’a guère de limites de place (grâce à l’atout des SD cards ou des clés USB) livrée à la demande. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • L’e-paper doit être considéré comme complémentaire aux supports traditionnels, à intégrer dans une stratégie globale multicanal, devant ainsi apporter sa propre valeur ajoutée. d) Une nouvelle façon de mettre en œuvre le contenu: le e-paper.
  • a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité. Paul Bradshaw, online journalist. 2-3 Comment créer des contenus spécifiques aux supports de diffusion.
  • Building on the strengths of the medium The strengths of the online medium are essentially twofold, and contradictory: speed, and depth. New media technologies are able to publish news faster than the previous kings of speed: TV and radio. Think mobile and email updates. Think moblogs. Think Twitter. At the same time, the unlimited space and time of the web, and its hypertextual and ‘pull’ properties, make it potentially deeper and broader than the previous kings of context and analysis: newspapers and magazines. Think Wikipedia’s coverage of Hurricane Katrina. Think the Daily Kos. Think hyperlocal websites. Think Chicagocrime.org a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Alert : as soon as the journalist or editor is aware that a story is breaking, an alert is sent out. This might be from their mobile phone, Blackberry, or Wifi laptop. Subscribers to text or email updates , a Twitter or Facebook feed, would be notified instantly. This shows you ‘own’ the story; it reinforces your reputation for being first with the big stories; and for the smaller stories, it can provide an opportunity to add personality to your coverage (the ‘what I’m doing now’ approach of Twitter). And it drives readers to your website, newspaper or broadcast. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Draft : too rough for print or broadcast, but perfect for blogs . Backing up: -the alert, -the draft report -like a wire report – -gives initial names, -places and details -and sources. It is updated as fresh details come in. The draft performs the important role of keeping the ‘Alert’ readers on your site, but it also serves to spread word through the blogosphere, bringing in more readers and helping your search engine ranking. Ideally it will also attract commenters and pingbacks which can add or correct details, or even provide new leads. Frequent updates - for instance linking to other coverage - help to prevent it getting knocked off the top of Google News (which looks for the most recently updated, not the first posted). a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Article/Package : in between the two extremes of speed and depth where online excels, traditional print and broadcast media have these strengths: -their documentary nature, -and the very limitations of their time and space. Their ability to document a ’snapshot’ is key to traditional news media’s appeal. The editorial decision that this story was worth a spot is important when compared to the internet’s infinity. At this stage, the draft turns into a package with higher production values, and which could be online, in print, broadcast , or all of those. The timing may be dictated by print or broadcast processes. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Context : back online, that infinite space has an important role to play in providing instant and extensive context : -how many times has this happened? -Where can I access previous reports? -What does that concept mean? -How does this scientific principle work? -Where can I find more information about this person or organisation? -Where can I go to for support or help? Hypertext is central here - the ability to link to a range of documents, organisations, and explanations - both from your own archive and from external providers - in a portal that provides an essential resource. The print or broadcast report may also draw on some of this context, but it should refer to the online resource for more. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Analysis/Reflection : after the report, comes the analysis. For online this may mean gathering the almost instant reaction taking place in: -the blogosphere in general, -on your own blogs and forums , -and proactively from the informed and the affected . The person covering the story may reflect on the whole experience on their blog , while podcasts are great for staging discussion and debate . At some point print and broadcast will take one or more snapshots for their production cycles. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps: Interactivity : interactivity requires investment and preparation, but can engage and inform the user in a way other media cannot, as well as providing a ‘long tail’ resource that generates repeat visits over a long timescale: -a Flash interactive may take days to produce but can provide a compelling combination of hypertext, video, audio, animation and databases (they can also be dynamically updated); -a forum can provide a place for people to gather and post experiences and information; a wiki can do the same but more effectively. Live chats can allow users direct access to newsmakers, journalists and experts. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
    • The process model above proposes how a large news story might pass through a converged newsroom, from speed to depth, in the following steps:
    • Customisation :
    • The final stage should be automatic: the ability for users to customise information to their own needs.
    • At its most basic this might be to subscribe to email, text or RSS updates of that particular story.
      • More advanced services might include:
    • social recommendation (’Other people who read this story also read…‘)
    • or database-driven journalism that allows users to drill down into the information:
      • ‘ What happened to that street?’;
      • ‘ How many cases were there in my postcode?’;
      • ‘ What does this tax mean for someone on my wage?’
      • This means production processes that integrate things like metatagging, and interfaces that can run off a database, and last but not least, a culture that thinks in terms of these possibilities.
    a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • The news diamond This model can also be represented as an alternative to the inverted pyramid: a ‘news diamond . Just as the inverted pyramid was partly a result of the increasing role of the telegraph in the news industry, and dominant cultural ideas of empiricism and science, this news diamond attempts to illustrate the change from a 19th century product (the article) to a 21st century process : -the iterative journalism of new media; -the story that is forever ‘unfinished’. a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • a) Construire sur les spécificités du support internet : profondeur et rapidité.
  • b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet. Eve Demange, blogueuse, spécialiste du web. 2-3 Comment créer des contenus spécifiques aux supports de diffusion.
  • Pourquoi les internautes ont-ils besoin de scanner les pages d’accueil des Magazines en ligne ? Est-ce parce que l’interactivité du média web entraîne un comportement de lecture différent, ou est-ce parce que les magazines en ligne proposent une mauvaise ou une faible éditorialisation du contenu sur leurs Unes ? b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet.
  • L'étude américaine EyeTrack07 , nous apprend que les internautes: Tout d’abord… -scannent le texte à 53%. -commencent par scruter une page à la recherche de l’information qui les intéresse. -48%, -ils regardent en priorité la navigation (les barres de navigation, les listes d'articles et les teasings), -ensuite les graphiques à 25%, les publicités (16%), les titres (8%), les photos (3%). Puis, le deuxième coup d’œil des internautes sur la page web va en priorité aux titres des articles. Lorsque ces mêmes scanneurs ont choisi l’article qui les intéresse, ils se transforment en lecteurs particulièrement assidus puisqu’ils lisent en moyenne 77% du texte contre 62% dans les magazines et 57% dans les quotidiens en presse écrite. Plus l'article est court, plus le pourcentage reste élevé : 98% de l'article est lu en ligne pour une longueur de 3 à 10 cm. Cependant, même lorsque l'article est particulièrement long, 62% du texte en ligne est lu.   b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet.
    • Les rédacteurs en chef web doivent connaître parfaitement les attentes de leur lecteurs
    • Le web offre aujourd’hui l’opportunité unique de mesurer en temps réel les réactions et les préférences des internautes par rapport aux articles et aux sujets traités.
    • Des outils comme Google analytics, xiti, ou encore E-stat (il en existe une dizaine sur le marché) peuvent donner des résultats extrêmement précis et précieux sur le trafic et le comportement des internautes :
    • Combien de personnes sont allés sur tel article ? - Combien de temps ont-ils passé sur tel article ? - Quel sujet les intéresse en priorité ? - Si un sujet les intéresse, pourquoi n’ont-ils pas cliqué sur un article en rapport : est-ce parce que le titre n’est pas assez clair, est-ce parce que le texte n’est pas assez mis en valeur ?
    • Or ces outils sont mal connus et mal exploités.
    b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet.
  • Les rédacteurs en chef doivent progresser sur leur connaissance des mots employés par leurs lecteurs Comme l’écrivait Gerry McGovern dans un de ses célèbres billets Your website : just words ? « Vous pouvez vouloir communiquer sur le "changement du climat", mais si vos clients cherchent des informations à propos du "réchauffement global", vous êtes à côté. » Premier média écrit au monde, Internet et les moteurs de recherche offrent la formidable opportunité d’analyser le champ sémantique employé par les lecteurs. Les outils comme adwords, utilisés par les référenceurs pour l’achat de mot-clé ou le positionnement en référencement naturel offrent des possibilités éditoriales quasiment illimitées mais elles restent encore très largement, voire quasiment pas exploitées par les responsables de contenu web. Une navigation plus intuitive, plus centrée autour de l’utilisateur et de son langage donc de ses besoins en information, pourrait être imaginée. Les Unes en ligne pourraient être nettement plus « interactives ». b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet.
  • Les rédacteurs en chef doivent réinventer leur Une en ligne La presse papier possède une maîtrise parfaite de la Une et des mécanismes qui favorisent ou non la lecture. Des générations de secrétaires de rédaction se sont penchées sur le sujet. Mais maintenant sur Internet, il faut tout remettre à plat. Les études le disent : les lecteurs n’entrent pas sur une pages web comme ils entrent dans un magazine papier. Contrairement à l’édition papier par exemple, les lecteurs web entrent dans un article via le texte et non les photos. Il faut donc repenser entièrement la mise en valeur des articles et proposer une sélection des informations importantes, un réel agenda, mais adapté au média web. Les journalistes doivent travailler leur Une en ligne comme ils ont travaillé leurs Unes papier, en se basant sur des habitudes de lecture différentes. Comme le constatait récemment Eric Scherer, Directeur Stratégie et Relations extérieures de l’AFP, « Il existe un retour en ce moment à "l’éditorialisation" de l’information. Les meilleurs exemples se trouvent du côté de sites comme the Beast ( http://www.thedailybeast.com) et Huffingon Post ( http://www.huffingtonpost.com) . Ce magazine de blogs créé il y a 3 ans par Ariane Huffington, une candidate du parti démocrate, occupe désormais la première place des sites de news US. b) Repenser l’éditorialisation en fonction des différences entre le support papier et internet.
  • a) L'information : de la connaissance à l’action Marc Philippe Dubreuil, Ad&So Consulting – Cohom. 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation.
  • Confrontée à l'émergence de nouveaux supports et face à des comportements de ses lecteurs en perpétuelle évolution, la presse écrite, qu'elle soit presse d'opinion ou presse à centre d'intérêt, a dû modifier sa chaîne de valeur. a) L'information : de la connaissance à l’action
  • Confrontée à l'émergence de nouveaux supports et face à des comportements de ses lecteurs en perpétuelle évolution, la presse écrite, qu'elle soit presse d'opinion ou presse à centre d'intérêt, a dû modifier sa chaîne de valeur. a) L'information : de la connaissance à l’action
  • La 1ére mutation de la chaîne de valeur : de l'information connaissance à l'information pratique   Le premier rôle de la presse a été de faire savoir l'existence d'un fait, d'un événement, d'une action.   - Le journaliste collecte et rend compte.   - L'annonceur délivre un message.   La multiplication des médias et leur plus large diffusion a poussé la presse écrite à s'engager dans la voie de l'information pratique ie l'information doit directement avoir une valeur d'usage. Cette mutation a commencé il y a une vingtaine d'année, simultanément dans les journaux et les magazines.   Elle s'est traduite par :   des transferts sur le volume de pagination des rubriques   une écrite enrichie d'apports liés aux sujets et d'inserts   la parole donnée aux acteurs et plus monopolisée par le journaliste a) L'information : de la connaissance à l’action
  • La mutation nécessaire de la chaîne de valeur : de l'information pratique à l'information action   La presse doit poursuivre et amplifier la proximité et l'utilité en se positionnant au cœur des communautés comme animateur et point de passage / caisse de résonnance : la presse remplira alors un rôle de facilitation de la circulation de l'information.   Elle doit donc offrir la possibilité à ses utilisateurs d'avoir une action immédiate. De la capacité à délivrer un vecteur d'action dépendra sa valorisation et sa monétisation.   Concrètement c'est,  mettre à disposition des services  offrir du transactionnel  dynamiser l'expression et le débat  favoriser la mise en relation   a) L'information : de la connaissance à l’action
  • Si la presse n'arrive pas a franchir cette étape, elle court le grand risque de voir ceux qui détiennent les moyens d'action peu à peu investir son territoire en délivrant tout d'abord un conseil puis du contenu éditorial. a) L'information : de la connaissance à l’action
  • b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue. Jeff Mignon, Product Strategist, Creative Director & CEO 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation.
  • Tout n'a pas une valeur en soit. C’est nous qui donnons une valeur. Souvent la valeur que nous donnons aux produits, aux services, aux idées, même aux personnes... est relative à nos centres d'intérêt, nos besoins, le moment, nos conceptions philosophiques, religieuses et politiques, etc. L'information n'échappe pas à cette logique. Sans rentrer dans un débat philosophique, je suis de ceux qui pensent que l'info a peu de valeur en soit. J'ai la conviction, comme Robert Picard, que la valeur de l'information repose sur ce qu'on en fait (valeur d'usage). Et je crois que c'est vrai pour la grande majorité des acteurs du monde des médias: le lecteur/consommateur, l'annonceur, l'investisseur et la société/le citoyen. Picard écrit : "It is important to understand that the content provided by journalism is not valued for itself by consumers, but that its value emanates from its utility as a mechanism to achieve states and things outside the news and information itself. » b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • L'exception vient du dernier acteur de ce monde des médias : les journalistes. Par héritage et conviction, ils pensent souvent, à tord ou à raison, que l'information a de la valeur en soit. Et Picard de dire : "Il y a une tendance qui consiste à penser que le journalisme est bon, qu'il a de la valeur. Cette conception des choses laisse perplexe. Comment comprendre alors pourquoi un grand nombre de consommateurs ne voient pas cette valeur. Harmon explique qu'il est important de faire la distinction entre quelque chose de bon et quelque chose qui a de la valeur. » b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Aussi, on n'aborde pas l'économie des médias de la même façon, selon que l'on pense que l'info a de la valeur en soit ou que la valeur vient de ce que l'on fait de l'info. Dans le premier cas, on produit des médias "journalist centric" dans le deuxième on propose des médias "consumer centric". Depuis toujours, les médias d'information ont été avant tout "journalist centric". Ils le restent très majoritairement aujourd'hui. Et c'est sans doute une des sources fondamentale de la crise qu'ils traversent. "In the new environment, news organizations must become much more customer friendly and have a greater degree of intimacy with their viewers, listeners, and readers than the arms-length approach taken by many in years past. Most news organizations have the same value proposition, but to survive and prosper in the contemporary media environment they will need to develop unique value propositions that separate them from other providers of news and information. Standardization and imitation reduce value of a product", insiste Picard. b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Les journalistes sont sur le registre de l'information pour l'intérêt général. Les individus ont besoin d'information pour répondre à leurs questions, trouver du sens, comprendre leur environnement… et sont motivés par des milliers de motifs et de raisons tous plus différents les uns des autres. Dans une situation de monopole, point trop besoin de démontrer de la valeur. Dans une situation de compétition, c'est une autre histoire. Internet a fait s'écrouler les barrières de la diffusion de l'information et, dans un même temps, le monopole d'informer. Je souris quand je lis que le Président français s'inquiète de la petitesse du réseau de distribution des journaux en France. Mais qui a encore besoin d'un réseau physique à l'heure de la numérisation complète de l'info ? Est-ce la bataille à mener pour le futur des médias ? Rien n'est moins sûr. On n'a jamais autant produit et diffusé d'information qu'aujourd'hui. Par exemple, selon une étude de l'Université de Californie, les médias américains produisent chaque année + 30% d'info. Les chiffres donnent le vertige : "320 million hours of radio broadcasting and 123 million hours of television broadcasting". b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Cette confirmation d'une information porteuse de valeur intrinsèque pour les journalistes, on la retrouve dans la guéguerre bloggers versus journalistes. L'argument principal de ces derniers : les bloggers ne font que commenter des infos que les journalistes ont collecté. Sur la forme, ils n'ont souvent pas tord. Mais c'est au fond qu'il faut s'intéresser. Le commentaire, l'opinion, l'analyse, la mise en perspective... c'est de la valeur qu'apportent certains bloggers à une information brute qui n'en a pas ou peu en soit. Réformer les médias pour les sortir de la crise profonde dans laquelle ils se trouvent, c'est comprendre que le monopole de l'information est en train d'échapper aux marques médias. Et surtout, que la valeur de l'information proposée par les médias est de moins en moins perçue par les consommateurs. Et qui ne perçoit pas de la valeur dans un produit/service ne paye pas pour, ou paye moins (valeur d'échange). "To address this issue, news organizations must be able to clearly identify their value proposition, that is, the reasons for consumers to spend their money and time with the news and information content products. Because consumers can increasingly get news from many places, it must be clear why they should get it from one organization rather than another and what the news provider does better than the others", propose Picard. b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Qu'est-ce qui crée de la valeur (sans ordre hiérarchique) et peut aider à offrir une "value proposition" unique : - l'explication derrière les faits - la mise en perspective de l'information - la contextualisation de l'information - l'apport de solutions - la confiance (mais elle est plus facile à donner à un individu qu'à une organisation) - la rareté - la possibilité de faciliter l'interaction sociale - le sentiment d'appartenance a un groupe social - l'apport d'émotions - le fait de faire rendre des comptes a ceux qui gouvernent et dirigent - l'échange/conversation - la facilité d'utilisation - la spécialisation b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Deux groupes de valeurs se détachent nettement, celui qui propose de la valeur pratique et celui qui offre de la valeur explication/éducation. S'ajoute une troisième, celui qui apporte de la valeur émotionnelle. "The value of news and information increases with the amount of processing, contextualization, and interpretation that takes place", reprend Picard. Et de préciser que l'emphase, par les journalistes "on volume and speed of news and information reduce its value to the greatest number of readers, viewers, and listeners, whose primary interests are not what is happening but what those events and developments mean, how they affect their lives". b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • Aller donc au-delà de l'info brute pour apporter du sens, diffuser ce sens et en discuter paraît donc être un élément de stratégie fondamental que doivent embrasser les médias d'information pour sortir de la crise dans laquelle ils se trouvent. "Many managers of news organizations have shifted efforts and money from content to sales and marketing in the belief that this will solve their problems. Others have seen business diversification and the creation of portfolios of newspapers, online, mobile, television, and other operations as the solution. These practices can provide short- and mid-term benefits but they will not sustain news organizations in the long run because they do not fundamentally address the underlying problems of new enterprises and create significant new value", avertit Picard. b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • La presse traverse une crise de valeur sans précédent. Sans un questionnement profond sur cette problématique fondamentale de tout produit et service, elle ne sortira pas de la crise dans laquelle elle s'enfonce. "The essential issue is making the news and information content important and useful to audiences so that they perceive material from news organizations as more vital and valuable than the brief overview and bits and pieces provided by non-news organizations. If that is accomplished, consumers will be willing to give news organizations more of their time, attention, and money and those changes will make it possible to alter their business models into ones that are sustainable in the twenty-first century", insiste on ne peut plus justement Picard. Vous en dites quoi ? b) La valeur d’usage de l’information enfin reconnue.
  • c) La notion de contenu / contenant / contexte Thibault Michal, créatif EURO RSCG 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation.
  • Entre la presse, la publicité, et le consommateur, un rapport de « cons »: Contexte, Contenant, Contenu. Et le consommateur au milieu.   Quel avenir le support presse peut avoir dans le plan média d’une campagne de communication alors que le support est en train de se dévaloriser ?   -Faire face à la montée des nouveaux medias- C’est dans la presse que les consommateurs apprécient le plus la publicité. Pourtant, le contexte n’est pas favorable au support. L’émergence d’Internet comme nouvelle source d’informations change radicalement le comportement du consommateur face à la presse et donc face à la publicité dans la presse. Une étude récente aux Etats-Unis montre ainsi que pour la première fois, la presse Internet passe devant la presse papier en ce qui concerne la recherche d’informations. Plus actif, moins passif devant l’information quelle qu’elle soit, le consommateur cible ses recherches et construit lui même sa propre opinion. Le problème vient donc de la capacité des annonceurs à parler différemment à un lectorat qui non seulement s’est réduit mais dont le comportement a évolué. Il s’agit pour le support presse de réussir à exister dans une stratégie média avec ses propres armes, et d’arriver à se renouveler tant sur le fond que sur la forme. c) La notion de contenu / contenant / contexte
  • -Recentrer les messages- Lorsque l’on annonce quelque chose à quelqu’un, on porte à sa connaissance une information. Il en va de l’information journalistique comme de la publicité. On retrouve dans la publicité,dans un but mercantile, le même type de valorisation de l’information . Pour la publicité, c’est la fin du principe d’asymétrie de l’information : un annonceur n’en sait pas plus sur son produit que son propre consommateur: -spécialisation des consommateurs -interconnexion, -partage d’expériences sur le produit ou le service -contre-argument et diffusion de l’information redéfinissent non seulement: -la hiérarchie et le rapport entre le consommateur et l’annonceur, -la manière dont un publicitaire doit s’adresser à sa cible, Et encore plus lorsque le média en question s’imprime. Sans que l’argument commercial ai plus ou moins de poids que l’avis de consommateur, le publicitaire devra faire preuve de justesse et d’à propos dans ses annonces s’il veut trouver un écho favorable auprès de sa cible. c) La notion de contenu / contenant / contexte
  • Un exemple frappant fut donné en 2004 par la marque américaine d’antivol pour vélo  Kryptonite  , «  le seul antivol qui peut résister à Superman » ventait l’annonce presse , mais dont la sécurité sautait à l’aide d’un simple stylo. Repris par la blogosphère, puis par le New York Times, on estima à près d’1.8 millions le nombre de consommateurs touchés. La marque dut reconnaître publiquement son erreur de communication et remplacer gratuitement les antivols défectueux. L’erreur serait de croire que l’avenir de la presse dans un plan média serait d’être le vecteur d’une somme d’informations brutes  comme peut l’être une information de type promotionnelle : de jolies photos de produits surmontées d’un prix avantageux. Bien fondé de cette démarche lorsque l’on sait que les lecteurs de la presse en ligne sont les champions de l’achat en ligne et lorsque l’on connaît la croissance exponentielle du e-commerce. Pour un publicitaire, en terme de «Call To Action» , il sera difficile de faire rivaliser la presse avec Internet. D’un point de vue publicitaire, la revalorisation du support presse passe donc non plus par sa capacité à être un vecteur d’action ou de « transformation d’essai » pour le consommateur mais bien sur sa capacité à être un vecteur d’image. c) La notion de contenu / contenant / contexte
  • -Repenser l’utilisation de l’espace- Pour être vecteur d’image, il faut donc soigner le fond mais aussi la forme: savoir redonner de l’importance à ceux qui font l’information, les journalistes, mais aussi aux annonceurs et à leur message publicitaire. La nouvelle maquette de Ouest-France et ses 20 millions d’euro investis dans des nouvelles rotatives en témoignent : cette modernisation profite aussi bien a l’information journalistique : un confort de lecture accru avec le passage de 7 à 6 colonnes, une grosseur de caractère augmentée de 10%, qu’a l’espace publicitaire qui bénéficie d’une maquette plus aérée qui accorde plus de place à l’illustration et la photographie. Reste encore que la multiplications des annonces dans la presse, qui est le média qui totalise le plus grand nombre d’annonceurs cumulé à la diminution du temps de lecture ne va pas toujours dans le sens de la revalorisation du message publicitaire. Une solution ne serait elle pas alors de raréfier l’espace publicitaire? Car les lecteurs se spécialisent et cette fragmentation du lectorat engendre moins de perdition, et la possibilité donnée aux annonceurs de toucher un cœur de cible plus influent. En raréfiant son espace, et en précisant son message, l’espace et le message, prendrait alors plus de valeur auprès des cibles et des annonceurs. c) La notion de contenu / contenant / contexte
  • Et qui dit plus de valeur, dit plus de moyens pour la transmission d’une information qu’elle soit journalistique ou publicitaire. Cette nouvelle répartition des espaces entre la presse devenue support plus qualitatif et plus ciblé, et une toile devenu support de masse, permettrait non seulement de clarifier le rôle de chacun mais aussi de favoriser l’intégration des deux médias dans une campagne multicanal, condition désormais sine qua non de l’émergence d’une marque, d’un service ou d’un produit, bref, de la réussite d’une campagne publicitaire. Le web offrant des possibilités uniques en ce qui concerne la communication tactique de type promotionnelle, la presse offrant des avantages uniques en matière de communication institutionnelle.   La presse écrite est, d’un point de vue publicitaire, encore loin d’être abandonnée par les annonceurs pour peu que l’on redéfinisse un peu plus clairement ses qualités intrinsèques. L’agrément dont jouit encore le support papier est indéniable. Et si l’on regarde attentivement ces derniers temps le retour en force de la matière, comme peuvent en témoigner les campagnes d’Orange qui joue avec l’Origamie, la nouvelle publicité en carton d’Audi ou même l’engouement pour la photographie instantané, le Polaroïd ou la Lomographie, on se dit qu’avec un plus de bon sens et de qualité, la page du support presse dans une communication n’est pas prête d’être tournée. c) La notion de contenu / contenant / contexte
  • d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998. François Kermoal, rédacteur en chef Stratégies 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation.
  • La rédaction de Stratégies compte une quinzaine de journalistes. Elle est chargée du contenu de l’hebdo Stratégies, de la lettre quotidienne en ligne Stratégies Newsletter, et du site Internet. Lettre et site existent sur le web depuis octobre 1998. C’est aussi à cette époque que la rédaction de Stratégies est devenue bimédia.   d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • A l’époque, il y avait une rédaction pour le papier, c’est à dire l’hebdo, et une petite équipe de deux rédacteurs pour la newsletter. Le site, lui, était plus ou moins un copier-coller de l’hebdo, une personne étant chargée de l’interface avec la rédaction. Entre la rédaction de la newsletter et celle de l’hebdo, les échanges d’infos étaient fréquents mais on sentait une rédaction à deux vitesses Au passage de la newsletter sur Internet, en octobre 1998, une seule rédaction affecte à chacun des rédacteurs des sujets et secteurs à suivre pour les deux supports, print et web. C’est l’idée que les journalistes puissent s’investir sur un quotidien, aller à la chasse aux infos, ne pas attendre que les communiqués tombent. Par certains côtés, le rythme hebdo est moins réactif que le quotidien. Une bonne info doit attendre quelques jours avant d’être diffuser... Travailler sur la news a donné un autre dynamisme à la rédaction, en la maintenant « éveillée », plus réactive... Le site de Stratégies a longtemps fonctionné avec un copier/coller des infos de l’hebdo, une fois par semaine. d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • CMS« Content Management System », un système de management des contenus dont le concept ai de publier une info dès qu’elle est écrite par un journaliste.   Le CMS fonctionne sur un principe assez simple : on n’écrit pas un « article », sous-entendu pour l’hebdo, mais une info, cette info devant ensuite être dirigée vers le support que l’on souhaite. Si l’info devait être redirigée vers des affiches dans le métro ou vers un téléphone mobile, pourquoi pas ? L’idée derrière tout cela, c’est aussi que pour un journal comme Stratégies, la problématique du web ne me semble pas être: -un problème de « volume », de quantité de contenus, -mais de valorisation de ces contenus, en leur permettant de vivre sur tous les supports, quitte à les enrichir, évidemment. Avec le CMS, chaque journaliste dispose d’une interface de saisie qui comporte plusieurs onglets (hebdo, newsletter, web...). La plus petite unité d’info possible est la brève, c’est à dire un titre et trois ou quatre ligne. Cette info de base peut déjà servir: -à alimenter la newsletter. -publier sur le web en l’important sur l’onglet web. C’est toujours la même info, plus ou moins longue, avec ou sans contenu multimédia, chaque info pouvant être enrichie avec du contenu spécifique pour le web: liens, images, vidéos, etc. d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • L’enjeu d’une rédaction multimédia est dans sa capacité à générer cette forme de contenus, plus que dans la guéguerre entre supports. Cela passe bien évidemment par une compétence technique. Est-ce le métier d’un journaliste de glisser un lien dans son article ? Oui, évidemment. Est-ce son métier d’y accrocher une image ? Oui. Est-ce son métier d’y insérer le code d’un player vidéo ? Oui, les bloggers amateurs le font bien. Pourquoi pas un journaliste dont l’info est justement le métier?   L’intérêt, pour Stratégies, de ce CMS, c’est qu’une info peut se retrouver sur le web en quelques minutes. On peut aussi décider de diffuser une info, par exemple une longue interview, avant même sa publication dans le journal. Tout est possible. De même, nous avons fait en sorte de pouvoir rapidement décider de donner ou non cette information sur le web, comprenez de la réserver aux abonnés ou pas. d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • D’une manière générale, je trouve d’ailleurs que l’on parle trop de support (print, web…) alors que l’on devrait parler davantage de contenu d’information « Content is king » et surtout de rythmes d’information. Etre abonné à Stratégies ne se limite donc plus à recevoir un journal chaque semaine. L’abonnement donne accès à: -la newsletter quotidienne, -aux informations du site internet, -et à la base des campagnes de communication, autre nouveauté du site. Tout cela à une forte valeur d’usage, indispensable si l’on veut continuer à vendre notre info. Ce nouvel âge de l’information, une info ne peut pas se contenter d’être intéressante, elle ne touche son public que parce qu’elle arrive au bon moment et à la bonne personne. d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • La force d’un hebdo, c’est de résumer l’actualité de la semaine, dans sa globalité, pour des gens qui n’ont pas forcément le temps de s’informer tous les jours. C’est Time Magazine qui a inventé le concept. Et ça marche encore. Le succès ou l’échec d’un hebdo comme Stratégies, c’est surtout parce que l’hebdo remplit encore ce besoin qui est d’informer d’une certaine manière.   Avec l’accélération de l’info, cela n’est plus suffisant, évidemment: on veut de la réactivité, de l’immédiateté.   La newsletter Stratégies a été lancée en 1985,correspondant à une première accélération de l’info. Elle était sur papier, diffusée par coursier tous les matins, mais son rôle, sa fonction, était exactement la même qu’aujourd’hui sur le web.   Si l’on met de côté le modèle économique (la pub reste plus chère sur le print que sur le web), la question n’est donc pas de savoir s’il y aura encore de la place pour du print dans dix ans mais si notre public de professionnels sera encore demandeur d’un résumé hebdomadaire de l’info sur le marché de la communication au sens large. Que cette synthèse de l’info soit diffusée sur papier ou un autre support, ce n’est pas ce qui lui donne sa valeur. d) Stratégies, une rédaction Bimédias depuis 1998.
  • Section 3 Réorganiser les comités de rédaction pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. 3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ? 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ? 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction  en organe de collecte et diffusion ? (en anglais) 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction  en organe de collecte et diffusion ? 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision. Photo: A&J
  • 3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ? Philippe Plassart, rédacteur en chef, Le Nouvel Economiste
  • Le journaliste généraliste ne peut pas être omniscient. Pas plus d'ailleurs que le journaliste spécialisé. Sa « compétence » intrinsèque est sans cesse mise au défi et de plus en plus mise à défaut. Traditionnellement, le journaliste, par nature curieux et humble » (prenant la posture de « je ne sais rien mais je veux comprendre ou me faire une opinion par moi même pour la transmettre à mes lecteurs ) mobilise au cours de son enquête la connaissance factuelle ou interprétative de « sachant », à charge pour lui de vérifier qu'il puise à « bonne source » et qu'il ne se laisse pas abuser par des fournisseurs qui sans être nécessairement intéressés à « orienter » l'information n'en développent pas moins nécessairement un « point de vue » partiel s'il n'est pas partial. Ce recours à des « tiers de confiance » (experts patentés reconnus, informateurs fiables) dans la nature de l'exercice du métier devient de plus en plus nécessaire pour « décrypter » une matière objectivement de plus en plus complexe ou rendue volontairement opaque. 3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ?
    • L'utilisation du réseau et la méthode Wiki
    • La méthode Wiki qui mobilise la connaissance des uns et des autres pour
    • constituer un savoir par addition d'éléments épars constitue une expérience
    • intéressante à double titre :
    • en prouvant la richesse de l'élaboration d'un contenu par la voie collaborative .
    • en démontrant la nécessité d'un processus de validation en l'absence duquel des informations erronées ou pire orientées s'incrustent discréditant la démarche.
    3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ?
  • Un rôle possible de journaliste, le synthétiseur d'information.   Le journaliste dont la mission première est de diffuser de l'information vérifiée et fiable pourrait être de jouer ce garde barrière (qui ne se confond pas strictement avec celle de modérateur expérimenté dans les sites ouverts). Le métier de journaliste ne saurait être réduit à cette fonction. Un journaliste digne de sa fonction ne se laisse pas dicter le contenu d'un papier à fortiori par des interventions multiples. Il trouve sa raison d’être, sa légitimité à tenir «le fil rouge » de la démonstration, à « relancer » la problématique sans autre souci que de tenter d'approcher « une » vérité même provisoire. En gardant la main sur les apports extérieurs il apprécie la pertinence dans l'ajout des éléments dans la cha î ne d'un raisonnement logique et démonstratif. C'est ce que le lecteur attend de la lecture d'un papier et un journaliste est un professionnel payé pour cela. 3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ?
  • Un moyen d'augmenter l'utilité sociale de la presse Satisfaire ce besoin de synthèse – c'est à dire d'organiser la réflexion à partir d'éléments multiples et épars – pourrait être assurément un moyen d'augmenter l'utilité sociale de la presse et peut être d'accroitre la valeur ajoutée de l'information. L'Internet et la méthode Wiki constitue des vecteurs d'amélioration à implanter pour améliorer le procés de fabrication d'extraction d'informations enrichies et travaillées sous des contraintes de temps de plus en plus pesantes – c'est à dire appelant une exécution et une restitution de plus en plus rapides sur des sujets de plus en plus variés.   3-1 Comment le journaliste peut il devenir synthétiseur d’information ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ? Cédric Motte, expert en stratégie éditoriale, journaliste rédacteur, blogueur et formation de journalistes web.
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-2 Comment réorganiser les organes de presse ?
  • 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ? (en anglais) Paul Bradshaw, online journalist
  • Journalism is becoming less polished, more iterative and more networked. Broadcast and print do the ‘finished version’ pretty well - online, we’re often happy with raw information, with the emphasis on ‘raw’. The journalist (along with their readers) is now the distributor. You cannot leave that job to someone else. The more active, visible and social you are online, the better for your work both commercially and editorially. What is distributed journalism ? Why newsgathering IS production IS distribution ? 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Distributed journalism means letting go of one asset - content - to build another: community. It means cultivating contacts, not just a contacts book. It means understanding communities, and sometimes being led by them. And it means creating tools and systems as often as creating stories. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • The distributed journalist uses a number of technologies to manage different ‘types’ of contributors. For: -the ‘brain’, -the ‘voice’ -and the ‘ear’ tools are central to monitoring and identifying the best ones For: -the accidental journalist, -the ‘value adder’, -the technician -and the crowd, systems are more important 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Tool-monitored contributors : the brain. Journalists already use experts extensively. New media forms allow people outside of those circles to publish - and develop - their own expertise, and develop their own reputations based on that. In this space, an ‘expert’ is not always officially denoted as such by an institution or organisation, but may demonstrate expertise through: -hands-on experience or through well supported arguments. The distributed journalist monitors those experts, subscribes to their RSS feeds: -quotes when relevant and commissions when they need analysis. There is also an argument for leading by example: a distributed journalist who blogs is demonstrating they want to be part of the conversation, while employing an ‘enthusiast-in-chief’ who brings a reputation with them to lead a UGC site is a proven way to attract contributors. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Tool-monitored contributors : the voice New media forms allow anyone to publish their opinion, which stands or falls by its own qualities. Separate to the expert, the voice writes well, compellingly, often wittily or in an entertaining fashion, whether or not they have expertise or personal experience - much as the traditional columnist does. Or they produce compelling imagery, video or audio. The distributed journalist identifies the blogger with a voice, brings them into the news organisation when they can, and links to them when they cannot. There is also a strong argument here for integration with other services - if you can allow users to tick a box that publishes their material to Flickr or add their RSS feed to your system, etc. then you are saving them time and effort, and showing you’re not just stealing their content. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Tool-monitored contributors : the ear Someone, somewhere, knows what’s going on in a particular community of space or interest. They may filter that to their blog, or Twitter account, or mailing list - or they may simply note what they see in a social bookmarking account. The distributed journalist subscribes to the RSS feeds or mailing list, becomes ‘Facebook friends’, and supports and encourages this filtering by linking and contributing when they can. And don’t forget the silent population: not everyone has internet access; not everyone has time to do these things. The distributed journalist must make an effort to give a voice to those people too. Partnering with groups who are in contact with those people is one good idea. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
    • System-facilitated contributors : the accidental journalist :
    • This is the person who stumbles upon a news story - the archetypal citizen journalist - and captures it on a mobile phone, camcorder, or simply with their eyes.
    • You cannot cultivate the accidental journalist in the same way as habitual producers - but news organisations have the biggest advantage in attracting them: their brand, reputation and reach.
    • This is important when the Cutty Sark catches fire, you want to be the news organisation the citizen journalist sends their pictures to. So what can the news organisation do? Be available, be a trusted name, and have a budget to pay if you need to.
    • -Set up channels of access - include journalists’ emails in their reports;
    • provide simple uploading facilities on your website;
    • -and invest resources in monitoring submissions both to your own site and to other user generated content sites like YouTube and Flickr - because the accidental journalist will not always know they have a story.
    • -Finally, get involved in media training with your community, so that:
    • they can spot a story;
    • they produce something of decent quality; and
    • they think of you first,
    • because you’re the one who taught them to do a) and b).
    3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • System-facilitated contributors : The value adder The value adder is hot on facts, hot on grammar, hot on spelling (but not on style or legal issues, which is one reason why you still need in-house subs). They pick up the mistakes, and they clean up vandalism. They annotate, adding bits of information - comments, useful links, tags (internally if you have a tagging system for users and externally if they use services like Delicious or Digg), or votes on whether a story is ‘good’ or ‘bad’. Again, systems are key here - a responsive system for corrections; a commenting facility; tagging and bookmarking. And a culture of openness where feedback is welcomed and value adders thanked or recognised. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • System-facilitated contributors : the technician This is the person who: -takes your stories, classifieds or raw data and maps them with Google Maps; -creates a comparison between your editorial agenda and what people are actually reading; -creates a Facebook app or a specialist RSS feed; or simply suggests an idea. The technician can add genuine creativity and value to content - but for them to do that you need to open up your systems - APIs, databases - so that they can mash them up with others, or make tweaks and improvements. You need to make the attributes of your story (location, age, score) available. And you need to provide support where you can. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • System-facilitated contributors : the crowd The former audience is not just a group of people who can now talk to you. A conversation can only achieve so much. Crowdsourcing offers a way to cover issues and investigate stories that traditional journalism cannot match, by making users part of the newsgathering process. It seems to me that there are two main types of crowdsourcing project: -one taps into a diversity of expertise (the engineer, the insider, the accountant) or experience; -the other taps into sheer manpower - lots of people doing a small task each, like sifting through one part of a large amount of information, making a request for information, or conducting one interview. Systems that facilitate that process - like wikis, content management sytems, or even simple online forms - are important, but so is developing support structures and identifying the one percent of users who are regular contributors. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Newsgathering IS production IS distribution (Model for a 21st century newsroom) How news is produced in a print- or broadcast-only news operation This is how journalism has traditionally been done: 1. You went and gathered your information 2. You put it all together in an attractive package: the article, the broadcast package 3. And someone else took that to the readers or viewers That linear process is pretty much redundant online. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Newsgathering IS production IS distribution (Model for a 21st century newsroom) This is how journalism should be done today Newsgathering, production and distribution are often the same thing in an online environment. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Newsgathering IS production IS distribution (Model for a 21st century newsroom) The point is clear. Thanks to networked technologies - and RSS in particular - there is no reason why newsgathering cannot also be news production, or news distribution. For example: * You bookmark something on Delicious (newsgathering). That is published on Delicious, your blog, Twitter, and/or your news website (see Jemima Kiss’s PDA Newsbucket), and distributed via RSS which can be embedded anywhere * You ask a question on Twitter (newsgathering). That is published on Twitter, and distributed via RSS - perhaps as a widget on your blog or Facebook. * You film some raw material on your mobile phone using Qik. It’s published on Qik, with an update posted to Twitter too. The video feed is embedded on your blog or news site, and once again RSS distributes it anywhere you or someone else wants. 3-3 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ? Alain Joannes, journaliste et créateur de "Multimédia" et du "Journal du Web" sur LCI, créateur de la webradio d'Arte, animateur de quatre blogs.
  • Les difficultés que semblent éprouver de nombreux organes de presse à s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information viennent manifestement d’une incapacité à concevoir une organisation pertinente. C’est pourtant le moment de se montrer imaginatif car, comme l’écrit Yvon Pesqueux, chercheur au CNAM, « les périodes propices à l’innovation sont celles où le système technique existant commence à se heurter à des difficultés de fonctionnement qui mettent en évidence des problèmes structurels ». Nous y sommes. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Processus industriel inadapté à l'évolution technologique Une réflexion sur les problèmes d’organisation dans l’industrie de l’information doit d'abord essayer de comprendre ce qui se passe dans son processus confronté à l'évolution du système technique: 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Processus industriel inadapté à l'évolution technologique Dans le système technique qui régit encore le fonctionnement de l’industrie de l’information, la séquence de la collecte est la moins menacée car aucun dispositif ne peut se substituer à celui que constituent les agences de presse, les envoyés spéciaux permanents, les reporters, les rédactions, chaque entité disposant d'innombrables réseaux d’informateurs et respectant des procédures globalement fiables. C’est le traitement du produit de la collecte qui commence à poser des problèmes en raison des modes de « consommation » de l’information par les infonautes (lecteurs-auditeurs-téléspectateurs-internautes). Quant à la diffusion de l’information, elle correspond de moins en moins aux modes de vie des audiences. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Ajuster les pratiques professionnelles aux usages des audiences Pour que la séquence "Diffusion" du processus industriel passe au vert, elle doit devenir "multicanal". Pour que la diffusion- séquence cruciale puisqu'elle est censée toucher les audiences - devienne "multicanal", la séquence précédente, celle du traitement, doit adopter l'approche rich media. Pour que l'approche rich media soit efficace et productive, la séquence de la collecte doit ajouter à ses procédures éprouvées la polyvalence des journalistes. En procédant à ces transformations, le processus séquentiel de l'industrie de l'information se conforme tout simplement à l'évolution de son système technique et surtout aux usages que les audiences font, aujourd'hui, de ce système technique. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Ajuster les pratiques professionnelles aux usages des audiences Si les entrepreneurs de presse et les journalistes veulent s’adapter aux comportements actuels et futurs de leurs audiences, ils doivent d’abord transformer radicalement leurs conceptions de la diffusion. Ce qui signifie, notamment, pour la presse écrite, que le site web d’un journal ne doit plus être la réplique statique de ce qui a été imprimé, que le site web d’une station de radio doit intégrer la photo et la vidéo, que le site web d’une chaîne de télévision doit être plus interactif et aller plus en profondeur dans le traitement de l’actualité. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Multicanal, donc rich media, donc polyvalence La diffusion « multicanal » a pour conséquence, en amont, la mise en œuvre de contenus en rich media, pas seulement pour agrémenter un site mais pour réviser complètement les modes de traitement de l’actualité : décomposition d’une information en faits, décomposition des faits en unités de sens, affectation à chaque unité de sens du moyen d’expression le mieux adapté : texte, sons, images fixes ou animées. En outre, l’approche rich media » ne se conçoit qu’en fonction d’une stratégie éditoriale qui passe par des modalités de diffusion. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Multicanal, donc rich media, donc polyvalence … et par une exploitation pertinente des canaux de diffusion : de l’information la plus urgente et la plus légère affectée prioritairement aux réseaux sans fil jusqu’ aux dossiers les plus lourds et les plus profonds qui peuvent être réservés aux sites web ou aux DVD. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Multicanal, donc rich media, donc polyvalence Le traitement ainsi adapté au nouveau système technique qui régit le fonctionnement de l’industrie de l’information exige une certaine polyvalence des journalistes, notamment au niveau de la collecte. Il requiert également la mise en place de nouveaux métiers de l’information comme celui de chercheur-vérificateur. Au fur et à mesure que s’accomplissent ces évolutions, une transformation organisationnelle s’impose. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • Les rédactions sont des dispositifs issus de systèmes techniques. Si les dispositifs ne changent pas en même temps que les systèmes techniques, ils créent des problèmes structurels. 3-4 Comment réorganiser le comité de rédaction en organe de collecte et diffusion ?
  • 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision. Jerome Capirossi, Director, ARISMORE sur Ziki.com
  • Les systèmes d’information effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision. Les travaux d’Herbert A Simon, prix Nobel d’économie en 1978, combinent la psychologie, l’informatique, le management des organisations et la philosophie des sciences. Ils traitent des processus de résolution de problème, des processus de décision et des organisations considérées comme des systèmes complexes. En ce sens, ils sont fondateurs de la théorie moderne des systèmes d’information. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • Le processus classique de la décision rationnelle est basé sur l’hypothèse que l’agent économique cherche continuellement à maximiser l’utilité du choix qu’il effectue. HA Simon observe : - que la mesure de l’utilité de chaque option est difficile à réaliser, - que le processus nécessite de disposer de la totalité de l’information sur les alternatives afin d’être en mesure de déterminer l’utilité maximale, - que l’ensemble des utilités doit être totalement ordonné afin de choisir l’utilité maximale 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • L’objectif n’est pas de choisir l’alternative qui maximise l’utilité, mais une alternative qui ait un niveau d’utilité raisonnable. Il propose donc un processus de décision en trois étapes : - Intelligence : c’est l’action de mettre en relation le réel perçu et le réel projeté - Conception : c’est l’action de concevoir les solutions comme alternatives - Sélection : c’est l’action d’évoluer et de choisir une alternative raisonnable. Il propose des fonctions d’évaluation simples en lieu et place de la fonction d’utilité. La collecte de l’information est réalisée au fur et à mesure du déroulement du processus de décision itératif qui part du général vers le particulier. Elle est limitée non seulement par l’information disponible, mais également par les capacités de l’agent à la collecter. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • Enfin, l’utilité peut avoir plusieurs dimensions et prendre plusieurs valeurs. La décision est déterminée sur la base de la composition de ces valeurs. C’est le modèle de la rationalité limitée. H.A Simon contribue également au développement de la théorie des systèmes complexes, la systémique qui développe l’analogie entre systèmes complexes et systèmes vivants. Cette théorie propose une approche transversale des systèmes et prend en compte : - La forme, qui constitue et délimite le système. C'est le domaine du Structuralisme (Saussure, Levy-Strauss, Piaget,…). - La logique de fonctionnement. C'est le domaine de la théorie générale des systèmes développée par le biologiste Bertalanffy - Les échanges. C'est le domaine de la cybernétique inventée par le mathématicien Norbert Wiener, mais également de l’informatique (H A Simon) 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • La systémique se distingue car elle développe une approche holistique. Les systèmes complexes ne sont plus considérés comme la somme des parties qui les composent, comme avec la méthode analytique : ils forment un tout indissociable. Un système complexe est finalisé, il est perçu comme réalisant des actions intelligibles. Les actions qu’il accomplit, le transforment lui-même de manière irréversible. Les effets de ses actions ne peuvent être dissociés des processus qui les occasionnent comme l’observateur et l’observation, l’information et le processus de communication. Selon cette démarche, un corps humain n’est pas appréhendé sur le fait qu’il a 2 bras et 2 jambes, mais d’une manière dynamique au moyen des systèmes qui le composent : le système circulatoire, le système de digestion, le système nerveux,… La complexité peut émerger d’un réseau formé d’une multitude d’organismes ayant chacun un fonctionnement simple : la fourmilière, le jeu de la vie de J Conway. Certains voient dans Internet un réseau permettant de faire émerger une intelligence collective sur le modèle de la Noosphère de T de Chardin. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • Les concepts de la systémique sont employés en écologie, en économie, et dans la science des organisations. Elle est de plus en plus utilisée en microéconomie pour modéliser le comportement des entreprises. L’information permet à une organisation de prendre des décisions qui l’amènent à réaliser des actions. Le système d’information permet d’effectuer la collecte de l’information et de l’utiliser dans le processus de décision. La rationalité du processus de décision est limitée. Le processus de décision est itératif et aboutit au choix d’une alternative raisonnable au lieu de celle qui maximise la fonction d’utilité. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • Les organisations fonctionnement comme des organismes vivants et possèdent plusieurs niveaux d’organisation. L’architecture du système de traitement de l’information se découpe en 3 modules, le couplage, la computation, la mémorisation. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.
  • La systémique se distingue car elle développe une approche holistique. La complexité peut également émerger d’un organisme isolé, au niveau d’organisation élevé comme sur la figure ci-dessus. Un système complexe met en oeuvre un processus de décision à rationalité limitée. H.A Simon, soucieux de la capacité des processus de décision à être calculables, a défini un modèle de machine abstraite de traitement de l’information supportant les activités de tels processus : .le système de traitement de l’information (STI). Les composantes de cette machine représentent en quelque sorte l’architecture du système d’information du système complexe. 3-5 Jalons théoriques sur les systèmes d’information qui effectuent, au sein des entreprises, le traitement de l’information et facilitent l’usage de cette information dans les processus de décision.