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Présentation de la socio performance Partie 1
Partie 1 : Présentation de la socio performance 1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » Roger Nifle, Préside...
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<ul><li>Communautés de communautés, théorie des ensembles communautaires. </li></ul><ul><li>Une communauté de Sens peut na...
<ul><li>Pour bien situer l’intérêt de la question « qu'est ce qu'une communauté humaine », nous allons mettre en perspecti...
<ul><li>1 - Le model de l’emprise et de la possession </li></ul><ul><li>L’idée maîtresse est que le lien qui rassemble est...
1.2  « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  » 2 - Le modèle de la structure orthopédique ...
<ul><li>3 - Le modèle du système naturel - Néo-mécaniste
 </li></ul><ul><li>Les sociétés humaines sont alors conçues comme...
<ul><li>4 - Le modèle de la communauté de personnes </li></ul><ul><li>Il s’agit là d’une conception à la fois, semble-t-il...
1.3 «Les créatifs culturels », un changement de paradigme Yves Michel, Editeur Crédit photo : Vincent debanne
<ul><li>Une prise de conscience plus globale que l’écologie </li></ul><ul><li>Faire des gestes quotidiens et personnels po...
<ul><li>Le changement de paradigme </li></ul><ul><li>Le paradigme dominant  depuis un siècle est celui du matérialisme con...
<ul><li>Les créatifs culturels sont dans le peloton de tête des innovations sociales, prenant leurs projets à bras le corp...
<ul><li>La caractéristique de cette population, est que 6 valeurs sont portées de façon concomitante par ces personnes, qu...
<ul><li>Leurs valeurs sont à la pointe du changement de société, qu’ils sont nombreux à les porter et qu’ils représentent ...
<ul><li>En posant clairement les bonnes questions, en anticipant les problèmes qui découlent de notre système actuel et av...
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socio performance 1

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Rapport d'innovation de courts circuits : la socio performance (intelligence collective, crowdsourcing, community planning, réseaux, communautés de sens, autonomie collective, participation, innovation et création collective, créatif culturels)

La socio-performance vise la réussite des enjeux collectifs, personnels et communautaires. Dans un contexte de mondialisation l’aventure humaine est plus que jamais collective. Ainsi la performance individuelle se situe de plus en plus dans un contexte de performance collective. Celle des groupes, des équipes, des communautés de tous ordres : communautés sociales, politiques, économiques, d’entreprises comme de pays ou communes, de sociétés ou d’associations et toutes les formes classiques ou nouvelles de communautés d’enjeu et de devenir.

La performance des entreprises dépend plus que jamais de leur capacité à mobiliser les personnes externes à l'entreprise autour du développement de leurs marques à chaque niveau d'interaction : corporate ou commercial, marketing ou communication, média ou RH....

On parle de socio-performance pour évaluer cette capacité à créer du lien social et culturel avec les parties prenantes et à faire fonctionner en mode participatif des communautés d'interets pourtant divergentes. Toute construction collective dépend de l'implication de chaque individu et n'est que la somme des actions engagées dans une même finalité.

C'est pourquoi les entreprises « socio performantes » sont celles qui parviennent à donner un sens commun à leurs activités sans perdre de vue l'intéret personnel poursuivit par chacun, et qui réussissent à faire interagir l'ensemble de leurs parties prenantes autour d'un projet collectif, de valeurs communes, et de rêgles plus justes.

Le thème a une portée sur :
- le lobbying de marque et la mobilisation des communautés d'interet
- les nouvelles valeurs et perspectives corporate en externe et interne
- la nouvelle construction identitaire des marques qui étendent leur portée
- l'innovation collective et le crowdsourcing
- l'engagement planning, nouveaux discours de marque plus impliquants
- nouvelle approche de connexion planning : créer du lien entre les gens
- plus loin que le community management, le community planning
- médias participatifs
- l'interactivité dans les médias
- les systèmes organisationnels coopératif et web 3.0

http://www.slideshare.net/jeremydumont/socio-performance-0-presentation/edit?src=slideview#slideshow_edit_form

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  1. 1. Présentation de la socio performance Partie 1
  2. 2. Partie 1 : Présentation de la socio performance 1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » Roger Nifle, Président de l’institut de la prospective humaine 1.2 « La théorie des communautés humaines et des croyances culturelles » Roger Nifle, Président de l’institut de la prospective humaine 1.3 « Les créatifs culturels » Yves Michel Editeur
  3. 3. <ul><li>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » </li></ul><ul><li>Roger Nifle, Président de l’institut de la prospective humaine </li></ul>Crédit photo : Vincent Debanne
  4. 4. <ul><li>La socio-performance vise la réussite des enjeux collectifs, personnels et communautaires. </li></ul><ul><li>Dans un contexte de mondialisation l’aventure humaine est plus que jamais collective. </li></ul><ul><li>Ainsi la performance individuelle se situe de plus en plus dans un contexte de performance collective. Celle des groupes, des équipes, des communautés de tous ordres : communautés sociales, politiques, économiques, d’entreprises comme de pays ou communes, de sociétés ou d’associations et toutes les formes classiques ou nouvelles de communautés d’enjeu et de devenir. </li></ul><ul><li>La performance de l’action ou ses résultats n’ont de valeur qu’en fonction des valeurs propres des communautés en question. Partie 1 Application au marketing /// </li></ul><ul><ul><ul><li>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » </li></ul></ul></ul>
  5. 5. <ul><li>Les communautés humaines sont nécessairement des communautés de Sens. </li></ul><ul><li>Le cadre pertinent de toute activité humaine, c’est une “communauté d’enjeu” de référence. Rien n’existe ou ne se passe en dehors des communautés de Sens. </li></ul><ul><li>Le consensus est la source d'énergie des activités humaines </li></ul><ul><li>La Raison n'est rien sans Sens : il ne sert à rien de mettre en place des processus très rationnels, s'ils ne sont pas portés par un Sens. Mettre en place un projet très bien structuré et organisé sans se poser la question de son Sens peut entraîner une très certaine inefficacité. Le Sens crée un lien entre le court terme, le moyen terme et le long terme….entre les acteurs. </li></ul><ul><li>L'absence de Sens est souvent remplacée par une surcharge de représentations : Lois, Discours, Normes, Modèles,.... </li></ul><ul><ul><ul><li>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » </li></ul></ul></ul>
  6. 6. <ul><li>La nouveauté c'est la reconnaissance, la constitution et le développement de communautés de valeurs entre des parties prenantes autonomes qui partagent le même Sens du bien commun. </li></ul><ul><li>Les communautés de Sens sont orientés selon une finalité exprimant le Sens qu’elles privilégient : certaines auront une finalité défensive, d’autres organique, d’autres de simple confort. Seulement toujours leur finalité implique une dynamique, une activité, un engagement dans l’action même pour conserver un état antérieur. </li></ul><ul><li>Ainsi la notion de progrès a-t-elle donné aux communautés humaines un type de finalité qui justifie une dynamique et privilégie un certain Sens. </li></ul><ul><li>Cependant ce Sens n’était pas toujours un Sens du bien commun. De ce fait le progrès a pu se focaliser sur une croissance des biens matériels et pas sur l’accomplissement humain ou bien encore sur un développement humain assimilé au seul développement mental. Avec le concept de socio-performance j’ai voulu spécifier qu’il s’agissait de performance communautaire dans le Sens du bien commun. </li></ul><ul><ul><ul><li>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » </li></ul></ul></ul>
  7. 7. <ul><li>Les valeurs sont des indicateurs du Sens du bien commun d’une communauté de Sens. </li></ul><ul><li>En fait les valeurs sont des expressions du Sens du bien commun qui s’inscrivent dans l’expérience commune. Elles auront toujours une expression subjective essentielle, projective et rationnelle, objective et matérielle ou plutôt concrète. On peut d’ailleurs construire des référentiels de valeurs associant ces trois dimensions avec des composantes affectives, factuelles, mentales </li></ul><ul><li>Les valeurs peuvent s’exprimer au travers de mythes, d’histoires, de scènes de référence, mais aussi de rituels, de façons de faire. L’usage abusif de formules à prétention universelle a pour caractéristique de pouvoir les interpréter dans n’importe quel Sens de façon opportuniste. C’est pour cela que la référence aux valeurs universelles tien souvent du cynisme ou de l’auto-mystification. De grandes entreprises qui y ont recours s’aperçoivent de la dissolution d’identité qui l’accompagnent et de la disqualification associée. </li></ul><ul><ul><ul><li>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils » </li></ul></ul></ul>
  8. 8. <ul><li>Les référentiels de valeurs communautaires, culturels donc, servent aussi à établir les échelles de valeurs appropriées pour évaluer et mesurer la socio-performance communautaire ou toute contribution personnelle ou collective. </li></ul><ul><li>Cela débouche sur la résolution d’un problème qui est celui du découplage de la valeur et des valeurs qui domine les approches rationalistes qui règnent. La valeur est maintenant clairement la mesure de la contribution au bien commun selon l’échelle de valeurs et le référentiel appropriés. </li></ul><ul><li>Le respect de la diversité des valeurs va avec le respect de la diversité de parties prenantes dans une culture donnée mais aussi du respect des différentes cultures communautaires qui représentent toutes une part de l’humanité de l’homme. </li></ul>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils »
  9. 9. <ul><li>La socio-performance se mesure simultanément au degré de développement et au degré d’ autonomisation. On peut ainsi dessiner une ligne d’évolution des communautés humaines. </li></ul><ul><li>Au commencement toute communauté nait dans un sentiment communautaire : envie d’être ensemble, de partager des affects </li></ul><ul><li>En second lieu toute communauté est amenée à aménager un espace de cohabitation en fonction de ses activités, ce qui implique les conditions de subsistance et de sécurité nécessaires à la co-existence commune. </li></ul><ul><li>En troisième lieu, représentations mentales se développent : constructions juridiques, stratégiques, mais aussi les savoirs et savoir faire et les moyens de représentation associés. </li></ul><ul><li>En quatrième lieu, le développement est celui de l’engagement communautaire dans une ambition exprimant le Sens du bien commun. C’est le stade « politique » du développement qui s’assortit d’une responsabilité partagée et d’une autonomie responsable. </li></ul>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils »
  10. 10. <ul><li>0n parlera alors de socio-performance d'une communauté pour noter son degré de maturation et d'évolution pour la réussite de ses enjeux. </li></ul><ul><li>Et ce quelles que soient les communautés : </li></ul><ul><li>- Communautés économiques </li></ul><ul><ul><li>Entreprises, équipes, marchés, groupements d'entreprises, groupes. </li></ul></ul><ul><ul><li>- Communautés politiques </li></ul></ul><ul><ul><li>Territoires, communes, intercommunalités, départements, régions, pays, </li></ul></ul><ul><ul><li>Europe, etc. </li></ul></ul><ul><ul><li>- Sociétés et communautés virtuelles. </li></ul></ul><ul><ul><li>Communautés d'innovation, communautés professionnelles, </li></ul></ul><ul><ul><li>communautés éducatives, communautés d'affinités etc. </li></ul></ul>1.1 «Socio performance : Concept, principes, outils »
  11. 11. <ul><li>La socio performance est le résultat d'un processus de maîtrise des enjeux et des situations collectives. </li></ul><ul><li>Elle s’évalue sur une échelle de progression selon des critères de valeurs qui sont propres à chaque groupe humain formant une communauté active. </li></ul><ul><li>La socio performance n’est pas assimilable à celle d’un système, de mécanismes ou de procédures. C’est celle d’un groupe humain doué d’une certaine autonomie . </li></ul><ul><li>La socio performance n’est pas assimilable à celle de techniques, de machines ou de méthodes. C’est celle d’un groupe humain selon son niveau de compétence collective . </li></ul><ul><li>La socio performance n’est pas assimilable à celle de la puissance des moyens. C’est celle d’un niveau de conscience collective . </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  12. 12. <ul><li>Les facteurs favorables à la socio performance d’une communauté d’intérets et d’enjeux. </li></ul><ul><li>VALEURS (Pertinence) indicateurs du Sens du bien commun, communauté de référence, orientation, aspirations, source d’énergie potentielle, (élucidation, qualification, appropriation…) SINON errances, divergences, motivations cachées… </li></ul><ul><li>VECTEURS (Cohérence) supports, lieux, espaces virtuels, méthodes, organisation, médiations, moyens, communication, source d’efficacité, SINON inefficacité, incohérences, gaspillages, incompérentes… </li></ul><ul><li>MOTEURS (Performance) personnes, groupes, corps social, publics, initiateurs, décideurs, relais, extension progressive, montée en puissance (consensus, participation, puissance…) source de dynamisme SINON vélléités, impuissance, immobilisme… </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  13. 13. <ul><li>Le chemin vers la socio performance en 6 étapes </li></ul><ul><li>1) L’identification du groupe humain, sa complexité et sa diversité interne, sa participation, avec d’autres, à des communautés actives plus larges. </li></ul><ul><li>2) L’existence d’un Sens du bien commun qui donne l’esprit, la logique et les repères permettant de définir les enjeux collectifs et les critères de performance. </li></ul><ul><li>3) L’existence d’une “détermination” de l’orientation commune (direction) portant sur son éclairage (discernement) sur son expression (valeurs, enjeux...) sur son incarnation volontaire (autorité de direction). </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  14. 14. <ul><li>Le chemin vers la socio performance en 6 étapes </li></ul><ul><li>4) L’existence d’un processus de réalisation et de maturation collective comportant: la formulation de projet, la réalisation de projet, l’évaluation de projet. </li></ul><ul><li>5) L’existence d’un mode de participation progressive intégrant la diversité des plans d’expérience individuels et collectifs </li></ul><ul><li>6) L’existence d’une mise en situation commune qui sollicite les potentiels collectifs, permet d’établir et de réguler une trame relationnelle avec différents niveaux de proximité. </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  15. 15. <ul><li>Les conditions opérationnelles de la socio performance </li></ul><ul><li>1) La première étape c’est la détermination de la communauté de référence et l’identification de ses valeurs propres. En dehors l’action n’a pas de Sens. 2) La deuxième étape c’est de définir le bien commun au travers des finalités et des enjeux. Condition de motivation collective. 3) La troisième étape c’est d’élaborer un projet communautaire, expression d’un volonté commune. 4) La quatrième étape c’est d’organiser l’action de façon participative, condition de mobilisation des acteurs 5) La cinquième étape c’est la réalisation en commun de l’action. Expression de la puissance et de la socio-performance collective. 6) La sixième étape c’est de faire progresser le système de gouvernance communautaire. Condition de développement de la socio-performance </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  16. 16. <ul><li>Conclusion: La différence d’un monde dominé par différentes formes d’individualisme la perspective qui s’ouvre est plus celle d’autonomies responsables. </li></ul><ul><li>Les communautés humaines se révèlent être le champ où les personnes trouveront les voies et moyens de leur accomplissement, en participant à leur socio-performance. Ils en sont les bénéficiaires et les contributeurs selon leur degré de maturité et de maîtrise. </li></ul><ul><li>Chaque communauté n’est pas le seul fait d’un rassemblement opportun mais le lieu d’exercice d’une vocation culturelle propre. Entreprise, territoire, collectivité, association, réseau communautaire, tous sont porteurs d’une vocation qui s’exprime, tant en termes de développement que d’empowerment pour elle-même et de services associés pour ses membres et ceux auxquels elle veut les adresser. </li></ul><ul><li>Toute communauté est ainsi vouée à être une l’entreprise d’une vocation et toute entreprise est une communauté porteuse d’une telle vocation. Cela donne aux communautés non seulement le caractère structurant de toutes les affaires humaines mais en plus la charge de les entreprendre selon leur vocation propre. </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  17. 17. <ul><li>Conclusion : Comme le considère Hassan Zaoual toutes nos préoccupations sont culturellement « situées ». </li></ul><ul><li>Si les personnes sont le seul lieu de conscience et de liberté les communautés sont le seul lieu d’accomplissement des affaires humaines. C’est donc dans le cadre communautaire que toutes les questions et toutes les solutions sont à situer. </li></ul><ul><li>C’est un nouveau paradigme qui est à considérer assorti de l’apprentissage de l’intelligence symbolique ou intelligence du Sens pour traiter dorénavant les affaires des communautés de Sens. </li></ul>1.1 « Socio performance :   Concept, principes, outils  »
  18. 18. 1.2 «La théorie des communautés humaines et des croyances culturelles » Roger Nifle, Président de l’institut de la prospective humaine Crédit photo : Vincent Debanne
  19. 19. <ul><li>La question des communautés c’est aussi la question suivante « comment l’unité d’une multiplicité d’intérêt est possible? », et deux réponses se sont effondrées avec fracas. </li></ul><ul><li>La réponse du collectivisme radical avec le mur de Berlin. L’unité s’impose aux parties de façon totalitaire. Il y a d’ailleurs d’autres formes de totalitarisme correspondant à d’autres conceptions de l’unité, on le verra. </li></ul><ul><li>La réponse de l’individualisme radical qui est en train d’exploser mais comme nous sommes dedans, le recul est plus difficile. Une des expressions de cet individualisme radical est celle qui considère que l’intérêt général ne peut résulter que de la coalition des intérêts individuels. La caricature du libéralisme économique justifiant tout ce qui satisfait quelqu’intérêt, indépendant du bien commun, préfère forcément qu’à la communauté se substitue une forme d’universalité. </li></ul><ul><li>L’individualisme radical est aussi par essence spéculatif. Il rompt le lien de valeur entre l’investissement et le gain. Miser moins pour gagner plus c’est s’investir moins pour obtenir plus. La spéculation n’est pas que le fait de spéculateurs boursiers mais de tous ceux, égo-centrés, qui essaient de s’économiser tout en prenant sur les autres. Mentalité parasitaire d’une société de consommation... </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  20. 20. <ul><li>Le temps des communautés de Sens orientées vers la culture des libertés responsable peut maintenant se déployer. </li></ul><ul><li>L’Etat ou le marché ? C’est de l’histoire ancienne. La réponse c’est la communauté. Etat et marché y sont subordonnés.. </li></ul><ul><li>Seulement c’est toute la connaissance de l’homme et des phénomènes humains, toute une compréhension de l’action humaine, personnelle et communautaire, et la réorientation des affaires humaines qui et en jeu. </li></ul><ul><li>Un immense chantier s’ouvre maintenant dont il ne faut pas sous-estimer la charge, la complexité et la nouveauté radicale. » </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  21. 21. <ul><li>Une communauté humaine est, sur le fond, une communauté de Sens. </li></ul><ul><li>Ceux qui font partie d’une communauté partagent tout un ensemble de Sens parmi tous ceux qui constituent l’humanité de tous les hommes et de chacun. Ainsi on peut dire que c’est une part d’humanité qui fonde chaque communauté et ces parts d’humanité se traduisent par une multiplicité de communautés. </li></ul><ul><li>Des groupes peuvent privilégier tel ou tel Sens et même se trouver en opposition de Sens tout en participant à la même communauté. Des périodes peuvent favoriser un Sens plutôt qu’un autre selon les conditions de l’époque. Comme cela des communautés semblent s’épanouir par moment et régresser à d’autres. L’histoire en est pleine. Il y a encore l’action menée par des responsables dirigeants ou autres qui favorisent tel ou tel Sens et l’on peut espérer que c’est le meilleur. Tel est le rôle du politique mais aussi de ceux qui ont charge d’entraîner la communauté dans son développement et ses enjeux de progrès. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  22. 22. <ul><li>Les dimensions de l’expérience humaine partagées deviennent celles d’un monde commun. </li></ul><ul><li>Le conSensus communautaire se traduit par l’expérience existentielle de chacun dans un monde commun qui apparaît comme une réalité partagée. Les affaires humaines de tous ordres font partie de ces réalités là et sont dont comme l’écho de ce qui se passe au niveau du Sens. </li></ul><ul><li>Rappelons les différentes dimensions de l’expérience humaine qui apparaissant là comme communautaires : </li></ul><ul><li>- Sensibilité partagée climat émotionnel, réactivités... </li></ul><ul><li>- Faits et usages, comportements, organisations, moyens </li></ul><ul><li>- Représentations collectives, identité, modèles, formalismes, idées, langages </li></ul><ul><li>- Conditions et contexte commun (ex : territoire) </li></ul><ul><li>- Projet et développement historique commun </li></ul><ul><li>- Aspirations et repères de valeurs partagés </li></ul><ul><li>Enfin pour chapeauter le tout une distribution des rôles et des modes relationnels spécifiques. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  23. 23. <ul><li>La théorie des cohérences culturelles </li></ul><ul><li>Chaque communauté a un fondement qui lui est propre et une réalité partagée qui retraduit les Sens du conSensus. Cela détermine son identité dont les expressions sont multiples. </li></ul><ul><li>La spécificité de la communauté peut être dite culturelle. Toute communauté est communauté culturelle caractérisée par ses fondements (Sens en conSensus) et par ses expressions. </li></ul><ul><li>Elle peut être dite culturelle aussi lorsque l’on envisage le développement qui correspond à un de ses Sens qui est comme « cultivé ». Si on attache à la notion de culture l’idée d’une production et d’un progression alors c’est le Sens du bien commun qui le supporte. </li></ul><ul><li>Ainsi tout ce qui se produit dans une communauté, tout ce qui la caractérise est expression de sa culture. On en verra les conséquences pratiques, par exemple que toute économie est culturelle. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  24. 24. <ul><li>Communautés de communautés, théorie des ensembles communautaires. </li></ul><ul><li>Une communauté de Sens peut naître à partir du moment ou quelques personnes sont en conSensus. On peut ainsi avoir une communauté en projet ou même une communauté désignée sans qu’elle existe à ses propres yeux. </li></ul><ul><li>Dans une communauté donnée il est aussi possible de désigner un sous groupe qui participe d’un côté à la communauté, fusse de manière particulière (diversités), mais d’un autre côté il forme une communauté en lui même qui peut aussi être engagée dans sa propre histoire. </li></ul><ul><li>Pour la Communauté initiale le sous groupe est une partie d’elle-même qui partage le même Sens du bien commun. </li></ul><ul><li>Le sous groupe peut cependant lorsqu’on le choisit être envisagé comme une communauté en propre avec son propre Sens du bien commun, sa propre vocation. Les deux ne sont pas incompatibles mais à chaque moment c’est l’un ou c’est l’autre qu’il faut choisir. C’est une affaire de centration. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  25. 25. <ul><li>Communautés de communautés, théorie des ensembles communautaires. </li></ul><ul><li>Une communauté de Sens peut naître à partir du moment ou quelques personnes sont en conSensus. On peut ainsi avoir une communauté en projet ou même une communauté désignée sans qu’elle existe à ses propres yeux. </li></ul><ul><li>Dans une communauté donnée il est aussi possible de désigner un sous groupe qui participe d’un côté à la communauté, fusse de manière particulière (diversités), mais d’un autre côté il forme une communauté en lui même qui peut aussi être engagée dans sa propre histoire. </li></ul><ul><li>Pour la Communauté initiale le sous groupe est une partie d’elle-même qui partage le même Sens du bien commun. </li></ul><ul><li>Le sous groupe peut cependant lorsqu’on le choisit être envisagé comme une communauté en propre avec son propre Sens du bien commun, sa propre vocation. Les deux ne sont pas incompatibles mais à chaque moment c’est l’un ou c’est l’autre qu’il faut choisir. C’est une affaire de centration. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  26. 26. <ul><li>Pour bien situer l’intérêt de la question « qu'est ce qu'une communauté humaine », nous allons mettre en perspective quatre conceptions de ce qui forme une communauté humaine pour en apercevoir les soubassements et les conséquences.
 </li></ul><ul><li>1 - Le model de l’emprise et de la possession </li></ul><ul><li>2 - Le modèle de la structure orthopédique - rationaliste </li></ul><ul><li>3 - Le modèle du système naturel - Néo-mécaniste
 </li></ul><ul><li>4 - Le modèle de la communauté de personnes </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  27. 27. <ul><li>1 - Le model de l’emprise et de la possession </li></ul><ul><li>L’idée maîtresse est que le lien qui rassemble est une emprise exercée sur les personnes. Une force de type affectif, pulsionnelle notamment, entraîne malgré eux, par envie ou par crainte, des individus à se souder, à s’amalgamer. Ce lien qui s’impose sera confondu avec l’entité confondante : le règne d’un pouvoir, le territoire, le sang, la race, la terre, le peuple, etc. Toutes sortes d’entités, au statut suprahumain, seront appelées à la rescousse pour justifier et garantir l’unité qui est en fait celle d’un champ d’emprise.

Evidemment tout autre &quot;champ d’emprise&quot; est rival, ennemi ou allié selon les opportunités mais toujours menace et champ de convoitise.
Alors les lois de la séduction et celles de la guerre sont les seules connues pour traiter des rapports entre les groupes humains et les humains en groupe. Elles occupent la pensée et les projets réels d’un grand nombre de nos contemporains que les territoires soient économiques, ceux des états, des régions, des ethnies, des religions et autres groupes soumis au Sens de la possession. 

Sur le fond, cette logique repose sur une vision &quot;animaliste&quot; de l’homme où l’animant est puissance pulsionnelle.

Sur les conséquences, il faut noter la logique prédictive qui ressortit du Sens, de cette vision, où ne s’aperçoit que ce que cette cohérence autorise : des histoires de pouvoir. L’intégrité collective ne tient qu’à la force d’emprise qui maintient la cohésion.
 </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  28. 28. 1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  » 2 - Le modèle de la structure orthopédique - rationaliste Dans le Sens de cette considération, la société est une organisation structurée en vue d’un progrès qui est progrès de la Raison humaine. La société se construit donc par rationalisation, c’est-à-dire établit et normalise des rapports (ratios) entre les individus et les groupes. Rapports économiques, juridiques, politiques, techniques, etc. 

Chaque individu a pour mission de s’évertuer à participer à l’édifice social et à son édification permanente selon tous les registres de celle-ci. Sans cette structure ordonnée, il n’y aurait pas de lien entre les individus donc pas de société ou des sociétés primaires quasi animales. Telle est la croyance.

Ainsi, par exemple, construire l’Europe consiste à «établir la structure juridico-administrative, économico-politique où les procédures tiennent lieu de dynamique et où l’intégration consiste à entrer dans les cadres normatifs ainsi établis. Cela est vrai pour le développement, l’urbanisme, les organisations et m ê me la démocratie. 

Cette logique rationaliste érige sa vertu à l’encontre de la logique de possession mais elles nous sont familières l’une et l’autre depuis des siècles dans leur antagonisme traditionnel
  29. 29. <ul><li>3 - Le modèle du système naturel - Néo-mécaniste
 </li></ul><ul><li>Les sociétés humaines sont alors conçues comme des systèmes d’interactions dans lesquels les individus tiennent les places qui leur sont assignées par les lois de la nature. Ce sont les mêmes lois, &quot;scientifiques&quot; pour certains, qui régissent ces systèmes : économique, social, écologique, etc.

L’individu y est en position paradoxale, celle d’agent entièrement conditionné par les lois naturelles qui le relient aux systèmes et celle d’individu &quot;autonome&quot; ou plutôt &quot;auto-mobile&quot;, libre de circuler dans les canaux de circulation des différents réseaux. En fait, il est pris entre profiter et subir et cette dualité fait clivage entre inséré non inséré. L’intégration se fait au prix de l’adaptation / identification au système et ses formes et modes.

Il ne s’y pose que des problèmes d’équilibre, de circulation, de dysfonctionnement, de réparation mais aussi de clivage ; il y a les inclus et les exclus.

Mais l’élimination n’est-elle pas une loi de la nature soutiendra-t-on pour laquelle les &quot;recyclages&quot; sont la bonne réponse.

L’homme n’a ici rien de spécifiquement humain, il n’est qu’un produit de la nature, le pire pour certains qui lui trouvent des velléités contre nature. Nous sommes en plein modernisme mais aussi naturalisme-traditionaliste.
 </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  30. 30. <ul><li>4 - Le modèle de la communauté de personnes </li></ul><ul><li>Il s’agit là d’une conception à la fois, semble-t-il, classique, et en même temps radicalement neuve dans le temps présent.

Classique par le fait que la communauté n’y est rien d’autre que le rassemblement de personnes humaines selon le jeu des rencontres, relations, filiations qui constituent des unités conjoncturelles même si elles durent des siècles. 
Cette conception est radicalement neuve si on va jusqu’à dire que les communautés sont des phénomènes de nature humaine. Cela veut dire que leurs racines comme les modalités de leur existence n’ont pas d’autre contenu que ce qui appartient à la nature humaine, celle des personnes. 

Autrement dit, il faut définir ce qu’est une personne humaine dans son individualité existentielle mais aussi dans sa transcendance pour comprendre ce qui est mis en commun et ce que cela implique pour les personnes et pour les communautés.

Concernant l’individualité existentielle les dimensions psychologiques ou biologiques peuvent bien aider à décrire, si on s’y emploie, les phénomènes de communauté.

L’intégrité des communautés humaines est liée à la mise en commun des intégrités personnelles dont les modalités visibles ne sont que la surface manifeste.

A la critique qui voudrait que l’on puisse définir une société sans avoir à prendre position sur la nature de l’homme, nous renverront le fait qu’elle reste un jugement humain dont il serait juste de questionner les présupposés. </li></ul>1.2 « La th é orie des communaut é s humaines et des croyances culturelles  »
  31. 31. 1.3 «Les créatifs culturels », un changement de paradigme Yves Michel, Editeur Crédit photo : Vincent debanne
  32. 32. <ul><li>Une prise de conscience plus globale que l’écologie </li></ul><ul><li>Faire des gestes quotidiens et personnels pour l’écologie, c’est bien, et je me réjouis de la prise de conscience grandissante chez les citoyens, et que ce thème fasse sa place dans le débat public, témoin cette conférence. </li></ul><ul><li>C’est un vrai levier de changement, à certaines conditions. </li></ul><ul><li>Quand des gens prennent conscience et font les premiers pas d’une mise en pratique, il est utile de les guider pour éviter les déconvenues et le renoncement. </li></ul><ul><li>Quand ces gestes s’inscrivent dans une globalité de vision, une cohérence, ça devient plus puissant et pérenne. </li></ul><ul><li>C’est comme une image de puzzle qu’on assemble : au début, on place quelques pièces, ça semble très disparate ; puis à un certain seuil, ça bascule : on devine l’image globale, et alors cette représentation guide nos gestes. </li></ul><ul><li>Ca s’appelle changer de paradigme, en conscience. </li></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
  33. 33. <ul><li>Le changement de paradigme </li></ul><ul><li>Le paradigme dominant depuis un siècle est celui du matérialisme consumériste : il consiste en une vision mécaniste de la vie (une cause produit un effet, de façon linéaire) et nous suggère par de multiples moyens que nous serons plus heureux si nous pouvons en avoir plus, consommer davantage, jusqu’à nous rendre addictifs. Il dit aussi que les ressources naturelles sont là pour qu’on s’en serve, ce qui a amené l’épuisement des réserves et la pollution. De même, l’image de l’humain, comme celle des animaux et de la nature en général, s’est chosifiée (réifiée), leur enlevant leur dignité. </li></ul><ul><li>La vie des civilisations est faite d’époques, avec des vagues successives de valeurs. Le paradigme matérialiste consumériste cité est en déclin, en bout de course ; nous pouvons l’affirmer grâce à une étude sociologique sur les valeurs, menée dans plusieurs pays : USA, France, Allemagne, Italie, Hongrie, Pays-Bas, Norvège, Japon. Les seuls résultats dépouillés à l’heure actuelle le sont pour les USA (1999) et la France (2006) ; des rapports et des livres en sont sortis. </li></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
  34. 34. <ul><li>Les créatifs culturels sont dans le peloton de tête des innovations sociales, prenant leurs projets à bras le corps, sans attendre d’aval institutionnel. </li></ul><ul><li>L’étude «  Les créatifs culturels en France , Association pour la Biodiversité Culturelle, éd. Yves Michel 2007 montre que de plus en plus de gens se détachent de ce modèle dominant ; ils cherchent des valeurs plus centrées sur la simplicité et l’être, sont prêts à renoncer à une part de consommation pour une vie plus sobre. Ils n’ont plus envie de « perdre leur vie à la gagner ». Ils aspirent à davantage de sens, avec une dimension sociale et spirituelle affirmée. Les créatifs culturels concrétisent la phase qui succède à l’individualisme : la recherche d’autonomie pour la construction de leur identité, en se distanciant des institutions et autorités extérieures. </li></ul><ul><li>Ils tissent sans tapage une nouvelle culture, et, comme le souligne Jean-Pierre WORMS dans son introduction, la culture est l’élément structurant fondamental de toute société. C’est donc le levier de changement par excellence, ou le lieu de tous les freins au changement. </li></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
  35. 35. <ul><li>La caractéristique de cette population, est que 6 valeurs sont portées de façon concomitante par ces personnes, que nous avons nommées les « créatifs culturels » : </li></ul><ul><ul><ul><li>キ l’écologie et le développement durable  : le bio, la consomm’action, les méthodes naturelles de santé </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>キ le rôle des femmes dans la société : la véritable place des femmes dans notre société, coopération , préoccupation par rapport à la violence </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>キ être, avoir et paraître : l’importance de l’être par rapport à l’avoir et au paraître </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>キ le développement personnel  : la connaissance de soi et l’ouverture aux autres, la dimension spirituelle </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>キ l’enjeu sociétal  : l’implication individuelle et solidaire dans la société, le social avec une dimension locale </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>キ l’ouverture culturelle  : le respect des différences, le multiculturel. </li></ul></ul></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
  36. 36. <ul><li>Leurs valeurs sont à la pointe du changement de société, qu’ils sont nombreux à les porter et qu’ils représentent ou pourraient représenter une véritable force. </li></ul><ul><li>Il s’agit d’apporter une image positive d’elles-mêmes aux personnes qui sont porteuses de ces valeurs. C’était l’intention du président du Club de Budapest : aider à l’émergence de solutions globales. Et de fait, les six pôles concomitants de valeurs dont j’ai parlé sont la garantie que les solutions qui seront proposées seront les plus globales possibles. Sans cette vision d’ensemble, on a une approche technicienne, matérialiste, des problèmes, comme on peut déjà le remarquer en écologie, et qui, de fait, ne résout pas les problèmes d’ensemble. Je suis persuadé que, sans cette globalité, les solutions ne peuvent être viables. Je l’ai vu dans le domaine de l’agriculture biologique que je connais bien : nous ne pourrons résoudre les problèmes des ressources, de la perte de la couche d’humus, de la pollution etc., si nous n’adoptons pas une approche très globale qui inclue le sacré, la mythologie, les valeurs féminines… </li></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
  37. 37. <ul><li>En posant clairement les bonnes questions, en anticipant les problèmes qui découlent de notre système actuel et avec une pédagogie appropriée, nous nous donnons le maximum de chances d’éviter les crises violentes. </li></ul><ul><li>Or, aujourd’hui, ce n’est pas la voie qui est prise. On peut prendre l’exemple de la santé. La prévention y est le parent pauvre, sauf à entendre, comme c’est le cas aujourd’hui, le dépistage précoce de certaines maladies comme de la prévention. C’est consternant, on ne tente pas de jouer sur les causes, on se contente de jouer le plus tôt possible sur les conséquences. Tout cela sert, de plus, des intérêts privés, dont les mécanismes ne sont pas, comme on voudrait nous le faire croire, une évolution « naturelle » du système libéral, mais ont été mis en place par des personnes privées ayant su demander aux États, aux députés, de voter des lois en leur faveur. Il faudrait une remise à plat fondamentale du paradigme dans lequel nous sommes. D’un autre côté, la pédagogie à laquelle je crois comme solution peut prévoir des étapes de transition. </li></ul>1.3 « Les cr é atifs culturels » , un changement de paradigme
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