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La Grande Mutation : de l'individualisme au communautaire
 

La Grande Mutation : de l'individualisme au communautaire

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L’économie est l’ensemble des dispositifs de production et d’échanges de biens et services au sein d’une communauté. Il faut rappeler ici qu’il s’agit de communautés humaines, donc des ...

L’économie est l’ensemble des dispositifs de production et d’échanges de biens et services au sein d’une communauté. Il faut rappeler ici qu’il s’agit de communautés humaines, donc des « communautés de Sens » portant chacune une problématique humaine fondatrice et engagée dans la culture du « Sens du bien commun ». S’il y a forcément d’autres Sens en jeu dans chaque communauté, alors on ne peut parler de biens et de services à leur endroit.

Un « bien » c’est ce qui concoure au bien commun dans le Sens qui est propre à la communauté. Un « service » c’est ce qui est reconnu comme rendant service pour la progression dans ce même Sens.

Il faut alors souligner que biens et services sont destinés aux membres de la communauté sachant que le bien commun résulte de la poursuite des biens particuliers dès lors qu’ils sont engagés dans le Sens du bien commun. Nous sommes là à une articulation majeure du rapport entre les personnes et la communauté qui échappe aux conceptions individualistes et collectivistes et à leurs dialectiques antagonistes ou combinatoires. D’ailleurs ne reconnaissons nous pas déjà la valeur d’un bien et d’un service par un prix de marché où le collectif intervient sur la valeur de ce qui est destiné au particulier ? C’est un aspect de l’économie communautaire de relier les références particulières avec les références communes. Cependant, pour l’économie communautaire il ne s’agit pas simplement des indicateurs de valeur, prix, monnaie, il s’agit aussi de la nature même des biens et services.

Rappelons d’abord qui si les personnes sont des êtres autonomes, du moins potentiellement, leur existence individuelle est prise dans l’existence communautaire du moment (multiple et changeante de plus en plus), dont ils sont dépendants de part en part. C’est pour cela que sur le terrain de l’économie tout est pris dans les réalités communes mais destiné à cultiver l’accès à l’autonomie des personnes au travers de leur parcours existentiel. L’économie communautaire n’est pas étrangère à cet enjeu que l’on retrouvera avec la socio-performance économique.

Le Sens du bien commun d’une communauté est la source des valeurs propres qui sont les siennes. Les valeurs en question sont des indicateurs du Sens du bien commun. A ce titre elles ont pour fonction d’indiquer le Sens et sont contingentes, devant être retraduites selon les circonstances du lieu et du moment. L’idée de valeurs formelles universelles n’est jamais que l’imposition des valeurs propres d’une communauté (et son langage) à l’ensemble de l’humanité. Toutes les puissances s’y sont exercé, l’Occident parmi d’autres. Laissons de côté pour le moment la question de la communauté humaine toute entière qui est à constituer ou en émergence.

Les valeurs économiques s’expriment sous trois modes structurants.

Le mode subjectif qui renvoie aux aspirations essentielles dès lors qu’elles expriment le Sens du bien commun et se traduisent en intentions, volontés, motivations et aussi qualifications. Qualités des produits et des hommes y trouvent leur source.

Le mode projectif qui renvoie aux buts que l’on souhaite atteindre ainsi que les voies pour y arriver. La trajectoire de progression défini ce que l’on peut appeler une échelle de valeurs (à gravir). Le Sens du bien commun se traduit là en « biens communs » ou « services communs » dont les échelles de valeurs propres donnent les degrés d’accomplissement.

Le mode objectif qui renvoie aux faits mesurables et dont on mesure la valeur. Il n’y a pas de valeur économique si on ne dispose pas d’échelle de valeur appropriée et pas d’échelle de valeur sans le Sens du bien commun. De fait on ne peut réellement séparer la mesure de la valeur des autres dimensions.

Retenons que la valeur de quoi que ce soit n’est mesurable que dans

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La Grande Mutation : de l'individualisme au communautaire La Grande Mutation : de l'individualisme au communautaire Presentation Transcript

  • DE L’INDIVIDUEL AU COLLECTIF Veronika Spierenburg
  • PLAN SOURCES La grande mutation. Roger Nifle fondateur de l'Humanisme Méthodologique et président de l'Université de Prospective Humaine. Les nouveaux usages d’internet. Roger Nifle fondateur de l'Humanisme Méthodologique et président de l'Université de Prospective Humaine. L’accomplissement de soi. Jérémy Dumont, Directeur du planning stratégique de pourquoi tu cours ? Le community planning. Jérémy Dumont, Directeur du planning stratégique de pourquoi tu cours ? Axes sémiologiques. Samuel Grange, Sémiologue
  • La grande mutation sociale et la révolution des moyens de communication ravivent l’utopie communautaire 1 - Une crise de mutation entre deux stades d’évolution 2 - Accomplissement de soi et communautés de valeurs 3 - L’age des communautés actives 4 - Internet au secours de l’utopie communautaire
  • 1 - Une crise de mutation entre deux stades d’évolution PLAN 1-1 Introduction 1-2 Le sens de l’avenir ne va pas de soi ou il est perdu. 1- 3 La vaine course effreinée pour la croissance… 1-4 Les grands systèmes de représentation du monde se sont effondrés. 1-5 La crise économique est profonde et sa résolution passera par une difficile médiation politique 1-6 La montée de la notion de bien commun qui fait concourir l’interet personnel et l’interet collectif pour retrouver un consensus
  • 1-1 Introduction Outre la violence dans nos quotidiens que nous impose notre mode de vie, il est important de faire cas d’une perte de sens générale de notre mode de fonctionnement, qui entraîne chez les individus un questionnement sur leur place, leur rôle à jouer en ce monde. Leurs préoccupations ne sont plus directement liées au « matériel », désormais l’homme se préoccupe de son bien être. Or le bien être, passe peut être par le matériel, mais aussi par une nécessité de donner du sens. Or ce sens, le progrès technique ne peut de facto plus lui fournir. Celui-ci remplissait le rôle d’étoile polaire de l’humanité tant que cette humanité était simplement préoccupée par le fait de pouvoir de façon stable et efficace, palier à ses besoins vitaux. A partir du moment ou ces besoins ont été maîtrisés totalement (du moins pour la partie occidentale de la population mondiale), les occidentaux ont perdu la lumière qui les guidait jusqu’alors.
  • 1-2 Le sens de l’avenir ne va pas de soi ou il est perdu. Aujourd’hui il n’y a plus de direction évidente vers laquelle nous devons tous tendre. La société n’a plus a se mettre en branle pour un objectif qui la transcende. De là, résulte une perte de sens collective, qui se traduit sur le plan individuel. Ce fait est une des raisons principale qui pousse l’homme actuel vers un individualisme croissant. En effet, comme nous n’avons plus de but commun nous ne nous battons plus que pour nous même. Le sens collectif avait par le passé plusieurs vecteurs, il les a progressivement perdus au cour des derniers siècles. Que ce soit la famille comme ciment des valeurs civiques et sociales, ou bien la patrie et la religion comme ciment social, tous ces vecteurs de sens ont été balayé par les évolutions de nos sociétés. Ne restait plus alors que le sacro-saint progrès technique comme fin en soi, qui avait le mérite de constituer un liant social.
  • 1- 3 La vaine course effreinée pour la croissance… Aujourd’hui, il semblerait que celui-ci ai été remplacé par le seul concept de « croissance ». La croissance économique comme objectif de l’humanité. Tel est notre lot quotidien. Le problème de ce concept, bien plus global et flou que celui de progrès technique, vient justement du fait qu’il est flou. Il ne constitue pas un objectif clair dans l’inconscient humain. Il fait référence à tout, mais finalement à rien de concret. Et surtout on peine à lui trouver un sens. Le progrès technique avait comme alibi de nous permettre de « survivre » dignement, ce n’est pas le cas de la croissance. Celle ci nous propose de « vivre » plus richement. L’un avait comme motivation la nécessité, l’autre, le superflu.
  • 1-4 Les grands systèmes de représentation du monde se sont effondrés. -La logique spéculatrice individualiste effreinée perd tout contrôle : crise financière -Les acteurs de l’économie ne se font plus confiance: crise économique - Les dirigeants semblent poursuivre leur propre intéret. : chasse aux responsables
  • 1-5 La crise économique est profonde et sa résolution passera par une difficile médiation politique - Ajustements économiques impossibles : tous les intermédiaires économiques seront touchés : les banques d’abord, les distributeurs par la suite, mais aussi les producteurs et les consommateurs - Le politique revient sur le devant de la scène pour réguler les échanges dans le sens de « l’utilité publique » : clarifier les rêgles du jeu, décider ou va l’argent, et dans quelle mesure il profite a qui. - Mais l’état français peut il réguler un système dont il est lui même acteur, et peut il le faire au profit de tous les acteurs pour permettre a chacun d’entre eux de se développer ?
  • 1-6 La montée de la notion de bien commun qui fait concourir l’interet personnel et l’interet collectif pour retrouver un consensus - L’éthique pose la question du bien personnel et du bien commun. - Le bon sens est lié à la nature humaine et à une conception de l’homme en devenir, en accomplissement, en évolution, sans laquelle la question éthique est vaine et manipulatoire. - Les communautés humaines se rassemblent en communautés de devenir avec de fortes implications sur la conception de la cité, du politique, de l’entreprise et même de toute relation humaine. -C’est le sens dans laquelle elle est engagée qui traduit la réalité des entreprises humaines. Diriger c’est donner le sens. - Le sens a donner a l’existence et au devenir de la cité est une chose éminemment politique.
  • Première section La grande mutation sociale et la révolution internet ravivent l’utopie communautaire 1 - Une crise de mutation entre deux stades d’évolution 2 - Accomplissement de soi et communautés de valeurs 3 - L’age des communautés actives 4 - Internet au secours de l’utopie communautaire
  • 2 - Accomplissement de soi et communautés de valeurs PLAN 2-1 L’autonomisation collective par la reconnaissance de « l’homme responsable » 2-2 Le retour du new age ? 2- 3 Un contexte social, politique et économique qui favorise l’émergence du « MOI » 2- 4 Le développement personnel renvoie au conformisme. Alors que l’accomplissement de soi, c’est penser et se penser 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi 2-6 Le développement communautaire approprié
  • 2-1 L’autonomisation collective par la reconnaissance de « l’homme responsable » -La reconnaissance que ce qu’il y a de plus spécifiquement humain dans notre existence c’est la libre détermination, donc notre intentionnalité. - « Des communautés de valeurs » se forment et se rassemblent au délà des différences factuelles qui nous séparaient avant.
  • 2-2 Le retour du new age ? La religion du cœur de Hazrat Khan ( 1882-1927) Celle qui consiste à faire connaissance avec sa nature profonde en s’éveillant à tout et à tous L’existentialisme de Sartre ( France 1939) L’existentialisme est un courant de philosophie plaçant au cœur de la réflexion l’existence individuelle, la liberté et le choix personnel Le développement personnel ( USA 145) La nouvelle culture libérale et démocratique incite le peuple américain à cultiver des valeurs de responsabilité citoyenne, de construction de soi par l’action et met en exergue la réussite personnelle Le New Age ( Monde 1960) Essor de la spiritualité et de la pratique de la médiation. Ce mouvement est porteur de nouvelles valeurs et d’utopies
  • 2- 3 Un contexte social, politique et économique qui favorise l’émergence du « MOI »
  • Effondrement des institutions qui définissent les valeurs et les repères de la société Religion, famille, politique, entreprise, école Disparition de la sphère sécuritaire Chômage, terrorisme, épidémies, catastrophes naturelles Remise en question des croyances sociales Le progrès, l’amour à vie, le plein emploi, l’éducation nationale, la réussite personnelle, la religion comme soutient morale, l’amélioration de la qualité de vie, l’entreprise comme lieu d’accomplissement Des pressions sociales de plus en plus pesantes Devant être heureux, adulant/adulé, devant jouir, séduisant/séduit, dynamique, participant, productif
  • 2- 4 Le développement personnel renvoie au conformisme. Alors que l’accomplissement de soi, c’est penser et se penser Les gens ne souhaitent plus se conformer et se projètent en tant que personne singulière
  • Le L’accomplissement développement de soi personnel Estime de soi Besoin d’amour, d’appartenance « Socle de base » pour pouvoir Besoin de sécurité atteindre l’estime de soi Besoin physiologique
  • 2- 4 Le développement personnel renvoie au conformisme. Alors que l’accomplissement de soi, c’est penser et se penser -Le développement personnel permet aux gens de mieux s’adapter à leur environnement, à les rendre plus performant dans un contexte donné, de valoriser leur image auprès des autres Ex: Avoir un bon job, une belle maison, une belle famille, de l’argent… -Si un individu recherche son accomplissement, il est dans une logique de devenir plus complet, plus lui même, en adéquation avec lui même -Il va se concentrer sur ce qu’il veut et ce qu’il est vs ce que lui impose la société et ce qu’attendent les autres de lui
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : l’épanouissement personnel L’estime de soi se manifeste par la fierté ou non d’être qui nous sommes. Elle résulte d’une évaluation continue de nos actions. Si celles-ci sont en accord avec nos valeurs, l’appréciation est positive et renforce l’estime de soi et, inversement, les comportements en contradiction avec nos valeurs conduisent à une dévalorisation de soi Les gens ont besoin de faire par eux même, pour se rapprocher des choses vraies, se sentir vivre: faire son pain, jardiner, bricoler, décorer, tricoter… On appelle cette tendance: l’actologie ( s’exprimer par l’action)
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : l’ouverture aux autres Prise de conscience que la vérité du voisin n’a de valeur que pour lui- même car la vérité ne vaut que pour celui qui la vit… C’est en s’ouvrant aux autres qu’on peut échanger, comprendre, faire avancer ses projets, et être porteur de nouveauté, voir influer sur le cours des choses… Une ouverture plus grande aux autres : moins d’égo et plus de réceptivité… Plus de recherche des opportunités de contact et d’échange…
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : émergence du choix libre et responsable -Il nous faut maintenant décider par nous même. Notre essence précède l’essence : donc le sens est au cœur de l’homme, il est le lieu même de l’exercise de la liberté proprement humaine. -Il nous faut maintenant décider « entre nous ». Le sens dépend des communautés de sens, de « ce qui fait sens pour nous » : d’un coté « moi » en tant qu’européen et de l’autre « entre européens ». - Le sens étant le propre de l’homme et le cœur de la personne, la responsabilité l’engage en profondeur et son exercise consiste aussi a en répondre. -Etre responsable c’est être responsable du sens dans lequel on s’engage et on engage aussi les autres
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : émergence du choix libre et responsable - La responsabilité est le fait de chacun, non seulement vis à vis de lui même pour le sens dans lequel il s’engage, mais aussi vis a vis de tous les autres avec lesquels ce sens est partagé pour constituer une réalité commune. Au cœur de toute réalité collective nous sommes coresponsables de cette réalité par son sens et donc aussi de son devenir. Tout cela nous entraine a resituer la place de l’homme au cœur de ses réalités, pas comme spectateur mais comme coauteur, éventuellement responsable, c’est a dire capable d’en faire librement le choix du sens et de la position tenue. Avant il suffisait de maitriser rationnellement les choses par des modèles ou des techniques. - Un niveau de maitrise plus important est donc nécéssaire : maitrise de soi, discernement en soi du sens, besoin de plus d’information pour décider de façon responsable, ….
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : on découvre que ce qui fait lien social, c’est les valeurs partagées - C’est non seulement l’unité de compréhension qui est assurée mais aussi l’unité de valeur et de direction. - Valeurs d’initiative et de responsabilité personnelle - Valeurs d’ancrage communautaire et de participation Les valeurs définissent le sens du bien commun tel que perçu dans la communauté. Ainsi, les valeurs donnent une direction et font sens.
  • 2- 5 Manifestation majeures de l’accomplissement de soi : exemple de nouvelles valeurs communes
  • 2-6 Le développement communautaire approprié : présentation du concept C’est pour une communauté humaine, se développer non pas forcément sur le plan quantitatif mais sur le plan qualitatif. C’est développer ses qualités propres, qualités des hommes, qualités de la vie, qualité des réalisations, qualités d’humanité spécifiques. Ce développement est bien celui de la qualité des choses, des pratiques, des productions, des biens matériels, celui aussi de la qualité des représentations, connaissances, conscience, identification. Le développement dans ce Sens est aussi un enrichissement des facteurs et des acteurs. Il est le choix de valeurs et d’une aspiration : accomplir sa vocation propre. Il est enfin une avancée dans l’histoire selon une voie de progrès, progrès veut dire aussi bien marche en avant qu’amélioration.
  • 2-6 Le développement communautaire approprié : la mise en valeur des potentialités propres Chaque communauté est porteuse de ressources humaines. Il s’agit toujours d’un potentiel original qui peut être exprimé en termes de vocation, de talents, de qualification, ou aussi de vertus ou de valeurs. Le Sens du développement, son esprit, sa logique doivent toujours être assumés de façon originale et autonome. Cela résulte d’un choix, d’une expression authentique, d’une mise en valeur qui affirme les meilleurs potentiels et non pas d’une fatalité à subir. C’est la condition pour que le développement ait un Sens humain porteur de valeurs humaines.
  • La créativité S’accomplir en valorisant ses goûts, ses émotions, ses intuitions L’audace L’altruisme S’accomplir en S’accomplir en cultivant s’enrichissant, en respectant l’indépendance, le les différences et les courage, la liberté spécificité de chacun L’honnêteté L’humilité S’accomplir en étant vrai S’accomplir en mettant son envers soi-même, envers égo et sa fierté de côté, en les autres. Valorisation de prenant conscience qu’on l’être vs l’avoir. La fait parti d’un grand tout transparence, le respect L’implication La réceptivité S’accomplir en s’engageant sur être en contact avec soi des problématiques locales, même, et accueillir les nationales, et mondiales ou en émotions et opinions des s’intégrant à des réseaux … autres 2- 5 Exemple de nouvelles valeurs communes
  • 2-6 Le développement communautaire approprié : l’adaptation appropriée aux conditions de l’environnement propre En fait le développement est approprié s’il correspond à un potentiel propre et s’il s’adapte à un environnement approprié. Chaque potentiel original trouve son quot;univers de pertinencequot;, c’est-à-dire l’environnement approprié à son développement. Le développement doit trouver son champ de déploiement et de réalisation propre. C’est à partir de là qu’une adaptation est nécessaire à cet environnement. Cette adaptation va permettre à l’offre, à la vocation, aux meilleurs potentiels de trouver leur forme appropriée. Il est en effet inutile de s’adapter à des conditions qui ne sont pas pertinentes pour le développement propre.
  • 2-6 Le développement communautaire approprié : l’appropriation de la maitrise du développement par une stratégie propre Le développement ne consiste pas simplement à définir des objectifs ou des projets. Encore faut-il qu’une dynamique soit suscitée, engagée, accompagnée et qu’une stratégie soit conçue et conduite pour faire avancer les choses d’une façon progressive et rationnelle. Là aussi le développement approprié à ses propres règles. D’abord, sans la mobilisation des hommes, il n’y a pas de développement durable. Le développement approprié s’appuie sur les deux clés d’une mobilisation constructive : - l’identification aux valeurs propres, aux meilleurs potentiels, - la reconnaissance en retour par un environnement pertinent.
  • Première section La grande mutation sociale et la révolution internet ravivent l’utopie communautaire 1 - Une crise de mutation entre deux stades d’évolution 2 - Accomplissement de soi et communautés de valeurs 3 - L’age des communautés actives 4 - Internet au secours de l’utopie communautaire
  • 3 - L’age des communautés actives PLAN 3-1 La proximité humaine se mesure en termes de consensus. 3-2 Les communautés d’action 3-3 Le temps des modes de vie choisis 3-4 Les partages d’expérience intra communautaire 3-5 Les rapports de concourrance inter communautaires
  • 3-1 La proximité humaine se mesure en termes de consensus. Le lien social, ce qui noue chaque groupe humain c’est ce qui est le cœur de l’homme : le sens. Dès lors que toute communauté est une communauté de sens, une communauté de devenir. Le sens du bien commun fait concourir l’interet personnel et l’intéret commun pour retrouver un consensus… On le trouve du coté d’un devenir qui a de la valeur pour chacun et tous. Cela prête a conséquence pour toutes les communautés humaines : de la famille aux cités, des entreprises aux nations et aux régions.
  • 3-1 La proximité humaine se mesure en termes de consensus.
  • 3-2 Les communautés d’action : au delà de l’intérêt particulier, le sens du devenir « ensemble » Le devenir prime sur l’état des choses et le bien de l’homme est dans son accomplissement futur : la direction commune, l’orientation partagée, le projet poursuivit… D’ou la notion de « communauté active » puisque c’est une communauté engagée dans la même direction et la même action. Cela remet au centre des affaires non seulement l’homme en personne mais aussi …et c’est ca qui est vraiment nouveau…l’homme en tant que force active de sa communauté. Le fait de partager un même Sens du bien commun, des valeurs communes, des moyens d’évaluation communs de la valeur ne suppose pas que les intérêts soient les mêmes, ni que les critères ou les repères soient strictement identiques. Chaque personne participe de plusieurs communautés de valeurs différentes (et de l’humanité toute entière) mais n’est engagé que dans certaines actions à un moment donné et dans un lieu donné.
  • 3-2 Les communautés d’action: le service comme rêgle des relations et des échanges Le service devient la rêgle des relations et des échanges. Le service rendu à l’homme et non pas au système Toute activité se justifie parce qu’elle sert et en cela elle concourre au bien d’autrui. Tout métier vaut par le service qu’il rend. La logique de service dépend du rapport entretenu avec le problème ou les attentes de quelqu’un Mais aussi de son propre rapport avec ce problème. Le service ultime devenant la transmission d’un savoir, le passage de culture…
  • 3-2 Les communautés d’action : des communautés partageant une culture et des valeurs Une communauté existe dans des faits, des usages, des outils, des procédés, des façons de faire, des productions, des moyens de se nourrir, de s’abriter, de se transporter, de s’occuper des affaires quotidiennes. Il faut une attention particulière pour bien voir que tout est différent d’une communauté à l’autre, même s’il peut y avoir de très grandes ressemblances.. Une communauté existe dans ses représentations d’elle-même, des autres, de son monde, de l’univers, etc. Elle existe aussi dans ses sensibilités, ses façons de vivre les choses de la vie, d’éprouver des affects communs.
  • 3-2 Les communautés d’action : des communautés partageant une culture et des valeurs Tous les aspects de son existence lui sont propre et forment une culture particulière. - L’ensemble des acteurs et des facteurs distinctifs de la communauté (son univers). - L’histoire avec ses péripéties et ses cheminements. - Les aspirations valeurs ou autres tendances qui orientent ses engagements et en personnalisent le caractère unique, original, que l’identité tente de saisir.
  • 3-3 Le temps des modes de vie choisis -Une communauté de valeurs est une communauté en devenir… - Au fil de ses expériences collectives, et de ses avancées culturelles : outils, moyens, savoir faires… elle évolue, elle est en formation…se transforme… -Une communauté peut déjà exister mais elle n’est pas donnée d’avance ou statique…elle est en perpétuelle évolution….
  • 3-3 Le temps des modes de vie choisis - Où? lieu de vie et environnement, habitat - Avec qui? Partenaires, groupe ou communauté de proximité - Dans quelles sphères? Milieux ou communautés d'affinités à distance - Avec quel équipements? Communications, mises en relation, confort... - Pour participer à quel modèle économique. Production, échanges, services - Avec quel projet de vie? Personnel et collectif - Avec quels engagements? Dans la cité ou des communautés d'enjeux - Selon quelles valeurs? Propres et communautaires,
  • 3-4 Les partages d’expérience intra communautaires La finalité des échanges est la culture pour plus de maitrise et d’autonomie. Son transfert a lieu via partage d’expériences mutuellement enrichissantes Chaque culture est le théatre de la confrontation singulière a une problématique d’humanité et à en charge sa résolution au travers des péripéties de son histoire et de ses errances. De ce fait on peut affecter aussi le terme de culture au fait de cultiver sa problématique dans le meilleur sens et ainsi progresser « culturellement ». Dès lors la raison d’être des cultures se découvre mais aussi le sens de tout progrès et de tout développement, de toute maturation.
  • 3-4 Les partages d’expérience intra communautaires JE M’AMÉLIORE MA CULTURE = NOTRE MODE DE VIE 3 La culture utile et vivante de la communauté J’EXPERIMENTE MON LIEN SOCIAL = PARTAGE EXPERIENCES SIMILAIRES 2 Enrichissement via partage d’expériences similaires JE FAIS 1 MES CONNAISSANCES = MON ACTION Unité d’action et cohérence transversale Le cycle d’expérimentation personnel et collectif.
  • 3-5 Les rapports de concourance inter communautaires La double vocation des communautés humaines : - soutenir l’existence commune de ses membres et permettre l’accomplissement individuel - apporter le service de sa culture à d’autres qui n’ont pas la même problématique et donc pas les mêmes talents et capacités de service pour un enrichissement mutuel -Le rapport aux autres cultures est aussi pour chacune l’épreuve de l’altérité et souvent l’occasion d’un enrichissement réciproque si chacun cultive le meilleur de lui même dans un enjeu commun (logique de concourance). - Il importe qu’il y ai consensus sur les meilleurs sens dans une communauté donnée, mais aussi qu’un consensus n’en exclue pas un autre : d’ou la nécessité de gérer les rapports intercommunautaires et intra communautaires.
  • Première section La grande mutation sociale et la révolution internet ravivent l’utopie communautaire 1 - Une crise de mutation entre deux stades d’évolution 2 - Accomplissement de soi et communautés de valeurs 3 - L’age des communautés actives 4 - Internet au secours de l’utopie communautaire
  • 4 - Internet au secours de l’utopie communautaire PLAN 4- 1 Introduction 4-2 Le potentiel d’internet : une plateforme relationnelle 4- 3 Emergence d’une nouvelle logique communautaire sur internet 4-4 Emergence d’une nouvelle logique communautaire dans le réel 4-5 Internet permet aux cultures de se développer plus rapidement via une extension du monde habituel dans des espaces d’échanges communautaires 4-6 Internet est un outil que les deux décennies précédentes recherchaient vainement pour fédérer les hommes autour du « bon » développement de leurs communautés 4-7 Internet exige une meilleure maîtrise des phénomènes relationnels que les rituels habituels dont on a souvent perdu le Sens. 4-8 La notion d’espaces communautaires 4-9 Les espaces virtuels ne sont pas l’exclusivité d’Internet 4-10 Nouvelles attentes expérientielles dans le réel : « le ici, maintenant, ensemble »
  • 4- 1 Introduction Internet ouvre un champ nouveau à l’établissement de relations à distance et des relations de proximité suffisamment denses pour tisser la toile des liens communautaires et celles des activités collectives. Nous assistons à un renversement du centre et de la périphérie dans l’homme et nos réalités -Le plus profond, le plus intime de nous étant pris pour lointain (le plus abstrait, de l’ordre de l’intention, du moi secret). -De nouvelles proximités, de soi, des autres prennent forme. Proximités qui ne tiennent pas à la distance géographique mais qui tiennent d’une communion de sens…d’un partage de sens et de valeurs. Internet est donc un révélateur de liens inter communautaires et intra communautaires. Il est aussi un formidable espace de vie et de gestion de ces liens. La séparation virtuel et réel éclate pour faire place a des logiques d’accomplissement communautaires individuels et collectifs, on et off line.
  • 4-2 Le potentiel d’internet : une plateforme relationnelle -L’interet fondamental d’internet est de favoriser les initiatives consistant a établir des relations de proximité à distance, c’est a dire des relations humaines utiles et efficaces. - Les technologies sont ainsi des moyens nouveaux qui ouvrent des possibilités de plus en plus larges pour un enjeu essentiel : la relation. o l’initiative et non la passivité o la relation plus que l’information et la communication qui n’en sont que des moyens accessoires o la proximité qui permet l’établissement de liens étroits pour la vie et les activités collectives o « a distance » ce qui permet une ouverture sur le monde inégalée sans avoir a se déplacer permettant des modes relationnels et des rassemblement nouveaux.
  • 4- 3 Emergence d’une nouvelle logique communautaire sur internet -La générosité du service : Sur internet se développe des rationalités économiques étrangères aux usages calculateurs et spéculatifs. La gratuité. Services aboutissant à faire grandir la maitrise des uns et des autres. -L’originalité de la créativité : Réalisation des potentialités propres aux hommes opposés à celle de la normalisation à outrance , au conformisme, à l’obéissance aveugle, à la rêgle et à la norme. - Logiques communautaires : structures de concourrance, espaces de réalisation communautaires, structuration des relations on et off line.
  • 4-4 Emergence d’une nouvelle logique communautaire dans le réel -Les individus virtualisent leur identité et leurs contenus - Ils rejoignent des groupes en fonction de leurs vision, valeurs, projets et rêgles. - Il n’est plus possible de différencier l’activité virtuelle de sa contre partie réelle. -Logiques d’émergences dans le réel des communautés, et inversement logiques d’immersion des communautés réelles. -Focus sur l’organisation des émergences au fil « d’évènements rassemblant les communautés de façon coordonnée et maitrisé, dans le sens de son développement propre».
  • 4-5 Internet permet aux cultures de se développer plus rapidement via une extension du monde habituel dans des espaces d’échanges communautaires -Le Web (la toile) a été le déclencheur d’un mouvement mondial de participation à un monde nouveau où chacun peut entrer en relation avec chacun, indépendamment de la distance, à son initiative et selon sa créativité. C’est un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. -Le monde virtuel (cyberspace) est investi progressivement par toutes les affaires humaines qui se quot;tramentquot; au fur et à mesure que se tisse la toile des relations inter humaines -C’est à ce titre que intuitivement les pouvoirs publics et les individus s’investissent dans cette aventure où les rejoignent progressivement entreprises et institutions. -Sont remises en question toutes les problématiques de la civilisation humaine, le politique, l’économie, l’éducation, le droit, le commerce, les services, les structures, les communautés humaines, les cultures, les pratiques... - C’est une aventure de civilisation bien plus vaste que la création de l’imprimerie.
  • 4-6 Internet est un outil que les deux décennies précédentes recherchaient vainement pour fédérer les hommes autour du « bon » développement de leurs communautés -Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ne sont que les moyens du tissage des quot;relations de proximité à distancequot; où la convergence des initiatives développe les affaires humaines dans le cyberspace. -La multimédiation d’Internet offre la possibilité d’établir des relations de Sens malgré la distance physique. -Les relations inter humaines sont toujours inter personnelles mais toujours incluse dans un espace communautaire et un monde partagé (culture) sans lesquelles elles ne pourraient exister. Internet ouvre des espaces virtuels propices à l’émergence communautaire et aux mondes virtuels, conditions de toute pérennité et de toute efficacité relationnelle. - Le jeu des relations se traduit par la constitution et la dynamique de communautés de Sens, par la formation d’équipes, d’associations, de territoires, par la fidélisation, les liens sociaux, les liens de concourance, de service, d’engagement mutuel, etc... Ce sont donc là les enjeux des situations relationnelles développées sur Internet.
  • 4-7 Internet exige une meilleure maîtrise des phénomènes relationnels que les rituels habituels dont on a souvent perdu le Sens. -Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ne sont que les moyens du tissage des quot;relations de proximité à distancequot; où la convergence des initiatives développe les affaires humaines dans le cyberspace. -Les usages d’Internet réclament une connaissance plus avancée des phénomènes relationnels et aussi des méthodes de pilotage plus exigeantes, s’adressant à des personnes et des communautés plus autonomes et responsables (télé management, gouvernance, ingénierie humaine). - Le développement de ces technologies doit être évalué par la facilité de création d’espaces virtuels relationnels dédiés aux affaires humaines, plus que par la constitution de mécanismes ou d’automatismes souvent recherchés par l’informatique traditionnelle.
  • 4-8 La notion d’espaces communautaires - Dans l’espace public existe des sites qui sont des lieux virtuels ou se rassemblent des communautés « virtuelles » constituant toute une trame de relations autour d’enjeux et d’objets d’interet communs. Chaque communauté peut abriter d’autres communautés ou participer a des communautés plus larges. - C’est autour des enjeux ou d’une activité commune qu’un tel imaginaire se développe aidé et facilité par les échanges et les accessoires mis en commun (ex. penser à un jeu de rôle ou à l’imaginaire partagé par un groupe fortement investi dans une aventure collective ou simplement une activité commune). - Les espaces communautaires sont crées a partir de communautés existantes (associations, communes, collectivités territoriales…) ou autour d’une entité ou d’un objet d’interet ou d’affinité particulière - L’accès à la participation aux espaces virtuels se fait principalement par un ordinateur et par les outils (logiciels) de maniement des fonctions disponibles (navigation, recherche, courrier, messagerie instantanée, chat, forums, téléchargement de fichiers, etc...). Ils permettent d’établir des relations et de gérer les communications et informations accessoires. - Un espace virtuel est le champ des relations d’un groupe ou communauté virtuelle dans lequel sont partagés des enjeux ou des activités communes avec les rôles et les accessoires qui vont avec (information, communication, images, fonctions, etc...). - La vie collective s’organise avec ses régles et ses valeurs spécifiques. - Les usages relèvent d‘une économie communautaire en fonction des valeurs ou objectifs communs
  • 4-9 Les espaces virtuels ne sont pas l’exclusivité d’Internet -Ainsi les téléphones portables et les cartes de fidélité rendent possible d’envisager un « ici, maintenant, ensemble » - Les communautés ont besoin d’espaces d’échange dans la vraie vie ou que leurs lieux intègrent cette nouvelle dimension
  • 4-10 Nouvelles attentes expérientielles dans le réel : le « ici, maintenant, ensemble » -En plus des attentes matérielles (les faits) et émotionnelles (l’affectif) s’ajoutent des attentes sur le plan relationnel (des interactions), et sur le plan mental des représentations collectives (des signes identitaires de sens collectif) -Un besoin de relations inter personnelles plus vives : me reconnaître en tant que personne et membres d’une communauté. - De plus, le rapport au temps est affecté : besoin de voir le résultat d’une action plus rapidement.
  • ENSEMBLE 3 REGLES Comment on s’organise MAINTENANT 2 PROJETS Ce que on pourrait en faire ICI 1 VALEURS Ce qui a de la valeur