"Bordeaux, cap sur la Haute Qualité Economique"
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Bordeaux, ville dynamique, innovante, ouverte. ...

Bordeaux, ville dynamique, innovante, ouverte.
Capitale régionale d'étudiants, de chercheurs, d'entrepreneurs, de ceux qui innovent et créent dans tous les domaines. C’est ce que présente ce supplément d’Objectif Aquitaine daté de décembre 2008.

A travers des interviews de personnages qui croient en cette ville, de ceux qui ont décidé d’y investir, de s’y investir.
Vin, Euratlantique, Plan campus, tourisme d’affaire, Alain Juppé,... : quel sont les atouts, les facteurs de compétitivité de la capitale d'Aquitaine ?
Qui caractérise la ville et contribue à son développement ?

Retour 3 ans après sur des réflexions toujours actuelles, en pleine effervescence pour une ville en plein boom, une métropole en devenir.

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    Capitale régionale que connaissent les étudiants, les chercheurs, les entrepreneurs : ceux qui innovent et créent dans tous les domaines. C’est ce que présente ce supplément d’Objectif Aquitaine daté de décembre 2008.

    A travers des interviews de personnages qui croient en cette ville, de ceux qui ont décidé d’y investir, de s’y investir.
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  • 1. Cap sur la Haute Qualité Economique C’est un sujet d’étonnement sans cesse renouvelé. La réalité économique de Bordeaux est méconnue, oubliée, au troisième plan derrière son rang de capitale mondiale du vin ou sa beauté patrimoniale, classée par l’Unesco. Et pourtant, la capitale bimillénaire de l’Aquitaine a quelques titres de gloire bien actuels. A Bordeaux sont créés les jeux vidéo associés aux plus grands films d’Hollywood. Le négoce bordelais s’incarne aujourd’hui dans le leader français du commerce en ligne. On y conçoit et assemble les batteries des voitures propres de demain. On y réalise des voiliers qui comptent parmi les plus beaux de la plaisance française. Architectes et graphistes s’exportent partout dans le monde. Dans l’agglomération bordelaise sont assemblés tous les Rafale et les Falcon qui volent de par le monde. La fusée française y est née et on y fabrique toujours les moteurs d’Ariane 5. Sans oublier le plus puissant laser du monde, entre Garonne et bassin d’Arcachon. C’est cela que veut montrer ce supplément d’Objectif Aquitaine : Bordeaux dynamique, innovante, ouverte, celle que connaissent les entrepreneurs, les chercheurs, ceux qui innovent et créent dans tous les domaines. La ville veut relever le défi pour conforter ses entreprises et affirmer son attractivité, dans un projet de développement durable et équilibré. Bordeaux affiche son ambition : se hisser au rang de métropole européenne. Pour cela, elle s’appuie sur la diversité de son tissu de TPE, PME et d’entreprises performantes et emblématiques parmi lesquelles plusieurs sont leaders dans leur secteur : Cdiscount, Bordeaux dynamique et attractive Fayat, Immersion, CNB, Saft, Oxymétal, Cobatri, Be Tomorrow, Asobo... Des choix sont opérés pour que Bordeaux consolide son tissu économique, développe l’emploi et soit une ville attractive de premier plan. Page 3 : “Placer Bordeaux en pole position”. Entretien avec Josy A l’évidence, le vin et le tourisme assoient l’idée d’un certain art de vivre à Reiffers la bordelaise. Au-delà, les enjeux sont clairs : une ville mieux connectée qui saura évoluer, proposant des projets innovants autour de l’économie Page 4 : Ils ont choisi Bordeaux. Témoignages créative ou de la filière “verte”, des projets structurants comme le Page 5 : Bordeaux tisse ses réseaux confortement du pôle techno-santé ou la création d’Euratlantique. Page 5-6 : Recadrer l’image Ce n’est certainement pas gagné d’avance, surtout dans un contexte économique difficile. Mais les atouts sont là. Bordeaux a la capacité de Page 6 : Euratlantique, une ambition bordelaise prendre un nouvel envol. Pages 7-8 : L’effervescence universitaire Pages 9-10 : De petits entrepreneurs pour une grande mosaïque Ce supplément a été réalisé par le service publicité d’Objectif Aquitaine d’activités Rédaction coordination :Florence Bord, Page 11 : Alain Juppé, “VRP” Rédaction Florence Bord, Laurence Perou, Sophie Breton, Pages 12-13 : Les quartiers, terreaux d’activités Photo : Mairie de Bordeaux -Thomas Sanson, Astoria Studio, CEB, DR Page 14 : Bordeaux l’industrieuse 24, cours de l’Intendance - 33000 Bordeaux Page 15 : “Réconcilier les deux cerveaux” Tél. : 05 56 440 273 - Fax : 05 56 440 276 Page 16 : Destination congrès Publication : Objectif Aquitaine SARL - Gérant : Alain Ribet Ne peut être vendu séparément.2 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 2. “Placer Bordeaux en pole position”Josy Reiffers est directeur général de l’Institut dans l’économie locale. Surtout, il convient d’encourager l’accueil desBergonié et, depuis mars 2007, adjoint au maire, entreprises.délégué à l’emploi, au développement économi-que, à la recherche et à l’enseignement supérieur. O. A. Justement, quelle est la stratégie mise enUne délégation qui vise la promotion de la ville place ?afin de renforcer son attractivité en matière J. R. Pour les projets structurants, mon rôle est de faire le lien avec lesd’enseignement de qualité, de créations d’activi- grandes collectivités et les Bordelais. La ville a la capacité d’attirer destés et d’emplois, en favorisant les infrastructures activités, de créer de l’emploi, et nous soutenons les projets d’implantationset les initiatives dans les secteurs porteurs et et les créations.innovants Des assiettes foncières sont disponibles. Nous souhaitons identifier les quartiers à un type de développement économique. A Saint-Jean/Belcier, le tertiaire supérieur ; sur la rive droite/Bastide, les éco-activités ; à Bordeaux-Nord/Bassins à flot, les activités nautiques et l’économie créative. O. A. Eco-activités, économie créative... Pourquoi cette orientation ? J. R. Ce sont des filières d’avenir et déjà il y a un creuset bordelais. L’économie créative représente près de 15.000 emplois. Il s’agit d’activités aussi variées que les jeux vidéo, les arts visuels, le design, la publicité, la musique... toutes génératrices d’innovation et créatrices d’emplois. De même, les éco- activités qui évoluent autour des sphères environnementales représentent une nouvelle dynamique. Ces deux leviers montrent une ville tournée vers le futur et cette image Josy Reiffers, adjoint au maire délégué à l’emploi, au développement économique, à la recherche et à l’enseignement supérieur bénéficiera à l’ensemble des secteurs économiques et des entreprises.Objectif Aquitaine. Quelle est votre projet O. A. Bordeaux en a-t-elle fini avec cette imageéconomique pour Bordeaux ? de ville tournée vers son passé ?Josy Reiffers. Premier postulat, le projet urbain est conçu en lien direct J. R. Bordeaux est une marque connue, très associée à l’économie du vin,avec le développement économique de la ville. Le sens de l’action à un patrimoine exceptionnel qui favorise l’économie touristique et... à unemunicipale est de faire de Bordeaux une grande métropole européenne. qualité de vie. Cela reste vrai. Mais il y a un manque de perception de notrePour cela, il existe des critères de reconnaissance parmi lesquels dynamisme économique, y compris dans les secteurs ou nous sommesl’augmentation de la population. forts. Nous devons communiquer sur le potentiel économique de la ville.Nous nous y attachons en favorisant l’habitat et le développement d’un Par exemple, la perception qu’ont les chefs d’entreprise français n’est pasnouveau potentiel de logements dans les quartiers. Il faut également rendre celle d’une agglomération dynamique, contrairement à Toulouse. C’est unla ville accessible et faciliter les déplacements. L’extension du tramway, la paradoxe quand on sait, par exemple, que l’industrie aérospatiale y estrocade à 2 x 3 voies, les nouveaux franchissements de la Garonne sont pratiquement aussi développée. Et pourtant, Bordeaux possède des atoutsessentiels. qui commencent à séduire. J’ai été frappé, à l’issue du séminaire sur leDe surcroît, Alain Juppé mène des actions pour décrocher les financements projet Euratlantique qui s’est tenu fin septembre avec les collectivitésnécessaires à la réalisation rapide de la LGV. C’est un élément de concernées, de recevoir des demandes de représentants de sociétés pourrapprochement vers Paris et de rapprochement vers le sud, notamment s’implanter en 2014 !Toulouse, autre pôle économique majeur avec lequel on peut songer à Preuve que Bordeaux a toutes les chances de se placer dans le peloton desrenforcer nos liens et inventer une “Garonne Valley”. grandes métropoles européennes.Autre préalable, structurer notre potentiel universitaire de grande qualité.La science a toujours su attirer les entreprises et favoriser la recherche.L’université est un facteur de développement considérable. Hors personnels,l’université induit 10.000 emplois et génère 1 milliard de chiffre d’affaires SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 3
  • 3. Ils ont choisi Bordeaux Vanessa Hahusseau, Philippe Nikonoff, M le macaron A6-CMO Des macarons aux couleurs acidulées, A6-CMO est un bureau sucrés ou salés. Le concept de la boutique d’études économiques et de la rue des Remparts créée en financières dirigé vers les collectivités territoriales. Son objet est septembre 2007 fait mouche. Vanessa d’apporter des outils d’analyse et de proposer un transfert de Hahusseau, normande d’origine, arrivée en Gironde méthodes aux services des collectivités afin de mieux concevoir en 2004, en est l’instigatrice. l’aménagement de leur territoire. La société, créée par Philippe “J’ai fait mes études à Toulouse et à Paris et j’ai travaillé dans une agence Nikonoff en 1991 à Paris, a pris ses quartiers cours Alsace- de communication parisienne. Des raisons familiales et le désir de quitter Lorraine en 2006. la capitale m’ont amenée à Bordeaux. J’ai eu l’envie de créer mon activité “Je suis venu pour des raisons familiales mais j’aurais renoncé si mon en m’appuyant sur les domaines de la créativité et de la gastronomie, en équipe de quatre personnes n’avait pas été disposée à m’accompagner. Et l’occurrence la pâtisserie. Au bout d’un an, je tire un bilan positif alors que je n’aurais pas tenté ce transfert si la région avait été un désert l’image que l’on m’avait donnée de Bordeaux était plutôt contrastée : ville économique. Or, il y a un marché pour notre activité et il est prévu bourgeoise, renfermée... Je suis agréablement surprise, les Bordelais sont d’implanter le siège de la société à Bordeaux. Notre clientèle était aux 4/5 ouverts d’esprit, ils aiment la nouveauté et tout ce qui est ludique, ce qui implantée en région parisienne ; nous inversons la tendance en travaillant va très bien à mon activité. D’autre part, je souhaitais un positionnement de plus en plus avec les collectivités de la région. C’est un élément dans l’hypercentre, et la rue des Remparts convient à mon commerce de essentiel car la contrepartie de l’art de vivre est le temps de transport, niche. Il s’en dégage un esprit village très appréciable.” encore long, vers Paris.” Ils ont choisi d’y rester ou... d’y revenir David Dedeine, Asobo Studio Didier Richet, D2R (formation Développeur et créateur de jeux vidéo dont les dernières pour adultes) productions sont “Ratatouille” et “Wall.E”, Asobo Studio s’est recréé en 2002 autour du noyau fondateur de Kalisto. Depuis près D2R s’est installé il y a un de trois ans, la société qui emploie 70 personnes est installée an rue Porte-Dijeaux. La parvis des Chartrons. société offre, en direction “Beaucoup d’entre nous ne sont pas bordelais d’origine mais installés du monde de l’entreprise, des solutions de depuis près de quinze ans avec les débuts de Kalisto. A l’issue de cette formations pour adultes en management d’équipes, techniques de expérience, nous aurions pu partir ailleurs, comme beaucoup, au Canada vente et négociation ou encore relations clients. ou vers Paris et Lyon, des places fortes du jeu vidéo. Mais nous n’avions Didier Richet a fondé la société, initialement implantée à pas envie de bouger. C’est un choix délibéré pour diverses raisons : une Mérignac, en 1998. région avec une nature généreuse, la qualité de vie, une belle ville à taille “Je suis girondin de souche, mais j’ai longtemps travaillé dans le secteur humaine, un coût de la vie supportable par rapport à la région parisienne... automobile et dans la formation commerciale à Paris et surtout Marseille. Finalement, peu importe l’implantation dans une activité virtuelle. Les gens Récemment, j’ai souhaité m’installer dans le centre-ville de Bordeaux pour sont étonnés de l’existence, à Bordeaux, d’un studio de développement de la bonne raison qu’il est plus agréable de tenir des réunions avec nos jeux vidéo, et plutôt attirés, car c’est aussi du loisir lorsqu’ils viennent nous clients ou nos formateurs au cœur de la ville. L’ambiance de travail est rencontrer. Nous n’avons pas de mal à meilleure et c’est une belle vitrine de notre activité. Et puis, nous avons pu recruter – dernier en date, un Argentin –, trouver des bureaux bien placés à un prix convenable. La société s’y car si les recrutements locaux sont développe bien puisqu’il est envisagé de modéliser notre concept de privilégiés, il y a moins de profils formation et de le faire essaimer dans d’autres villes.” expérimentés que dans les bassins d’emploi parisiens ou lyonnais. Quoi qu’il en soit, ça bouge dans la filière virtuelle et il y a une meilleure visibilité de notre travail.”4 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 4. Bordeaux tisse ses réseaux“A nous deux, Bordeaux !” s’écrirait peut-être L’impact du tramwayaujourd’hui le jeune Rastignac. La capitale borde-laise draine un solde migratoire fortement positif Dans la ville, le tramway a considérablement contribué à décloisonner leset n’a plus rien à voir avec l’image de la ville de quartiers et offre une ouverture aux et vers les villes périphériques. Uneprovince profondément assoupie. Si auparavant troisième phase de construction, à l’étude, complétera une armature quiles salariés des sièges d’entreprises parisiennes fait désormais partie intégrante du paysage urbain.et les candidats sélectionnés par les chasseurs de Le dynamisme démographique et économique repose sur le renforcementtêtes privilégiaient une installation en Ile-de- du rôle de Bordeaux comme métropole. Un rôle de locomotive qui tireFrance, dans les villes du Sud ou les grandes l’agglomération et conforte un positionnement régional au centre desmétropoles, aujourd’hui, ils ne boudent plus l’ag- grands flux Nord-Sud. C’est ce que confirme le schéma d’aménagement etglomération bordelaise de développement durable du territoire aquitain, Aquitaine Horizon 2020, lancé par le Conseil régional d’Aquitaine. Bordeaux, sixième métropole régionale, veut désormais se comparer auxL’amélioration de l’accessibilité en matière de transport ajoute à cet élan. métropoles européennes. Une dimension savamment drapée du classementAu cœur de l’Arc atlantique, la place bordelaise se muscle et joue la carte au Patrimoine mondial de l’Unesco.des échanges. L’envergure européenne s’affirme et le handicap del’accessibilité se lève avec le développement des infrastructures.Premier acte, la suppression du “bouchon ferroviaire” de Bordeaux depuismai 2008, qui préfigure l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV) SudEurope Atlantique Tours-Bordeaux en 2016. A deux heures de Paris, la gareSaint-Jean verra un trafic voyageurs passer de 6 à 20 millions. La poursuitedu grand projet ferroviaire Sud-Ouest mettra Bordeaux à 1 h 45 de Bilbaoet à 1 heure de Toulouse.Des réalisations routières sont programmées pour améliorer les dessertes :le chantier de l’A65 Langon-Pau, achevé en 2010, est en cours, tout commel’élargissement de la rocade bordelaise à 2 x 3 voies à proximité del’aéroport. Cinquième par le nombre de passagers (3,4 millions), l’aéroportde Bordeaux-Mérignac étoffe ses lignes – plus de 30 destinationsrégulières – avec une croissance de rotations vers l’Europe du Nord,l’Italie... Son impact économique est chiffré à plus de 1,5 milliard d’euros.Bordeaux, c’est aussi un port d’intérêt national qui génère des échangesinternationaux – 300 villes dans le monde – et un point d’équilibre en Le nouveau pont ferroviaire, préalable à l’arrivée de la LGVmatière d’intermodalité.Recadrer l’image“Le décor y est, il faut jouer la pièce”, lance Robert Ghilardi de Benedetti, avec des implantations de centres de relations clients, des SSII... Bordeauxdirecteur général du BRA, l’agence de développement économique est leader en matière d’informatique hospitalière. Les économies créativesBordeaux-Gironde. se déploient, avec en tête le secteur du jeu vidéo. Il se structure autour deVu de l’extérieur, quand on pense Bordeaux, on pense toujours qualité de l’association Bordeaux Games. Frima Studio, n° 2 du jeu vidéo au Canada,vie, patrimoine, vin. Réalité qui colle à la ville, même si le lieu commun s’implante... Preuve d’une attractivité plus forte mais peu connue.“belle endormie” n’y est plus associé. Une enquête réalisée sur l’image Aujourd’hui, le développement de Bordeaux se fait sur la matière grise.”économique de Bordeaux-Gironde confirme une méconnaissance de la Montrer chaque versant de son identité pour exister sur l’échiquierréalité économique de la ville. “De l’extérieur, on sait qu’il se passe des international. La campagne de promotion et de valorisation de l’imagechoses, mais on ne sait pas trop quoi”, traduit Robert Ghilardi de Benedetti. économique de Bordeaux se déclinera en 2009 au plan national et“La dynamique économique n’est pas encore reconnue alors que, par international. Seront mis en exergue les signes particuliers du profilexemple, l’agglomération est dans un rapport 42 %-58 % avec Toulouse économique de la ville. Une image recadrée et relookée.pour l’aéronautique. Le tertiaire est un axe de développement pour la ville, SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 5
  • 5. Euratlantique, la grande ambition tertiaire de Bordeaux Hisser Bordeaux au rang des capitales européennes avec pour pilier de d’un nouveau pont, le pont Jean-Jacques-Bosc, opérationnel en 2016-2017. cette ambition le projet Euratlantique. Dans l’immédiat, 50 hectares sont mobilisables pour amorcer le projet au De quoi s’agit-il ? De profiter de la toile du TGV Sud Europe Atlantique, sein des îlots Amédée-Saint-Germain et Gattebourse, et entamer la avec comme épicentre une gare de dimension européenne, pour construire construction de logements. De leur côté, la SNCF et RFF élaborent un un projet urbain d’ensemble. Le périmètre défini borde la Garonne et schéma du patrimoine foncier ferroviaire, base de négociation pour la conduit jusqu’aux communes de Bègles et de Floirac. libération d’emprises. Au total, 400.000 m2 de SHON (surface hors œuvre nette) seront dégagés, Quelles sont les échéances ? La dynamique sera enclenchée pour réaliser, dont 250.000 dans une première phase sur un rythme de 40.000 m2 de à horizon 2015-2016, la livraison de quelque 70.000 m2. Une phase de création par an. Ce projet, qui se déroulera au cours des 25 prochaines démarrage qui permettra d’inscrire Euratlantique dans la réalité et de années, transformera en profondeur le quartier Saint-Jean-Belcier et démultiplier l’attractivité économique de la ville. concevra une nouvelle entrée de ville. Quels sont les enjeux ? Il s’agit d’imaginer un projet structurant dans une zone urbaine à très fort potentiel au service d’un projet économique, mais pas seulement. L’ampleur du projet a convaincu. Euratlantique a obtenu le soutien financier de l’Etat et s’inscrit parmi les très rares opérations d’intérêt national réalisées sur le territoire français. En 2009, l’établissement public d’aménagement sera créé afin de faire vivre cette opération exceptionnelle. Un quartier d’affaires avec une estimation de 10 à 15.000 emplois émergera. Autour de cette tête de pont destinée à drainer des sièges sociaux et du tertiaire de haut niveau, des programmes d’habitation seront lancés, accompagnés par la création d’activités, de services de proximité. Quartier de vie émergeant au sein d’un parc urbain, telle est la note d’intention qui préfigure l’aménagement du site. En parallèle, les conditions d’accessibilité seront modifiées : nouveau plan de circulation et création le périmètre du projet Euratlantique6 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 6. L’effervescence universitaireIls sont partout dans la ville et un air d’“Auberge Bastide, nouveau quartier étudiantespagnole” flotte au fil des soirées. Le pôle universitaire de gestion de la Bastide, fréquenté par 3.000Les quartiers bordelais s’animent et s’identifient à étudiants, constitue un premier acte. Dans une logique pédagogique, deuxun type de spécialisation universitaire qui va s’in- projets d’implantation sont envisagés, dont le transfert de l’Institut d’étudestensifiant. Bordeaux veut reconquérir ses étu- politiques. En effet, l’IEP, étroitement logé sur le campus de Talence,diants et y parvient réfléchit, avec les collectivités régionale, communautaire et la mairie, à une nouvelle localisation rive droite. En outre, la ville table sur l’implantation de l’Ecole nationale des officiersAlors que les universités du Grand Sud-Ouest perdent des étudiants, de police sur une emprise qui permet la construction de logements etBordeaux en gagne. d’installations sportives ouvertes aux étudiants bastidiens. De fait, l’effectifResserrer les liens avec l’université en donnant une dimension universitaire atteindrait pas loin de 6.000 étudiants.aux projets de la ville, telle est l’une des démarches engagées, une secondemission étant d’identifier les débouchés professionnels et d’aider à La Victoire, plaque tournante de l’accueill’insertion des étudiants dans les entreprises. Garder la matière grise et la étudiantdoper, un troisième axe relevant de la diffusion du savoir se profile avec la Haut lieu de la vie estudiantine, la Victoire conforte sa position autour decréation d’une Université de tous les savoirs (Univers Cité). la rénovation de la faculté des sciences de l’homme. La création d’un lieuRançon du succès, les quatre principaux pôles bordelais de l’enseignement d’études composé de salles de travail devrait voir le jour dans le bâtimentsupérieur se déploient. de la rue Paul-Broca, couplé avec des installations sportives indoor et un centre de congrès avec restauration en terrasse. Il est également prévuLes disciplines de la santé à Carreire d’ouvrir un centre de santé pour les étudiants. Après le déménagement deMédecine et pharmacie, entités de l’université Victor-Segalen Bordeaux 2, la faculté d’odontologie, l’immeuble de la rue Elie-Gintrac permettratrouvent logiquement leur place près du CHU, qui assure les formations l’extension de la Maison internationale qui accueille les chercheurs.pratiques. La faculté d’odontologie, installée à la Victoire, les y rejoindralorsque l’emprise de la cité Léo-Saignat sera libérée. La mairie travaille à Le pôle des Chartrons se musclecette installation et au transfert des logements d’habitation avec L’Efap, l’Inseec, l’Iseg, l’ECV... les écoles supérieures privées essaimentl’entreprise sociale pour l’habitat Domofrance. Point fort du site, le campus autour du quai des Chartrons et accueillent environ 3.000 étudiants.neurosciences, spécialité singulière à Bordeaux, bénéficie de financements Du coup, les établissements s’organisent en association pour parler d’unede la Région pour son implantation. seule voix et porter deux projets majeurs auxquels sont associés le CrousCet enracinement prépare à un partenariat avec la ville de Québec, et la Ville : la création d’un restaurant universitaire dans le périmètre despossédant aussi une faculté spécialisée. Chartrons, l’implantation d’un programme privé de logements étudiants. Carreire, dédié aux disciplines de la santé SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 7
  • 7. L’université ouverte sur la cité Le président Singaravelou ouvre la rentrée universitaire Objectif Aquitaine. Comment expliquer l’engouement des étudiants pour les Le plan campus en deux mots universités bordelaises ? Pr. Singaravelou. Cela tient à ce qui se passe au sein des universités Le gouvernement a lancé en février 2008 un appel à projets en bordelaises, plus ouvertes sur la société civile. L’université est bien un lieu faveur de l’immobilier et des aménagements universitaires qui de production de travail et offre des perspectives, c’est un discours tenu bénéficiera d’une enveloppe exceptionnelle grâce à la cession de auprès des élèves de terminale et qui joue en notre faveur. Les étudiants 3 % d’actions EDF. L’Opération campus permet de débloquer sont aussi plus mobiles et veulent s’inscrire dans les grandes métropoles 3,7 milliards d’euros répartis entre les 10 sites retenus au final. universitaires, et à Bordeaux cohabite une grande diversité de formations En avril, le projet des universités de l’agglomération bordelaise a qui les séduit. Le plan campus va également dans ce sens, car il popularise été retenu. l’idée d’un campus qui s’intègre dans la cité. Une enveloppe de 538 millions devrait y être affectée, dont une partie de prise en charge financière de l’Etat. O. A. Que représente le plan campus pour les Le partenariat public-privé étant sollicité. universités bordelaises ? Pr. S. Nous avons la fierté d’avoir été classés en tête parmi les six premiers projets retenus par l’Opération campus. Nous présentons un projet innovant, attractif et dynamique pour créer un campus d’agglomération avec l’ensemble des sites de Talence, Gradignan et Pessac, bien sûr, et les sites de Carreire, de la Victoire, de la Bastide, de Renaudel, des Chartrons. En effet, il y a une interaction de la ville avec l’agglomération qui invite à construire un campus urbain. L’ensemble des collectivités adhère à cette démarche. N’oublions pas aussi que l’université est une composante du développement économique et social de la ville, son ouverture sur la cité est indispensable. O. A. Quel est l’avenir des universités bordelaises ? Pr. S. A travers le Pres, les structures travaillent à une plus grande lisibilité et sont amenées à se rapprocher. Le même mouvement s’engage dans Le pôle étudiant de la Bastide bientôt renforcé d’autres grandes villes universitaires comme Aix-Marseille et Strasbourg. Et puis, les universités sont faites de diversité. Nous offrons des enseignements de qualité sans cesse améliorés et nous renforçons les Le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) de Bordeaux pôles d’excellence qui s’y déploient. réunit les quatre universités bordelaises, les écoles d’ingénieurs et l’IEP, soit environ 61.400 étudiants, dont près de 8.000 étrangers. Propos recueillis auprès de M. Singaravelou, Bordeaux totalise près d’un tiers des effectifs avec 18.445 étudiants, dont président de Bordeaux 3, président du Pôle de recherche 111 inscrits en école d’ingénieurs, 998 en IUT et 17.336 à l’université. et d’enseignement supérieur.8 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 8. De petits entrepreneurs pourune grande mosaïque d’activitésBousculons les idées reçues. Tout comme la région Aquitaine, par ces outils d’accueil et d’accompagnement à la création d’entrepriseclassée parmi les plus dynamiques de France au titre de son (couveuses et pépinières).attractivité pour les entreprises et les salariés, Bordeaux est une Une autre action favorise l’accès des artisans en centre-ville parville où l’on vient travailler et, de plus en plus, créer son des mesures élargies concernant le stationnement des véhiculesentreprise. Ainsi, 44 % des entreprises de la Communauté professionnels.urbaine sont implantées dans la ville-centre. De surcroît, la redynamisation économique du centre-ville faitLe tissu économique est porté, pour l’essentiel, par l’objet d’un aliéna dans la convention publiqueles petites structures. 90 % d’entre elles ont d’aménagement passée avec la société d’économie mixtemoins de 10 salariés. Une singularité avec ses (SEM) InCité. La SEM, qui est chargée de l’opérationaspects yin et yang. L’heure n’est plus, ici programmée d’amélioration de l’habitat en cœur decomme ailleurs, à l’arrivée triomphante de ville, dégagera 4.400 m2 de pieds d’immeuble pour lesgrosses industries, parfois colosses aux pieds locaux d’activités.d’argile. Plutôt aux implantations de petites Par ailleurs, la direction du développement Jean-Charles Bron, adjoint délégué au commerceunités ou au développement de microprojets. et à l’artisanat économique oriente les porteurs de projet vers sonUne tendance qui a l’heur de profiter à la réseau de partenaires compétents : centres derevitalisation des quartiers dont l’hypercentre, en déficit de services de formation des entreprises, associations habilitées, boutiques de gestion... etproximité. vers la Caisse sociale de développement local, créée à l’initiative de la Mairie. Cet outil de l’économie sociale et solidaire apporte un soutienCouveuses et pépinières pour mûrir sonactivitéUne orientation forte concerne l’augmentation du niveau de services dansles quartiers qui retrouvent par ailleurs des habitants. “Notre axe prioritaireest d’éviter que les activités commerciales et artisanales ne quittent la ville.Un éventail de dispositions permet de faciliter leur insertion tout enrespectant les orientations environnementales” précise Jean-Charles Bron,adjoint délégué au commerce et à l’artisanat.Il s’agit d’enraciner des activités professionnelles par le biais de couveuseset de pépinières, une des missions de la direction du développementéconomique de la mairie. Ainsi, la première pépinière d’entreprisesartisanales et de services est opérationnelle depuis début 2007, rue du Port,dans le quartier Sainte-Croix. Neuf résidants (chauffagiste, plombier,électricité générale, architecte d’intérieur, gros-œuvre/maçonnerie,décoration d’intérieur, infographie, services informatiques, soutien scolaire)y expérimentent leur projet durant 23 mois. Maître d’ouvrage, la Mairie aconfié la gestion de la pépinière à la Chambre de métiers. Favoriser le commerce de proximitéCette expérience sera dupliquée dans un objectif de maillage du territoire financier aux microprojets par des prêts plafonnant à 12.000 euros, assortis de taux de 0 à 5 %. Un budget annuel de 150.000 euros est consacré au Nombre d’entreprises : 45.000 en Gironde, 25.500 dans la CUB et 11.000 dispositif qui concourt à renforcer le tissu d’activités. à Bordeaux, soit 26 % des entreprises du département Evolution nette entre 2002 et 2007 : + 983 entreprises créées à Le droit de préemption en action Bordeaux. Créations en 2007 : 1.728 créations brutes, dont 857 dans les services, Maîtriser l’immobilier commercial afin de maintenir les activités 688 commerces, 183 activités industrielles et du BTP. commerciales et artisanales grignotées par d’autres types d’activités moins (Chiffres CCIB) “conviviales”. L’ampleur du phénomène a conduit la mairie à adopter un 504.387 emplois en Gironde ; 136.939 à Bordeaux, dont 123.709 emplois arrêté instituant le droit de préemption sur les fonds de commerce, salariés. artisanaux et baux commerciaux dans le périmètre du centre historique et Evolution 2000-2007 : + 18.000 emplois salariés à Bordeaux. jusqu’aux barrières des boulevards. Les vendeurs doivent désormais procéder à une déclaration préalable au service foncier de la Ville qui (Données Urssaf) .../... SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 9
  • 9. .../... dispose de deux mois pour réagir, préempter et se porter acquéreur du bien afin de le céder, dans un délai d’un an, à un commerçant ou à un artisan. “Nous avons voulu appliquer le dispositif législatif pour enrayer la prolifération des agences bancaires, immobilières et autres commerces qui ont une force de frappe financière et empêchent les commerces de proximité de s’implanter. Ceux-ci constituent un lien social qu’il nous faut absolument préserver. Le dispositif s’applique et nous sommes intervenus ainsi à l’angle de la place de la Comédie et du cours de l’Intendance, pour un local visé par une agence bancaire”, souligne Jean-Charles Bron, adjoint délégué au commerce et à l’artisanat. Circuler facile Les entreprises hébergées dans la pépinière de la rue du Port ont à Les résidents de la pépinière de la rue du Port disposition un ensemble de services mutualisés, ainsi que deux véhicules électriques achetés pas la Mairie. D’une autonomie de 60 heures pour des Commerçants et artisans pointes à 27 km/h, étroits et maniables, ils permettent des déplacements facilités en centre-ville. entrent dans la Ronde Objectif Aquitaine. Pourquoi avoir créé l’association La Ronde des quartiers ? La direction du développement économique Alfredo Julio. L’association est née il y a deux ans afin de fédérer le commerce et l’artisanat et de faire prendre conscience de notre force. Le Colette Drivet, directrice du pôle, est épaulée par 4 assistantes et 6 chargés commerce et l’artisanat bordelais représentent 30.000 emplois et de mission ayant une compétence sectorielle : création d’entreprise, 5 milliards de chiffre d’affaires. Le but est d’abord de mutualiser nos commerce et artisanat, tourisme... moyens, d’offrir aux associations de l’aide logistique, administrative... Ensuite, de pérenniser le commerce et l’artisanat dans les quartiers. Nos Six missions principales sont développées par la direction : activités sont indispensables pour apporter de la vie, les commerces en bas – Harmoniser et dynamiser l’offre artisanale et commerciale. des immeubles sont un point de rencontre incontournable. Précisons que – Faciliter l’accueil et l’implantation d’entreprises, notamment dans les nos actions sont concertées avec l’Etat, la Mairie, les chambres consulaires, filières porteuses d’image. nos partenaires privés. – Favoriser l’emploi par une meilleure connaissance des besoins et une meilleure coordination des acteurs. O. A. Quelles sont vos actions à venir ? – Penser “développement économique” dans tous les projets d’urbanisme. A. J. Pour plus d’efficacité, nous allons évoluer dès 2009 en association – Mieux coordonner les actions de la Ville avec celles de ses partenaires. professionnelle. J’ajoute que nous sommes tournés vers l’avenir et le – Définir la marque “Bordeaux” et la promouvoir par une campagne développement durable. D’ailleurs 400 adhérents ont signé une charte offensive. écocitoyenne. En outre, La Ronde a mis en place une centrale d’achat de poches biodégradables qui sont revendues à moindre coût aux Tél. 05.56.10.20.38 - c.drivet@mairie-bordeaux.fr commerçants, même chose pour les sacs réutilisables. Et puis, un service de colportage à domicile se met en place pour consolider cette volonté de proximité et de prestations à la carte. Alfredo Julio est président de La Ronde des quartiers. Léquipe du développement économique de la mairie dirigé par Colette Drivet Alfredo Julio10 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 10. Alain Juppé, “VRP”Le message est clair : agir pour que la ville prenne Eric Pommellet (Thales), Philippe Blanco (Agfa Healthcare), Patrickune dimension de capitale européenne. Donc, faire Maestro (Rhodia). Des rencontres très suivies, où le maire de Bordeauxconnaître ses atouts et mobiliser. Les acteurs bor- tient le premier rôle pour impulser ces opérations de marketing commercialdelais s’y emploient, avec l’implication du maire de en faveur de la ville.Bordeaux comme produit d’appel “Le but de ces manifestations est sans ambiguïté. Il faut mettre le virus Bordeaux dans la tête des gens. Nous disons aux décideurs qu’il y a une vie après le périph et l’on ajoute : si vous avez une problématique deAudiences privées avec les décideurs déjà présents dans l’agglomération et relocalisation, posez-vous la question d’une réinstallation à Bordeaux, onsoucieux de s’y développer, avec les porteurs de projet tentés par une est là pour vous apporter des réponses. Vous ferez des économies sur vosimplantation et représentant les filières industrielles majeures de comptes d’exploitation, vous rendrez vos salariés heureux grâce à la qualitél’agglomération ou les secteurs économiques en développement. de vie de la région...” vante Robert Ghilardi de Benedetti, directeur généralRencontres et visites sur le terrain dans les entreprises qui font le tissu du BRA, l’agence de développement économique Bordeaux-Gironde.économique de l’agglomération et s’y confortent. Le BRA travaille sur une stratégie de séduction : sensibilisation des réseauxPetits déjeuners thématiques avec des chefs d’entreprise, PME, associatifs qui comptent et suivi de ces démarches marketing pour vendrecommerçants... qui évoquent leurs activités et les moyens de les renforcer. le produit Bordeaux.Déplacements à l’étranger, notamment vers les villes jumelées avec Une stratégie emboîtée par la Mairie et dont Alain Juppé est le premierBordeaux, comme Québec récemment. Une autre manière de parler ambassadeur. “Nous avons la chance d’être connus partout pour le vin,économie et d’engager des échanges. pour le tourisme. C’est très bien mais ce n’est pas suffisant. Il faut élargirPas une semaine sans que le pouls économique soit attentivement pris par notre image autour du thème de l’innovation, de la recherche duAlain Juppé, décidé à utiliser les techniques de tout bon commercial. A cela rayonnement. Il faut conjuguer l’art de vivre et l’art de créer.”s’ajoutent de nouvelles démarches, comme à Paris en septembre etoctobre dernier, avec la collaboration du BRA. Marketing territorial : quésaco ?Vendre le produit Bordeaux C’est une nouvelle mission du BRA qui se dessine depuis plus d’un an. Le marketing territorial vise à élaborer un plan d’action marketing national etPremière initiative avec l’Association nationale des DRH. 130 DRH des plus international afin de promouvoir la compétitivité et l’attractivité dugrandes entreprises franciliennes rassemblés pour une conférence menée territoire. Un groupe de travail anime ce volet qui intègre planpar Alain Juppé. Second volet avec plus d’une centaine de directeurs communication, plan commercial... dans un esprit de cohérence territoriale.financiers et contrôleurs de gestion sur un thème sans équivoque : Osez Une action collective à construire avec la ville-centre et les villes deBordeaux. Alain Juppé y était accompagné d’industriels bordelais : Pierre- l’agglomération. Alain Juppé visite la société Immersion SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 11
  • 11. Les quartiers, terreaux d’activités Bordeaux se pense un avenir dans le Top 20 des d’une large concertation publique qui s’appuie sur une démarche villes européennes à moyenne échéance. Pour y d’écoquartier. Un futur cœur de ville déployant la performance écologique, accéder, la stratégie économique s’esquisse au avec en son sein la caserne Niel désaffectée, qui sera le théâtre d’une cœur des quartiers. Belcier, la Bastide, les Bassins expérience singulière, dénommée Darwin. à flot, Bordeaux-Nord, l’hypercentre... se dessinent autour d’une ligne de force qui table sur une mixité Economie créative et éco-activités urbaine équilibrée entre habitat, lieux de vie, servi- ces et projets économiques Le dessein est d’utiliser les anciens magasins généraux pour y créer une vitrine de l’économie écoresponsable. En fait, il est question de “recycler” un bâtiment historique et de garder l’identité des lieux. Une démarche soft, Faire la ville autrement prônée par les porteurs de projet empreints du souci de réaliser une opération liant qualité environnementale et valeur d’usage. La démarche Une vision de l’aménagement du territoire qui se conjugue avec reflète les critères du développement durable. Environnementale de par sa l’émergence de nouvelles activités à forte valeur ajoutée. Le projet urbain conception architecturale, ensuite sociale, puisque les conditions de travail fait figure de colonne vertébrale du développement économique. des futurs occupants priment. Ils disposeront de services (crèche Euratlantique, autour du quartier de la gare, en est l’expression écoresponsable, épicerie et restauration bio, espace sportif, services emblématique. Ailleurs, le quartier de Carreire, près du CHU, est destiné à mutualisés...). Enfin, économique, car le projet sera notamment le lieu renforcer sa vocation autour des neurosciences, alors que le site des d’accueil d’activités écocréatives*. Bassins à flot apparaît comme le lieu privilégié du développement des On l’aura compris, l’expérimentation valorise écocréativité et économie activités nautiques et du tertiaire créatif. Consolidation de l’orientation verte. Des sociétés de ce domaine d’activités prévoient leur installation sur commerciale de Bordeaux-Nord avec 200 hectares aménageables, des le site. Tel est le cas de Vertige, spécialiste des toitures végétales, et aussi Berges du Lac disposant de 20.000 m2 d’espace tertiaire, de la Bastide- de structures publiques comme l’Ademe et l’Institut français pour la Nord dédiée à l’industrie nautique, la stratégie économique cible également performance énergétique du bâtiment (Ifpeb), porté par la CCI de l’émergence de filières innovantes. Tel est le cas du projet Bastide 2, objet Bordeaux et les professionnels de la filière construction. D’autres organismes placent Bordeaux en position de force sur le terrain du développement durable. L’institut technologique Forêt, cellulose, bois- “J’ai déménagé à Ravezies” construction, ameublement (FCBA) représente la pierre angulaire de l’innovation. L’intention de la Ville est de promouvoir ces deux axes de D’autres quartiers percent, comme Ravezies, désormais irrigué par le progrès : écocréativité et développement durable. tramway et qui renforce son identité tertiaire. Les bureaux y foisonnent et drainent des activités commerciales. Installé sept ans côté quai, le restaurant Le Bateau Lavoir a changé de port d’attache. “No parking, no business. L’installation sur les quais devenait problématique. J’ai donc décidé de vendre et de racheter un immeuble boulevard Godard, près de Ravezies. C’est un quartier en plein essor avec un potentiel de nouvelles activités qui vont encore émerger. Même s’il faut se refaire une clientèle, le bilan est positif. Nous proposons une restauration de qualité et la clientèle de cadres est au rendez-vous de midi. Le parc-relais de 400 places permet également un apport de clientèle venant de Bordeaux-Lac. Ravezies est un axe très dynamique la journée, moins le soir car le quartier n’est pas un quartier festif. Il faut créer aussi de l’activité en soirée”, souligne Jean-Yves Jeannot. Le FCBA, l’innovation au service des professionnels de la filière bois * Vous avez dit économie créative ? Le concept diffère de l’économie de production. Il prône une économie associée à la créativité dans son contenu, dans la conception de produits et de services capables de générer une croissance économique incluant le volet social, la diversité culturelle et surtout le développement humain. L’économie créative couvre essentiellement les productions immatérielles : culture, arts numériques, technologies multimédias... Plusieurs sociétés bordelaises ont valeur d’exemple : Bordeaux Games, Asobo Studio, Be Tomorrow, Axyz, Garlo (CIP audio), agence Aggelos... auxquelles s’ajoutent des artistes : la coopérative artistique et culturelle Ravezies, autre pôle d’attraction Pola et Bruit du Frigo, Jean-François Buisson, Bruno Grangé-Cossou...12 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 12. Darwin version Bastide Philippe Barre, initiateur de Darwin, est le respon- sera une vitrine des cultures urbaines. Durant deux ans, nous avons sable de l’agence de marketing créatif Inoxia, une travaillé sur ce projet, regardé ce qui se passe ailleurs, au Danemark, en composante du Groupe Evolution, incubateur pour Californie... et en France, où des expériences existent partiellement : la le développement de projets entrepreneuriaux Belle de Mai à Marseille, le Cent Quatre à Paris. tournés vers le développement durable Notre objectif est de créer un concept complet, qui sera aussi un tremplin pour lancer le nouvel écoquartier de la Bastide et l’animer. C’est un projet audacieux dans lequel nous mettons toute notre énergie, notre passion et Objectif Aquitaine. Pourquoi Darwin ? notre expérience. Mais attention, nous ne sommes pas des doux rêveurs, la Philippe Barre. C’est le concepteur de la théorie de l’évolution qui prône démarche est très pragmatique. une logique d’adaptation humaniste. C’est le sens que nous donnons à nos projets. Aujourd’hui, il faut changer de modèles et adopter de nouvelles O. A. Comment allez-vous traduire ce projet ? pratiques animées par ce que l’on nomme la responsabilité globale. Ph. B. Ce n’est pas un projet de promotion immobilière classique. Il se développe sur 25.000 m2 de la caserne Niel qui occupe 9 hectares. La O. A. C’est donc le propos du projet Darwin ? société Evolution porte la partie privée d’environ 10.000 m2. Nous acquérons Ph. B. Effectivement, il s’agit d’un projet de mixité urbaine qui mêle la parcelle et le permis de construire sera déposé en fin d’année. A pérennité économique et performance sociale et environnementale avec un souligner que des institutions publiques ont confirmé leur venue (Ademe, angle culturel. Nous intégrons dans ce cadre des entreprises éco- Ifpeb) et que les collectivités (Mairie et CUB) nous soutiennent. innovantes et écocréatives avec une dimension artistique, puisque ce lieu© Astoria Studio Darwin : future vitrine de la rénovation durable et de l’économie créative L’atout commercial Moteur des quartiers, le commerce représente indéniablement un pilier économique bordelais qui a l’attention de la collectivité. Ainsi, le secteur marchand du centre-ville est appelé à se consolider tout en préservant l’équilibre de l’offre et sa diversité. Parmi les futures opérations d’urbanisme, des implantations commerciales drainant de nouvelles enseignes sont projetées : îlot Bonnac (7.000 m2), îlot Puy-Paulin (2.800 m2), îlot Sud-Ouest (15.000 m2). Le Quai des marques est devenu un nouvel espace de chalandise en front de Garonne qui compte déjà plus de 24 boutiques, de la restauration, des activités tertiaires. Par ailleurs, l’attractivité commerciale de la ville se cristallise dans le secteur du Lac, dont il convient de renforcer la position dans le sens du maintien de l’équilibre de l’agglomération. A proximité du quartier du Lac, la zone commerciale Aliénor offre un fort potentiel de développement. La concrétisation du projet Apsys permettra de positionner Bordeaux-Nord en tant que pôle commercial d’envergure interrégionale. Le projet Apsys mixe habitat, équipement public (crèche), tertiaire (20.000 m2) et commerces indoor et Quai des marques, un nouvel espace de chalandise outdoor, dédiés aux arts de la maison (45.000 m2). SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 13
  • 13. Bordeaux l’industrieuse Bordeaux est le berceau d’industries traditionnelles qui ont su innover et devenir des leaders incontes- tés dans leur domaine. Zoom sur deux piliers de l’industrie bordelaise : Saft et CNB Bordeaux, la tête du réseau 20 ans de succès pour CNB international de Saft Depuis 20 ans, CNB a mis à l’eau plus de 50 yachts de 20 à 36 mètres. Aujourd’hui, un grand voilier sur 10 construits dans le Saft est le premier concepteur, développeur et producteur mondial monde porte la signature CNB. Une signature fréquemment de batteries de haute technologie pour l’industrie et la défense. distinguée au plus haut niveau, notamment par l’International Avec 3.800 salariés et 16 sites de production dans le monde, des Superyacht Society clients dans 18 pays pour un chiffre d’affaires réalisé à 70 % à l’export, le cœur de l’entreprise bat à Bordeaux Né à Bordeaux en 1949, Saft se déploie en marge du réseau ferroviaire, l’un de ses clients d’origine. “Aujourd’hui, indique Daniel Charbonnel, directeur de l’usine, les batteries pour le secteur ferroviaire constituent encore une part importante de notre chiffre d’affaires, mais nous avons diversifié notre clientèle vers l’industrie et l’aéronautique.” Avec des produits de plus en plus sophistiqués, connus et reconnus dans le monde, Saft conçoit des batteries sur mesure pour Airbus, Dassault, Eurocopter dans l’aéronautique, Alstom, Siemens ou Bombardier dans le ferroviaire. Une expertise qui a récemment conduit l’entreprise vers un nouveau défi technologique : la production, en partenariat avec Johnson Controls, de batteries au lithium-ion pour des automobiles hybrides. “Les CNB, des yachts sur toutes les mers du globe marchés qui s’ouvrent sont porteurs, comme celui des énergies renouvelables, éoliennes ou panneaux solaires, qui ont besoin de batteries “Nous étions 60 personnes il y a 10 ans. Nous sommes près de 500 aujourd’hui, sur 35 métiers”, indique Jean-Louis Chaput, directeur adjoint de CNB. Installée sur 6 hectares en bordure de Garonne, CNB n’a pas fini de se développer et d’étendre son emprise sur le quai de Brazza : après la construction du hangar pour les coques aluminium, la société inaugure un nouveau site de production dédié à la fabrication en composite en 1999 et ouvre une unité destinée au montage des bateaux de série (Lagoon depuis 2005, Bordeaux 60’ à partir de 2007). “Nous réfléchissons actuellement à l’aménagement d’une grande cale de mise à l’eau au cœur de nos chantiers.” S’ils s’élancent de Bordeaux, les grands voiliers, pour plus de 85 % d’entre eux, sont destinés à l’export. “Nos clients sont majoritairement de riches particuliers du monde entier pour qui nous concevons des navires uniques. Parfois plus de 10.000 heures d’étude, une visualisation en 3D de chaque élément du bateau, des moules à usage unique pour les bateaux en composite et près de deux ans de travail sur chaque unité. Ce qu’ils viennent chercher chez nous ? La capacité de mettre en œuvre les Saft produit des batteries pour les véhicules hybrides dernières innovations technologiques, la maîtrise complète du projet de la conception à la livraison, la qualité et la personnalisation à l’infini des de haute technologie.” Les sites de production ont été rationalisés et sont finitions”, souligne Jean-Louis Chaput. implantés dans le monde entier. Mais Bordeaux a gardé toute son importance grâce à la branche R & D du CNB, c’est aussi... groupe, soit près de 160 collaborateurs qui accompagnent clients et Filiale du groupe Bénéteau dont elle a repris l’activité de construction de prospects dans la réalisation de leurs projets. bateaux professionnels, CNB gère aussi la conception et la fabrication de “Le choix de Bordeaux pour la localisation de ce maillon essentiel plusieurs types de bateaux à usage professionnel : transport de passagers, s’explique par l’antériorité d’équipes compétentes, par la présence pêche et vedettes côtières de surveillance maritime. Cette activité est fondamentale d’un pôle universitaire de recherche, par l’expertise exercée sur deux sites selon le matériau utilisé dans la construction : aéronautique de la région, mais aussi parce que la qualité de la vie est un L’Herbaudière en Vendée pour la construction polyester et Bordeaux pour argument très vendeur pour faire venir de nouveaux collaborateurs à haut la construction aluminium. potentiel.”14 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008
  • 14. “Réconcilier le cerveau droit etle cerveau gauche de Bordeaux”Marc Lhermitte, consultant spécialisé dans les à très forte valeur ajoutée, n’ont pas encorestratégies de développement des territoires, com- marqué le territoire mais pourraient jouer un belmente une enquête CSA* qui révèle les points effet de levier dans les années qui viennent. Sansforts et les points faibles de Bordeaux vus par les compter le TGV qui, mettant Bordeaux à deuxdirigeants français, en comparaison avec sept heures de Paris, va considérablement renforcergrandes villes françaises l’attractivité de la ville, comme cela s’est produit à Nantes ou à Lille. L’amélioration des liaisons vers Pau et Bayonne amplifiera encore le“Bordeaux est, avec Paris, la seule ville française à avoir une "marque" phénomène.”aussi forte. Cependant, le tissu économique n’a pas la diversité et la Marc Lhermitterichesse de ses concurrentes. Malgré de solides leaders comme Thales ou Une image côte OuestEADS, il manque à Bordeaux de grandes locomotives industrielles ou desgrands comptes et leur réseau de sous-traitants et fournisseurs.” “Il existe aujourd’hui des parallèles intéressants entre Bordeaux et la78 % des dirigeants reconnaissent comme point fort la qualité de la vie, Californie du Nord d’il y a quelques années, souligne Marc Lhermitte : une70 % l’estiment bien dotée en matière d’infrastructures de image "côte Ouest" faite du subtil équilibre entre, d’une part, la modernité,télécommunications ou de logistique, 67 % jugent bonne la qualification de le fait d’être bien reliée au monde, la technologie, et, d’autre part,ses ressources humaines. Comparée aux villes concurrentes, Bordeaux l’innovation, un pôle universitaire, des filières à haute valeur ajoutée, unfigure en première position pour l’offre d’art et de culture et en deuxième cocktail qui réconcilie les deux cerveaux, celui qui réclame de laposition, derrière Nantes, pour la protection de l’environnement et le performance et celui qui veut être créatif. Peut-être qu’il manque juste àdéveloppement durable. A noter, parmi les points faibles : les débouchés et Bordeaux un sentiment d’urgence qui conduirait toutes les communautésl’immobilier d’entreprise. Les entrepreneurs croient au potentiel futur à de décideurs à parler d’une seule voix. La communauté d’affaires vithaute valeur ajoutée dans plusieurs domaines : les TIC, les sciences du presque trop bien à Bordeaux. Ce qui a fait le succès de Manchester,vivant, l’aérospatiale et la défense et l’électronique. Pour 30 % des Bilbao, Lyon ou Prague, c’est aussi une forte symbiose entre les pouvoirsdécideurs, Bordeaux pourrait être le lieu d’implantation d’une plate-forme publics, les entreprises et les chercheurs. Bordeaux doit passer le cap delogistique, et pour 17 %, celui d’une agence régionale. “Mais la réalité la mobilisation commune pour voir s’épanouir tout son potentiel et atteindreéconomique a beaucoup évolué ces dernières années, indique Marc un leadership européen.”Lhermitte : le développement récent et très rapide du tertiaire, avec des * Enquête CSA “Attractivité de Bordeaux, aujourd’hui, demain” réalisée en décembre 2007success stories comme celle de Cdiscount, l’implantation d’une filière laser auprès de 120 dirigeants français, dont 17 % d’Aquitains.PORTRAIT DENTREPRISE Immersion® : une réussite bien réelle En 14 ans, elle a fait de la simulation virtuelle une réalité où elle se Bordeaux, salles de visualisation en 3D et murs d’image à très haute distingue sur le marché français comme PME leader en matière densité, simulateurs visuels 3D temps réel, environnements immersifs à d’innovation et de projets clés en main pour l’industrie et la recherche. plusieurs faces... Autre spécificité de cette entité de 20 personnes, un Découverte en 3D d’Immersion®. pôle Recherche & Développement réunit 5 spécialistes (ingénieurs, Réalité virtuelle, simulation interactive et immersive en 3D d’un docteur en informatique et cogniticien) pour la veille technologique et la environnement réel ou imaginaire. En 1994, l’aventure du virtuel conception de nouvelles méthodes d’interaction et de visualisation concernait surtout le monde des jeux vidéo, le champ des applications multimodales, à l’image de l’interface dernier né, le Cube, tactile et industrielles étant peu défriché en France. Pour Christophe Chartier et intuitif. “Parce que notre métier est d’être pionnier et non suiveur, nous Guillaume Claverie, il y avait là un créneau à prendre. La jeune accordons un rôle prépondérant à la recherche, ce qui fait de nous une Immersion®, devint ainsi pionnière du négoce de produits de simulation PME atypique dans un univers où opèrent essentiellement des (gants, casques, capteurs...) à destination des centres de recherche et laboratoires” commente Christophe Chartier, seul aux manettes des industriels français. Aujourd’hui, l’entreprise, certifiée Iso 9001, d’Immersion® depuis 2005. Preuve de la reconnaissance de ce savoir- occupe toujours la première place, avec un chiffre d’affaires de 4,5 M€. faire, le Cube a été présenté devant les experts mondiaux de la réalité Elle réalise en outre pour le compte de grands noms : Renault, EADS, virtuelle lors des conférences VRST fin octobre à Bordeaux. Eurocopter, Louis Vuitton, le CEA ou encore l’INRIA (Institut national de L’avenir ? Toujours sous le signe de l’innovation et de la croissance. A recherche en informatique et en automatique) des solutions sur-mesure, l’étroit pour concevoir, fabriquer et présenter ses réalisations, pour la conception et l’analyse de systèmes complexes et de maquettes Immersion® envisage de déménager, sans quitter Bordeaux : “on se sent numériques, la simulation de formation, la gestion d’intervention par la bien et le développement d’une PME comme la nôtre y prend tout son visualisation de différents scénarios... Sont conçus, fabriqués et montés à sens”. SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008 15
  • 15. Destination congrès La concurrence est rude parmi les villes de niveau international organisatrices de congrès et autres séminaires. La capacité des infrastructures, la notoriété du vignoble et de l’esthétique XVIIIe, cer- tes... mais d’autres arguments sont développés “Nous sommes en concurrence avec des villes comme Lyon, Berlin, Florence... Il faut donc augmenter notre attractivité et notre image. Par Congrès : du haut de gamme en ligne de mire exemple, en s’adossant à nos filières d’excellence ”, explique Hélène Fourquet, directrice du Bordeaux Gironde Convention Bureau (BGCB). Congrès et Expositions de Bordeaux. Evidemment, le volet expositions se Ainsi, à côté de la qualité de vie, il s’agit de porter haut la bannière de la taille la plus belle part avec ses manifestations majeures, la Foire qualité de la recherche, du tissu d’entreprises de pointe, du dynamisme internationale, Conforexpo, Vinexpo... Le pôle congrès représente 15 % des d’une ville de son siècle. Pour ce faire, on prospecte les organisateurs de activités de CEB, qui se classe parmi les cinq premiers opérateurs congrès, on identifie les structures françaises, européennes, internationales nationaux. François-Bernard Martin, directeur général de CEB, s’en réjouit potentiellement organisatrices, à l’aide de base de données... et analyse les conditions de la réussite : “Pendant longtemps, les travaux “Et puis nous avons mis sur pied en 2007 un Club des ambassadeurs de ont été un frein à l’accueil des manifestations. Aujourd’hui, on table sur la Bordeaux qui compte près de 150 membres issus du monde de la notoriété de la ville, bien sûr avec le vin et le patrimoine. Le label Unesco recherche, de l’économie, du vin... Ce sont des porteurs de projet locaux accentue cette image. D’autre part, nous avons des capacités reconnues ayant une dimension nationale et internationale et qui contribuent à nos avec nos trois infrastructures, les outils techniques performants missions de prospection”, poursuit-elle. Et ça marche ! Grâce à son travail (multiplexe, Wi-Fi...) déployés et le "plus" de notre certification ISO 9001, tout-terrain et à l’entregent des porte-parole, le BGCB a atteint ses gage de qualité. En outre, le substrat local, c’est-à-dire la qualité des objectifs jusqu’en 2010, avec déjà une réservation pour 2013 ! universités, et la présence de l’industrie favorisent la tenue des manifestations. Récemment, ce furent les Journées de neurologie de langue française et un séminaire de l’industrie papetière.” Des manifestations qui enregistrent un taux de satisfaction de 97 % ! L’objectif est moins de progresser en quantité qu’en qualité. Déjà, CEB s’enorgueillit d’avoir attiré le congrès de la Fédération nationale du cinéma français, un festival emblématique. A suivre, en 2009, le congrès de la Mutualité, qui attend 4.000 personnes, et un “must”, en 2010, le congrès des notaires. CEB travaille déjà sur les prévisions 2012. Bordeaux, la couleur du vignoble Rares sont les villes dont le patronyme est aussi intimement lié à une activité économique. Bordeaux, c’est toujours et encore le vin. En Gironde, un emploi sur six dépend de la filière vitivinicole. Une activité prédominante qui pèse dans la balance commerciale. Si le vin est le meilleur ambassadeur de la ville, l’inverse est également vrai. Economie Le cinéma français, réuni à Bordeaux à part entière, le développement du secteur est un vecteur d’identification qui permet de valoriser l’image de la ville. “Sur 11 dossiers ouverts, nous en avons gagné 9 et 2 sont en instruction”, En ce sens, la promotion du vin de Bordeaux est un axe se réjouit Hélène Fourquet. “Nous avons un bon positionnement et c’est un particulièrement important. signe de l’attractivité de la ville qui bénéficie des retombées économiques.” On estime à 150 euros, en moyenne, les dépenses des congressistes en transports, repas, hébergement, consommations diverses. En 2007, le Palais des congrès a reçu l’Association européenne des pharmaciens hospitaliers, soit 2.000 personnes, une belle addition sur un seul événement ! Le tourisme d’affaires, secteur florissant En 2007, ce sont 283 événements qu’ont accueilli le Palais des congrès, le Parc des expositions et le H14, soit près de 1,34 million de personnes. Un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros (+ 8 % par rapport à 2006) pour16 SUPPLÉMENT D’OBJECTIF AQUITAINE • 161 • DECEMBRE 2008