Note sur les PME et ETI Françaises face à la conjoncture

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  • 1. LES PME ET ETI FRANÇAISES FACE A LA CONJONCTURE N°1 : 1 ER TRIMESTRE 2014 FONDAMENTAUX ECONOMIQUES STRUCTURE FINANCIERE VALORISATION ET PERSPECTIVES WWW . PMEFINANCE . ORG WWW . ALTAVALUE . FR
  • 2. AVANT PROPOS A l'heure où la santé des entreprises s’est hissée au plus haut dans les priorités du pays, la mise à disposition de données permettant d'éclairer la situation des PME-ETI devient, selon nous, une mission d'intérêt général. PME Finance et AltaValue sont heureux d'unir leurs savoir-faire pour répondre à ce besoin, sous la forme d'une note trimestrielle complète répondant à 3 objectifs : Jean Rognetta  Président L’évolution des fondamentaux économiques Cette note trimestrielle s’attachera en premier lieu à fournir des éléments PME Finance agrégés permettant de comprendre comment la situation globale des PME-ETI évolue tant sur le plan économique que financier.  La structure financière PME-ETI face à la conjoncture Au travers d’un ensemble complets d’indicateurs clés (chiffre d’affaires, C.A. export, délais de paiement, marge, capex, fonds propres, endettement et BFR), ce document permettra de décrypter et d’interpréter la manière dont les Pierre-Yves Gauthier entreprises réagissent au contexte économique. Président AlphaValue  Perspectives d'activité et valorisation à l'aune de l'économie mondiale Grâce à la méthodologie développé par AltaValue, figureront chaque mois deux indicateur avancés importants : • Le détail des perspectives globales attendues pour les PME-ETI françaises (C.A., Ebitda et Fonds propres) • Les perspectives sectorielles sur les 14 grands secteurs* Afin de prolonger et de compléter les interprétations des données étudiées, la note reprendra également le détail des valorisations : • exprimées pour les PME, les ETI et les filiales de grands groupes • pour chaque secteur d’activité • pour chaque région ** En apportant trimestriellement des conclusions chiffrées sur la situation courante ainsi qu'une projection précise et réaliste de l'activité des entreprises pour les 24 mois à venir, PME Finance et AltaValue proposent à tous les acteurs de l'économie un outil précieux pour comprendre la comportement des entreprises et l'évolution du contexte à l'aune des signaux envoyés par l'économie mondiale. Jean Rognetta Pierre-Yves Gauthier Président de PME Finance Président d’AlphaValue * les perspectives sur la totalité des 417 secteurs référencés est disponible sur demande auprès d’AltaValue ** les valorisations régionales #3 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 3. 1. L’EDITO DU TRIMESTRE : INVESTISSEMENT, INVESTISSEMENT, INVESTISSEMENT ! Tout le monde le dit : Le problème c’est l’investissement…, … c’est donc aussi la clé ! Evolution de l’investissement des Sociétés Non Financières françaises 15% 250 10% Chloé Magnier Directrice Associée 200 5% CM Economics 150 0% 100 -5% 50 -10% 2012 Niveau (base 100 en 2005) - (à droite) 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 Taux de croissance annuel (à gauche) 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 0 1990 -15% Source : INSEE, Comptes nationaux, série longue, volumes aux prix chainés de l’année précédente Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, le problème n’est pas nouveau ! Au milieu des années 90, les entreprises françaises se sont engagées dans un long processus de désendettement. Celui-ci s’est effectué surtout au détriment de l’investissement dans un contexte marqué par :  Des marges des PME, relativement stables (entre 20% et 23%) mais structurellement inférieures à celles des ETI et des grandes entreprises ;  Une perte de compétitivité générale de l’économie française et des PME en particulier ;  Un climat d’incertitude et d’inquiétude sur les perspectives économiques et financières de l’économie mondiale, qui voyait émerger de nouvelles puissances économiques pendant que e la mondialisation avançait par ailleurs à marche forcée pour d’autres. L’impact négatif de la crise financière de 2007/2008, dont l’ampleur aura été maximale en 2009, n’aura fait qu’accentuer le processus. Face à une très forte baisse de leur chiffre d’affaires, les entreprises françaises dans leur ensemble, et les PME en particulier ont :  Réduit en partie l’emploi mais surtout stoppé toutes dépenses d’investissement ;  Continué de reconstituer leurs fonds propres par mise en réserve de leurs résultats alors que leur marge continuait de s’éroder. Les années 2010 et 2011 auront été marquées par une tentative de rebond de l’économie française tirée par la reprise de l’économie américaine et des #4 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 4. économiques émergentes. Le rebond aura aussi été soutenu , d’une part, par les plans de relance mis en œuvre par le précédent gouvernement et surtout d’autre part, par des politiques monétaires ultra-accommodantes mise en place par les banques centrales des principaux pays occidentaux. Pourtant le rebond n’aura été que passager, avorté en 2012 avec la crise des dettes souveraines, conséquence du creusement des déficits budgétaires qui a suivi les politiques de relance mise en place en 2009. Les politiques inverses de réduction drastique des déficits budgétaires qui s’en sont suivies, et les incompréhensions de 2012 entre un nouveau gouvernement et des entreprises déjà à bout de souffle, auront eu raison du peu de confiance qui restait chez les entrepreneurs. Alors que le taux de croissance annuel moyen de l’investissement en France, était proche de 6% pendant les 30 glorieuses, il aura dépassé péniblement 1,75% au cours des 3 décennies suivantes ! Au total, en 2014, ça passe ou ça casse ! L’investissement doit repartir en 2014 pour assurer une croissance française qui retrouve son niveau potentiel à partir de 2015. C’est la condition sine qua non d’une reprise solide et durable en France.  Le gouvernement, après les atermoiements de la première année du nouveau quinquenat aura pris la mesure de l’enjeu. La politique économique française doit avant tout soutenir l’entrepreneur. Le CICE, les allègements de charges,…, sont là pour ça. La BPI et les mesures en faveur du financement des PME aussi.  Le corolaire est que la croissance ne peut plus venir de la consommation des ménages alors que ceux-ci voit leur pouvoir d’achat grevé par les hausses d’impôt et par la hausse du chômage. Alors que la structure financière des PME françaises est relativement saine, que les fonds propres sont reconstitués, les PME semblent correctement positionnées pour profiter d’une reprise de l’activité, qui s’est fait attendre, et qui restera tirée en 2014 par le reste du monde. L’entrepreneur doit maintenant reprendre vraiment et durablement confiance, il doit investir, et prioritairement à l’export. Il pourra alors créer des emplois. Reste à savoir si les mesures de 2013 sont à la hauteur de l’enjeu, si elles auront réussi à convaincre les entrepreneurs et surtout si ces derniers trouveront les financements dont ils ont besoin. Bonne année 2014 & « May the confidence be with us ! » Chloé Magnier Rapporteur de l’observatoire des entrepreneurs PME Finance Directrice Associée – CM Economics #6 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 5.  SOURCES DES DONNEES UTILISEES L’ensemble des données qui sont produites dans cette note sont présentées : - En évolution historique de 1996 à 2011 à partir des données extraites de la base FIBEN et de l’observatoire des entreprises de la Banque de France - En évolution récente pour les années 2009 à 2012, extraites de la base de données AltaValue, soit 63 000 PME indépendantes, 3 000 ETI françaises et 4 000 PME/ETI appartenant à un grand groupe. Les données relatives aux PME s’entendent hors micro-entreprises. Les données estimatives pour 2013 et anticipées pour 2014 portent les 50 000 PME et ETI valorisées dans l’univers AltaValue. Les données relatives au nombre d’entreprises créées et aux défaillances proviennent de l’INSEE pour les créations et de la direction des études d’Altares pour les données de défaillances. Les commentaires sur ces dernières ont été réalisés par Thierry Milion, directeur des études d’Altares (que nous remercions vivement pour son éclairage). #7 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 6. 2. LES FONDAMENTAUX ECONOMIQUES DES PME 2.1 ACTIVITE DES PME ET ETI FRANÇAISES 2.1.1 Chiffre d’affaires L’ensemble des entreprises françaises aura été fortement affecté par la crise financière de 2007/2008 marquant un recul de leurs chiffres d’affaires de 5% à 10% selon la taille des entreprises. L’année 2009 aura marqué un point de rupture dans les performances relatives des entreprises en fonction de leur taille : De 2000 à 2008, les PME surperforment les ETI et les GE en matière de  progression de leurs chiffres d’affaires. Elles seront aussi celles qui marqueront le recul relatif le moins important de leur activité en 2009. En revanche, le rebond de l’activité en 2010 et 2011 (avorté en 2012), tiré par  la reprise de l’activité hors de France (Etats-Unis, pays émergents) aura surtout bénéficié logiquement aux Grandes Entreprises tout d’abord et aux ETI ensuite ; les premières réalisant une part plus importante que les secondes de leur chiffre d’affaires à l’export. L’activité  des PME françaises, beaucoup plus faiblement tournée à l’exportation (voir graphique taux d’exportation) reste ainsi largement dépendante des fluctuations de l’activité des ETI et GE françaises, leurs principaux donneurs d’ordre. La croissance de l’économie mondiale ne bénéficie qu’indirectement aux PME françaises. HISTORIQUE DU TAUX DE CROISSANCE DU CHIFFRE EVOLUTION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DES PME ET ETI D’AFFAIRES DE ENTREPRISES FRANÇAISES FRANÇAISES DEPUIS 2009 15% 10% 7,38% 6,18% 8% 10% 7,59% 6,30% 6% 2,66% 4% 5% 2% 0% 2,43% -2% 0% -4% -5% -6% -8% PME Source : Base FIBEN, Banque de France #8 ETI GE 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 -10% -10% -6,18% -8,63% 2009 2010 2011 PME 2012 ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 7. L’année 2012 aura été marquée par un net ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires des PME et des ETI, dans le sillage de la crise des dettes souveraines, de la réduction des déficits budgétaires qu’elle a impliqué et in fine de leur impact négatif sur la confiance des entreprises et des ménages.  Au total, après une baisse de 6,2% en 2009 au plus fort de la crise économique, le Chiffre d’Affaires des PME a progressé significativement en 2010 (+6,2%) et 2011 (+6,3%). En 2012, la progression du CA est bien plus modeste (+2,4%).  Les tendances sont identiques pour les ETI françaises, les mouvements étant amplifiés à la hausse comme à la baisse. Après un recul de 8,63% en 2009, le chiffre d’affaires des ETI françaises a progressé de 7,38% en 2010 et 7,59% en 2011, suivi d’une croissance très modeste de seulement 2,66% en 2012.  Au total sur les années 2009 à 2012, le chiffre d’affaires des PME françaises aura progressé de seulement 8,5% et celui des ETI de 8,4%. HISTORIQUE DU TAUX D’EXPORTATION DES ENTREPRISES FRANÇAISES 25% 20% 15% 10% 5% 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 ETI GE PME Toutes tailles Source : Base FIBEN, Banque de France 2.2 INVESTISSEMENT ET RENTABILITE 2.2.1 Evolution de l’investissement des PME et ETI françaises Les dépenses d’investissement des PME et ETI françaises stagnent depuis 2009, après avoir fortement chuté au cours de cette année-là. Alors que les PME ont un taux d’investissement structurellement inférieur à celui des ETI et des PME, cette fragilité constitue à la fois un frein et sa reprise, la clé du développement futur et de la compétitivité des PME françaises. Les dépenses d’investissement auront été très affectées en 2009 par la répercussion sur l’économie réelle de la crise financière. Elles reculent de 15,3% pour les PME et de 13,3% pour les ETI françaises. Les évolutions constatées de 2010 à 2012 sont erratiques est signalent surtout l’absence de reprise de l’investissement :  Pour les PME, l’investissement a continué de se contracter en 2010, suivi d’un rebond net en 2011, mais qui ne permet pas de rattraper la baisse enregistrée les deux années précédentes, suivi d’une nouvelle baisse très nette en 2012 #9 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 8. dans le sillage des fortes incertitudes sur les politiques fiscales visant les entrepreneurs (taxation des plus-values – mouvement des pigeons). Pour les ETI, 2010 aura été marqué par un rebond de l’investissement après la  forte baisse de 2009, mais suivi d’un nouveau recul en 2011 et d’une très modeste reprise en 2012 que l’on peut imputer en partie aux dépenses d’investissement à l’export afin de suivre la reprise de l’économie mondiale. Au total, les dépenses d’investissement auront reculé de 19,6% pour les PME et  de 7,16% pour les ETI sur les années 2009 à 2012 HISTORIQUE DU TAUX D’INVESTISSEMENT EVOLUTION DES DEPENSES D’INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES FRANÇAISES DEPUIS 2009 27% 10% 25% 5% 23% 0% 21% 7,8% -5% 7,1% 2,9% -2,8% -5,2% 19% -6,5% -10% 17% -15% PME ETI 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 15% -20% -13,3% -15,3% 2009 2010 GE 2011 PME 2012 ETI Source : Base FIBEN, Banque de France Source : PME Finance/Altavalue 2.2.2 Taux de marge La faiblesse de l’investissement des ETI et surtout des PME françaises est le corollaire de la dégradation des marges de ces dernières depuis 2007 : HISTORIQUE DU TAUX DE MARGE NIVEAU DE LA MARGE EBITDA DEPUIS 2008 DES ENTREPRISES FRANÇAISES (EBIDTA / CA) 29% 28% 27% 26% 25% 24% 23% 22% 21% 20% 19% 9% 8% 7% 8,1% 7,0% 8,1% 7,8% 6,6% 7,5% 6,6% 6,9% 7,4% 6,4% 6% 5% 4% 3% 2% PME Source : Base FIBEN, Banque de France # 10 ETI GE 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1% 0% 2008 2009 2010 PME 2011 2012 ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 9.  Le taux de marge des PME et ETI françaises, exprimé en % de la valeur ajoutée a très nettement reculé depuis les plus hauts enregistrés en 2007 : - Le taux de marge des PME françaises structurellement inférieur à celui des ETI atteint seulement 22,1% en 2011 contre 28,3% en 2007. - Pour les ETI, ce taux recule à 24% en 2011 contre 27,1% en 2007. - Les marges des PME et ETI auront logiquement été très affectées en 2009 dans le sillage de la dégradation de leurs chiffres d’affaires. Le rebond observé en 2010 et 2011 n’aura pas permis de retrouver les niveaux d’avant crise.  Le recul est logiquement moins marqué pour la marge de l’EBITDA exprimée en % du chiffre d’affaires. Celle-ci recule néanmoins de 0,3 point pour les PME et de 0,7 point pour les ETI. 2.3 EVOLUTION DE L’EMPLOI DES PME ET ETI FRANÇAISES Les PME et ETI françaises auront tenté de préserver l’emploi au plus fort de la crise économique en 2009. Le recul de l’emploi aura été limité en comparaison du recul de l’activité :  En 2009, l’emploi des PME aura reculé de seulement 1.3% comparativement à un recul du chiffre d’affaires de 6,2% et de l’investissement de 15,3%, entrainant mécaniquement une augmentation de la productivité des salariés.  Pour les ETI, l’emploi aura été maintenu à son niveau de 2008 malgré un recul de 8,63% du chiffre d’affaires et de 13,3% de l’investissement. En conséquence, et alors que les marges continuaient de s’éroder, le rebond du chiffre d’affaires à partir de 2010, n’aura que très faiblement profité à l’emploi notamment dans les PME. Au total :  De 2009 à 2011, l’emploi aura progressé de 1,25% seulement dans les PME et de 4,40% dans les ETI pendant que le chiffre d’affaires progressait respectivement de 8,46% et 8,36%  Cette progression de l’emploi a été largement insuffisante pour éviter au nombre de chômeurs de progresser en France. EVOLUTION DE L’EMPLOI DES PME ET ETI FRANÇAISES 2,5% 2,0% 1,5% 1,0% 0,5% 0,0% -0,5% -1,0% -1,5% 2,2% 1,7% 1,6% 1,2% 0,6% 0,5% 0,6% 1,3% 0,6% 0,0% -0,6% -1,3% 2009 2010 PME ETI 2011 2012 Ensemble des PME et ETI Source : PME Finance/AltaValue # 11 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 10. 2.4 CREATION ET DEFAILLANCES DE PME ET ETI EN FRANCE 2.4.1 Les créations d’entreprises en France Evolution des créations d’entreprises en France depuis 10 ans selon le statut juridique 700 000 600 000 700 000 622 039 580 193 549 538 549 805 975 185 600 000 500 000 500 000 400 000 300 000 400 000 331 325 739 439 271 285 268 996 217 458 300 000 200 000 200 000 100 000 100 000 - 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Société Entreprises individuelles Hors auto-entrepreneurs Auto-entrepreneurs Source : INSEE Note : La série des créations d'entreprises est constituée à partir des informations du répertoire SIRENE. Toute entreprise, personne physique ou personne morale, est inscrite au répertoire lors de sa première déclaration de démarrage d'activité non salariée et reçoit un numéro d'identification unique. Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise présentée par l'INSEE s'appuie sur le concept défini par Eurostat afin d'harmoniser et de comparer les données européennes . 2.4.2 Les défaillances d’entreprises en France  LES DEFAILLANCES D’ENTREPRISE EN 2013 « Asséchées par une succession de crises depuis cinq ans, de nombreuses entreprises avaient rendu les armes en fin d’année 2012, laissant augurer d’une année 2013 bien compliquée. 2013 a confirmé que les plaies de 2009 n’avaient pas cicatrisé. Le niveau des défaillances d’entreprises reste comparable à celui de 2009, et plusieurs régions et secteurs signent de nouveaux records de sinistralité. Pourtant, si l’industrie, et par extension le B2B, avait payé le plus lourd tribut à la crise de 2009, ce sont désormais les TPE et les acteurs B2C qui portent les stigmates des tensions économiques du moment. Les sociétés plus importantes, développant plus de 15 M€ de chiffre d’affaires, ne sont pas totalement épargnées puisque près de 180 d’entre-elles, soit autant qu’en 2009, ont défailli cette année. Mais là, tout autant que la difficulté à garnir un carnet de commande, c’est la structure financière qui fait défaut.». Thierry Milion, Directeur des études Altares # 12 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 11. LE SEUIL DES 60 000 CESSATIONS DE PAIEMENT A ETE FRANCHI EN 2013 Le seuil des 60 000 cessations de paiement a été franchi en 2013 pour la première fois depuis 2009, qui en avait connu 62 300. 61 468 Redressements judiciaires (RJ) ou Liquidations judiciaires (LJ) directes ont été ouvertes par les tribunaux ; un nombre en augmentation de 2,8 % par rapport à 2012. A ces RJLJ, s’ajoutent 1 633 ouvertures de sauvegarde (+ 9 %). Ce sont donc 63101 défaillances qui auront été prononcées cette année (+ 3 %), un nombre très proche de celui observé en 2009 (63 709). La fin de l’année semble vouloir exprimer une meilleure tendance avec un arrêt de la hausse des RJLJ. Cependant, encore 16 000 défaillances ont été prononcées sur le dernier trimestre, un volume comparable à celui des quatrièmes trimestres 2008 et 2009. EVOLUTION DES DEFAILLANCES D’ENTREPRISES EN FRANCE DEPUIS 10 ANS 65 000 62313 59296 60 000 59018 59780 2010 2011 2012 61468 56162 55 000 50 000 48342 49850 49295 47091 45 000 40 000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2013 Source : Altares, CP du 16 janvier 2014 : bilan 2013 des défaillances et sauvegardes d’entreprises 68 % DES JUGEMENTS SONT DES LIQUIDATIONS DIRECTES EN 2013 Les ouvertures de sauvegardes augmentent (9 %) trois fois plus vite que celles des RJLJ (3 %), mais ne représentent toujours qu’à peine 3% de l’ensemble des procédures prononcées. L’essentiel des jugements (68%) sont des liquidations judiciaires directes.  Près de 20% des micro-entreprises sans salarié se voient immédiatement liquidées par le tribunal ; c’est l’inverse pour les sociétés de plus de 50 salariés, plus de 80% sont autorisées à poursuivre leur activité pour tenter de mettre en place un plan de remboursement (redressement) ou de cession.  Cette possibilité de redressement offerte à ces PME-ETI est essentielle pour le maintien de l’économie et de l’emploi sur les territoires. En effet, si ces sociétés de plus de 50 salariés concernent seulement 1 % de l’ensemble des défaillances, elles représentent en revanche 25% des emplois menacés (66 000 sur 269 000 en 2013). # 13 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 12. Nombre de défaillances d'entreprises par type de procédure par trimestre 2009 2010 2011 2012 2013 Evolution 2013/2012 2012T4 2013T4 Evolution 2013/2012 1396 1261 1419 1498 1633 9,0% 381 417 9,4% 62 313 59 296 59 018 59 780 61 468 2,8% 16 067 16 068 0,0% dont RJ 19 614 18 842 18 807 18 475 18 465 -0,1% 4 994 5 007 0,3% dont LJ 42 699 40 454 40 211 41 305 43 003 4,1% 11 073 11 061 -0,1% 63 709 60 557 60 437 61 278 63 101 3,0% 16 448 16 485 0,2% 666 472 515 562 565 0,5% 144 141 -2,1% 257 200 242 500 247 200 268 400 269 300 0,3% 66 900 71 900 7,5% Sauvegardes Redressements Judiciaires ou Liquidations judiciaires directes TOTAL FRANCE Dont PME > 50 salariés Ensemble Emplois menacés Source : Altares, CP du 16 janvier 2014 : bilan 2013 des défaillances et sauvegardes d’entreprises Note : Les données 2012 et 2013 sont arrétées au 6 janvier de l'année suivante LA SINISTRALITE DES TPE AU PLUS HAUT Les micro entreprises sans salariés : en dépit d’une conjoncture difficile, elles sont toujours moins nombreuses à déposer le bilan, avec un peu plus de 24 300 cette année (-0,6 %). Ces structures peuvent être financièrement un peu plus souples, en particulier parce qu’elles n’ont pas la contrainte de devoir disposer de la trésorerie indispensable au paiement d’un salaire. Par ailleurs, le ralentissement des créations d’entreprises agit mécaniquement de façon favorable sur l’évolution des défaillances d’entreprises sans salarié. Sur 2013, les RJLJ d’entreprises âgées de moins de cinq ans (une défaillance sur deux) reculent de 2 % ; sur le dernier trimestre, et la baisse s’accélère (- 4 %). TPE employant des salariés : 18 400 TPE de 1 ou 2 salariés ont défailli (+ 6%), c’est 2 200 de plus qu’en 2009. Près de 9 500 TPE de 3 à 5 salariés ont déposé le bilan en 2013 (+ 3%), volume comparable à 2009, et plus de 4 600 TPE de 6 à 9 salariés (+ 10 %). Ces dernières sont généralement plus anciennes, c’est pourquoi nous retrouvons des évolutions sévères sur la sinistralité des entreprises âgées d’au moins 5 ans (30 000 entreprises ; + 8%). PME de plus de 20 salariés : celles-ci offrent davantage de résistance. Un peu plus de 1 800 ont été contraintes de déposer le bilan, c’est 1 % de moins par rapport à 2012. En 2009, elles avaient été 2 000 soit 10 % de plus. Les plus grandes d’entreelles demeurent, néanmoins, sous pression. 177 sociétés développant plus de 15 M€ de chiffre d’affaires ont défailli en 2013, il s’agit là d’un niveau historique. # 14 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 13.  PERSPECTIVES 2014 : UN PREMIER TRIMESTRE QUI S’ANNONCE ENCORE SOUS TENSIONS « 2014 s’annonce une fois encore sous tension. Beaucoup d’entreprises sont en train de clôturer un bilan fragile et devront redoubler d’efforts pour convaincre leurs partenaires financiers et commerciaux. Le premier trimestre, comme le dernier, est traditionnellement lourd en termes de défaillances ; 15 à 16 000 entreprises pourraient devoir déposer le bilan ces trois prochains mois. Cela nous projetterait sur environ encore 60 000 défaillances sur l’ensemble de l’année, en légère baisse par rapport à 2013. Les fournisseurs devront donc toujours être très vigilants sur la gestion de leur risque client (une défaillance sur quatre est due à des retards de paiement de leurs clients), mais devront aussi être prêts à saisir toutes les opportunités que suggère ce léger mieux sur les défaillances d’entreprises. Les décideurs devront faire preuve d’une grande agilité pour prendre rapidement les bonnes décisions au bon moment et gagner le pari de la reprise, même poussive ! » Thierry Milion, Directeur des études Altares # 15 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 14. 3. STRUCTURE FINANCIERE DES PME FRANCAISES Bien avant 2008, dans le sillage de l’explosion de la bulle internet, les entreprises françaises se sont engagées, toutes tailles confondues, dans un processus très net de renforcement de leur structure financière qui est passé par une augmentation continue de leurs fonds propres et parallèlement par une réduction de leur endettement relatif. La crise financière de 2007/2008 n’aura ni inversé, ni intensifié le processus, ne faisant que le confirmer. 3.1 EVOLUTION DES FONDS PROPRES Si les fonds propres des PME et ETI françaises ont continué de progresser sur l’ensemble de la période 2009-2012, leur part dans les ressources totales est restée relativement stable depuis 2008 :  Du côté des PME, la part des fonds propres dans les ressources totales s’établit à environ 39% depuis 2008 en augmentation de 4 points par rapport au niveau du début des années 2000. Les PME ont néanmoins continué d’augmenter le niveau absolu de leur fonds propres : +16,35% au total sur les années 2009 à 2012 et de manière très nette en 2010 (+5,9%). Depuis En 2011, la progression des fonds propres des PME, elle n’atteint plus que 2,6% en 2012 un niveau comparable à celui de 2009.  Du côté des ETI, si les fonds propres ont également continué de progresser en niveau absolu entre 2009 et 2012 (+13,1%), en revanche leur part dans les ressources totales a même reculé passant de 41,9% en 2007 à 40,1% en 2008 et à 39,7% fin 2011. HISTORIQUE DE LA PART DES FONDS PROPRES EVOLUTION DES FONDS PRORPES DES PME ET ETI DANS LES RESSOURCES TOTALES FRANÇAISES 45% 43% 41% 39% 37% 35% 33% 31% 29% 27% 25% 7% 5,9% 6% 5% 4% 3% 3,8% 4,3% 3,6% 3,3% 2,7% 2,6% 1,9% 2% PME Source : Base FIBEN, Banque de France # 16 ETI GE 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 1999 1998 1997 1996 1% 0% 2009 2010 PME 2011 2012 ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 15. Ces tendances confirment un double phénomène :  Malgré le tassement des résultats des entreprises, l’amélioration de la solidité financière et l’augmentation des niveaux de cash semblent être la principale préoccupation des entreprises, au détriment de l’investissement.  Mais, le processus de renforcement de la structure financière semble toucher à sa fin et avoir atteint son niveau structurel. 3.2 DETTES NETTES ET TAUX D’ENDETTEMENT FINANCIER A l’image du ratio fonds propres/ressources totales, le taux d’endettement financier (endettement financier brut/ capitaux propres) des PME françaises et ETI semblait avoir atteint dès 2008 un niveau plancher :  Du côté des PME, le taux d’endettement financier atteignait 87,5% fin 2008 (seulement 55,89% pour les entreprises de l’univers Altavalue qui ne comprend pas les TPE). Il s’établit à 86,5% fin 2011. Des niveaux à comparer à ceux nettement plus importants de la fin des années 90 et du début des années 2000 proches de 100%  Du côté des ETI, c’est même avant la crise de 2007/2008 que le taux d’endettement financier atteint son niveau plancher, (76,8% en 2007), il augmente nettement depuis pour s’établir à 83,5% fin 2011.  L’année 2012 aura été marquée par une augmentation du taux d’endettement financier net des PME et ETI françaises HISTORIQUE DU TAUX D’ENDETTEMENT FINANCIER EVOLUTION DES ENTREPRISES FRANÇAISES DES DETTES NETTES MOYENNES /FONDS PROPRES MOYENS (ENDETTEMENT FINANCIER BRUT /CAPITAUX PROPRES) DEPUIS 2008 120% 80% 70% 110% 60% 100% 69,3% 55,8% 65,6% 54,1% 61,7% 51,7% 62,6% 50,5% 66,5% 52,0% 50% 90% 40% 80% 30% 20% 70% 10% 60% 0% 2008 PME Source : Base FIBEN, Banque de France # 17 ETI GE 2009 2010 PME 2011 2012 ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 16. Le processus de désendettement semble ainsi toucher à sa fin, la dette nette des entreprises retrouvant le chemin de la hausse à partir de 2010 pour les PME et 2011 pour les ETI :  La dette nette des PME françaises progresse de 8,42% à fin 2012 par rapport à fin 2008, et celle des ETI françaises de 8,53%.  Cette augmentation de l’endettement net ne provient pas en revanche d’une hausse de l’endettement bancaire, alors que le système bancaire est touché de plein fouet par la crise financière. La part des dettes bancaires dans l’endettement total reculant sur la période : - La part des dettes bancaires dans l’endettement net des PME passe de 65,6% fin 2007 à 63,1% fin 2011. Celle des ETI de 41,4% à 39,5% - L’augmentation de l’endettement net vient surtout de l’augmentation de l’endettement non bancaire pour les PME. Ainsi la part des obligations dans l’endettement total des PME passe 1,6% en 2007 à 2,1% en 2011. HISTORIQUE DE LA PART DES DETTES BANCAIRE EVOLUTION DANS L’ENDETTEMENT FINANCIER DE LA DETTE NETTE DES ENTREPRISES FRANÇAISES DES ENTREPRISES DEPUIS 2008 70% 10% 60% 8% 50% 6% 40% 4% 30% 8,2% 7,3% 5,1% 3,9% 20% 1,8% 1,3% 2% 5,6% 0% 10% -2% -0,5% -1,0% -4% PME Source : Base FIBEN, Banque de France # 18 ETI GE -1,8% -2,3% -2,3% 2009 0% 2010 PME ETI 2011 2012 Ensemble des PME et ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 17. 3.3 BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT ET CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT Les PME et les ETI ont des taux d’autofinancement très proches, et sans surprise régulièrement inférieurs à ceux des Grandes Entreprises HISTORIQUE DU TAUX D’AUTOFINANCEMENT DES ENTREPRISES FRANÇAISES 145% 135% 125% 115% 105% 95% 85% 75% 65% 55% 45% 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 PME 2004 2005 ETI 2006 2007 2008 2009 2010 2011 GE Source : Base FIBEN, Banque de France Le BFR des PME-ETI a augmenté en 2011 et en 2012, malgré une relative stagnation de l’activité en 2012. Les délais de paiement semblent peiner à se réduire dans un contexte où la chasse aux coûts et les économies ont été la priorité des grands donneurs d’ordre. De même, après une reprise dynamique en 2010, post crise de 2009, les cash-flows ont stagné en 2011, avant de diminuer en 2012, ce qui fragilise les PME-ETI et bride leur capacité d’investissement. EVOLUTION DU BFR DES PME ET ETI DEPUIS 2008 8% 7,2% 6,0% 4,4% 5,7% 6% 20% 5,2% 4,7% 4,3% 4% 0% -4% -6% 15,7% 15% 11,4% 8,9% 10% 2% -2% EVOLUTION DES CASH FLOW DEPUIS 2008 5% -0,6% -8% 2009 2010 PME ETI Source : PME Finance/Altavalue # 19 -0,6% -1,2% -5% -10% -7,5% -10% 0,3% 0% -2,2% -2,3% -3,4% 2011 Ensemble des PME et ETI 2012 -3,7% -6,0% -5,7% -6,6% -8,2% -9,6% -15% 2009 2010 PME ETI 2011 2012 Ensemble des PME et ETI Source : PME Finance/Altavalue Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 18. 4. PERSPECTIVES ET VALORISATIONS DES PME ET ETI 4.1 POINT METHODOLOGIQUE : L’UNIVERS ALTAVALUE DES PME-ETI VALORISABLES . PERIMETRE DES ENTREPRISES ANALYSEES DANS L’UNIVERS ALTAVALUE. LES HOLDING ET LES SOCIETES FINANCIERES NE SONT PAS VALORISEES 1 million d’entreprises françaises publient leurs comptes < 2M€ (89%) > 2M€ 100.000 70.000 Univers de référence utilisé pour l’étude 48.398 # 20 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 19. 4.2 PERSPECTIVES 4.2.1 Perspectives globales EVOLUTION ET PREVISIONS DES PRINCIPAUX INDICATEURS D’ACTIVITE ET FINANCIER DES PME ET ETI FRANÇAISES PRISE DANS LEUR ENSEMBLE 13,0% 10,0% 7,0% 4,0% 1,0% -2,0% 2009/2008 2010/2009 2011/2010 2012/2011 2013/2012 2014/2013 -5,0% CA Ebitda Fonds Propres -8,0% PIB europe -11,0% Nous anticipons pour la publication des résultats de 2013 une faible progression du Chiffre d’Affaires des PME et ETI françaises (+2,4%), qui contribuera à la hausse de l’Ebitda médian (+4,8%) Pour 2014, nous anticipons une croissance un peu plus dynamique du Chiffre d’Affaires médian, à +4,7%. L’Ebitda médian 2014 devrait augmenter de 7,6%. Selon ces hypothèses, la marge d’Ebitda médiane des PME et ETI dépasserait pour la première fois en 2014 le niveau qu’elle avait atteint en 2008 (7,1% vs 7,0%). La relative faiblesse de cette marge illustre les limites aux capacités d’adaptation des PME et ETI à la crise. La reconstitution de marges plus confortables restera probablement une priorité pour les années à venir. Marge Ebitda médiane 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 7,00% 6,50% 7,00% 6,90% 6,70% 6,90% 7,10% Les PME et ETI devraient continuer à augmenter leurs Fonds Propres sur la période 2013/2014, comme durant toute la période 2008/2012. Les investissements des entreprises ont rechuté en 2012, et nous anticipons que cette tendance s’est poursuivie en 2013. En 2014, ces investissements devraient repartir à la hausse. Les points clés de 2014, si ces perspectives de croissance de l’activité et des résultats se confirment, seront de mesurer quelle part des cash-flows que les PME # 21 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 20. et ETI vont générer elles affecteront à leurs investissements et aux embauches, partant de marges qui relativement faibles. Une reprise durable ne pourra se dessiner qu’à travers la relance des investissements, qui restent aujourd’hui très inférieurs en proportion à ceux de 2008 (0,77% du CA en 2014 vs 1% en 2008) 4.2.2 Perspectives sectorielles Marge d'Ebitda médiane C.A. médian Marge d'Ebitda médiane Sociétés 2012 var. annualisé 12-14 var. annualisé 12-14 Services aux entreprises 5 523 6,30% 3,10% 9,60% Santé 1 147 12,90% 6,50% 9,30% Industrie agroalimentaire 1 192 6,10% 5,80% 6,70% Information & Communication 1 879 9,40% 3,90% 5,00% Immobilier 1 062 19,80% 2,50% 4,90% Commerce Interentreprises 11 280 4,70% 4,40% 4,60% Bâtiment 6 071 6,20% 3,70% 3,70% Commerce et réparation véhicules 681 4,80% 4,40% 3,40% Transport & Logistique 2 383 5,60% 3,60% 2,90% Commerce de détail 6 756 6,10% 3,10% 2,80% Industrie manufacturière 7 991 8,20% 1,00% 1,90% Héberg., restaur., débits de boissons 1 953 13,10% 3,20% 1,00% 279 12,10% 3,20% 0,80% Autres activités 201 17,50% 2,80% -0,50% Total général 48 398 6,80% 3,30% 4,30% Agriculture Les écarts sur les marges d’Ebitda sont naturellement très significatifs. L’immobilier, le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons ou encore de la santé ont généré en 2012 des marges d’Ebitda largement supérieures à 10%, tandis que Commerce et réparation de véhicules, Commerce interentreprises et Transport & Logistique ont des marges inférieures à 5% Les secteurs de la Santé, des Services aux Entreprises et de l’Industrie agroalimentaire devraient bénéficier des plus forts taux de croissance de leurs résultats sur la période 2012-2014 A l’inverse, les secteurs de l’Industrie Manufacturière et de l’Hébergement, restauration et débits de boissons devraient connaître sur la même période une croissance très faible de leurs résultats. Certains secteurs, à l’image de Transport & Logistique ou Commerce et réparation véhicules ont à la fois des marges et des perspectives de progression faibles, et vont nécessiter une vigilance particulière. # 22 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 21. 4.3 VALORISATION 4.3.1 Valorisation globale La valorisation totale des entreprises de l’univers AltaValue s’établissait à fin décembre 2013 à 580 Md€ Cette valorisation se répartit comme suit : PME ETI Filiales de Grands Groupes Sociétés 44 019 1 910 2 469 Valorisation globale (Md€) 232,4 75,4 272,4 Valorisation médiane (M€) 2,59 20,23 21,56 4.3.2 Valorisation par secteur Sociétés Déc 2013 poidsP Industrie manufacturière 7 991 140,76 24,3% Commerce Interentreprises 11 280 105,07 18,1% Services aux entreprises 5 523 63,04 10,9% Immobilier 1 062 52,15 9,0% Bâtiment 6 071 47,80 8,2% Information & Communication 1 879 44,67 7,7% Commerce de détail 6 756 33,67 5,8% Industrie agroalimentaire 1 192 33,88 5,8% Transport & Logistique 2 383 25,02 4,3% Santé 1 147 12,64 2,2% Héberg., restaur., débits de boissons 1 953 11,39 2,0% Autres activités 201 4,61 0,8% Commerce et réparation véhicules 681 3,08 0,5% Agriculture Total général 279 2,31 0,4% 48 398 580,11 100,0% Les secteurs de l’Industrie Manufacturière, du Commerce Interentreprises et des Services aux Entreprises représentent à eux seuls 53% de la valorisation totale des sociétés de l’univers AltaValue. 4.3.3 Valorisation par région Les 3 premières régions de France représentent à elles seules près des 2/3 de la valorisation totale. L’île de France, qui cumule un grand nombre de sociétés et la valorisation médiane la plus élevée (3,7 M€ pour une médiane nationale à 2,9 M€) pèse quasiment 50% de la valorisation. # 23 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 22. Rhône-Alpes se détache nettement ensuite, avec un poids de 10%, suivie par PACA (5%) 21.6 md€ 10.2 md€ 9.9 md€ 9.4 md€ 9.5 md€ 288 md€ 10.9 md€ 20.4 md€ 13.4 md€ 8.5 md€ 5 md€ 5.5 md€ 9.8 md€ 61 md€ 4 md€ 17.6 md€ 29 md€ 12.6 md€ 4.4 11.6 md€ 9.6 md€ 10.1 md€ 1.2 md€ SYNTHESE DES VALORISATIONS ET PERSPECTIVES En Md€ ETI PME Filiales* Univers AltaValue Sociétés 1 910 44 019 2 469 48 398 Valorisation globale (Mds €) 75,35 232,38 272,37 580,1 variation vs sept 2013 2,6% 2,8% 3,4% 3,0% Valorisation médiane (M€) 20,23 2,59 21,56 2,87 variation vs sept 2013 4,3% 2,8% 4,4% 3,2% CA médian 2012 (M€) 36,10 4,12 29,25 4,44 EBITDA médian 2012 (M€) 0,27 2,26 0,30 5,8% 6,6% 7,7% 6,8% Fonds Propres moyens 2012 (M€) 20,5 2,2 50,7 5,4 Dette nette moyenne 2012 (cash) (M€) 2,9 0,04 10,0 0,63 Dette nette moyenne/FP moyen 2012 (M€) # 24 2,11 Marge Ebitda médiane 2012 14% 2% 20% 12% Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 23. 5. EN SYNTHESE LA STRUCTURE FINANCIERE DES PME ET ETI FRANCAISES, EST-ELLE SUFFISAMMENT SOLIDE POUR PERMETTRE UN REDEMARRAGE DE L’INVESTISSEMENT ? Si les entreprises ont accru globalement leurs fonds propres dans le sillage de la crise, la question est bien de savoir si leur structure financière leur permettra en 2014 de convaincre de potentiels financeurs. Les entreprises, compte tenu du niveau de leurs résultats, devront faire appel à des financements externes pour se développer et notamment pour faire face à l’indispensable hausse de leurs investissements. A la question de la structure financière, s’ajoute celle des fondamentaux économique, alors que les entreprises ont coupé dans leurs investissements au cours des dernières années et grevé leur croissance potentielle future. Autrement dit, à supposer une structure financière des PME équivalente à celle qui prévalait avant-crise, l’intérêt et la capacité de financement des investisseurs (banquier, fonds d’investissement) pourrait bien être moindre. 2014 devrait néanmoins voir une légère reprise de la croissance, dont devraient bénéficier les PME-ETI dans le sillage des Grandes Entreprises. Le niveau des investissements est aujourd’hui le talon d’Achille des entreprises (voir notre édito), et l’ampleur de croissance d’activité attendue en 2014 ne leur laissera que peu de marges de manœuvre. La reprise des investissements sera aussi fonction du niveau de confiance que les entreprises auront à la fois sur l’ampleur de la croissance et sur l’évolution favorable de leur environnement législatif et règlementaire. Cet environnement est aujourd’hui perçu comme un facteur d’incertitude supplémentaire et bride leur capacité d’adaptation, ce qui les contraint à la prudence. Les mesures annoncées, telles que le choc de compétitivité, le pacte de responsabilité ou le lancement du PEA-PME devraient contribuer à mettre les PMEETI sur le devant de la scène et favoriser leur accès à des crédits de plus en plus diversifiés (banques, obligations d’entreprises, crowdfunding…). L’accès au financement pour les PME-ETI passera également par une amélioration de la qualité et de l’exhaustivité de l’information sur ces entreprises. La sélectivité sera en effet de mise compte tenu de perspectives très hétérogènes selon les secteurs d’activité. # 25 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 24. 6. ANNEXES 6.1 ANNEXE 1 : TYPOLOGIE DES ENTREPRISES FRANÇAISES SELON L’INSEE Selon l’INSEE, à fin 2011, la France comptait un peu plus de 3 millions d’entreprises (hors secteurs agriculture, activités financières et administrations publiques). Parmi celles-ci on dénombrait :  95,4% de micro-entreprises (hors auto-entrepreneurs) soient 2 951 329 entreprises (3 001 329 si l’on réincorpore les entreprises du secteur financier)  4.3% de PME soit 136 068 entreprises (137 534 si l’on réincorpore les entreprises du secteur financier)  0,15% d’ETI soit 4794 entreprises (4959 si l’on réincorpore les entreprises du secteur financier)  Et 214 grandes entreprises (243 si l’on réincorpore les entreprises du secteur financier) PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES ENTREPRISES PAR CATEGORIE AU SENS DE LA LME EN 2011 (HORS AGRICULTURE, ACTIVITES FINANCIERES ET ADMINISTRATIONS PUBLIQUES*) Catégorie d'entreprise Grandes enterprises (GE) Entreprises de taille intermédiaire (ETI) Petites et moyennes entreprises (PME) hors microentreprises Microentreprises (hors auto-entrepreneurs) Total général Nombre d'entreprises 214 4 794 136 068 2 951 600 3 092 676 19 400 46 689 207 383 2 963 702 3 237 174 Effectif salarié 3 847 250 3 29 382 4 114 627 2 883 727 11 134 986 Chiffre d'affaires (M€) 1 384 486 1 038 717 7 888 377 551 501 3 763 082 313 282 199 512 76 039 18 165 606 998 Nombre d'unités légales Chiffre d'affaires à l'export (M€) Source : INSEE, Esane, Clap et LIFI (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=ESANE033). administrations publiques, y compris les microentreprises. En ajoutant les entreprises du secteur financier (dont les agrégats comptables ne sont pas comparables à ceux des autres entreprises), on compterait 243 grandes entreprises et 4794 ETI en France. Seules les entreprises ayant un chiffre d'affaires strictement positif dans l'année sont retenues (ce qui écarte environ 140 000 unités légales, comme les unités légales en cours de reprise ou de cessation ou autres cas éventuels qui portent environ 55 000 emplois). A fin 2011, les micro-entreprises et les PME françaises :  Comptaient 47,3% de l’emploi salarié en France (hors agriculture et administrations publiques) ;  Réalisaient 1 340 milliards d’euros de chiffres d’affaires soient 35% du chiffre d’affaires total de l’ensemble des entreprises françaises (hors agriculture, administrations publiques et activités financières) dont 6,6% à l’export (9,6% pour les PME et 3,3% pour les TPE. # 26 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 25. A fin 2011, les ETI françaises :  Comptaient pour 22,5% de l’emploi salarié en France (hors agriculture et administrations publiques) ;  Réalisaient 1 039 milliards d’euros de chiffres d’affaires soient 27,6% du chiffre d’affaires total de l’ensemble des entreprises françaises (hors agriculture, administrations publiques et activités financières) dont 19,2% à l’export. 6.2 ANNEXE 2 : CONCEPT DE LA BASE ALTAVALUE AltaValue, fruit de la combinaison des savoir-faire d’Altares et d’AlphaValue, permet d’enrichir le regard qui est porté sur le tissu des PME-ETI par les variations de l’économie internationale (la situation des grands donneurs d’ordres). En effet les grandes entreprises cotées sont utilisées comme source d’informations essentielle sur le devenir de l’économie mondiale :  Organisation de l’économie en filière  Mondialisation des profits des grandes entreprises  Sensibilité à des éléments macro (taux, change, matières première, prix de l’énergie …)  Accélération du rythme dans la prise de décision (mobilité, réseaux sociaux, big data …) Pour ce faire AltaValue a développé un modèle capable, pour chaque type d’activité, de capter les signaux émis par les perspectives et la valorisation des grandes entreprises cotées (470 sociétés européennes couvertes par AlphaValue), et d’en interpréter les conséquences sur les PME-ETI. Altares amène à AltaValue toute sa connaissance de l’univers des PME-ETI, grâce aux informations dont elle dispose sur les 100 000 PME-ETI qui publient chaque année leurs comptes : secteur d’activité (700), localisation, informations légales… Ainsi, le regard qui est porté sur les entreprises se voit complété par 2 éléments nouveaux :  La formulation de perspectives qui reposent sur la performance de l’entreprise, rapprochée de la tendance générale chez les comparables ainsi que des variations à l’œuvre chez les grands donneurs d’ordres, qui conditionnent clairement la santé de tout l’éco-système.  L’expression d’une valorisation propre à l’entreprise grâce notamment à la large couverture qui permet de dégager des ratios sectoriels solides ainsi que l’utilisation de méthodes de valorisation s’appuyant sur les perspectives évoquées précédemment (multiple des fonds propres, multiple du résultat, multiple du chiffre d'affaires, valeur d'entreprise sur excédent brut d'exploitation, Actualisation des cash-flows). # 27 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 26. 7. A PROPOS ET CONTACTS A PROPOS DE PME FINANCE Créée en 2010 par des entrepreneurs, des investisseurs et des professionnels du financement des PME, PME Finance s’est bâtie avec la conviction que la France ne retrouvera le chemin de la croissance économique qu’en finançant une multitude de projets d’entrepreneurs. L’association soutient la nécessité d’une réforme globale du financement des entreprises pour accélérer le développement des TPE, des PME et des ETI. Elle se propose de donner aux créateurs et dirigeants d’entreprises les moyens de franchir les seuils qui brident leur croissance et qui provoquent le manque de sociétés moyennes en France: accès au capital, internationalisation, innovation. Pour cela, l’association favorise le partage de bonnes pratiques de financement des PME en Europe et à l’international et elle accompagne la réflexion des pouvoirs publics sur les mesures destinées à renforcer l’émergence d’ETI et la croissance des PME françaises. PME Finance regroupe aujourd’hui quelque 250 membres, pour 40% d’entrepreneurs, 30% d’investisseurs et 30% issus d’autres professions. Leur diversité garantit l’indépendance de l’association vis-à-vis de tout intérêt sectoriel ainsi que la richesse des échanges pragmatiques en son sein. Ses idées viennent de ses membres et de la confrontation, sur le terrain, d’intérêts divergents. A PROPOS DE L’OBSERVATOIRE DES ENTREPRENEURS Sous la présidence de Jean-Hervé Lorenzi et dirigé par Chloé Magnier (CM Economics), l'Observatoire des Entrepreneurs – PME Finance surveille la chaîne du financement en capital des TPE, PME et ETI, ainsi que leur développement et leur croissance, notamment à l’international. Il veut donner à la puissance publique des outils d’aide à l’émergence d’un tissu de PME dynamiques, comparable au mittelstand allemand et aux PME italiennes. A paraitre le 21 janvier 2014 : Financement des PME en 2014 : les conditions de la reprise # 28 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 27. A PROPOS D’ALTAVALUE Connecter le tissu économique national à l’environnement mondial Altares, acteur majeur de l’information sur les entreprises, et AlphaValue, leader européen en recherche indépendante sur les actions ont associé leurs savoir-faire pour créer AltaValue, un socle de connaissance unique sur les PME et les ETI françaises. AltaValue dispose de plusieurs dizaines de milliers de valorisations d’entreprises, actualisées mensuellement, fondées sur des méthodes directement issues de l’univers des entreprises cotées (comparables, actualisation des cash-flows futurs), et d’une connaissance très fine de l’ensemble des secteurs d’activité (500 codes d’activité suivis). Parce que l’investissement se porte aussi sur les entreprises non cotées, AltaValue apporte un éclairage unique sur l’univers des PME et des ETI françaises. Les perspectives et valorisations sont construites de sorte à rendre accessible un prix de marché, neutre, offrant ainsi un repère utile à l’ensemble des parties prenantes (Chef d’entreprise, expert-évaluateur, investisseur, conseiller financier, banquier, partenaire sociaux, actionnaire …). CONTACTS PME FINANCE 68 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 Paris Presse : Céline Duc Romain Levesque T. :06 45 53 64 05 Tél: 06 66 13 93 99 celine@pmefinance.org rl@ellafactory.com ALTAVALUE Christophe Scalabre Maxime Mathon Responsable du développement Communication & Marketing T. : 06 50 98 84 51 T. : 01 70 61 10 52 christophe.scalabre@altavalue.fr maxime.mathon@altavalue.fr ALTARES Thierry Milon Responsable des Etudes Thierry.Millon@altares.fr Tel :+33 4 72 65 15 51 Port :+33 6 82 89 06 32 # 29 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 28. 68, rue du Faubourg Saint Honoré - 75008 Paris # 30 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue
  • 29. w w w .p me fi nan c e. or g #6 Les PME et ETI françaises face à la conjoncture –1er trim. 2014 – Observatoire des entrepreneurs PME Finance / AltaValue