Le 25 août 1689 : de la forge de Feronval à la bataille de Walcourt
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Le 25 août 1689 : de la forge de Feronval à la bataille de Walcourt Document Transcript

  • 1. Le 25 août 1689 : de la forge de Féronval à la bataille de WalcourtLe 25 août 1689, une bataille a eu lieu sous les murs et dans les environs de Walcourt entre lesarmées françaises commandées par le maréchal d’Humières et les armées alliées (hollandaises,anglaises et allemandes) commandées par le prince de Waldeck.En ce qui concerne cette bataille, nous nous limiterons à analyser ce qui s’est passé dans les environsde Walcourt le matin du 25 août 1689 dès l’arrivée des troupes françaises.En premier lieu, nous présenterons toutes les sources d’information en notre possession ; par lasuite, nous essayerons d’en déduire les événements§ 1 : les documents et sources d’information 1) Les sources françaisesTexte de Charles Sevin de Quincy, « histoire militaire du règne de Louis le Grand, 1726, t. 2, p. 160-163.« Le lendemain 24 août, M. le Maréchal de Humières reçut ordre de la cour de chercher les ennemisqui s’étaient éloignés de 4 lieues pour aller proche de Valcourt. Il se mit en marche le 25 à 5 h dumatin. M de Tilladet et de Montrevel commande l’avant-garde composée des régiments de cavaleriede Bezons, Villepion et de Mersot. En arrivant à Boussu qui était l’endroit où l’on devait camper, ilsdécouvrirent dans une plaine assez près de ce village, les ennemis qui fourrageaient, escortés de 500chevaux. M le duc de Choifeuil, lieut. Général de jour, les fit charger dans un endroit élevé où ilss’étaient retirés. Si tôt qu’ils eurent aperçu nos troupes, ils furent renversés malgré l’avantage du lieuet du nombre. On en tua 40 ou 50, et l’on prit autant de chevaux ; le reste fut mis en fuite. Cetavantage fut cause qu’on voulut les pousser plus loin. On ne pouvait en venir à bout qu’en passant unfort long défilé qui était gardé par 5 maisons entourées de charbon, qui servaient de retranchementà 7 ou 800 hommes d’infanterie, outre un petit ruisseau qui passait au pied. Ces difficultésn’empêchèrent pas qu’on n’alla les attaquer. Le régiment de dragons de Pompone mit pied à terresoutenu du régiment de Villepin, et chargea les ennemis avec tant de vigueur qu’il les contraignait dese retirer en désordre. Cette action ne couta à nos troupes que 7 ou 8 hommes. La perte des ennemisfut plus grande, outre 50 prisonniers qu’on leur fît. Ils se sauvèrent par derrière un château dans unfond où il y avait quelques maisons ; mais ayant été suivis de près par le régiment Daupin dragon, ilsy furent encore forcer ; ce qui les obligea de gagner un autre château, et de là une plaine quiaboutissait à 2 chemins creux vers leur camps, et à des hayes du côté de la petite ville de Walcourt,dans laquelle ils avaient mis beaucoup d’infanteries qui favorisa leur retraite. Après cette actionl’avant-garde s’arrêta dans cette plaine pour attendre le reste de l’armée. La maison du Roy se mit enbataille avec 4 ou 5 régiments de cavalerie, à mesure qu’ils arrivaient, on porta 3 régiments dedragons derrière des hayes à l’extrémité de cette plaine du côté du camp des ennemis, qui en étaitéloigné d’une demi lieue. On fit venir aussi un bataillon… »Lettre de l’intendant du Gué de Bagnols au ministre de la Guerre tiré des mémoires de Saint Hilaire« Au camp de Bossut, le 26 août 1689. Voici, Monsieur, le récit fidèle de ce qui se passa hier. L’arméedécampa de la Bussière à 4 heures du matin ; elle arriva ici (à Boussu) sur les six heures. M. lemaréchal d’Humières, n’étant pas encore bien résolu sur la manière dont il camperoit, reçut de M. le
  • 2. chevalier de Tilladet, lieutenant général de jour, que l’armée, en arrivant, avoit trouvé les ennemis aufourrage du côté de Silenrieux, où devoit être la droite du camp, et que 7 ou 800 hommesd’infanterie s’étoient retirés dans une forge qui est au bas dudit village, sur le ruisseau qui est àgauche en allant de Philippeville à Walcourt. On s’avança de ce côté, et on vit un très grand nombrede fourrageurs sur la hauteur au-delà du ruisseau, qui se retiroient en grande diligence, et desescadrons sur la même hauteur, qui s’avançoient pour les soutenir. M. le maréchal fit descendre desdragons dans le fond sur la main droite et de la cavalerie sur la main gauche pour couper cetteinfanterie en cas qu’elle prît le parti de se retirer, ce qui arriva un moment après. On la vit sortir de laforge, les dragons n’ayant pu arriver assez tôt et regagner en diligence leurs escadrons. Les dragonsles suivirent en escarmouchant, et comme le maréchal s’aperçut que le nombre des escadrons de alcavalerie ennemie groisissoit sur la hauteur opposée à celle d’où il les voyoit, le ruisseau deSilenrieux entre 2, il envoya M ; le chevalier de Tilladet prendre le premier escadron de Bezons et les3 de Villepion, qui se trouvèrent sous sa main. Il les fit descendre, passer le ruisseau de Silenrieux parun très mauvais défilé et monter la hauteur sur laquelle étoient les ennemis. Ils n’y furent pas plustôt que, s’étant formés, ils essuyèrent la décharge de 5 escadrons ou troupes de cavalerie et, enmême temps, l’épée à la main et M. le chevalier de Tilladet à leur tête, ils firent plier ces escadrons etles obligèrent de se retirer en désordre vers leur cavalerie, qui étoit en bataille le long d’un bois, del’autre côté du ruisseau qu’on trouve à main droite en venant à Walcourt de Philippeville ».Lettre du marquis de Villars à M. de Louvois tiré des mémoires de St Hilaire« Au camp de Bossut, ce 25 août 1689, Monseigneur, Vous serez informé par trop d’endroits del’affaire d’aujourd’hui, pour que je croie vous en devoir mander les détails. Les commencements enont été fort heureux, et, si l’on avoit bien voulu se contenter de l’honneur que la cavalerie y avoitacquis, tout étoit à souhait. Je ne vous parlerai, Monseigneur, que de ce qui la regarde. L’arméemarchant pour s’approcher des ennemis, en arrivant à Silenrieux on a trouvé toutes leurs troupes aufourrage, et d’abord l’on en prit un assez grand nombre. Il m’a paru que cela passoit 40, et, si lehasard n’eut fait que les dragons n’ont pas suivi la route que chevalier de Tilladet leur avoitordonnée, il est certain qu’on auroit défait 5 à 600 hommes de pied et pris beaucoup de chevaux ;mais le temps qu’on a mis à attendre les dragons ayant donné aux ennemis celui de retirer leursfourrageurs et de poster leur infanterie, a rendu l’affaire plus difficile. Cependant, M. le maréchal,étant arrivé, à ordonné de marcher aux ennemis par le chemin des forges et aux premiers escadronsde cavalerie de les couper par celui de Silenrieux. Les premiers escadrons ont pris par Silenrieux et les3 de Villepîon et le premier de Bezons, commandés par les sieurs de Villepion et de bondy, ont joint 5escadronts des ennemis, qui sont venus à la charge à eux et que notre cavalerie, l’épée à la main, arenversé avec beaucoup de vigueur. Pour moi, ce qui me fait plaisir très sensible, c’est que ces 4escadrons de nouveaux cavaliers et les 3 de Villepion , que je vous ai toujours marqué être des plusfaibles et des moindres, ils ont fait des merveilles. Et plut à Dieu qu’on n’eût point vouluy partager àd’autres troupes l’honneur de cette journée ; car, jusque là, tout étoit à souhait… »Lettre du maréchal d’Humières au ministre de la guerre tiré des mémoires de St Hilaire« Au camp de bossut,le 26 août 1689, l’armée décampa hier à la pointe du jour d’auprès la Bussière ;la marche se fit fort diligemment, de sorte qu’en arrivant sur la hauteur au dessus de Silenrieux M. lechevalier de Tilladet, lieutenant général de jour, qui étoit allé au campement avec 25 escadrons decavalerie et de dragons, me manda que les ennemis étoient au fourrage et qu’il y avoit un assez gros
  • 3. corps d’infanterie à la tête du défilé de Silenrieux pour les soutenir. Je m’y avançai à l’instant même,et comme toute l’aile droite, commandée par M. le duc de Choiseul, me suivoit, parce quej’approchois de l’endroit où elle devoit camper, je dis au chevalier de tilladet de prendre une partiedes dragons et de la cavalerie qui avoit été détachée avec lui et avec M. de Montrevel, qui étoit alléau campement, et je les fis passer l’un et l’autre la rivière d’Heure en 2 différents endroits où elle estguéable ».Texte du marquis de Villars à ….. tiré des mémoires de St Hilaire«Le 27 août 1689, Je ne pus, Monsieur, vous mander hier l’affaire de Walcout, n’ayant pas eu letemps de mettre pied à terre, et je crois qu’il n’est plus temps de vous en parler aujourd’huy,cependant je vous diray que le hazard nous fit arriver dans un temps très favorable, ayant trouvél’armée au fourrage : je fis attaquer d’abord ceux de leurs fourrageurs, qui se trouvèrent plusavancés, par les volontaires et 2 gardes ordinaires : on en prit un assez grand nombre ; mais nostroupes s’étant arrêtées derrière, et les dragons n’ayant pas suivi la route qui leur avoit étéordonnée, les ennemis eurent le temps de poster leur infanterie et de retirer leurs fourrageurs, aprèscela, on envoya les premiers escadrons de garde et les brigades de LUmbre et de Bezons par lechemin de Silenrieux qui est un peu plus long et l’on garda celui des Forges, qui étoit le plus court,pour les gardes du corps : les derniers escadrons de la brigade de Bezons l’ayant trouvé libre, parceque les gardes du corps n’étoient pas arrivées, s’y jetèrent et joignirent 5 escadrons des ennemisqu’ils renversèrent l’épée à la main avec beaucoup de vigueur….. » 2) Les sources anglaisesMarlborough, his life and times de Winston Churchill, 1933, tome 1, p. 316 à 318 (traduction)“Le 24 août, après avoir traversé la Sambre, Waldeck se présenta devant l’ancienne petite place fortede Walcourt qui se dresse sur un monticule dans un paysage ondulé et boisé. Là il eut la satisfactionde vivre sur pays ennemi, envoyant ses fourrageurs ramener du butin. Le maréchal d’Humières, quicommandait l’armée française, se sentit fondé à repousser cette avance. D’humières, lui aussi ungénéral expérimenté, était d’un naturel irritable. On prétendait qu’il devait son poste à l’admirationque Louvois ressentait pour sa femme. Il marcha avec une arrogance appropriée pour expulser lesenvahisseurs, et au matin du 25 août, tomba sur les bandes de fourrageurs alliés et sur les avantpostes à 2 miles au sud de Walcourt. Or c’était Marlborough qui était chargé de ces petitesopérations, dont le 16ème régiment d’infanterie (maintenant régiment de Bedfordshire etd’Herfordshire), ainsi qu’environ 300 cavaliers et dragons hollandais, formaient la réserve. A 9heures, on nota l’approche de nombreuses troupes françaises et, peu après, on se rendit comptequ’elles formaient l’avant-garde de toute l’armée française. On tira le canon pour rappeler lesfourrageurs et donner l’alarme au camp. Entre temps, le régiment anglais contenait l’avance desfrançais. Mais très fortement attaqué, il offrit, sous le commandement du colonel Hodges, unerésistance acharnée. Pendant près de 2 heures, 600 fantassins anglais enrayèrent l’avance ennemie.Lorsque Marlborough apprit que l’armée de Waldeck était prête, il fit retirer les défenseurs sur unehauteur à l’est de la colline de Walcourt où d’autres troupes britanniques et plusieurs batteriesavaient pris position. La manière dont ce simple bataillon effectua sa retraite en bon ordre,constamment harcelé par des forces supérieures de cavalerie française, put donner un avant goûtdes vertus que, bien à contre cœur, l’Europe allait apprendre à reconnaitre à l’armée britannique.Entre temps, le prince de Waldeck avait occupé la ville de Walcourt et avait disposé la plus grande
  • 4. partie de son armée à l’est de la ville. Tous les fourrageurs étaient rentrés au camp, et d’Humièresdevait choisir s’il désirait la bataille ou non. Il était alors midi ».The nine years’ war and the british army : the operations in the low countries 1688-1697 de JohnChilds, 1991, P. 121-122 (traduction)“Le 25 août, le maréchal d’Humières mettait en marche son armée afin de rencontrer l’ennemi. Unrenfort de 6000 hommes encourageait celui-ci dans sa décision. Le colonel robert Hodges et sonbataillon d’infanterie était stationné au milieu des hauteurs de Silenrieux, quelque 238 mètres audessus du niveau de la mer au sud de Walcourt avec 300 cavaliers hollandais sous le lieutenantcolonel Otto Goes comme avant poste avant leur position. A 9 heures du matin, la cavaleriehollandaise remarquait l’avant-garde de l’armée française marchant vers Walcourt. 2 coups decanons furent tirés comme signal aux fourrageurs pour se retirer et alerter l’armée principale à Thyque l’ennemi était à vue. Bien que les fourrageurs commençaient à se dépêcher de rentrer, le ventfort rendait inaudible le coup de canon au camp. Les motivations d’humières ne sont pas clairs.…D’humières devait intenter seulement d’interrompre le fourrage de Waldeck afin d’augmenter sonproblème avec l’offre. Ce que Humières a manqué était du au Colonel Hodges et son bataillon de 600hommes. Ils étaient postés au sommet d’une colline et se trouvaient eux-mêmes entre lesfourrageurs et l’avant-garde des français. La cavalerie hollandaise étaient rapidement poussées par lepoids de la cavalerie française mais l’infanterie anglaise »s’alignait et tenait bon une heure entre 10et 11 h. Pas de doute, ils tiraient pour garder leur place comme dit dans le raccourcissement (larestriction). A la fin de 60 minutes, Hodges vit que sa position était devenue ouverte sur 2 flancs etainsi, il se retira vers un moulin à vent qui était au dessus d’une colline proche et de nouveau ilretient la progression des français vers Walcourt. Finalement, à midi, Hodges se retiraient vers laligne principale de la bataille que Waldeck avait été capable de former durant ce temps gagné grâceaux fantassins anglais. Bien qu’il était considéré comme un fait d’armes, l’action d’Hodges coutaitseulement à son bataillon un officier tué, un blessé et 30 autres tués dans les rangs pour 2 heures decombat. Ceci ne donne pas l’impression que les français pressaient particulièrement fort ».
  • 5. Marlborough as military commander de David Chandler 2003, p. 31 et 32.« Tôt le 25 aout 1689, les fourrageurs allies furent envoyés dans la campagne environnante, escortéspar 600 fantassins du régiment du colonel Hodges. Là, ils furent soudainement vus par l’avant-gardede l’armée d’Humières. Pour couvrir la retraite des fourrageurs surpris, Hodges s’était comporté debelle manière et retenait le développement de l’attaque française durant plusieurs heures vitales. Ilretirait ses hommes avec assurance de manière continue vers un moulin voisin où il se comportaiteux-mêmes avec la même résolution. Pendant ce temps (vers 11 h), Marlborough était arrivé dans lelieu de l’engagement. Voyant que Hodges était sous le feu de plusieurs batteries françaises, il luiordonna de se retirer de nouveau vers une colline à l’est de la ville, derrière laquelle la ligne debataille principale s’était vite formée ». 3) Les sources hollandaisesImprimé à Amsterdam pour Jacques Robyns, antiquaire dans l’impasse du nouveau-Pont à l’enseignedu barreur, 1689Cette illustration ci-dessous est fidèle par rapport à la rencontre sanglante survenue le 25 août 1689entre les français et les alliées près de la villette de Walcourt.Description de cette illustration : en avant plan, nous voyons le village de Forge avec 800 fantassinsplacés pour couvrir les fourrageurs ; nous pouvons voir aussi une église et l’attaque du village deForge par les français.
  • 6. A droite de l’église, nous voyons les fourrageurs et au fond à gauche, nous devinons l’église deWalcourt et l’attaque de la ville par les français.Texte accompagnant cette illustration« Comme le prince de Waldeck avait compris que l’armée française commandée par le maréchald’Humières faisait mouvement pour entreprendre une action le jour de la Saint Louis, que cela seproduisit réellement et qu’elle atteignait Forge à 9 heures du matin, l’ennemi aussi avait compris ; ungrand nombre de fourrageurs s’y trouvait gardé par 800 fantassins ; il s’abattit donc avec fougue surceux-ci, qui déjà se retiraient en combattant lorsque vinrent à leur aide 1600 cavaliers appuyés par2000 fantassins anglais jusque là cachés dans un bois et grâce auxquels tant les fourrageurs que lesfantassins furent sauvés. En fait, ils étaient confrontés à l’entièreté de l’armée française ; cela duraenviron 2 heures et se passait à un quart d’heure de Walcourt, petite ville entourée d’un petit mur.L’armée française progressa donc jusqu’à cette enceinte…. ». 4) La brochure « La bataille de Walcourt » de Pierre Magain (historien local de Walcourt, édition 1989)« Le 25 août 1689 : hasard ou calcul ?Une véritable provocation : des fourrageurs viennent couper l’herbe entre Silenrieux et boussu, cest-à-dire au nez et à la barbe des Français ; Est-ce bien raisonnable ? Le résultat ne se fait pas attendre :2 ou 300 cavaliers français qui ont marché de nuit, chargent les cavaliers alliés, au nombre d’environ500, disposés sur une butte. Les français sont beaucoup moins nombreux, mais avant même que lecombat ne commence, les alliés s’enfuient en désordre vers Gerlimpont. Ces mêmes peureux danspeu de temps, vont se battre comme des lions et étriller les Français. Par quel miracle ? Les françaispoursuivant les Alliés tombent dans une embuscade tendue par 750 alliés. A peine y a-t-il une dizainede français tués que les alliès se sauvent et se réfugient dans Walcourt. Si 1250 alliés fuient devant 2à 300 français, c’est que ces troupes ne valent rien. Le duc de Choiseul, qui avait mené les français envue de Walcourt, envoie un messager à Humières : venez pour la prise de Walcourt. Et c’est ce qui sepasse ; des régiments français arrivent en renfort et l’attaque commence. Peureux, ils le sontsûrement puisque des escadrons alliés se sauvent au premier coup de canon. A l’attaque donc… »« on trouvera le détail de l’affaire de Walcourt dans la lettre du maréchal d’Humières du 26 aout.L’affaire n’était point préméditée. Le maréchal vint le 25 pour camper sur l’Eure, la droite àSilenrieux, la gauche à castillon et le QG à Boussu. Il trouva les ennemis au fourrage avec un corpsd’infanterie à la tête du défilé de Silenrieux pour les soutenir. Il fit charger par notre cavalerie lesennemis qui se retirèrent. Leur cavalerie qui vint à la charge fut rompue. L’escorte et les fourrageursfurent pousser jusqu’aux portes de Walcourt ».« Que penser des préliminaires de la bataille, quand des centaines de cavaliers et d’hommes detroupe fuient en désordre devant 200 cavaliers français, puis, à 2 reprises, s’arrêtent pour se laisserrejoindre, avant de repartir, non pas vers leur camp, mais vers Walcourt ? »« Le maréchal d’Humières , dans l’esprit des anglais, est qualifié mais fort impulsif. Il devrait sasituation à l’admiration de Louvois pour sa femme. Aussi, Marlborough va jouer sur cette impulsivité
  • 7. en provoquant les français. C’est lui qui a l’idée de faire couper les fourrages de Boussu quand lesfrançais y arriveront le 25 au matin. Marlborough charge le 16e régiments de fantassins de ce travail.Le permier support était assuré par 300 dragons hollandais. Comme prévu, les français attaquent, nepouvant supporter cette provocation. Il est 9 h du matin quand les anglais tirent un coup de canonpour avertir leur camp que l’action a commencé. Sous les ordres du colonel Hodges, le 16èmerégiment supporte le 1er choc avec ses 600 hommes. D’abord à la forge, puis au moulin. A 11 h, lepiège est en place, au sommet des collines de Walcourt, hommes et artillerie. Ordre est alors donnéà Hodges de réintégrer Walcourt dont les défenses viennent d’être renforcées par 2 bataillonscommandés par le colonel Tollemack. Humières qui avait été vexé de la provocation des Alliées veutprendre alors la ville. »« Les archives de la famille Churchill ne laissent aucun doute possible : l’affaire de Walcourt est unpiège tendu à l’armée française et Humières a foncé dans le piège. La ruse de Marlborough et lesfortifications de Walcourt avaient permis d’infliger de lourdes pertes à l’armée française. »§ 2 : les événements préliminaires à la bataille de Walcourt (le matin du 25 août 1689)Après analyse des différentes sources d’information recueillies, Voici la description la plus probabledes événements de la matinée du 25 août 1689. 1. Positionnement des alliés avant l’arrivée des françaisLe matin du 25 août, Marlborough envoie des cavaliers fourrager entre Silenrieux et Feronval laplupart sur le versant droit de la vallée de l’Eau d’Heure et dans la plaine de Boussu au dessus de lavallée de l’eau d’Heure ; ceux-ci sont accompagnés de 600 (sources anglaises) à 800 (sourcesfrançaises et hollandaises) fantassins anglais du 16ème régiment d’infanterie commandé par le colonelRobert Hodges qui s’installent sur une petite hauteur à la forge de Feronval et de 300 à 500 cavalierset dragons hollandais commandés par le colonel Otto Goes en avant poste probablement situé surles hauteurs de Boussu avec quelques fourrageurs pour avertir de l’arrivée des français.Le positionnement des fourrageurs : d’après de Villars : « je fis attaquer d’abord ceux de leursfourrageurs, qui se trouvèrent plus avancés, par les volontaires et 2 gardes ordinaires » « mais nostroupes s’étant arrêtées derrière, et les dragons n’ayant pas suivi la route qui leur avoit étéordonnée, les ennemis eurent le temps de poster leur infanterie et de retirer leurs fourrageurs, »d’après de Quincy « ils découvrirent dans une plaine assez près de ce village (Boussu lez Walcourt),les ennemis qui fourrageaient » « M le duc de Choifeuil, lieut. Général de jour, les fit charger dans unendroit élevé où ils s’étaient retirés. Si tôt qu’ils eurent aperçu nos troupes, ils furent renversésmalgré l’avantage du lieu et du nombre. On en tua 40 ou 50, et l’on prit autant de chevaux ; le restefut mis en fuite » d’après l’intendant de Gué de Bagnols « « En arrivant à Boussu qui était l’endroit oùl’on devait camper On s’avança de ce côté, et on vit un très grand nombre de fourrageurs sur lahauteur au-delà du ruisseau (de l’eau d’heure) » D’après l’estampe, les fourrageurs étaient à l’est desfantassins, cest-à-dire sur la rive droite de l’Eau d’Heure.Commentaire sur le positionnement des fourrageurs : d’après les sources d’information, desfourrageurs se trouvaient plus avancés dans une plaine assez près du village de Boussu(probablement accompagné des 300 dragons hollandais) et d’autres fourrageurs étaient sur leversant opposé de la vallée de l’Eau d’Heure au-delà de la rivière.
  • 8. Le positionnement du 16ème régiment d’infanterie : lettre d’Humières : « un corps d’infanterie à latête du défilé de Silenrieux pour soutenir les fourrageurs » d’après Child « Le colonel robert Hodgeset son bataillon d’infanterie était stationné au milieu des hauteurs de Silenrieux » « Ils étaient postésau sommet d’une colline et se trouvaient eux-mêmes entre les fourrageurs et l’avant-garde desfrançais » D’après Churchill « au matin du 25 août, tomba sur les bandes de fourrageurs alliés et surles avant postes à 2 miles au sud de Walcourt » d’après de Quincy « On ne pouvait en venir à boutqu’en passant un fort long défilé qui était gardé par 5 maisons entourées de charbon, qui servaientde retranchement à 7 ou 800 hommes d’infanterie, outre un petit ruisseau qui passait au pied »D’après l’intendant du Gué de Bagnols « avoit trouvé les ennemis au fourrage du côté de Silenrieux,où devoit être la droite du camp, et que 7 ou 800 hommes d’infanterie s’étoient retirés dans uneforge qui est au bas dudit village, sur le ruisseau qui est à gauche en allant de Philippeville àWalcourt » D’après de Villars « Cependant, M. le maréchal, étant arrivé, à ordonné de marcher auxennemis par le chemin des forges et aux premiers escadrons de cavalerie de les couper par celui deSilenrieux. » D’après l’estampe, le corps d’infanterie se trouvait sur la rive droite de l’Eau d’Heureprès d’une forge avec une église entre Walcourt et la forge (probablement l’église de Silenrieux).Commentaire sur le positionnement de l’infanterie : la forge de Feronval correspond tout à fait à ladescription du lieu où se trouvait le 16ème régiment d’infanterie. En effet, la forge se trouvait à la têtedu défilé de Silenrieux sur une légère hauteur (petite colline) et à plus ou moins 2 miles au sud deWalcourt (à quelques centaines de mètres près). Pour y arriver de Boussu, il fallait suivre un fort longdéfilé (vallée du ruisseau de Boussu). De plus, l’estampe nous montre une église entre la forge etWalcourt ; ce qui correspond au village de Silenrieux entre la forge de Feronval et Walcourt. Enfin, lefait de marcher vers l’ennemi par le chemin des forges et de couper l’ennemi par le chemin deSilenrieux nous indique que Silenrieux se trouvait bien entre le camp des alliés (près de Walcourt) etla forge.Le positionnement de la cavalerie hollandaise : d’après Magain « le premier support était assuré par300 dragons hollandais » d’après Child « 300 cavaliers hollandais sous le lieutenant colonel Otto Goescomme avant poste avant leur position (des fantassins anglais) » «La cavalerie hollandaise étaientrapidement poussées par le poids de la cavalerie française mais l’infanterie anglaise »s’alignait ettenait bon »Commentaire du positionnement de la cavalerie hollandaise : celle-ci se trouvait en avant-garde pourattendre l’arrivée des français et fut donc poussée en retrait avant l’infanterie anglaise. 2. L’arrivée des françaisPremier choc entre les 2 d’après de Quincy : « En arrivant à Boussu qui était l’endroit où l’on devaitcamper, ils découvrirent dans une plaine assez près de ce village, les ennemis qui fourrageaient,escortés de 500 chevaux. M le duc de Choifeuil, lieut. Général de jour, les fit charger dans un endroitélevé où ils s’étaient retirés. Si tôt qu’ils eurent aperçu nos troupes, ils furent renversés malgrél’avantage du lieu et du nombre. On en tua 40 ou 50, et l’on prit autant de chevaux ; le reste fut misen fuite ». D’après de villars : « Les commencements en ont été fort heureux, et, si l’on avoit bienvoulu se contenter de l’honneur que la cavalerie y avoit acquis, tout étoit à souhait. Je ne vousparlerai, Monseigneur, que de ce qui la regarde. L’armée marchant pour s’approcher des ennemis, enarrivant à Silenrieux on a trouvé toutes leurs troupes au fourrage, et d’abord l’on en prit un assezgrand nombre. Il m’a paru que cela passoit 40, et, si le hasard n’eut fait que les dragons n’ont pas
  • 9. suivi la route que chevalier de Tilladet leur avoit ordonnée, il est certain qu’on auroit défait 5 à 600hommes de pied et pris beaucoup de chevaux ; mais le temps qu’on a mis à attendre les dragonsayant donné aux ennemis celui de retirer leurs fourrageurs et de poster leur infanterie, a rendul’affaire plus difficile ». D’après le marquis de Villars : « le hazard nous fit arriver dans un temps trèsfavorable, ayant trouvé l’armée au fourrage : je fis attaquer d’abord ceux de leurs fourrageurs, qui setrouvèrent plus avancés, par les volontaires et 2 gardes ordinaires : on en prit un assez grandnombre ; mais nos troupes s’étant arrêtées derrière, et les dragons n’ayant pas suivi la route qui leuravoit été ordonnée, les ennemis eurent le temps de poster leur infanterie et de retirer leursfourrageurs ». D’après Churchill : « on nota l’approche de nombreuses troupes françaises et, peuaprès, on se rendit compte qu’elles formaient l’avant-garde de toute l’armée française. On tira lecanon pour rappeler les fourrageurs et donner l’alarme au camp. » D’après Child : « A 9 heures dumatin, la cavalerie hollandaise remarquait l’avant-garde de l’armée française marchant versWalcourt. 2 coups de canons furent tirés comme signal aux fourrageurs pour se retirer et alerterl’armée principale à Thy que l’ennemi était à vue. »Commentaire : Dès l’arrivée des français, les alliés ont tiré un coup de canon pour avertir leur campet les fourrageurs. De leur côté, la cavalerie française commandée par M. le duc de Choifeuil fitcharger les fourrageurs et la cavalerie hollandaise qui s’étaient retiré de la plaine proche de Boussusur les hauteurs vers la vallée de l’Eau d’Heure (probablement, le lieu dit « Spèche ») ; Les alliés sesont enfuis pour regagner l’autre côté de la vallée de l’Eau d’Heure et les français n’ont pas sucontinuer car les dragons français étaient en retard. 3. La résistance du 16ème régiment d’infanterie à la forge de FeronvalAprès l’avantage pris par de Choifeuil (voir ci-dessu) qui mit en fuite l’ennemi, mais qui a du attendrela venue des dragons, commença la résistance de l’infanterie anglaise à la forge de Feronval :D’après de Quincy : « Cet avantage fut cause qu’on voulut les pousser plus loin. On ne pouvait envenir à bout qu’en passant un fort long défilé qui était gardé par 5 maisons entourées de charbon,qui servaient de retranchement à 7 ou 800 hommes d’infanterie, outre un petit ruisseau qui passaitau pied. Ces difficultés n’empêchèrent pas qu’on n’alla les attaquer. Le régiment de dragons dePompone mit pied à terre soutenu du régiment de Villepion, et chargea les ennemis avec tant devigueur qu’il les contraignait de se retirer en désordre. Cette action ne couta à nos troupes que 7 ou8 hommes. La perte des ennemis fut plus grande, outre 50 prisonniers qu’on leur fît ». D’aprèsl’intendant du gué de Bagnols : « 7 ou 800 hommes d’infanterie s’étoient retirés dans une forge quiest au bas dudit village, sur le ruisseau qui est à gauche en allant de Philippeville à Walcourt. Ons’avança de ce côté, et on vit un très grand nombre de fourrageurs sur la hauteur au-delà duruisseau, qui se retiroient en grande diligence, et des escadrons sur la même hauteur, quis’avançoient pour les soutenir. M. le maréchal fit descendre des dragons dans le fond sur la maindroite et de la cavalerie sur la main gauche pour couper cette infanterie en cas qu’elle prît le parti dese retirer, ce qui arriva un moment après. On la vit sortir de la forge, les dragons n’ayant pu arriverassez tôt et regagner en diligence leurs escadrons ». D’après le marquis de Villars : « si le hasardn’eut fait que les dragons n’ont pas suivi la route que chevalier de Tilladet leur avoit ordonnée, il estcertain qu’on auroit défait 5 à 600 hommes de pied et pris beaucoup de chevaux ; mais le tempsqu’on a mis à attendre les dragons ayant donné aux ennemis celui de retirer leurs fourrageurs et deposter leur infanterie, a rendu l’affaire plus difficile. Cependant, M. le maréchal, étant arrivé, à
  • 10. ordonné de marcher aux ennemis par le chemin des forges et aux premiers escadrons de cavalerie deles couper par celui de Silenrieux. Les premiers escadrons ont pris par Silenrieux et les 3 de Villepîonet le premier de Bezons, commandés par les sieurs de Villepion et de bondy, ont joint 5 escadrontsdes ennemis, qui sont venus à la charge à eux et que notre cavalerie, l’épée à la main, a renverséavec beaucoup de vigueur. Pour moi, ce qui me fait plaisir très sensible, c’est que ces 4 escadrons denouveaux cavaliers et les 3 de Villepion , que je vous ai toujours marqué être des plus faibles et desmoindres, ils ont fait des merveilles. Et plut à Dieu qu’on n’eût point vouluy partager à d’autrestroupes l’honneur de cette journée ; car, jusque là, tout étoit à souhait… » D’après de Humières : « ,je dis au chevalier de tilladet de prendre une partie des dragons et de la cavalerie qui avoit étédétachée avec lui et avec M. de Montrevel, qui étoit allé au campement, et je les fis passer l’un etl’autre la rivière d’Heure en 2 différents endroits où elle est guéable ». D’après de Villars : « mais nostroupes s’étant arrêtées derrière, et les dragons n’ayant pas suivi la route qui leur avoit étéordonnée, les ennemis eurent le temps de poster leur infanterie et de retirer leurs fourrageurs, aprèscela, on envoya les premiers escadrons de garde et les brigades de LUmbre et de Bezons par lechemin de Silenrieux qui est un peu plus long et l’on garda celui des Forges, qui étoit le plus court,pour les gardes du corps : les derniers escadrons de la brigade de Bezons l’ayant trouvé libre, parceque les gardes du corps n’étoient pas arrivées, s’y jetèrent et joignirent 5 escadrons des ennemisqu’ils renversèrent l’épée à la main avec beaucoup de vigueur….. » . D’après Churchill : « On tira lecanon pour rappeler les fourrageurs et donner l’alarme au camp. Entre temps, le régiment anglaiscontenait l’avance des français. Mais très fortement attaqué, il offrit, sous le commandement ducolonel Hodges, une résistance acharnée. Pendant près de 2 heures, 600 fantassins anglaisenrayèrent l’avance ennemie ». D’après Child : « Ce que Humières a manqué était du au ColonelHodges et son bataillon de 600 hommes. Ils étaient postés au sommet d’une colline et se trouvaienteux-mêmes entre les fourrageurs et l’avant-garde des français. La cavalerie hollandaise étaientrapidement poussées par le poids de la cavalerie française mais l’infanterie anglaise »s’alignait ettenait bon une heure entre 10 et 11 h. Pas de doute, ils tiraient pour garder leur place comme ditdans le raccourcissement (la restriction). A la fin de 60 minutes, Hodges vit que sa position étaitdevenue ouverte sur 2 flancs et ainsi, il se retira vers un moulin à vent qui était au dessus d’unecolline proche » D’après Chandler : « les fourrageurs allies furent envoyés dans la campagneenvironnante, escortés par 600 fantassins du régiment du colonel Hodges. Là, ils furentsoudainement vus par l’avant-garde de l’armée d’Humières. Pour couvrir la retraite des fourrageurssurpris, Hodges s’était comporté de belle manière et retenait le développement de l’attaquefrançaise durant plusieurs heures vitales. Il retirait ses hommes avec assurance de manière continuevers un moulin voisin ». D’après le texte de l’estampe hollandaise : « qu’elle atteignait Forge à 9heures du matin, l’ennemi aussi avait compris ; un grand nombre de fourrageurs s’y trouvait gardépar 800 fantassins ; il s’abattit donc avec fougue sur ceux-ci, qui déjà se retiraient en combattant ».Commentaire : après la mise en fuite par de Choifeuil des alliés (fourrageurs et cavalerie hollandaise),les français décidèrent d’aller plus loin pour repousser les fourrageurs qui se trouvaient de l’autrecôté de la vallée de l’Eau d’Heure ; pour cela, les français devaient prendre un long défilé de Boussuà la forge de Feronval (la vallée du ruisseau d’Erpion) ou se trouvait les 600 à 800 fantassins. Lerégiment de dragons de Pompone soutenu par le régiment de Villepion mirent pied à terre etchargèrent les ennemis avec tant de vigueur qu’il les contraignait de se retirer en désordre de laforge et les fantassins anglais ont résisté de manière glorieuse à la fougue des français (au moins 1heure) ; puis ils sont partis en direction de walcourt.
  • 11. 4. La retraite des fantassins anglais et la poussée des françaisAprès leur résistance à Feronval suite à l’attaque française, les anglais se sont retirés vers leshauteurs en direction de Walcourt en traversant les plaines de Béthléem jusque la plaine au dessusde l’Eau d’yvesD’après de Quincy : « Ils se sauvèrent par derrière un château dans un fond où il y avait quelquesmaisons ; mais ayant été suivis de près par le régiment Daupin dragon, ils y furent encore forcer ; cequi les obligea de gagner un autre château, et de là une plaine qui aboutissait à 2 chemins creux versleur camps, et à des hayes du côté de la petite ville de Walcourt, dans laquelle ils avaient misbeaucoup d’infanteries qui favorisa leur retraite ». D’après l’intendant du gué de Bagnols : «On la vitsortir de la forge, les dragons n’ayant pu arriver assez tôt et regagner en diligence leurs escadrons.Les dragons les suivirent en escarmouchant, et comme le maréchal s’aperçut que le nombre desescadrons de al cavalerie ennemie groisissoit sur la hauteur opposée à celle d’où il les voyoit, leruisseau de Silenrieux entre 2, il envoya M ; le chevalier de Tilladet prendre le premier escadron deBezons et les 3 de Villepion, qui se trouvèrent sous sa main. Il les fit descendre, passer le ruisseau deSilenrieux par un très mauvais défilé et monter la hauteur sur laquelle étoient les ennemis. Ils n’yfurent pas plus tôt que, s’étant formés, ils essuyèrent la décharge de 5 escadrons ou troupes decavalerie et, en même temps, l’épée à la main et M. le chevalier de Tilladet à leur tête, ils firent plierces escadrons et les obligèrent de se retirer en désordre vers leur cavalerie, qui étoit en bataille lelong d’un bois, de l’autre côté du ruisseau qu’on trouve à main droite en venant à Walcourt dePhilippeville ». D’après Churchill : « Entre temps, le régiment anglais contenait l’avance des français.Mais très fortement attaqué, il offrit, sous le commandement du colonel Hodges, une résistanceacharnée. Pendant près de 2 heures, 600 fantassins anglais enrayèrent l’avance ennemie. LorsqueMarlborough apprit que l’armée de Waldeck était prête, il fit retirer les défenseurs sur une hauteur àl’est de la colline de Walcourt où d’autres troupes britanniques et plusieurs batteries avaient prisposition. La manière dont ce simple bataillon effectua sa retraite en bon ordre, constamment harcelépar des forces supérieures de cavalerie française, put donner un avant goût des vertus que, bien àcontre cœur, l’Europe allait apprendre à reconnaitre à l’armée britannique ». D’après childs :« l’infanterie anglaise »s’alignait et tenait bon une heure entre 10 et 11 h. Pas de doute, ils tiraientpour garder leur place comme dit dans le raccourcissement (la restriction). A la fin de 60 minutes,Hodges vit que sa position était devenue ouverte sur 2 flancs et ainsi, il se retira vers un moulin àvent qui était au dessus d’une colline proche et de nouveau il retient la progression des français versWalcourt. Finalement, à midi, Hodges se retiraient vers la ligne principale de la bataille que Waldeckavait été capable de former durant ce temps gagné grâce aux fantassins anglais. Bien qu’il étaitconsidéré comme un fait d’armes, l’action d’Hodges coutait seulement à son bataillon un officier tué,un blessé et 30 autres tués dans les rangs pour 2 heures de combat. Ceci ne donne pas l’impressionque les français pressaient particulièrement fort ». D’après Chandler : « Il retirait ses hommes avecassurance de manière continue vers un moulin voisin où il se comportait eux-mêmes avec la mêmerésolution. Pendant ce temps (vers 11 h), Marlborough était arrivé dans le lieu de l’engagement.Voyant que Hodges était sous le feu de plusieurs batteries françaises, il lui ordonna de se retirer denouveau vers une colline à l’est de la ville, derrière laquelle la ligne de bataille principale s’était viteformée ». D’après le texte de l’estampe hollandaise : « il s’abattit donc avec fougue sur ceux-ci, quidéjà se retiraient en combattant lorsque vinrent à leur aide 1600 cavaliers appuyés par 2000fantassins anglais jusque là cachés dans un bois et grâce auxquels tant les fourrageurs que lesfantassins furent sauvés ».
  • 12. Commentaire : les anglais se sont sauvés par derrière un château dans un fond où il y avait quelquesmaisons ; ensuite obliger de gagner un autre château car préssé par les dragons français ; et enfin làune plaine qui aboutissait à 2 chemins creux vers leur camps, et à des hayes du côté de la petite villede Walcourt, dans laquelle ils avaient mis beaucoup d’infanteries qui favorisa leur retraite.Churchill : Lorsque Marlborough apprit que l’armée de Waldeck était prête, il fit retirer lesdéfenseurs sur une hauteur à l’est de la colline de Walcourt où d’autres troupes britanniques etplusieurs batteries avaient pris position.Child : il se retira vers un moulin à vent qui était au dessus d’une colline proche et de nouveauretient la progression des français vers Walcourt. Finalement, à midi, Hodges se retiraient vers laligne principale de la bataille que Waldeck avait été capable de former durant ce temps gagné grâceaux fantassins anglais.Chandler : Il retirait ses hommes avec assurance de manière continue vers un moulin voisin où il secomportait eux-mêmes avec la même résolution. Pendant ce temps (vers 11 h), Marlborough étaitarrivé dans le lieu de l’engagement. Voyant que Hodges était sous le feu de plusieurs batteriesfrançaises, il lui ordonna de se retirer de nouveau vers une colline à l’est de la ville, derrière laquellela ligne de bataille principale s’était vite formée ».Sources hollandaises : se retiraient en combattant lorsque vinrent à leur aide 1600 cavaliers appuyéspar 2000 fantassins anglais jusque là cachés dans un bois et grâce auxquels tant les fourrageurs queles fantassins furent sauvés ».L’intendant gué de Bagnols : « ils firent plier ces escadrons et les obligèrent de se retirer en désordrevers leur cavalerie, qui étoit en bataille le long d’un bois, de l’autre côté du ruisseau qu’on trouve àmain droite en venant à Walcourt de Philippeville ».Nous pouvons en conclure que le 16ème régiment de Hodges quitta la forge de Feronval en directiond’un moulin (Child se trompe en parlant d’un moulin à vent car il n’y avait pas de moulin à vent dansla région proche) qui serva de 2ème position de résistance. de Quincy dit qu’ils se sont sauvés parderrière un château dans un fond où il y avait quelques maisons : il s’agit probablement de la 2èmeposition au moulin de Daussois où il y avait un moulin et quelques habitations autour de la Bierlée(hameau de Silenrieux) et derrière le château indique le château de Daussois. Le moulin de Daussoisétait bien situé sur la rive droite du ry des dames (il permettait de résister à la cavalerie). Par la suite,Hodges reçut l’ordre de se retirer dans les collines à l’est de Walcourt au-delà du ruisseau d’Yves. DeQuincy décrit ce retrait en expliquant qu’ils étaient obligés de quitter le lieu car pressés par lesdragons français ; ils gagnèrent un autre château et puis une plaine où il y avait 2 chemins creux pourregagner leur camp et une haie (petit bois) où ils avaient mis beaucoup d’infanterie (au-delà duruisseau d’Yves). D’après churchill, les anglais y avaient aussi mis batteries (Chandler y parle de ligneprincipale de bataille).