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Urgences endocriniennes c huot 2007
 

Urgences endocriniennes c huot 2007

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    Urgences endocriniennes c huot 2007 Urgences endocriniennes c huot 2007 Presentation Transcript

    • URGENCES EN ENDOCRINOLOGIE Céline Huot MD, M. Sc.
    • Introduction• Outre l’acidocétose diabétique, les affections endocriniennes en âge pédiatrique constituent rarement des urgences.• Toutefois, les étapes initiales de la prise en charge sont essentielles pour: – traiter adéquatement dans l’attente des résultats – établir un diagnostic rapidement – éviter des investigations additionnelles
    • ObjectifsPar des vignettes cliniques,• Reconnaître les signes et symptômes• Soulever des notions de physiopathologie• Consolider les étapes diagnostiques initiales• Développer le réflexe de l ’échantillon critique• Suggérer des alternatives thérapeutiques• Identifier les risques du traitement / non traitement
    • Urgences endocriniennes – Alternatives thérapeutiques• Non spécifiques• Spécifiques
    • VIGNETTE Un bébé garçon âgé de 17 jours est amené pour léthargie et vomissements. Il s’alimente difficilement et il n’a pas repris son poids de naissance. Il est déshydraté et hypotendu. Le bilan révèle: sodium 124 mmole / L, potassium 7,4 mmole / L, CO2 16 mmole / L et glucose 4,9 mmole / L. Les énoncés suivants sont exacts SAUF:a) La substitution avec minéralocorticoïdes doit débuter maintenant.b) Un prélèvement devrait être effectué AVANT l’administration de tout médicament.c) Dans cette condition, la détérioration clinique aiguë associée à la perte en sel se produit le plus fréquemment dans le premier mois de vie.d) La forme la plus fréquente de cette condition entraîne une ambigüité sexuelle chez la fille.
    • URGENCES «SURRÉNALIENNES»
    • EFFETS DES GLUCOCORTICOÏDES• Stimuler la gluconéogenèse et diminuer l’utilisation du glucose cellulaire• Mobiliser les acides gras et les acides aminés• Inhiber les effets de l’insuline• Permettre la cétogenèse• Augmenter les nivaux de globules rouges et de plaquettes• Favoriser des effets anti-inflammatoires, dont: – Maintenir la réponse vasculaire normale aux agents vasoconstricteurs – Opposer les augmentations de la perméabilité capillaire – Inhiber la production d’interleukine-2 (IL-2) par les macrophages – Stimuler la leucocytose des neutrophiles polymorphonucléaires – Réduire l’adhérence des macrophages à l’endothélium – Diminuer la quantité d’éosinophiles et de lymphocytes circulants – Réduire la quantité de lymphocytes T primaires
    • EFFETS DES MINÉRALOCORTICOÏDES• Moduler l’équilibre électrolytique au niveau des reins, du tube digestif et des glandes salivaires / sudoripares.• Favoriser la réabsorption du sodium et la sécrétion du potassium et des ions hydrogènes par les reins.• La déficience en aldostérone entraîne: perte en sodium, hyperkaliémie et acidose. L’hyperkaliémie stimule la relâche d’aldostérone pour améliorer la sécrétion de potassium.
    • Déshydratation, hypo Na, hyper K RÉPONSE• FAUX. « La substitution avec minéralocorticoïdes doit débuter maintenant. »• Diagnostic: hyperplasie congénitale des surrénales• La forme la plus fréquente résulte de la déficience en 21-hydroxylase.• La crise avec perte de sel se produit le plus souvent entre les 2 et 5ième semaines de vie.• La présentation clinique est le plus souvent non spécifique: léthargie, irritabilité, vomissements, gain pondéral suboptimal et déshydratation.• Le diagnostic doit être considéré chez un enfant avec hyponatrémie et hyperkaliémie.• Traitement: MESURES NON SPÉCIFIQUES N .B . ÉCHANTILLON CRITIQUE !!! – Évaluer nécessité d’un bolus salin physiologique – Évaluer la nécessité des apports en glucose MESURES SPÉCIFIQUES – Remplacement avec glucocorticoïdes
    • Message• L’échantillon critique: – Oriente vers le diagnostic – Souvent, empêche la tenue de tests additionnels – Permet une documentation factuelle de la biologie sans interférence (hydratation, médicaments, etc.) – Permet l’instauration de mesures urgentes – Permet le report d’une réflexion plus approfondie des causes du désordre observé (« De quelle condition s’agit- il? » «Quelle est l’hormone cruciale à doser ? ») – Révèle beaucoup avec peu
    • INSUFFISANCE SURRÉNALIENNE – SIGNES ET SYMPTÔMES HISTOIRE:• Faiblesse (99%)• Hyperpigmentation (98%)• Perte pondérale (97%)• Douleur abdominale, nausée, vomissement (34%)• Rage de sel (22%)• Diarrhée (20%)• Constipation (19%)• Syncope, déshydratation, collapsus vasculaire (16%)• Autres signes associés: Vitiligo (9%)
    • BILAN SUGGESTIF D’INSUFFISANCE SURRÉNALIENNE• ↓ Na• ↑K• ↑ Créatinine• ↓ Glucose• Anémie normochrome, normocytaire• ↑ Éosinophiles• Acidose métabolique
    • INSUFFISANCE SURRÉNALIENNE• Le diagnostic d ’insuffisance surrénalienne est souvent posé après décompensation secondaire à une infection, chirurgie, traumatisme, brûlures, etc.• La présentation clinique et les laboratoires varieront selon que l ’insuffisance surrénalienne est primaire, secondaire ou tertiaire.• Lorsque le diagnostic est suspecté, traiter avant la réception des résultats de laboratoire.• L ’arrêt d ’un traitement chronique avec stéroïdes doit susciter de la vigilance.
    • QUI CONSIDÉRER POUR UNE COUVERTURE AVEC STÉROÏDES ?• Tout patient traité avec stéroïdes pour une condition entraînant une sécrétion insuffisante en glucocorticoïdes et/ou en minéralocorticoïdes telle...• Hyperplasie congénitale des surrénales• Maladie d’Addison• Hypopituitarisme (idiopathique ou secondaire)• Hypoplasie congénitale des surrénales• Mutation du gène DAX-1• Déficience familiale en glucocorticoïdes• Syndrome Triple A (Allgrove)• Insensibilité aux glucocorticoïdes• Anomalies du métabolisme du cholestérol• Syndrome polyglandulaire auto-immun (APECED)• Adrénoleukodystrophie• Déficience isolée en ACTH• Syndrome de Smith-Lemli-Opitz
    • QUI CONSIDÉRER POUR UNECOUVERTURE AVEC STÉROÏDES ? (SUITE) Tout patient ayant reçu des glucocorticoïdes à doses supraphysiologiques pendant plus de quatre semaines Le degré de suppression surrénalienne dépend de la dose du corticostéroïde utilisée, de la durée et de la fréquence de son administration ainsi que de la voie par laquelle il est donné. On considère qu’une dose supraphysiologique (>15 mg/m2/jour d’hydrocortisone) pendant 4 semaines ou plus peut entraîner une suppression surrénalienne.
    • INSUFFISANCE SURRÉNALIENNEhttp://www.medped.umontreal.ca/protocoles/ couverture_steroides.htm
    • COUVERTURE STÉROÏDIENNE ENCAS DE STRESS OU DE MALADIEDOUBLER (ou même TRIPLER si la T° ≥39°C) chaque dose du glucocorticoïde duranttoute la période que dure le stress si:Température ≥ 38.5°C, infection, stressphysique ou diarrhée sévère
    • COUVERTURE STÉROÏDIENNE EN CAS DE STRESS, MALADIE OU CHIRURGIE• Si l’enfant a des nausées et des vomissements, administration par injection, soit : Solu-Cortef®, 50 mg/m2/dose IM ou IV, puis 50 mg/m2 aux 6 heures• Lors d’une insuffisance surrénalienne aiguë (instabilité hémodynamique ou déséquilibre électrolytique), donner d’abord : Solu-Cortef®, 100 mg/m2 IV ou IM, tout en augmentant le volume intravasculaire par un soluté sans potassium et répéter toutes les 4 heures si nécessaire jusqu’à ce que l’état du patient s’améliore. Assurer les apports en glucose.• En cas de chirurgie : Solu-Cortef®, 100 mg/m2 IV ou IM à l’appel ou à l’induction, puis 50 mg/m2 aux 6 heures.
    • Message• Les signes et symptômes des désordres d’origine endocrinienne sont souvent peu spécifiques. Il en revient au médecin de maintenir un haut niveau de vigilance pour assurer leur détection.
    • VIGNETTE Un garçonnet de 3 ans est amené à l’urgence par ses parents parce qu’il a été difficile à réveiller ce matin. Depuis son réveil, il est nauséeux et il a mal à la tête. L’enfant se portait bien jusqu’à la veille en soirée bien qu’il ait refusé de manger une grande partie de son souper (foie et brocoli). Le pouls est de 140 battements/min et la T.A. est normale. L’enfant est confus et en diaphorèse. La glycémie est de 1,6 mmole / L. Les énoncés suivants sont exacts SAUF:a) Les enfants sont susceptibles à l’hypoglycémie en raison de leur demande métabolique de base accrue comparativement à celle des adultes, de leur petites réserves en glycogène et d’une disponibilité plus faible en précurseurs pour la gluconéogenèse.b) La forme la plus fréquente d’hypoglycémie chez l’enfant est l’hypoglycémie cétogène.c) Ce patient devrait recevoir 1-2 cc/kg D50.d) Le glucagon est moins efficace chez l’enfant que chez l’adulte.
    • URGENCES - HYPOGLYCÉMIE
    • HYPOGLYCÉMIE - SIGNES ET SYMPTÔMES• NOUVEAU-NÉ • ENFANTS PLUS ÂGÉS – Trémulations – Étourdissements – Réflexe de Moro vif – Sudation accrue – Léthargie – Appétit augmenté – Difficultés à s’alimenter – Anxiété – Irritabilité – Confusion – Hypothermie – Léthargie – Détresse respiratoire – Difficultés à s’alimenter – Apnée – Irritabilité – Bradycardie – Convulsion – Convulsion – Coma – Coma – Mort subite – Mort subite – Asymptomatique
    • HYPOGLYCÉMIE - SYMPTÔMESNEUROGÉNIQUES (AUTONOMIQUES) – sudation, faim, tremblements, palpitations, nervosité, anxiétéNEUROGLYCOPÉNIQUES – sensation de chaleur, faim, confusion, difficulté à penser, fatigue, somnolence, étourdissement, difficulté à parler, vision embrouillée
    • HYPOGLYCÉMIE –QUOI RECHERCHER À L’EXAMEN ?• Poids « généreux » (hyperinsulinisme)• Diminution du tissu adipeux sous-cutané (diminution des réserves)• Perturbations de la croissance somatique (déficience GH)• Anomalies crâniennes et de la ligne médiane (suspicion de déficiences hypophysaires)• Volume du foie (recherche de glycogénose)
    • MÉTABOLISME DU GLUCOSE GLYCOGÈNEGLUCOSE GLUCOSE-1-P GLUCOSE GLUCOSE-6-P FRUCTOSE-1-6-P TRIGLYCERIDES TRIOSE-P GLYCEROL PHOSPHOENOLPYRUVATE ACIDES GRASALANINE PYRUVATE ACETYL COALACTATE OXALOACÉTATE CÉTONES
    • HYPOGLYCÉMIE - CAUSES• Utilisation excessive de glucose – Hyperinsulinisme – Hyperinsulinémie chez bébé de mère diabétique – Insulinome – Ingestion d’agents anti-hyperglycémiants ou injection d’insuline – Défauts dans la cascade métabolique du glucose (défauts du cycle de Krebs ou de la chaîne respiratoire ) – Défauts dans la production de carburants alternatifs (déficiences en carnithine acyl transférase, (HMG CoA) lyase hépatique, déshydrogénase de l’acyl-coenzyme A) – Septicémie ou état hypermétaboliques
    • HYPOGLYCÉMIE – CAUSES (suite)• Sous-production de glucose – Réserves inadéquates en glucose (prématurité, RCIU, malnutrition, hypoglycémie cétogène) – Déficience en glycogène synthase (glycogénose type 0) – Désordres de la production hépatique de glucose: déficiences en glucose-6-phosphatase (glycogénose type 1), debrancher (glycogénose type 3), phosphorylase hépatique (type 6), glycogène synthase, fructose 1,6 di phosphatase, phosphoénol pyruvate, pyruvate carboxylase ainsi que la galactosémie, l’intolérance fructose et la maladie du sirop d’érable – Endocrinopathies • Hypopituitarisme, déficience en hormone de croissance et / ou cortisol – Toxines et autres maladies significatives (éthanol, salicylates, propranolol, malaria)
    • HYPOGLYCÉMIE Mécanismes de contre-régulation du glucose• Insuline• Glucagon• Épinéphrine• Hormone de croissance• Cortisol• Autres hormones, neurotransmetteurs
    • HYPOGLYCÉMIE - RÉPONSEFAUX c) Ce patient devrait recevoir 1-2 cc/kg D50….• L’hypoglycémie cétogène est caractérisée par une hypoglycémie symptomatique associée à une cétonurie (chez un enfant connu pour être en bonne santé) après un jeûne modéré avec résolution de la symptomatologie après l’administration de glucose.• Le glucagon est moins efficace chez l’enfant que chez l’adulte puisque son efficacité repose sur la disponibilité du glycogène pour la glycogénolyse et la production subséquente de glucose.• La solution D50 est extrêmement hyperosmolaire et peut mener à une irritation et des dommages par extravasation, plus particulièrement chez les enfants avec petites veines. Chez les enfants, il est préférable d’administrer 2-4 cc/ Kg de D25 ou 5-10 cc/ Kg de D10.
    • Hypoglycémie – Traitement• MESURES NON SPÉCIFIQUES – Si patient tolère p.o.: glucose (jus de fruit ou pastilles de glucose) – Si altération importante de l’état du patient: bolus initial de glucose de 0.25 g/kg: soit 2.5 ml/kg de D10 ou 1 ml/kg de D25 – Vérification de la glycémie aux 15-30 minutes: au besoin, maintenir apports de glucose de 5-20 mg/kg/min – Glucagon: 0.03 mg/kg i.m. ou s.c. – Hydrocortisone: 25-100 mg/m2/jr ou 1-5 mg/kg/jr i.v.
    • VIGNETTE• Bébé fille hospitalisée à l ’âge de 7 semaines pour des épisodes de convulsions tonico- cloniques généralisées se produisant 3-4 heures après les boires, difficultés de succion, pâleur, diaphorèse et irritabilité. La glycémie est de 2,3 mmole/L à l ’arrivée.
    • HYPOGLYCÉMIE – ÉCHANTILLON CRITIQUE• Glucose• Insuline• Hormone de croissance• Cortisol• Lactate, pyruvate, beta-OH-butyrate, acides gras libres, carnithine, acides aminés sanguins et urinaires• Toxicologie?
    • HYPOGLYCÉMIE Hyperinsulinisme néonatal persistant• TRAITEMENT NON SPÉCIFIQUE – Infusion de glucose ad 15-20 mg/kg/min – Gavages continus avec formule enrichie de dextrose – Glucocorticoïdes / glucagon SPÉCIFIQUE – Diazoxide – Octréotide – Pancréatectomie subtotale
    • Aaaa
    • VIGNETTE Un fillette âgée de 20 mois se présente suivant une convulsion. La fillette est éveillée, alerte et ne paraît pas toxique. L’examen clinique révèle des signes évidents de malnutrition ainsi que de multiples nodules sur la partie antérieure de la cage thoracique et une sensibilité aux poignets. Le traitement de la cause la plus probable de la convulsion est:a) Supplémentation oraleb) Retrait de l’enfant de son milieu dans l’attente d’une évaluation par le Département de la Protection de la Jeunessec) Résection d’une lésion intracrânienned) D’abord une ponction lombaire et antibiotiques
    • URGENCES « CALCIUM »
    • HYPOCALCÉMIE - SIGNES ET SYMPTÔMES• Chez le nourrisson – Le plus souvent sans symptôme, irritabilité musculaire, agitation, tachypnée et apnée, tachycardie, hypotonie, voix aiguë, convulsions, bombement de la fontanelle, insuffisance cardiaque, vomissements, difficultés à s’alimenter, distension abdominale• Également présents chez l ’enfant plus âgé – spasme du tunnel carpien, crampes, spasmes musculaires, douleurs abdominales, laryngospasme
    • HYPOCALCÉMIE NÉONATALE PRÉCOCE (48-72 HR)– Prématurité • Mécanismes possibles: apports faibles, diminution de la réponse à la vitamine D, augmentation de la calcitonine, hypo albuminémie– Asphyxie • Mécanismes possibles: délai dans l’introduction de l’alimentation, augmentation de la production de calcitonine, augmentation de la charge endogène en phosphate et traitement avec alcalins– Diabète gestationnel • Mécanismes possibles: hypoparathyroïdie fonctionnelle induite par la déficience en magnésium– RCIU
    • HYPOCALCÉMIE NÉONATALE TARDIVE (3-7 jrs)– Apports accrus en phosphate exogène– Déficience en magnésium– Hypoparathyroïdie transitoire du nouveau-né– Hypoparathyroïdie due à d’autres causes (ex. gentamycine)
    • HYPOCALCÉMIE - CAUSES• Diminution de l ’effet ou de la sécrétion de la PTH – Syndrome vélocardiofacial, pseudohypoparathyroïdie, atteintes autoimmunes, lésions infiltratives (thalassémie, hémosidérose, maladie de Wilson), mutations activatrices du récepteur sensible au calcium entraînant une suppression inappropriée de la PTH, idiopathique• Diminution de l ’effet de la vitamine D – Résistance à l’action de la Vitamine D• Déficience en vitamine D – Apports insuffisants, utilisation d’anticonvulsivants par la mère• Défaut de l ’activation de la vitamine D• Changements de la liaison ou de la chélation du calcium – Apports accrus en phosphate: erreurs de formule, lavements ou HAIV – Charge endogène accrue: anoxie, chimiothérapie, rhabdomyolyse – ICR• Drogues / toxines• Malabsorption• Alcalose – Respiratoire par hyperventilation; métabolique par administration de bicarbonate, diurétiques, ou d’agents de chélation (ex. citrates pendant transfusions sanguines)• Pancréatite• Pseudohypocalcémie (ie, hypoalbuminémie)• Hungry bones syndrome
    • HYPOCALCÉMIE - RÉPONSE Le traitement de la cause la plus probable de la convulsion est: a) Supplémentation orale• Cette enfant a probablement un rachitisme par manque d’apports en vitamine D.• Facteurs de risque accru: malnutrition, régime végétarien, prématurité, non exposition au soleil, médication (furosémide, phénytoïne, phénobarbital), maladie rénale ou malabsorption• Dans le rachitisme par déficience en vitamine D, les niveaux de calcium et de phosphate sont normaux ou bas.• Un traumatisme non accidentel doit néanmoins être éliminé dans ce contexte.
    • VIGNETTE Un garçonnet âgé de 2 ans est connu pour laryngo-trachéomalacie, septicémie à pneumocoque, bicuspidie aortique, CIV et anneau vasculaire opérés. Il se présente avec de l’ irritabilité, des raideurs dans les muscles, les pieds équins et les doigts en extension. Au bilan, on retrouve: une calcémie totale à 1,3 mmole/L et un calcium ionisé à 0,82 mmole/L. Les énoncés suivants concernant ce patient sont exacts SAUF:a) L’ensemble des problèmes retrouvés chez ce garçon s’explique par une délétion du chromosome 22q11.2 chez 90% des patients.b) On doit rechercher des anomalies rénales chez ce garçon.c) La fonction thyroïdienne est probablement aussi anormale.d) Ce diagnostic doit être considéré dans les formes transitoires d’hypocalcémie du nouveau-né.
    • HYPOCALCÉMIE – BILAN• Calcium total et ionisé• Magnésium• Électrolytes et glucose si convulsions• Phosphore• PTH (si Mg normal avec phosphore normal ou élevé)• Métabolites de la vitamine D (25-OH vitamine D et 1,25-OH vitamine D)• Calcium, magnésium, phosphore et créatinine urinaires si problème rénal suspecté• Phosphatase alcaline
    • VIGNETTE HYPOCALCÉMIE - RÉPONSEFAUX. La fonction thyroïdienne est probablement aussi anormale.• Le syndrome vélocardiofacial est associé à une délétion du chromosome 22q11.2• Le syndrome est caractérisé par une anomalie de développement des troisième et quatrième arcs branchiaux, responsables du développement de gros vaisseaux du cœur, du thymus et des parathyroïdes.• D’autres anomalies associées sont les malformations cardiaques conotronculaires (25%), l’insuffisance vélopharyngienne (35%), les anomalies rénales (35%) ainsi que l’aplasie du thymus et la déficience immunitaire (1%).• Peu présentent (3.3%) des maladies thyroïdiennes auto-immunes
    • HYPOCALCÉMIE NÉONATALE - TRAITEMENT NON SPÉCIFIQUE Hypocalcémie symptomatique (généralement calcium ionisé < 0.8 mmole/L):1) Gluconate de calcium 10%, i.v. sur 10 minutes, sous monitoring cardiaque: 1 à 2 ml/kg/dose (max 10 ml). (± SPÉCIFIQUE ) Vitamine D active (calcitriol=Rocaltrol®): Nouveau-né à terme, dose initiale 20-40 nannogrammes/kg/jr2) Poursuite du traitement: a) Par voie parentérale: Perfusion dentretien à raison de 5 à 10 ml/kg/jour de gluconate de Ca 10%. b) Par voie entérale (2-4 semaines si hypocalcémie prolongée ou début tardif): Gluconate de calcium (100 mg/ml) p.o. jusquà 100 mg/kg/jour en 4-6 doses. Utilisation de laits pauvres en phosphore, ou de lait maternel. Calcitriol (Rocaltrol®): 0.1 à 0.25 µg BID Remarque: Hypocalcémie néonatale associée à hypomagnésémie: Mg glucoheptanate (0.4 mEq/ml) 1.0-1.5 mEq/kg.jour.
    • HYPOCALCÉMIE POST-NÉONATALE - TRAITEMENT1) Traitement immédiat pour les formes sévères (tétanie ou convulsions): Gluconate de calcium 10% (2 ml/kg ramené à une dilution de 5%) injecté lentement sur 10 minutes i.v. sous monitoring cardiaque. Rocaltrol® ( 25 – 50 ng/kg.jour), soit: 0 à 1 an 0.1 à 0.25 µg BID 2 à 5 ans 0.25 à 0.5 µg BID 6 à 18 ans 0.5 à 1 µg BID2) Traitement dentretien dans lhypoparathyroïdie chronique: 0,5 à 1 g de calcium élémentaire p.o. par jour, de préférence en apport alimentaire mais si impossible, à donner en supplément. Calcium Oyster Shell® 250 mg/co ou 500 mg/co de calcium élémentaire en forme de carbonate de calcium. Calcite 500® 500 mg calcium élémentaire/co. en carbonate de calcium. Calcium-Rougier® 19.5 mg calcium élémentaire/ml en forme de gluconate de calcium et glucoheptonate de calcium. Rocaltrol® dose dentretien (PO)=0,1 à 1 µg/jour selon l’âge die ou BID. 0 à 1 an 0.05 à 0.2 µg BID 2 à 5 ans 0.1 à 0.25 µg BID 5 à 18 ans 0.1 à 0.5 µg BID
    • VIGNETTE On pose un diagnostic de méningite bactérienne après une ponction lombaire chez une fillette de 3 ans avec fièvre et altération de l’état mental. L’antibiothérapie est débutée. Au bilan, sodium 118 mmole/L. À l’urgence, l’enfant présente une convulsion. Les énoncés suivants sont exacts SAUF:a) Les apports liquidiens de cette patiente devraient être limités.b) Une solution hypertonique de salin devrait être administrée pour une correction rapide de la natrémie jusqu’à une valeur normale.c) L’osmolalité urinaire sera élevée de façon inappropriée.d) Les patients présentant cette condition ne paraissent pas déshydratés.
    • URGENCES – HYPONATRÉMIE – DÉSORDRES ADH
    • HYPONATRÉMIE - RÉPONSEFAUX - Une solution hypertonique de salin devrait être administrée pour une correction rapide de la natrémie jusqu’à une valeur normale.• Cette patiente présente un SIADH.• La sécrétion d’ADH augmente en réponse à une augmentation de l’osmolalité sérique ou à une diminution du volume sanguin.• Le SIADH résulte le plus souvent de désordres du SNC, de maladies pulmonaires et de la prise de médicaments.• Les patients avec SIADH sont euvolémiques ou légèrement hypervolémiques et ne présentent pas de signes de déshydratation.• La restriction hydrique s’impose pour les cas légers.• Le risque d’une correction trop rapide de la natrémie est la myélinose pontine.
    • VIGNETTE• Garçon de 10 ans 2 mois référé pour début subit de polyurie ( 10 à 12 litres par jour) et de polydipsie. Pas de perte pondérale objectivée. Glycosurie et acétonurie négatives. Densité urinaire de < 1005. Osmolarité sérique de 302 mOsm/L et densité urinaire de 265 mOsm/L.
    • DIABÈTE INSIPIDE – SIGNES ET SYMPTÔMES• Polydipsie• Polyurie• Déshydratation• Irritabilité• Difficultés à l’alimentation• Retard de croissance• Fièvre
    • DIABÈTE INSIPIDE - TRAITEMENT NON SPÉCIFIQUE• Hydratation orale de préférence SPÉCIFIQUE• DDAVP: traitement de confort pour éviter une diurèse qui peut parfois atteindre 10 litres/24h. – Administration nasale (en spray: 10 µg/vaporisation; ou disponible en solution de 100 µg/ml). Dose habituelle: 5-10 µg b.i.d. (moins si ≤5 ans) – Administration parentérale (4 µg/ml) à des patients aux soins intensifs. À considérer dans les traumatismes crâniens , les dons d’organes et les chirurgies par voie nasale. 1 µg/m2.jour (peut varier de 0.6 à 2.3 µg/m2.jour) de solution de 1 µg (0.25 cc) dans 48 cc D5% en continu. – Administration orale (0.1 ou 0.2 mg par comprimé). Dose efficace 10 à 20 fois la dose correspondante en intra-nasal. Administrer 2-3 fois par jour. La dose maximale est de 400 µg TID chez l’adulte.
    • VIGNETTE• Transfert d ’un bébé garçon à l ’âge de 10 jours: deuxième bébé né à terme• Examen: hypospade, cryptorchidie• Vomissements à l ’allaitement maternel depuis l ’âge de 3 jours. Perte pondérale >10% du poids de naissance.QUESTIONS• Quels éléments rechercher à l ’histoire?• Quels éléments rechercher à l ’examen?• Qui impliquer?• Quels laboratoires & examens paracliniques?
    • DÉSORDRES DE LADIFFÉRENTIATION SEXUELLE
    • DÉSORDRES DE LA DIFFÉRENTIATION SEXUELLE• Les désordres de la différentiation sexuelle sont des urgences médicales/psychosociales. – Lien avec maladie potentiellement fatale? – Importance de la désignation du sexe• Une équipe multidisciplinaire constituée de pédiatrie/néonatalogie, endocrinologie, imagerie,chirurgie/urologie, psychologie/psychiatrie, doit faire l’évaluation et cheminer avec les parents.
    • DÉSORDRES DE LA DIFFÉRENTIATION SEXUELLEÉVALUATION INITIALE• Caryotype sur lymphocytes circulants• Bilan hormonal selon la présentation: 17 OH-progestérone le plus souvent• Examen échographique / injection de contraste dans le sinus urogénital
    • VIGNETTE• Un hôpital référant vous demande le protocole d’acidocétose diabétique utilisé par votre centre hospitalier pour les soins d’un nouveau patient présentant un diabète.• Quelles sont les limites ou complications potentielles de l’application stricte d’un tel protocole?
    • CONCLUSIONS• Outre l ’acidocétose diabétique, les urgences endocriniennes sont rares.• Il revient au pédiatre d ’utiliser de discernement pour suspecter ces désordres et pour identifier les événements qui ont précédés la décompensation aiguë.• En cas de doute, l ’ échantillon critique doit être prélevé avant tout traitement. En âge pédiatrique, il est préférable d ’annuler un test plutôt que d ’en ajouter.