Toa

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  • 1. La tuberculose ostéo- articulaire Dr Benammar.AI)Introduction:La tuberculose peut toucher toutesles structures osseuses etarticulaires de l’organisme.
  • 2. II)Epidémiologie :•La TOA représente 2-5% de l’ensemble destuberculoses.•La tuberculose vertébrale représente lalocalisation la plus fréquente des TOA (35-55%)•C’est une tuberculose pauci-bacillaire(caractérisée par un faible taux de BK au seindes lésions).•Elle peut toucher les deux sexes et tous lesâges.
  • 3. Facteurs favorisants :•Mauvaises conditions de vie.•La surpopulation.•Diabète.•Age avancé.•Grossesses répétées.•Etat de déficit immunitaire surtout VIH.•Antécédents de tuberculose traitée ounon.•Notion de contage tuberculeux.
  • 4. III)Physiopathologie :La TOA résulte de la disséminationhématologique du bacille de Kokh à partir d’unfoyer viscéral primitif le plus souventpulmonaire.Il existe deux grandes possibilités : soit ladissémination du BK est ancienne et la survenuede la TOA correspond à une réactivation locale.Soit la dissémination du BK est récente et ilexiste un foyer actif à distance.
  • 5. IV)Formes cliniques :Le mal de pott : 1)Définition :Correspond à l’atteinte infectieuse par le bacilletuberculeux des structures osteo-articulaires du rachisincluant le sacrum. Comporte deux formes :La spondylodiscite : correspond à l’atteinte des deuxvertèbres adjacentes + du disque inter vertébralentre eux.La spondylite : correspond à une atteinte isolée ducorps vertébral.
  • 6. 2)Clinique :Début progressif.Le délai diagnostic moyen est de 6 mois.Le principal symptôme est la douleurrachidienne d’intensité moyenne, d’horairemécanique, son intensité augmenteprogressivement, les signes généraux sontinconstants à type d’amaigrissement,asthénie, anorexie, fièvre, sueursnocturnes.
  • 7. Les complications :Complication neurologique : compressionmédullaire, radiculaire,syndrome de la queue de cheval.Cyphose vertébral.Fistulisation d’un abcès froid.
  • 8. 3) Imagerie :Radiographie standard :Demandée en première intention, peutêtre normale dans 5-10% des cas, lessignes radiologiques sont en retard sur laclinique.
  • 9. En cas de spondylodiscite :•Pincement du disque intervertébral.•Les plateaux vertébraux deviennent flous,érodés, ou effacés.•Puis ostéolyse vertébrale avec parfoisgéodes en miroir et séquestres intraosseux.•L’osteocondensation périlésionnelle esttypiquement discrète ou absente.
  • 10. En cas de spondylite : lésion ostéolytique géodique homogène,aux contours nets typiquement de siègecentrosomatique .
  • 11. Au niveau de la partie molle :Abcès para vertébral, parfois siège decalcifications ou séquestres osseux.
  • 12. TDM :Performante dans la tuberculosevertébrale.Image précoce par rapport à laradiographie.
  • 13. Spondylodiscite tuberculeuse. Larges érosions enmiroir des plateaux vertébraux (coupe TDM frontale)
  • 14. IRM :C’est l’examen de choix.Précise le siège et l’étendue des lésions,l’existence d’une compressionradiculomédullaire et son mécanisme.
  • 15. 4) Pronostic :Guérison dans 95% des cas sans rechute encas d’un traitement bien conduit.la bonneobservance du traitement est primordialepour le pronostic.Facteurs de mauvais pronostic :âge>70 ans, paralysie.
  • 16. La coxalgie :•Définition : c’est la tuberculose dela hanche.
  • 17. •Clinique :Elle se manifeste par des douleurs de lahanche d’horaire inflammatoire oumixte, d’évolution subaigüe avecaggravation progressive, gènefonctionnelle et boiterie (enfant++).
  • 18. Examen : Raideur douloureuse de l’articulation etune amyotrophie du quadriceps, parfoisadénopathie rétrocrurale .A un stade tardif : déformation de lahanche en attitude vicieuse (flexion,adduction et rotation interne)Abcès froid : au triangle de Scarpa, dans laloge des adducteurs, dans la région fessièreet dans le pelvis.
  • 19. •Imagerie :Radiographie :Reste l’examen d’imagerie de premièreintention.Classiquement l’arthrite tuberculeuseréalise la triade suivante : unehypertransparence osseuse des épiphyses,des géodes et /ou des érosions osseusesjuxta articulaires, un pincement progressifde l’interligne articulaire.
  • 20. Coxalgie traitée tardivement, ce qui explique la destructionostéocartilagineuse marquée.
  • 21. Autres examens d’imagerie :Scintigraphie osseuse : montre unehyperfixation osseuse non spécifique, permetde détecter d’autres foyers de tuberculoseostéoarticulaire cliniquement silencieux.IRM : examen de choix pour le diagnostic etle suivi.
  • 22. V)Examens biologiques:FNS : les globules blancs ne sontpas augmentés.VS: augmentée de 25-100 mm lapremiere heure ,mais peut etrenormale dans 10% des cas.
  • 23. VI) Preuve diagnostique :IDR a la tuberculine : chez l’adulte et les enfants non vaccinés :considérée comme positive si la papuled’induration est ≥ 10 mm.Chez les enfants porteurs d’une cicatrice deBCG elle est positive si ≥ 15 mm.Peut être négative dans 10-15% des cas.
  • 24. Recherche du BK : Le prélèvement :En cas de tuberculose vertébrale on fait uneponction- biopsie disco-vertébralscannoguidée.En cas de tuberculose articulaire on fait uneponction échoguidée du liquide articulaire etune biopsie synoviale percutanée ouchirurgicale.
  • 25. Analyse bactériologique :Examen direct : après coloration deZiehl- Neelsen à la recherche de BAAR.Culture : sur milieu spécifique deLoewenstein.
  • 26. Examen anatomopathologique :mise en évidence de granulomeépitheloide et gigantocellulaire avecnécrose caséeuse.
  • 27. Nouvelle méthode de diagnosticbiologique :mise en évidence d’ADNmycobactérien par la méthodePCR=polymerase chain reaction.
  • 28. Devant une TOA il faut recherchersystématiquement une tuberculoseviscéral ou ganglionnaire associée :recherche du BK dans lesexpectorations, le liquide de tubagegastrique, l’aspiration bronchique, lesurines, la ponction d’uneadénopathie superficielle.
  • 29. VII)Traitement : maladie àdéclaration obligatoire.
  • 30. Règle hygiéno-diététique :Isolement du malade s’il crache du BK.Immobilisation stricte au litDans le mal de pott : port d’un corset.Rééducation fonctionnelle.
  • 31. Traitement médicamenteux :Quadrithérapie : associant Isoniazide,Rifampicine, Pyrazinamide,Ethambutol, pendant 2 mois.Puis une bithérapie par Isoniazide,Rifampicine pendant 4 à 10 mois.
  • 32. Traitement chirurgical :Ponction évacuatrice d’un abcèsvolumineux ne répondant pas autraitement médical.Décompression neurologique.
  • 33. Et un peu de pratique……..
  • 34. Madjida âgée de 26 ans sans antécédentsparticuliers infirmière de profession est venueme consulter pour des douleurs lombairessurvenant après efforts évoluant depuis 3mois cédant à la prise d’antalgique et d’AINSmais reprenant dès leur arrêt.
  • 35. A l’interrogatoire elle rapporte la notion desueurs nocturnes de fièvre non chiffrée, àl’examen j’ai trouvé une diminution de lamobilité du rachis lombaire ,un indice deschober à 2 cm, l’examen neurologique étaitsans particularités par ailleurs l’examengénéral était normal.
  • 36. Devant ce tableau clinique qu’est-ce qu’il fautdemander ?
  • 37. Une courbe de surveillance de la température.Une NFS, VS, CRP.Un bilan radiologique : Rx du thorax face debout , Rx du rachis lombaire face et profil.
  • 38. Elle revient avec ses bilans.
  • 39. Elle faisait des fébricules nocturnes, la NFSnormale,VS à 100 mm la 1h,CRP positive .La Rx du thorax sans particularités,
  • 40. par contre la Rx lombaire montrait l’imagesuivante :
  • 41. Devant cette image suspecte j’ai demandéune TDM lombaire.