Lymphome de hodgkin de ladulte

  • 2,608 views
Uploaded on

 

  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
    Be the first to like this
No Downloads

Views

Total Views
2,608
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
2

Actions

Shares
Downloads
30
Comments
0
Likes
0

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. Encyclopédie Médico-Chirurgicale 13-016-A-05 (2004) 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte C. Fermé O. Reman Résumé. – Le lymphome de Hodgkin est une hémopathie maligne caractérisée par la présence de cellules de Reed-Sternberg, dont l’origine lymphoïde est démontrée, mais dont la cause reste inconnue. Le bilan d’extension précisant les territoires ganglionnaires et/ou viscéraux envahis, le volume tumoral, et l’analyse des facteurs pronostiques sont une étape essentielle pour définir le traitement nécessaire et en réduire les risques. La radiothérapie exclusive n’est plus recommandée pour traiter les stades localisés sans facteurs défavorables. La chimiothérapie initiale est indiquée pour toutes les formes de lymphome de Hodgkin classique ; le protocole ABVD est le traitement standard international. Les stades localisés sus- diaphragmatiques sont traités par une association chimiothérapie-radiothérapie des territoires ganglionnaires initialement atteints ; les modalités optimales du traitement (durée de la chimiothérapie, doses d’irradiation) sont évaluées dans les essais thérapeutiques. Les stades disséminés sont traités par huit cycles de chimiothérapie exclusive, sous réserve d’une rémission obtenue après six cycles ; les indications de la radiothérapie sont réduites et spécifiques. L’évaluation précoce de la réponse à la chimiothérapie permet d’identifier les patients mauvais répondeurs, pour lesquels une modification du traitement prévu est nécessaire. La chimiothérapie à hautes doses associée à une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques améliore le pronostic des rechutes. L’évaluation des méthodes modernes d’imagerie et leur impact sur le traitement justifient des études prospectives. Une surveillance prolongée reste nécessaire, orientée après 5 ans vers la détection de complications tardives. © 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés. Mots-clés : Lymphome de Hodgkin ; Facteurs pronostiques ; Chimiothérapie ; Radiothérapie ; Greffe de cellules hématopoïétiques ; Seconds cancers Introduction 0,3/100 000 habitants en 2000. Ainsi, en France, 1 400 nouveaux cas et 200 décès de LH ont été rapportés en 2000. [1] Le LH est 1,5 à 2 Décrite en 1932 par Thomas Hodgkin, la maladie de Hodgkin ou fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme. Son incidence lymphome de Hodgkin (LH) reste une entité distincte au sein des augmente à partir de la puberté avec un pic entre 20 et 30 ans puis lymphomes malins. Le but de la prise en charge des patients atteints un second pic est décrit entre 70 et 80 ans. Dans les pays en voie de de LH est la guérison sans séquelle et le maintien d’une qualité de développement, l’incidence est plus faible et touche davantage une vie optimale. Les progrès thérapeutiques permettent aujourd’hui de population plus jeune. [2] guérir environ 75 % des patients. Des efforts sont encore nécessaires Des arguments épidémiologiques impliquent des facteurs pour réduire la toxicité des traitements et améliorer le pronostic des environnementaux tels que la fréquence du LH dans les familles formes qui rechutent ou qui résistent au traitement standard. Une réduites mais aussi des facteurs génétiques : fréquence multipliée stratégie thérapeutique, établie par des équipes spécialisées et par 100 chez le jumeau monozygote d’un malade. [3] L’infection par fondée sur l’extension du lymphome et les facteurs pronostiques, le virus d’Epstein-Barr (EBV) constitue un facteur environnemental est essentielle pour offrir à chaque patient le maximum de chances prouvé avec la détection de gènes prouvant une infection latente de guérison. dans la moitié des cas de LH. D’autres agents existent sûrement pour expliquer l’apparition de LH EBV négatifs mais ils ne sont pas identifiés. [4] Épidémiologie Biologie Une estimation faite à partir des résultats des registres français a montré un taux d’incidence du LH de 2,4 pour 100 000 habitants Le LH est une hémopathie maligne caractérisée par la présence de par an en 2000. Une décroissance nette est observée par rapport à cellules de Reed-Sternberg (CRS). Cette cellule est à la base du 1980 où ce taux était de 2,9 pour 100 000 habitants. Le taux de diagnostic de LH. Les études cliniques et biologiques ont démontré mortalité a également baissé de 1/100 000 habitants en 1980 à qu’il s’agissait d’une maladie lymphoïde regroupant deux entités bien différentes : lymphome de Hodgkin classique et lymphome hodgkinien nodulaire à prédominance lymphocytaire. C. Fermé LYMPHOME DE HODGKIN CLASSIQUE Adresse e-mail : ferme@igr.fr Département de médecine, Institut Gustave Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins 94805 Villejuif cedex, La rareté des cellules malignes (CRS et cellules de Hodgkin) dans France. un infiltrat polymorphe réactionnel a rendu difficile et longue la O. Reman Service d’hématologie clinique, centre hospitalo-universitaire, avenue Georges-Clémenceau, 14000 Caen, démonstration de son origine lymphoïde qui est aujourd’hui France. incontestable.© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 2. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie ¶ Caractères histologiques ¶ Étude du génome La CRS est une grande cellule de 25 à 50 µm avec un noyau clair, L’étude du génome sur des lignées cellulaires montre un profil mono- ou multilobé, de volumineux nucléoles et un cytoplasme particulier indépendant de son origine lymphoïde B ou plus abondant et pâle. Des variantes sont décrites : les cellules de rarement T : absence de marqueurs spécifiques des cellules issues Hodgkin sont les formes mononucléées. D’autres ont un noyau du centre germinal, marqueurs de type lymphocyte B activés et pycnotique, un cytoplasme condensé. Les cellules lacunaires sont identification de gènes spécifiques dont certains confirmés par plus fréquentes dans le sous-type scléronodulaire. biologie moléculaire conventionnelle sur cellules obtenues par microdissection. L’intérêt, outre pathogénique, serait de trouver des Selon les caractéristiques de l’infiltrat réactionnel, quatre sous-types facteurs pronostiques identifiant les mauvais répondeurs. [12] histologiques sont distingués : forme diffuse riche en lymphocytes, forme scléronodulaire avec fibrose et cellules lacunaires, forme à LYMPHOME DE HODGKIN NODULAIRE cellularité mixte avec nombreuses cellules de Sternberg et granulome À PRÉDOMINANCE LYMPHOCYTAIRE réactionnel abondant et forme avec déplétion lymphoïde assez OU PARAGRANULOME DE POPPEMA ET LENNERT rare. [5] Il s’agit d’un lymphome malin indolent d’origine centrogerminale qui doit être distingué de la maladie de Hodgkin classique par le ¶ Caractères immunophénotypiques phénotype cellulaire B (CD20, CD79a, BCL6 et CD45). Le CD15 n’est Les CRS expriment rarement et faiblement des marqueurs pas exprimé. Un réarrangement des gènes de l’immunoglobuline lymphoïdes B ou T. L’expression du CD30, marqueur d’activation peut être détecté lors de l’étude des cellules lymphohistiocytaires, est beaucoup plus fréquente mais la négativité de EMA et de la signant le caractère B. [13] protéine ALK écarte facilement le lymphome anaplasique à grandes cellules quoique des formes frontières existent. L’expression du Mode d’extension CD15 (80 %) et/ou celle du CD20 (souvent faible quand elle est présente) sont utiles au diagnostic. [6] Le concept d’un début ganglionnaire, unifocal du LH, et d’une extension de proche en proche aux territoires ganglionnaires ¶ Cytogénétique adjacents par voies lymphatiques se fonde sur les études menées par Kaplan et Rosenberg à l’université de Stanford [14] et Teillet à La rareté des CRS rend difficile l’étude cytogénétique l’hôpital Saint-Louis, Paris. [15] Le site initial est, par ordre de conventionnelle. Il n’existe aucune anomalie cytogénétique fréquence : intrathoracique, cervical haut ou moyen, inguinocrural spécifique ou récurrente. En tout cas, il n’a pas été observé de ou lombaire, axillaire. L’extension lymphoïde se fait à partir : translocations (2;5) comme dans les lymphomes anaplasiques. [7] – des territoires intrathoraciques vers les creux sus-claviculaires et les aisselles ; ¶ Sécrétion de cytokines – d’un site initial cervical vers les creux sus-claviculaires et les Une sécrétion de diverses cytokines a été rapportée dans les LH, aisselles ; incluant l’interleukine 2 (IL2), IL5, IL6, IL7, IL9, IL10, IL13, le – des territoires sous-diaphragmatiques vers les creux sus- granulocyte-macrophage colony-stimulating factor (GM-CSF), la claviculaires, surtout à gauche par l’intermédiaire du canal lymphotoxine alpha et le transforming growth factor-ß (TGFß). thoracique, en respectant le plus souvent le médiastin ; Certaines hyperexpressions de cytokines sont corrélées à un aspect – du territoire axillaire vers le territoire sus-claviculaire spécifique tel que l’hyperéosinophilie et la sécrétion d’IL5, IL10, et homolatéral. [15] la présence de protéines de latence d’EBV et TGFß avec une sclérose Aussi la localisation sus-claviculaire, notamment gauche, constitue- ganglionnaire. [8] L’IL13, contrairement aux autres cytokines, semble t-elle plus un carrefour de diffusion qu’un site initial. Les rares être exprimée dans tous les cas de maladie de Hodgkin et aurait un formes généralisées d’emblée échappent à cette théorie. La diffusion rôle autocrine dans la croissance des cellules tumorales. [9] hématogène est le second mode d’extension expliquant l’atteinte splénique, osseuse et médullaire, pulmonaire, hépatique. Cette ¶ Caractères génotypiques dernière peut aussi résulter d’une extension lymphoïde à partir des La micromanipulation des CRS a permis de démontrer le caractère ganglions lomboaortiques et de la rate. Une atteinte par contiguïté, monoclonal B par l’étude du réarrangement des gènes des à partir d’un ganglion envahi, explique l’atteinte du péricarde, de la immunoglobulines. Très rarement, une origine T a pu être prouvée paroi thoracique, ou d’une vertèbre isolée. Les atteintes cutanées, par l’étude du réarrangement du récepteur T. De plus, la détection thyroïdiennes, digestives, cardiaques, cérébroméningées, gonadiques de mutations somatiques au sein des réarrangements des gènes des sont exceptionnelles. immunoglobulines a prouvé l’origine des CRS dans le centre germinatif. Cependant, la production d’immunoglobulines de Circonstances de découverte surface semble être bloquée par l’inactivation du promoteur par absence d’un facteur de transcription et/ou de son coactivateur. Le LH est révélé dans 80 % des cas par une adénopathie L’absence d’apoptose de ces cellules et donc de sélection négative périphérique (cervicale, sus-claviculaire le plus souvent), dans 10 % suggère une résistance à l’apoptose médiée par l’absence des cas par des adénopathies médiastinales, découvertes sur une d’activation du FAS/CD95, une forte concentration de c-FLIP radiographie thoracique systématique ou à l’occasion de signes de inhibant l’apoptose médiée par FAS, une hyperactivation du facteur compression (toux, dyspnée, douleur), enfin dans 10 à 20 % des cas de transcription nucléaire NFjB ou du STAT. D’autres gènes ont un par des signes généraux, tels que fièvre, sueurs nocturnes, rôle pathogène qui n’est pas encore bien élucidé (p53, BCL6). [10, 11] amaigrissement et plus rarement prurit ou douleur à l’ingestion d’alcool. Les complications neurologiques sont rarement révélatrices. Enfin, le LH peut être découvert par la biopsie d’une adénopathie ¶ Virus d’Epstein-Barr chez un sujet porteur du virus de l’immunodéficience humaine Le virus d’Epstein-Barr (EBV) a été incriminé comme facteur (VIH). environnemental contribuant à la genèse du LH. L’expression du génome viral EBV dans les cellules tumorales sous la forme de Diagnostic histologique LMP1 et LMPa2 (latent membrane protein), EBNA1 et EBER (EBV encoded RNA) est retrouvée dans environ la moitié des cas dans les La démonstration de la nature lymphoïde le plus souvent B a permis pays développés. EBV possède la faculté, probablement par la voie d’inclure le lymphome de Hodgkin dans les classifications REAL et des LMP, d’activer NFjB. [4] de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). [5, 16, 17] On distingue 2© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 3. Hématologie Lymphome de Hodgkin de l’adulte 13-016-A-05 ainsi le LH classique comprenant les formes scléronodulaire, à standard d’un LH classique n’est plus recommandé. L’abstention- cellularité mixte, riche en lymphocytes et à déplétion lymphocytaire surveillance ou une radiothérapie localisée sont des options du lymphome nodulaire à prédominance lymphocytaire ou possibles. Les récidives peuvent survenir et l’évolution vers un paragranulome de Poppema et Lennert. Le diagnostic de LH repose lymphome agressif n’est pas exceptionnelle. [20] sur la découverte de CRS ou de leurs variantes. Il peut être fait sur une ponction ganglionnaire mais l’examen histologique est nécessaire pour préciser le sous-type histologique. Évaluation avant traitement Le bilan d’extension permettant le classement en stades et l’analyse CELLULES DE REED-STERNBERG des facteurs pronostiques sont essentiels pour définir la stratégie Les CRS sont de volumineuses cellules avec un noyau multilobé, thérapeutique, fondée sur les groupes pronostiques. des nucléoles multiples et volumineux, un cytoplasme abondant et clair. Les cellules de Hodgkin sont de grandes cellules mononucléées BILAN D’EXTENSION avec des nucléoles volumineux et un cytoplasme basophile. Ces cellules sont très minoritaires par rapport à des cellules La qualité du bilan initial est une condition pour obtenir la guérison réactionnelles (granulome, sclérose, richesse ou déplétion en et réduire le risque de rechute. Ce bilan précise les territoires lymphocytes). En immunohistochimie, les CRS expriment les ganglionnaires et/ou viscéraux envahis, le volume tumoral, le antigènes de cellules lymphoïdes activées (CD30, CD25, HLADR et retentissement général de la maladie. CD71) mais aussi CD15 fréquemment, CD20 dans 30 %. Les cellules réactionnelles entourant les CRS sont des lymphocytes T CD3 ¶ Évaluation clinique positifs. L’examen clinique précise les territoires ganglionnaires atteints, la taille du foie et de la rate. L’examen ORL recherchant une infiltration de l’anneau de Waldeyer est recommandé en cas d’adénopathies CLASSIFICATION HISTOLOGIQUE cervicales hautes. La présence de signes généraux, tels que fièvre, La classification historique de Lukes-Rye (1966) distingue quatre sueurs profuses nocturnes, amaigrissement (supérieur à 10 % du types histologiques selon l’architecture et l’aspect cytologique : poids du corps et récent) témoigne de l’évolutivité de la maladie, – formes à prédominance lymphocytaire (type 1, nodulaire ou influence le pronostic et la stratégie thérapeutique. diffus) ; ¶ Évaluation biologique – formes scléronodulaires (type 2) ; Le bilan biologique recherche des signes inflammatoires : – formes à cellularité mixte (type 3) ; augmentation de la vitesse de sédimentation, hyperleucocytose à – formes à déplétion lymphocytaire (type 4). polynucléaires neutrophiles, hyperfibrinémie, hyper-a 2 - La classification actuelle de l’OMS définit les deux entités globulinémie, augmentation des plaquettes, et des signes clinicopathologiques que sont le lymphome de Hodgkin classique d’évolutivité de la maladie : anémie, lymphopénie, augmentation et le lymphome nodulaire à prédominance lymphocytaire ou des lacticodéshydrogénases sériques. D’autres anomalies ne sont pas paragranulome de Poppema et Lennert. spécifiques : une hyperéosinophilie, une cytopénie traduisant soit un Dans le lymphome de Hodgkin classique, quatre variétés envahissement médullaire, soit, exceptionnellement, une hémolyse histologiques sont décrites : ou une thrombopénie auto-immune, une augmentation des phosphatases alcalines traduisant une atteinte hépatique, médullaire – forme scléronodulaire (70 %) : forme la plus fréquente, avec un ou osseuse. Une cholestase peut être la conséquence d’une épaississement fibreux de la capsule, un parenchyme nodulaire, une obstruction des voies biliaires par des adénopathies compressives, fibrose annulaire ou en bandes épaisses. Les cellules tumorales ont ou de localisations intrahépatiques massives. un cytoplasme abondant donnant un aspect lacunaire ; ¶ Imagerie – forme à cellularité mixte (20-25 %) : la population cellulaire est abondante, formée de cellules lymphoïdes, de plasmocytes, La radiographie thoracique de face et de profil reste indispensable. d’histiocytes, de polynucléaires avec des amas de cellules L’importance de la masse ganglionnaire médiastinale est évaluée sur épithélioïdes, dont l’ensemble constitue un granulome ; le cliché standard, par la mesure de la plus grande largeur du – forme riche en lymphocytes (5 %) : prolifération de petits médiastin au niveau de la masse tumorale rapportée à la largeur du lymphocytes qui peut être confondue avec le paragranulome de thorax mesurée dans l’espace T5-T6 (rapport M/T) (Fig. 1). La masse Poppema mais avec des CRS typiques en immunohistochimie ; [18] médiastinale est définie comme volumineuse lorsque ce rapport atteint 0,35 et très volumineuse pour un rapport supérieur ou égal à – forme à déplétion lymphocytaire : forme la plus rare (moins de 0,45. L’examen tomodensitométrique du thorax, recherche des 5 %), longtemps confondue avec les lymphomes malins adénopathies du médiastin antérosupérieur, hilaires, sous-carinaires, anaplasiques, composées d’une variante riche en CRS et d’une forme des atteintes pulmonaires, pleurales, péricardiques et de la paroi avec fibrose collagène diffuse et une déplétion des lymphocytes non thoracique. La tomodensitométrie abdominopelvienne recherche des tumoraux. atteintes ganglionnaires portale, mésentérique, rétropéritonéale haute et iliaque, précise la taille du foie, de la rate et évalue ¶ Paragranulome nodulaire de Poppema et Lennert l’homogénéité de ces parenchymes après injection de contraste. L’échographie abdominale peut parfois contribuer à déceler des Cette forme est rare (5 %) et considérée comme un lymphome B nodules spléniques au sein d’une rate de volume normal ou indolent. Les cellules tumorales sont grandes avec un noyau augmenté. La réalisation d’une lymphographie bipédieuse est volumineux, clair, polylobé (aspect en pop-corn) et de nombreux devenue exceptionnelle en raison des contraintes techniques de nucléoles. L’architecture nodulaire sans fibrose est évocatrice. l’examen, du développement de la tomodensitométrie, des L’immunophénotype des cellules confirme le diagnostic par la indications désormais limitées de la radiothérapie positivité du CD20 et du CD79a et la négativité du CD15. Dans les sous-diaphragmatique. cas difficiles, l’expression de Oct2 et de BOB.1 peut aider à les distinguer du LH où ces marqueurs ne sont jamais doublement ¶ Biopsie médullaire positifs. [19] Ce lymphome touche plutôt une population masculine entre 30 et 50 ans, mais peut survenir avant la majorité. Cette forme La biopsie médullaire doit être systématique en présence de signes est le plus souvent localisée, évolue lentement et le traitement généraux, d’une forme disséminée ou d’un déficit immunitaire. La 3© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 4. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie Tableau 1. – Classification en stades du lymphome de Hodgkin : mo- difications dites « de Cotswolds » de la classification d’Ann Arbor [24] M Stade I Atteinte d’un seul groupe ganglionnaire ou d’une seule structure lym- phoïde (médiastin = 1, cervical gauche = 1, rate = 1, anneau de Waldeyer 5 T = 1). 6 Stade II Atteinte de 2 ou plusieurs groupes ganglionnaires d’un seul côté du diaphragme (le médiastin représente un seul territoire, les deux hiles sont considérés indépendamment du médiastin comme des « régions » ganglionnaires). Le nombre de territoires ganglionnaires est indiqué en indice (IIn). Stade III Atteinte ganglionnaire des deux côtés du diaphragme. III 1 Atteinte sous-diaphragmatique limitée à la rate, aux ganglions du hile splénique, aux ganglions cœliaques ou du tronc porte. III 2 Atteinte des ganglions latéroaortiques, iliaques, mésentériques s’asso- ciant ou non à l’atteinte détaillée dans le stade III1. Stade IV Atteinte extraganglionnaire distincte d’une localisation viscérale contiguë, ou atteinte du foie ou de la moelle osseuse. A Absence de signes généraux. B Présence de fièvre, sueurs, ou amaigrissement. Figure 1 Atteinte médiastinale volumineuse. Définition du rapport M/T : mesure X Importante masse tumorale : maximale de la masse tumorale rapportée au diamètre thoracique au niveau de T5-T6. – masse médiastinale de diamètre égal ou supérieur au tiers du diamètre M/T ≥ 0,35. Thorax face debout. transverse thoracique au niveau du disque intervertébral D5-D6 (sur un cliché thoracique de face) ; moelle osseuse étant quasiment toujours normale chez les patients – masse ganglionnaire égale ou supérieure à 10 cm dans son diamètre maximum. jeunes, ayant une forme localisée sans signes généraux, la biopsie E Atteinte d’un seul viscère contigu ou à proximité d’un territoire gan- médullaire est devenue optionnelle dans les stades cliniques IA et glionnaire atteint. IIA. Le myélogramme, insuffisant pour déceler une atteinte médullaire, est inutile dans le bilan initial. FACTEURS PRONOSTIQUES ¶ Investigations optionnelles Le sexe masculin est associé à un pronostic plus grave dans plusieurs études, [26] tout comme l’âge avancé. [27] Les signes cliniques Certaines investigations sont indiquées en fonction du contexte. La d’évolutivité sont corrélés à l’extension de la maladie et à scintigraphie osseuse oriente la recherche de localisations osseuses l’augmentation de la vitesse de sédimentation ; leur présence est un dans les formes disséminées avec signes généraux, en révélant facteur pronostique défavorable. [26, 27] L’extension de la maladie d’éventuels foyers d’hyperfixation. L’imagerie par résonance évaluée par le stade clinique, le nombre de territoires ganglionnaires magnétique est contributive pour rechercher des localisations et de viscères atteints, ainsi que le volume tumoral figurent dans la osseuses, épidurales, musculaires parfois suspectées en présence classification de Cotswolds. [24] L’atteinte médiastinale volumineuse, d’une symptomatologie douloureuse et/ou neurologique. présente chez 15 à 20 % des patients de stade I-II, est un facteur La TEP-FDG (tomographie par émission de positons au défavorable pour la survie sans rechute après irradiation exclusive, 18 Fluorodésoxyglucose) semble être une technique prometteuse dans et demeure un facteur défavorable pour la survie sans rechute après le bilan initial ou lors des récidives des LH, [21, 22] mais les indications association chimioradiothérapie des stades localisés. [26] L’atteinte de cet examen restent optionnelles et justifient une évaluation splénique étendue, définie par la présence d’au moins cinq nodules, prospective. et la masse tumorale totale sont moins couramment utilisées pour La fibroscopie bronchique peut être utile dans certaines formes avec évaluer le pronostic avant traitement. [28] atteinte médiastinale volumineuse ou en cas de localisation Le type histologique selon la classification de Rye n’est plus un facteur pulmonaire, pour rechercher une atteinte bronchique. Une biopsie pronostique prédominant, car la sclérose nodulaire, qui représente transcutanée du foie peut être nécessaire en présence d’une jusqu’à 80 % des cas, se répartit dans tous les stades, et les progrès cholestase sans atteinte spécifique au scanner, ou pour rechercher thérapeutiques conduisent à reconsidérer la signification une pathologie associée. pronostique de l’histologie. Une division du type sclérose nodulaire La laparotomie exploratrice comportant une splénectomie, une biopsie en grades 1 et 2 a été proposée par le British National Lymphoma hépatique, la biopsie des ganglions suspects, a été largement réalisée Investigational Group. [29] avant 1980. L’abandon de la laparotomie/splénectomie au profit du L’augmentation de la vitesse de sédimentation reste le paramètre classement clinique résulte des progrès de l’imagerie, de l’efficacité biologique courant le plus prédictif pour les stades localisés. Les de la chimiothérapie pour éradiquer les éventuelles lésions occultes, essais successifs de l’European Organization for Research and de l’arrêt de la radiothérapie exclusive, des risques infectieux et de Treatment of Cancer (EORTC), ont permis de combiner la vitesse de seconds cancers liés à la splénectomie. [23] sédimentation (VS) et les signes généraux (VS supérieure à 50 mm et absence de signes généraux ou VS supérieure à 30 mm et présence de signes généraux) pour définir un critère pronostique hautement CLASSIFICATION significatif de la survie sans rechute. [26] Dans les stades disséminés, La classification de Ann Arbor, basée sur une évaluation chirurgicale la valeur pronostique de l’anémie et d’une augmentation du taux de l’abdomen (stades anatomiques), définit les stades I à IV en des lacticodéshydrogénases sériques, [30] de l’hyperleucocytose, de la fonction de l’extension de la maladie (Tableau 1). Cette classification lymphopénie, ainsi que d’une diminution du taux d’albumine a été, durant plus de 20 ans, le principal élément de décision pour la sérique [27, 31] ont été démontrés. stratégie thérapeutique. Le recours au seul classement clinique a conduit à proposer une modification du système de Ann Arbor, dite ¶ Facteurs pronostiques des stades I-II classification de Cotswolds. [24] La lettre X indique la présence d’une sus-diaphragmatiques atteinte ganglionnaire volumineuse définie soit comme une masse ganglionnaire périphérique ou abdominale supérieure à 10 cm, soit Dans les stades cliniques I-II, les facteurs défavorables pour la survie comme une atteinte médiastinale avec une valeur du rapport M/T sans rechute et la survie ont été identifiés à partir des études menées supérieure à 0,35. La classification distingue les stades III1 limités, en Europe [26, 32] et au Canada, [33] comparant irradiation exclusive et correspondant habituellement à l’extension splénique et association chimiothérapie-radiothérapie, et en Amérique du Sud, [34] lomboaortique d’une atteinte initiale sus-diaphragmatique, et les comparant chimiothérapie et association chimiothérapie- stades III2, étendus. [25] radiothérapie. Les facteurs défavorables pour la survie sans rechute 4© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 5. Hématologie Lymphome de Hodgkin de l’adulte 13-016-A-05 Tableau 2. – Facteurs pronostiques et groupes thérapeutiques Facteurs pronostiques Groupes thérapeutiques Facteurs pronostiques défavorables de l’EORTC pour les stades I-II sus- diaphragmatiques [26] Âge ≥ 50 ans Aucun facteur défavorable Stades cliniques I-II favorables Aires ganglionnaires envahies > 3 Symptômes B et VS ≥ 30 mm 1re heure ou absence de symptômes et VS ≥ 50 Au moins un facteur défavorable Stades cliniques I-II défavorables Masse ganglionnaire volumineuse (> 10 cm ou rapport MT ≥ 0,35) [31] Score pronostique international pour les stades II-IV Âge ≥ 45 ans Sexe masculin Stade IV 0 – 2 facteurs Risque standard Albuminémie < 40 g l–1 Hémoglobine < 10,5 l–1 ≥ 3 facteurs Haut risque Leucocytes > 15 × 109 l–1 Lymphopénie < 0,6 × 109 l–1 ou < 8 % [32] Critères du German Hodgkin Lymphoma Study Group Facteurs de risque (FR) SC IA, IB, IIA, IIB sans FR « Early stages » Masse médiastinale volumineuse SC IA, IB, IIA, IIB avec FR Stades intermédiaires Atteinte splénique massive SC III sans FR Atteinte extraganglionnaire Symptômes B et VS ≥ 30 mm 1re heure ou absence de symptômes et VS ≥ 50 SC IIB avec atteinte médiastinale volumineuse et/ou Stades avancés Aires ganglionnaires envahies ≥ 3 extraganglionnaire SC IIII avec FR – SC IV EORTC : European Organization for Research and Treatment of Cancer ; GELA : Groupe d’étude des lymphomes de l’adulte ; GHSG : German Hodgkin Lymphoma Study Group ; FR : facteur de risque, SC : stade clinique ; VS : vitesse de sédimentation. et la survie sont le sexe masculin, l’âge, le nombre de territoires ¶ Nouveaux facteurs pronostiques ganglionnaires envahis, l’augmentation de la VS, le type Plusieurs cytokines et formes solubles d’antigènes détectés dans le histologique cellularité mixte ou déplétion lymphocytaire, l’atteinte sérum des patients avant traitement semblent refléter le nombre total médiastinale volumineuse. [ 2 6 ] Les facteurs pronostiques de cellules tumorales, en particulier le récepteur soluble de défavorables définis par le groupe Coopérateur Lymphome de l’interleukine 2 (CD25), [35] le CD8, l’interleukine 6 [35] et le CD30 l’EORTC sont l’âge à partir de 50 ans, le nombre de territoires soluble dont l’augmentation dans le sérum a été décrite comme un ganglionnaires atteints supérieur à trois, l’atteinte médiastinale facteur défavorable. [36] Les nouveaux marqueurs biologiques et volumineuse avec rapport MT supérieur à 0,35, la présence de signes marqueurs d’expression du profil des gènes sont étudiés pour tenter généraux et l’augmentation de la vitesse de sédimentation. Deux de mieux identifier, dès le diagnostic, les groupes pronostiques. groupes pronostiques, favorable et défavorable, sont définis (Tableau 2). GROUPES PRONOSTIQUES-THÉRAPEUTIQUES ¶ Facteurs pronostiques des stades III-IV L’analyse des facteurs pronostiques avant traitement conduit à classer les patients selon différents groupes pronostiques- Pour les stades IIIA, en 1989, la base de données internationale a thérapeutiques, pour permettre de définir la stratégie thérapeutique permis d’étudier 1 558 patients et d’identifier comme facteurs adaptée aux facteurs de risque. En Europe, l’attitude adoptée par de défavorables pour la survie : le sexe masculin, l’âge supérieur ou nombreuses équipes pour la stratification des patients comporte égal à 60 ans, le type histologique déplétion lymphocytaire, un deux options. La première option, suivie par le groupe Coopérateur nombre de territoires ganglionnaires envahis supérieur ou égal à Lymphome de l’EORTC et le GELA (Groupe d’étude des cinq, la vitesse de sédimentation. [27] La classification de Cotswolds lymphomes de l’adulte) pour les essais européens récents et en distingue l’extension sous-diaphragmatique de la maladie (stades cours, distingue, pour les stades localisés sus-diaphragmatiques, les III1 et III2) et l’atteinte ganglionnaire volumineuse. En l’absence de groupes favorable et défavorable définis selon les critères de modèle pronostique spécifique aux stades IIIA, le score pronostique l’EORTC (Tableau 2). Pour les stades disséminés, le SPI est utilisé international pour les LH disséminés ou les critères du groupe pour définir les patients à risque élevé. Les stades localisés sous- allemand définis plus loin peuvent être utilisés pour la stratification diaphragmatiques n’entrent pas dans cette stratification. La seconde des patients et guider la stratégie thérapeutique. option est celle du German Hodgkin Lymphoma Study Group (GHSG) ; les facteurs de risque sont : l’atteinte médiastinale Pour les stades IIIB-IV, le modèle pronostique du Memorial Sloan volumineuse, l’atteinte extraganglionnaire, la vitesse de Kettering Cancer Center, est basé sur six facteurs indépendants : sédimentation (≥ 50 en l’absence de signes généraux ou ≥ 30 en l’âge supérieur à 45 ans, l’anémie, l’augmentation des présence de signes généraux), le nombre d’aires ganglionnaires lacticodéshydrogénases (LDH) sériques, l’atteinte inguinale, une envahies est supérieur ou égal à 3. Ces critères s’appliquent à tous atteinte médiastinale très volumineuse (rapport M/T supérieur à les stades et conduisent à individualiser les formes localisées I-II 0,45), défavorables pour la survie et le taux de progression ; sans facteurs de risques, les formes intermédiaires (stades localisés l’envahissement médullaire n’est prédictif que pour le taux de avec facteurs de risque et stades III sans facteurs de risque), les progression. [30] Le score pronostique international (SPI) pour les stades IIIB-IV. [32] lymphomes de Hodgkin disséminés résulte de l’analyse d’une base de données internationale comportant près de 5 000 patients et a permis d’identifier sept variables indépendantes : l’âge, le sexe RÉSULTATS DU BILAN D’EXTENSION masculin, le stade IV, l’hypoalbuminémie, l’anémie, L’analyse d’une base de données internationale a montré la l’hyperleucocytose, la lymphopénie (Tableau 2). [31] Le SPI est le répartition suivante selon le stade clinique (SC) : SC I : 21 % ; SC II : modèle le plus largement accepté et utilisé sur le plan international 43 % ; SC III : 23 % ; SC IV : 13 %. [27] Les formes localisées sus- pour définir la stratégie de traitement des stades disséminés en diaphragmatiques représentent environ deux tiers des patients, et se fonction des facteurs de risque. répartissent selon les facteurs pronostiques de l’EORTC en groupe 5© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 6. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie favorable (60 %), et groupe défavorable (40 %). Les formes localisées ¶ Radiothérapie sous-diaphragmatiques sont peu fréquentes (moins de 5 %). Les L’abandon de la radiothérapie exclusive dans le traitement des stades disséminés représentent environ un tiers des patients. stades localisés sus-diaphragmatiques depuis la fin des années 1990, Les localisations extraganglionnaires les plus fréquentes sont les indications désormais réduites de la radiothérapie dans le médullaires, pulmonaires, pleuropéricardiques, hépatiques et traitement des stades disséminés, les progrès modernes des osseuses. Les localisations médullaires sont décelées par la biopsie techniques d’irradiation sont les changements récents qui expliquent médullaire initiale dans 5 % des cas et moins de 1 % des stades IA- le développement des nouveaux concepts de la radiothérapie, IIA. L’atteinte est le plus souvent focale, plus rarement massive, premier traitement curatif de la maladie. parfois accompagnée d’une myélofibrose. Les localisations pulmonaires se rencontrent dans environ 20 % des stades IV. Il s’agit Rayonnements utilisés le plus souvent de nodules de condensation parenchymateuse ou Les photons X de haute énergie des accélérateurs linéaires ont d’infiltrats péribronchiques, habituellement associés à la présence remplacé les photons du cobalt 60 et présentent plusieurs avantages : d’adénopathies hilaires et/ou médiastinales. Un épanchement un rendement en profondeur excellent et un rayonnement diffusé pleural ou péricardique peut être spécifique ou d’origine mécanique latéral réduit permettant une protection des tissus sains, un sous- en cas d’atteinte médiastinale volumineuse. Un épaississement de la dosage des plans superficiels par rapport aux plans profonds, une séreuse à l’examen tomodensitométrique peut traduire une atteinte répartition de dose relativement homogène. Les électrons produits spécifique. L’atteinte de la paroi thoracique est habituellement par les accélérateurs peuvent être utilisés pour délivrer des associée à une coulée tumorale sous-pleurale, au contact d’une suppléments de dose limités à des localisations superficielles, masse médiastinale volumineuse. Les localisations hépatiques sont comme la paroi thoracique. décrites dans environ 5 % des cas, et constamment associées à une atteinte splénique. [14] Sur les prélèvements histologiques par Volumes irradiés ponction biopsie, biopsie guidée ou biopsie chirurgicale, la présence L’irradiation étendue sus-diaphragmatique en mantelet (incluant les d’un granulome portal et de cellules de Sternberg est inconstante et deux régions cervico-sus-claviculaires et axillaires, le médiastin et le diagnostic peut être difficile devant un aspect de granulome les hiles pulmonaires), complétée par une irradiation de la rate et épithélioïde. Les localisations osseuses peuvent se développer au lomboaortique (irradiation lymphoïde subtotale) ou en Y inversé contact d’une adénopathie, au niveau du squelette axial, et sont (irradiation lymphoïde totale), incluant en sus les chaînes rarement disséminées d’emblée. Les atteintes vertébrales justifient ganglionnaires iliaques et les régions inguinales est abandonnée par la recherche systématique d’une atteinte épidurale. Les atteintes la plupart des équipes depuis la fin des années 1990. Seuls les leptoméningées et les localisations intracérébrales sont territoires ganglionnaires initialement atteints sont maintenant exceptionnelles et s’observent plutôt au cours d’une rechute irradiés : aires cervicale, axillaire, médiastin, latéroaortique, iliaque évolutive. Les formes d’emblée généralisées sont observées surtout et inguinocrurale. Cette irradiation « involved-field » est devenue le chez les sujets âgés, les signes d’évolutivité clinique et biologique volume standard pour une association chimiothérapie-radiothérapie. sont présents et l’atteinte médullaire est fréquente. La qualité de l’évaluation initiale, la définition du volume irradié par le radiothérapeute avant le début de la chimiothérapie sont des conditions requises pour garantir un résultat optimal. Traitement initial Doses, étalement, fractionnement MOYENS THÉRAPEUTIQUES L’irradiation étant délivrée après la chimiothérapie, la dose délivrée sur les territoires initialement envahis est de 30 à 36 Gy en cas de ¶ Chimiothérapie régression complète et de 36 à 40 Gy en cas de régression partielle. De nombreux protocoles de polychimiothérapie ont été utilisés et L’irradiation exclusive étant abandonnée, la dose classique de 40 Gy sont décrits dans des revues générales. [37, 38] Les associations les plus n’est donc plus recommandée et les surdosages au-delà de 40 Gy ne courantes sont présentées sur le Tableau 3. Le choix du protocole de sont pas justifiés. [51] Un étalement « classique » délivrant 9 à 10 Gy chimiothérapie est guidé par le meilleur rapport efficacité/toxicité. (en cinq séances) par semaine reste recommandé. Le rôle majeur de [39, 40] Les études comparant l’ABVD aux protocoles MOPP/ABVD la dose par fraction dans la survenue des complications tardives de alternés ou MOPP/ABV hybrides ont montré une équivalence pour la radiothérapie étant démontré, [52] les recommandations sont de ne les taux de rémission complète et de rechute, la survie sans rechute dépasser en aucun cas 2 Gy par fraction. et la survie globale. [41–43] Les protocoles incluant le MOPP, [44] des Faisceaux et techniques de l’irradiation agents alkylants ou des nitroso-urées, ont désormais des indications limitées en raison du risque leucémogène et des conséquences sur la Les volumes sont traités le même jour par deux faisceaux, fertilité. L’ABVD et ses dérivés ne présentent pas ces inconvénients, antéropostérieur et postéroantérieur, sur un patient en décubitus mais plutôt une toxicité cardiopulmonaire à partir de doses dorsal. Les contrôles de dosimétrie et la réalisation de films de cumulatives supérieures à six cures et en combinaison avec la contrôle sous l’appareil doivent être systématiques. Les techniques radiothérapie. L’ABVD est le protocole standard international de modernes d’irradiation reposent sur l’utilisation de coupes première ligne. Des protocoles de chimiothérapie hebdomadaire ont tomodensitométriques (TDM) pour définir les champs d’irradiation été développés avec le protocole Stanford V, administré sur et l’amélioration de la qualité de l’imagerie. Les avancées 12 semaines et suivi de radiothérapie des atteintes initiales technologiques sophistiquées que représentent l’irradiation de volumineuses [45] et par le groupe de Manchester avec le protocole conformation et l’irradiation avec modulation d’intensité permettent VAPEC-B. [46] Le concept de dose-intensité dès la chimiothérapie désormais de délivrer une irradiation uniquement au niveau des initiale a été développé par le groupe allemand dans les stades IIB ganglions initialement atteints et non plus sur toute l’aire avec atteinte médiastinale volumineuse et les stades disséminés avec ganglionnaire. Ces deux technologies sont en cours d’application le protocole BEACOPP renforcé [47] et sa variante BEACOPP-14. [48] dans le LH ; elles permettent une irradiation précise des ganglions L’adjonction de gemcitabine au protocole BEACOPP s’accompagne tumoraux avec une protection maximale des tissus sains, d’une toxicité pulmonaire inacceptable. [49] Le traitement doit être particulièrement importante chez des sujets jeunes. administré aux doses maximales tolérées, en se basant sur l’observation de la toxicité immédiate et en suivant le protocole STRATÉGIES THÉRAPEUTIQUES INITIALES prévu. L’espacement du traitement, la suppression d’un médicament réduisent le taux de rémission complète et augmentent le risque de ¶ Traitement des stades localisés sus-diaphragmatiques progression. [50] Chez les sujets âgés et en cas d’envahissement Les stratégies de traitement des stades localisés sus- médullaire, les doses initiales peuvent être réduites d’un tiers. diaphragmatiques ont évolué au cours des dernières années. La 6© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 7. Hématologie Lymphome de Hodgkin de l’adulte 13-016-A-05 Tableau 3. – Principales associations de chimiothérapie pour le lymphome de Hodgkin Dose mg/m2 Voie Jours Rémission Survie Survie globale complète sans progression % (ans) % % (ans) MOPP [44] 84 66 (14) [1] 48 (14) Chlorméthine 6 IV 1 et 8 Vincristine 1,4 IV 1 et 8 Procarbazine 100 PO 1 à 14 Prednisone 40 PO 1 à 14 ABVD [39] 82 61 (5) 73 (5) Doxorubicine 25 IV 1 et 15 Bléomycine 10 IV 1 et 15 Vinblastine 6 IV 1 et 15 Dacarbazine 375 IV 1 et 15 MOPP-ABVD alternés [42] 83 65 (5) [2] 75 (5) [2] [40] MOPP/ABV hybride 97 [3] 90,5 (7) [4] 93,5 (7) [4] Chlorméthine 6 IV 1 Vincristine 1,4 IV 1 Procarbazine 100 PO 1à7 Prednisone 40 PO 1 à 14 Doxorubicine 35 IV 8 Bléomycine 10 IV 8 Vinblastine 6 IV 8 Stanford V [45] 99 89 (5) 93 (5) Chlorméthine 6 IV S 1, 5, 9 Doxorubicine 25 IV S 1, 3, 5, 7, 9, 11 Vinblastine 6 IV S 1, 3, 5, 7, 9, 11 Vincristine 1,4 IV S 2, 4, 6, 8, 10, 12 Bléomycine 10 IV S 2, 4, 6, 8, 10, 12 Étoposide 60 × 2 IV S 2, 4, 6, 8, 10, 12 Prednisone 40 PO S 1-12 ChlVPP/EVA [46] 65 82 (5) 95 (5) Chlorambucil 10 total PO 1à7 Vinblastine (total) 6 IV 1 et 8 Procarbazine (total) 150 PO 1à7 Prednisolone (total) 50 PO 1à7 Étoposide 200 IV 8 Vincristine (total) 2 IV 8 Adriamycine 50 IV 8 BEACOPP baseline [75] 88 76 (5) 88 (5) Bléomycine 10 IV 8 Étoposide 100 IV 1à3 Adriamycine 25 IV 1 Cyclophosphamide 650 IV 1 Vincristine 1,4 IV 8 Procarbazine 100 PO 1à7 Prednisone 40 PO 1 à 14 BEACOPP escalated [75] 96 87 (5) 91 (5) Bléomycine 10 IV 8 Étoposide 200 IV 1à3 Adriamycine 35 IV 1 Cyclophosphamide 1 250 IV 1 Vincristine 1,4 IV 8 Procarbazine 100 PO 1à7 Prednisone 40 PO 1 à 14 IV : intraveineuse, PO : per os ; S : semaine ; 1suivi médian (9-21 ans) ; 2suivi médian ; 384 % après chimiothérapie, 97 % après chimiothérapie et radiothérapie chez 13 malades, 4suivi médian 4,5 ans. radiothérapie exclusive est abandonnée, la chimiothérapie suivie de rechute, par rapport à l’irradiation lymphoïde subtotale. [55] La mise l’irradiation des territoires initialement atteints est le traitement de en évidence d’un excès de rechutes après irradiation étendue référence. La durée de la chimiothérapie (ABVD), les doses de exclusive, par rapport à une association chimiothérapie- radiothérapie, la place de la chimiothérapie exclusive sont des radiothérapie, [56–58] les risques potentiels de l’irradiation étendue, en questions d’actualité qui justifient la poursuite d’essais particulier de second cancer et cardiovasculaires, ont conduit la thérapeutiques. plupart des groupes à abandonner l’irradiation exclusive et à définir l’association chimiothérapie-radiothérapie comme le traitement de Stades localisés sus-diaphragmatiques favorables référence. Le traitement standard comporte la chimiothérapie initiale L’irradiation lymphoïde subtotale (mantelet et lombosplénique) a été de type ABVD en trois à quatre cycles, suivie de l’irradiation des considérée comme le traitement de référence des stades localisés territoires initialement atteints à la dose de 30 à 36 Gy en cas de sans facteurs défavorables jusqu’à la fin des années 1990. [26, 53, 54] Ce rémission complète, et d’un complément à 40 Gy en cas de réponse traitement permettait d’obtenir, pour les stades anatomiques IA-IIA, partielle de bonne qualité. Les résultats attendus sont un taux de un taux de survie à 10 ans de l’ordre de 90 % et un taux de survie survie sans rechute à 5 ans de l’ordre de 90-95 % et un taux de survie sans rechute de 70 à 80 %. [26, 55] et donnait dans les stades cliniques de l’ordre de 95-98 %. Les essais thérapeutiques récents et en cours IA-IIA des résultats analogues. [26] L’irradiation lymphoïde totale ont été développés dans le but de réduire les complications tardives n’apportait pas d’avantage en termes de survie et de survie sans liées au traitement, sans compromettre les taux de guérison élevés. 7© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 8. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie Dans le groupe favorable, la durée de la chimiothérapie, la dose chimiothérapie d’entretien après obtention d’une rémission d’irradiation sur les territoires atteints sont les principales questions complète. [38] Les résultats du traitement sont résumés sur le Tableau posées dans les essais thérapeutiques récents et à venir. 3. Après chimiothérapie à doses conventionnelles, 10 à 20 % des patients sont réfractaires et 30 à 40 % des patients mis en rémission Stades localisés sus-diaphragmatiques défavorables complète rechutent dans les 5 ans. [41, 66] De nouveaux régimes de Pour les patients du groupe défavorable, l’association chimiothérapie hebdomadaire ont été développés pour tenter chimiothérapie-radiothérapie reste le traitement de référence. Le d’améliorer les résultats. Le protocole Stanford V suivi d’une traitement standard comporte la chimiothérapie initiale de type irradiation des atteintes volumineuses permet des résultats ABVD, quatre à six cycles suivis de l’irradiation des territoires intéressants. [45] Le protocole VAPEC-B (vincristine, doxorubicine, initialement atteints selon les mêmes modalités que pour le groupe prednisone, étoposide, cyclophosphamide, bléomycine) administré favorable. Les résultats attendus sont un taux de survie sans rechute durant 11 semaines, a été développé par le groupe de Manchester et à 5 ans de l’ordre de 80-85 %, et des taux de survie de l’ordre de comparé au protocole ChlVPP/EVA, mais avec un taux de 85-90 %. [59, 60] Les essais thérapeutiques récents cherchent à définir progression plus élevé. [46] Le protocole BEACOPP renforcé introduit les modalités optimales de l’association chimiothérapie- une intensité de dose dès la chimiothérapie initiale et permet une radiothérapie. Les résultats préliminaires de l’essai EORTC-GELA réduction du taux de progression précoce, une amélioration de la H8U ne montraient pas de différence entre quatre et six cycles de survie sans échec et de la survie globale par rapport au protocole MOPP/ABV hybride suivis d’irradiation locale en termes de survie BEACOPP standard et COPP/ABVD, avec une toxicité sans rechute et de survie globale. [61] Les essais HD8 et HD11 du hématologique plus importante. [67] GHSG confirment que quatre cycles de chimiothérapie comportant La chimiothérapie intensive suivie d’autogreffe de cellules souches la doxorubicine constituent le standard avant radiothérapie, pour hématopoïétiques, chez des patients en première réponse pour les patients bons répondeurs à la chimiothérapie. [62, 63] La dose de lesquels le risque de progression est élevé, a permis d’obtenir, dans radiothérapie a été évaluée dans l’essai HD11 du groupe allemand une étude non randomisée, une survie sans progression voisine de qui comparait après quatre cycles d’ABVD ou BEACOPP standard, 80 %. [68] Une étude du registre français de la Société française de 30 Gy contre 20 Gy sur les territoires initialement atteints et dont les greffe de moelle portant sur des formes disséminées en première résultats récents montrent une équivalence en termes de survie sans réponse complète ou partielle, montrait une probabilité de survie échec et de survie globale avec un suivi médian de 28 mois. [63] La actuarielle à 5 ans de 80 %. [69] Les difficultés à définir les patients chimiothérapie exclusive a été peu développée chez l’adulte dans considérés comme à haut risque de rechute, les résultats d’une étude les stades localisés ; [34, 37] les résultats récents d’un essai canadien intergroupe montrant l’absence de supériorité de l’intensification sont en faveur du traitement combiné. [64] autogreffe précoce par rapport à la chimiothérapie à doses conventionnelles, [70] les résultats du protocole BEACOPP renforcé ¶ Traitement des stades IIIA ont contribué à ne pas recommander cette stratégie pour les stades disséminés en rémission complète après chimiothérapie initiale. Le traitement de ce groupe restreint de patients reste controversé. L’irradiation lymphoïde totale, après classement chirurgical, a Place de la radiothérapie permis au groupe de Stanford d’obtenir un taux de rémission complète élevé (90 à 95 %), un taux de survie à 10 ans de 64 % et de Les études prospectives comparant l’irradiation adjuvante à une survie sans rechute de 63 %. Dans les stades III1A l’irradiation chimiothérapie additionnelle [ 7 1 ] ou à aucun traitement lymphoïde totale donne de bons résultats : taux de survie sans complémentaire [ 7 2 ] n’ont pas démontré le bénéfice de la rechute de 78 % et de survie globale de 93 % à 5 ans ; [25] en revanche, radiothérapie, en termes de survie globale. Dans certaines études, pour les stades III2A, les résultats sont nettement inférieurs. un léger avantage de la radiothérapie sur le taux de rechutes L’association chimioradiothérapie permet, dans les stades III1A, une ganglionnaires a été observé. [71] La comparaison des études est amélioration du taux de survie sans rechute par rapport à rendue difficile par les différences concernant les volumes irradiés l’irradiation exclusive, mais n’améliore pas la survie. Pour les stades et les doses délivrées, habituellement inférieures à 30 Gy. Une méta- III2A avec facteurs défavorables, la chimiothérapie est indispensable, analyse des essais comparant chimiothérapie et association mais le bénéfice d’une irradiation complémentaire après obtention chimioradiothérapie a montré un bénéfice en termes de survie à d’une rémission complète n’est pas démontré, sauf en cas d’atteinte 10 ans pour les patients traités par chimiothérapie exclusive, sous médiastinale volumineuse. [38] La chimiothérapie exclusive, bien que réserve d’un traitement comportant huit cycles ; une réduction moins utilisée, [65] est intéressante sur le plan de la toxicité et significative des événements fatals est observée chez les patients en représente une option possible dès lors que la stratégie adoptée est rémission prolongée et n’ayant pas reçu de radiothérapie. [73] L’essai celle des autres stades disséminés. EORTC #20884 a montré l’absence de bénéfice d’une irradiation complémentaire des territoires initialement atteints pour les patients ¶ Traitement des stades IIIB et IV en rémission complète après six cycles de MOPP-ABV hybride, et son bénéfice pour les patients reclassés en réponse partielle. [74] Les Malgré une amélioration de la survie globale de l’ordre de 10 à 15 % résultats préliminaires de l’essai HD12 du GHSG montrent qu’une au cours des 30 dernières années, seulement 40 à 60 % des stades irradiation des sites initiaux volumineux et des sites résiduels après IIIB et IV sont en vie à 10 ans d’après la base de données huit cycles de BEACOPP n’apporte pas d’avantage en termes de internationale. [27] Ces résultats justifient le recours au traitement survie globale et de survie sans échec. [75] Les indications de standard pour les patients de pronostic favorable, une meilleure l’irradiation complémentaire peuvent désormais être guidées par la identification des formes graves et le développement de stratégies TEP-FDG et semblent pouvoir être limitées aux patients en réponse adaptées aux facteurs pronostiques, en tenant compte également de partielle ganglionnaire localisée après chimiothérapie. Cette stratégie la toxicité à long terme. est évaluée par le groupe allemand (essai HD15). Chimiothérapie ¶ Traitement des autres formes La chimiothérapie exclusive à doses conventionnelles comportant la doxorubicine, selon le protocole ABVD, avec un total de huit cycles Stades I et II sous-diaphragmatiques sous réserve d’obtention d’une réponse complète après six cycles, La stratégie ne peut être fondée sur des essais thérapeutiques, en est le traitement de référence des stades IIIB et IV. L’équivalence raison des effectifs limités. [76] La laparotomie ne modifie la stratégie entre huit et six cycles n’a pas été démontrée pour ce groupe de que dans 5 % des cas et peut donc être évitée. [76] En fonction des patients. Au-delà de huit cycles, la poursuite du traitement facteurs pronostiques défavorables (âge, signes généraux, extension n’apporte pas de bénéfice supplémentaire en termes de durée de sous-diaphragmatique, volume tumoral), les options possibles sont : réponse, mais augmente les risques de toxicité, de même qu’une association chimiothérapie-radiothérapie, ou chimiothérapie 8© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 9. Hématologie Lymphome de Hodgkin de l’adulte 13-016-A-05 exclusive, [38, 76, 77] Pour les stades cliniques IA inguinofémoraux sans un élément majeur prédictif de rechute, conduisant le clinicien à un facteurs défavorables, une irradiation exclusive (Y inversé et rate) complément d’explorations, un suivi rapproché et à adapter est possible. [77] l’attitude thérapeutique. [82] Le terme de rémission complète incertaine, proposé lors de la conférence de Cotswolds (RCu pour Sujet âgé RC unconfirmed/uncertain), correspond à la persistance d’une masse Chez le sujet âgé de plus de 70 ans, la toxicité immédiate et les résiduelle, en l’absence de tout signe d’évolutivité clinique, risques de complications intercurrentes justifient des précautions. biologique et d’imagerie. La qualité de la réponse après trois ou Les stades localisés sus-diaphragmatiques sont traités par une quatre cycles de chimiothérapie reste un facteur pronostique chimiothérapie brève suivie d’une irradiation des territoires initiaux. important pour confirmer la poursuite du traitement planifié. Les stades disséminés sont traités par chimiothérapie exclusive. Maladie de Hodgkin au cours de la grossesse Traitement des rechutes L’évaluation de l’extension comporte les examens biologiques, et des formes réfractaires l’échographie abdominale, la radiographie de face du thorax avec protection abdominale à partir du deuxième trimestre, le recours FRÉQUENCE possible à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) lorsqu’une Environ 30 % des patients rechutent après obtention d’une réponse évaluation plus précise est nécessaire. L’attitude spécifique pour complète (5 à 10 % dans les stades localisés favorables, 15 à 20 % chaque patiente dépend de l’âge de la grossesse, de la présentation dans les stades localisés défavorables). Dix à 15 % des patients de la maladie, et repose sur des recommandations. [78] Le risque fœtal voient leur maladie évoluer après une réponse initiale aux lié aux traitements conduit à différer le traitement au-delà du traitements. [83] La rechute est définie comme la réapparition de la premier trimestre, excepté pour les patientes ayant une maladie maladie après une réponse complète soit dans les sites initialement symptomatique, disséminée ou une atteinte médiastinale atteints (récurrences), soit dans de nouveaux territoires volumineuse. Les options de traitement comportent une irradiation ganglionnaires (extension). La maladie est progressive si elle évolue sus-diaphragmatique localisée avec protection utérine et monitorage de nouveau après une phase de stabilisation, contrairement aux de la dose délivrée au fœtus, une chimiothérapie par vinblastine ou formes réfractaires chez lesquelles aucune réponse n’est obtenue. La ABVD. En cas d’atteinte cervicale ou axillaire isolée, une irradiation plupart de ces rechutes sont observées par un examen clinique adaptée peut précéder le traitement plus complet après régulier plus que par des investigations radiologiques ou l’accouchement. Au cours du deuxième et du troisième trimestre, tomodensitométriques. Cependant, l’apparition de nouveaux outils les indications d’un traitement adapté ne doivent pas être différées, comme la tomographie avec émission de positons (TEP-FDG) et la prise en charge par l’équipe obstétricale permet d’organiser pourrait permettre de détecter encore plus précocement ces rechutes l’accouchement dans les conditions optimales. L’interruption ou l’absence de réponse complète. [84] En fonction du traitement volontaire de grossesse est envisageable avant 20 semaines, en initial, de l’âge et des facteurs pronostiques à la rechute, celle-ci est présence de critères de gravité ou en présence d’une rechute d’une traitée par radiothérapie, par chimiothérapie à doses maladie antérieurement traitée. Chez la femme en âge de conventionnelles ou par chimiothérapie intensive avec support de procréation, la réalisation d’un test de grossesse avant traitement est cellules souches hématopoïétiques. nécessaire et le maintien d’une contraception pendant le traitement est recommandé. FACTEURS PRONOSTIQUES Maladie de Hodgkin et infection par le virus Déjà en 1979, la durée de la réponse au traitement initial était de l’immunodéficience humaine prédictive d’une efficacité du traitement de rattrapage [85] et Le LH survenant au cours de l’infection par le VIH présente des permettait de séparer trois groupes : les formes réfractaires, n’ayant particularités : fréquence accrue du type histologique cellularité pas obtenu de réponse ; les rechutes précoces survenant dans l’année mixte, des stades disséminés, de l’envahissement médullaire, des suivant la fin du traitement ; et les rechutes tardives. Une étude signes généraux, et souvent un taux de lymphocytes CD4 très bas rétrospective de 471 rechutes parmi plus de 4700 patients inclus dès le diagnostic. Le traitement doit tenir compte de la toxicité dans des protocoles coopératifs allemands confirme cette donnée. hématologique et des complications infectieuses plus fréquentes. Les Le taux de survie sans rechute après traitement de rattrapage est de recommandations s’appuient sur l’expérience des principales 36 % si la rechute était précoce, de 44 % si la rechute survenait plus séries. [79, 80] La radiothérapie a des indications limitées. La tard. D’autres critères pronostiques ont été identifiés, permettant chimiothérapie ABVD est utilisée seule ou associée à une irradiation d’établir un score fondé sur la durée de la réponse initiale (plus ou dans les stades localisés. L’utilisation de facteurs de croissance moins de 12 mois), le stade à la rechute (stade I/II ou III/IV) et le hématopoïétiques pendant la chimiothérapie, les traitements degré d’anémie (taux d’hémoglobine inférieur à 120 g l–1 pour les antiviraux, la prévention des infections opportunistes sont hommes, 105 g l–1 pour les femmes). Les taux de survie sans rechute recommandés. Le taux de rémission complète est de l’ordre de à 4 ans sont de 40 % si le score est de 0 et de 17 % si le score est 60 % [80] et atteint 79 % dans une série française rétrospective. [79] La maximum. [86] En l’absence de réponse initiale, le taux de survie est survie médiane est voisine de 13 à 22 mois [79, 80] et est influencée par pratiquement nul à 8 ans. [87] Dans la série plus récente du groupe le taux de CD4. [79] allemand, le taux de survie globale à 5 ans est de 27 % avec un taux de survie sans rechute de 17 %. [88] Les facteurs de pronostic ¶ Évaluation de la réponse défavorable identifiés à la rechute sont l’âge, le mauvais état général et l’absence d’obtention d’une réponse temporaire à la L’évaluation de la réponse en cours et en fin de traitement est basée chimiothérapie initiale. sur l’examen clinique, la radiographie thoracique et la tomodensitométrie qui sont habituellement suffisants pour définir une rémission complète. En cas de masse médiastinale persistante, TRAITEMENT DES RECHUTES la TDM est insuffisante pour distinguer une maladie résiduelle PAR RADIOTHÉRAPIE SEULE active d’un tissu cicatriciel. La scintigraphie au gallium 67 permet La radiothérapie seule permet d’obtenir une réponse complète chez de différencier les masses résiduelles actives des fibroses, en les patients présentant une rechute localisée dans un territoire non particulier dans le thorax. La supériorité de la TEP-FDG, en termes irradié. Dans la série de 471 rechutes du groupe allemand, le volume de sensibilité et de spécificité dans le diagnostic de la maladie est le plus souvent étendu et la dose délivrée est de 30 à 50 Gy ; résiduelle en comparaison avec la TDM, est reconnue par tous les 15 % des patients ont ainsi été traités avec une réponse complète auteurs. [81] La positivité d’une TEP-FDG après traitement constitue dans 92 % des cas. [86] 9© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 10. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie TRAITEMENT DES RECHUTES PAR CHIMIOTHÉRAPIE plus rarement des bacilles à Gram négatif. [100] Les infections à virus La chimiothérapie à doses conventionnelles (MOPP, ABVD ou herpès sont favorisées par l’impact des traitements sur les fonctions MOPP/ABV) peut être reprise avec de bons résultats en cas de immunitaires des patients, elles sont assez fréquentes dans les deux rechute tardive. [85] De nouvelles molécules comme la gemcitabine ou trois ans qui suivent le traitement. Le risque d’infection sont en cours d’évaluation. Cependant, la place de la chimiothérapie pneumococcique peut être réduit par une vaccination seule s’amenuise devant les résultats de la chimiothérapie avec antipneumococcique. intensification et autogreffe de cellules-souches hématopoïétiques. Des signes cliniques ou biologiques de dysfonctionnement Une chimiothérapie avec intensité de doses comme l’association thyroïdien sont observés après irradiation cervicale ; le taux MINE [89] ou DexaBEAM [90] est entreprise pour obtenir une d’incidence cumulé à 20 ans peut atteindre 50 %. [101] L’hypothyroïdie réduction de la masse tumorale et collecter des cellules-souches biologique est la plus fréquente et dépend de la dose d’irradiation, périphériques. Une intensification par un conditionnement de l’âge au moment du traitement et de la surcharge en iode, liée chimiothérapique (BEAM ou autre association comportant rarement aux examens d’imagerie avec produit de contraste. L’hyperthyroïdie, une irradiation corporelle totale) est suivie de la réinjection des une thyroïdite auto-immune, la survenue de nodules thyroïdiens cellules souches. La mortalité précoce induite par cette procédure justifient également une surveillance prolongée. est inférieure à 3 %. Les résultats sont meilleurs chez les patients en Les conséquences sur la fertilité sont dominées par le risque de réponse partielle ou en rechute (70 à 80 % de survie estimée à 5 ans). stérilité, et résultent essentiellement des chimiothérapies contenant En cas d’échec primaire, la survie à 5 ans n’est plus que de 35 %. [91] des alkylants. L’azoospermie est quasi constante et le plus souvent Dans les rechutes chimiosensibles, l’intensification avec autogreffe définitive après alkylants. [102] Après ABVD, l’azoospermie survenant de cellules souches a été comparée à la poursuite de la chez environ la moitié des patients est le plus souvent réversible. [103] chimiothérapie dans un essai de l’EBMT (European Blood and Chez la femme âgée de plus de 25 ans, le MOPP entraîne une Marrow Transplantation). Après un suivi médian de 39 mois, la aménorrhée dans 80 % des cas et un taux élevé de ménopause survie sans récidive estimée à 3 ans est de 55 versus 34 % dans cette étude multicentrique et prospective ayant inclus 161 patients. [92] Un précoce ; ce risque est moindre après ABVD. [52, 103] Les conséquences essai comparant une chimiothérapie séquentielle et deux cures de de la radiothérapie sur la fertilité sont désormais limitées par la DHAP suivie d’une intensification par autogreffe de cellules-souches réduction des indications de l’irradiation sous-diaphragmatique. périphériques semble prometteur (HD-R2). [93] Les complications digestives tardives graves, favorisées par la chirurgie abdominale et des doses par fraction supérieures à 2 Gy, ne devraient plus être observées. [52] TRAITEMENTS EXPÉRIMENTAUX Des tentatives de traitement par divers anticorps monoclonaux (anticorps antiCD30) se sont révélées décevantes. [94] L’allogreffe de COMPLICATIONS MALIGNES moelle osseuse avec un conditionnement atténué ou la double Le risque de second cancer doit être pris en compte dans la stratégie autogreffe de cellules-souches sont en cours d’évaluation. [95, 96] initiale et justifie, pour les patients potentiellement guéris, une surveillance régulière au-delà de 10 ans. L’analyse de la base de données internationale montre que les seconds cancers représentent Complications tardives 10 % des causes de décès après LH, le taux cumulé d’incidence à 15 ans est de 11,2 %. [104] Bien que le taux de guérison des patients atteints de LH, tous stades Les leucémies aiguës et les myélodysplasies ont un taux cumulé confondus, soit de 75 %, l’excès de mortalité observé au-delà de d’incidence à 15 ans compris entre 1,4 et 4,1 %. [ 2 3 , 1 0 5 , 1 0 6 ] 15 ans est lié essentiellement à l’apparition de seconds cancers et L’augmentation du risque par rapport à la population générale est aux complications cardiaques. [27] Ces données ont conduit à comprise entre 9 et 30 cas pour 10 000 habitants et par an. [106, 107] Le reconsidérer certaines stratégies thérapeutiques. risque est maximal entre 4 et 8 ans après le traitement. [52] Le risque augmente après chimiothérapie MOPP, paraît lié à la dose totale de caryolysine avec une augmentation significative du risque pour une COMPLICATIONS NON MALIGNES dose équivalente à trois cycles de MOPP. [105] En revanche, le risque Les complications cardiovasculaires figurent parmi les complications serait négligeable après ABVD seul ou après irradiation seule. Le non malignes les plus fréquentes. Le risque de décès par infarctus risque de leucémies secondaires est majoré par les traitements du myocarde a été augmenté d’un facteur de trois à dix chez les prolongés ou itératifs, et par la splénectomie, [23] mais le rôle d’une patients traités avant 1990. [97, 98] Le risque d’infarctus du myocarde irradiation étendue reste controversé. [59] Les leucémies secondaires est lié plutôt à l’irradiation du médiastin et du cœur qu’à l’utilisation sont souvent précédées d’une phase de myélodysplasie et sont des anthracyclines. Cependant, le rôle respectif de la dose totale habituellement chimiorésistantes. délivrée au médiastin, de la dose par fraction et des autres facteurs Les lymphomes non hodgkiniens après LH sont observés avec une de risque n’est pas univoque. [98, 99] Des modifications valvulaires fréquence accrue. [104, 108, 109] Le taux cumulé d’incidence à 15 ans est latentes sont décelées par échocardiographie avec une incidence compris entre 1,2 et 2,1 %. [23, 104, 106] L’augmentation du risque est croissante au-delà de 10 ans. [99] comprise entre 9,2 et 14 cas pour 10 000 habitants et par an. [105, 106] Les complications pulmonaires ont vu leur incidence et leur gravité Un âge avancé, le sexe masculin, la dépression immunitaire induite régresser. Après irradiation médiastinale, des modifications par le traitement, les anomalies de la fonction immunitaire liées au fonctionnelles précoces sont habituellement observées de façon LH sont décrits comme des facteurs de risque. [104] transitoire, la fibrose médiastinale et pulmonaire, habituellement Les tumeurs solides secondaires représentent à long terme la menace asymptomatique, a une traduction radiologique chez environ 20 % la plus grave pour les patients guéris de leur maladie. Le taux des patients. Les altérations fonctionnelles à long terme sont très cumulé d’incidence est compris entre 7,5 et 13 % à 15 ans, entre 8 et modérées et rares dans les séries qui disposent d’un recul suffisant 13,6 % à 20 ans, [23, 104, 106, 109] et atteint 27 % à 30 ans chez les patients (15 à 20 ans). [52] L’utilisation courante de deux médicaments traités durant l’enfance. [110] Les localisations les plus fréquentes sont radiosensibilisants comme la doxorubicine et surtout la bléomycine le poumon, le sein chez la femme, l’estomac, la thyroïde, l’os, le justifie, chez certains patients, une surveillance systématique. mélanome, mais également les glandes salivaires, l’intestin et le Les complications infectieuses sévères les plus fréquentes sont les côlon chez l’homme, la plèvre. [104, 107, 110] L’étendue de l’irradiation, pneumonies, les bactériémies, les infections cutanées, les le rôle de la chimiothérapie, la splénectomie ne semblent pas les méningites ; les germes les plus souvent isolés sont le Streptococcus seuls facteurs de risque ; les caractéristiques biologiques de l’hôte pneumoniae, le Staphylococcus aureus, le Staphylococcus epidermidis, pourraient influencer le développement d’un second cancer. 10© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 11. Hématologie Lymphome de Hodgkin de l’adulte 13-016-A-05 Surveillance après traitement vers la prévention et la détection de complications, en particulier cardiaques, thyroïdiennes, gonadiques et des secondes tumeurs. Les objectifs de la surveillance sont de contrôler le maintien de la rémission complète et de déceler de possibles complications liées au Conclusion traitement. L’évaluation de la qualité de vie des patients après traitement doit désormais s’intégrer dans la surveillance. Le rythme Plus d’un siècle et demi après sa description, la cause exacte du LH recommandé pour la surveillance est d’un examen tous les 3 mois demeure inconnue et les gènes impliqués dans sa survenue restent à durant les deux premières années, tous les 4 mois durant la identifier. Les progrès thérapeutiques initiaux ont permis de développer troisième année, tous les 6 mois jusqu’à cinq ans, puis une fois par une stratégie thérapeutique fondée sur les facteurs pronostiques, de an. La surveillance doit être prolongée toute la vie, mais ses définir pour chaque groupe pronostique-thérapeutique un traitement modalités varient avec le temps. Au cours des cinq premières standard optimal. Les formes résistantes au traitement initial restent années, le risque de survenue d’une rechute justifie la réalisation difficiles à identifier avant traitement et interpellent biologistes et d’examens systématiques (radiographie thoracique, numération- cliniciens. Des études de la biologie de la tumeur et de la génétique de formule sanguine, VS) ; la TDM est utile chez les patients ayant des l’hôte, une approche épidémiologique, la poursuite d’essais localisations thoraciques ou sous-diaphragmatiques et en cas de thérapeutiques, demeurent des enjeux importants pour mieux suspicion d’évolution. Au-delà de 5 ans, la surveillance est orientée comprendre et guérir le lymphome de Hodgkin. Références [1] Remontet L, Estève J, Bouvier AM, Grosclaude P, Launoy G, [18] Anagnostopoulos I, Hansmann ML, Franssila K, Harris M, [32] Sieber M, Engert A, Diehl V. Treatment of Hodgkin’s Menegoz F et al. Cancer incidence and mortality in France Harris NL, Jaffe ES et al. European task force on lymphoma disease: results and current concepts of the German Hod- over the period 1978-2000. Rev Epidemiol Santé Publique project on lymphocyte predominance Hodgkin disease: gkin’s Lymphoma Study Group. Ann Oncol 2000; 11 2003; 51: 3-30 histologic and immunohistologic analysis of submitted suppl1: 81-85 cases reveals 2 types of Hodgkin disease with a nodular [33] Gospodarowicz M, Sutcliff S, Clark R, Dembo A, Fitzpatrick [2] Correa P, O’Conor GT. Epidemiologic patterns of Hodg- pattern and abundant lymphocytes. Blood 2000; 96: P, Munro A et al. Analysis of supradiaphragmatic clinical kin’s disease. Int J Cancer 1971; 8: 192-201 1889-1899 stage I and II Hodgkin’s disease treated with radiation [3] Mack MM, Cozen W, Shibata DK, Weiss LM, Nathwani BN, alone. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1992; 22: 859-865 [19] Stein H, Marafioti T, Foss HD, Laumen H, Hummel, Ana- Hernandez AM et al. Concordance for Hodgkin’s disease in gnostopoulos I et al. Down-regulation of BOB.1/OBF.1 and [34] Pavlovsky S, Mashio M, Santarelli MT, Muriel FS, Corrado identical twins suggesting susceptibility to the young- Oct2 in classical Hodgkin disease but not in lymphocyte C, Garcia I et al. Randomized trial of chemotherapy versus adult form of the disease. N Engl J Med 1995; 332: 413-418 predominant Hodgkin disease correlates with immunoglo- chemotherapy plus radiotherapy for stage I-II Hodgkin’s [4] Niedobitek G, Kremmer E, Hebst H, Whitehead L, Dawson bulin transcription. Blood 2001; 97: 496-501 disease. J Natl Cancer Inst 1988; 80: 1466-1473 CW, Niedobitek E et al. Immunohistochemical detection of [20] Diehl V, Sextro M, Franklin J, Hansmann ML, Harris N, Jaffe [35] Gause A, Jung W, Keymis S, Schobert I, Scholz R, Schmits R the Epstein-Barr virus encoded latent membrane protein E et al. Clinical presentation, course, and prognostic factors et al. The clinical significance of cytokines and soluble forms 2A in Hodgkin’s disease and infectious mononucleosis. in lymphocyte-predominant Hodgkin’s disease and of membrane-derived activation antigens in the serum of Blood 1997; 90: 1664-1672 lymphocyte-rich classical Hodgkin’s disease: report from patients with Hodgkin’s disease. Leuk Lymphoma 1992; 7: [5] Gaulard P, Brousse N. Lymphomes Hodgkiniens et formes the European Task Force on Lymphoma Project on 439-447 frontières. Hématologie 2002; 8: 61-73 Lymphocyte-Predominant Hodgkin’s Disease. J Clin Oncol [36] Pizzolo G, Vinante F, Chilosi M, Dallenbach F, Josimovic- 1999; 17: 744-746 Alesevic O, Diamantstein T et al. Serum levels of soluble [6] Wanatanabe K, Yamashita Y, Nakayama A, Hasegawa Y, Kojima H, Nagasawa T et al. Varied B-cell immunopheno- [21] Hueltenschmidt B, Sautter-Bihl ML, Lang O, Maul FD, CD30 molecule (Ki-1 antigen) in Hodgkin’s disease: rela- types of Hodgkin/Reed-Sternberg cells in classic Hodgkin’s Fischer J, Mergenthaler HG et al. Whole body positron tionship with disease activity and clinical stage. Br J Haema- disease. Histopathology 2000; 36: 353-361 emission tomography in the treatment of Hodgkin’s tol 1990; 75: 282-284 disease. Cancer 2001; 91: 302-310 [37] Longo DL. The use of chemotherapy in the treatment of [7] Lamant L, Meggetto E, Saati A, Brugieres L, Bressac de Paillerets B, Dastugue N et al. High-incidence of the [22] Naumann R, Beuthien-Baumann B, Reiss A, Schulze J, Hanel Hodgkin’s disease. Semin Oncol 1990; 17: 716-735 t(2;5)(p23;q35) translocation in anaplastic large cell lym- A, Bredow J et al. Substantial impact of FDG PET imaging on [38] Kaufman D, Longo DL. Hodgkin’s disease. Crit Rev Oncol phoma and its lack of detection in Hodgkin’s disease. Com- the therapy decision in patients with early-stage Hodgkin’s Hematol 1992; 13: 135-187 parison of cytogenetic analysis, reverse transcriptase- lymphoma. Br J Cancer 2004; 90: 620-625 [39] Bonadonna G, Zucali R, Monfardini S, Delena M, Uslenghi polymerase chain reaction, and P-80 immunostaining. [23] Van Leeuwen FE, Klokman WJ, Hagenbeek A, Noyon R, Van C. Combination chemotherapy of Hodgkin’s disease with Blood 1996; 87: 284-291 den Belt-Dusebout AW, Van Kerkhoff EH et al. Second adriamycine, bleomycin, vinblastine and imidazole car- [8] Skinnider B, Mak T. The role of cytokines in classical cancer risk following Hodgkin’s disease: a 20-year boxamide versus MOPP. Cancer 1975; 36: 252-260 Hodgkin Lymphoma. Blood 2002; 99: 4283-4297 follow-up study. J Clin Oncol 1994; 12: 312-325 [40] Klimo P, Connors JM. An update on the Vancouver expe- [9] Skinnider B, Elia A, Gascoyne R, Trumper L, Von Bonin F, [24] Lister TA, Crowther D, Sutcliffe SB, Glatstein E, Canellos GP, rience in the management of advanced Hodgkin’s disease Kapp U et al. Interleukin 13 and interleukin 13 receptor are Young RC et al. Report of a committee convened to discuss treated with the MOPP/ABV hybrid program. Semin frequently expressed by Hodgkin and Reed-Sternberg cells the evaluation and staging of patients with Hodgkin’s Hematol 1988; 25 suppl2: 34-40 of Hodgkin lymphoma. Blood 2001; 97: 250-255 disease: Cotswolds meeting. J Clin Oncol 1989; 7: [41] Canellos GP, Anderson JR, Propert KJ, Nissen N, Cooper 1630-1636 MR, Henderson ES et al. Chemotherapy of advanced Hod- [10] Schwering I, Brauninger A, Klein U, Jungnikel B, Tinguely gkin’s disease with MOPP, ABVD, or MOPP alternating with M, Diehle V et al. Loss of the B-lineage-specific gene expres- [25] Desser RK, Golomb HM, Ultmann JE, Ferguson DJ, Moran EM, Griem ML et al. Prognostic classification of Hodgkin’s ABVD. N Engl J Med 1992; 327: 1478-1484 sion program in Hodgkin and Reed-Sternberg cells of Hodgkin lymphoma. Blood 2003; 101: 1505-1512 disease in pathologic stage III, based on anatomic conside- [42] Viviani S, Bonadonna G, Santoro A, Bonfante V, Zaninbi M, rations. Blood 1977; 49: 883-893 Devizzi L et al. Alternating versus hybrid MOPP and ABVD [11] Hinz M, Loser P, Mathas S, Krappman D, Dorken B, Schei- combination in advanced Hodgkin’s disease: ten-years deret C. Constitutive NF-kB maintains high expression of a [26] Tubiana M, Henry-Amar M, Carde P, Burgers JM, Hayat M, results. J Clin Oncol 1996; 14: 1421-1430 characteristic gene network, including CD40, CD86, and a Van der Schueren E et al. Toward comprehensive manage- ment tailored to prognostic factors of patients with clinical [43] Duggan DB, Petroni GR, Johnson JL, Glick JH, Fisher RI, set of an antiapoptotic genes in Hodgkin/Reed-Sternberg stages I and II in Hodgkin’s disease. The EORTC Lymphoma Connors JM et al. A randomized comparison of ABVD and cells. Blood 2001; 97: 2707-2798 Group controlled clinical trials: 1964-1987. Blood 1989; MOPP/ABV hybrid for the treatment of advanced Hodg- [12] Garcia J, Carmacho F, Morente M, Fraga M, Montalban C, 73: 47-56 kin’s disease: report of an intergroup trial. J Clin Oncol 2003; Alvaro T et al. Hodgkin and Reed-Sternberg cells harbor 21: 607-614 alterations in the major tumor suppressor pathway and [27] Henry-Amar M, Aeppli DM, Anderson J, Ashley S, Bonichon F, Cox RS et al. Workshop statistical report. In: Somers [44] Longo DL, Young RC, Wesley M, Hubbard SM, Duffey PL, cell-cycle checkpoints: analyses using tissue microarrays. Jaffe ES et al. Twenty years of MOPP therapy for Hodgkin’s Blood 2003; 101: 681-689 RHenry-Amar MMeerwaldt JKCarde PTreatment strategy in Hodgkin’s disease. Colloque INSERM. n° 196 London: disease. J Clin Oncol 1986; 4: 1295-1306 [13] Marafioti T, Hummel M, Anagnostopoulos I, Foss HD, Fali- INSERM/John Libbey Eurotext, 1990; 169-422 [45] Horning S, Rosenberg S, Hoppe R. Brief chemotherapy nini B, Delsol G et al. Origin of nodular lymphocyte- (Stanford V) and adjuvant radiotherapy for bulky or advan- predominant Hodgkin’s disease from a clonal expansion of [28] Specht L. Prognostic factors in Hodgkin’s disease. Semin ced Hodgkin’s disease: an update. Ann Oncol 1996; 7 highly mutated germinal-center B cells. N Engl J Med 1997; Radiat Oncol 1996; 6: 146-161 suppl4: 105-108 337: 453-458 [29] MacLennan KA, Bennett MH, Tu A, Vaughan Hudson B, [46] Radford JA, Rohatiner AZ, Ryder WD, Deakin DP, Barbui T, [14] Kaplan HS.Hodgkin’s disease Cambridge: Mass: Harvard Easterling J, Vaughan Hudson G et al. Relationship of histo- Lucie NP et al. ChlVPP/EVA hybrid versus the weekly University Press, 1980 pathologic features to survival and relapse in nodular scle- VAPEC-B regimen for previously untreated Hodgkin’s rosing Hodgkin’s disease. A study of 1659 patients. Cancer disease. J Clin Oncol 2002; 20: 2988-2994 [15] Teillet F, Weisgerber C, Desprez-Curely JP, Bousquet R, 1989; 64: 1686-1693 Boiron M, Bernard J. L’extension du processus hodgkinien. [47] Hasenclever D, Loeffler M, Diehl V. Rationale for dose esca- Étude clinique. Bull Cancer 1971; 58: 45-56 [30] Straus DJ, Gaynor JJ, Myers J, Merke DP, Caravelli J, lation of first line conventional chemotherapy in advanced Chapman D et al. Prognostic factors among 185 adults Hodgkin’s disease. German Hodgkin’s Lymphoma Study [16] Harris NL, Jaffe ES, Stein H, Banks PM, Chan JK, Cleary ML et with newly diagnosed advanced Hodgkin’s disease with Group. Ann Oncol 1996; 7 suppl4: 95-98 al. A revised European-American classification of lymphoid alternating potentially non cross-resistant chemotherapy [48] Sieber M, Bredenfeld H, Josting A, Reineke T, Rueffer U, neoplasms: a proposal from the international lymphoma and intermediate-dose radiation therapy. J Clin Oncol Koch T et al. German Hodgkin’s Lymphoma Study Group. study group. Blood 1994; 84: 1361-1392 1990; 8: 1173-1186 14-day variant of the bleomycin, etoposide, doxorubicin, [17] Jaffe ES, Harris NL, Stein H, Vardiman JW.World health orga- [31] Hasenclever D, Diehl V. A prognostic score for advanced cyclophosphamide, vincristine, procarbazine, and predni- nization classification of tumours. Pathology and genetics of Hodgkin’s disease. International Prognostic Factors Project sone regimen in advanced-stage Hodgkin’s lymphoma: tumours of haematopoietics and lymphoid tissues Lyon: IARC on Advanced Hodgkin’s Disease. N Engl J Med 1998; 339: results of a pilot study of the German Hodgkin’s Lym- Press, 2001 1506-1514 phoma Study Group. J Clin Oncol 2003; 21: 1734-1739 11© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)
  • 12. 13-016-A-05 Lymphome de Hodgkin de l’adulte Hématologie [49] Bredenfeld H, Franklin J, Nogova L, Josting A, Fries S, [69] Moreau P, Fleury J, Brice P, Colombat P, Bouabdallah R, [90] Linch DC, Winfield D, Goldstone AH, Moir D, Hancock B, Mailander V et al. Severe pulmonary toxicity in patients Lioure B et al. Early intensive therapy with autologous stem McMillan A et al. Dose intensification with autologous with advanced-stage Hodgkin’s disease treated with a cell transplantation in advanced Hodgkin’s disease: retros- bone-marrow transplantation in relapsed and resistant modified bleomycin, doxorubicin, cyclophosphamide, pective analysis of 158 cases from the French registry. Bone Hodgkin’s disease: results of a BNLI randomised trial. vincristine, procarbazine, prednisone, and gemcitabine Marrow Transplant 1998; 21: 787-793 Lancet 1993; 341: 1051-1054 (BEACOPP) regimen is probably related to the combina- [70] Federico M, Bellei M, Brice P, Brugiatelli M, Nagler A, Gis- [91] Fermé C, Mounier N, Diviné M, Brice P, Stamatoullas A, tion of gemcitabine and bleomycin: a report of the German selbrecht C et al. High-dose therapy and autologous stem- Reman O et al. Intensive salvage therapy with high-dose Hodgkin’s Lymphoma Study Group. J Clin Oncol 2004; 22: cell transplantation versus conventional therapy for chemotherapy for patients with advanced Hodgkin’s 2424-2429 patients with advanced Hodgkin’s lymphoma responding disease in relapse or failure after initial chemotherapy: [50] Hryniuk WM. Average relative dose intensity and the to front-line therapy. J Clin Oncol 2003; 21: 2320-2325 results of the Groupe d’Etudes des Lymphomes de l’Adulte impact on design of clinical trials. Semin Oncol 1987; 14: [71] Yahalom J, Ryu J, Straus DJ, Gaynor JJ, Myers J, Caravelli J et H89 trial. J Clin Oncol 2002; 20: 467-475 65-74 al. Impact of adjuvant radiation on the patterns and rate of [92] Schmitz N, Pfistner B, Sextro M, Sieber M, Carella AM, [51] Brincker H, Bentzen SM. A re-analysis of available dose- relapse in advanced-stage Hodgkin’s disease treated with Haenel M et al German Hodgkin’s Lymphoma Study Group response and time-dose data in Hodgkin’s disease. Radio- alternating chemotherapy combinations. J Clin Oncol Aggressive conventional chemotherapy compared with ther Oncol 1994; 30: 227-230 1991; 9: 2101-2193 high-dose chemotherapy with autologous hematopoietic [52] Henry-Amar M, Joly F. Late complications after Hodgkin’s stem-cell transplantation for relapsed chemosensitive Hod- [72] Fabian CJ, Mansfield CM, Dahlberg S, Jones SE, Miller TP, disease. Ann Oncol 1996; 7 suppl4: S115-S126 gkin’s disease: a randomised trial. Lancet 2002; 359: Van Slyck E et al. Low-dose involved field radiation after 2065-2071 [53] Rosenberg SA, Kaplan HS. The evolution and summary chemotherapy in advanced Hodgkin’s disease. A results of the Stanford randomized clinical trials of the Southwest Oncology Group randomized study. Ann Intern [93] Josting A, Rudolph C, Mapara M, Sieber M, Kirchner HH, management of Hodgkin’s disease: 1962-1984. Int J Radiat Med 1994; 120: 903-912 Dorken B et al. Cologne high-dose sequential chemothe- Oncol Biol Phys 1985; 11: 5-22 rapy in relapsed and refractory Hogkin lymphoma-Results [73] Loeffler M, Brosteanu O, Hasenclever D, Sextro M, Assou- of a large multicenter study for the prospective randomi- [54] Shore T, Nelson N, Weinerman B. A meta-analysis of stages line D, Bartolucci AA et al. Meta-analysis of chemotherapy zed HDR-2 trial of the German Hodgkin Lymphoma study I and II Hodgkin’s disease. Cancer 1990; 65: 1155-1160 versus combined modality treatment trials in Hodgkin’s Group (GHSG). Blood 2002; 100: 812[abstract] disease. J Clin Oncol 1998; 16: 818-829 [55] Mauch PM. Controversies in the management of early [94] Borchmann P, Treml JF, Hansen H, Gottstein C, Schnell R, stage Hodgkin’s disease. Blood 1994; 83: 318-329 [74] Aleman BM, Raemaekers JM, Tirelli U, Bortolus R, Van’t Veer Staak O et al. The human anti-CD30 antibody 5F11 shows MB, Lybeert ML et al. European Organization for Research in vitro and in vivo activity against malignant lymphoma. [56] Noordijk EM, Carde P, Mandard AM, Mellink WA, Moncon- and Treatment of cancer Lymphoma group Involved-field Blood 2003; 102: 3737-3742 duit M, Eghbali H et al. Preliminary results of the EORTC- radiotherapy for advanced Hodgkin’s lymphoma. N Engl J GPMC controlled clinical trial H7 in early-stage Hodgkin’s [95] Brice P, Divine M, Simon D, Coiffier B, Leblond V, Simon M Med 2003; 348: 2396-2406 disease. Ann Oncol 1994; 5 suppl2: S107-S112 et al. Feasability of tandem autologous stem-cell transplan- [75] Diehl V, Schiller P, Engert A, Wolf J, Josting A, Mueller RP et tation in induction failure or very unfavorable relapse from [57] Press OW, LeBlanc M, Lichter AS, Grogan TM, Unger JM, al. Results of the third interim analysis of the HD12 trial of Hodgkin’s disease. SFGM/GELA Study Group. Ann Oncol Wassermann TH et al. Phase III randomized intergroup trial the GHSG: 8 courses of escalated BEACOPP versus 4 esca- 1999; 10: 1485-1488 of subtotal lymphoid irradiation versus doxorubicin, vin- lated and 4 baseline courses of BEACOPP with or without blastine, and subtotal lymphoid irradiation for stage IA to [96] Carella AM, Cavaliere M, Lema E, Ferrara R, Tedeschi L, additive radiotherapy for advanced stage Hodgkin’s lym- IIA Hodgkin’s disease. J Clin Oncol 2001; 19: 4238-4244 Romanelli A et al. Autografting followed by non- phoma. Blood 2003; 102: 27a[abstract] [58] Sieber M, Brillant C, Franklin J et al German Hodgkin’s myeloablative immunosuppressive chemotherapy and [76] Krikorian JG, Portlock C, Mauch PM. Hodgkin’s disease allogeneic peripheral-blood hematopoietic stem-cell Lymphoma Study Group (GHSG). Two cycles ABVD plus presenting below the diaphragm: a review. J Clin Oncol transplantation as treatment of resistant Hodgkin’s disease extended field radiotherapy is superior to radiotherapy 1986; 4: 551-562 and non-Hodgkin’s lymphoma. J Clin Oncol 2000; 18: alone in early stage Hodgkin’s disease: final results of the German Hodgkin’s Lymphoma Study Group trial HD7. [77] Frassica DA, Schomberg PJ, Banks PM, Colgan JP, Ilstrup 3918-3924 Blood 2004 DM, Earle JD. Management of subdiaphragmatic early [97] Boivin JF. Coronary artery disease mortality in patients [59] Andrieu JM, Montagnon B, Asselain B, Bayle-Weisgerber C, stage Hodgkin’s disease. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1989; treated for Hodgkin’s disease. Cancer 1992; 69: 1241-1247 Teillet F, Bernard J. Chemotherapy-radiotherapy associa- 16: 1459-1463 [98] Cosset JM, Henry-Amar M, Pellae-Cosset B, Carde P, tion in Hodgkin’s disease clinical stages IA, II2A. Results of a [78] Yahalom J. Treatment options for Hodgkin’s disease during Girinski T, Tubiana M et al. Pericarditis and myocardial prospective clinical trial with 166 patients. Cancer 1980; pregnancy. Leuk Lymphoma 1990; 2: 151-1561 infarctions after Hodgkin’s disease therapy at the Institut 46: 2126-2130 [79] Roithmann S, Tourani JM, Gastaut JA, Brice P, Raphaël M, Gustave Roussy. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1991; 21: [60] Carde P, Hagenbeek A, Hayat M, Monconduit M, Thomas Dujardin P et al. Maladie de Hodgkin survenant au cours de 447-449 J, Burgers MJ et al. Clinical staging versus laparotomy and l’infection à VIH : caractéristiques cliniques et évolution. [99] Glanzmann C, Kaufmann P, Jenni R, Hess OM, Huguenin P. combined modality with MOPP versus ABVD in early-stage Bull Cancer 1992; 79: 873-882 Cardiac risk after mediastinal irradiation for Hodgkin’s Hodgkin’s disease: the H6 twin randomized trials from the [80] Tirelli U, Errante D, Dolcetti R, Gloghini A, Serraino D, disease. Radiother Oncol 1998; 46: 51-62 European Organization for Research and Treatment of Vaccher E et al. Hodgkin’s disease and human immunode- [100] Amstrong D, Minamoto GY. Infectious complications of Cancer Lymphoma Cooperative Group. J Clin Oncol 1993; ficiency virus infection: clinicopathologic and virologic fea- Hodgkins disease. In: Lacher MJRedman JRHodgkin’s 11: 2258-2272 tures of 114 patients from the Italian Cooperative Group disease: The consequences of survival Philadelphia: Lea and [61] Fermé C, Eghbali H, Hagenbeek A, Brice P, Meder J, Carde P on AIDS and tumors. J Clin Oncol 1995; 13: 1758-1767 Febiger, 1990; 151-167 et al. MOPP/ABV hybrid and irradiation in unfavorable [81] Dittmann H, Sokler M, Kollmannsberger C, Dohmen BM, [101] Hancock SL, Cox RS, McDougall IR. Thyroid disease after supradiaphragmatic clinical stages I-II Hodgkin’s disease: Baumann C, Kopp A et al. Comparison of 18FDG-PET with treatment of Hodgkin’s disease. N Engl J Med 1991; 325: comparison of three treatment modalities. Preliminary CT scans in the evaluation of patients with residual and 599-605 results of the EORTC-GELA H8-U randomized trial in 995 recurrent Hodgkin’s lymphoma. Oncol Rep 2001; 8: patients. Blood 2000; 96: 576a[abstract] [102] Brämswig J, Heimes U, Heiermann E, Schleger W, 1393-1399 Nieschlag E, Schellong G. The effects of different [62] Engert A, Schiller P, Josting A, Herrmann R, Koch P, Sieber [82] Weihrauch MR, Re D, Scheidhauer K, Ansen S, Dietlein M, cumulative doses of chemotherapy on testicular M et al. Involved-field radiotherapy is equally effective and Bischoff S et al. Thoracic positron emission tomography functions. Results in 75 patients treated for Hodgkin’s less toxic compared with extended-field radiotherapy after using (18)F-fluorodeoxyglucose for the evaluation of resi- disease during childhood and adolescence. Cancer 1990; four cycles of chemotherapy in patients with early-stage dual mediastinal Hodgkin’s disease. Blood 2001; 98: 65: 1298-1302 unfavourable Hodgkin’s Lymphoma: results of the HD8 2930-2934 trial of the German Hodgkin’s Lymphoma Study Group. J [103] Kulkarni SS, Sastry P, Saikia T, Parikh PM, Gopal R, Clin Oncol 2003; 21: 3601-3608 [83] Canellos GP, Horwich A. Management of recurrent Hodg- Advani S. Gonadal function following ABVD therapy for kin’s disease. In: Mauch PMArmitage JODiehl VHodgkin’s Hodgkin’s disease. Am J Clin Oncol 1997; 20: 354-357 [63] Wolf J, Brillant C, Engert A et al German Hodgkin’s Lym- disease Philadelphia: Lippincott-Williams and Wilkins, [104] Henry-Amar M. Second cancer after the treatment for phoma Study Group (GHSG). Intensification of chemothe- 1999; 507-519 Hodgkin’s disease: a report from the International rapy and concomitant dose reduction of radiotherapy in intermediate stage Hodgkin’s lymphoma: interim results [84] Jerusalem G, Beguin Y, Fassotte MF, Belhocine T, Hustinx R, Database on Hodgkin’s Disease. Ann Oncol 1992; 3 of the HD11 trial of the GHSG. Blood 2004 Rigo P et al. Early detection of relapse by whole-body posi- suppl4: S117-S128 tron emission tomography in the follow-up of patients with [105] Henry-Amar M, Dietrich PY. Acute leukemia after the [64] Meyer R, Gospodarowicz M, Connors J, Pearcy R, Bezjak A, Hodgkin’s disease. Ann Oncol 2000; 14: 123-130 treatment of Hodgkin’s disease. Hematol Oncol Clin North Wells W et al. A randomized phase III comparison of single modality ABVD with a strategy that includes RT in patients [85] Fisher RI, De Vita VT, Hubbard SP, Simon R, Young RC. Am 1993; 7: 369-387 with early-stage Hodgkin’s disease: the HD6 trial of the NCI Prolonged disease-free survival in Hodgkin’s disease with [106] Tucker MA, Coleman CN, Cox RS, Varghese A, Canada clinical trials group. Blood 2003; 102: 26a[abstract] MOPP reinduction after first relapse. Ann Intern Med 1979; Rosenberg SA. Risk of second cancers after treatment for 90: 761-763 Hodgkin’s disease. N Engl J Med 1988; 318: 76-81 [65] Crowther D, Wagstaff J, Deakin D, Todd I, Wilkinson P, Anderson H et al. A randomized study comparing chemo- [86] Josting A, Franklin J, May M, Koch P, Beykirch MK, Heinz J et [107] Mauch PM, Kalish LA, Marcus KC, Coleman CN, therapy alone with chemotherapy followed by radiothe- al. A. New prognostic score based on treatment outcome Shulman LN, Krill E et al. Second malignancies after rapy in patients with pathologically staged IIIA Hodgkin’s of patients with relapsed Hodgkin’s lymphoma registered treatment for laparotomy staged IA-IIIB Hodgkin’s disease. J Clin Oncol 1984; 2: 892-897 in the database of the German Hodgkin’s Lymphoma Study disease: long-term analysis of risk factors and outcome. [66] DeVita VT, Simon RM, Hubbard SM, Young RC, Berard CW, Group. J Clin Oncol 2002; 20: 221-230 Blood 1996; 87: 3625-3632 Moxley JH et al. Curability of advanced Hodgkin’s disease [87] Longo DL, Duffey PL, Young RC, Hubbard SM, Ihde DC, [108] Krikorian JG, Burke JS, Rosenberg SA, Kaplan HS. with chemotherapy. Long-term follow-up of MOPP- Glastein E et al. Conventional-dose salvage combination Occurrence of non-Hodgkin’s lymphoma after therapy treated patients at the National Cancer Institute. Ann Intern chemotherapy in patients relapsing with Hodgkin’s disease for Hodgkin’s disease. N Engl J Med 1979; 300: 452-458 Med 1980; 92: 587-595 after combination chemotherapy. The low probability for [109] Swerdlow AJ, Douglas AJ, Vaughan Hudson G, Vaughan [67] Diehl V, Franklin J, Pfreundschuh M, Lathan B, Paulus U, cure. J Clin Oncol 1992; 10: 210-218 Hudson B, MacLennan KA. Risk of second primary cancer Hasenclever D et al. German Hodgkin Lymphoma Study [88] Josting A, Rueffer U, Franklin J, Sieber M, Diehl V, Engert A. after Hodgkin’s disease in patients in the British National Group. Standard and increased-dose BEACOPP chemothe- Prognostic factors and treatment outcome in primary pro- Lymphoma Investigation: relationships to host factors, rapy compared with COPP-ABVD for advanced Hodgkin’s gressive Hodgkin lymphoma: a report from the German histology and stage of Hodgkin’s disease, and disease. N Engl J Med 2003; 348: 238-295 Hodgkin Lymphoma Study Group. Blood 2000; 96: splenectomy. Br J Cancer 1993; 68: 1006-1011 [68] Carella AM, Carlier P, Congiu A, Occhini D, Nati S, Santini G 1280-1286 [110] Bhatia S, Yasui Y, Robison L, Birch JM, Bogue MK, Diller L et al. Autologous bone marrow transplantation as adjuvant [89] Fermé C, Bastion Y, Lepage E, Berger F, Brice P, Morel P et et al. High-risk of subsequent neoplasms continues with treatment for high-risk Hodgkin’s disease in first complete al. The MINE regimen as intensive salvage chemotherapy extended follow-up of childhood Hodgkin’s disease. remission after MOPP/ABVD protocol. Bone Marrow Trans- for relapsed and refractory Hodgkin’s disease. Ann Oncol Report from the Late Effects Study Group. J Clin Oncol plant 1991; 8: 99-103 1995; 6: 543-549 2002; 21: 4386-4394 12© 2013 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 06/04/2013 par SCD Paris Descartes (292681)