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Hematurie

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  • 1. HEMATURIE I- DEFINITION :- L’hématurie révèle la présence de sang dans les urines au moment des la miction, ce qui élimine l’urétrorragie, les saignements menstruels, les colorations « rouges » d’urines- Elle peut être microscopique et devient pathologique quand > 5000 hématies/ml ou 5000 hématies / minutes- Quand elle est macroscopique cest-à-dire visible à l’œil nu, il est classique d’en distinguer la nature initiale (origine sous vésicale), terminale (origine vésicale) ou totale (aucune origine précise) II- DIAGNOSTIC POSITIF ET DE GRAVITE : BANDELETTE URINAIRE :- Examen de dépistage systématique- Elle a une sensibilité de 90%- Les faux positifs peuvent être liés à la présence d’hémoglobine de myoglobine ECBU :- Numération des éléments figurés urinaires ou HLM( hématies leucocytes minutes)- C’est la meilleure méthode de quantification d’une hématurie microscopique car elle rapporte le nombre d’hématies au débit urinaire- le résultat est exprimé en nombre de cellules par ml ou par minute- L’hématurie microscopique est certaine si hématies > 10 000 /mn. Il n’y a pas d’hématurie si hématies < 5 000 /mn 1
  • 2. DIAGNOSTIC DE GRAVITE : - En dehors du cas particulier des traumatismes, il est bien rare qu’une hématurie, entraine un état de choc - Il faudra cependant contrôler : - Pouls - Paleur cutanéo-muqueuse - Pression artérielle - Eventuellement numération formule sanguineL’importance de l’hémorragie peut provoquer un caillotage dans les voies urinaires avec : - Colique néphrétique en cas de caillot bloqué dans l’uretère - Une rétention vésicale en cas de caillotage dans la vessie - La présence de caillot dans la vessie entretient le saignement III- DIGNOSTIC DIFFERENTIELS : 1- COLORATION ROUGE DES URINES : - Médicaments : rifampicine, métronidazole, vitamine B12, érythromycine, pyramidon… - Pigments sanguins : myoglobinurie, hémoglobinurie - Pigments biliaires - Métaux lourds : plomb mercure - Aliments : bettraves, bonbon à l’alanine - Rarement mélanurie, alcaptonurie, porphyroide : urines fonçant à la lumière 2- CONTAMINATION DES URINES PAR DU SANG : - Urétrorragie - Règle 1
  • 3. - Métrorragie - Hémospermie IV- ORIENTATION TOPOGRAPHIQUE :Certains éléments cliniques et biologique ont une grande valeur d’orientation vers l’origineurologique ou glomérulaire d’une hématurie 1- PRESENCE DE CAILLOT DANS LES URINES : - Traduit obligatoirement l’origine urologique d’une hématurie macroscopique - En effet lorsqu’une hématurie macrospique est d’origine glomérulaire 2- PRESENCE DE ROULEAUX HEMATIQUES : - Evoque une origine glomérulaire - Ceci serait la conséquence de la déshydratation des hématies lors de leur passage dans la portion tubulaire médullaire hypertonique 3- CHRONOLOGIE DE L’HEMATURIE DURANT LA MICTION : - Une hématurie initiale est plutot d’origine urétroprostatique ou cervicale - Une hématurie terminale est d’origine vésicale - Une hématurie totale, durant toute la miction, a moins de valeur localisatrice. Elle correspond soit à une lésion glomérulaire soit a une lésion urologique du haut appareil (rein, cavité pyélocalicielle). V- DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE : 1- INTERROGATOIRE : Abondance, chronologie, présence de caillots Signes associés : - Brulures mictionnelles 1
  • 4. - Douleurs hypogastriques, douleurs lombaires- Fièvre, AEG ATCD personnel :- Facteurs de risque de cancer urologiques (tabac, colorants, irradiation pelvienne)- Urogénitaux : lithiase, traumatisme- Chirurgicaux- Infection urinaire, tuberculose- Voyage (bilharzie, MST)- Infection ORL récente- Diabète- Coagulopathie- Drépanocytose ATCD familiaux :- Polykystose- Néphropathie, surdité (syndrome d’alport) Traitement en cours : Cystite hémorragique : cyclophosphamide (endoxan) 2- EXAMEN CLINIQUE :- Toucher rectal- Examen des organes génitaux externes- Recherche d’un contact lombaire- Palpation des aires ganglionnaires 3- BIOLOGIE : 1
  • 5. - Confirmer l’hématurie  bandelette, ECBU et/ou HLM- Autre • Protéinurie des 24 h • Présence de cylindre • Le cytodiagnostic urinaire  présence de cellules malignes  tumeur de la voie excrétrice ou de la vessie • Groupe, Rh, RAI, RAI, TP, TCAsaignements • Ionogramme sanguin, urée, créatinine fonction rénale++ 4- MORPHOLOGIE : • Echographie réno-vésico-prostatique à la recherche d’une tumeur rénale, d’une lithiase, d’une dilatation des cavités pyélocalicielles • Cystoscopie : elle permet la réalisation de biopsies et peut montrer l’origine du saignement si elle est faite en période hématurique • Uroscanner • ASP • Voir artériographie rénale en cas de bilan négatif VI- ETIOLOGIES DES HEMATURIES : o Origine urologique :- TUMORALE : 1
  • 6.  Tumeur urothéliale ++, cancer de prostate, cancer rénal  Tumeurs rénales : échographie, TDM  Tumeurs prostatiques : PSA / echographie trans rectale + biopsie  Tumeurs urothéliales = vessie (95%) et voie excrétrice supérieure (5%) ( uretère+cavité pyélocalicielle- Lithiase / infection : (ASP , TDM spiralé)/ ECBU, Bilharziose cystoscopie avec biopsies- Traumatisme : radio du bassin, échographie abdominale, TDM abdominal, uroscanner- Cause vasculaire : fistule artérioveineuse après (traumatisme, chirurgie) ou thrombose de l’artère rénale- Médicament : cystite hemorragique (Endoxan) / trt anticoagulant- Endométriose vésicale : rare, confirmé par cystoscopie- Hématurie d’effort : diagnostic d’élimination o Origine néphrologique :- Glomerulopathie non proliférative 1
  • 7. - Glomérulopathie proliférative : une HTA et une insuffisance rénale aigue sont associées à l’hématurie- Autres : polykystose rénale, nécrose papillaire (diabète, drépanocytose) o Origine hématologique :- Traitement anticoagulant : il n’explique pas a lui seul une hématurie et doit faire rechercher une lésion pré-existante meme en cas de coagulopathie- Drépanocytose : hématurie avec ou sans nécrose papillaire VII- TRAITEMENT : • Traitement symptomatique : - cure de diurèse - décaillotage vésical - transfusion, geste d’hémostase en cas d’hématurie abondante • Traitement étiologique : Repose sur les résultats du bilan étiologique 1

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