Assurance Et Risk Management
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6- . Le développement d’un partenariat Assureurs Assurés consisterait à ce que
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Au-delà de l’informer, l’objectif est d’influencer ses attitudes et comportements.
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Au-delà de l’informer, l’objectif est d’influencer ses attitudes et comportements.
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ASSURANCES ET RISK MANAGEMENT EN ALGERIE

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Assurances et Management des Risques

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ASSURANCES ET RISK MANAGEMENT EN ALGERIE

  1. 1. Assurance Et Risk Management Les sociétés d’assurance trouvent grand intérêt à réduire la probabilité d’occurrence des sinistres par leur encouragement à la mise en œuvre de politiques de prévention des risques auprès des Ménages (risques domestiques) et des Entreprises (risques industriels). "Enfin, il faut aussi considérer le rôle déterminant des assureurs pour la promotion et l’amélioration des techniques de prévention. Même s’il cherche à maximiser son profit, l’assureur préfère toujours recevoir une prime modeste, mais comportant une marge de profit raisonnable compte tenu de la qualité du risque, plutôt que d’encaisser une forte prime très probablement insuffisante vu la gravité du risque assuré. L’assureur a donc tout intérêt à conseiller son client en matière de prévention et à l’inciter, par une réduction de prime, à mettre en oeuvre les actions et investissements appropriés“ dixit Professeur Patrick GOUGEON ESCP-EAP/ ESA Alger In "L’assurance au sein des pays émergents : Les conditions d’une croissance équilibrée garante de la solvabilité" Octobre 2005 Les assureurs de par le monde ont, de tout temps, investi dans la prévention : • • Pour diminuer le nombre des accidents, par la sensibilisation Pour faire diminuer la gravité et l’importance des sinistres (nombre de victimes, blessés, handicapés, décès) et donc la contraction des coûts et des dépenses. En procédant :    Au financement de coûteux programmes de réalisation de crash tests (voitures, avions, etc.) A la réalisation de test des équipements de sécurité A l’introduction ou l’imposition de normes et/ou de mesures de sécurité. Ces politiques de prévention ont pour objectif d’agir sur la réduction de la fréquence de survenance des sinistres. Qu’en est-il de la prévention et de la gestion des risques en Algérie ? Le développement économique et social souhaité en Algérie au lendemain du recouvrement de son indépendance et la course à l’industrialisation comme locomotive pour y parvenir ont vu s’ériger de nombreux complexes industriels (GNL, raffineries, cimenteries, usines, etc.) dont les fruits étaient porteurs d’espoirs d’indépendance et d’autonomie (ou du moins de réduction de la dépendance vis-à-vis de l’étranger) mais, aussi, de périls.
  2. 2. C’est dans la confusion, sur le tas et par l’action au quotidien que se sont organisées la prévention et la gestion des risques en Algérie : chaque secteur d’activité ayant eu à subir panne ou coup du sort a, par réaction, qui, par des mesures correctives qui, par des mesures préventives à assurer la continuité de production et le maintien en activité des installations aidé, en cela, par les recommandations faites par les experts étrangers lors de visites de risques de sites à assurer ou à la suite de sinistres survenus. La réparation et/ou la reconstitution de l’investissement (n’étant pas à la charge de l’Etat mais prise en charge par les mécanismes de l’assurance) nécessitent des capacités financières énormes et difficilement mobilisables localement. C’est pour cela qu’à l’indemnisation, les assureurs préfèrent l’action en amont (par anticipation) par la mise en oeuvre de politiques, appelées par les américains Risk management, à faire mener par les porteurs de risques. C’est le constat fait que dans notre pays l’expérience des uns ne profite pas aux autres et l’absence de politiques concertées en matière de prévention et de gestion des risques qui ont amené les pouvoirs publics à décider d’engager une réflexion en la matière en y associant tous les acteurs susceptibles d’être impliqués (assurés, assureurs, réassureur national, pouvoirs publics) et en confiant cette tâche au Conseil National des Assurances (CNA). .Dans le but d’une démarche concertée, les travaux qui y ont été entrepris, sous la forme d’ateliers et de groupes de réflexions ont porté sur la définition d’un "programme d’actions de soutien à la prévention et à la gestion des risques". Cette initiative est en fait une synthèse des contributions émanant du marché (assureurs, assurés, experts, pouvoirs publics) en matière de recommandations faites pour la prévention et la gestion des risques qui menacent les patrimoines, les activités et l’intégrité physique des personnes. Ce document préconise opportunément et entre autres : • La création d’une structure permanente chargée de la prévention au niveau de l’UAR et de chaque société d’assurance • • • • • • La création d’un organisme spécialisé en prévention Une plus grande implication du réassureur national – CCR L’application d’un tarif juste Le développement d’un partenariat Assureurs Assurés Le renforcement du rôle de conseil du courtier Le recours à la certification • Des systèmes • Des produits • Des personnes
  3. 3. Réparties en trois volets intitulés actions communes, communication et partenariat, ces propositions portent sur : 1- la nécessité de créer une structure permanente chargée de la prévention au sein de l’UAR qui constituera, à bon escient, le réceptacle de l’action commune des assureurs et dont le rôle serait la coordination et l’animation de leur action collective Elle jouerait, ainsi, le rôle d’interface entre les assureurs et les autres parties Impliquées dans la prévention 2- la nécessité de créer pareille structure au sein de chaque société d’assurance afin de développer les bonnes pratiques en la matière 3- la création, au niveau marché, d’un organisme spécialisé en prévention réunissant les assureurs et les spécialistes dans la prévention afin de réaliser les tâches qui intéressent les assureurs et de répondre aux attentes des assurés : • • • • • • actions de formation et de développement des compétences inventaire des risques potentiels, création de bases de données et cartographie des risques développement d’instruments et de solutions de prévention accompagnement des clients durant les processus de certification participation à la politique de communication commune du secteur etc.). Il est à signaler que pour la constitution du capital social de cet organisme, il sera fait appel à la contribution financière des assureurs et à celle de quelques grandes sociétés industrielles et pétrolières, éventuellement. Il est attendu que cet organisme soit un centre de profit et non un centre de coût. En effet les prestations de service fournies au profit des assureurs et des assurés ainsi que les formations dispensées seront rémunérées. 4- Une plus grande implication du réassureur national – CCR par l’instauration de clauses spécifiques à même de favoriser la prévention telles que la participation bénéficiaire, la commission à échelle, etc. • • • il attendu ainsi le développement des bonnes pratiques chez les cédantes qui les répercuteront sur leurs clients amélioration du résultat de la rétention nationale induit par les effets positifs de la prévention réduction des couts de réassurance et mobilisation de capacités financières plus importantes sur le marché international grâce à la réalisation d’un résultat technique de la rétention nationale positif et stable 5- Il est entendu par application d’un tarif juste, la prise en compte lors de la tarification de l’effort consenti par l’assuré en matière de prévention : • • faire bénéficier les risques protégés de réductions sous forme de remises sanctionner les risques non protégés par des majorations
  4. 4. 6- . Le développement d’un partenariat Assureurs Assurés consisterait à ce que les parties fassent l’effort nécessaire pour que leur relation soit basée sur la confiance réciproque et soient empreintes de bonnes pratiques. La finalité étant la fidélisation de la clientèle. La réalité du terrain montre l’impossibilité de mettre en œuvre des programmes de fidélisation de la clientèle au vu de l’obligation de renouvellement périodique du choix de l’assureur rendu obligatoire par le système des appels d’offres qui empêche toute relation pérenne et rend impossible la mise en œuvre de tout programme avec l’assuré. 7- Le renforcement du rôle de conseil du courtier IL est à noter, qu’à ce jour, la règlementation algérienne en vigueur relative aux courtiers ne consacre aucun mot à ce propos. Peut-être serait-il judicieux que cette lacune soit comblée et que les taches relevant des prérogatives du courtier vis-à-vis de son client soient clairement mentionnées sur un modèle de mandat type qui sera en usage sur le marché afin que tout client qui donne mandat à un courtier connaisse de manière précise en quoi consiste l’étendue des pouvoirs qu’il lui a octroyé (mandat général ou mandat spécial) et quelle est la nature exacte de la prestation qu’il est en droit d’attendre de celui-ci en retour. 8- Le recours à la certification Il est utile de rappeler, tout d’abord, que la certification profite au client final et aux parties intéressées (banquiers, les assureurs pouvoirs publics). La certification peut, tout autant, concerner : • Un produit : certification d’un appareil ou d’une machine • Un service : certification d’une prestation de service revendiquée par une chaîne de grands hôtels • Un process ou un système : certification d’un process de fabrication de pièces mécaniques de précision • Une personne : certification d’un expert en risques aéronautiques Mise en place de passerelles entre l’industrie de l’assurance et les universités algériennes pour l’implication des chercheurs dans l’analyse des données recueillies au niveau marché pour la fourniture de données statistiques, le développement de la connaissance des risque latents, la préconisation de solutions pour permettre aux assurés leur éviction sinon, à tout le moins, leur atténuation, permettre aux assureurs d’affiner leurs tarifs et d’apprécier, à juste titre leur capacités de rétention et la mise en place de programmes de réassurance idoines. 9- Nulle politique de prévention ne saurait être efficace en l’absence de communication dont le rôle est "d’apporter une connaissance validée, compréhensive et appropriable par le public visé".
  5. 5. Au-delà de l’informer, l’objectif est d’influencer ses attitudes et comportements. Pour ce faire, spécialistes et communicants joignent leurs efforts : • la validation de la connaissance est faite par des spécialiste es qualité • émission d’informations percutantes finement mises au point par de bons communicants. L’objectif est de permettre la simplification et l’aisance de compréhension du public pour en faciliter l’appropriation. Hamid HAMADOUCHE
  6. 6. Au-delà de l’informer, l’objectif est d’influencer ses attitudes et comportements. Pour ce faire, spécialistes et communicants joignent leurs efforts : • la validation de la connaissance est faite par des spécialiste es qualité • émission d’informations percutantes finement mises au point par de bons communicants. L’objectif est de permettre la simplification et l’aisance de compréhension du public pour en faciliter l’appropriation. Hamid HAMADOUCHE

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