Principaux textes régissant la liberté et l’expression religieuse

Textes français :

   Article 10 de la Déclaration des ...
syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de
   son nom de famille ou en raiso...
Le droit à l'objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent
l'exercice.

    Article 9 de ...
fait en principe prévaloir la première … en transposant dans l’ordre contractuel le principe
de laïcité sous forme de neut...
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Principaux textes sur liberté et pratique religieuses

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Principaux textes sur liberté et pratique religieuses

  1. 1. Principaux textes régissant la liberté et l’expression religieuse Textes français : Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi » Article premier de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Article 5 du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, préambule faisant partie intégrale de la Constitution du 4 octobre 1958 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. » Articles du Code du travail : - Article L1121-1 : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » (en vertu de cet article, les discussions religieuses dans l’entreprise ne peuvent ainsi être interdites) ; - Article L1132-1, au Titre III : Discriminations, Chapitre II : Principe de non- discrimination : « Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l'article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 3221-3, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités Guy TROLLIET Atelier « Religion et entreprise en France » Congrès SIETAR, Lille, 30 Octobre 2010
  2. 2. syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille ou en raison de son état de santé ou de son handicap. » - Article L1321-3 : « Le règlement intérieur ne peut contenir : 1° Des dispositions contraires aux lois et règlements ainsi qu'aux stipulations des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ou l'établissement ; 2° Des dispositions apportant aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ; 3° Des dispositions discriminant les salariés dans leur emploi ou leur travail, à capacité professionnelle égale, en raison de leur origine, de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur situation de famille ou de leur grossesse, de leurs caractéristiques génétiques, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales ou mutualistes, de leurs convictions religieuses, de leur apparence physique, de leur nom de famille ou en raison de leur état de santé ou de leur handicap. » Article 225-1 du Code pénal, Chapitre V : Des atteintes à la dignité de la personne, Section 1 : Des discriminations : « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. ». Textes internationaux : Article 10 de La Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne du 7 décembre 2001 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites. Guy TROLLIET Atelier « Religion et entreprise en France » Congrès SIETAR, Lille, 30 Octobre 2010
  3. 3. Le droit à l'objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l'exercice. Article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. » Article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 : 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement. 2. Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix. 3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui sont nécessaires a la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publique, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui. 4. Les États parties au présent Pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions. Avis : Sur la prééminence entre obligations contractuelles et liberté religieuse, le Conseil d’État, dans son rapport public du 5 février 2004, énonce : « Cette question [la religion et l’entreprise] est liée à celle, plus générale, de la conciliation entre la force obligatoire d’un contrat et la liberté de culte. La Cour de cassation, sauf disposition législative particulière, Guy TROLLIET Atelier « Religion et entreprise en France » Congrès SIETAR, Lille, 30 Octobre 2010
  4. 4. fait en principe prévaloir la première … en transposant dans l’ordre contractuel le principe de laïcité sous forme de neutralité du contrat. ». Sur l’absence pour motif religieux : dans le même rapport, on lit à la page 324 : « S’agissant des fêtes religieuses, aucun texte ne vient imposer leur prise en compte pour l’organisation des activités privées ou publiques. La pratique administrative et la jurisprudence sont venues tracer des lignes générales. », l’employeur ne peut donc refuser une demande de congé pour fête religieuse que si l’absence de la personne concernée nuit au bon fonctionnement de l’entreprise. *** Guy TROLLIET Atelier « Religion et entreprise en France » Congrès SIETAR, Lille, 30 Octobre 2010

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