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Diaporama ProgrèS Technique Et Croissance 2007 2008
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Diaporama ProgrèS Technique Et Croissance 2007 2008

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Ce diaporama présentant les liens entre croissance et déprogrès technique reprend : …

Ce diaporama présentant les liens entre croissance et déprogrès technique reprend :
1 - le diaporama de T Larribe sur robinson (remarquable comme toujours)
2 - il s'appuie sur des éléments à une diaporama d'HEC
3 Il emprunte des animations à mr Rodriguez

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  • 1. Thème : Progrès technique et croissance
  • 2. PLAN PARTIE I – Définitions du progrès technique de l’invention et de l’innovation
  • 3. I - Qu’est ce que le progrès technique ?
    • De manière générale, le progrès technique correspond à des modifications de caractère technologique dans les procédés de production et dans la nature des biens réalisés. Il a trois types d’effets :
    • Il permet de produire plus avec la même quantité d’inputs.
    • Il permet de produire des biens et services nouveaux incorporant une qualité plus grande.
    • Il permet la suppression de goulots d’étranglement qui limitent la production (nouveaux débouchés liés à l’accroissement des gains de productivité et à la baisse des prix des produits).
  • 4. L' innovation est un terme très large qui est synonyme de nouveauté dans le langage français courant. Il est possible de cadrer ce terme selon les critères suivants, en ne considérant que les innovations dans le cadre de l'économie marchande. Une innovation se matérialise par un nouvel objet, combiné à un nouveau mode d'usage, produit par une entreprise. Définition source WikiPedia L'invention Idée technique susceptible d'applications potentiellement utiles      Dans tous les cas, pour pouvoir être considérée comme innovation, la nouveauté doit être porteuse d'une valeur économique (capacité de satisfaire un besoin solvable ou de créer de la richesse) reconnue et exploitée de manière viable. L'innovation entretient des rapports étroits avec les phénomènes de : «  »   Découverte Scientifique et Technique Production de connaissances nouvelles Les activités de recherche-développement R&D II – Distinction invention – R & D - innovation
  • 5. Les trois étapes du lancement d'une innovation: Invention La base de l'innovation est une invention, c'est le cœur de l'offre. Modèle d'entreprise Sur cette invention, un entrepreneur va construire un modèle d'entreprise ("business model") Lancement La dernière phase correspond à la mise en œuvre matérielle du modèle d'entreprise: production, achat, ventes. Etapes du lancement 1 2 3 III – Les caractéristiques de l’innovation
  • 6. Joseph Aloïs Schumpeter (1883-1950)
    • économiste autrichien difficile à classer dans une école théorique sinon qu’il est en rupture avec la conception néoclassique. Son objectif principal était surtout d’expliquer la dynamique économique là où les libéraux cherchaient à rendre compte des situations de déséquilibre ou d’équilibre. Ses travaux l’ont conduit à mettre l’accent sur le rôle de l’innovation dans la croissance économique.
    • Bibliographie principale :
    • Business cycles (1939).
    • Capitalisme, socialisme et démocratie (1942).
  • 7. Schumpeter distingue plusieurs formes d’innovation :
    • L’innovation permettant la production de nouveaux types de biens (CD).
    • L’innovation permettant l’introduction d’une nouvelle méthode de production (organisation du travail: le taylorisme ou le fordisme).
    • L’innovation permettant de créer de nouveaux débouchés (Une automobile destinée au marché des pays d’Europe de l’est, découverte de l’Amérique).
    • L’innovation suite à la découverte d’une nouvelle source de matière première (Pétrole lors de la seconde révolution industrielle, énergies substituables aujourd’hui).
    • L’innovation permettant la réalisation d’une nouvelle organisation productive (logiques de concentration du capitalisme industriel. Exemple : le groupe Bouygues).
  • 8. Un exemple: L’évolution de la puissance des modes d’alimentation lumineux… Que signifie ce nombre?
  • 9. La roue La boussole L’électricité La pénicilline Le transistor La locomotive Le réfrigérateur Le micro-ondes Le GPS Consiste à appliquer à un nouveau domaine une technologie qui existe déjà Le transfert technologique La création A été obtenu par la création ou l'invention de faits scientifiques qui n'étaient pas connus auparavant. Distinction par Type Système refroidissement
  • 10. Distinction par degrés de rupture Les innovations se distinguent par l’intensité du changement introduit et l'impact économique et social. Degrés de rupture par rapport à l'existant Historique au plan scientifique et technique (machine à vapeur). Rupture paradigmatique Affectent les modes de production ou de consommation de manière significative et relativement durable (automobile). Innovations radicales: Innovations incrémentales Portent uniquement sur des améliorations (plus ou moins marginales et continues) ou des recombinaisons de caractéristiques (innovations dites « architecturales ») de produits, services ou processus existants.
  • 11. La machine a café Nespresso Le transport aérien Electricité Distinction par degrés de rupture Le disque compact La brosse a dent électrique La télévision La grande distribution Microprocesseur Biotechnologies
  • 12. Caractéristiques de l'innovation
    • - Laboratoires
    • Pilotes - Organisation de marketing - Réseaux de vente
    Evolutions du marché ! la science la technologie la conjoncture économique 2) Interdisciplinaire et Multidisciplinaire Moyens différents Interdisciplinaire et multidisciplinaire Caractère Complexité = Risques 3) Un phénomène sans fin Même réussie, elle a besoin par la suite de « maintenance » Une dizaine d’année Naissance de l'idée Apparition sur le marché 1) Un processus long
  • 13. - Humain : Motivation des hommes de l'entreprise ? - Commercial  : s'il y a un marché, existe-t-il des clients ? - Financier  : les investisseurs ne préféreront-ils pas d'autres choix ? - Technologique  : le nouveau produit atteindra-t-il les spécifications attendues ? N'implique qu'une incertitude technique lorsqu'elle est utilisée exclusivement dans l'entreprise. On n’est jamais certain du succès d’une innovation Risques liés à l’innovation L'essentiel est que le solde des succès et des échecs soit positif sur quelques années. (Plus facile pour les grande entreprises que pour les PME) Implique une incertitude technique et commerciale L'innovation produit +++ l'innovation-procédé + Toutes les innovations n’ont pas le même niveau de risque:
  • 14. Innovation de produits ou de procédés ? De ça… … à ça!!
  • 15. PARTIE II - LA CROISSANCE ET LE PROGRÈS TECHNIQUE L’exemple de la parabole de Robinson Daniel Defoë dans son roman paru en 1719 raconte l’ histoire d’un marin naufragé sur une île déserte au milieu de l'océan. Il parvient à survivre et à imposer sa volonté à une nature hostile, et rencontre celui qui deviendra son compagnon, Vendredi . Exemple tiré l’ouvrage de Dominique Guellec, Pierre Ralle, Les nouvelles théories de la croissance , La Découverte, « Repères », 5 e éd., 2003
  • 16. I –L’arbitrage Consommation, investissement, et épargne
    • Robinson venait d'arriver sur I'île déserte. De son naufrage il n'avait sauvé qu'un sac de blé. Robinson le considéra : voilà de quoi vivre, mais pendant combien de temps?
    • Il regarda I'île. Elle était composée d'une bonne terre dont la quantité était telle qu'un homme seul ne pourrait jamais la cultiver tout entière. Ce constat soulagea Robinson. Toute sa vie il avait vécu de son travail. Sur cette terre, ce serait comme ailleurs. Cette année il sèmerait. L'an prochain, la récolte lui permettrait de vivre et de semer de nouveau.
    • Il avait cependant un souci : quelle quantité de blé devait-il semer ? Et combien pouvait-il en garder pour sa consommation ?
    Quel arbitrage économique Robinson doit-il effectuer ?
  • 17. Consommation, investissement, et épargne Arbitrage Consommation : Quelle quantité de blé faut-il conserver pour se nourrir ?  Assure le bien-être à court terme Investissement (accumulation de capital) : Quelle quantité de blé faut-il consacrer à la semence ?  Assure le bien-être à long terme
  • 18. Richesse initiale : 1 sac de blé Usage de court Terme = dépense Semer = Investissement Usage de long terme = accumulation Richesse future = 2 sacs de blé Consommation
  • 19. II- Les rendements décroissants: vers une économie stationnaire
    • Robinson décida de planter une certaine proportion de son stock de blé. Les premières années celui-ci augmenta rapidement. En maintenant constante la proportion du stock qu'il plantait, Robinson consommait, plantait et récoltait toujours plus.
    • Il se rendit cependant compte que son stock de blé s'accroissait de moins en moins vite. C'est que plus la quantité de grain semé était élevée, plus le rendement de chaque grain était faible. Un jour il s'aperçut qu'il n'avait plus d'intérêt à accroître la quantité de grain semé : la quantité supplémentaire de blé qu'il semait devenant supérieure à la quantité qu'elle permettait de récolter. Il arrêta donc son expansion. La quantité de grain semé se stabilisa ainsi que les quantités produites et consommées.
    Comment évolue la production de blé ? Comment expliquer cette évolution ?
  • 20. Comment mesurer l’impact de la combinaison productive sur l’évolution du volume de la production ? Rendements d’échelle Rendements d’échelle constants Rendements d’échelle décroissants Rendements d’échelle croissants Par exemple : 2K et 2Z => 2Y Par exemple : 2K et 2Z => 1,5Y Par exemple : 2K et 2 => 2,5Y Document : 2 p 42
    • Questions :
    • Quels rendements d’échelle postulent les néo-classiques ?
  • 21. Comment mesurer l’impact de la combinaison productive sur l’évolution du volume de la production ? Rendements factoriels Z est constant Rendements factoriels constants Rendements factoriels décroissants Rendements factoriels croissants Par exemple : 2K => 2Y Par exemple : 2K => 1,5Y Par exemple : 2K => 2,5Y
    • Questions :
    • Comment évoluent les rendements factoriels selon les néo-classiques?
    • Quelle conclusion en tirent-ils ?
    • A quelle limite est-elle confrontée ?
  • 22. Les rendements décroissants
    • La quantité de blé produite augmente, mais de moins en moins vite. Au stade ultime, la quantité semée devient plus importante que le blé qu’elle permet de récolter.
    • La situation dans laquelle se trouve Robinson provient du fait que le rendement marginal du processus qui transforme les facteurs de production (travail et blé) en produit (le blé) est décroissant : c’est la loi des rendements décroissants déjà expliquée par l’économiste classique Ricardo. Ainsi, si la productivité marginale est décroissante, la croissance économique doit donc naturellement s'arrêter un jour.
    Production (la quantité produite augmente) Productivité (le rendement est de plus en plus faible) Zone à cultiver en premier Zone à cultiver en dernier Distinction David Ricardo Terre à exploiter Terre fertile Terre non fertile Sens d’exploitation des terres
  • 23. III- L’introduction du progrès technique exogène
    • Un matin Robinson rencontra le perroquet. Ce qu'il avait d'abord considéré comme un simple compagnon de jeu s'avéra d'une aide précieuse. Ce perroquet avait manifestement été en contact avec les plus grands savants et les cultivateurs les plus experts. Chaque jour il transmettait à Robinson un peu du savoir appris auprès d'eux. Et Robinson pouvait ainsi améliorer l'efficacité de son travail. La production se mit alors à croître et rien ne semblait pouvoir l'arrêter.
    Que symbolise le perroquet ? A quoi est liée l’augmentation de la production de blé ?
  • 24. Le progrès technique
    • Le perroquet symbolise le progrès technique.
    • La production de blé retrouve une croissance ininterrompue grâce aux connaissances que le perroquet apporte (amélioration de la productivité de son travail). Le modèle de Solow étudie la situation dans laquelle se trouve Robinson. En présence d'un facteur qui améliore régulièrement l'efficacité du processus de production (le progrès technique), il est possible d'avoir une croissance illimitée. Cette croissance peut être qualifiée d'exogène.
    • le progrès technique est défini en dehors du modèle (le savoir du perroquet a été acquis en dehors de l'île, et Robinson en bénéficie gratuitement).
  • 25. Comprendre d’où vient la croissance : Robinson et le Perroquet PIB Temps Progrès technique 1 Progrès technique 2
  • 26.  
  • 27. Robert Solow (né en 1924)
    • Robert Solow est né en 1924 à Brooklyn, district de New York, aux États-Unis. Il a obtenu un doctorat de l'université Harvard, à Cambridge, Massachusetts, en 1951. En 1950, il commence à enseigner au Massachusetts Institute of Technology, voisin de Harvard. Il y poursuivra toute sa carrière, collaborant étroitement avec son collègue du MIT, Paul A.Samuelson, prix Nobel 1970. Il fait partie, en 1961 et 1962, du Comité des conseillers économiques du président Kennedy. Robert Solow a obtenu le prix Nobel en 1987 pour «ses contributions à la théorie de la croissance économique».
    • Bibliographie principale :
    • A contribution to the theory of economic growth. (1956 ).
    IV Le modèle fondateur de R. Solow : le progrès technique exogène
  • 28.
    • Dans la tradition néo-classique , l’entrepreneur choisit entre les techniques existantes celle qui minimise les coûts . Il y a donc séparation entre le problème économique et la création de ces techniques , problème réservé à l’ingénieur , ce qui conduit logiquement à traiter le progrès technique comme un facteur exogène .
    • Source : P.Combemale et A.Parienty , La productivité , Circa , Nathan*
    • Pourquoi les économistes ont-ils été amenés a considérer le progrès technique comme exogène ? Deux types de raisons sont invoqués.
    • Le premier s'appuie sur la pertinence empirique d'une telle hypothèse. Le progrès technique consiste en une plus grande maîtrise des lois de la nature. Dans tous les cas, celles-ci commandent, et l'homme ne peut leur imposer son rythme. La technologie est du ressort des ingénieurs, pas des économistes.
    • Le second type de raison est l'incompatibilité supposée des rendements d'échelle croissants (qui entraînerait l'incorporation du progrès technique) et de l'équilibre concurrentiel.
    • Source : D Guellec et P Ralle, les nouvelles théories de la croissance, la découverte.
    • Questions :
    • 1. Comment l’innovation a-t-elle été traitée par les économistes pendant longtemps ?
    • 2. Comment pouvez-vous expliquer cette conception ?
  • 29.
    • Le modèle de Solow permet de concilier la théorie néoclassique des marchés (rendements décroissants) avec la croissance économique du XXème siècle.
    • En introduisant le progrès technique, Solow explique le passage d’une croissance extensive à une croissance intensive .
    • Toutefois, le modèle adopte l’hypothèse d’un progrès technique exogène, hypothèse qui a été remise en cause par les analyses scientifiques ultérieures.
    • Question : si le progrès technique détermine la croissance économique, quels sont les déterminants du progrès technique   ?
  • 30. Solow-Dennison-Malinvaud P. Denison relativisa ce constat en 1976 en essayant de prendre en compte la qualité du travail et du capital, pour conclure cependant à une contribution importante du “facteur résiduel” En 1957 Robert Solow estime que 90% de la croissance aux USA pendant la période 1909-1949 ne serait pas imputable au travail et au capital ! Robert Solow 1924 - En France, en 1972, Jean-Jacques Carré, Paul Dubois et Edmond Malinvaud concluent à une contribution allant de 0,85% à 3,1% de croissance selon les périodes, et plus de 2% pour 1951-1973 E. Malinvaud 1923 -
  • 31. V - L’accumulation du savoir
    • Un jour le perroquet disparut. Au bout de quelques années, la production se stabilisa de nouveau. Robinson comprit alors qu'en étudiant ses expériences passées et en procédant à de nouvelles expérimentations, il pourrait à nouveau améliorer l'efficacité de son travail. Mais une telle étude prendrait du temps qu'il ne pourrait pas utiliser à produire du blé. Cela lui donna un second souci : quelle part de son temps allait-il consacrer à accroître son savoir-faire? Et combien pouvait-il en consacrer à produire ?
    En quoi le progrès technique est-il devenu différent ?
  • 32. L’accumulation du savoir
    • Le progrès technique résulte d'un nouvel arbitrage entre temps de production et temps de recherche (de la même façon qu’il a fallu choisir entre consommation et investissement).
    • Cette seconde question est posée directement par les nouvelles théories de la croissance. Ce qui ne veut pas dire qu'elle était ignorée auparavant. Le choix d'accroître son capital humain en se formant a, de longue date, été considéré comme un arbitrage à réaliser entre travailler (donc produire pour pouvoir consommer aujourd'hui) et se former (donc accroître son efficacité pour produire et pouvoir consommer plus demain).
    • Cependant, la théorie traditionnelle de la croissance ne prenait pas en compte le coût du progrès technique. Elle considérait l'accumulation du capital immatériel comme exogène et en ignorait les motivations économiques. L'originalité des nouvelles théories est de considérer que le choix d'accumuler du capital immatériel est endogène (Robinson doit faire lui-même un effort pour acquérir de nouveaux savoirs).
    Endogène (progrès technique lié à la recherche de Robinson) Exogène (progrès technique lié au savoir du perroquet) : il est indépendant du processus de production Distinction
  • 33.
    • « Ces différentes formes d'innovation ont au moins deux points communs : d'une part leur cause, d'autre part leur effet.
    • Elles sont motivées, au moins en économie de marché, par la recherche du profit. L'innovation est une activité économique et non le seul fait du hasard ou de quelques génies désintéressés.
    • Et elle aboutit à bouleverser les conditions de la concurrence : c'est la «  destruction créatrice ». Les entreprises qui ont innové avec succès connaissent l'expansion, tandis que celles qui n'ont pas innové ou l'ont fait sans succès disparaissent. La dynamique économique vue par Schumpeter est donc très tourmentée, à l'opposé des modèles néoclassiques d'équilibre, de croissance et de concurrence internationale. »
    • D. Guellec . « Recherche Et Innovation Technologique », Ecoflash, N° 80. Juin 1993, CNDP.
    • Questions :
    • 1. Montrez que l’analyse de Schumpeter se distingue fondamentalement de la conception néo-classique :
    • Quels sont les acteurs de l’innovation ? Quelle est leur motivation essentielle ?
    • Quel rôle y occupe l’innovation ?
    • La croissance est-elle continue ?
    VI- L’analyse schumpetérienne de l’innovation comme déterminant de la croissance
  • 34. A - Le processus de « destruction créatrice »   Que signifient les données marquées par une flèche? Quelle est l’évolution du nombre de magnétoscopes vendus entre 2000 et 2005 ? Même question pour les ventes de DVD Comment peut-on expliquer ces évolutions ? A partir du document 4 p 330 , présentez le modèle de la destruction créatrice
  • 35. B - Innovation et concurrence imparfaite
    • Puis Vendredi apparut. Comme l'île était grande, les deux hommes se la partagèrent, chacun cultivant sur sa partie la quantité de blé nécessaire à sa consommation et à son investissement, chacun partageant son temps entre production du blé et étude.
    • Robinson surveillait attentivement les modifications que Vendredi apportait à sa façon d'organiser la production : en les appliquant à son tour, il pouvait accroître la productivité de son travail. Quand Vendredi consacrait une grande partie de son temps à étudier, les progrès de Robinson étaient considérables... A vrai dire, celui-ci aurait souhaité que Vendredi consacre une part plus importante de son temps à étudier et une part plus faible à produire. Vendredi était d'un naturel égoïste. Quand il comprit que son compagnon profitait ainsi de ses travaux d'étude, il décida de construire une palissade pour se protéger de l'espionnage. Ainsi, au bout de quelque temps, les méthodes de production des deux hommes devinrent différentes. Le blé de Robinson fournissait de hauts rendements, mais était d'une qualité médiocre, utile pour les usages courants. Celui de Vendredi était meilleur et pouvait servir dans les occasions exceptionnelles, mais ses rendements étaient faibles. Les deux hommes se mirent à échanger. Vendredi se rendit compte que les quantités de son blé que Robinson souhaitait se procurer étaient d'autant plus importantes que le prix fixé était bas. Ce dont il tint compte pour fixer le prix de son blé..
    Que symbolise l’apparition de Vendredi ? Pourquoi Vendredi construit-il une palissade ? Que symbolise la palissade ? Quel est l’effet de la palissade sur la production ?
  • 36. Innovation et concurrence imparfaite
    • L’apparition de Vendredi symbolise la concurrence .
    • Vendredi construit une palissade pour protéger son innovation, pour ne pas être copié par Robinson    : cette palissade symbolise le brevet d'invention (qui est une protection juridique).
    • Les deux hommes n’ont pas les mêmes méthodes, et la production de blé se diversifie (blé à haut rendement mais de basse qualité de Robinson, blé de qualité supérieure mais à faible rendement de Vendredi) et du coup les deux hommes se mettent à échanger.
    • Remarque : lorsque Robinson espionne Vendredi et profite de ses découvertes, il y a un effet externe positif (on dit encore une externalité) : Robinson préfèrerait que Vendredi travaille moins et étudie plus car il bénéficierait alors des effets des investissements intellectuels supplémentaires de son compagnon. Mais le comportement spontané de Vendredi n'aboutit pas à cela : il ne prend pas en compte les conséquences de ses actes sur Robinson. Dans un tel cas d'existence d'une externalité, une forme de coopération entre agents est justifiée, puisque les comportements individuels spontanés ne sont pas optimaux.
    • Si Vendredi arrive à protéger ses découvertes (en construisant une palissade ou en les brevetant), il n'y a plus d'externalité. Mais, dans ce cas, les nouveaux biens vont se différencier des biens disponibles. De ce fait, la concurrence va devenir imparfaite , ce qui, là encore, va conduire des comportements spontanés des agents à ne pas être socialement efficaces (chacun se trouve en situation de monopole et n'est donc soumis qu'à une faible pression concurrentielle).
  • 37. Robinson et Vendredi : progrès technique et concurrence imparfaite Robinson : Richesse = Temps Vendredi : Richesse = Temps Produire Chercher (RD) Chercher (RD) Produire Production élevée Qualité médiocre Innovations mineures (engrais + nouvelles plantes) Hausse de la productivité Hausse de la qualité Hausse de l’offre Hausse de La demande Croissance économique Innovations majeures (PGM ??) Hausse de la productivité Hausse de la qualité Production faible Bonne qualité Hausse de l’offre Hausse de La demande Croissance économique 80 % 20 % 80 % 20 % Marché
  • 38. Mais une fois qu'un entrepreneur a ouvert la voie par une innovation réussie, de nombreux autres, attirés par le profit, s'engouffrent dans la voie ainsi ouverte et vont chercher à l'imiter (Schumpeter parle « d'essaims »). En outre, une innovation en suscite généralement d'autres dans des domaines proches (phénomène de « grappes » ). On assiste alors à une vague d'investissements, qui correspond à la phase montante d'un cycle économique. J. Boncoeur et H. Thouement . Histoire des idées économiques , tome 2, Nathan, coll. « Circa », 1994.
    • Questions :
    • Définissez le terme grappe d’innovations
    • Quelles en sont les causes
    C – GRAPPES D’INNOVATIONS ET CYCLES KONDRATIEV
  • 39. Stratégie imitative. Pas de risques technologiques. Ces entreprises se procurent de nouvelles technologies, dans le cadre d'un accord de propriété industrielle ou par contrefaçon. Profite des erreurs du leader et du potentiel mauvais départ de ce dernier. En général, ce type d'entreprise n'a pas des liens aussi privilégiés avec le monde de la recherche à caractère fondamental.   Le follower L’adopteur Stratégie de l’entreprise La première à commercialiser une nouvelle innovation issue de sa propre recherche-développement de façon à la mettre sur le marché avec un profit élevé ou, à céder des licences de fabrication, par exemple dans un pays éloigné où elle n'a pas de circuit commercial. Le leader Email mobile Browser Voyage en ligne Moteurs de recherches Téléphone mobile
  • 40. Le cycle de vie d'une innovation Document 1 p 44 Question : A quelle phase du graphique correspond la rente décrite dans le document
  • 41. L’analyse du cycle de Kondratiev C’est un cycle de Kondratieff Un cycle est marqué par une phase A et une phase B A l’origine de chaque cycle il y a, selon Schumpeter, l’apparition d’une grappe d’innovations majeures Document 1 p 53 du livre
  • 42. VII- les théories de la croissance endogène
  • 43.
    • Qu'est-ce qui différencie la technologie des autres facteurs, notamment le capital physique, qui fasse d'elle le moteur de la croissance ?
    • C'est, selon les théories de la croissance endogène, l'existence d'économies d'échelle (ou rendements d'échelle croissants) dans la production et l'utilisation des connaissances.
    • La loi des rendements décroissants ne s'applique pas à la connaissance. Une même connaissance peut être utilisée par un nombre quelconque d'agents simultanément, contrairement à un élément de capital physique (une machine). Un agriculteur ne peut utiliser simultanément un nombre indéfini de chevaux,alors qu'il peut tirer tout le parti d'un tracteur plus moderne, incorporant tout le savoir existant dans ce domaine technologique.
    • De plus, chaque nouvelle connaissance ouvre la voie à des découvertes ultérieures (« nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants », selon les mots de Bernard de Chartres au XIIe siècle : c'est le décryptage du génome humain qui permet, par des efforts subséquents de recherche, de comprendre les racines de certaines maladies).
    • Un processus persistant, auto-entretenu, d'accumulation de la connaissance est donc possible, qui entraîne à son tour l'accumulation des autres facteurs et donc la croissance.
    • Source : D. Guellec, NM la découverte 2003, p. 47
    • Questions :
    • Quelle est la rupture introduite par les théoriciens de la croissance endogène ?
    • Comment la justifient-ils ?
    • Montrez l’existence d’un cercle vertueux ;
  • 44.
    • La connaissance est un bien public, caractérisé d'un point de vue économique par deux traits.
    • En premier lieu, une même connaissance peut être utilisée un nombre quelconque de fois, par un nombre quelconque d'agents, et cela simultanément et sans se détériorer. Si l'on ne peut manger la même pomme deux fois, on peut en revanche mettre en œuvre la même invention autant de fois que l'on veut sans l'altérer. De plus, la circulation de la connaissance se fait à un coût direct (coût de la transmission) faible par rapport à sa valeur. La conséquence directe de cette propriété, en termes économiques, est que le coût marginal de l'utilisation d'une connaissance existante est nul. Une fois qu'une invention a été réalisée, le coût de sa reproduction est essentiellement nul (le coût d'impression d'un exemplaire d'un livre donné est plus faible que le coût d'écriture de ce livre). Cela constitue une forte incitation à l'imitation. En effet l'imitateur, contrairement à l'inventeur initial, n'encourt que le coût de production directe du bien, et non le coût de l'invention.
    • En second lieu, l'inventeur ne peut généralement pas exclure entièrement les autres de l'usage de son invention. Les moyens de protection existants (brevet, secret, barrières à l'entrée basées sur le contrôle d'actifs complémentaires tels les circuits de distribution) sont au mieux imparfaits (comme l'illustre la saga du MP3 sur Internet). Ainsi,l'invention peut être utilisée par les concurrents comme base pour d'autres découvertes dont l'inventeur initial n'aura pas le contrôle.
    • En conséquence, l'inventeur ne peut, en général, s'assurer le monopole de l'usage d'une connaissance, et donc s'approprier toute sa valeur. Une partie de celle-ci va aux concurrents, une autre partie va aux consommateurs. Les études économétriques estiment en général le rendement privé de l'investissement en recherche à 15-20% et son rendement social au double environ.
    • Puisque le rendement privé est plus faible que le rendement social, l'investissement en activités innovantes effectué dans une économie de marché sera inférieur à son montant socialement désirable. Les firmes sous-investissent en recherche, délivrant un progrès technique moindre que celui qui serait atteint si l'intérêt de la société présidait aux investissements en la matière.
    • C'est l'objet de la politique publique, notamment sa composante scientifique et technologique, que de remédier à ce problème par une intervention appropriée de l'État.
    • Source D Guellec , op. cité
    • Questions :
    • Après avoir rappelé la définition d’un bien public, expliquez en quoi la connaissance est un bien public.
    • Quelles conséquences en tire D Guellec ?
    • Que préconise t-il alors ?
  • 45. C'est sans doute dans la recherche fondamentale que le rendement privé serait le plus faible (l'appropriation privée des résultats fondamentaux est très limitée, et leurs applications économiques directes sont souvent marginales : la découverte d'une nouvelle planète ne présente pas d'intérêt économique à un horizon proche),alors que le rendement social peut être élevé (les connaissances de base se diffusent dans des applications lointaines mais nombreuses, en aval). Il y a un décalage de quarante ans entre la théorie de la relativité restreinte d'Einstein et les premières centrales nucléaires. D'où l'importance particulière des politiques scientifiques,sans lesquelles la recherche fondamentale serait sans doute très faible, avec des conséquences dommageables sur le progrès technique dans le long terme. L'Etat finance donc des institutions publiques de recherche, tel le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) en France. L'État peut aussi créer des règles institutionnelles qui assurent un niveau plus élevé au rendement privé de la recherche. Il en est ainsi du brevet, titre de propriété accordé à l'inventeur à titre temporaire (au maximum vingt ans) et qui lui assure le monopole d'exploitation de son invention sur la période. Le propriétaire peut soit produire lui-même l'invention protégée, et extraire ainsi une rente du marché, soit accorder des licences, c'est-à-dire vendre à d'autres producteurs le droit d'utiliser sa découverte. Si le brevet est un outil important pour susciter l'innovation, il a par contre le défaut d'accorder un monopole à une entreprise privée,qui peut en faire un usage pas toujours compatible avec des critères sociaux plus larges que le profit (voir les problèmes rencontrés par les pays en développement pour accéder à certains médicaments brevetés). L'État peut financer directement ou indirectement l'effort de recherche des entreprises : subventions (aides directes), [...] crédits d'impôt recherche (aides indirectes) [...]. L'État est aussi un consommateur de technologie, en matière de défense,de santé, d'environnement ou pour satisfaire d'autres besoins sociaux. [...] Une technologie mise au point pour un avion militaire,et donc payée par l'État, peut pour partie être utilisée dans un avion civil. Ainsi, les politiques d'achat public sont un moyen d'intervention sur le marché. [...] Les politiques publiques affectant la croissance sont bien sûr plus larges que les seules mesures prises dans les domaines scientifique et technique. Les politiques d'éducation notamment, qui conditionnent la qualification de la main-d'œuvre, donc sa capacité à produire et utiliser les technologies nouvelles, mais aussi les investissements publics en infrastructures (transports par exemple) jouent un rôle clé en fournissant aux entreprises les facteurs qu'elles ne sont pas en mesure de produire elles-mêmes. Source : D. Guellec, NM 2003,
    • Questions :
    • Montrez que les formes d’intervention de l’Etat pour contribuer la recherche et donc à l’innovation sont très diverses
    • L’Etat et le marché sont-ils concurrents ou complémentaires?
  • 46. Partie III -La strategie de Lisbonne : vers une economie de la connaissance en Europe ?
  • 47. A - Le constat : les caractéristiques de l’innovation européenne par rapport à ses concurrents
  • 48. B – Les explications : un effort de R-D insuffisant
  • 49. C – Une répartition des efforts de financement inadaptés
  • 50. II- les solutions- mise en œuvre La stratégie de Lisbonne Source : Rapport de Philippe Aghion, Élie Cohen et Jean Pisani-Ferry, Politique économique et croissance en Europe, CAE, 2006. consultable comme tous les rapports du CAE sur le site : http://www.cae.gouv.fr
    • Considérons d’abord le diagnostic établi à Lisbonne sur la compétitivité européenne et qui a été confirmé par le rapport Kok. Dans ce document, une grande transformation de l’économie européenne est annoncée :
      • démographique, avec le vieillissement accéléré des populations et la baisse tendancielle de la population active,
      • économique, avec une mondialisation étendue et l’irruption de la Chine,
      • financière, avec la globalisation des marchés,
      • technologique enfin, avec l’irruption de l’économie de la connaissance.
    • L’axe central de la stratégie de Lisbonne est de repenser les conditions de la compétitivité dans le cadre d’une économie de la connaissance, dans laquelle l’innovation joue un rôle majeur, où le capital humain et sa qualité sont décisifs pour la croissance, une économie qui a besoin d’un environnement favorable pour se développer pleinement. La stratégie de Lisbonne décline cette représentation de la transformation du monde en un certain nombre d’orientations macroéconomiques et de programmes économiques sectoriels et instaure une méthode nouvelle de coordination : la stratégie adoptée à Lisbonne consiste à faire de l’Europe « … d’ici 2010 l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique (en se donnant comme objectif de rattraper puis de dépasser les États-Unis) capable d’une croissance durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi, d’une plus grande cohésion sociale, dans le respect de l’environnement ».
    • Mais il y a plus encore. Il y a une véritable philosophie de Lisbonne : l’Europe, après s’être longtemps consacrée à la désinflation compétitive, à la stabilisation de l’économie, au lancement de l’euro, doit traiter de nouveaux problèmes résumés dans le triptyque : innovation, emploi, croissance, que l’Europe découvre en l’an 2000, sous la pression des succès américains. L’ambition peut paraître démesurée, le discours peut passer pour hyperbolique ; il a un mérite, au sortir d’une période de croissance médiocre, celui de fixer un objectif mobilisateur : résorber le gap technologique qui s’était rouvert avec les États-Unis, en mobilisant les ressources communautaires humaines, scientifiques et financières .
  • 51. Au coeur de l’économie de la connaissance, la recherche est un pilier et un objectif intermédiaire de la Stratégie de Lisbonne révisée, avec l’objectif fixé le 16 mars 2002 par le Conseil de Barcelone d’un investissement dans la recherche européenne à hauteur de 3 % du PIB, dont les deux tiers d’origine privée, à l’horizon 2010. Investir dans la recherche et développement (R & D) contribue à la croissance économique, à la fois par les effets directs sur la productivité et par les retombées de la diffusion de la connaissance. Le renforcement de la R & D est également une condition préalable de la compétitivité européenne. L’impact économique de la recherche est double : ·         en premier lieu, la recherche contribue à la croissance de la productivité du capital et de la main d’œuvre (effet direct). Par exemple, des études de la Commission européenne mettent en évidence le fait que jusqu’à 40 % de la croissance de productivité de main-d’oeuvre sont générés par les dépenses de R & D. Chaque investissement supplémentaire d’un point (1 %) dans le stock de R & D totale fait croître la productivité de + 0,18 % ; ·         en second lieu, la recherche génère des externalités positives qui accroissent le rendement entre firmes et entre secteurs. Des externalités internationales ont également été mises en évidence : les partenaires commerciaux bénéficient de l’effort du pays qui investit dans la recherche. En conséquence, le taux de retour socio-économique de la recherche et développement est élevé, évalué entre 30 % et 100 %. Les résultats empiriques conduisent à estimer que 1 euro investi en R & D produit 0,9 euro de PIB supplémentaire. Les estimations les plus conservatrices fixent ce retour à 30 %, bien au-delà des retours sur investissements privés de 7 % à 14 %. De tels retours économiques justifient l’intervention publique. l’objectif d’un investissement européen dans la recherche à hauteur de 3 % du PIB en 2010, et son maintien à un horizon de 10 ans en 2020, représenteraient une augmentation moyenne du PIB communautaire que l’on peut situer a minima à 3,2 % et jusqu’à 10,1 % du PIB en 2025 dans l’Union européenne (de + 2,9 % à + 8,9 % pour la France) Source : Jean-Louis Sangaré, investir dans la recherche pour doper la croissance européenne :L’Europe doit viser un taux d’investissement élévé dans la connaissance, in notes de veilles, CAS , 4-09-2006 consultable comme toutes les notes de veille sur le site : http://www.strategie.gouv.fr
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