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  • 1. GUIDE D’INTERVENTION SANTÉ-VOYAGE SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC COMITÉ CONSULTATIF QUÉBÉCOIS SUR LA SANTÉ DES VOYAGEURS
  • 2. GUIDE D’INTERVENTION SANTÉ-VOYAGE SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC COMITÉ CONSULTATIF QUÉBÉCOIS SUR LA SANTÉ DES VOYAGEURS
  • 3. Édition 2007 re 1 édition : 1994 Éditions entièrement revues et augmentées : 1999, 2007 Coordination Gilles Lambert, M.D. Guy Lonergan, M.D. Michel Landry, M.D. Guy Lonergan, M.D. Rédaction Sylvie Provost, M.D. Yen-Giang Bui, M.D. Dominique Trempe, M.D. Michel Frigon, M.D. Suzanne Gagnon, M.D. Mise en page Annie-Claude Labbé, M.D. Sylvie Muller Michel Landry, M.D. Isabelle Gignac Claude Léger, M.D. Guy Lonergan, M.D. Soutien à l'édition Nathalie Lussier, M.D. Vicky Bertrand Dominique Trempe, M.D. Élaboration de la grille graphique Révision Marie-Josée Allie Michel Frigon, responsable, M.D. Annie-Claude Labbé, M.D. Conception graphique Julio Soto, M.D. Lucie Chagnon Yen-Giang Bui, M.D. Suzanne Gagnon, M.D. Impression Impression Paragraph Conception et rédaction des éditions précédentes Lyse Bélanger, infirmière Marie-Claude Boivin, géographe Anne Bruneau, M.D. Claudette DeBlois, infirmière Benoît Dubuc, M.D. Marie-Hélène Favreau, M.D. Suzanne Gagnon, M.D. Annie-Claude Labbé, M.D. Louise Laberge, M.D. Les reproductions à des fins d’étude privée ou de recherche sont autorisées en vertu de l’article 29 de la Loi sur le droit d’auteur. Toute autre utilisation doit faire l’objet d’une autorisation du gouvernement du Québec qui détient les droits exclusifs de propriété intellectuelle sur ce document. Cette autorisation peut être obtenue en formulant une demande au guichet central du Service de la gestion des droits d’auteur des Publications du Québec à l’aide d’un formulaire en ligne accessible à l’adresse suivante : www.droitauteur.gouv.qc.ca/autorisation.php, ou en écrivant un courriel à : droit.auteur@cspq.gouv.qc.ca. Les données contenues dans le document peuvent être citées, à condition d’en mentionner la source. DÉPÔT LÉGAL – 2E TRIMESTRE 2007 BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA ISBN 13 : 978-2-550-49497-3 (VERSION IMPRIMÉE) ISBN 13 : 978-2-550-49498-0 (PDF) © Gouvernement du Québec (2007)
  • 4. Le présent guide a été révisé et entériné par le Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs de l’institut national de santé publique du Québec. Membres actifs du Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs de l’Institut national de santé publique du Québec Président : Michel Frigon, M.D. Institut national de santé publique du Québec Clinique Santé-Voyage du CSSS de la Vieille-Capitale et Direction de santé publique Annie-Claude Labbé, M.D. de la Capitale-Nationale Hôpital Maisonneuve-Rosemont Gisèle Asselin, infirmière Vilayvong Loungnarath, M.D. Clinique Santé-Voyage du CSSS de la Centre hospitalier affilié universitaire de Québec Vieille-Capitale (Hôpital Enfant-Jésus) Chantal Beaudet, M.D. Michel Landry, M.D. Direction de santé publique de l’Estrie CLSC-CHSLD La Pommeraie Martin Brizard, M.D. Claude Léger, M.D. Clinique Santé-Voyage de Laval – Polyclinique Clinique Santé-Voyage St-Luc Concorde Guy Lonergan, M.D. Yen-Giang Bui, M.D. Direction de santé publique de Montréal Direction de santé publique de la Montérégie Janine Matte, pharmacienne Suzanne Gagnon, M.D. Janine Matte et Louise Petit, pharmaciennes Clinique Santé-Voyage du CSSS de la Vieille-Capitale Julio Soto, M.D. Direction de santé publique de la Capitale-Nationale Institut national de santé publique du Québec
  • 5. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec AVANT-PROPOS Voici la 3e édition du « cahier bleu » du Guide En plus des données sur la situation d’intervention santé-voyage – Situation épidémiologique et des recommandations par épidémiologique et recommandations de pays qui constituent le cœur du document, on y l’Institut national de santé publique du Québec. retrouve un mini-atlas ainsi qu’une section sur Elle remplace la version précédente publiée en l’interprétation des données et des indications 1999. d’immunisation présentées. Ce guide, élaboré par le Comité consultatif Par ailleurs, certains changements ont aussi été québécois sur la santé des voyageurs, apportés. Ainsi, la présente version comporte s’adresse principalement aux intervenants une nouvelle section portant sur la prophylaxie œuvrant en santé des voyageurs (infirmières, post-exposition au VIH et sur la grippe aviaire. médecins, etc.). Il se veut un outil de travail On a aussi inclus dans ce document une mise à facile d’utilisation, présentant de façon concise jour des chapitres qu’on retrouvait initialement une synthèse des informations sur la situation dans le « cahier vert » du Guide d’intervention épidémiologique prévalant dans chaque pays santé-voyage, publié en 1994 : les problèmes en regard des principales maladies reliés aux séjours en altitude, l’eau et les infectieuses d’importance en santé des aliments, la diarrhée des voyageurs, la voyageurs, ainsi qu’une synthèse des prévention du paludisme. Le « cahier vert » du recommandations d’immunisation et de Guide d’intervention santé-voyage devrait quand chimioprophylaxie s’y rapportant. même continuer à être utilisé en étroite relation avec la « cahier bleu » car on y retrouve Les informations et recommandations l’essentiel des informations sur les problèmes de présentées ont été mises à jour principalement santé reliés aux voyages internationaux. On à partir des données provenant des consultera aussi le Protocole d’immunisation du organismes officiels tels que l’Organisation Québec pour ce qui est des détails techniques mondiale de la santé, les Centers for Disease concernant l’immunisation proprement dite. Control and Prevention (CDC) des États-Unis et Santé Canada. D’autres sources Nous espérons que ce nouveau « cahier bleu » d’informations en santé des voyageurs ont saura répondre aux attentes des intervenants. aussi été consultées et la littérature récente a été révisée. Les recommandations qu’on retrouve dans le Guide ont été émises à la lumière des informations disponibles. Toutefois, malgré les recherches effectuées, les données épidémiologiques disponibles demeurent souvent fragmentaires en ce qui concerne certains problèmes infectieux dans plusieurs pays. De plus, la situation épidémiologique des problèmes infectieux n’est pas statique; les recommandations formulées l’ont été en fonction des données épidémiologiques disponibles au moment de la mise à jour effectuée. Le lecteur devra donc tenir compte de ces limites dans son utilisation de ce guide. AVANT-PROPOS I Mise à jour : février 2007
  • 6. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS ..................................................................................................................................... I LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................................... IX LISTE DES FIGURES............................................................................................................................. XI MINI-ATLAS........................................................................................................................................... 15 Afrique................................................................................................................................................ 15 Amériques .......................................................................................................................................... 16 Asie .................................................................................................................................................... 17 Europe................................................................................................................................................ 18 Océanie.............................................................................................................................................. 19 ALTITUDE.............................................................................................................................................. 23 Conséquences de l’altitude................................................................................................................ 23 Adaptation physiologique au manque d’oxygène .............................................................................. 23 Risques et recommandations relatives à un séjour en haute altitude ............................................... 24 Principales pathologies reliées à un séjour en altitude et leur prise en charge................................. 27 Acclimatation – Prévention ................................................................................................................ 28 DIARRHÉE DES VOYAGEURS ............................................................................................................ 33 Fréquence .......................................................................................................................................... 33 Agents ................................................................................................................................................ 33 Transmission...................................................................................................................................... 33 Prévention .......................................................................................................................................... 33 Traitement .......................................................................................................................................... 35 EAU ET ALIMENTS............................................................................................................................... 41 Eau ..................................................................................................................................................... 42 Aliments ............................................................................................................................................. 50 GRIPPE AVIAIRE .................................................................................................................................. 53 Prévention .......................................................................................................................................... 53 PRÉVENTION DU PALUDISME............................................................................................................ 57 Mesures de protection personnelle.................................................................................................... 57 Chimioprophylaxie.............................................................................................................................. 57 Médicaments...................................................................................................................................... 63 Autres antipaludéens disponibles dans d’autres pays et utilisés en traitement ................................ 70 Autotraitement.................................................................................................................................... 72 Autodiagnostic.................................................................................................................................... 73 PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION AU VIH ...................................................................................... 83 Définition du risque ............................................................................................................................ 83 Antirétroviraux utilisés en prophylaxie post-exposition ...................................................................... 83 Soins post-exposition ......................................................................................................................... 83 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION....................................... 87 Choléra............................................................................................................................................... 87 Dengue et dengue hémorragique ...................................................................................................... 87 Diarrhée des voyageurs..................................................................................................................... 90 Encéphalite européenne à tiques ...................................................................................................... 90 Encéphalite japonaise ........................................................................................................................ 91 Fièvre jaune ....................................................................................................................................... 91 Hépatite A .......................................................................................................................................... 94 Hépatite B .......................................................................................................................................... 96 Infections invasives à méningocoques .............................................................................................. 96 Influenza............................................................................................................................................. 97 TABLE DES MATIÈRES III Mise à jour : février 2007
  • 7. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique Maladie de Lyme ................................................................................................................................ 98 Paludisme........................................................................................................................................... 99 Poliomyélite ...................................................................................................................................... 100 Rage................................................................................................................................................. 101 Rougeole .......................................................................................................................................... 102 Schistosomiase ................................................................................................................................ 102 Typhoïde .......................................................................................................................................... 103 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS...................................... 109 Afghanistan ...................................................................................................................................... 109 Afrique du sud .................................................................................................................................. 110 Albanie ............................................................................................................................................. 112 Algérie .............................................................................................................................................. 113 Allemagne ........................................................................................................................................ 114 Andorre............................................................................................................................................. 114 Angola .............................................................................................................................................. 115 Antigua-et-Barbuda .......................................................................................................................... 116 Antilles Néerlandaises (Aruba, Bonaire, Curaçao, Saba, Saint-Martin, Saint-Eustache)................ 116 Arabie saoudite ................................................................................................................................ 117 Argentine .......................................................................................................................................... 120 Arménie ............................................................................................................................................ 123 Australie ........................................................................................................................................... 124 Autriche ............................................................................................................................................ 124 Azerbaïdjan ...................................................................................................................................... 125 Bahamas .......................................................................................................................................... 126 Bahreïn............................................................................................................................................. 126 Bangladesh ...................................................................................................................................... 127 Barbade............................................................................................................................................ 128 Belgique ........................................................................................................................................... 128 Bélize................................................................................................................................................ 129 Bénin ................................................................................................................................................ 130 Bermudes ......................................................................................................................................... 130 Bhoutan ............................................................................................................................................ 131 Biélorussie (Bélarus) ........................................................................................................................ 133 Bolivie............................................................................................................................................... 134 Bosnie-Herzégovine......................................................................................................................... 137 Botswana.......................................................................................................................................... 138 Brésil ................................................................................................................................................ 141 Brunei Darussalam........................................................................................................................... 144 Bulgarie ............................................................................................................................................ 145 Burkina Faso .................................................................................................................................... 146 Burundi ............................................................................................................................................. 148 Caïmanes (îles)................................................................................................................................ 149 Cambodge........................................................................................................................................ 149 Cameroun......................................................................................................................................... 151 Canada............................................................................................................................................. 152 Cap-Vert ........................................................................................................................................... 153 Chili .................................................................................................................................................. 153 Chine ................................................................................................................................................ 154 Christmas (île) .................................................................................................................................. 157 Chypre.............................................................................................................................................. 157 Colombie .......................................................................................................................................... 159 Comores........................................................................................................................................... 162 Congo (capitale : Brazzaville) .......................................................................................................... 163 Congo (République démocratique du Congo, ex-Zaïre).................................................................. 164 Cook (îles) ........................................................................................................................................ 165 Corée du nord (République populaire démocratique de Corée)...................................................... 165 IV TABLE DES MATIÈRES Mise à jour : février 2007
  • 8. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Corée du sud (République de Corée) .............................................................................................. 166 Costa Rica........................................................................................................................................ 167 Côte d’Ivoire ..................................................................................................................................... 169 Croatie.............................................................................................................................................. 170 Cuba................................................................................................................................................. 170 Danemark......................................................................................................................................... 171 Djibouti ............................................................................................................................................. 171 Dominique ........................................................................................................................................ 172 Égypte .............................................................................................................................................. 173 Émirats Arabes Unis ........................................................................................................................ 175 Équateur........................................................................................................................................... 176 Érythrée............................................................................................................................................ 179 Espagne ........................................................................................................................................... 180 Estonie ............................................................................................................................................. 180 États-Unis......................................................................................................................................... 181 Éthiopie ............................................................................................................................................ 183 Falkland (îles)................................................................................................................................... 184 Féroé (îles)....................................................................................................................................... 184 Fidji (îles).......................................................................................................................................... 185 Finlande ........................................................................................................................................... 185 France .............................................................................................................................................. 186 Gabon .............................................................................................................................................. 186 Gambie............................................................................................................................................. 187 Géorgie ............................................................................................................................................ 188 Ghana .............................................................................................................................................. 189 Gibraltar ........................................................................................................................................... 190 Grèce ............................................................................................................................................... 190 Grenade ........................................................................................................................................... 191 Groenland ........................................................................................................................................ 191 Guadeloupe...................................................................................................................................... 192 Guam ............................................................................................................................................... 192 Guatemala........................................................................................................................................ 193 Guinée (capitale : Conakry) ............................................................................................................. 195 Guinée-Bissau.................................................................................................................................. 196 Guinée Équatoriale .......................................................................................................................... 197 Guyana............................................................................................................................................. 198 Guyane française ............................................................................................................................. 200 Haïti .................................................................................................................................................. 201 Honduras.......................................................................................................................................... 201 Hong Kong (voir Chine) ................................................................................................................... 204 Hongrie............................................................................................................................................. 204 Inde .................................................................................................................................................. 205 Indonésie.......................................................................................................................................... 209 Iran ................................................................................................................................................... 211 Iraq ................................................................................................................................................... 213 Irlande .............................................................................................................................................. 215 Islande.............................................................................................................................................. 216 Israël ................................................................................................................................................ 216 Italie.................................................................................................................................................. 217 Jamaïque ......................................................................................................................................... 217 Japon ............................................................................................................................................... 218 Jordanie ........................................................................................................................................... 218 Kazakstan ........................................................................................................................................ 219 Kenya ............................................................................................................................................... 220 Kirghizistan....................................................................................................................................... 222 Kiribati .............................................................................................................................................. 223 TABLE DES MATIÈRES V Mise à jour : février 2007
  • 9. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique Koweït .............................................................................................................................................. 223 Laos.................................................................................................................................................. 224 Lesotho............................................................................................................................................. 225 Lettonie............................................................................................................................................. 225 Liban................................................................................................................................................. 226 Libéria............................................................................................................................................... 227 Libye................................................................................................................................................. 227 Liechtenstein .................................................................................................................................... 228 Lituanie............................................................................................................................................. 229 Luxembourg ..................................................................................................................................... 229 Macao (voir Chine)........................................................................................................................... 230 Macédoine (ex-République yougoslave de)..................................................................................... 230 Madagascar...................................................................................................................................... 230 Malaisie ............................................................................................................................................ 231 Malawi .............................................................................................................................................. 233 Maldives (îles) .................................................................................................................................. 234 Mali................................................................................................................................................... 234 Malte................................................................................................................................................. 235 Mariannes du Nord (îles).................................................................................................................. 236 Maroc ............................................................................................................................................... 236 Marshall (îles)................................................................................................................................... 238 Martinique......................................................................................................................................... 239 Maurice (île) ..................................................................................................................................... 239 Mauritanie......................................................................................................................................... 240 Mayotte............................................................................................................................................. 242 Mexique............................................................................................................................................ 243 Micronésie ........................................................................................................................................ 245 Moldavie (Moldova).......................................................................................................................... 246 Monaco............................................................................................................................................. 246 Mongolie........................................................................................................................................... 247 Montserrat ........................................................................................................................................ 247 Mozambique..................................................................................................................................... 248 Myanmar .......................................................................................................................................... 249 Namibie ............................................................................................................................................ 251 Nauru................................................................................................................................................ 253 Népal ................................................................................................................................................ 253 Nicaragua ......................................................................................................................................... 255 Niger................................................................................................................................................. 257 Nigéria .............................................................................................................................................. 258 Nioué ................................................................................................................................................ 259 Norvège............................................................................................................................................ 259 Nouvelle-Calédonie et dépendances ............................................................................................... 260 Nouvelle-Zélande ............................................................................................................................. 260 Oman................................................................................................................................................ 261 Ouganda........................................................................................................................................... 261 Ouzbékistan ..................................................................................................................................... 262 Pacifique (îles du, territoire sous tutelle des États-Unis) ................................................................. 263 Pakistan............................................................................................................................................ 264 Palaos .............................................................................................................................................. 265 Panama ............................................................................................................................................ 265 Papouasie – Nouvelle-Guinée ......................................................................................................... 267 Paraguay .......................................................................................................................................... 270 Pays-Bas .......................................................................................................................................... 273 Pérou................................................................................................................................................ 274 Philippines ........................................................................................................................................ 277 Pitcairn (île) ...................................................................................................................................... 279 VI TABLE DES MATIÈRES Mise à jour : février 2007
  • 10. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Pologne ............................................................................................................................................ 279 Polynésie française .......................................................................................................................... 280 Porto Rico ........................................................................................................................................ 281 Portugal............................................................................................................................................ 281 Qatar ................................................................................................................................................ 282 République Centrafricaine ............................................................................................................... 282 République Dominicaine .................................................................................................................. 283 République Tchèque ........................................................................................................................ 285 Réunion............................................................................................................................................ 286 Roumanie......................................................................................................................................... 286 Royaume-Uni ................................................................................................................................... 287 Russie .............................................................................................................................................. 287 Rwanda ............................................................................................................................................ 288 Sainte-Hélène .................................................................................................................................. 289 Sainte-Lucie ..................................................................................................................................... 290 Saint-Kitts-et-Nevis .......................................................................................................................... 290 Saint-Martin...................................................................................................................................... 291 Saint-Pierre-et-Miquelon .................................................................................................................. 291 Saint-Vincent-et-les Grenadines ...................................................................................................... 291 Salomon (îles) .................................................................................................................................. 292 Salvador ........................................................................................................................................... 293 Samoa.............................................................................................................................................. 293 Samoa américaines ......................................................................................................................... 294 Sao Tomé et Principe....................................................................................................................... 295 Sénégal ............................................................................................................................................ 295 Serbie et monténégro ...................................................................................................................... 298 Seychelles........................................................................................................................................ 299 Sierra Leone..................................................................................................................................... 299 Singapour......................................................................................................................................... 300 Slovaquie ......................................................................................................................................... 301 Slovénie ........................................................................................................................................... 301 Somalie ............................................................................................................................................ 302 Soudan............................................................................................................................................. 303 Sri Lanka .......................................................................................................................................... 304 Suède............................................................................................................................................... 306 Suisse .............................................................................................................................................. 306 Suriname.......................................................................................................................................... 307 Swaziland......................................................................................................................................... 308 Syrie ................................................................................................................................................. 309 Tadjikistan ........................................................................................................................................ 309 Taïwan (voir Chine).......................................................................................................................... 310 Tanzanie .......................................................................................................................................... 310 Tchad ............................................................................................................................................... 311 Thaïlande ......................................................................................................................................... 312 Timor Oriental .................................................................................................................................. 314 Togo ................................................................................................................................................. 315 Tokelaou .......................................................................................................................................... 316 Tonga ............................................................................................................................................... 316 Trinité-et-Tobago.............................................................................................................................. 317 Tunisie.............................................................................................................................................. 318 Turkménistan ................................................................................................................................... 318 Turks et Caicos (îles) ....................................................................................................................... 319 Turquie ............................................................................................................................................. 319 Tuvalu .............................................................................................................................................. 321 Ukraine............................................................................................................................................. 321 Uruguay............................................................................................................................................ 322 TABLE DES MATIÈRES VII Mise à jour : février 2007
  • 11. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique Vanuatu ............................................................................................................................................ 322 Venezuela ........................................................................................................................................ 323 Vierges (îles américaines)................................................................................................................ 326 Vierges (îles britanniques) ............................................................................................................... 326 Viêt Nam........................................................................................................................................... 327 Wake (île de) .................................................................................................................................... 329 Yémen .............................................................................................................................................. 329 Zaïre (voir Congo, République démocratique du Congo) ................................................................ 330 Zambie ............................................................................................................................................. 330 Zimbabwe......................................................................................................................................... 331 QUELQUES SITES INTERNET INTÉRESSANTS EN SANTÉ DES VOYAGEURS .......................... 335 Recommandations générales par problèmes de santé ou par pays ............................................... 335 Autres organisations et associations intéressantes en santé-voyage ............................................. 336 Actualités.......................................................................................................................................... 336 Publications ...................................................................................................................................... 337 Autres publications........................................................................................................................... 337 Cartes............................................................................................................................................... 337 BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................. 341 Références générales ...................................................................................................................... 341 Altitude ............................................................................................................................................. 342 Choléra............................................................................................................................................. 343 Dengue............................................................................................................................................. 344 Diarrhée des voyageurs ................................................................................................................... 346 Eau et aliments ................................................................................................................................ 347 Encéphalite européenne à tiques .................................................................................................... 347 Encéphalite japonaise ...................................................................................................................... 348 Fièvre jaune...................................................................................................................................... 349 Grippe aviaire ................................................................................................................................... 350 Hépatites A et B ............................................................................................................................... 350 Infections invasives à méningocoques ............................................................................................ 353 Influenza........................................................................................................................................... 354 Maladie de Lyme .............................................................................................................................. 354 Paludisme......................................................................................................................................... 355 Poliomyélite ...................................................................................................................................... 358 Prophylaxie anti-vih.......................................................................................................................... 359 Rage................................................................................................................................................. 359 Rougeole .......................................................................................................................................... 359 Schistosomiase ................................................................................................................................ 360 Services médicaux ........................................................................................................................... 360 Test de dépistage du VIH................................................................................................................. 361 Typhoïde .......................................................................................................................................... 361 ANNEXE 1A – FEUILLETS D’INFORMATION POUR LE VOYAGEUR ........................................... 363 ANNEXE 1B – FEUILLETS D’INFORMATION POUR LE VOYAGEUR (VERSION ANGLAISE)..... 373 VIII TABLE DES MATIÈRES Mise à jour : février 2007
  • 12. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 Risques et recommandations relatives à un séjour en haute altitude..............................26 Tableau 2 Médication pour les voyageurs en haute altitude .............................................................29 Tableau 3 Exemples de contaminants microbiologiques pathogènes ..............................................41 Tableau 4 Méthodes de traitement de l’eau applicable aux voyageurs ............................................42 Tableau 5 Filtration – Micro-organismes ...........................................................................................44 Tableau 6 Différents types de filtres et de purificateurs d’eau ..........................................................45 Tableau 7 Facteurs affectant la désinfection par halogénation (désinfection chimique)...................48 Tableau 8 Sommaire des techniques de désinfection de l’eau .........................................................49 Tableau 9 Schémas prophylactiques du paludisme ..........................................................................74 Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’auto-traitement .......................................................................................75 LISTE DES TABLEAUX IX Mise à jour : février 2007
  • 13. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec LISTE DES FIGURES Figure 1 Variation des paramètres sanguins selon l’altitude ..........................................................23 Figure 2 Concentration de l’halogène en fonction du temps de contact pour certains groupes de pathogènes ..................................................................................................................48 LISTE DES FIGURES XI Mise à jour : février 2007
  • 14. MINI-ATLAS
  • 15. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec MINI-ATLAS AFRIQUE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. MINI-ATLAS 15 Mise à jour : février 2007
  • 16. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec AMÉRIQUES Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 16 MINI-ATLAS Mise à jour : février 2007
  • 17. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec ASIE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. MINI-ATLAS 17 Mise à jour : février 2007
  • 18. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec EUROPE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 18 MINI-ATLAS Mise à jour : février 2007
  • 19. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec OCÉANIE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. MINI-ATLAS 19 Mise à jour : février 2007
  • 20. ALTITUDE On parle de haute altitude à partir de 1 500 mètres (Keystone 2004). Cependant, les études sur la fréquence des problèmes de santé en haute altitude ont été faites à partir de différents niveaux selon les auteurs, rendant difficile l’établissement d’un seuil de comparaison. Il est habituellement reconnu que les problèmes de santé en haute altitude deviennent plus fréquents à partir de 2 500 mètres. Pour fin d’uniformité, on convient que l’altitude est modérée entre 2 000 et 3 500 mètres, qu’elle est très haute entre 3 500 et 5 500 mètres, et qu’elle est extrême au-delà de 5 500 mètres. L’humain ne peut vivre à plus de 5 500 mètres sur une longue prériode.
  • 21. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec ALTITUDE CONSÉQUENCES DE L’ALTITUDE ADAPTATION PHYSIOLOGIQUE AU MANQUE D’OXYGÈNE La raréfaction de l’oxygène n’est pas le seul risque à la santé en haute altitude. Il y a aussi : Plus on s’élève en altitude, plus le contenu en • la diminution de la température (6,5° C par oxygène et en gaz carbonique dans le sang 1 000 mètres) qui présente un risque diminue. Ce phénomène produit une altération d’hypothermie et d’engelures; de l’endothélium des vaisseaux pouvant mener à des oedèmes, des hémorragies ou des • l’augmentation de la radiation ultraviolette thromboses. (4 % par 300 mètres) qui peut causer des coups de soleil, une kératoconjonctivite et des cataractes; • la déshydratation « pernicieuse » due à l’effort physique et à une diminution de l’humidité. Figure 1 Variation des paramètres sanguins selon l’altitude Source : Elsevier 2004, Keystone et al. Travel Medicine ALTITUDE 23 Mise à jour : février 2007
  • 22. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec L’élévation en altitude est associée à une normale durant la première semaine de diminution progressive de la consommation l’acclimatation. Ce phénomène explique maximale d’oxygène (VO2 max). Au sommet du l’apparition de céphalées lors de l’arrivée en Mont Blanc (4807 m), celle-ci se situe à 70 % altitude. de sa valeur au niveau de la mer alors qu’au sommet du mont Everest (8848 m), elle Acclimatation du système sanguin équivaut à 20 à 30 % de sa valeur au niveau de la mer. Concrètement, ceci signifie qu’en très Après une semaine, on note une augmentation haute altitude, les réserves en oxygène ne de la concentration de l’hémoglobine par une permettent pas en général d’entreprendre des diurèse plus importante (hémoconcentration). activités physiques plus exigeantes que la Par la suite, au fil des semaines, il y a marche. augmentation de l’érythropoïétine qui stimule la production de globules rouges. La courbe de Acclimatation du système respiratoire dissociation de l’hémoglobine se déplace vers la gauche, ce qui signifie que l’oxygène est La réponse ventilatoire à l’hypoxie varie d’un libéré plus facilement et qu’il est ainsi individu à l’autre. Dès l’arrivée en haute altitude, davantage disponible pour les cellules. la fréquence et le volume respiratoires augmentent (hyperventilation), ce qui induit une RISQUES ET RECOMMANDATIONS augmentation de l’élimination du CO2. Cette RELATIVES À UN SÉJOUR EN baisse du CO2 sanguin produit une alcalose respiratoire qui est compensée en quelques HAUTE ALTITUDE jours (environ 4 jours) par une excrétion accrue de bicarbonate au niveau rénal, ce qui permet Le risque de maladie de haute altitude est un retour à un pH sanguin normal. déterminé par la vitesse d’ascension, l’altitude atteinte, l’altitude de sommeil pour la personne Acclimatation du système cardio- affectée et la physiologie individuelle circulatoire (caractéristiques génétiques). La condition physique (entraînement) ne constitue pas une Pendant les premiers jours, on observe une protection contre la maladie de haute altitude augmentation de la fréquence cardiaque. Celle- chez les personnes en bonne santé. ci s’abaisse par la suite, mais demeure cependant plus élevée que sa valeur usuelle au Problèmes cardiaques et pulmonaires niveau de la mer. La tension artérielle subit une légère augmentation (5 à 10 mm Hg tant pour la 1. Étant donné que l’organisme augmente sa pression diastolique que pour la pression ventilation en réponse à l’exposition à la systolique). Par contre, la tension artérielle haute altitude, toute condition qui a des pulmonaire augmente. L’élévation de la tension effets sur cette réponse aura des effets sur artérielle pulmonaire est plus marquée lors d’un la tolérance à la haute altitude. Par effort physique dans un environnement exemple, une personne qui a subi une hypoxique comparativement à un même effort chirurgie des artères carotides et qui a effectué au niveau de la mer. Ce phénomène perdu la fonction des corps carotidiens physiologique est à l’origine du développement risque d’être plus hypoxique en haute de l’œdème pulmonaire de haute altitude altitude. (OPHA). 2. D’autres considérations peuvent avoir un effet bénéfique sur certaines conditions Au niveau cérébral, l’hypoxie induit une pulmonaires. Ainsi, les personnes souffrant vasodilatation tandis que l’hypocapnie entraîne d’asthme allergique se sentent mieux en une vasoconstriction. La résultante finale est haute altitude en raison de la diminution des une augmentation du débit sanguin cérébral allergènes et de la pollution atmosphérique, lors des premiers jours avec un retour à la et de la densité plus faible de l’air. 24 ALTITUDE Mise à jour : février 2007
  • 23. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec 3. Il ne semble pas y avoir de risque accru de 3. La haute altitude pourrait abaisser le seuil mort soudaine par maladie cardiaque en de convulsion. Les personnes sous haute altitude. Cependant, l’exercice et médication et dont la maladie est contrôlée l’hypoxie combinés peuvent représenter un ne courent pas de risque supplémentaire. risque plus important que l’un ou l’autre seul, spécialement chez les personnes qui Diabète ne font pas d’exercice. Il est donc recommandé aux hommes de 40 ans et Les difficultés rencontrées sont liées à un effort plus qui envisagent d’aller en haute altitude physique accru, à un mauvais fonctionnement impliquant de l’exercice, de s’entraîner du glucomètre dû au froid, et à la confusion avant de partir (Keystone, Travel Medecine, entre les symptômes causés par l’hypoglycémie 2004, p.371). et le mal aigu des montagnes. 4. Certains auteurs proposent des critères Conditions ophtalmologiques pour évaluer le risque encouru à l’exposition en haute altitude : fraction d’éjection 1. Les personnes ayant subi une kératotomie sanguine cardiaque, niveau du segment ST radiale peuvent souffrir de difficultés à l’électrocardiogramme (ECG), grade de visuelles en haute altitude. l’ectopie ventriculaire. Ces critères nécessitent des examens invasifs et 2. Les kératotomies par laser ne semblent pas coûteux. Ils pourraient être indiqués pour affecter la vision. des personnes avec atteinte ou instabilité 3. Les patients atteints de rétinopathie ne de la condition médicale. devraient pas monter au-delà de 3500 En regard de la maladie coronarienne, mètres. Keystone suggère une approche selon 4. Les personnes qui portent des lentilles de l’ECG, l’épreuve à l’effort, la présence ou contact devraient préserver le liquide de non de symptômes et de facteurs de risque nettoyage du gel. pour les hommes de 50 ans et plus. 5. Retenons qu’un questionnaire sur les Gynécologie/obstétrique symptômes reliés aux systèmes cardiaque et respiratoire est un élément minimal à 1. Aucune donnée ne permet d’affirmer que la considérer pour l’évaluation du risque à la prise de contraceptifs oraux (C.O.) constitue santé d’une expédition en haute altitude. un risque en haute altitude. Cependant, par mesure de prudence, certains auteurs Maladies neurologiques recommandent la prise d’un comprimé d’aspirine par jour pour les femmes qui font 1. On ne sait pas si la haute altitude a un effet de l’escalade à des altitudes extrêmes si sur la fréquence et la sévérité de la migraine elles prennent des C.O. en raison des ou les céphalées ressenties en basse problèmes de déshydratation, de altitude. Cependant, il peut y avoir polycythémie et d’immobilité. apparition de migraine en haute altitude. Le 2. Les grossesses à risque peuvent se diagnostic différentiel avec le mal aigu des détériorer en haute altitude. Une femme montagnes doit être considéré. enceinte qui se rend en haute altitude 2. L’incidence de l’ischémie cérébrale devrait s’assurer que sa grossesse est transitoire peut être accrue en haute normale préalablement. altitude. Toute atteinte cérébrovasculaire 3. La disponibilité et la qualité des soins représente un risque accru. Pour ces médicaux, les risques de traumatismes et personnes, il n’est pas recommandé de d’autres risques reliés à la vie sauvage et dépasser 3000 mètres d’altitude. au voyage dans un pays en voie de développement sont davantage ALTITUDE 25 Mise à jour : février 2007
  • 24. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec préoccupants que le risque relié à une Enfants de moins de 18 mois hypoxie modérée. Bien que certains déconseillent le voyage en Conditions psychiatriques haute altitude aux enfants âgés de moins de 18 mois, il n’existe pas de données scientifiques Chez les personnes ne souffrant pas de appuyant une telle restriction. troubles psychiatriques, il semble se produire des changements dans l’humeur et la personnalité au-delà de 4000 mètres. Rien n’indique que les personnes malades sont plus à risque. L’excrétion du lithium n’est pas altérée par la haute altitude. Recommander la prudence. Tableau 1 Risques et recommandations relatives à un séjour en haute altitude QUELQUES RISQUES DOCUMENTÉS RISQUE IMPORTANT RISQUE FAIBLE Considérer un suivi médical, la Montée en haute altitude disponibilité de l’oxygène non recommandée • Enfants et personnes âgées • Chirurgie ou irradiation de l’artère • Maladie pulmonaire • Condition physique : même carotide obstructive chronique risque pour la personne • Apnée du sommeil ou trouble de sévère entraînée et la personne non la respiration relié au sommeil • Maladie coronarienne entraînée • Maladie pulmonaire obstructive avec angine non • Obésité chronique modérée contrôlée • Maladie pulmonaire obstructive • Fibrose kystique • Insuffisance cardiaque chronique légère congestive non • Hypertension artérielle non compensée • Asthme contrôlé contrôlée • Maladie cardiaque • Hypertension artérielle contrôlée • Maladie coronarienne avec angine congénitale • Pontage coronarien avec stable • Hypertension agrafes, angioplastie, ou • Arythmie importante pulmonaire insertion d’un tube rigide (sans • Insuffisance cardiaque congestive angine) • Anomalies vasculaires compensée pulmonaires • Anémie stable • Présence de caractéristiques de • Anémie à cellules • Migraine cellules falciformes falciformes (avec • Maladie convulsive sous • Maladies cérébrovasculaires histoire de crises) médication et stabilisée • Maladie convulsive non • Grossesse à risque • Diabète compensé médicamentée ou non contrôlée élevé • Chirurgie de la cornée au laser • Kératotomie radiale • Prise de contraceptifs oraux • Rétinopathie diabétique • Grossesse à bas risque • Maladies psychiatriques stabilisées (si la maladie n’est pas stabilisée, la personne peut être dangereuse pour elle-même et les personnes qui l’accompagnent, surtout en situation d’escalade) • Cancer • Maladies inflammatoires 26 ALTITUDE Mise à jour : février 2007
  • 25. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec PRINCIPALES PATHOLOGIES Vitesse d’installation RELIÉES À UN SÉJOUR EN ALTITUDE 2 à 4 jours après le début de l’ascension. ET LEUR PRISE EN CHARGE Traitement (Consensus du Lac Louise sur la Définition de a. D’abord, descendre. la maladie de haute altitude, International b. Administrer de l’oxygène si disponible. Society of Mountain Medicine 2001). c. Si la descente est impossible ou si Mal aigu des montagnes (MAM) l’oxygène n’est pas disponible, administrer nifédipine 10 mg initialement suivi de 20 à Symptômes 30 mg aux 12 heures. Céphalées, lassitude, étourdissement, anorexie, d. En présence de symptômes neurologiques, nausées ou vomissements, insomnie. la dexaméthasone peut être utilisée. e. Une chambre hyperbare pourrait être utile si Vitesse d’installation les autres recours ne sont pas disponibles Quelques heures. ou suffisants. Sinon, l’évacuation doit être envisagée. Traitement Œdème cérébral de haute altitude a. Principes à respecter : 1- ne pas monter jusqu’à la résolution des symptômes, 2- (OCHA) descendre à une altitude inférieure s’il n’y a Symptômes (définition nosologique) pas d’amélioration avec la thérapie médicale, 3- descendre immédiatement aux Exacerbation des symptômes du (MAM) jusqu’à premiers signes d’œdème cérébral de haute l’ataxie et l’altération de l’état de conscience. altitude (OCHA). Niveau de descente minimale : 500 à 1000 mètres. Vitesse d’installation b. Si la descente est impossible, utiliser Environ 48 heures, surtout si l’ascension est acétazolamide (250 mg B.I.D. à T.I.D.) qui rapide. accélère l’acclimatation et permet une résolution des symptômes en 12 à Traitement 24 heures. Pour une résolution plus rapide a. Principes à respecter : les mêmes que pour des symptômes, utiliser la dexaméthasone le MAM. Surtout, descendre immédiatement (4 mg aux 6 heures) qui agit en 2 à 4 heures aux premiers signes d’OCHA. Niveau de mais n’a aucun effet sur l’acclimatation. descente minimale : 500 à 1000 mètres. Œdème pulmonaire de haute altitude b. Si la descente est impossible, utiliser (OPHA) acétazolamide (250 mg B.I.D. à T.I.D.) qui accélère l’acclimatation et permet une Symptômes (définition nosologique) résolution des symptômes en 12 à 24 heures. Pour une résolution plus rapide des Au moins 2 des symptômes suivants : dyspnée symptômes, utiliser la dexaméthasone au repos, toux, fatigue ou diminution de la (dose d’attaque 8 mg, suivie de 4 mg aux 6 performance à l’effort, sensation de congestion heures) qui agit en 2 à 4 heures mais n’a thoracique, ET aucun effet sur l’acclimatation. Au moins 2 des signes suivants : râles ou sifflement dans un segment pulmonaire, cyanose centrale, tachypnée, tachycardie. ALTITUDE 27 Mise à jour : février 2007
  • 26. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Autres conditions reliées à la haute 3000 m ainsi que les médicaments qui ont altitude un effet sur la respiration (somnifère, anxiolytique, narcotique, tout médicament Hémorragie rétinienne ayant une action sur le système nerveux central). a. Commune et habituellement asymp- tomatique. b. Acétazolamide 125 mg B.I.D. (adulte), commencer 24 heures avant l’ascension b. 4 % à 4243 m, jusqu’à 50 % à 5360 m. (avant d’atteindre 2500 à 3000 m) et c. Si des changements visuels sont continuer pendant 5 jours supplémentaires. remarqués, il est recommandé de D’autres pratiques sont suggérées dans la redescendre à une altitude inférieure. littérature : d. Se résout spontanément en quelques • soit 125 mg B.I.D., commencer 24 semaines après la descente. heures avant l’ascension (avant d’atteindre 2500 à 3000 m) et continuer Œdème périphérique au moins jusqu’à 48 heures après l’arrivée à la plus haute altitude ou a. Surtout chez les femmes. jusqu’à redescente (selon ce qui b. Les diurétiques sont efficaces mais ils survient en premier); doivent être utilisés avec précaution en • soit 250 mg B.I.D. pendant l’une ou raison d’un risque de déshydratation. l’autre durée ci-dessus; • soit aucune médication si ascension qui Kératite due à la radiation ultra-violette respecte l’acclimatation; médication en (cécité des neiges) cas de symptômes seulement; a. Guérit sans séquelle en moins de 48 • soit 500 mg à 1g en 2 à 3 prises tout au long de l’acension (CPS 2006); heures. • dose pédiatrique : aucune étude b. On ne connaît pas l’efficacité réelle d’un contrôlée n’est disponible. Pour le antibiotique en onguent ou d’un glaucome ou les convulsions, la dose analgésique. est de 8 à 30 mg/kg i.D. en 3 doses (CPS 2006). ACCLIMATATION – PRÉVENTION c. La dexaméthasone pourrait être utile mais n’est pas recommandée en prophylaxie en La montée progressive est le meilleur moyen raison des effets secondaires et de la pour prévenir les problèmes reliés à la haute possibilité des symptômes de rebond. altitude : d. Gingko biloba : semble efficace mais les données sont insuffisantes. Il n’existe pas Prévention de préparation standard en Amérique du Nord. a. Monter progressivement : 1- éviter l’exercice, 2- passer une nuit entre 2500 et e. Pour l’œdème pulmonaire de haute altitude, 3000 m avant de continuer, 3- au dessus de la nifédiquine (20 à 30 mg aux 12 heures) 3000 m, ne pas dépasser 300-400 m accompagnée ou non de salmétérol peut- d’ascension par jour, 4- si les ascensions être envisagée en prophylaxie s’il y a eu des sont plus importantes, passer une nuit épisodes répétés. supplémentaire à la même altitude à chaque ascension de 600 à 1000 m, 5- des expéditions à des altitudes plus élevées que le niveau du coucher peuvent améliorer l’acclimatation, 6- éviter l’alcool au-delà de 28 ALTITUDE Mise à jour : février 2007
  • 27. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 2 Médication pour les voyageurs en haute altitude1 Réactions Agent Indication Dose Commentaires indésirables Prévention du 125 mg p.o. B.I.D., Communes : Peut être pris MAM2 commencer 24 h avant paresthésies, épisodiquement l’ascension (ou l’arrivée polyurie, altération pour les à 2500 m) et jusqu’à au du goût des symptômes, pas moins 48 h après breuvages d’effet rebond, l’arrivée à la plus haute pétillants. grossesse altitude ou la catégorie C4 redescente (selon ce Précautions : qui survient en réactions aux premier) voir le texte sulfamidés3, éviter Acétazolamide pour d’autres l’allaitement, peut posologies. diminuer les Traitement du 250 mg p.o. B.I.D à niveaux MAM T.I.D. thérapeutiques du lithium. MAM chez un 5 mg/kg p.o. B.I.D. à enfant T.I.D. Respiration 125 mg p.o. 1 h avant périodique le coucher Traitement du 4 mg aux 6 h p.o., i.m. Changements Amélioration rapide MAM ou i.v. pour 2 doses d’humeur, des symptômes du Traitement de 8 mg en dose hyperglycémie, MAM, peut sauver l’OCHA2 d’attaque, suivie de 4 dyspepsie. la vie en cas mg aux 6 h p.o., i.m. ou d’OCHA, peut i.v. améliorer OCHA 1-2 mg/kg en dose suffisamment pédiatrique d’attaque, suivie de l’OCHA pour Dexaméthasone 0,25-0,5 mg/kg aux 6 h faciliter la descente, p.o., i.m. ou i.v. (ne pas sans effet sur dépasser 16 mg I.D.) l’OPHA, grossesse catégorie C mais éviter chez la femme enceinte ou qui allaite si possible. Prévention du 80-120 mg p.o. B.I.D., Céphalée Davantage d’études MAM commencer 5 jours occasionnelle, sont requises, avant l’ascension et rares cas de préparations continuer jusqu’à la saignement variées, peut être Gingko biloba plus haute altitude rapportés. utilisé par la femme enceinte ou qui allaite. 1 Adapté de : Keystone J S et al. Travel Medicine. Elsevier Science publisher. London. 2004. p. 363-375 2 MAM : mal aigu des montagnes. OPHA : œdème pulmonaire de haute altitude. OCHA : œdème cérébral de haute altitude. 3 Note de l’auteur : s’il s’agit d’une réaction allergique aux sulfamidés, la « précaution » devient une « contre- indication ». 4 Grossesse catégorie C : tout risque ne peut être éliminé. Les études bien contrôlées et adéquates chez l’humain sont manquantes, et les études chez l’animal ont démontré un risque ou sont manquantes également. Utiliser seulement si les bénéfices potentiels surpassent les risques potentiels. ALTITUDE 29 Mise à jour : février 2007
  • 28. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Réactions Agent Indication Dose Commentaires indésirables Prévention de 20-30 mg d’une Tachycardie Sans effet sur le l’OPHA2. préparation à libération réflexe, MAM et l’OCHA, lente p.o. aux 12 h hypotension (peu non nécessaire si Traitement de 10 mg p.o. en dose commune) l’apport en O2 est Nifédipine l’OPHA d’attaque, suivie de 20- disponible, 30 mg d’une grossesse préparation à libération catégorie C. lente p.o. aux 12 h Traitement 25-50 mg aux 6 h p.o., Cause de la Grossesse symptomatique i.m., i.v. ou i.r. sédation, abaisse catégorie C. des nausées et le seuil convulsif, vomissements être prudent si histoire de Prométhazine convulsions, réactions extrapyramidales possibles à haute dose. Insomnie 15-30 mg p.o. au Confusion, Sécuritaire pour la coucher étourdissement, plupart mais devrait sédation être évité an cas de Temazepam respiratoire MAM car hypoxémie possible durant le sommeil. Insomnie 10 mg p.o. au coucher Rare, courte durée Ne déprime pas la d’action ventilation en haute Zolpidem altitude, grossesse catégorie B5. Note : Le Viagra® aurait un effet bénéfique sur l’hypertension pulmonaire, mais les études sont préliminaires. D’autres études sont nécessaires. 5 Grossesse catégorie B : pas d’évidence de risque chez l’humain. Des études adéquates et bien contrôlées chez la femme enceinte n’ont pas démontré de risque accru d’anomalies fœtales en dépit de réactions indésirables chez l’animal, ou, en l’absence d’études adéquates chez l’humain, les études chez l’animal n’ont pas démontré de risque fœtal. Le risque d’une atteinte est peu probable mais demeure possible. 30 ALTITUDE Mise à jour : février 2007
  • 29. DIARRHÉE DES VOYAGEURS La diarrhée du voyageur, aussi appelée turista, est habituellement définie par le passage d’au moins 3 selles non formées pendant une période de 24 heures. La diarrhée des voyageurs survient le plus souvent pendant la première semaine du voyage. Elle peut toutefois survenir à n’importe quel moment pendant le voyage et jusqu’à 7 à 10 jours après le retour. La durée de la maladie est brève, moins de 24 heures dans 20 % des cas. La majorité des personnes affectées seront malades pendant 3 à 5 jours. D’autres symptômes y sont souvent associés, tels que des nausées (dans 10-70 % des cas), des vomissements (3-20 %), des crampes abdominales (30-60 %), des douleurs abdominales ou du ténesme (environ 80 %) ou le passage de mucus ou de sang (5-15 %). Dans 10-30 % des cas, il y aura de la fièvre mais généralement <38.3°C. On définit la diarrhée prolongée par le passage de selles non formées persistant au moins 14 jours.
  • 30. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec DIARRHÉE DES VOYAGEURS FRÉQUENCE causent 5-20 % des cas. Les parasites (Giardia lamblia, Entamoeba histolytica, Cryptosporidium La diarrhée des voyageurs est la pathologie la parvum, Cyclospora cayetanensis et les plus fréquente survenant chez les voyageurs de microsporidies) causent moins de 10 % des cas pays industrialisés se rendant dans une région et sont rarement associés à de la fièvre. Par tropicale ou sub-tropicale : 20-60 % d’entre eux contre, les parasites sont relativement plus présenteront au moins un épisode de diarrhée. souvent impliqués lorsque la diarrhée est Cette fréquence varie en fonction de plusieurs persistante. facteurs, dont la destination (par exemple, le risque est plus élevé en Afrique subsaharienne TRANSMISSION et en Amérique latine qu’en Europe de l’Est), la durée et le type du séjour (les vacances à la La transmission s’effectue par l’intermédiaire plage sont associées à un risque moins élevé d’eau et d’aliments contaminés. Elle se fait que les tours organisés et les voyages exceptionnellement de personne à personne. d’aventure), l’âge (les jeunes enfants et les adultes de 15-30 ans ont le taux d’attaque le PRÉVENTION plus élevé) et les précautions individuelles envers l’eau et les aliments. La diarrhée La première mesure de prévention est de prolongée survient chez environ 3 % des prendre garde au choix des boissons, de l’eau voyageurs. et de la nourriture. Le lavage des mains est aussi important. Ces mesures sont relativement AGENTS simples, mais sont souvent non respectées par excès de confiance ou inadvertance. Environ 40 % des cas demeurent sans cause précise, et ce même lors d’analyses Subsalicylate de bismuth exhaustives des échantillons de selles. La plupart des épisodes pour lesquels un Le subsalicylate de bismuth (Peptobismol®) pathogène est identifié sont d’origine peut être utilisé en prophylaxie. La prise de 60 bactérienne. Escherichia coli entérotoxinogène ml QID ou de 2 comprimés QID confèrerait une (ECET) demeure le pathogène le plus protection pouvant aller jusqu’à 65 % (dans une fréquemment isolé, étant retrouvé dans 20- étude contrôlée réalisée au Mexique, l’efficacité 40 % des cas de diarrhée (soit dans 33-67 % diminuait à 40 % lorsque les voyageurs ne des cas où un pathogène est identifié). Dans prenaient qu’un seul comprimé QID). La des études plus récentes, E. coli préparation liquide contient 1050 mg de entéroadhérent (ECEA) est identifié avec une subsalicylate de bismuth/60 ml et entraîne des fréquence qui se rapproche de celle d’ECET. niveaux de salicylates sanguins équivalents à Les infections bactériennes peuvent également ceux obtenus après la prise de 650-1000 mg être causées par d’autres pathogènes d’AAS (aspirine). Un comprimé contient 262 mg entériques, notamment Campylobacter jejuni et de subsalicylate de bismuth, donc la prise de plusieurs espèces de Shigella, Salmonella, deux comprimés entraîne des niveaux de Yersinia, Aeromonas, Plesiomonas et Vibrio salicylates sanguins équivalents à ceux obtenus (autres que V. cholerae). Chez les gens ayant après la prise de 325-500 mg d’AAS. Les sels récemment pris des antibiotiques, il faut aussi de bismuth sont noirs et peuvent entraîner une penser à une diarrhée associée au C. difficile. « décoloration » de la langue et des selles très Les virus habituellement responsables de foncées (ce qui peut entraîner de la confusion gastro-entérites de même que l’hépatite À avec du méléna). Les autres effets secondaires DIARRHÉE DES VOYAGEURS 33 Mise à jour : février 2007
  • 31. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec possibles du subsalicylate de bismuth sont le tels que ceux qui présentent une maladie tinnitus et les nausées. La formulation liquide inflammatoire intestinale, ceux qui souffrent contient des cations bivalents qui peuvent d’un problème d’immunosuppression ou d’une diminuer l’absorption de la doxycycline (prise réduction du niveau d’acidité gastrique et les par certains voyageurs comme prophylaxie de voyageurs chez qui une indisposition, même malaria). Il est contre-indiqué en grossesse, brève, ne serait pas acceptable (par exemple, pendant l’allaitement et en cas d’allergie à les athlètes et les membres de missions à l’aspirine. Les personnes ayant une insuffisance caractère politique) et ce, seulement lorsqu’il rénale, qui souffrent de goutte ou qui prennent s’agit d’un court séjour. Toutefois, les raisons des anticoagulants devraient éviter ce mentionnées plus haut doivent aussi être prises médicament. Le subsalycilate de bismuth n’est en considération dans la prise de décision. pas approuvé chez les enfants < 2 ans. En pratique, l’utilisation de subsalicylate de bismuth Probiotiques en prévention demeure limitée à cause de la quantité importante de comprimés ou de liquide Quelques études ont été réalisées avec les que le voyageur devra apporter avec lui, de la probiotiques (par exemple, Lactobacillus GG et posologie à quatre fois par jour, du risque S. boulardii). La plupart de ces études portaient d’effets secondaires et de la protection limité sur un petit nombre de voyageurs et les qu’il confère. résultats sont variables. Par exemple, une d’entre elle a démontré que le risque de Prophylaxie antibiotique diarrhée pour chaque journée de voyage chez les adultes recevant le probiotique Lactobacillus La prophylaxie antibiotique (prise d’antibio- GG était de 3,9 % alors qu’il était de 7,4 % dans tiques afin de prévenir l’apparition d’une le groupe témoin, mais d’autres études n’ont diarrhée) n’est pas recommandée chez le pas réussi à démontrer d’effet protecteur. Il est voyageur pour les raisons suivantes : difficile d’interpréter globalement ces études à cause des devis variables, de l’hétérogénéité • le risque de survenue d’effets secondaires des voyageurs (origine, destinations, type de lorsque les antibiotiques sont utilisés pour voyage, comportements), des différents des périodes prolongées. Pour prévenir probiotiques utilisés (ainsi que de la dose et du une maladie bénigne, les voyageurs moment d’administration). On ne peut donc choisissant une prophylaxie antibiotique actuellement pas recommander l’utilisation des risquent une réaction potentiellement probiotiques en prévention. grave (réaction anaphylactique, syndrome de Stevens-Johnson, photo- Vaccin contre la diarrhée causée par sensibilité, candidose vaginale); Escherichia coli entérotoxinogène • la contribution au développement de (ECET) et contre V. cholerae résistance bactérienne envers les antibiotiques utilisés; Le Dukoral® se présente sous forme de • le risque subséquent de colite à C. difficile; suspension orale. Il est constitué de V. cholerae • le faux sentiment de sécurité créé chez le inactivé et d’une sous-unité B recombinante de voyageur; la toxine cholérique non toxique. La protection • la perte d’une option thérapeutique en cas contre le choléra est spécifique tant pour le de diarrhée si l’antibiotique le plus efficace biotype que pour le sérotype (V. cholerae O1). est utilisé. Environ 55 % des souches d’ECET produisent une entérotoxine (heat-labile toxin, LT) qui est Il n’est donc pas justifié de donner une semblable à celle produite par V. cholerae, ce antibioprophylaxie pour la grande majorité des qui explique la protection croisée conférée par voyageurs. Exceptionnellement, la prophylaxie le vaccin. peut être envisagée pour certains voyageurs 34 DIARRHÉE DES VOYAGEURS Mise à jour : février 2007
  • 32. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Pour protéger contre la diarrhée à ECET, contre la diarrhée du voyageur est limitée, la l’immunisation initiale chez les adultes et les vaccination ne devrait pas remplacer la enfants de plus de 2 ans consiste en prescription médicale d’antibiotiques en l’administration de deux (2) doses séparées par autotraitement, lorsque indiqué. De plus, les un intervalle d’au moins une semaine mais ne voyageurs qui choisiront de recevoir le vaccin dépassant pas 6 semaines. Compte tenu de la ne devront pas négliger l’application des durée de la protection, une dose de rappel mesures d’hygiène et des précautions devrait être administrée après 3 mois (et à tous alimentaires. les 3 mois si le risque est continu). Si plus de 5 années se sont écoulées depuis l’immunisation TRAITEMENT initiale ou depuis la dernière ingestion de rappel, une revaccination complète (2 doses) Réhydratation sera recommandée. La pierre angulaire du traitement de la diarrhée Une étude clinique effectuée auprès de est la réhydratation et ceci peut suffire dans voyageurs finlandais de plus de 15 ans au plusieurs cas. Les solutions fabriquées sur Maroc a démontré une efficacité de 23 % place sont généralement adéquates (par [intervalle de confiance (IC) 95 % : 16-30 %] exemple : 1 litre d’eau, 8 c. à thé rases de contre « toute diarrhée » et de 60 % (IC95 % : sucre, 1 c. à thé rase de sel et le jus d’une 52-68 %) contre la diarrhée causée par ECET orange ou d’un citron pour améliorer le goût) producteur de toxine labile (LT). Aucun effet mais, pour les jeunes enfants et les adultes secondaire sérieux n’aurait été signalé jusqu’à avec maladie chronique, on préfèrera des maintenant. Des symptômes gastro-intestinaux solutions de réhydratation standardisées ont été rapportés avec une fréquence similaire (solutions de réhydratation orale de chez les groupes ayant reçu le vaccin et le l’Organisation mondiale de la santé, placebo (24 % des vaccinés et 33 % des témoins ont présenté des symptômes gastro- Gastrolyte® et Pédialyte®). intestinaux dans les 3 jours suivant l’ingestion du vaccin ou du placebo, respectivement). Diète Il n’est pas recommandé d’administrer le L’absorption des nutriments peut être perturbée pendant une diarrhée mais le jeûne n’est pas Dukoral® aux femmes enceintes et aux enfants recommandé. Les diètes spécifiques (par âgés de moins de 2 ans. Les mères qui allaitent exemple : bananes, riz, rôties) sont souvent pourraient recevoir le vaccin. recommandées mais elles sont trop restrictives et peuvent même retarder la récupération. Les Les avantages pour le voyageur sont limités. Il aliments riches en sucres simples devraient être faut tenir compte de la durée de protection de 3 évités car la charge osmotique peut augmenter mois ainsi que du « profil de risque » associé au le volume de selles liquides. On recommande voyage. La diarrhée du voyageur est en partie aussi d’éviter le lait et les produits laitiers à évitable par des mesures d’hygiène et des cause du déficit transitoire en lactase mais les précautions alimentaires. Les épisodes sont, bébés allaités doivent continuer à boire au sein dans la très grande majorité des cas, et les enfants nourris au biberon doivent autolimités et se traitent par réhydratation orale. continuer de prendre le même lait. Les Dans les cas plus sévères, une antibiothérapie formulations de lait sans lactose ne sont empirique contre les pathogènes entériques habituellement pas nécessaires. habituellement en cause est en général efficace et comporte un risque d’effets secondaires jugé acceptable. Par ailleurs, on ne peut exclure que, très rarement, le vaccin puisse causer des effets secondaires non encore identifiés. Puisque la protection conférée par le vaccin DIARRHÉE DES VOYAGEURS 35 Mise à jour : février 2007
  • 33. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Antipéristaltiques démontré qu’après 8 doses, le nombre de selles et la durée de la maladie étaient réduites de Les médicaments antipéristaltiques soulagent 50 % dans le groupe ayant reçu le traitement rapidement les symptômes de la diarrhée. Ils comparativement à ceux ayant reçu le placebo. sont utiles en présence d’une diarrhée Les effets secondaires et les contre-indications persistante après quelques heures de diète sont décrits dans la section sur la prévention. liquide et de repos. Ils peuvent être administrés Le subsalicylate de bismuth diminue dès le début de la diarrhée si celle-ci nuit à des l’absorption des antibiotiques pris dans les 6 activités importantes (par exemple des heures subséquentes. En pratique, le déplacements). Ils sont contre-indiqués chez les subsalicylate de bismuth est peu utilisé en enfants de moins de 2 ans et non traitement. recommandés chez les enfants de moins de 12 ans. Antibiotiques En présence de diarrhée invasive se Pour la diarrhée des voyageurs modérée à manifestant par de la fièvre et du sang dans les sévère, un traitement initié rapidement peut selles, il existe une certaine controverse quant à réduire la durée des symptômes de 3-4 jours à leur utilisation : on craint de retarder l’excrétion moins de 1-2 jours. des agents infectieux (et ainsi retarder la guérison) ou même d’aggraver la situation en La décision de prescrire ou non un traitement entraînant un mégacôlon toxique. Dans ces antibiotique présomptif dépend principalement cas, il faut éviter d’utiliser un antipéristaltique de la destination et du type de circuit planifié. Il seul. Toutefois, l’utilisation d’une faible dose faut toutefois informer le voyageur que même si d’antipéristaltique en combinaison avec un le risque est plus élevé dans le cadre d’un antibiotique efficace serait sécuritaire. voyage d’aventure, on peut aussi acquérir la diarrhée en résidant dans un hôtel luxueux. Les La durée maximale d’utilisation des régions les plus à risque d’acquisition de antipéristaltiques est de 48 heures. L’effet diarrhée étant souvent associés à un accès plus secondaire le plus fréquent est la constipation limité à des soins médicaux de qualité, (durée variable). l’élément de facilité d’accès aux soins devient moins utile dans la prise de décision. Le lopéramide (Imodium®) est l’antipéristaltique de choix (seul ou en combinaison avec les La plupart des voyageurs se rendant dans des antibiotiques). La posologie est de 4 mg au régions « à risque » pourraient bénéficier d’une début puis 2 mg après chaque selle (maximum prescription pour un traitement présomptif. 16 mg/24h). Ceux qui souffrent de maladie inflammatoire de l’intestin, d’immunosuppression, de diabète Le chlorhydrate de diphénoxylate (Lomotil®) est (surtout si insulinodépendant), de réduction de aussi un médicament antipéristaltique mais son l’acidité gastrique ou de toute autre pathologie efficacité serait légèrement inférieure à celle du qui pourrait se détériorer en présence de lopéramide. De plus, il semble occasionner plus diarrhée avec déshydratation (par exemple, de somnolence et de sécheresse de la bouche. insuffisance cardiaque nécessitant des Il est inclus dans la classe des narcotiques, ce diurétiques, insuffisance rénale) devraient être qui peut poser des problèmes aux voyageurs munis d’un autotraitement de la diarrhée des lors du passage aux douanes. voyageurs. Subsalicylate de bismuth Pour les adultes voyageant dans la plupart des régions tropicales, on pourra prescrire un des En traitement, la dose utilisée est de 30 ml ou 2 antibiotiques suivants pour 3 jours. Toutefois, le comprimés à toutes les 30 minutes, jusqu’à un voyageur pourra cesser l’antibiotique avant la maximum de 8 doses/24h. Une étude a 36 DIARRHÉE DES VOYAGEURS Mise à jour : février 2007
  • 34. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec fin des 3 jours si les symptômes disparaissent Les effets secondaires principaux des plus rapidement. quinolones sont les malaises gastrointestinaux (nausées, dyspepsie), les étourdissements, • Ciprofloxacin (Cipro®) 500 mg PO BID ou l’allergie (avec éruption cutanée) et la 0,0353 oz PO DI. photosensibilité. Très rarement, l’intervalle QT • Norfloxacin (Noroxin®) 400 mg PO BI. peut être prolongé et, pour cette raison, il faut vérifier les autres médicaments pris par le • Ofloxacin (Floxin®) 300 mg PO BID. voyageur pour éviter les interactions • Lévofloxacin (Levaquin®) 500 mg PO DIE. médicamenteuses qui pourraient exacerber le • Azithromycine (Zithromax®) 500 mg PO DIE risque de torsade-de-pointe. Le risque de (à offrir chez les femmes enceintes car les tendinite est de moins de 1 % (avec de rares quinolones sont contre-indiquées). cas de rupture de tendon, en particulier chez des gens prenant des stéroïdes de manière Pour les voyageurs se rendant en Asie du Sud- prolongée). est ou en Inde, où C. jejuni est une cause fréquente de diarrhée et où la prévalence de C. Les effets secondaires principaux de jejuni résistant aux quinolones est élevée, il est l’azithromycine sont surtout digestifs (nausées, recommandé de prescrire azithromycine 500 brûlements épigastriques, douleurs mg DIE pendant 3 jours (une étude a été abdominales et diarrhée). Très rarement, réalisée chez des voyageurs au Mexique avec comme pour les quinolones, l’intervalle QT peut azithromycine 1 g en une seule dose mais cette être prolongé. posologie est difficile à tolérer, particulièrement lorsque la personne souffre déjà de troubles Il faut informer le voyageur que la prise gastro-intestinaux). d’antibiotiques est associée à un risque de diarrhée causée par la bactérie C. difficile. Ce Pour les enfants de <16 ans, les quinolones risque est toutefois moins élevé dans la (ciprofloxacin, norfloxacin, ofloxacin, « communauté » que chez les gens ayant été levofloxacin) ne sont généralement pas hospitalisés. recommandées. On pourra prescrire azithromycine 10 mg/kg PO DIE (maximum 500 On recommande de consulter dans une mg/j) pour 3 jours (disponible en comprimés de clinique médicale lorsque les symptômes ne 250 mg et en poudre pour suspension orale de s’améliorent pas après 24-48 heures de 100 mg/5 ml ou 200 mg/5 ml). En cas d’allergie traitement antibiotique ou dans les cas de aux macrolides (érythromycine, azithromycine, déshydratation sévère. Il faut être particulièrement vigilant en présence de clarithromycine), céfixime (Suprax® à 8 mg/kg/j; vomissements et avec les jeunes enfants qui maximum 400 mg/j) représente une alternative présentent de la diarrhée et chez qui un (disponible en comprimés de 400 mg et en problème de déshydratation peut survenir poudre pour suspension orale de 100 mg/5 ml). plus rapidement. En présence de fièvre, Toutefois, en dernier recours, en présence de dans les régions endémiques pour la diarrhée sévère, les avantages d’une quinolone malaria, la présence de diarrhée ne doit pas administrée pendant une période de 1-3 jours éliminer la possibilité de malaria et la l’emportent sur les risques. recherche de Plasmodium sur un frottis sanguin ou goutte épaisse devrait être faite. DIARRHÉE DES VOYAGEURS 37 Mise à jour : février 2007
  • 35. EAU ET ALIMENTS En pays tropical, les besoins en eau de l’organisme sont augmentés par la chaleur et le soleil, ce qui nécessite une augmentation de l’apport quotidien. Par ailleurs, la consommation de l’eau comporte des risques microbiologiques et chimiques. Les effets des composés chimiques sur l’organisme se produisent habituellement après une exposition de longue durée. Par contre, la contamination microbiologique de l’eau ou des aliments représente un risque immédiat pour la santé.
  • 36. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec EAU ET ALIMENTS Les voyageurs n’ont pas de ressources fiables Le risque de maladie secondaire à l’ingestion pour évaluer la qualité locale des systèmes d’eau contaminée dépendra de plusieurs d’eau. Même dans les pays développés, là où le facteurs dont le nombre d’organismes ingérés, risque de maladies entériques est faible, il se la virulence de l’organisme et les défenses de produit des incidents, ce qui indique que la l’hôte. Certains organismes, même lorsque qualité microbiologique de l’eau n’est pas ingérés en petite quantité, peuvent causer des nécessairement assurée. La couleur, le goût et maladies (par exemple : G. lamblia, Shigella l’odeur ne sont pas des sources fiables pour spp, E. coli entérohémorragique, C. parvum, estimer la sécurité de l’eau à consommer. virus de l’hépatite A et autres virus entériques). Pour la plupart des pathogènes entériques, Parmi les contaminants microbiologiques, on nous ne développons pas d’immunité complète, retrouve les virus (rotavirus, virus de l’hépatite ce qui implique que des réinfections puissent se A, etc.), les bactéries (Escherichia coli, Shigella, produire. Le texte qui suit traite des risques Salmonella, etc.) et les parasites (Giardia microbiologiques reliés à l’eau de lamblia, Entamoeba histolytica, etc.) consommation et aux aliments et des précautions à prendre en voyage pour diminuer E. coli et V. cholerae peuvent survivre ces risques. « indéfiniment » dans l’eau tropicale. La plupart des organismes entériques incluant les Shigella, S. typhi, virus de l’hépatite A et C. parvum, peuvent demeurer viables pour de longues périodes dans l’eau froide et même survivre des semaines à des mois dans l’eau glacée. Tableau 3 Exemples de contaminants microbiologiques pathogènes Bactéries Virus Parasites E. coli entérotoxinogène Virus de l’hépatite A Giardia lamblia E. coli entérohémorragique Virus de l’hépatite E Amibes (Entamoeba histolytica) (par exemple O157:H7) Shigella Norovirus Cryptosporidium parvum Campylobacter jejuni Poliovirus Isospora belli Divers virus entériques (> 100 Vibrio cholerae Cyclospora types) Salmonella (incluant S. typhi) Ascaris lumbricoides Yersinia enterocolitica Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. EAU ET ALIMENTS 41 Mise à jour : février 2007
  • 37. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec EAU ont pu être lavés à l’eau du robinet et ainsi contaminés. Éviter l’ingestion d’eau contaminée Le voyageur effectuant un court séjour utilisera souvent de l’eau embouteillée. Cependant, le Pour tout séjour dans les régions du monde où voyageur qui fait un long séjour en région l’eau n’est pas traitée selon les normes tropicale, ou celui qui partira en expédition, internationales et où les mesures hygiéniques et pourra préférer une méthode de désinfection de sanitaires sont déficientes, le voyageur doit être l’eau plus économique, écologique et moins averti de ne consommer que des boissons encombrante. «sécuritaires». Ce sont : • les boissons faites avec de l’eau bouillie (thé, Méthodes de traitement de l’eau pour les café); voyageurs (tableau 4) • les boissons embouteillées et scellées (eau, jus ou boisson gazeuse, bière et vin); La désinfection de l’eau vise à réduire la contamination microbienne. Elle est sans effet • l’eau préalablement traitée. sur la contamination chimique. Plusieurs techniques sont disponibles pour réduire la De plus, le voyageur ne devrait pas se fier à contamination microbienne de l’eau. Les l’eau des hôtels (même ceux de première voyageurs devraient être familiers avec plus catégorie) qui possèdent leur propre système de d’une méthode de traitement (tableau 4). filtration d’eau. Ces systèmes peuvent subir des bris ou être contaminés par les égouts. Ainsi, l’eau servie aux chambres dans un contenant non scellé doit être considérée contaminée. Le voyageur ne doit jamais consommer de glace, car elle n’est pas toujours fabriquée à partir d’eau traitée. Il doit éviter les aliments crus qui Tableau 4 Méthodes de traitement de l’eau applicable aux voyageurs • Chaleur • Clarification • Sédimentation • Coagulation-floculation • Charbon activé • Filtration • Osmose inversée • Halogénation (désinfection chimique par l’iode ou le chlore) • Iode (incluant les résines iodées présentes dans certains purificateurs commerciaux) • Chlore • Autres méthodes • Bioxyde de chlore (Pristine®) • Ultraviolet • Argent Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. 42 EAU ET ALIMENTS Mise à jour : février 2007
  • 38. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Chaleur Charbon activé Le charbon activé purifie l’eau en absorbant les La chaleur est de loin la méthode la plus sûre matières chimiques organiques et inorganiques, pour rendre l’eau potable. Amener l’eau à améliorant ainsi l’odeur et le goût de l’eau (par ébullition suffit pour tuer les pathogènes exemple, il diminue le goût du chlore ou de entériques et rendre l’eau potable et ce, même l’iode). En pratique, il est utilisé après la en altitude parce qu’une température de 65°C désinfection chimique (ou halogénation). ou plus suffit à tuer la plupart des pathogènes. A titre d’exemple, la température d’inactivation Filtration pour le G. lamblia est de 70°C/10 minutes, pour E. coli 70°C/1 minute et pour le virus de La filtration est un procédé à la fois chimique et l’hépatite A de 85°C/1 minute. mécanique. La grosseur des micro-organismes et des pores du filtre est le premier déterminant La désinfection par la chaleur possède une de l’efficacité de la décontamination (tableau 5). grande marge de sécurité et n’introduit aucun produit chimique dans l’eau. La majorité des filtres sont capables d’éliminer les bactéries et les kystes de parasites mais Si l’eau est trouble, on peut, pour améliorer son pas les virus. Récemment, un filtre (First Need- apparence, la filtrer avant son ébullition. On General Ecology, Exton, PA, USA) a atteint les filtre l’eau habituellement avant plutôt qu’après standards de l’agence de protection enviro- l’ébullition parce que si le filtre est contaminé, nnementale américaine (EPA) en incluant l’ébullition détruira la contamination. l’élimination des virus. Clarification Plusieurs types de filtres sont offerts sur le marché (tableau 5). Les facteurs suivants La clarification fait référence aux techniques qui peuvent influencer le choix du filtre à acheter : diminuent la turbidité de l’eau causée par la présence de matériel naturel organique ou • la capacité de filtration (1-2 personnes vs inorganique. Ces techniques améliorent petit ou grand groupe); l’apparence et le goût de l’eau. Elles peuvent • les micro-organismes éliminés; parfois diminuer le nombre de micro- • le mode d’opération, l’entretien, le poids, la organismes mais pas suffisamment pour rendre grosseur et le débit de filtration; l’eau potable. Cependant, le fait de clarifier l’eau • le prix. facilite la désinfection lors de l’utilisation, de la filtration ou de l’halogénation (désinfection Cette liste de filtres présentée au tableau 6 chimique). n’est pas exhaustive. Les différents modèles peuvent changer ou être retirés du marché. Sédimentation La sédimentation permet la séparation de Les fabricants de filtre ou purificateurs particules suspendues comme le sable et la prétendant éliminer les micro-organismes de vase qui peuvent descendre par gravité. l’eau doivent démontrer (en utilisant les lignes directrices de l’EPA) la réduction des parasites Coagulation-floculation de 99,9 % et les virus et bactéries de La coagulation-floculation est une vieille ≥ 99,99 %. technique qui permet de retirer de l’eau les petites particules suspendues qui ne descendent pas par gravité par l’utilisation de colloïdes. EAU ET ALIMENTS 43 Mise à jour : février 2007
  • 39. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 5 Filtration – Micro-organismes Dimension pores du filtre Organisme Dimension (µm) recommandé (µm) Virus 0,03 Non applicable* E. coli 0,5 par 3-8 0,2-0,4 Campylobacter 0,2-0,4 par 1,5-3,5 0,2-0,4 V. cholerae 0,5 par 1,5-3,0 0,2-0,4 Cryptosporidium (oocyste) 2-6 1 Giardia (kyste) 6-10 par 8-15 3-5 Entamoeba histolytica (kyste) 5-30 (moy. 10) 3-5 Nématodes (par exemple, œufs 30-40 par 50-80 20 d’Ascaris) * Non applicable. La plupart des filtres portatifs, à l’exception des filtres utilisant une membrane pour osmose inversée, laissent passer les virus (parce qu’ils sont trop petits) sauf s’ils sont attachés à des particules plus grandes. Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. 44 EAU ET ALIMENTS Mise à jour : février 2007
  • 40. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 6 Différents types de filtres et de purificateurs d’eau Micro- Mode Filtre Nom $US Capacité organismes Remarques d’opération principal commercial (variable) éliminés General 1-2 Parasites Pompe www.generalecology.com Céramique Ecology 30 personne seulement manuelle Charbon activé Microlite (nouveau site pour Céramique Katadyn Mini 70 Katadyn, Pur et Exstream) Pentapure www.pentapure.com Bouteille Microfiltre 25 Spring Charbon activé Parasites et Pompe Céramique Katadyn Mini Prefiltre 90 bactéries manuelle Stern’s Outdoors Filter www.stearnsinc.com 26 Pump Timberline www.timberlinefilters.com 24 Eagle Pour eau de source de Fibre de qualité. Élimine « la Katadyn Hiker 50 verre plupart » des bactéries Charbon activé Cascade Filtre de Designs 35 borosilicate Walkabout www.ipur.com Bouteille Fibre Innova; Anova 40 Charbon activé Tous, incluant Pompe Résine PUR voyager 35 les virus manuelle d’iode Résine Penta Pure Filtre pour parasites Bouteille 35 d’iode Sport Charbon activé www.exstreamwater.com Exstream Filtre pour parasites 50 (3 modèles) Charbon activé Désalination, pour survie Pompe Osmose Katadyn en océan débit très lent 550 manuelle inversée Survivor 06 1L/h Appareil Hydro-Photon crayon avec Ultraviolet www.hydrophoton.com 199 Steri-Pen batteries Petit Parasites Stern’s Outdoor Sac collecteur en Par gravité Céramique 72 groupe seulement High flow plastique Parasites et Pompe Céramique Katadyn Pocket Préfiltre 200 bactéries manuelle Katadyn Combi Charbon activé cartouche 150 MSR Préfiltre – Charbon activé 140 Waterworks II 3e membrane MSR Miniworks Préfiltre – Charbon activé 65 Filtre de Cascade Préfiltre – Charbon activé borosilicate Designs – Solution de chlore EAU ET ALIMENTS 45 Mise à jour : février 2007
  • 41. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 6 Différents types de filtres et de purificateurs d’eau (suite) Micro- Mode Filtre $US Capacité organismes Nom commercial Remarques d’opération principal (variable) éliminés Sweetwater filter www.cascadedesign.com 60 Fibre de Katadyn Guide Préfiltre 80 verre Par gravité Céramique Katadyn Siphon 70 (Siphon) Marathon www.marathonceramics. ceramics com 30 e-water Siphon Charbon activé Aquarain Siphon www.aquarain.com 32 Katadyn TRK Drip 3 éléments de céramique 185 British Berk feld www.jamesfilter.com 145 LP-2 2 éléments de céramique Aquarain 200 2 éléments de céramique 189 Prétend éliminer les virus Charbon Tous, incluant Pompe par attraction activé First-need Deluxe 70 les virus manuelle électrostatique aucun compressé agent chimique Osmose Katadyn Survivor Désalination 1.2 gal/h 1 425 inversée 35 Préfiltre, charbon activé. Modèles retirés du marché. Des tests récents n’ont pas démontré une inactivation virale Résine PUR Explorer complète. Le 140 d’iode PUR Scout manufacturier recommande de passer de l’eau à 2 reprises à travers le filtre et d’attendre 20 minutes avant la consommation. Attache Résine Penta Pure Charbon activé robinet d’iode Travel Tap Chandelles Penta Pure Par gravité de résine 170 Bucket d’iode British Berkfeld 279 Grand Parasites et Par gravité Céramique Brg Berkfeld 4 éléments de céramique groupe bactéries Aquarain 400 239 Pompe Katadyn KFT manuelle Céramique 890 Expedition (large) CA General Ecology Similaire au First-Need 500 compressé Base Camp non testé pour les virus Pompe Tous, incluant Résine PentaPure manuelle 1 475 les virus d’iode Outdoor 600 (large) Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. 46 EAU ET ALIMENTS Mise à jour : février 2007
  • 42. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Osmose inversée ou de composants azotés (le chlore est plus sensible que l’iode à ces facteurs). En pratique, La filtration par osmose inversée utilise la haute il peut être difficile de contrôler toutes ces pression pour forcer l’eau à travers une variables sur le terrain et, lorsque la membrane semi-perméable qui filtre les ions contamination est importante, la désinfection molécules et solides dissous. Ce procédé peut n’est pas aussi bonne. à la fois décontaminer l’eau microbio- logiquement et la sésaliner. Cependant, le prix Pour désinfecter, l’iode ou le chlore est mis en élevé et le faible débit de ces filtres en font un contact avec l’eau. Si, au préalable, on a utilisé achat moins intéressant pour le voyageur un filtre fin qui retient les parasites (Giardia et « terrestre ». Ils sont cependant des outils amibes), un temps d’action assez court importants pour les navigateurs. (inférieur à 30 minutes) pourra achever la désinfection en détruisant les bactéries et les Halogénation (désinfection chimique par virus. Si l’on n’a fait qu’une filtration grossière l’iode ou le chlore) ou que l’on n’a pas filtré du tout, il est alors préférable d’utiliser l’iode comme désinfectant Lorsque l’ébullition n’est pas facilement (le chlore n’est pas assez puissant) et on doit réalisable, on utilisera une méthode de laisser agir plus longtemps. désinfection chimique. On obtiendra de meilleurs résultats si on filtre l’eau avant Pour masquer le goût d’iode ou de chlore, il d’effectuer la désinfection chimique. suffit d’ajouter des comprimés de vitamine C ou de la poudre de jus de fruits ou de transvaser Parmi les avantages de cette méthode, on plusieurs fois l’eau d’un contenant propre à un retrouve : le coût minime, l’efficacité à la fois autre (tableau 8). contre les bactéries, les virus et la plupart des parasites, le dosage flexible, ce qui permet une Iode utilisation avec une petite ou grande quantité d’eau. Ajouter cinq gouttes de teinture d’iode à 2 % ou un comprimé d’hydropériodure de tétraglycine Parmi les inconvénients, on retrouve : la toxicité par litre d’eau. potentielle, le mauvais goût et l’odeur, l’inefficacité contre le C. parvum et les spores Laisser reposer en fonction de la température : bactériennes. • Eau froide (entre 5° et 15°C) : 120 minutes. L’iode et le chlore détruisent les bactéries et les • Eau tiède (entre 15° et 20°C) : 60 minutes. virus, mais sont moins efficaces contre les • Eau à plus de 20°C : 30 minutes. kystes de Giardia et d’amibes (E. histolytica), surtout si le chlore est utilisé. L’efficacité de la Brasser fréquemment la solution. désinfection chimique diminue lorsque la température de l’eau est plus froide. On a donc Chlore avantage à effectuer la désinfection à la Ajouter 2 gouttes d’eau de Javel (4 % à 6 %) température de la pièce, quitte à réfrigérer l’eau par litre d’eau. Laisser reposer 30 minutes à après. L’efficacité de la désinfection est aussi plus de 20°C. réduite par la présence de contaminants organiques et particulaires, par un pH qui Brasser fréquemment la solution. s’éloigne de 7 et par la présence d’ammoniac EAU ET ALIMENTS 47 Mise à jour : février 2007
  • 43. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 7 Facteurs affectant la désinfection par halogénation (désinfection chimique) Facteurs Effet Compensation principaux Une concentration élevée permet un Plus la concentration est élevée, plus la temps de contact plus court. Une Concentration proportion de micro-organismes tués concentration basse requiert un temps est élevée (mesurée en mg/L ou ppm). de contact plus long. Un temps de contact plus long assure Le temps de contact est inversement Temps de une plus grande proportion de micro- proportionnel à la concentration. Un contact organismes tués (mesuré temps plus long permet une plus faible habituellement en minutes). concentration. Facteurs secondaires Augmenter la concentration en Température Le froid augmente le temps pour la doublant la dose, augmenter la T° de (T°) désinfection. l’eau, augmenter le temps de contact (doubler – tripler) Doubler la dose en eau trouble, Contaminants – En général, la turbidité augmente les clarifier l’eau avant la désinfection Turbidité besoins en halogènes. chimique. Le pH optimal pour l’halogénation est de 6.5-7.5. Plus l’eau est alcaline La plupart des eaux de surface sont pH (approchant un pH de 8.0), plus la dose neutres ou légèrement acides. d’halogène doit être élevée. Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. Figure 2 Concentration de l’halogène en fonction du temps de contact pour certains groupes de pathogènes Kystes parasitaires Concentration halogène 10 ⎯ ⎯ Virus entériques 1,0 ⎯ E. coli ⎯ ⎪ ⎪ ⎢ 1,0 10 100 Temps de contact (min) 48 EAU ET ALIMENTS Mise à jour : février 2007
  • 44. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Toxicité de l’halogénation Autres méthodes Le chlore n’a pas de toxicité connue lors de son utilisation pour la désinfection de l’eau. Par Bioxyde de chlore (Pristine®) contre, l’iode a un certain potentiel de toxicité. Le bioxyde de chlore et l’ozone sont deux Certaines suggestions sont ici appropriées : désinfectants utilisés dans le traitement des eaux municipales. Ils sont efficaces contre le L’utilisation quotidienne d’iode à des dosages Cryptosporidium. Une solution de bioxyde de élevés devrait se limiter à une courte période, chlore est disponible sur le marché pour les soit moins d’un mois. voyageurs (Pristine® : www.pristine.ca – Les traitements utilisant de faibles résidus d’iode Aquamira® : www.aquamira.com) et semble être (≤ 1-2 mg/l) semblent sécuritaires, même sur efficace contre les pathogènes entériques. une longue période chez les voyageurs ayant une fonction thyroïdienne normale. Une autre méthode, utilisant un procédé électro- chimique pour convertir le sel en oxydant Les voyageurs ayant l’intention d’utiliser l’iode désinfectant, est aussi disponible sur le marché de façon prolongée (plusieurs mois) devraient (MIOX Corp.). Cet appareil fonctionne avec des idéalement faire vérifier au préalable leur batteries de caméra et a la taille d’un cigare. fonction thyroïdienne. Ultraviolet Certains groupes ne devraient pas utiliser La radiation par ultraviolet est utilisée pour la l’iode comme méthode de désinfection : stérilisation de l’eau. L’eau doit être exempte de • les femmes enceintes (goitre néonatal); particules pour éviter un effet d’écran. Ce produit est identifié dans le tableau 5. Il semble être • les voyageurs avec allergie ou hyper- efficace contre les pathogènes entériques, sensibilité connue à l’iode; incluant le Cryptosporidium. • les voyageurs avec une maladie thyroïdienne, même si contrôlée par Argent médication. L’argent, utilisé largement en Europe, aurait un effet limité contre les virus et les kystes parasitaires. Il aurait plutôt un effet de préservation. Tableau 8 Sommaire des techniques de désinfection de l’eau Giardia et Bactéries Virus Cryptosporidium amibes (kystes) Chaleur + + + + Filtration + +/-* + + Halogénation + + + - * La plupart des filtres laissent passer les virus. La compagnie General Ecology avec First Need Deluxe prétend pouvoir éliminer les virus de l’eau contaminée. La filtration par osmose inversée peut éliminer les virus. Source : adaptation de Backer H. Field water disinfection. EAU ET ALIMENTS 49 Mise à jour : février 2007
  • 45. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec ALIMENTS Finalement, les boissons alcoolisées sont habituellement sécuritaires, mais elles ne permettent pas de désinfecter les autres Aliments composants de cocktails qui peuvent leur être ajoutés tels les glaçons ou certains jus de fruits. Les aliments mal cuits, crus ou réchauffés de Les boissons gazeuses sont sûres et il semble façon insuffisante risquent plus d’être que l’acidité de ces boissons contribue contaminés que les aliments bien cuits et également à réduire le nombre de mangés chauds. Il est conseillé de consommer microorganismes pathogènes qui auraient pu des aliments qui viennent d’être cuits, car il est être introduits au cours du procédé de difficile de vérifier que des aliments cuits et fabrication. réchauffés l’aient été adéquatement. Il est également difficile d’évaluer si un repas froid a été correctement préparé, c’est-à-dire que les aliments ont été suffisamment cuits et correctement réfrigérés par la suite. Les buffets chauds ou froids sont souvent la source d’intoxication alimentaire (par exemple, par Bacillus ou Staphylocoque) et doivent être évités à moins de n’en choisir que les aliments bien cuits et toujours chauds. Le pain et les pâtisseries sont habituellement sûrs. La température est suffisamment élevée pendant la cuisson pour détruire les différents microorganismes. Par contre, les glaçages peuvent facilement être contaminés et les pâtisseries avec glaçage devraient être évitées. Les noix et les fruits séchés peuvent apporter une source nutritive non négligeable et ils sont généralement sans danger. On dit des fruits et des légumes : « Pelez, faites cuire, faites bouillir ou n’en mangez pas ». À ces techniques bien sécuritaires peuvent s’ajouter d’autres méthodes de préparation des végétaux. Les légumes peuvent être mis à tremper une trentaine de minutes dans une eau iodée, salée ou vinaigrée. Après ce trempage, les aliments sont rincés avec une eau potable. Les gros fruits qui semblent souillés peuvent être lavés avec une eau savonneuse puis rincés avec une eau potable. Ces techniques n’ont pas été étudiées de façon scientifique, mais sont largement utilisées « sur le terrain ». 50 EAU ET ALIMENTS Mise à jour : février 2007
  • 46. GRIPPE AVIAIRE La grippe aviaire est une maladie infectieuse des oiseaux, causée par une souche d’influenza de type A. On assiste depuis 2003 à des éclosions de grippe aviaire H5N1 dans plusieurs pays d’Asie. Plusieurs millions d’oiseaux ont été infectés. On peut considérer que tous les pays d’Asie du Sud-Est sont touchés, ainsi que la Chine, le Japon et la Corée. Des pays d’Europe et d’Afrique ont aussi été touchés.
  • 47. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec GRIPPE AVIAIRE Plusieurs cas humains ont été confirmés par surveille les infections humaines compatibles en l’organisation mondiale de la santé, certains en Asie. Si ce phénomène se produisait, cet sont décédés, mais il s’agit essentiellement influenza deviendrait une grippe humaine qui d’une maladie des oiseaux. La transmission à pourrait donner lieu à une pandémie. l’homme ou à d’autres mammifères est rare et Cependant, dans l’immédiat, la grippe aviaire résulte de contacts directs avec des volailles comme telle ne représente pas un risque vivantes infectées, par exemple, chez les important pour le touriste qui n’est pas en ouvriers d’abattoirs ou lors de la préparation contact avec les oiseaux. d’un repas de volaille. Le risque de transmission interhumaine demeure minime. Il ne faut pas Les vaccins actuels contre la grippe humaine ne confondre la grippe aviaire, rare chez l’humain, fournissent pas de protection contre la souche avec la grippe humaine, qui est une maladie aviaire A (H5N1) et il n’y a présentement pas de très courante. Néanmoins, la grippe aviaire peut vaccin disponible contre cette souche pour les présenter un risque sérieux lorsqu’elle est voyageurs. transmise aux humains. Pour empêcher sa transmission aux humains, la principale PRÉVENTION stratégie est l’abattage de volailles des régions affectées et la modernisation des techniques • Éviter les contacts avec les oiseaux vivants d’élevage de la volaille. (volailles ou oiseaux aquatiques) ainsi que les visites des marchés d’oiseaux en Asie. Lors d’une éclosion d’infection à H5N1 à Hong Kong en 1997, l’enquête épidémiologique avait • Suivre de strictes mesures d’hygiène, établi que la source de l’infection chez les 18 notamment se laver les mains, en particulier cas humains était le contact proche avec des après le contact avec des œufs, de la volaille volailles infectées. Des interventions énergiques insuffisamment cuite ou des produits à base de destruction de toutes les volailles de Hong d’œufs ainsi qu’avant de manger. Kong avaient rapidement mis fin à l’éclosion. • Consommer bien cuits les volailles et les œufs : la température interne des aliments Dans le passé, les effets des souches aviaires doit atteindre 70°C. Il y a peu de preuve que ont été limités. En 1999, il y a bien eu une la grippe aviaire puisse se transmettre par éclosion par le virus A H7N7 à Hong Kong et des aliments, mais c’est une aux Pays-Bas, mais un seul décès avait été recommandation générale, qui empêchera signalé, la maladie ayant été somme toute peu aussi la transmission d’autres microbes grave, se manifestant surtout par des responsables d’intoxications alimentaires. symptômes de conjonctivite. • Éviter les contacts proches, comme dans les foules. Il s’agit d’une mesure générale pour On a fait état d’une possible modification du prévenir l’influenza et les autres infections virus influenza H5N1, de l’échange possible de virales qui peuvent se transmettre par voie matériel génétique entre un virus H5N1 et un aérienne, même si la grippe aviaire ne se virus influenza A humain. Ceci pourrait produire transmet pas de cette façon. un nouveau virus plus dangereux pour l’homme parce qu’il aurait la capacité de se transmettre • Les voyageurs malades à leur retour au facilement entre les humains. Cette possibilité Canada devraient consulter un médecin et demeure tant que l’influenza aviaire ne sera pas l’informer de leur séjour à l’étranger. contrôlée. L’Organisation mondiale de la santé GRIPPE AVIAIRE 53 Mise à jour : février 2007
  • 48. PRÉVENTION DU PALUDISME Plus de cinq cents millions de personnes sont atteintes de paludisme chaque année et plus de trois millions en décèdent. Chaque année, de nombreux voyageurs contractent le paludisme et deviennent symptomatiques au cours de leur séjour à l’étranger ou à leur retour. Le risque de contracter la malaria varie selon la région du monde visitée par le voyageur. On estime en général que le risque par mois de séjour, en l’absence de chimioprophylaxie, est d’environ 1/30 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 1/50 en Afrique subsaharienne, 1/250 dans le sous-continent Indien, 1/1000 en Asie du Sud-Est, 1/2500 en Amérique du Sud et 1/10 000 en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Cependant, à l’intérieur même de ces grandes régions géographiques, d’autres facteurs, tels que la destination exacte, l’altitude (la transmission est rare au-delà de 1500 m), le type de logement, la saison (par exemple, le risque de transmission est plus élevé pendant la saison des pluies que pendant la saison sèche), ainsi que l’efficacité et l’adhérence aux mesures de protection personnelle contre les piqûres d’insectes, modifieront ce risque individuel. Au Canada, le nombre annuel de cas déclarés entre 1990 et 2002 a varié de 364 à 1029 (moyenne 538). Au Québec, le nombre de cas signalés annuellement a varié de 98 à 179 entre 1995 et 2002. Une étude réalisée par l’équipe du McGill University Centre for Tropical Diseases révélait qu’entre 2000 et 2002, 85 % des cas vus en consultation avaient été acquis en Afrique sub- saharienne et qu’une majorité d’entre eux étaient causés par le Plasmodium falciparum (70-80 %).
  • 49. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec PRÉVENTION DU PALUDISME MESURES DE PROTECTION Ces mesures sont simples et doivent être expliquées au voyageur en priorité. Des PERSONNELLE informations détaillées et utiles sur les insectifuges et les insecticides ont été publiées L’application de mesures de protection par le Comité consultatif de la médecine personnelle contre les piqûres de moustiques tropicale et de la médecine des voyages en est essentielle car, quelle que soit la médication 2004 (Recommandations canadiennes pour la utilisée en prophylaxie, il demeure possible de prévention et le traitement du paludisme contracter la maladie au moment d’un séjour en [malaria] chez les voyageurs internationaux) et zone impaludée. Ces mesures sont les peuvent être consultées à l’adresse suivante : suivantes : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr- • Limiter l’exposition à l’extérieur en soirée et rmtc/04vol30/30s1/index_f.html. pendant la nuit. Les voyageurs devraient éviter d’apporter des • Porter des vêtements longs et de couleur contenants sous pression lors de voyages en pâle. avion. On choisit donc des formulations • Utiliser des insectifuges à base de N, N- d’insectifuges en crème, gel ou liquide : ces diéthyl-m-toluamide (DEET). Leur durée formulations permettent d’ailleurs une d’action est directement associée à la application plus uniforme. concentration de DEET. Par exemple, une concentration de 30 % fournit une protection Les produits associant du DEET et un écran pendant 6 heures. Les produits qui solaire sont déconseillés car le DEET peut contiennent jusqu’à 35 % de DEET sont réduire l’efficacité de l’écran solaire. S’il faut acceptables pour tous les groupes d’âge appliquer ces deux genres de produits, mais, pour les enfants de moins de 6 mois, l’Association canadienne de dermatologie d’autres mesures de protection personnelle recommande d’appliquer d’abord l’écran solaire (comme les moustiquaires imprégnés et de le laisser pénétrer la peau pendant 20 d’insecticide) devraient être priorisées. Il faut minutes avant d’appliquer le DEET. éviter d’appliquer le DEET sur les mains et autour de la bouche et des yeux et ceci tout CHIMIOPROPHYLAXIE particulièrement chez les enfants. • Dormir sous une moustiquaire, Généralités préférablement imprégnée d’insecticide pyréthrinoïde (par exemple, la perméthrine). La chimioprophylaxie est efficace pour prévenir Pour être plus efficace, la moustiquaire doit les épisodes de malaria à P. falciparum, à être bordée sous le lit, avoir une condition que la médication appropriée soit concentration de perméthrine de 0,2 g/m2 et prise régulièrement. Les antipaludéens utilisés être imprégnée à nouveau tous les six mois. en chimioprophylaxie ont des modes d’action • Utiliser des insecticides tels que la différents. Aucun d’eux n’empêche l’introduction perméthrine sur les vêtements (l’agence de du parasite dans le sang. La méfloquine, la réglementation des produits anti-parasitaires chloroquine et la doxycycline inhibent le de Santé-Canada n’a pas homologué ces développement du parasite dans les globules produits mais il en existe plusieurs aux rouges (après la phase hépatique), supprimant États-unis). les symptômes cliniques. Il est important de continuer la prise de ces médicaments quatre semaines après le départ de la zone impaludée. PRÉVENTION DU PALUDISME 57 Mise à jour : février 2007
  • 50. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec L’atovaquone-proguanil et la primaquine Avant toute chose, il est important d’évaluer le agissent sur le parasite dans le foie en plus risque individuel de contracter la malaria. Ce d’agir sur la phase érythrocytaire. Pour cette risque peut varier selon la saison, l’altitude, la raison, leur prise n’a besoin d’être poursuivie destination et le type de voyage. Ainsi, il est que sept jours après avoir quitté la région moindre à une altitude supérieure à 1 500 impaludée. mètres, mais il peut subsister jusqu’à 3 000 mètres dans certaines zones plus chaudes, et il Les espèces P. ovale et P. vivax, contrairement augmente avec l’humidité et la chaleur. Le choix à P. falciparum et P. malariae, ont une forme de d’un régime préventif doit être individualisé en latence prolongée (hypnozoïtes) dans le foie et tenant compte des critères suivants : peuvent donc donner lieu à des épisodes • le risque lié à la destination (voir la section cliniques de malaria plusieurs mois, voire même réservée à la situation épidémiologique par des années, après avoir quitté la région pays); impaludée et ce, même si le voyageur a pris correctement sa chimioprophylaxie. • la résistance de P. falciparum aux antipaludéens (donnée retrouvée dans la Parmi les cas de paludisme déclarés au situation épidémiologique par pays); Québec de 2000 à 2002, les Directions de • le risque individuel de gravité d’un épisode santé publique possédaient l’information sur la de malaria (par exemple jeune enfant, prise de chimioprophylaxie pour 107 des 452 femme enceinte, personne avec asplénie); cas. Aucune chimioprophylaxie n’avait été prise • les contre-indications à la médication dans 46 % des cas et la chimioprophylaxie prise (tableau 10); était inadéquate soit en termes de choix de médication ou d’observance du voyageur dans • les effets secondaires de la médication 48 % des cas. Dans 7 % des cas, le (tableau 10); médicament prescrit et la prise semblaient • l’efficacité des différents régimes préventifs. adéquats : il s’agissait de voyageurs qui avaient pris de la chloroquine, telle que recommandée Pour les zones où il n’y a pas de résistance pour leur destination, mais qui avaient contracté connue à la chloroquine (Afrique du Nord, une malaria à P. vivax. Amérique centrale au nord du canal de Panama, Haïti, République dominicaine, l’est et Comme aucune médication ne protège à 100 % le centre de la Chine (excluant le Yunnan et l’île contre le paludisme, il est important que tout d’Hainan) et certaines régions du Moyen- symptôme compatible avec la malaria fasse Orient), on recommande la chloroquine. l’objet d’une consultation en moins de 24 Lorsqu’il y a résistance à la chloroquine, on heures afin qu’un diagnostic soit posé, et ce, préférera habituellement l’atovaquone- même chez les voyageurs qui sont déjà sous proguanil, la doxycycline ou la méfloquine chimioprophylaxie. Les symptômes de (tableau 9). À cause de la résistance envers la paludisme peuvent apparaître une semaine méfloquine dans certaines régions d’Asie du après la première exposition, mais peuvent sud-est, on recommande aux voyageurs visitant survenir plusieurs années plus tard (surtout ces endroits de prendre l’association lorsque causé par P. vivax ou P. ovale). Chez la d’atovaquone-proguanil ou la doxycycline. plupart des voyageurs qui contractent l’infection à P. falciparum, les symptômes apparaissent dans les 3 mois suivant l’exposition. 58 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 51. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. PRÉVENTION DU PALUDISME 59 Mise à jour : février 2007
  • 52. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Situations particulières et à la traiter dans les plus brefs délais, le cas échéant. L’International Association for Medical Longs séjours Assistance to Travellers (www.iamat.org) publie un répertoire de ressources médicales Il est préférable et plus sécuritaire de desquelles le patient peut recevoir des soins en continuer la chimioprophylaxie tout au long anglais. Les consulats et les ambassades du séjour même pour les personnes qui peuvent également fournir ces renseignements. séjournent en zone impaludée pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Il faut Certains experts considèrent que les voyageurs discuter avec le voyageur des risques et qui reviennent d’un long séjour dans une région bénéfices à continuer la médication. où P. vivax ou P. ovale circule pourraient bénéficier d’une prophylaxie terminale avec la Tout voyageur séjournant à l’étranger devrait primaquine, mais les données sur l’efficacité identifier à l’avance un endroit pour consultation d’une telle stratégie sont limitées, médicale rapide et efficace. Il faut consulter particulièrement dans la population civile. Le dans les premières 24 heures suivant risque de rechute après une infection par P. l’apparition de fièvre ou d’autres symptômes vivax est généralement >20 % (il varie de 5 à compatibles avec la malaria. Cette précaution 80 %). La plupart des régions impaludées du s’avère d’autant plus importante si le voyageur monde (à l’exception d’Haïti et de la République a cessé sa médication. En présence de dominicaine) peuvent comporter un risque symptômes, la consultation devrait servir à d’infection par P. vivax ou P. ovale, mais le diagnostiquer (goutte épaisse/frottis) la malaria 60 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 53. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec risque individuel (et donc le bénéfice potentiel La chloroquine n’est pas contre-indiquée chez d’une prophylaxie terminale) est pratiquement la femme enceinte. Dans les zones où il y a impossible à déterminer. De très longs séjours, résistance à la chloroquine, la méfloquine est le une adhésion moins bonne envers les mesures seul antipaludéen recommandé. Son utilisation de protection personnelle, ainsi que le séjour à dose prophylactique est sécuritaire pendant le dans des régions de forte endémicité peuvent deuxième et le troisième trimestre. Les données être des facteurs incitant l’intervenant à sont plus limitées pendant le premier trimestre : proposer une prophylaxie terminale, après certaines études indiquent une augmentation dosage de G-6-PD car il y a risuqe d’hémolyse possible du risque d’avortement alors que lors de déficience en G-6-PD. Elle est d’autres (incluant des données recueillies administrée pendant 14 jours, soit après la fin auprès de plus de 1 000 femmes ayant pris de du médicament utilisé en prophylaxie, soit la méfloquine au cours du premier trimestre de pendant les deux dernières semaines, à raison grossesse) ne mettent en évidence aucune de 30 mg (base) par jour (ou 0,5 mg/kg chez les malformation ni problème obstétrical en lien enfants). avec cette médication. Globalement, on retient que les données suggèrent que la méfloquine Femmes enceintes est sécuritaire aussi durant le premier trimestre. Le paludisme est associé à une augmentation Par ailleurs, bien que l’association des risques de décès de la mère et du chloroquine/proguanil soit sécuritaire durant la nouveau-né, d’avortement spontané, de retard grossesse, son efficacité moindre contre la de croissance intra-utérine et de prématurité. Le malaria dans les régions où il y a résistance à la risque de malaria chez la mère est également chloroquine rend ce choix sous-optimal. Même accru en période postnatale, jusqu’à 2 mois si l’azithromycine est sécuritaire pendant la après l’accouchement. Les femmes enceintes grossesse, son efficacité est aussi inférieure à devraient être informées de ces risques afin de celle de la méfloquine. On ne devrait donc prendre une décision éclairée. De façon envisager l’usage de chloroquine-proguanil ou générale, il serait préférable pour la femme d’azithromycine que dans de rares cas où il y a enceinte d’éviter un séjour en zone contre-indication à la méfloquine. La primaquine impaludée, surtout dans les régions (anémie hémolytique lorsque le fœtus est endémiques pour le P. falciparum déficient en G-6-PD) et la doxycycline pharmacorésistant. (décoloration des dents et inhibition de croissance osseuse chez le fœtus) sont contre- En cas de séjour en zone impaludée, une indiquées durant la grossesse. Il n’y a pas de attention particulière doit être portée aux données sur l’innocuité de la combinaison mesures préventives contre les piqûres atovaquone-proguanil durant la grossesse, d’insectes. Une étude sur l’utilisation du DEET aucune étude n’ayant été réalisée chez des auprès de 897 femmes au deuxième ou femmes enceintes. L’usage d’atovaquone- troisième trimestre de grossesse en Thaïlande proguanil ne devrait donc pas être envisagé. a démontré qu’il n’y avait pas d’effet secondaire neurologique, dermatologique ou gastro- D’autres antipaludéens sont disponibles ailleurs intestinal chez la mère et qu’il n’y avait pas eu pour le traitement de la malaria. On doit d’effet indésirable sur la survie et la croissance informer les femmes enceintes, ou qui du bébé de la naissance à un an. Même si les pourraient le devenir, que la inquiétudes concernant les effets toxiques du sulfadoxine/pyriméthamine et l’halofantrine sont DEET chez la femme enceinte ou allaitante ne contre-indiquées pendant la grossesse. La sont pas fondées sur des données probantes, quinine est sécuritaire mais s’accompagne d’un l’application de DEET devrait se limiter aux plus grand risque d’hypoglycémie chez les zones non protégées par les vêtements, surtout femmes enceintes, particulièrement lors de lors du premier trimestre. La peau devrait être malaria sévère. Bien que les dérivés de lavée dès que la protection n’est plus l’artémisinine semblent sécuritaires pendant les nécessaire. PRÉVENTION DU PALUDISME 61 Mise à jour : février 2007
  • 54. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec deux derniers trimestres de la grossesse, leur Enfants innocuité n’est pas établie. On les utilisera Les enfants sont particulièrement vulnérables toutefois dans les cas de malaria sévère où les aux accès de paludisme. Les mesures de avantages potentiels dépasseront les risques protection personnelles contre les piqûres théoriques. d’insectes sont très importantes. L’application de DEET à des concentrations jusqu’à 35 % est La femme enceinte doit consulter le jour même considérée sécuritaire même chez les jeunes un médecin en cas de fièvre ou d’autres enfants, mais la peau devrait être lavée dès que symptômes suggestifs de malaria. la protection n’est plus nécessaire. On peut enduire d’insecticide (par exemple perméthrine) Allaitement la moustiquaire du lit, du parc et de la Tous les antipaludéens sont excrétés dans le poussette. Les vêtements peuvent aussi être lait maternel, mais la dose excrétée n’est pas imprégnés d’insecticides. Les bébés (incluant suffisante pour protéger le nourrisson. Une ceux nourris au sein) et les enfants exposés à chimioprophylaxie adéquate devra donc être un risque d’infection doivent prendre un administrée au nourrisson. antipaludéen en prévention. La chloroquine, la méfloquine et le proguanil La chloroquine peut être utilisée chez l’enfant et peuvent être utilisés durant l’allaitement. Même représente le premier choix dans les zones où si l’azithromycine est sécuritaire durant le P. falciparum est sensible à la chloroquine. l’allaitement, son efficacité est très inférieure à Son goût est toutefois très amer. On peut celle des autres antipaludéens. On ne devrait écraser le comprimé et le mélanger à de la donc envisager son usage que dans de rares confiture, du beurre d’arachides ou du sirop au cas où il y a contre-indication aux autres chocolat. Dans certains pays, on retrouvera une antipaludéens plus efficaces. formulation sous forme de sirop (Nivaquine®, non disponible au Canada) facilitant Avec la doxycycline, il existe un risque l’administration chez les enfants. théorique de décoloration des dents du nourrisson s’il y a utilisation prolongée (plus de Même si le fabricant ne recommande pas 10 jours) durant l’allaitement. Après l’âge de 4 l’utilisation de la méfloquine chez les bébés de mois, ce sont les dents permanentes qui <5 kg, il faut en envisager l’utilisation lorsqu’ils pourraient être atteintes. Il n’existe cependant courent un risque d’infection à P. falciparum aucune étude pour appuyer cette hypothèse. La résistant à la chloroquine. On demandera au primaquine peut être utilisée durant l’allaitement pharmacien de couper les comprimés au à condition d’être certain que le nourrisson n’a préalable ou de les pulvériser pour en faire des pas de déficience en G-6-PD. L’atovaquone- capsules ouvrables dont on incorporera le proguanil n’est pas recommandé pour les contenu à un aliment très sucré, par exemple femmes qui allaitent un nourrisson de moins de de la confiture. Le contenu pourra aussi être 11 kg, faute d’études démontrant son innocuité. mis en suspension dans une petite quantité d’eau, de lait, d’un autre breuvage, de confiture, D’autres antipaludéens sont disponibles ailleurs du beurre d’arachide ou de sirop au chocolat. pour le traitement de la malaria. On doit informer les femmes qui allaitent que la L’atovaquone-proguanil est sécuritaire chez les sulfadoxine-pyriméthamine est contre-indiquée enfants de 11 kg et plus. Les comprimés à cause du risque d’encéphalopathie chez le pédiatriques (atovaquone 62 mg-proguanil 25 nourrisson âgé de moins de 2 mois. mg) sont disponibles au Canada depuis 2005. L’halofantrine est aussi contre-indiquée pour la femme qui allaite. Les dérivés de l’artémisinine La primaquine peut être utilisée chez les sont considérés sécuritaires pendant la période enfants de 4 ans et plus chez qui on a d’allaitement. documenté une absence de déficience en G-6- PD. 62 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 55. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Même si l’azithromycine est sécuritaire chez possibles avec, entre autres, les inhibiteurs de l’enfant, son efficacité est très inférieure à celle la protéase et certains inhibiteurs non de la méfloquine, de l’atovaquone-proguanil et nucléosidiques de la transcriptase inverse mais de la doxycycline. Son emploi ne devrait donc l’importance clinique de cette interaction est être envisagé que dans de rares cas où il y a inconnue. Si le risque le justifie, on pourra des contre-indications aux autres antipaludéens utiliser la méfloquine ou la doxycycline, en plus efficaces. surveillant la toxicité des antirétroviraux. Pour les personnes infectées par le VIH, l’usage de La doxycycline est contre-indiquée pour les la doxycycline est plus répandu que celui de la enfants âgés de moins de 8 ans car elle peut méfloquine. Si on utilise la méfloquine, il est causer une diminution de la croissance osseuse préférable de la commencer au moins 3 et une décoloration permanente des dents. semaines à l’avance afin d’évaluer sa toxicité et la fonction hépatique avant le départ. Le voyageur infecté par le VIH Les voyageurs infectés par le VIH qui prennent La stricte observance des mesures de un inhibiteur de protéase ou la delavirdine protection personnelle contre les piqûres de devraient être informés du risque de toxicité par moustiques représente la meilleure barrière interaction médicamenteuse avec l’halofantrine contre le paludisme. Ces mesures sont simples (antipaludéen qui pourrait leur être offert à et sans effets secondaires. Puisqu’un épisode l’étranger pour le traitement d’un épisode clinique de malaria augmente le risque de fébrile). Une interaction médicamenteuse est progression du VIH-1, et que aussi possible avec luméfantrine qui est utilisé l’immunosuppression augmente le risque de forte parasitémie lors d’infection par en combinaison avec artéméther (Coartem® ou Plasmodium (avec risque accru de malaria Riamet®). sévère et de décès), les personnes infectées par le VIH qui voyagent dans des zones MÉDICAMENTS endémiques pour la malaria auraient avantage à prendre une chimioprophylaxie contre la Atovaquone-proguanil (Malarone®) malaria. Il faut toutefois prendre en considération les interactions médica- L’atovaquone est un hydroxynaphtoquinone de menteuses possibles (notamment avec les longue demi-vie (50-70 heures). Ce inhibiteurs non nucléosidiques de la médicament n’est pas métabolisé par le foie. En transcriptase inverse et les inhibiteurs de prévention ou traitement du paludisme, il protéase) et une consultation avec un s’utilise en association fixe avec le proguanil, spécialiste est recommandée. une biguanide, avec lequel il a une action L’usage de la chloroquine et du proguanil, qui synergique schizonticide. ne sont pas métabolisés au foie, ne pose L’atovaquone-proguanil s’est révélé efficace en habituellement pas de problème. Une prophylaxie dans des études effectuées auprès interaction médicamenteuse entre l’atova-quone de populations semi-immunes et non immunes et la zidovudine a été notée chez un petit (est considéré non immun celui qui n’a pas été groupe de patients prenant 1,5 g d’atovaquone exposé récemment et de façon prolongée, voire par jour (ce qui est nettement plus élevé que les répétée, à la malaria). C’est un médicament de 250 mg d’atovaquone compris dans le choix (tout comme la méfloquine et la comprimé de Malarone®). L’importance clinique doxycycline) pour les voyageurs se rendant de cette interaction est inconnue mais il est dans les zones où il y a résistance à la prudent de surveiller plus fréquemment la chloroquine. Son efficacité a aussi été formule sanguine, surtout lors d’administration démontrée le long des frontières de la prolongée. Le métabolisme hépatique de la Thaïlande (zones de résistance à la chloroquine méfloquine fait craindre des interactions et à la méfloquine). PRÉVENTION DU PALUDISME 63 Mise à jour : février 2007
  • 56. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Ce médicament doit être pris une fois par jour. ≥30 ml/min). Faute d’études, il n’est pas Son activité sur les parasites au stade recommandé pour les enfants de moins de hépatique en fait un agent prophylactique 11 kg. causal : on peut cesser de prendre ce médicament une semaine après le départ de la Précautions région impaludée (contrairement à chloroquine, L’atovaquone-proguanil doit absolument être méfloquine et doxycycline qui doivent être pris pris avec de la nourriture ou du lait pour assurer pendant 4 semaines au retour). Toutefois, l’absorption de l’atovaquone. malgré son activité au niveau du foie, des données limitées suggèrent que l’atovaquone- La tétracycline, la rifampicine et le proguanil n’est pas actif contre les hypnozoïtes métoclopramide diminuent la concentration et on ne peut donc pas s’y fier pour prévenir les plasmatique d’atovaquone; l’atovaquone- rechutes par P. vivax et P. ovale. proguanil ne devrait pas être utilisé en prophylaxie lorsqu’il y a prise de ces Des études faites parmi des populations semi- médicaments. immunes ont aussi démontré son efficacité pour le traitement de la malaria à P. falciparum. Grossesse et allaitement L’atovaquone-proguanil est indiqué pour le traitement du paludisme aigu non compliqué à Il n’y a pas de données sur l’innocuité de P. falciparum lorsqu’un traitement par voie orale l’atovaquone durant la grossesse et est approprié (et que le voyageur ne prenait pas l’allaitement, aucune étude n’ayant été réalisée déjà ce médicament en prophylaxie). Il n’y a avec des femmes enceintes ou allaitantes. pas eu d’étude sur le traitement du paludisme L’usage de l’atovaquone-proguanil ne devrait sévère ou compliqué. L’atovaquone-proguanil donc pas être envisagé pour ces femmes. est l’autotraitement de premier choix en zone de résistance à la chloroquine. Phosphate de chloroquine (Aralen®) ou Hydroxychloroquine (Plaquenil®) Effets secondaires La chloroquine est un composé létal pour les En dose prophylactique, le médicament est très schizontes sanguins et est utilisée en bien toléré. On observe occasionnellement des prophylaxie ou pour le traitement du paludisme. symptômes gastro-intestinaux : nausées, Cependant, dans plusieurs régions du monde, diarrhée, douleurs abdominales. De rares cas P. falciparum y est résistant. Les premiers cas de syndrome de Stevens-Johnson ont aussi été de P. vivax résistants ont été signalés en rapportés. Papouasie-Nouvelle-Guinée en 1989. Des cas de résistance ont aussi été rapportés en En traitement, c’est-à-dire à dose plus élevée, Indonésie (la résistance est particulièrement les effets secondaires sont plus fréquents : élevée en Irian Jaya), au Myanmar, en Malaisie douleurs abdominales (15 %), vomissements et en Inde (où seulement 7 cas ont été (12 %), nausées (11 %), diarrhée (8 %), rapportés). En Amérique du Sud, les cas céphalées (8 %) et anorexie (5 %). rapportés en provenance de la Colombie, du Contre-indications Brésil, du Pérou et de la Guyana sont plus ou moins bien documentés; le risque de L’atovaquone-proguanil est contre-indiqué pour résistance, bien que présent, est probablement les personnes ayant une hypersensibilité au <5 %. P. ovale et P. malariae sont considérés produit et chez les personnes présentant une très sensibles à la chloroquine. insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine <30 ml/min). Aucun ajustement La chloroquine peut être difficile à administrer posologique n’est nécessaire chez les patients aux enfants à cause de son goût très amer. On présentant une atteinte rénale légère ou peut écraser le comprimé et le mélanger à de la modérée (clairance de la créatinine confiture ou à du beurre d’arachides. Le sirop 64 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 57. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec de chloroquine (Nivaquine®), meilleur au goût, La rétinopathie, quoique fréquemment est disponible dans certains pays, mais ne l’est mentionnée, n’a pas été mise en évidence chez pas au Canada. Pour les enfants ayant de la les voyageurs prenant des doses difficulté à avaler des comprimés, une prophylactiques habituelles (pour plus de suspension peut être préparée : dissoudre 1 détails, voir Précautions). comprimé d’Aralen® (chloroquine) dans 15 ml Contre-indications d’eau ou de jus, ce qui donne une concentration de 10 mg base par millilitre. Cette solution n’est Une allergie ou une hypersensibilité au produit cependant stable que pour une très courte est une contre-indication, de même que des période de temps : il faut l’utiliser antécédents d’épilepsie ou de psoriasis immédiatement. Le médicament peut être généralisé. prescrit aux enfants de tout âge et il est sécuritaire. Précautions La dose létale pour un enfant de 3 ans peut être Ce médicament doit être pris une fois par aussi faible que 1 g et, pour l’adulte, 4 g. Il est semaine et poursuivi 4 semaines après le donc important de garder la chloroquine hors de départ de la zone impaludée. la portée des enfants. L’hydroxychloroquine (Plaquenil®) peut être Si un voyageur souffre d’une rétinopathie utilisé à la place de la chloroquine (Aralen®) sévère ou d’une atteinte importante du champ dans les cas où l’Aralen® n’est pas disponible. visuel, la prudence s’impose. La prise Ces deux médicaments sont considérés hebdomadaire de chloroquine à titre de équivalents. prophylaxie antimalarique n’a pas été associée à la rétinopathie. Cependant, lorsqu’on utilise L’hydroxychloroquine est homologuée pour la des doses plus importantes (comme dans le prévention du paludisme, bien que l’on ait traitement de l’arthrite rhumatoïde), le risque de moins d’expérience avec l’hydroxychloroquine rétinopathie augmente après l’ingestion d’une qu’avec la chloroquine. dose cumulative de 100 g base de chloroquine. Toute personne ayant pris 300 mg de Effets secondaires chloroquine par semaine pendant plus de cinq ans et qui doit poursuivre la chimioprophylaxie Les effets secondaires les plus fréquents sont le devrait se soumettre, deux fois par année, à un prurit, particulièrement chez les personnes de examen ophtalmologique. S’il y a des signes de race noire, les céphalées, les nausées et rétinopathie, un autre médicament doit être vomissements, l’inconfort abdominal, l’insomnie prescrit. et les vertiges. On peut atténuer les symptômes gastro-intestinaux en prenant le médicament La chloroquine peut également exacerber le avec des aliments. psoriasis. L’hydroxychloroquine peut être mieux tolérée Grossesse et allaitement que la chloroquine. En début de traitement, la vision peut occasionnellement être embrouillée La chloroquine est sécuritaire pour les femmes mais cet effet est passager et ne justifie pas un enceintes (quel que soit le trimestre), et celles arrêt du médicament. qui allaitent. D’autres effets secondaires, plus rares, peuvent aussi survenir : changements de pigmentation pileuse, éruptions cutanées, opacité cornéenne réversible, alopécie partielle. PRÉVENTION DU PALUDISME 65 Mise à jour : février 2007
  • 58. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Doxycycline (Vibra-tabs®) Précautions Le Peptobismol® et les médicaments antiacides La doxycycline agit sur le P. falciparum en diminuent la biodisponibilité de la doxycycline inhibant la synthèse des protéines du parasite. d’environ 35 %. Son efficacité pour la prévention de la malaria à P. falciparum est similaire à celle de la À cause de l’incidence de candidose vaginale méfloquine et de l’association d’atovaquone- liée à l’utilisation de cet antibiotique, il est proguanil. Ce médicament n’est pas exempt conseillé de prescrire un traitement antifongique d’effets secondaires et son utilisation aux femmes vulnérables à ce type d’infection. quotidienne peut amener un problème d’observance thérapeutique. Il doit être La prise de doxycycline peut théoriquement poursuivi pendant 4 semaines après le départ diminuer l’efficacité des contraceptifs oraux de la zone impaludée. mais cela n’a pas été démontré formellement. Il est recommandé d’informer la femme sur ce Effets secondaires risque théorique et elle pourra choisir de La photosensibilité (survenant chez près de 2 % modifier son moyen de contraception. des utilisateurs), la moniliase vaginale, la diarrhée et les nausées sont relativement La doxycycline peut causer une photosensibilité fréquentes. Des cas d’œsophagite et d’ulcères et il faut suggérer aux voyageurs d’appliquer œsophagiens ont aussi été décrits, surtout chez une crème solaire ayant un facteur de des gens ayant pris la doxycycline avant de se protection solaire (FPS) de 15 ou plus et coucher (avec une quantité insuffisante d’eau). protégeant contre les UVA et les UVB. Les effets secondaires gastro-intestinaux sont moins fréquents avec la présentation sous L’expérience est limitée quant à la forme de capsule que celle sous forme de chimioprophylaxie à long terme (plus de quatre comprimés. Ils peuvent être diminués en à six mois) avec la doxycycline. prenant la doxycycline à la fin du repas et/ou avec une grande quantité de liquide. Grossesse et allaitement La doxycycline est contre-indiquée durant la Une pancréatite, un œdème cérébral, une grossesse et l’allaitement. onycholyse et une pigmentation des ongles surviennent rarement. Méfloquine (Lariam®) S’il y a un problème de fonction rénale La méfloquine est un produit schizonticide préexistant, l’azotémie peut survenir. utilisé pour la prophylaxie et le traitement du paludisme mais, au Canada, il est recommandé Un traitement prolongé peut comporter des seulement pour la prophylaxie. C’est un risques de leucocytose, de lymphocytose médicament de choix (tout comme l’association atypique, de granulations toxiques des d’atovaquone-proguanil et la doxycycline) pour granulocytes et de purpura les voyageurs se rendant dans les zones où il y thrombocytopénique. a résistance à la chloroquine. Des cas de P. Contre-indications falciparum résistant à la méfloquine ont été signalés en Indonésie, en Thaïlande et dans La doxycycline est contre-indiquée pour les certains pays d’Afrique et aussi très rarement enfants de moins de 8 ans, car elle peut causer au Brésil. Cependant, ce n’est que dans les des problèmes de décoloration des dents et de régions frontalières de la Thaïlande et du diminution de la croissance osseuse. Cambodge, ainsi que de la Thaïlande et du Myanmar, que la résistance est assez importante (environ 30 % des souches de P. falciparum y sont résistantes) pour justifier la 66 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 59. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec prise d’atovaquone-proguanil ou de doxycycline lorsqu’ils courent un risque d’infection à P. en prophylaxie. falciparum résistant à la chloroquine. Puisque les comprimés sont difficilement sécables en Effets secondaires petite quantité par les parents, on peut demander au pharmacien de les couper au Des effets secondaires mineurs affectent préalable ou de pulvériser le comprimé et d’en environ 10-20 % des voyageurs : nausées, faire des capsules ouvrables dont on céphalées, étourdissements, troubles visuels, incorporera le contenu à un aliment. selles molles, douleurs abdominales, somnolence, anxiété et troubles du sommeil Il faut être prudent dans l’administration de ce (insomnie, rêves étranges). Ils sont médicament à des gens qui conduisent un habituellement bénins et transitoires. L’insomnie véhicule, pilotent un avion, actionnent des et les effets secondaires neuropsychiatriques machines ou effectuent toute autre activité semblent plus fréquents chez les femmes. Le nécessitant de l’attention et de la coordination médicament doit être cessé dans 1-5 % des cas motrice fine, car on a noté des étourdissements, à cause d’effets indésirables. une perte d’équilibre ou d’autres troubles du système nerveux central ou périphérique, Les réactions neuropsychiatriques graves pendant et jusqu’à 3 semaines après la prise de (dépression, psychose ou convulsions), quoique ce médicament. rares (1/10 000 à 1/13 000), surviennent en moyenne après la troisième ou quatrième dose. Il n’est pas recommandé de prescrire de la Tous les patients ayant souffert de ces effets méfloquine aux personnes avec un trouble de la secondaires ont récupéré sans séquelle après conduction cardiaque ou une arythmie. Bien l’arrêt de la méfloquine. Lorsqu’une personne que la méfloquine ne soit pas contre-indiquée n’a jamais pris de méfloquine, il est important pour un patient qui prend un bêtabloquant ou un d’effectuer un test de tolérance en commençant inhibiteur des canaux calciques, il y a lieu de la médication 3 semaines avant le départ. considérer la raison pour laquelle il utilise ce médicament, tout particulièrement si c’est pour Il faut informer le voyageur à qui on prescrit de un trouble de la conduction cardiaque. la méfloquine que s’il présente des symptômes d’anxiété aiguë, de dépression ou d’agitation, il Les nausées et étourdissements observés devrait cesser la prise de méfloquine et après la prise de méfloquine peuvent être consulter un spécialiste en médecine du atténués en prenant le médicament après le voyage. repas du soir, avec beaucoup de liquide et en évitant les quantités excessives d’alcool durant Contre-indications toute la durée de la prise du médicament. Des antécédents de convulsions (sauf les convulsions fébriles) et de troubles mentaux Il n’y a pas de raison de limiter la durée graves sont des contre-indications à la prise de d’utilisation de la méfloquine. Cependant, au méfloquine. cours d’essais cliniques, ce médicament n’a jamais été administré pendant plus d’un an. Si Des réactions antérieures graves à la le médicament est administré sur une plus méfloquine sont également des contre- longue période, une évaluation périodique de la indications à la prise de ce médicament de fonction hépatique devrait être effectuée. même qu’une allergie à la quinine ou aux autres substances apparentées. Même si les anomalies rétiniennes associées chez l’humain à l’utilisation de la chloroquine à Précautions long terme n’ont pas été observées avec Le fabricant ne recommande pas l’utilisation de l’utilisation de la méfloquine, des rats qui ont la méfloquine chez les bébés de <5 kg mais il ingéré de la méfloquine pendant une longue faut en envisager quand même l’utilisation période ont présenté des lésions oculaires liées PRÉVENTION DU PALUDISME 67 Mise à jour : février 2007
  • 60. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec à la dose ingérée (dégénérescence rétinienne, régions du monde que pour les autres agents œdème rétinien et opacité du cristallin à des prophylactiques (chloroquine, méfloquine, doses de 12,5 mg/kg/jour ou plus). Par mesure atovaquone-proguanil, doxycycline). En de prudence, des examens ophtalmologiques pratique, l’usage de la primaquine est limité par périodiques sont donc recommandés s’il y a la nécessité de faire un dosage de G-6-PD utilisation à long terme (plus d’un an ou deux). avant de l’utiliser. L’halofantrine ne doit pas être prise de façon Ce médicament doit être pris à tous les jours concomitante avec la méfloquine. pendant le séjour dans la région impaludée mais, compte tenu de son mécanisme d’action La méfloquine n’est pas recommandée en au niveau du foie (agent causal), la prise du autotraitement à cause de l’incidence des effets médicament sera cessée 7 jours après avoir secondaires neuropsychiatriques qui est plus quitté la région impaludée (contrairement à élevée à des dosages thérapeutiques. chloroquine, méfloquine et doxycycline qui doivent être pris pendant 4 semaines au retour). Grossesse et allaitement L’action contre le parasite au stade hépatique La méfloquine est actuellement le seul s’étend aussi aux hypnozoïtes (formes de antipaludéen recommandé chez les femmes latence prolongée) de P. vivax et P. ovale, enceintes et celles qui allaitent un bébé de prévenant ainsi les rechutes lors d’infection moins de 11 kg (au-delà de 11 kg, la prise établie par une de ces deux espèces. Pour d’atovaquone-proguanil par la femme qui allaite cette raison, certains experts recommandent est considéré sécuritaire) pour la prévention de d’offrir au voyageur (qui n’est pas déficient en la malaria en zone de résistance à la G-6-PD) de retour d’un long séjour dans une chloroquine. Des analyses rétrospectives région où circule P. vivax ou P. ovale, la prise indiquent que la méfloquine est sécuritaire dans de primaquine (prophylaxie terminale, les deux derniers trimestres. Bien qu’il y ait peu administrée après la fin de la prophylaxie ou de données quant à son utilisation au premier pendant les deux dernières semaines). trimestre, la méfloquine est le seul médicament recommandé au début de la grossesse pour On retrouve des souches de P. vivax résistant à voyager dans des régions du monde où il existe la primaquine dans certaines régions du une résistance à la chloroquine. Compte tenu monde : Océanie, Asie du Sud-Est, Somalie et des risques élevés associés au paludisme Guyana. durant la grossesse, la méfloquine peut donc aussi être utilisée au cours du premier trimestre Effets secondaires par les femmes qui seront exposées au P. falciparum résistant à la chloroquine. Pour la La primaquine est habituellement bien tolérée, femme qui n’est pas enceinte, il s’avère quand mais elle peut causer des nausées et des même prudent de suggérer d’éviter la douleurs abdominales. Ces symptômes seront grossesse jusqu’à 3 mois après l’arrêt de la atténués si le médicament est pris avec des médication à cause de la longue demi-vie du aliments. médicament (de 15 à 33 jours). Toutefois, si une femme sous méfloquine devient enceinte, La primaquine peut aussi causer une anémie son usage ne justifie pas une interruption de hémolytique avec méthémoglobinémie, grossesse. particulièrement chez les gens porteurs d’un déficit en G-6-PD. Primaquine Des effets secondaires rares peuvent La primaquine est efficace en prévention du également survenir, surtout lors d’un paludisme pour les personnes semi-immunes et surdosage : granulocytopénie et non immunes, mais il existe moins de données agranulocytose, hypertension, arythmie et chez des voyageurs séjournant dans diverses symptômes du système nerveux central. 68 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 61. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Contre-indications Effets secondaires La primaquine ne peut être utilisée par les gens À dose prophylactique, le proguanil cause peu présentant un déficit en G-6-PD, que ce déficit d’effets secondaires, sauf les nausées et la soit sévère ou non. diarrhée qui peuvent survenir occasion- nellement. L’anorexie et des ulcères buccaux Elle est contre-indiquée pour les personnes peuvent aussi survenir assez souvent. souffrant d’une maladie systémique avec L’hématurie est rare et survient habituellement tendance à la granulocytopénie, ainsi que pour avec des doses de plus d’un gramme par jour. les personnes qui ont une allergie ou une hypersensibilité au produit. Contre-indication L’hypersensibilité au produit est la seule contre- Les gens qui prennent des médicaments ayant indication. un potentiel hémolytique ou myélosuppresseur ne doivent pas prendre de primaquine. Précaution Précaution Il n’y a aucune précaution particulière à prendre avec ce médicament. Il faut toujours faire le dosage de G-6-PD avant d’administrer ce médicament. Grossesse et allaitement Grossesse et allaitement Le proguanil (à raison de 100 mg par jour) est sécuritaire durant la grossesse et l’allaitement. La primaquine est contre-indiquée pour les La prise d’acide folique au cours de la femmes enceintes parce qu’elle traverse la grossesse ne réduit pas l’efficacité du proguanil. barrière placentaire et peut causer une anémie hémolytique in utero chez un fœtus déficient en G-6-PD. La primaquine peut être utilisée durant Azithromycine (Zithromax®) l’allaitement à condition d’être certain que le nourrisson n’a pas de déficience en G-6-PD. L’azithromycine est un macrolide ayant une activité antipaludéenne. Cependant, peu d’études cliniques sur son utilisation en Proguanil (Paludrine®) chimioprophylaxie ont été réalisées (et aucune ne l’a été chez des voyageurs non immuns). Le proguanil agit aux stades tissulaires Son utilisation demeure limitée car son primaires en bloquant le métabolisme des efficacité pour la prévention de la malaria à P. folates. Son efficacité sur le P. malariae n’a pas falciparum est nettement inférieure à celle de la été démontrée. Une résistance du P. falciparum méfloquine, de la doxycycline et de au proguanil s’est manifestée dans plusieurs l’atovaquone-proguanil. Ce médicament est régions endémiques, mais la distribution de considéré comme étant sans danger chez la cette résistance demeure mal circonscrite. femme enceinte ainsi que chez l’enfant et se vend sous forme de comprimés ou de Le proguanil ne doit jamais être utilisé seul. Il suspension. L’usage de l’azithromycine pourrait est combiné avec l’atovaquone dans le être envisagé dans des situations comprimé de Malarone® et avec la chloroquine exceptionnelles pour les femmes enceintes qui dans le comprimé de Savarine® (qui n’est pas refuseraient de prendre la méfloquine ou qui disponible au Canada). L’efficacité de la voyageraient dans des régions où P. falciparum combinaison chloroquine-proguanil est est résistant à la méfloquine. Toutefois, étant insuffisante pour faire partie des donné les graves conséquences du paludisme recommandations de chimioprophylaxie. pendant la grossesse, l’utilisation de cet antipaludéen sous-optimal n’est pas recommandée de façon systématique. PRÉVENTION DU PALUDISME 69 Mise à jour : février 2007
  • 62. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec On peut aussi envisager l’usage de l’application des bonnes pratiques de fabrication l’azithromycine chez les enfants lorsque les n’est pas rigoureuse. autres antipaludéens sont contre-indiqués. L’usage des mesures de protection personnelle Artémisinine et ses dérivés doit alors être renforcé. Chez les personnes infectées par le VIH qui prennent déjà plusieurs L’artémisinine (qinghaosu) est dérivée d’une autres médicaments, les avantages et les plante utilisée en Chine depuis plusieurs milliers inconvénients de l’azithromycine devraient être d’années. Les dérivés de l’artémisinine discutés avec le voyageur afin de prendre une (artésunate, artéméther, artemotil et décision éclairée. dihydroartémisinine) représentent une classe récente d’antipaludéens. Ils se présentent sous Effets secondaires différentes formes : orale, intraveineuse, intramusculaire et rectale (suppositoires). Ces Les principaux effets secondaires de médicaments ne sont pas disponibles au l’azithromycine sont d’ordre digestif : diarrhée, Canada mais sont de plus en plus utilisés nausées, vomissements, douleurs abdominales ailleurs dans le monde, plus particulièrement en et dyspepsie. Asie du Sud-Est et en Afrique. Comme c’est le cas pour d’autres Ces médicaments ont une activité antibactériens, la prise d’azithromycine entraîne antipaludéenne puissante et agissent un risque de colite pseudo-membraneuse et, rapidement contre P. falciparum : ils permettent chez les femmes, de vaginite à levures. de diminuer la parasitémie d’un facteur de Contre-indications 10 000 à chaque cycle de reproduction asexuée, comparativement à 100 à 1000 pour Allergie à l’érythromycine ou à tout autre les autres antipaludéens. Cependant, leur demi- antibiotique de la famille des macrolides. vie est courte et des récidives sont fréquentes lorsque utilisés en monothérapie; ils doivent Précaution donc toujours être utilisés en combinaison avec Puisque le foie constitue la principale voie d’autres antipaludéens. Dans des études faites d’élimination, il faut être prudent chez les auprès de populations semi-immunes, des patients qui présentent une atteinte hépatique. dérivés de l’artémisinine ont été utilisés en combinaison avec la méfloquine, luméfantrine Grossesse et allaitement (benflumetol), amodiaquine ou pyriméthamine- sulfadoxine avec des taux de guérison élevés, L’azithromycine est sécuritaire pendant la même lors d’infections à P. falciparum grossesse (quel que soit le trimestre) et multirésistant. Il existe des sachets combinant l’allaitement. artéméther 20 mg et luméfantrine 120 mg (Coartem® ou Riamet ®). Les voyageurs non AUTRES ANTIPALUDÉENS immuns devraient prendre le traitement en 6 DISPONIBLES DANS D’AUTRES PAYS doses. D’ailleurs, les recommandations sur le ET UTILISÉS EN TRAITEMENT traitement de la malaria émises en 2006 recommandent aussi le traitement en 6 doses de la malaria non compliquée pour les Le traitement du paludisme à proprement parler populations semi-immunes (et non le traitement dépasse le cadre du présent guide. Cependant, en 4 doses). certaines informations au sujet d’antipaludéens que les voyageurs pourront se procurer dans Bien que la résistance soit possible pour tous d’autres pays peuvent être utiles. On informera les antipaludéens disponibles actuellement, ceci le voyageur que la qualité de ces médicaments n’a pas encore été démontré pour l’artémisinine vendus dans les pays en voie de et ses dérivés. développement peut être douteuse si 70 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 63. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Effets secondaires L’utilisation récente d’un traitement curatif ou préventif à la méfloquine exacerbe ce Les dérivés de l’artémisinine sont généralement phénomène.D’autres effets secondaires bien tolérés. L’effet secondaire le plus important peuvent survenir tels que la diarrhée, les est une réaction d’hypersensibilité de type I nausées, l’irritation du tractus gastro-intestinal (allergie) pouvant se manifester par de et le prurit qui survient surtout chez les l’urticaire chez environ 1/3000 personnes. Des personnes ayant la peau foncée. La toux, les lésions neurologiques au tronc cérébral ont été céphalées et l’apparition d’une éruption cutanée observées chez des animaux qui avaient reçu sont plus rares. des doses répétées de dérivés de l’artémisinine mais des évaluations prospectives chez les Contre-indications humains n’ont pas permis d’identifier de neurotoxicité. L’halofantrine est contre-indiquée pour les voyageurs utilisant la méfloquine à titre Contre-indications prophylactique ainsi que pour les personnes infectées par le VIH qui prennent un inhibiteur Hypersensibilité aux dérivés de l’artémisinine. de protéase ou la delavirdine. Il est recommandé de ne pas administrer Précautions l’halofantrine aux personnes ayant des Le traitement serait sans danger pour les antécédents familiaux d’allongement congénital enfants de plus de 5 kg. de l’intervalle QT. Il n’est pas conseillé de l’administrer avec des médicaments ou un état Bien que le Coartem® et le Riamet ® ne clinique qui peuvent entraîner un allongement semblent pas cardiotoxiques en soi, les de l’espace QT. Elle est contre-indiquée pour comprimés contenant la luméfantrine ne les enfants de moins de 10 kg. devraient pas être utilisés chez les personnes ayant pris de la méfloquine au cours des trois Précautions semaines précédentes car il pourrait y avoir une Bien que l’halofantrine ne soit pas disponible au interaction médicamenteuse prolongeant la Canada, il demeure encore disponible dans repolarisation ventriculaire (trouble de certains pays tropicaux. Il faut donc informer le conduction cardiaque). voyageur des effets cardiotoxiques potentiels liés à son utilisation. Les personnes infectées par le VIH qui prennent un inhibiteur de protéase ou la Grossesse delavirdine devraient être informées de la possibilité de toxicité par interaction L’halofantrine est contre-indiquée pour la médicamenteuse avec luméfantrine. femme enceinte. Halofantrine (Halfan®) Quinine L’halofantrine est un antipaludéen schizonticide La quinine est un schizonticide agissant au utilisé comme traitement des accès aigus de niveau sanguin et qui réduit rapidement la paludisme à P. falciparum, à P. vivax et à P. parasitémie. Elle est utilisée ailleurs ainsi qu’au ovale. Elle n’est jamais utilisée en prophylaxie. Canada pour amorcer un traitement contre le En raison de sa cardiotoxicité, son usage n’est paludisme mais doit être jumelée à un plus recommandé. deuxième antipaludéen. Ce n’est pas un agent utilisé en prophylaxie. Une résistance croisée Effets secondaires avec la méfloquine a été signalée. La quinine peut être administrée par voie orale, L’halofantrine prolonge l’intervalle QT intramusculaire ou intraveineuse. (l’allongement dépend de la dose administrée) et a été associé à des arythmies mortelles. PRÉVENTION DU PALUDISME 71 Mise à jour : février 2007
  • 64. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Effets secondaires les autres régions d’Asie et dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Un effet secondaire fréquent est le cinchonisme (bourdonnement d’oreilles, nausées, céphalées Le sulfadoxine-pyriméthamine n’est plus et vision embrouillée). L’hypoglycémie, les disponible au Canada. nausées et vomissements peuvent aussi survenir. Les troubles de conduction cardiaque Effets secondaires et l’hypersensibilité sont moins fréquents. Le sulfadoxine-pyriméthamine n’est plus utilisé Contre-indications à titre prophylactique à cause de ses effets secondaires graves potentiels. L’effet La quinine est contre-indiquée pour les gens secondaire le plus morbide est le syndrome de souffrant de névrite optique, de fibrillation Stevens-Johnson. Son incidence varie de auriculaire ou d’une autre maladie cardiaque 1/5000 à 1/8000 selon les études américaines. grave. Elle est également contre-indiquée en Cependant, une étude suisse a signalé un taux cas d’allergie à la quinine, à la méfloquine ou beaucoup plus faible, de l’ordre de 1/50 000. aux autres substances apparentées. Les autres effets secondaires plus bénins et Précautions plus fréquents sont des céphalées, des La quinine ne doit pas être utilisée en nausées et des vomissements. L’érythème autotraitement s’il y a prise de méfloquine en polymorphe est rare. prophylaxie car son utilisation dans ces circonstances requiert une surveillance Contre-indications médicale et un monitorage cardiaque. L’allergie aux sulfamidés est une contre- indication à la prise de sulfadoxine- Grossesse pyriméthamine. La quinine peut être utilisée chez la femme enceinte mais une surveillance médicale L’insuffisance hépatique, l’insuffisance rénale et s’impose à cause du risque accru l’hypersensibilité à ses composants sont les d’hypoglycémie (par hyperinsulinémie induite autres contre-indications. par la quinine), particulièrement lors de malaria sévère. Grossesse Le Fansidar® est contre-indiqué durant la Sulfadoxine/pyriméthamine (Fansidar®) grossesse et pendant l’allaitement car il traverse la barrière placentaire et est excrété La pyriméthamine, utilisée pour traiter le dans le lait maternel. En début de grossesse, paludisme, est un schizonticide qui agit sur les des malformations du fœtus pourraient survenir. quatre espèces de Plasmodium. Ce composé Pris à la fin de la grossesse, il peut causer une est aussi actif contre P. falciparum dans ses encéphalopathie (kernictère) chez le nouveau- stades exo-érythrocytaires et il est moins né. Il est aussi contre-indiqué pour les enfants efficace contre P. vivax, P. ovale et P. malariae. de moins de 2 mois pour la même raison. La sulfadoxine est un schizonticide agissant contre P. falciparum; elle a une activité plus faible contre les autres espèces de Plasmodium AUTOTRAITEMENT dans leur stade érythrocytaire. En pratique, l’autotraitement sans La résistance de P. falciparum envers le chimioprophylaxie est rarement recommandé. sulfadoxine-pyriméthamine est répandue en Cette approche peut être justifiée Amazonie et dans la majorité des régions d’Asie exceptionnellement si les risques de contracter du Sud-Est. La résistance se répand aussi dans le paludisme sont faibles. Les indications d’un autotraitement se limitent au voyageur qui 72 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 65. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec ne disposera pas d’un accès rapide aux AUTODIAGNOSTIC soins médicaux et ne suit pas de chimioprophylaxie efficace (qu’il soit Il existe actuellement des tests que le voyageur intolérant aux médicaments recommandés, que peut utiliser afin de diagnostiquer une malaria à ceux-ci soient contre-indiqués, qu’il prenne une P. falciparum. Ces tests (par exemple, chimio-prophylaxie partiellement efficace ou Parasight® F, ICT®, PATH, Makromed et Binax qu’il ait choisi de ne pas prendre de chimioprophylaxie). Now®), basés sur la détection d’antigènes, ne sont pas disponibles au Canada. Le voyageur Selon cette approche, un voyageur qui observe peut se les procurer dans d’autres pays. Des des symptômes ou des signes qui peuvent être études effectuées sur certaines de ces trousses attribués au paludisme (survenant après un démontrent une bonne sensibilité mais un séjour d’au moins 7 jours en région impaludée) résultat négatif n’exclut pas une malaria car il aura recours à un autotraitement s’il est dans peut y avoir des faux négatifs lorsque la l’impossibilité d’obtenir une consultation parasitémie est faible. Certaines trousses, tel médicale fiable dans les 24 heures. La fièvre Binax Now®, permettent de diagnostiquer une est la manifestation principale de la malaria malaria à Plasmodium autre que falciparum. mais, tout comme les autres symptômes et signes qui pourraient survenir, n’est pas En plus du manque de sensibilité lorsque la spécifique. L’autotraitement ne devrait pas parasitémie est faible, trois facteurs limitent leur dissuader le voyageur de consulter dans les utilisation par le voyageur. Une surveillance plus brefs délais. effectuée à la suite de la mise en marché de certaines trousses a révélé une performance Même si les médicaments sont efficaces, on ne variable entre les différents lots. Des variations connaît pas la valeur réelle de cette approche extrêmes de température et d’humidité peuvent sur le terrain. Le voyageur pourrait s’autotraiter altérer les réactifs et entraîner des résultats alors que ce n’est pas indiqué, retardant ainsi le faussement négatifs. Finalement, des études traitement d’une autre affection grave, ou ont démontré que des voyageurs qui n’auraient encore omettre ou retarder la prise de pas reçu une formation adéquate pour médicaments alors que l’autotraitement l’utilisation de ces tests peuvent éprouver des s’impose. Des voyageurs sont décédés dans de difficultés dans la manipulation des trousses et telles circonstances. L’autotraitement est une l’interprétation des résultats. mesure curative plutôt que préventive à utiliser avec discernement. Le tableau 4 à la page 25 des Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme (malaria) chez les voyageurs internationaux (2004) présente les médicaments pouvant servir à l’autotraitement du paludisme (chloroquine, atovaquone-proguanil, l’association de quinine et de doxycycline ainsi que co-artemether). PRÉVENTION DU PALUDISME 73 Mise à jour : février 2007
  • 66. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 9 Schémas prophylactiques du paludisme Résistance aux Médication Région du monde* Autres choix antipaludéens recommandée Afrique du Nord Atovaquone-proguanil Amérique centrale ou Argentine Doxycycline Centre et est de la Absence de résistance à ou Chine Chloroquine la chloroquine Méfloquine Haïti et République ou dominicaine Primaquine (si dosage Mexique G-6-PD normal) Moyen-Orient Atovaquone- Sous-continent indien proguanil Résistance à la Asie ou Primaquine (si dosage chloroquine Amérique du Sud Doxycycline G-6-PD normal) Afrique subsaharienne ou Méfloquine Résistance à la Thaïlande (région Atovaquone- Primaquine (si dosage méfloquine et à la frontalière du Cambodge proguanil ou G-6-PD normal) chloroquine et du Myanmar) Doxycycline L’efficacité de l’azithromycine et de la combinaison chloroquine-proguanil est sous-optimale. On ne les utilisera donc que dans de très rares cas où il y a des contre-indications aux autres antipaludéens plus efficaces. * Dans tous les cas, il est recommandé de consulter la liste par pays. 74 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 67. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’autotraitement Produits Posologie pour adultes Posologie pour enfants Effets secondaires Contre-indications Atovaquone- Prophylaxie Prophylaxie Nausées, diarrhée, Grossesse, femmes proguanil (Malarone®) 1 co. die à commencer la 11-20 kg : 1 comprimé douleurs abdominales allaitantes, enfants de comprimé de 250 mg veille de l’arrivée en zone à pédiatrique die moins de 11 kg, prise de d’atovaquone et risque de paludisme et 21-30 kg : 2 comprimés tétracycline, de 86,5 mg de proguanil poursuivre jusqu’à 7 jours pédiatriques die rifampicine de base (équivalent à 100 après l’avoir quittée. 31-40 kg : 3 comprimés métoclopromide. mg de chlorhydrate de pédiatriques die proguanil) > 40 kg : dose adulte Comprimés pédiatriques : 67mg Autotraitement Autotraitement d’atovaquone et 25mg 4 co. die à la même heure 11-20 kg : 1 co. adulte die de proguanil chaque jour pour 3 jours 31-40 kg : 3 co. adulte die consécutifs. 21-30 kg : 2 co. adulte die > 40 kg : dose adulte pour 3 jours consécutifs Azithromycine Recommandé uniquement lors Recommandé uniquement lors Gastro-intestinaux, Allergie à (Zithromax®) de circonstances de circonstances vaginite l’érythromycine et à tout comprimés de 250 mg, exceptionnelles (voir texte). exceptionnelles (voir texte). autre antibiotique de la poudre pour famille des macrolides. suspension orale Prophylaxie Prophylaxie : (stable 10 jours après 1 co. die à commencer la 5 mg/kg die reconstitution) veille de l’arrivée en zone à risque de paludisme et poursuivre jusqu’à 4 semaines après l’avoir quittée. PRÉVENTION DU PALUDISME 75 Mise à jour : février 2007
  • 68. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’autotraitement (suite) Produits Posologie pour adultes Posologie pour enfants Effets secondaires Contre-indications Chloroquine Prophylaxie Prophylaxie Fréquents : prurit Changements des (phosphate) (Aralen®), 300 mg base, 5mg/Kg (base) une (personne de race champs visuels, 150 mg base 1 fois/sem. (2 co.) à débuter fois/semaine (maximum 2 co. noire), céphalées, rétinopathie. (comprimés de 250 mg) 1 semaine avant l’arrivée en de 150 mg) nausées, vomissements, zone à risque de paludisme et < 10 kg : ¼ comprimé/sem. inconfort abdominal, Antécédents poursuivre jusqu’à 4 semaines 10-19 kg : ½ comprimé/sem. insomnie, vertige, vision d’épilepsie ou de après l’avoir quittée. 20-30 kg : 1 comprimé/sem. embrouillée. psoriasis généralisé.. 31-45 kg : 1 ½ comprimé/sem. > 46 kg : dose adulte Peu fréquents : changement de pigmentation pileuse, éruption cutanée, Autotraitement (oral) Autotraitement (oral) opacité cornéenne 1re dose : 600 mg base 1re dose : 10 mg base/kg réversible, alopécie 6-8 h après 1re : 300 mg base 6-8 h après 1re : 5 mg base/kg partielle, exacerbation du 18 h après 2e : 300 mg base 18 h après 2e : 5 mg base/kg psoriasis 24 h après 3e : 300 mg base. 24 h après 3e : 5 mg base/kg Rares : décoloration des ongles des muqueuses, surdité nerveuse, photophobie, myopathie, dyscrasies sanguines, problèmes psychiatriques, convulsions. 76 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 69. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’autotraitement (suite) Produits Posologie pour adultes Posologie pour enfants Effets secondaires Contre-indications Doxycycline Prophylaxie Prophylaxie si ≥ 8 ans Gastro-intestinaux : Grossesse et (Vibramycine®, Vibra- 100 mg die (1 co.) à 1.5-2 mg/kg die (maximum diarrhée, nausées, allaitement, enfants Tabs®) commencer la veille de 100 mg) vomissements. âgés de moins de 8 comprimés 100 mg l’arrivée en zone à risque de 25-35 kg : 50 mg die Photosensibilité, ans (décoloration paludisme et poursuivre 36-50 kg : 75 mg die moniliase vaginale. permanente des dents, jusqu’à 4 semaines après ≥ 50 kg : dose adulte problèmes de l’avoir quittée. Rares : œsophagite, croissance osseuse). ulcère œsophagien, Autotraitement, en Autotraitement, en pancréatite, onycholyse, association avec la quinine association avec la quinine pigmentation des 100 mg 2 fois par jour pendant (si ≥ 8 ans) ongles, œdème 7 jours. 1.5-2 mg/kg bid (maximum cérébral. 100 mg 2 fois par jour pendant 7 jours) 25-35 kg : 50 mg bid 36-50 kg : 75 mg bid ≥ 50 kg : dose adulte Hydroxychloroquine Prophylaxie Prophylaxie Voir la section sur la Voir la section sur la (Plaquenil®) 155 mg 310 mg base 5 mg/kg (base) une chloroquine. chloroquine. base, comprimés de 200 1 fois/sem. (2 co.) à débuter 1 fois/semaine (maximum 2 co. mg de sel) semaine avant l’arrivée en de 155 mg) zone à risque de paludisme et Les comprimés ne sont pas poursuivre jusqu’à 4 semaines sécables. après l’avoir quittée PRÉVENTION DU PALUDISME 77 Mise à jour : février 2007
  • 70. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’autotraitement (suite) Produits Posologie pour adultes Posologie pour enfants Effets secondaires Contre-indications Méfloquine Prophylaxie Prophylaxie Nausées, céphalées, Il faut être prudent chez (Lariam®) 250 mg / sem. (1 co.) 5 mg/kg/semaine vertiges, troubles visuels, les enfants de moins de 5 comprimés 250 mg) à débuter 1 semaine avant <5 kg : aucune donnée diarrhée, rêves, kg et chez les personnes l’arrivée en zone à risque de 5-9 kg : 1/8 comprimé/sem.* insomnie, nausées avec troubles de paludisme et poursuivre jusqu’à 10-19 kg : 1/4 (habituellement conduction cardiaque, 4 semaines après l’avoir comprimé/sem.* transitoires). allergie à la quinine ou à quittée. 20-29 kg : 1/2 la chloroquine, activités comprimé/sem. Rares (1/10 000-1/13 nécessitant une 30-45 kg : 3/4 000) : psychose, coordination fine ou de la comprimé/sem. dépression, convulsions. discrimination spatiale, ≥46 kg : dose adulte. antécédents neuropsychiatriques ou de * Puisque les comprimés troubles convulsifs sont difficilement sécables en excluant les convulsions petite quantité par les fébriles. parents, on peut demander au pharmacien de les couper au préalable ou de pulvériser le comprimé et d’en faire des capsules ouvrables dont on incorporera le contenu à un aliment. 78 PRÉVENTION DU PALUDISME Mise à jour : février 2007
  • 71. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Tableau 10 Caractéristiques des antipaludéens pouvant être prescrits au Canada pour la prophylaxie ou l’autotraitement (suite) Produits Posologie pour adultes Posologie pour enfants Effets secondaires Contre-indications Primaquine Prophylaxie Prophylaxie Hémolyse si déficience Déficience en G-6-PD, comprimés de 15 mg 30 mg die à commencer la 0,5 mg/kg/jour en G-6-PD, douleurs granulocytopénie. base veille de l’arrivée en zone de abdominales. Patients recevant des risque de paludisme et médicaments poursuivre jusqu’à 7 jours Rares : anémie légère, potentiellement après l’avoir quittée. méthémoglobinémie, hémolytiques ou agranulocytose, myélosuppresseurs. Non indiqué en autotraitement. hypertension, arythmie, symptômes du SNC. Quinine Non indiqué en prophylaxie. Autotraitement Cinchonisme Névrite optique, comprimés de 300 mg 10 mg/kg tid pendant 3 à 7 (bourdonnement fibrillation auriculaire ou Autotraitement jours d’oreilles, nausées, autre maladie cardiaque 2 co. tid pendant 3 à 7 jours. céphalées, vision grave. Allergie à la La quinine ne doit pas être utilisée sans surveillance médicale brouillée). quinine, à la méfloquine si la méfloquine a été utilisée en prophylaxie, à cause des effets et aux quinolones. possibles sur la conduction cardiaque. La quinine s’utilise Moins fréquents : habituellement pour amorcer un traitement; ce médicament doit troubles de la conduction être jumelé à un deuxième antipaludéen. cardiaque, hypersensibilité. Rare : hémolyse (surtout chez personnes avec déficience en G-6-PD). Vous référer au texte pour plus de détails sur les effets secondaires et les contre-indications PRÉVENTION DU PALUDISME 79 Mise à jour : février 2007
  • 72. PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION AU VIH Le risque de l'exposition au VIH chez les travailleurs de la santé qui se rendent à l'étranger pour dispenser des soins peut être important. Dans certaines régions du monde, la prévalence élevée du VIH, les mesures préventives inadéquates ou inexistantes et l'inaccessibilité de la prophylaxie post-exposition justifient de recommander la prescription d’une prophylaxie post-exposition à ce groupe particulier de voyageurs. Celui-ci englobe toute personne qui travaille dans un contexte de dispensation de soins de santé et qui risque d’entrer en contact avec des substances infectées (sang, tissus et liquides biologiques) ou du matériel contaminé.
  • 73. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION AU VIH DÉFINITION DU RISQUE est poursuivie. Des diarrhées sont fréquentes avec le nelfinavir. L’atazanavir est, en général, Une exposition au VIH se définit comme une très bien toléré. Tous ces médicaments ont le blessure qui traverse la barrière cutanée (piqûre potentiel de provoquer des interactions d’aiguille ou coupure) ou le contact d’une médicamenteuses parfois graves. Il est donc muqueuse ou de la peau dont l’intégrité est important de vérifier la liste des médicaments altérée avec du sang ou des liquides que prend la personne avant de lui remettre une biologiques potentiellement infectés. prescription d’antirétroviraux. Des feuillets explicatifs au sujet des antirétroviraux, à Le risque est souvent stratifié de modéré à l’intention des patients, peuvent être consultés à élevé et le type d’exposition est partagé en l’adresse suivante : deux catégories : la blessure transcutanée et le http://www.guidetherapeutiquevih.com/Feuillets contact avec les muqueuses ou la peau non _EA.htm intacte. De plus, le risque d’exposition à des souches virales résistantes aux antiviraux vient Certains médicaments, telle la combinaison de compliquer l’évaluation du risque et, lopinavir et ritonavir (Kaletra®), résistent mal à conséquemment, le choix de la thérapie post- la chaleur et sont donc d’une utilité limitée chez exposition. Il est dès lors, dans tous les cas, les voyageurs, malgré leur efficacité reconnue. impératif de consulter un spécialiste en maladie L’efavirenz (Sustiva® 600 mg HS) est infectieuse ou en VIH/SIDA le plus tôt possible recommandé par certains experts mais il est après un incident. associé à des effets secondaires importants : éruptions cutanées et symptômes ANTIRÉTROVIRAUX UTILISÉS EN neurologiques (étourdissements, somnolence, PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION insomnie, cauchemars) et psychiatriques. De plus, l’efavirenz est contre-indiqué chez les De nombreux traitements sont disponibles. On femmes enceintes et celles désirant le devenir. peut en retrouver la liste complète dans les recommandations officielles des Centers for On recommande d'apporter un traitement d'une Disease Control and Prevention (CDC) des durée de 7 jours, considérant que plusieurs États-Unis publiées dans le Morbidity and jours peuvent être nécessaires pour obtenir les Mortality Weekly Report (MMWR) du 30 résultats des tests effectués chez la personne- septembre 2005. Le traitement le plus source et faire les arrangements nécessaires en fréquemment recommandé est la combinaison vue d'un rapatriement sanitaire. À cet égard, il est important de contracter une assurance zidovudine/lamivudine (Combivir® : zidovudine adéquate avant le départ. Le coût d’une 300 mg- lamivudine 150 mg) à raison d’un semaine de prophylaxie avoisine les 300 $. comprimé BID, associé au nelfinavir (Viracept® 1250 mg BID) ou à l’atazanavir (Reyataz® 400 SOINS POST-EXPOSITION mg DIE). Des nausées ainsi qu’une grande fatigue peuvent accompagner l’utilisation du En cas d’exposition, le voyageur doit tout Combivir®. La zidovudine peut entraîner de d’abord nettoyer la plaie : l’anémie, surtout lorsque administrée pendant quelques semaines. Bien qu’il ne soit pas • les muqueuses doivent être rincées nécessaire de surveiller la formule sanguine abondamment avec de l’eau propre; lors d’une administration se limitant à moins • les plaies doivent être désinfectées avec un d’une semaine, il faut le faire si la zidovudine produit non irritant; PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION AU VIH 83 Mise à jour : février 2007
  • 74. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec • la peau saine doit être rincée avec de l’eau Afin de ne pas interrompre le traitement, il faut et du savon. envisager un rapatriement sanitaire ou, si la logistique le permet, s’assurer d’un Il faut procéder le plus tôt possible à l’évaluation approvisionnement suffisant pour compléter sur du risque et de l’opportunité de prendre la place le traitement prophylactique ainsi que prophylaxie. Le cas échéant, celle-ci devrait d’un suivi médical adéquat. débuter entre 2 et 72 heures au maximum après l’exposition. Dans le cas où, après consultation médicale, on aura jugé qu’un risque significatif existe, les antirétroviraux seront poursuivis pendant un mois. La décision de poursuivre ou non la prophylaxie dépend du type d’accident et des risques que présente la personne-source. Il faut donc déterminer le statut sérologique de la source et identifier ses facteurs de risque d’infection par le VIH. Dans les cas où la source s’avère séronégative, certains comportements récents à risque d’acquisition du VIH peuvent justifier la poursuite de la prophylaxie pendant 1 mois (à cause de la période fenêtre pendant laquelle la personne infectée peut être encore séronégative). 84 PROPHYLAXIE POST-EXPOSITION AU VIH Mise à jour : février 2007
  • 75. INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Les indications d’immunisation mentionnées dans le présent document sont très générales. La décision de vacciner doit se fonder sur le risque d’exposition, le risque de contracter la maladie, les problèmes médicaux préexistants du voyageur, la disponibilité et l’acceptabilité d’autres mesures de protection ainsi que les effets secondaires de l’immunisation. Les voyages sont aussi l’occasion de mettre à jour l’immunisation de base, soit celle contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, la rubéole, les oreillons, l’hépatite B et les infections à Haemophilus influenzae de type b, ainsi que celle contre l’influenza et la pneumonie à pneumocoque pour les voyageurs visés. Le Protocole d’immunisation du Québec devrait être consulté pour les détails complémentaires à ceux présentés ici.
  • 76. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION CHOLÉRA raisons suivantes : achlorhydrie, gastrec- tomie, vagotomie ou thérapie aux Le mot « présence » indique une situation antiacides, aux antagonistes des récepteurs d’endémicité du choléra dans le pays et non le H2, ou aux inhibiteurs de la pompe à fait que celui-ci soit actuellement considéré protons. comme une zone infectée (on entend par « zone infectée » une zone où l’on a signalé à DENGUE ET DENGUE l’Organisation mondiale de la santé la présence HÉMORRAGIQUE de cas indigènes au cours des deux semaines précédentes). Toutefois, la situation Agent épidémiologique du choléra peut varier considérablement d’une période à l’autre et les Le virus de la dengue fait partie de la famille données de surveillance sur lesquelles les des Flaviviridae qui englobe entre autre les recommandations sont basées s’avèrent parfois virus responsables d’autres infections incomplètes. potentiellement rencontrées chez les voyageurs internationaux, soit la fièvre jaune, l’encéphalite Immunisation japonaise et l’encéphalite du Nil Occidental. Il existe 4 sérotypes désignés DEN-1, DEN-2, Malgré l’introduction d’un vaccin oral qui semble DEN-3 et DEN-4 respectivement. L’infection mieux toléré que le vaccin injectable, les avec un sérotype donné chez l’humain confère indications de vaccination n’ont pas changé et une immunité spécifique à vie ainsi qu’une demeurent extrêmement limitées. En pratique, séroprotection croisée brève de 6 à 8 semaines, la vaccination contre le choléra est rarement mais ne protège pas contre une réinfection indiquée pour les voyageurs. L’immunisation à ultérieure avec un autre sérotype. Du point de l’aide des vaccins existants ne protège pas vue phylogénétique, le virus de la dengue contre le sérotype O139. Ce sérotype, limité à partage plusieurs caractéristiques avec les l’Asie, y représente entre 15 % et 50 % de autres membres de la famille des Flaviviridae, souches, et son importance est en ce qui peut être à l’origine de réactions augmentation. La vaccination peut être sérologiques croisées. envisagée dans les circonstances exceptionnelles suivantes : Transmission 1. pour un séjour en zone endémique ou épidémique se déroulant dans des La dengue est une arbovirose (de l’anglais conditions sanitaires inadéquates, loin des arthropod-borne virus), c’est-à-dire qu’elle est ressources médicales, et comportant des transmise par une piqûre de moustique. contacts étroits avec une population L’humain est l’hôte principal, bien qu’un cycle indigente (ce qui peut être le cas, par sylvatique impliquant les singes ait été décrit exemple, de coopérants et de travailleurs de dans certaines régions du monde. Le principal la santé); vecteur impliqué est Aedes aegypti que l’on peut retrouver dans toutes les régions du globe 2. pour un séjour en zone endémique ou situées entre 35o N et 35o S de latitude, régions épidémique se déroulant dans des où la température hivernale se maintient au- conditions sanitaires inadéquates, dans le delà de 10oC. A. albopictus, A. polynesiensis et cas d’un voyageur dont les mécanismes de plusieurs espèces du complexe A. scutellaris défense gastriques sont amoindris pour les ont également été impliquées dans des INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 87 Mise à jour : février 2007
  • 77. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec circonstances particulières. Le moustique se L’Aedes s’infecte lors d’un repas chez un hôte retrouve rarement à des altitudes supérieures à en phase virémique et, après une période de 8- 1 000 m et possède une portée d’environ 10 jours, peut transmettre l’infection à d’autres 100 m. Ce moustique anthropophilique vit en hôtes. Il s’agit d’un insecte diurne pouvant zone urbaine, à proximité des habitations, et piquer plusieurs fois dans la même journée et peut même vivre à l’intérieur dans les endroits qui, une fois infecté, demeure infectieux pour la sombres. Il se reproduit habituellement dans les durée de sa vie qui varie de 1 à 4 semaines. habitats artificiels domestiques contenant de Chez la femelle, une transmission l’eau stagnante. La transmission peut être plus transovarienne est possible, mais ne importante par température chaude et lors de la contribuerait pas de façon significative à la saison des pluies, conditions transmission chez l’humain. environnementales lui étant favorables. Source : CDC, Atlanta 2002 Épidémiologie hémorragique. Avant 1970, l’activité de la dengue avait été recensée dans seulement 9 Au niveau mondial, la prévalence de la dengue pays mais, selon les dernières données, la progresse de façon spectaculaire depuis le maladie serait maintenant endémique dans plus début des années 1980 et constituerait de 100 pays d’Afrique, d’Amérique, de la actuellement l’arbovirose la plus importante Méditerranée orientale, de l’Asie du Sud-Est et avec 50 à 100 millions de cas par année, dont du Pacifique occidental (voir carte) avec des 200 000 à 500 000 cas de dengue poussées épidémiques de plus en plus 88 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 78. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec fréquentes. La progression la plus rapide dans lors de la présentation initiale. La les dernières années a été observée dans les convalescence est souvent marquée par une régions tropicales de l’Amérique où on fatigue intense pouvant, dans certains cas, considère la maladie en émergence. On croit persister jusqu’à un an. La létalité est très que plusieurs facteurs ont contribué à la faible, soit moins de 1 %. progression et à la dispersion géographique de la maladie dont l’urbanisation, la surpopulation, La dengue hémorragique est une manifestation la pauvreté, la déficience des infrastructures de plus rare et plus sévère de l’infection. Les santé publique en place, l’absence de politiques facteurs de risques pour développer une concernant les mesures de contrôle dengue hémorragique sont l’âge, le sérotype environnemental, le commerce international infectant, le statut immunitaire, ainsi qu’une ainsi que les voyages internationaux. Dans la prédisposition génétique. Bien que cette forme plupart des régions urbaines tropicales, puisse survenir lors d’une primo-infection, elle plusieurs sérotypes co-circulent, créant un état survient dans presque tous les cas lors d’une d’hyperendémicité pouvant accroître le risque seconde infection avec un autre sérotype. de dengue hémorragique. L’hôte serait sensibilisé lors de la primo- infection et, lors de la seconde infection, une Incubation réaction immunologique amplifiée due à la présence d’anticorps hétérotypiques non La période d’incubation peut s’étendre de 3 à neutralisants serait responsable des deux 14 jours, mais se situe généralement autour de changements physiopathologiques principaux 5 à 8 jours. observés, soit une fuite plasmatique ainsi que des anomalies de l’hémostase. Cette forme se Tableau clinique rencontre surtout chez les nouveaux-nés de mères immunes ainsi que chez les enfants de L’infection est souvent asymptomatique et les moins de 15 ans en zone endémique. Les deux modes de présentation sont la fièvre de manifestations cliniques initiales sont les dengue classique et la fièvre hémorragique, mêmes que pour la fièvre de dengue, avec ou sans syndrome de choc associé. auxquelles d’autres éléments viennent s’ajouter, dont les phénomènes hémorragiques (test du La fièvre de dengue classique se caractérise tourniquet positif), une thrombocytopénie par un début soudain de forte fièvre, pouvant sévère et une hémoconcentration. Une atteindre 41oC, accompagnée de myalgies et hépatomégalie ainsi que des épanchements d’arthralgies intenses (break-bone fever), de pleuraux et de l’ascite sont souvent présents. céphalées frontales, de douleurs rétro- La phase critique survient lorsque la fièvre orbitaires, et d’un flushing dans les premiers 24 s’amende, entre le 2e et le 7e jour. A ce à 48 heures. Par la suite, une lassitude, une moment, le patient peut évoluer vers une hyperesthésie cutanée, de la toux ainsi que des récupération ou présenter une détérioration malaises gastro-intestinaux peuvent apparaître. rapide avec choc hypovolémique. Le taux de Après 6 à 8 jours, on assiste généralement à mortalité associé peut atteindre 20 % en une défervescence, puis l’apparition d’une l’absence de traitement approprié, mais serait éruption maculopapulaire scarlatiniforme au autour de 5 % avec des soins intensifs niveau du tronc et des extrémités, souvent adéquats. Les survivants vont habituellement associé à une reprise de la fièvre (saddle-back récupérer rapidement après quelques jours. fever). Des manifestations hémorragiques généralement bénignes, comme une épistaxis, Risques pour les voyageurs un saignement gingival, de l’hématurie, des ménorragies, des saignements gastro- L’incidence de la dengue est à la hausse dans intestinaux ou des pétéchies peuvent parfois les régions les plus fréquentées par les survenir à ce stade. Une leucopénie ainsi voyageurs canadiens. Peu de publications font qu’une thrombocytopénie apparaissent souvent l’objet d’une évaluation du risque spécifique INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 89 Mise à jour : février 2007
  • 79. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec pour le voyageur, mais en extrapolant les d’être piqués le jour, en plus de prendre de données obtenues à partir d’études faites chez telles mesures la nuit pour la prévention de la des expatriés, on estime qu’il se situerait autour malaria. Ces mesures consistent à demeurer de 1/1 000 voyageurs. Un séjour dans une zone dans des habitations protégées par des où sévit une épidémie, une durée de séjour moustiquaires, à porter des vêtements longs et prolongée ainsi que l’inobservance des de couleur pâle et à utiliser des insectifuges sur mesures de protection personnelles sont des les régions exposées. facteurs associés à un risque accru de contracter la maladie. Une étude réalisée chez Les voyageurs présentant une fièvre dans les 105 voyageurs suédois a révélé des taux deux semaines suivant leur retour d’un séjour d’incidence de l’ordre de 58/10 000 voyageurs dans une zone endémique pour la dengue pour le sous-continent indien (Inde, doivent être avisés de consulter un médecin le Afghanistan, Bangladesh, Bhutan, Népal, plus tôt possible afin d’exclure une malaria, une Pakistan, Sri Lanka) et de 30/10 000 voyageurs dengue ou tout autre infection associée à leur pour la Thaïlande, la Malaisie et Singapour. Un voyage. taux inférieur à 10/10 000 voyageurs a été observé pour les autres destinations. Une étude La fabrication d’un vaccin contre la dengue est américaine, réalisée entre 1986 et 1994 auprès complexe en raison des multiples sérotypes de 937 résidents, a révélé que 204 (21,8 %) existants. Des études pour développer un avaient acquis une dengue prouvée lors d’un vaccin recombinant de seconde génération sont voyage à l’étranger. Parmi les cas, la majorité en cours dans certaines régions du monde. Il avaient visité l’Amérique latine ou les Caraïbes n’existe toutefois actuellement aucun vaccin (52,6 %), les autres destinations étant l’Asie et disponible et on estime qu’il faudra de 5 à 10 le Pacifique (38,1 %), l’Afrique (3,6 %) ou ans avant de disposer d’un vaccin efficace. plusieurs continents (5,7 %). De ces cas, 19 ont dû être hospitalisés et un décès est survenu DIARRHÉE DES VOYAGEURS suite à un syndrome de choc. Au Canada, on rapporte entre 40 et 50 cas confirmés de La section Situation épidémiologique et dengue par année et quelques cas de dengue recommandations par pays ne présente pas les hémorragique ont été rapportés chez des données épidémiologiques de la diarrhée des voyageurs canadiens ayant séjourné dans les voyageurs. Toutefois, plusieurs informations tropiques. peuvent être retrouvées sur ce sujet dans le chapitre « Diarrhée des voyageurs ». Au Québec, quatre cas ont été déclarés en 2004. Deux de ces cas sont survenus chez des ENCÉPHALITE EUROPÉENNE À femmes qui avaient voyagé en Haïti; toutes deux ont récupéré sans complications. Aucune TIQUES information n'est disponible pour les deux autres cas. Malgré tout, et bien que les 4 L’encéphalite européenne à tiques (ou plutôt sérotypes soient présents sur tous les encéphalite virale à tiques) est causée par un continents, le risque que des touristes soient flavivirus. Elle se transmet par la morsure des atteints de dengue hémorragique à leur retour tiques infestées, Ixodes ricinus ou persulcatus. en pays industrialisé demeure faible. Il existe deux sous-types principaux du virus : européen et oriental. Un troisième sous-type Prévention appelé sibérien a été récemment identifié. L’infection peut aussi se transmettre rarement En l’absence de traitement spécifique, l’accent par l’ingestion des produits laitiers non doit être mis sur la prévention de l’infection. Les pasteurisés. Le vaccin est efficace contre tous voyageurs qui séjournent dans des régions où les sous-types. la dengue est endémique doivent prendre des mesures de protection personnelles pour éviter 90 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 80. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Le mot « présence » indique l’existence dans le qu’il n’y a pas de données pour ce pays, mais pays de régions où une population de tiques qu’on présume que le virus y est présent parce vectrices infestées est établie. La répartition que le climat est favorable et le virus présent géographique des zones d’endémicité est dans les pays voisins. habituellement disponible et précisée dans le texte. Les forêts de feuillus au climat tempéré et Immunisation au sol humide constituent l’habitat usuel de ces tiques. La période à risque se situe La vaccination n’est pas indiquée pour la généralement de mars à novembre, mais elle majorité des voyageurs qui séjournent en Asie. peut varier selon la région. En Europe centrale, Elle n’est pas recommandée pour les on observe 2 pics d'activité : mai/juin et personnes suivant des circuits qui comprennent septembre/octobre. Dans les régions plus surtout les villes et les lieux de villégiature. froides, le pic est en été. La vaccination n’est indiquée que pour les La vaccination est recommandée pour : groupes particuliers suivants : • les voyageurs qui travailleront dans des 1. les voyageurs prévoyant coucher plus d’un forêts ou sur des fermes; mois en milieu rural durant la période de • les randonneurs et les campeurs; transmission; • les expatriés. 2. les voyageurs à long terme (expatriés) susceptibles de séjourner plus d’un mois en Pour être efficace, la vaccination doit débuter région rurale dans un ou plusieurs pays à avant la saison endémique. Le risque est risque. minime pour un voyageur faisant un court séjour en région urbaine et la vaccination n’est Les voyageurs qui séjournent moins d’un mois pas recommandée. dans des régions où sévit une épidémie pourraient aussi être vaccinés s’ils s’adonnent à Tous les voyageurs s’adonnant à des activités des activités extérieures qui les exposent de en plein air devraient connaître les mesures façon importante. pour se protéger contre les piqûres de tique : porter des vêtements longs de couleur claire, rentrer le bas des pantalons dans les FIÈVRE JAUNE chaussettes, porter des chaussures fermées, appliquer un insectifuge contenant du DEET ou Le mot « présence » signifie que le pays est imprégner ses vêtements avec de la situé dans la zone d’endémicité amarile perméthrine. Ils devraient aussi s’examiner d’Afrique ou d’Amérique du Sud (zone où il quotidiennement pour détecter la présence de existe un risque potentiel d’infection en raison tiques sur le corps ou les vêtements. Une de la présence de vecteurs et de réservoirs attention particulière sera portée aux jeunes animaux). Il ne signifie pas que le pays est enfants qui, à cause de leur petite taille, actuellement considéré comme zone infectée peuvent être mordus sur la tête ou dans le cou. (on entend par «zone infectée» une zone où l’on a observé la présence d’un ou de plusieurs cas chez l’homme ou chez d’autres primates ENCÉPHALITE JAPONAISE jusqu’à 3 mois auparavant). La liste des zones infectées est publiée régulièrement par le CDC Le mot « présence » indique que la dans Health Information for International Travel transmission de la maladie a eu lieu dans le Yellow Book : pays. Lorsqu’elles sont connues, la situation épidémiologique (cas sporadiques, endémie), la http://www.cdc.gov/travel/yb/index.htm), ainsi localisation géographique des cas ainsi que la que par l’Organisation mondiale de la santé saison de transmission sont précisées pour dans International Travel and Health 2005 chaque pays. « Présence probable » signifie INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 91 Mise à jour : février 2007
  • 81. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec http://www.who.int/ith/en/ et dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire http://www.who.int/wer/fr/index.html. Source : Health Information for International Travel (Yellow Book). CDC, 2005. 92 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 82. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : Health Information for International Travel (Yellow Book). CDC, 2005. Immunisation organes, survenant de 3 à 5 jours après la vaccination. Dans la littérature, 26 cas ont été Étant donné la sévérité de la maladie et rapportés entre 1996 et 2004, dont au moins 14 l’existence d’un vaccin très efficace, la décès. Le risque n’a été rapporté que lors de la vaccination est recommandée pour toute primo-vaccination et varie selon l’âge : personne âgée de 9 mois ou plus qui voyage en • < 0,1/100 000 pour la tranche de 11 à zone endémique. En Afrique, le risque de fièvre 50 ans; jaune par 2 semaines de séjour est de 1/250 en période épidémique et de 1/1300 en période • 0,3/100 000 pour les 51 à 60 ans; inter-épidémique; en Amérique du Sud, le • 1,1/100 000 pour les 60 à 69 ans; risque est de 1/20 000. La maladie est urbaine • 3,2/100 000 chez les plus de 70 ans. et rurale en Afrique mais rurale et péri-urbaine Le risque global tous groupes d’âge confondus en Amérique du Sud. Sa létalité est de 20 %. est de 0,3 à 0,5 cas par 100 000 doses On a récemment rapporté des effets distribuées. Parmi les 26 cas, 4 (15 %) secondaires graves (mortels) liés au vaccin présentaient une pathologie du thymus, chez les personnes n’ayant jamais été suggérant qu’une dysfonction du thymus serait exposées ni à la fièvre jaune ni au vaccin. Il un facteur de risque indépendant pour le s’agit du syndrome viscérotropique, qui se développement de cet effet secondaire grave. manifeste par de la fièvre, un ictère, une insuffisance rénale et une insuffisance d’autres INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 93 Mise à jour : février 2007
  • 83. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec La vaccination est indiquée : Pour les personnes âgées de 60 ans ou plus, lorsque la vaccination contre la fièvre jaune • lors de séjour dans un pays exigeant un n’est indiquée qu’en raison d’exigences certificat de vaccination comme condition douanières, l’intervenant pourra envisager la d’entrée (certains pays exigent un tel remise d’une lettre de dispense à l’effet que le certificat de tous les voyageurs, alors que vaccin n’est pas médicalement requis. Ceci d’autres l’exigent de voyageurs en aura pour but d’éviter d’exposer ces personnes provenance de zones infectées ou de pays au risque d’effets secondaires du vaccin en comprenant des zones infectées ou y ayant l’absence de réelle indication médicale. transité); • lors d’un séjour en Amérique en dehors des Liste de pays où la fièvre jaune est endémique : régions urbaines, dans les pays situés dans la zone d’endémicité amarile ou considérés Afrique comme zone infectée (même si ces pays Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, n’ont pas notifié officiellement de cas et Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d’Ivoire, n’exigent pas nécessairement de certificat Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, de vaccination); Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Kenya, • lors d’un séjour en Afrique tropicale dans les Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, pays situés dans la zone d’endémicité Ouganda, République centrafricaine, amarile ou considérés comme zone infectée République démocratique du Congo, Rwanda, (même si ces pays n’ont pas notifié Sao Tomé et Principe, Sénégal, Sierra Leone, officiellement de cas et n’exigent pas Somalie, Soudan (au sud du 15º N), Tanzanie, nécessairement de certificat de vaccination); Tchad, Togo. on y vaccinera aussi les voyageurs dont le séjour se limite aux villes. Amérique Argentine*, Bolivie*, Brésil*, Colombie, Les voyageurs à long terme, étant susceptibles Équateur*, Guyana, Guyane française, de se déplacer en région rurale, devraient être Panama*, Paraguay*, Pérou*, Suriname, Trinité vaccinés. et Tobago*, Venezuela*. Comme pour toute vaccination, chaque *Ces pays présentent des zones à endémicité voyageur doit être évalué individuellement et les partielle (voir carte). risques et bénéfices de la vaccination doivent être bien expliqués en même temps que les HÉPATITE A recommandations tenant compte des risques encourus par le voyageur lors de son séjour en Aucun pays n’est exempt d’hépatite A. Le mot zone endémique. La vaccination ne doit pas « présence » a été utilisé seulement pour les être offerte d’emblée pour tout séjour dans un pays dont le niveau d’endémicité est considéré pays qui comprend des zones endémiques ou comme modéré ou élevé et qui font l’objet de infectées. recommandations pour les voyageurs. Lorsque le vaccin est contre-indiqué pour des Compte tenu de l’efficacité et de l’innocuité des raisons médicales, une lettre de dispense peut vaccins contre l’hépatite A, on favorisera être remise; celle-ci doit être écrite en français l’administration du vaccin plutôt que et en anglais, sur un papier à en-tête de la d’immunoglobulines, même si le vaccin est clinique, et signée par le médecin, avec administré immédiatement avant le départ. Les l’apposition du sceau de l’Agence de santé recommandations d’immunisation contre publique du Canada. l’hépatite A s’appliquent aux gens de tout âge et même aux femmes enceintes. 94 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 84. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Immunisation • les voyageurs séjournant hors des circuits touristiques habituels et dans de La vaccination est indiquée : mauvaises conditions sanitaires; 1. pour tout voyageur qui séjournera dans un • les voyageurs effectuant un long séjour à pays où l’endémicité est modérée ou élevée l’étranger; et où le risque de transmission est jugé • personnes dont le but du voyage est de important, même lorsqu’il s’agit d’un court visiter la famille ou les amis; séjour à l’étranger; • les voyageurs immunosupprimés. 2. pour des groupes particuliers de voyageurs lorsque le séjour se déroule dans un pays où l’endémicité est modérée : Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 95 Mise à jour : février 2007
  • 85. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec HÉPATITE B INFECTIONS INVASIVES À MÉNINGOCOQUES Aucun pays n’est exempt d’hépatite B. Dans le présent guide, à la rubrique hépatite B, le Les infections invasives à méningocoques niveau de prévalence de l’infection a été indiqué surviennent de façon sporadique dans le monde pour chaque pays. entier. Les éclosions se produisent en hiver et au printemps dans les régions tempérées, et Immunisation durant la saison sèche (décembre à juin) dans les régions tropicales. L’incidence est Le Comité d’immunisation du Québec (CIQ) cependant beaucoup plus élevée dans recommande la vaccination universelle contre le certaines régions d’Afrique. Dans ces régions, virus de l’hépatite B; le voyage doit être le sérogroupe A prédomine et l’incidence est l’occasion de promouvoir et d’offrir cette plus élevée chez les enfants. Dans les pays vaccination. industrialisés, ce sont les très jeunes qui courent le plus grand risque de contracter la Dans un contexte de voyage international, la maladie. Entre 50 % et 60 % des cas vaccination est toutefois indiquée plus surviennent chez les enfants âgés de 3 mois à spécifiquement pour certains groupes 5 ans, mais on dénombre également des cas particuliers de voyageurs : chez les adolescents et les jeunes adultes âgés 1. les voyageurs devant séjourner quelques de moins de 25-30 ans. Par exemple, plus de mois ou plus dans une région à niveau 80 % des Canadiens ont acquis une immunité modéré ou élevé d’endémicité; naturelle contre les sérogroupes A, B et C avant l’âge de 20 ans. 2. les voyageurs qui auront des contacts physiques quotidiens avec la population En Afrique, les régions endémiques locale, particulièrement s’ils séjournent dans comprennent les pays suivants : une région à niveau modéré ou élevé d’endémicité; Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun (tiers Nord), Congo (République 3. les parents adoptant des enfants provenant démocratique du Congo), Côte d’Ivoire (tiers de régions à niveau modéré ou élevé Nord), Érythrée (partie Ouest), Éthiopie (moitié d’endémicité; Ouest), Gambie, Ghana (tiers Nord), Guinée 4. les voyageurs susceptibles de recevoir ou (Conakry) (partie Nord), Guinée-Bissau, Kenya, d’administrer des soins de santé durant leur Malawi, Mali (moitié sud), Mozambique, Niger séjour, particulièrement s’ils séjournent (tiers sud), Nigéria (2/3 Nord), Ouganda, dans une région à niveau modéré ou élevé République centrafricaine (tiers Nord), Rwanda, d’endémicité; Sénégal (moitié Sud), Soudan (Centre et Sud), Tanzanie, Tchad (moitié Sud), Togo (tiers 5. les voyageurs qui prévoient avoir des Nord), Zambie et Zimbabwe. relations sexuelles avec de nouveaux partenaires, quel que soit le niveau Certains de ces pays sont situés dans la d’endémicité de la région visitée; classique ceinture d’infections invasives à 6. les voyageurs qui risquent d’être exposés à méningocoques (il s’agit de la savane de du sang contaminé (ex. : utilisateurs de l’Afrique subsaharienne, de la Gambie et du drogues injectables), quel que soit le niveau Sénégal jusqu’en Éthiopie). Dans les autres d’endémicité de la région visitée. pays énumérés, il se produit aussi des épidémies de temps à autre. Les sérogroupes A, C et W135 constituent aujourd’hui les principaux sérogroupes impliqués dans l’activité d’infections invasives à méningocoques en Afrique. 96 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 86. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Pour les infections invasives à méningocoques, réfugiés ou lors de voyage d’aventure) ou le mot « présence » signale une situation de qui s’y rendent pour un long séjour. forte endémicité ou d’épidémie ou d’éclosion importante récente. Seuls les pays qui Étant donné que les réactions indésirables au présentent un risque particulier d’infection font vaccin sont rares et que la maladie peut l’objet d’une mention. Lorsqu’elles sont rapidement évoluer vers une issue fatale, il connues, la répartition géographique des serait peut-être prudent de procéder à la régions à risque dans chaque pays et la période vaccination lorsque le voyageur n’est pas de plus grande activité méningococcique sont certain de la nature exacte de l’exposition. En précisées. Cependant, compte tenu de la cas de doute, il est préférable de discuter avec variabilité de ces deux paramètres, on ne le voyageur des avantages et des inconvénients devrait pas les utiliser de manière restrictive du vaccin avant de prendre une décision. pour juger de l’indication de la vaccination. La vaccination n’est pas recommandée pour les Immunisation voyageurs adultes qui effectuent un court séjour (quelques semaines) dans une région où Les recommandations qui suivent concernent aucune éclosion n’est signalée et qui seront peu l’usage des vaccins polysaccharidiques. Il est exposés aux populations locales. préférable d’utiliser le vaccin quadrivalent même si le degré de protection qu’il offre contre INFLUENZA les infections à sérogroupes Y et W-135 n’a pas été établi. L’infection invasive à méningocoques Le risque d’exposition à l’influenza varie selon constitue un risque très faible lors d’un séjour à le pays et la saison. Dans les régions tropicales, l’étranger. De manière générale, la vaccination entre le 23e degré de latitude Nord et le 23e est indiquée seulement pour certains groupes degré de latitude Sud, le risque est présent particuliers de voyageurs. toute l’année. Dans les pays tempérés de l’hémisphère sud, le risque est généralement La vaccination est recommandée pour : présent d’avril à septembre. Dans les pays 1. tous les voyageurs qui feront un séjour tempérés de l’hémisphère nord, le risque est prolongé (à titre indicatif, la durée d’un généralement présent de novembre à mars. séjour prolongé est de 3 semaines ou plus) Dans la section du Guide sur la situation dans une région où sévit une épidémie ou épidémiologique par pays, la saisonnalité du une éclosion d’infections à méningocoques risque est indiquée pour chaque pays. d’un sérogroupe contenu dans le vaccin; Les croisières présentent par ailleurs un risque 2. les voyageurs qui se rendent en Arabie particulier en regard de l’influenza, en raison de saoudite durant le Hadj ou pour participer à la présence de nombreuses personnes dans un l’Umra. Pour ces voyageurs, pèlerins ou espace relativement restreint pendant plusieurs non-pèlerins, un certificat de vaccination est jours. Le risque de transmission de l’influenza y exigé par les autorités du pays; est présent à l’année puisque des personnes 3. les enfants et les jeunes adultes (à titre provenant d’hémisphères différents peuvent s’y indicatif, les moins de 30 ans) qui côtoyer. séjournent dans une région endémique, quelle que soit la durée du séjour; Immunisation 4. les adultes plus âgés qui se rendent dans La vaccination est indiquée pour des groupes ces mêmes régions endémiques et qui particuliers de voyageurs, soit les groupes auront des contacts plus étroits avec la cibles définis dans le Protocole d’immunisation population locale (lors de l’hébergement, du Québec, lorsque le séjour dans un pays dans les transports en commun, lors d’un donné se déroule durant la saison où le risque travail en soins de santé ou avec des de transmission de l’influenza est plus INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 97 Mise à jour : février 2007
  • 87. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec important. On consultera le Protocole établie ou accidentelle », selon le cas. On parle d’immunisation du Québec pour connaître la de « présence établie » d’une population de liste des personnes pour lesquelles la tiques lorsque les trois stades du vaccination est indiquée. Les voyageurs ne développement de la tique – larve, nymphe, faisant pas partie des groupes cibles peuvent adulte – sont décelés dans un même secteur aussi se faire vacciner, à leurs frais, pour chez des animaux qui y vivent ou dans réduire leur risque de contracter l’influenza. l’environnement pendant au moins deux années consécutives. Par opposition, le terme Les personnes pour lesquelles la vaccination « présence accidentelle » est utilisé lorsque les est indiquée devraient recevoir, ou avoir reçu trouvailles sont sporadiques, à la fois dans le dans la dernière année, la formulation la plus temps et dans l’espace; on ne retrace récente du vaccin influenza si leur voyage habituellement qu’un stade de développement comporte un risque d’exposition. Comme il de la tique. n’existe aucune donnée concernant les bienfaits de la revaccination aux 6 mois des voyageurs Ces tiques sont les principaux vecteurs de qui ont été vaccinés l’automne ou l’hiver Borrelia burgdorferi, l’agent causal de la précédent, la revaccination par le vaccin borréliose de Lyme. Les forêts de feuillus, au antigrippal de l’année antérieure n’est pas climat tempéré et au sol humide, constituent recommandée. l’habitat usuel de ces tiques. Il existe des foyers endémiques dans les zones forestières MALADIE DE LYME tempérées d’Asie, d’Europe centrale, orientale et du nord-ouest et des États-Unis d’Amérique. Le mot « présence » signifie l’existence de régions où une population de tiques vectrices infectées du genre Ixodes, est retrouvée. Lorsque l'on retrouve I. scapularis dans une région donnée, on peut parler de « présence 98 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 88. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Risque pour les voyageurs • Effectuer une inspection visuelle régulière visant à détecter la présence de tiques afin Généralement faible. Les personnes qui se de procéder à une extraction précoce, le cas rendent dans des zones rurales des régions échéant (les risques de transmission étant endémiques, en particulier les campeurs et les faibles si l’attachement est de moins de 36 randonneurs, sont à plus haut risque d’être heures). L’utilisation de pinces fines est exposées. habituellement recommandée pour l’extraction des tiques. Immunisation • Consulter un médecin en présence de lésions cutanées compatibles avec un Le vaccin contre la maladie de Lyme érythème migrant. (Lymerix®) n’est plus disponible, le fabricant en ayant cessé la production au début de 2002. PALUDISME Précautions Pour chaque pays comprenant des zones impaludées, on trouvera des précisions • Éviter les zones infestées de tiques. épidémiologiques (distribution géographique et • Prévenir les piqûres d’insectes par des saisonnière, altitude, espèce prédominante, mesures telles le port de vêtements longs et résistance aux antipaludéens), ainsi que le pâles et l’emploi d’un insectifuge à base de schéma chimioprophylactique recommandé. DEET sur la peau et les vêtements. 99 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 89. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Les abréviations suivantes sont utilisées : Immunisation P. : Plasmodium D’une façon générale, la primo-immunisation P. f. : Plasmodium falciparum est recommandée pour tous les voyageurs. Cependant, il n’est pas nécessaire d’immuniser En général, les recommandations ne tiennent systématiquement les personnes qui ne pas compte de la saisonnalité parce que les séjourneront qu’au Canada, aux États-Unis, en populations de moustiques en régions Europe de l’Ouest, en Australie, en Nouvelle- tropicales sont plus influencées par la pluviosité Zélande ou au Japon. Dans ce cas, qui est sujette à des variations importantes l’immunisation pourra se limiter aux groupes d’une année à l’autre. Dans les régions plus particuliers suivants : les enfants de 18 ans ou tempérées, des températures plus fraîches moins, les travailleurs de la santé et les peuvent induire une saisonnalité par inactivité personnes qui risqueraient d’être en contact des moustiques. De même, lorsque des avec des nourrissons récemment vaccinés avec altitudes sont mentionnées, elles ne le sont qu’à le vaccin vivant oral contre la poliomyélite (le titre indicatif, la température pouvant encore là Sabin). modifier les populations d’insectes à une altitude donnée. La primo-immunisation ainsi qu’une dose de A noter que : rappel sont recommandés pour tous ceux qui séjourneront dans les pays où le risque de P. f. : 0 % ne signifie pas qu’il n’y a pas de poliomyélite peut être présent : les pays malaria, mais qu’il s’agit d’une autre souche de endémiques, les pays pour lesquels le risque Plasmodium (le plus souvent P. vivax). est difficile à évaluer, ainsi que les pays pour lesquels l’élimination est récente, mais où En ce qui concerne les recommandations de persiste un risque potentiel. La majorité de ces chimioprophylaxie, compte tenu de la pays utilisent encore le vaccin vivant oral disponibilité de plus d’un choix d’antipaludéen, (Sabin) dont l’usage comporte un faible risque les mentions « médication pour zone de de transmission de poliomyélite vaccinale; ce résistance à la chloroquine » et « médication risque est plus important lorsque la population pour zone de résistance à la chloroquine et à la est incomplètement vaccinée. méfloquine » sont utilisées et réfèrent aux informations retrouvées dans le chapitre Le rappel sera administré si la dernière dose de « Prévention du paludisme ». En l’absence de la primo-immunisation remonte à plus de 10 résistance à la chloroquine, la mention ans. Une seule dose de rappel est nécessaire « chloroquine » est utilisée. 10 ans ou plus après la fin de la primo- immunisation : il n’est pas nécessaire POLIOMYÉLITE d’administrer des rappels aux 10 ans par la suite. Pour chaque pays, la situation épidémiologique est précisée. « Maladie endémique » signifie Pénurie de vaccin que la maladie est présente de façon importante et se transmet de façon continue En cas de pénurie de vaccin, on doit prioriser dans le pays. « Couverture vaccinale les voyageurs qui séjourneront dans les pays insuffisante » signifie que la couverture est de haute endémicité (Inde, Pakistan, inférieure à 90 %, seuil qui empêcherait la Afghanistan, Niger, Nigéria, Égypte), dans les transmission soutenue à la suite de la ré- pays qui signalent des cas ou dans les pays où introduction du virus. la situation est difficile à évaluer (Yémen, Indonésie et tous les pays d’Afrique tropicale). Quant aux voyageurs qui se dirigent vers les pays où la polio est éliminée, mais où l’on continue à utiliser le vaccin vivant oral contre la 100 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 90. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec polio (le Sabin), c’est-à-dire la majorité des pays Immunisation d’Amérique latine, d’Afrique du Nord et des pays d’Asie non mentionnés plus haut, on Le vaccin pré-exposition contre la rage est s’assurera qu’ils soient vaccinés s’il est indiqué surtout pour des groupes particuliers possible qu’ils soient en contact avec des de voyageurs : nourrissons, parce que ceux-ci peuvent être 1. les personnes devant travailler dans un vaccinés avec le vaccin vivant oral contre la pays en voie de développement à titre de polio. vétérinaire, animalier, spéléologue, agent de conservation de la faune ou encore Accélération de l’immunisation des laborantin susceptible de manipuler le virus nourrissons de la rage; On peut sans inconvénient accélérer 2. les voyageurs (surtout les enfants) l’immunisation du nourrisson qui séjournera en prévoyant vivre de façon prolongée pays à risque en commençant la vaccination (plusieurs mois) dans une région dès l’âge de 6 semaines et en utilisant les endémique alors qu'une prophylaxie post- intervalles minimaux entre les doses. On le fera exposition adéquate ne pourrait être systématiquement pour les séjours dans les obtenue dans des délais raisonnables pays endémiques, dans les pays qui signalent (idéalement 24 heures). des cas et dans les pays où le risque est difficile à évaluer. Notons également que : • pour certains voyageurs se rendant en zone RAGE endémique et dont le séjour se déroule majoritairement à l'extérieur en région rurale, On estime que, mondialement, entre 40 000 et tels cyclistes, randonneurs, campeurs et 70 000 personnes meurent annuellement de la certaines catégories de travailleurs, le risque rage et que 30 à 50 % des victimes sont des augmente considérablement même si le enfants de moins de 15 ans. Ces décès voyage est de courte durée; surviennent surtout dans les pays en voie de • quelle que soit la situation épidémiologique développement. Le risque encouru par les de la rage dans le pays visité, les morsures voyageurs est difficile à déterminer mais les animales, en particulier les morsures de enfants sont plus à risque que les adultes. Les chiens ou de chauve-souris, doivent faire morsures qui mettent le voyageur le plus l'objet d'une consultation médicale dans les souvent à risque sont celles des chiens et, dans plus brefs délais pour s'assurer d'une certaines régions, des chauves-souris. évaluation et d'une prise en charge L’approvisionnement en immunoglobulines et efficaces; en vaccins antirabiques dans beaucoup de pays en voie de développement est problématique. • la vaccination pré-exposition (3 doses) n’élimine pas la nécessité d’une vaccination Dans la situation épidémiologique par pays : post-exposition mais la simplifie, car on doit alors recevoir 2 doses au lieu de 5 et on • « Présence » signale une situation évite de devoir recevoir les d'endémicité de la rage animale dans le immunoglobulines, qui sont souvent difficiles pays; d’accès. • « Absence » signale que le pays est considéré exempt de rage; • « Présence probable » signifie qu'il n'y a pas de données disponibles ou récentes, mais qu'une situation d'endémicité est probable. INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 101 Mise à jour : février 2007
  • 91. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec ROUGEOLE SCHISTOSOMIASE La rougeole reste une cause majeure de L’épidémiologie de la schistosomiase est mortalité chez l’enfant, particulièrement dans complexe, et dépend de plusieurs facteurs : la les pays en développement où la couverture présence des escargots (hôte intermédiaire), vaccinale laisse à désirer. La situation les conditions environnementales favorables, épidémiologique demeure toutefois difficile à les travaux d’irrigation agricole, les barrages et préciser à partir des données disponibles, la présence d’humains infectés. souvent incomplètes, en regard de la surveillance de la maladie et de la couverture Les pays les plus affectés se trouvent surtout vaccinale. Une estimation du risque d’épidémie en Afrique sub-saharienne, où les programmes (risque faible / risque modéré ou absence de nationaux de contrôle ont subi d’importants données / risque élevé) est donnée pour reculs. Pour cette raison, nous avons choisi de chaque pays, à titre indicatif. ne plus détailler les zones endémiques pour plusieurs pays africains, où tous les cours d’eau Immunisation douce devraient être considérés comme potentiellement infestés. Certaines zones Pour tout voyageur, on s’assurera que particulièrement à haut risque pour les l’immunisation de base contre la rougeole est voyageurs sont précisées. en conformité avec les recommandations du Protocole d’immunisation du Québec. En Les foyers d’endémicité sont plus isolés en particulier, on s’assurera que les adultes nés Afrique du Nord, en Asie, dans les Antilles et en après le 1er janvier 1970 aient reçu 2 doses de Amérique latine et sont précisés lorsque vaccin avant leur départ. connus. Pour certains groupes particuliers de Dans la situation épidémiologique par pays : voyageurs se rendant dans les pays où le • « Présence » signale l’existence d’une risque de rougeole est modéré ou élevé : situation d’endémicité de la schistosomiase • envisager, avant leur départ, la vaccination dans le pays. des enfants âgés de 6 à 12 mois, surtout • « Transmission faible » indique un pays où s’ils doivent être en contact avec d’autres l'implantation des mesures de contrôle est enfants. Si la première dose est administrée réussie. La prévalence de l'infection et le avant l’âge de 12 mois, on n’en tiendra pas risque de transmission sont faibles. compte par la suite : l’enfant devra quand • « Transmission probablement interrompue » même recevoir les 2 doses recommandées indique un pays où l’interruption de la dans le calendrier habituel après l’âge de 12 transmission est probable mais n’est pas mois; encore certifié par l'Organisation mondiale • si un enfant de plus de 12 mois a reçu sa de la santé. première dose, lui administrer une seconde dose avant le départ si un intervalle d’un De façon générale, les voyageurs devraient mois entre les doses peut être respecté. éviter le contact direct avec l'eau douce dans toutes les régions tropicales (lacs, rivières, étang, etc.). En plus de la schistosomiase, d’autres infections peuvent être contractées de cette façon, comme la leptospirose ou les infections entériques. 102 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 92. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : CDC. Yellow Book. 2005-2006. Services médicaux TYPHOÏDE La qualité des services médicaux est indiquée. La typhoïde est une maladie fébrile aiguë causée par Salmonella typhi qui se transmet Test de dépistage du VIH et restrictions par voie fécale-orale. Cette infection est très répandue à travers le monde, en particulier Certains pays ont instauré des restrictions en dans les pays en voie de développement. La matière d’immigration et de visas pour les résistance aux antibiotiques étant de plus en personnes vivant avec le VIH/SIDA. Les plus répandue, des souches de S. typhi indications retrouvées dans ce chapitre doivent multirésistantes, incluant ou non une résistance être confirmées par le voyageur auprès de à la ciprofloxacine, sont présentes dans l’ambassade ou du consulat du pays visité si ce plusieurs parties du monde, ce qui complique le voyageur a des raisons de croire que les traitement de cette infection. Cette variable restrictions peuvent s’appliquer à lui. intervient dans la prise de décision de recommander la vaccination en fonction du L’Organisation mondiale de la santé estime que pays visité. rien, du point de vue de la santé publique, ne justifie les restrictions à l’immigration qui constituent une discrimination simplement basée sur la séropositivité d’une personne pour le VIH. 103 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 93. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec De 1991 à 2002, entre 10 et 30 cas de fièvre des cas déclarés en 2000-2002 concernaient typhoïde ont été déclarés annuellement au des voyageurs ayant séjourné en Asie alors que Québec. Parmi les 21 cas déclarés au Québec 15 % des voyageurs québécois avaient de 2000 à 2002 chez des voyageurs séjourné en Asie en 2000 d’après les données internationaux, 62 % ont été acquis dans le de Statistique Canada. sous-continent indien, soit 7 cas au Bangladesh, 4 en Inde et 2 au Pakistan. Le tiers des 21 cas ont été contractés dans les Amériques. Le risque de typhoïde semble proportionnellement plus élevé en Asie : 62 % Source : Crump JA, Luby SP, Mintz ED. The global burden of typhoid fever. Bull. World Health Organ. 2004; 82 : 346-353 104 INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION Mise à jour : février 2007
  • 94. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Source : Parry CM, Hien TT, Dougan G et al. Typhoid fever. N Engl J Med 2002; 347 : 1770-1782. Immunisation • effectueront un long séjour à l’étranger, • visiteront la famille ou les amis pendant La vaccination est indiquée : leur séjour, 1. pour tous les voyageurs dont le séjour se • sont plus susceptibles aux infections déroule dans un pays où le risque de entériques en raison de mécanismes de transmission est modéré ou élevé (sauf défense gastrique amoindris par une peut-être exceptionnellement pour les achlorhydrie, une gastrectomie, une voyageurs effectuant de très brefs séjours vagotomie ou une thérapie continue aux dans de très bonnes conditions sanitaires); inhibiteurs de la pompe à protons ou aux 2. pour des groupes particuliers de antagonistes des récepteurs H2. voyageurs dont le séjour se déroule dans un pays où le risque de transmission est possible et qui : • séjourneront hors des circuits touristiques habituels et dans de mauvaises conditions sanitaires, INTERPRÉTATION DES DONNÉES ET INDICATIONS D’IMMUNISATION 105 Mise à jour : février 2007
  • 95. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS
  • 96. Guide d’intervention santé-voyage Afghanistan Institut national de santé publique du Québec SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS AFGHANISTAN Paludisme Présence dans toutes les régions au-dessous de Fièvre jaune 2000 mètres d’avril à novembre. Certificat exigé des voyageurs en P. f. : 10 %. provenance de zones infectées. Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Choléra • Prophylaxie : médication pour zone de Présence. résistance à la chloroquine. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Poliomyélite des circonstances exceptionnelles. Maladie endémique : incidence élevée. Dengue • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage Hépatite A Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Rougeole Hépatite B Risque élevé. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Influenza Extrêmement limités. Risque présent de novembre à mars. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission élevé. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 109 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 97. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Afrique du sud AFRIQUE DU SUD Hépatite A Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones Hépatite B infectées. Les pays ou zones compris dans la zone d’endémicité d’Afrique et Prévalence élevée de porteurs. d’Amérique sont considérés comme infectés. • Immunisation pour des groupes particuliers. Choléra Influenza Présence. Risque présent d’avril à septembre. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour des groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. 110 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 98. Guide d’intervention santé-voyage Afrique du sud Institut national de santé publique du Québec Paludisme P. f. : > 99 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Présence toute l’année dans les zones de la sulfadoxine-pyriméthamine. basse altitude de la province de Mpumalanga (y compris le Parc national Kruger), de la • Prophylaxie : médication pour zone de province Northern et du nord-est du Kwazulu- résistance à la chloroquine. Natal jusqu’à la rivière Tugela. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 111 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 99. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Albanie Poliomyélite ALBANIE Absence de cas, élimination récente; risque Fièvre jaune faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones Rage infectées. Présence. Encéphalite européenne à tiques • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Les foyers sont dispersés à travers tout le pays. Rougeole Hépatite A Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B De bonne qualité dans les centres urbains. Prévalence modérée de porteurs. Parfois limités à l’extérieur des villes. • Immunisation pour des groupes particuliers. Schistosomiase Influenza Présence principalement dans la partie est (le long du littoral) et nord-est du pays. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. Test de dépistage du VIH Maladie de Lyme Test obligatoire pour tous les travailleurs miniers. Présence. Les visiteurs séropositifs ou atteints du sida ne Poliomyélite se voient pas refuser l’entrée dans ce pays. On peut cependant refuser l’admission à tout Absence de cas, élimination récente; risque visiteur gravement malade, quelle que soit la faible ou potentiel. cause de sa maladie, afin d’éviter à l’État des coûts de services médicaux. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Typhoïde Rage Risque de transmission modéré. Présence. • Immunisation pour tous, sauf pour de courts • Immunisation pour des groupes particuliers. séjours dans les grandes villes dans de bonnes conditions sanitaires. 112 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 100. Guide d’intervention santé-voyage Algérie Institut national de santé publique du Québec Rougeole Paludisme Risque modéré ou absence de données. Le risque de paludisme est limité à un petit foyer dans la région saharienne d’Ihrir (département • Immunisation de base et groupes d’Illizi). particuliers. P. f. : 0 %. Services médicaux • Prophylaxie : aucune. Limités. Disponibilité des médicaments très Poliomyélite limitée. Absence de cas, élimination récente; risque Typhoïde faible ou potentiel. Transmission possible. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage ALGÉRIE Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Rougeole Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de Risque élevé. zones infectées. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite A Schistosomiase Présence. Présence seulement dans certaines parties du • Immunisation pour tous. pays (Biskra, Beni-Abbes, l’oasis de Djanet et la région côtière méditerranéenne, près d’Alger). Hépatite B Services médicaux Prévalence modérée de porteurs. Limités. De qualité douteuse. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 113 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 101. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Allemagne ALLEMAGNE Services médicaux De bonne qualité. Fièvre jaune Aucune exigence. ANDORRE Encéphalite européenne à tiques Fièvre jaune Présence. Situation endémo-sporadique, Aucune exigence. notamment au début de l’été et en automne. Les régions à risque élevé sont la Bavière et le Hépatite B Baden-Württemberg. Le risque est moins élevé dans Odenwald, Rheinland-Pfalz, Thüringen et Prévalence faible. Hessen. Des cas sporadiques sont aussi rapportés en Saarland et en Saxonie. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Influenza Prévalence faible. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Maladie de Lyme Risque présent de novembre à mars. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Maladie de Lyme Éliminée. Présence • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Rage Éliminée. Absence. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Rage Risque modéré ou absence de données. Présence. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Rougeole De bonne qualité. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. 114 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 102. Guide d’intervention santé-voyage Angola Institut national de santé publique du Québec ANGOLA Paludisme Présence dans tout le pays, zones urbaines et Fièvre jaune rurales. Présence. P. f. : 90 %. Certificat exigé des voyageurs âgés de Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à plus d’un an en provenance de zones la sulfadoxine-pyriméthamine. infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de Immunisation recommandée pour tous. résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. Cas signalés en 2005. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Primo-immunisation et rappel pour tous. des circonstances exceptionnelles. Rage Dengue Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite B Schistosomiase Prévalence élevée de porteurs. Présence dans tout le pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Infection invasive à méningocoques Pratiquement inexistants dans tout le pays. La plupart des médicaments ne sont pas Présence. disponibles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 115 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 103. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Antigua-et-Barbuda A N T I G U A - E T -B A R B U D A Services médicaux Limités. Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés Test de dépistage du VIH de plus d’un an en provenance de zones infectées. Aucune restriction d’entrée. Dengue ANTILLES NÉERLANDAISES (A R U B A , B O N A I R E , C U R A Ç A O , Présence. S A B A , S A I N T -M A R T I N , S A I N T - Hépatite A EUSTACHE) Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus de 6 mois en provenance de zones Hépatite B infectées. Prévalence modérée de porteurs. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Hépatite B Risque présent toute l’année. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Influenza Éliminée. Risque présent toute l’année. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Poliomyélite Absence. Éliminée. Rougeole • Primo-immunisation pour tous. Risque faible. Rage • Immunisation de base. Absence. Schistosomiase Rougeole Transmission probablement interrompue. Risque faible. • Immunisation de base. 116 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 104. Guide d’intervention santé-voyage Arabie saoudite Institut national de santé publique du Québec Services médicaux Hépatite A En général de bonne qualité à Aruba, à Présence. Curaçao et à Saint-Martin, mais limités dans les autres îles. • Immunisation pour tous. Test de dépistage du VIH Hépatite B Les futurs immigrants à Aruba doivent se Prévalence élevée de porteurs. soumettre à un test. Aucune indication n’est • Immunisation pour des groupes particuliers. disponible pour les autres îles. Infection invasive à méningocoques ARABIE SAOUDITE • Un certificat de vaccination, avec le vaccin Fièvre jaune quadrivalent A, C, Y, W-135, datant de moins de 3 ans et de plus de 10 jours est exigé des Certificat exigé de tous les voyageurs pèlerins se rendant à La Mecque durant le en provenance de pays dont des Hadj ou participant à l’Umra. Un certificat parties sont infectées. peut être exigé des voyageurs non pèlerins se rendant en Arabie saoudite durant le Hadj. Choléra durant le Hadj Les enfants âgés de moins de 2 ans doivent recevoir 2 doses. Aucune donnée n’est disponible concernant l’incidence réelle du choléra chez les pèlerins Influenza en période du Hadj. Cependant, aucun cas n’a été signalé durant cette période. De façon Risque présent de novembre à mars au nord du générale, les risques demeurent limités et la 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans vaccination de routine n’est pas recommandée. la partie sud du pays. Toutefois, l’immunisation contre le choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. pourrait exceptionnellement être offerte dans certaines circonstances rares, étant donné les conditions théoriquement propices à la transmission de la maladie durant cette période. Une telle décision devrait être basée principalement sur les facteurs de risque individuels ainsi que sur l’accessibilité aux soins médicaux. Dengue Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 117 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 105. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Arabie saoudite Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Paludisme P. f. : 88 %. Présence dans la plupart des régions du sud Résistance de P. falciparum à la chloroquine. (excepté les régions de haute altitude de la • Prophylaxie : médication pour zone de province d’Asir) et dans certaines régions résistance à la chloroquine. rurales de l’ouest. Les régions urbaines de Djeddah, la Mecque, Médine et Taïf sont exemptes de paludisme. 118 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 106. Guide d’intervention santé-voyage Arabie saoudite Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Schistosomiase Absence de cas, élimination récente; risque Présence principalement dans les provinces de faible ou potentiel. l’Ouest et du Centre (oasis). • Certificat de vaccination exigé pour les Services médicaux voyageurs de moins de 15 ans en provenance des pays où la poliomyélite est Adéquats dans les grands centres urbains. signalée, en particulier des pays suivants : Afghanistan, Angola, Burkina Faso, Test de dépistage du VIH Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Guinée, Inde, Indonésie, Mali, Les visiteurs qui demandent un permis de travail Niger, Nigéria, Pakistan, République ou une carte de séjour doivent produire une centrafricaine, Soudan, Tchad, Yémen. De attestation de séronégativité. plus, un rappel leur sera administré à l’entrée au pays. Typhoïde Rage Transmission possible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 119 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 107. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Argentine ARGENTINE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune Aucune exigence. Immunisation recommandée pour une visite aux chutes d’Iguaçu. 120 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 108. Guide d’intervention santé-voyage Argentine Institut national de santé publique du Québec Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent d’avril à septembre. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 121 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 109. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Argentine Paludisme Paraguay (provinces de Misiones et Corrientes). La prophylaxie n’est pas nécessaire pour une Présence dans les zones rurales près de la visite touristique de quelques jours aux chutes frontière bolivienne, soit dans les départements d’Iguaçu. d’Iruya, Oran, San Martin et Santa Victoria P. f : 0 %. (province de Salta), et dans les départements de Ledesma, San Pedro et Santa Barbara • Prophylaxie : chloroquine (province de Jujuy) et près de la frontière du Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 122 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 110. Guide d’intervention santé-voyage Arménie Institut national de santé publique du Québec Hépatite B Poliomyélite Prévalence modérée de porteurs. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent de novembre à mars. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Rougeole Présence. Risque faible. Paludisme • Immunisation de base. Réémergence depuis 1997 surtout dans le Services médicaux district de Masis. La transmission est survenue surtout de juin à octobre avec un pic en De bonne qualité dans les centres urbains septembre; il n’y a pas de risque dans les zones importants. De qualité variable à l’extérieur des touristiques. grandes villes. P. f. : 0 %. Typhoïde • Prophylaxie : aucune. Transmission possible. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. ARMÉNIE • Primo-immunisation et rappel pour tous. Fièvre jaune Rage Aucune exigence. Absence. Choléra Rougeole Présence. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite A Services médicaux Limités et inadéquats. Disponibilité des produits Présence. médicaux très limitée. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 123 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 111. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Australie Typhoïde Poliomyélite Transmission possible. Éliminée. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. AUSTRALIE Rage Fièvre jaune Absence. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an arrivant en Australie Rougeole dans les 6 jours suivant un séjour d’au moins une nuit dans un pays infecté. Risque modéré ou absence de données. Dengue • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Services médicaux Encéphalite japonaise De bonne qualité. Présence dans les îles australiennes du détroit Test de dépistage du VIH de Torres. Un cas a aussi été signalé sur la côte ouest de la péninsule du Cap-York, à Les personnes de 15 ans et plus demandant une l’extrémité nord de l’État du Queensland, où résidence permanente doivent subir un test. l’encéphalite japonaise est peut-être en train de Toute autre personne nécessitant un examen s’établir. médical peut être testée en cas de suspicion clinique d’infection. • Immunisation pour des groupes particuliers devant séjourner dans les îles du détroit de AUTRICHE Torres ou dans la péninsule du Cap-York. Hépatite B Fièvre jaune Aucune exigence. Prévalence faible de porteurs. Encéphalite européenne à tiques • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Cas sporadiques surtout au début de Influenza l’été et en automne. Les régions à risque élevé sont situées le long du Danube entre Passau et Risque présent toute l’année dans la partie Linz, de même qu'à Wachau, St-Poelten, Vienne nord du pays et d’avril à septembre au sud du et le sud de Vienne; le risque est aussi élevé 23e degré de latitude Sud. dans certaines parties du Burgenland, de • Immunisation pour des groupes particuliers. Carinthia et de Steiermark le long de la frontière hongroise et slovène. De nouveaux foyers ont Maladie de Lyme été rapportés autour des lacs Mattsee et Wallersee, ainsi qu’à Thalgau dans le nord-est Présence. de Salzbourg. 124 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 112. Guide d’intervention santé-voyage Azerbaïdjan Institut national de santé publique du Québec Hépatite B Hépatite B Prévalence faible. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Influenza Risque présent de novembre à mars. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Maladie de Lyme Présence. Présence. Poliomyélite Paludisme Éliminée. Le risque est limité dans les zones rurales basses, principalement entre les rivières Koura • Primo-immunisation pour des groupes et Araxe de juin à septembre. particuliers. P. f. : 0 %. Rage • Prophylaxie : aucune. Présence. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque Rougeole faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes Rage particuliers. Présence. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. De bonne qualité. Rougeole AZERBAÏDJAN Risque modéré ou absence de données. Fièvre jaune • Immunisation de base et groupes particuliers. Aucune exigence. Services médicaux Hépatite A Extrêmement limités. Disponibilité des produits médicaux de base très limitée. Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 125 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 113. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Bahamas Typhoïde Services médicaux Risque de transmission modéré. Généralement de bonne qualité à Nassau et à Freeport. Parfois limités en milieu rural. • Immunisation pour tous. Disponibilité des produits sanguins limitée. BAHAMAS BAHREÏN Fièvre jaune Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés Aucune exigence. de plus d’un an en provenance de zones infectées. Hépatite A Dengue Présence. Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Influenza Risque présent de novembre à mars au nord Risque présent de novembre à mars. du 23e degré de latitude Nord et toute l’année • Immunisation pour des groupes particuliers. dans la partie sud du pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Poliomyélite Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Éliminée. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Primo-immunisation pour tous. Rage Rage Absence. Absence. Rougeole Rougeole Risque modéré ou absence de données. Risque faible. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation de base. Services médicaux De bonne qualité et disponibles dans plusieurs centres hospitaliers et cliniques privées. 126 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 114. Guide d’intervention santé-voyage Bangladesh Institut national de santé publique du Québec Test de dépistage du VIH Encéphalite japonaise Un test est demandé aux manipulateurs Présence en milieu rural. La saisonnalité est mal d’aliments et à ceux qui assurent les soins aux connue, mais le risque serait plus élevé de juillet malades et aux enfants. à décembre. • Immunisation pour des groupes particuliers BANGLADESH séjournant en milieu rural entre juillet et décembre. Fièvre jaune Hépatite A Toute personne (y compris les enfants en bas âge) arrivant par voie aérienne Présence. ou maritime sans être munie d’un certificat de vaccination est isolée • Immunisation pour tous. pendant 6 jours au maximum si elle a quitté une zone infectée ou est passée Hépatite B en transit dans une telle zone moins de 6 jours avant son arrivée, ou si elle Prévalence modérée de porteurs. arrive dans un avion qui est passé par • Immunisation pour des groupes particuliers. une zone infectée et n’a pas été désinsectisé. Influenza Les pays et zones suivants sont considérés Risque présent de novembre à mars au nord du comme infectés : tous les pays d’Afrique et 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans d’Amérique situés dans la zone d’endémicité la partie sud du pays. amarile, de même que tous les pays où des cas de fièvre jaune sont signalés. Les pays • Immunisation pour des groupes particuliers. et zones suivants sont aussi considérés comme infectés : Malawi, Mauritanie, Bélize, Paludisme Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Trinité et Tobago. Présence dans toutes les régions sauf à Dhaka. P. f. : 44 %. Choléra Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Présence. la sulfadoxine-pyriméthamine. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Prophylaxie : médication pour zone de des circonstances exceptionnelles. résistance à la chloroquine. Dengue Poliomyélite Présence. Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- infection à cause de la proximité de l’Inde. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Rage Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 127 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 115. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Barbade Rougeole Poliomyélite Risque élevé. Éliminée. • Immunisation de base et groupes • Primo-immunisation pour tous. particuliers. Rage Services médicaux Absence. Limités. Ne s’approchent pas des standards nord-américains, même dans les sites Rougeole touristiques. Risque faible. Typhoïde • Immunisation de base. Risque de transmission élevé. Services médicaux • Immunisation pour tous. De bonne qualité. Limités dans les zones rurales BARBADE éloignées. Fièvre jaune BELGIQUE Certificat exigé des voyageurs âgés Fièvre jaune de plus d’un an en provenance de zones infectées. Aucune exigence. Dengue Hépatite B Présence. Prévalence faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Maladie de Lyme Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Poliomyélite Risque présent toute l’année. Éliminée. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. 128 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 116. Guide d’intervention santé-voyage Bélize Institut national de santé publique du Québec Rage Paludisme Absence. Présence dans les régions urbaines et rurales de tout le pays, y compris les îles côtières, les Rougeole centres de villégiature et les réserves forestières. P. f. : 14 %. Risque modéré ou absence de données. • Prophylaxie : chloroquine. • Immunisation de base et groupes particuliers. Poliomyélite Services médicaux Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. De bonne qualité. • Primo-immunisation et rappel pour tous. BÉLIZE Rage Fièvre jaune Présence. Certificat exigé des voyageurs en • Immunisation pour des groupes particuliers. provenance de zones infectées. Rougeole Choléra Risque faible. Présence. • Immunisation de base. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Services médicaux Dengue Limités. Présence. Test de dépistage du VIH Hépatite A Un test est exigé pour toute demande de permis de résidence. Présence. • Immunisation pour tous. Typhoïde Hépatite B Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 129 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 117. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Bénin BÉNIN • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Fièvre jaune Poliomyélite Présence. Cas signalés en 2004. Certificat exigé de tous les voyageurs âgés de plus d’un an. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Choléra Rage Présence. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour des groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Rougeole Dengue Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite A Schistosomiase Présence. Présence dans tout le pays. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B Limités. Disponibilité des produits médicaux Prévalence élevée de porteurs. parfois limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Infection invasive à méningocoques Risque de transmission modéré. Présence dans tout le pays. Un pic d’activité • Immunisation pour tous. survient en saison sèche de décembre à juin. BERMUDES • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Fièvre jaune Aucune exigence. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Paludisme Prévalence modérée de porteurs. Présence dans les zones urbaines et rurales • Immunisation pour des groupes particuliers. de tout le pays. P. f. : 87 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine. 130 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 118. Guide d’intervention santé-voyage Bhoutan Institut national de santé publique du Québec Influenza BHOUTAN Risque présent de novembre à mars. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs en Poliomyélite provenance de zones infectées. Éliminée Choléra • Primo-immunisation pour tous. Présence. Rage • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Absence. Encéphalite japonaise Rougeole Présence probable dans les zones de basse Risque faible. altitude. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers séjournant dans ces zones entre juillet et Services médicaux décembre. De bonne qualité. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 131 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 119. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Bhoutan Paludisme Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Présence dans les districts limitrophes de • Prophylaxie : médication pour zone de l’Inde (moitié sud du pays) : Chhukha, résistance à la chloroquine. Geylegphug, Samchi, Samdrupjongklar, Shemgang. P. f. : 41 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 132 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 120. Guide d’intervention santé-voyage Biélorussie (Bélarus) Institut national de santé publique du Québec Hépatite B Poliomyélite Prévalence modérée de porteurs. Maladie endémique : incidence difficile à évaluer. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent de novembre à mars. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Rougeole Présence. Risque élevé. Poliomyélite • Immunisation de base et groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Services médicaux • Primo-immunisation et rappel pour tous. Limités. Disponibilité des produits médicaux Rage parfois limitée. Présence. Typhoïde • Immunisation pour groupes particuliers. Risque de transmission élevé. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque faible. B I É L O R U S S I E (B É L A R U S ) • Immunisation de base. Fièvre jaune Services médicaux Aucune exigence. Limités. Disponibilité des produits médicaux de Encéphalite européenne à tiques base très limitée. Présence. Risque présent dans tout le pays, à Test de dépistage du VIH l'exception des districts dans le nord. Un test est demandé à toute personne qui Hépatite A séjourne au pays plus de 3 mois. Présence. Typhoïde • Immunisation pour tous. Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 133 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 121. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Bolivie BOLIVIE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune Immunisation recommandée pour les Présence. voyageurs se rendant à l’est de la Cordillère des Andes. La vaccination Certificat exigé des voyageurs en n’est donc pas recommandée pour les provenance de zones infectées. voyageurs dont le séjour se limite aux villes de La Paz ou de Sucre ou à la région du Lac Titicaca. 134 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 122. Guide d’intervention santé-voyage Bolivie Institut national de santé publique du Québec Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence élevée de porteurs à l’intérieur du bassin amazonien, modérée ailleurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 135 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 123. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Bolivie Paludisme (départements de Beni et Pando, particulièrement dans les localités de Présence au-dessous de 2 500 mètres excepté Guayaramerin, Riberalta et Puerto Rico). dans les zones urbaines et les régions Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à suivantes : département d’Oruro, provinces la sulfadoxine-pyriméthamine. d’Ingavi, Los Andes, Omasuyos, Pacajes (département de La Paz), le sud et le centre du • Prophylaxie : département de Potosi. • médication pour zone de résistance à la P. f : 20 % dans les États du Nord chloroquine dans le Nord (Beni et Pando); • chloroquine ailleurs. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 136 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 124. Guide d’intervention santé-voyage Bosnie-Herzégovine Institut national de santé publique du Québec Influenza Poliomyélite Risque présent de novembre à mars. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Maladie de Lyme Rage Présence. Présence. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque Rougeole faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes Rage particuliers. Présence. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. De qualité satisfaisante mais variable dans les Rougeole grandes villes. Risque élevé. Typhoïde • Immunisation de base et groupes particuliers. Risque de transmission modéré. Services médicaux • Immunisation pour tous. Minimes ou inexistants. La plupart des produits B O S N I E -H E R Z É G O V I N E médicaux ne sont pas disponibles. Fièvre jaune Typhoïde Aucune exigence. Risque de transmission modéré. Encéphalite européenne à tiques • Immunisation pour tous. Présence dans le nord du pays. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 137 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 125. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Botswana BOTSWANA Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones d’endémicité ou infectées. Dengue Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année dans la partie nord du pays et d’avril à septembre au sud du 23e degré de latitude Sud. • Immunisation pour des groupes particuliers. 138 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 126. Guide d’intervention santé-voyage Botswana Institut national de santé publique du Québec Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine. • Prophylaxie : médication pour zone de Présence en zones urbaines et rurales dans la résistance à la chloroquine. moitié nord du pays (au nord du 21e degré de latitude Sud) : districts/sous-districts de Boteti, Chobe, Ngamiland, Okavango, Tutume. P. f. : 95 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 139 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 127. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Botswana Poliomyélite Schistosomiase Cas signalés en 2004. Présence principalement dans les parties est et nord du pays, zones rurales et urbaines. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Services médicaux Rage Limités. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Rougeole Risque de transmission élevé. • Immunisation pour tous. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes particuliers. 140 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 128. Guide d’intervention santé-voyage Brésil Institut national de santé publique du Québec BRÉSIL Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Para, Rondonia, Roraima, Minas Gerais et Tocantins, Présence et dans certaines zones des États de Bahia Certificat exigé des voyageurs âgés de (ouest), Parana (ouest), Piaui (sud), Rio Grande plus de 9 mois en provenance de do Sul (nord-ouest), Santa Catarina (ouest), zones infectées. Sao Paulo (nord) et Espirito Santo. Immunisation reccomandée pour une visite aux La vaccination est recommandée aux chutes d’Iguaçu. voyageurs se rendant dans les zones rurales des États d’Acre, Amapa, Amazonas, Goias, Maranhao, SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 141 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 129. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Brésil Choléra Hépatite B Présence. Prévalence élevée de porteurs à l’intérieur du bassin amazonien, modérée ailleurs. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue Influenza Présence. Risque présent toute l’année dans la partie nord du pays et d’avril à septembre au sud du 23e Hépatite A degré de latitude Sud. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Maladie de Lyme Présence. 142 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 130. Guide d’intervention santé-voyage Brésil Institut national de santé publique du Québec Source : Guide d'intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Paludisme dans les grandes villes telles : Porto Velho, Boa Vista, Macapa, Manaus, Santarem et Maraba. À Présence au-dessous de 900 m, dans l’extérieur de l’Amazonie, le risque de certaines zones rurales des États ou territoires transmission est négligeable ou nul. suivants : Acre, Amapa, Amazonas, Maranhao, Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Pas de risque dans les villes et stations Tocantins ainsi que dans les régions urbaines balnéaires de la côte (Natal, Recife, Fortaleza, du bassin de l’Amazone. La transmission est Salvador, Rio, Sao Paulo, Belem), jusqu’à la très élevée dans la jungle dans les zones frontière de l’Uruguay et aux chutes d’Iguaçu. Le colonisées depuis moins de 5 ans, les zones voyageur en croisière sur l’Amazone et ses forestières ou minières. Le risque est faible SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 143 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 131. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Brunei Darussalam affluents ou voyageant dans les terres dans le BRUNEI DARUSSALAM bassin amazonien doit prendre une prophylaxie. Fièvre jaune P. f. : 22 %. Certificat exigé des voyageurs âgés de Résistance du P. falciparum à la chloroquine. plus d’un an en provenance de zones On retrouve moins de 5 % de souches de P. infectées ou ayant traversé des zones falciparum résistant à la méfloquine. d’endémicité partielle ou totale au cours • Prophylaxie : médication pour zone de des 6 jours précédents. Les pays et résistance à la chloroquine. zones inclus dans les zones d’endémicité sont considérés comme Poliomyélite des zones infectées. Absence de cas, élimination récente; risque Dengue faible ou potentiel. Présence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Encéphalite japonaise Rage Présence toute l’année en milieu rural. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque faible. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base. Hépatite B Schistosomiase Prévalence élevée de porteurs. Présence dans presque tous les États de l'est, du Maranhao au Rio Grande do Sul. • Immunisation pour des groupes particuliers. Transmission faible dans les États de Piaui, Santa Catarina et dans le Distrito Federal Influenza (autour de Brasilia). Risque présent toute l’année. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. De qualité variable, particulièrement dans les Poliomyélite régions éloignées. Absence de cas, élimination récente; risque Typhoïde faible ou potentiel. Transmission possible. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. 144 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 132. Guide d’intervention santé-voyage Bulgarie Institut national de santé publique du Québec Rage Influenza Absence. Risque présent de novembre à mars. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque faible. Maladie de Lyme • Immunisation de base. Présence. Services médicaux Poliomyélite De qualité satisfaisante dans les hôpitaux Absence de cas, élimination récente; risque privés. faible ou potentiel. Test de dépistage du VIH • Primo-immunisation et rappel pour tous. Toute personne qui demande un permis de Rage travail doit se soumettre à un test. Présence. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission élevé. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque modéré ou absence de données. BULGARIE • Immunisation de base et groupes particuliers. Fièvre jaune Services médicaux Aucune exigence. De qualité satisfaisante, mais en dessous des standards nord-américains. Disponibilité des Encéphalite européenne à tiques produits médicaux spécialisés parfois limitée. Cas rapportés dans le passé. Pas de cas Test de dépistage du VIH autochtone dans les dernières années. Les futurs immigrants doivent se soumettre à un Hépatite A test. Un test peut aussi être exigé aux étrangers demeurant plus d’un mois pour fins d’étude ou Présence. de travail. • Immunisation pour tous. Typhoïde Hépatite B Transmission possible. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 145 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 133. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Burkina Faso BURKINA FASO Hépatite A Présence. Fièvre jaune Présence. • Immunisation pour tous. Certificat exigé de tous les voyageurs Hépatite B âgés de plus d’un an. Prévalence élevée de porteurs. Choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Infection invasive à méningocoques • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Présence dans tout le pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue Influenza Présence. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. 146 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 134. Guide d’intervention santé-voyage Burkina Faso Institut national de santé publique du Québec Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine. • Prophylaxie : médication pour zone de Présence dans les zones urbaines et rurales résistance à la chloroquine. de tout le pays. P. f. : > 85 %. Source : Guide d'intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 147 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 135. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Burundi Choléra Poliomyélite Présence. Transmission ré-établie et cas signalés en 2004. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. • Immunisation pour tous. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes Hépatite B particuliers Prévalence élevée de porteurs. Schistosomiase • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays. Infection invasive à méningocoques Services médicaux Présence dans tout le pays. Limités. Disponibilité des produits médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. parfois limitée. Influenza Typhoïde Risque présent toute l’année. Risque de transmission élevé. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Paludisme BURUNDI Présence dans les zones urbaines et rurales de Fièvre jaune tout le pays. Présence. P. f. : > 85 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Certificat exigé des voyageurs âgés la sulfadoxine-pyriméthamine. de plus d’un an en provenance de zones infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Immunisation recommandée pour tous. Poliomyélite Maladie endémique : incidence difficile à évaluer. • Primo-immunisation et rappel pour tous. 148 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 136. Guide d’intervention santé-voyage Caïmanes (îles) Institut national de santé publique du Québec Rage Rage Présence. Absence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Rougeole Risque faible. Risque élevé. • Immunisation de base. • Immunisation de base et groupes Services médicaux particuliers. De bonne qualité. Schistosomiase Présence dans l’ensemble du pays, sauf les CAMBODGE hauts plateaux du centre, de l’est et du sud du pays. Fièvre jaune Services médicaux Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. Limités. Choléra Typhoïde Présence. Risque de transmission modéré. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour tous. des circonstances exceptionnelles. CAÏMANES (ÎLES) Dengue Présence. Fièvre jaune Aucune exigence. Encéphalite japonaise Hépatite B Présence en milieu rural. • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. • Immunisation pour tous. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. • Primo-immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 149 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 137. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Cambodge Influenza Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Risque présent toute l’année. Résistance à la méfloquine dans les provinces • Immunisation pour des groupes particuliers. occidentales. • Prophylaxie : Paludisme • médication pour zone de résistance à la Présence dans tout le pays sauf à Phnom chloroquine; Penh et dans les environs immédiats du Tonle • médication pour zone de résistance à la Sap. Il existe un risque de paludisme à Angkor chloroquine et à la méfloquine dans les Vat. provinces de l’Ouest. P. f. : 90 %. Source : Guide d'intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 150 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 138. Guide d’intervention santé-voyage Cameroun Institut national de santé publique du Québec Dengue Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Hépatite A • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. Infection invasive à méningocoques • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Le tiers nord du pays est particulièrement affecté. Un pic d’activité survient Schistosomiase en saison sèche, de décembre à juin. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence à Kratie et Stung Treng, situées le long du fleuve Mekong. Influenza Services médicaux Risque présent toute l’année. Limités. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Paludisme Risque de transmission élevé. Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. • Immunisation pour tous. P. f. : > 85 %. CAMEROUN Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Fièvre jaune • Prophylaxie : médication pour zone de Présence. résistance à la chloroquine. Certificat exigé de tous les voyageurs Poliomyélite âgés de plus d’un an. Cas signalés en 2005. Choléra • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 151 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 139. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Canada Rougeole parc provincial Rondeau, régions riveraines du lac Érié. Risque élevé. Nouvelle-Écosse : à l’île de Bon-Portage • Immunisation de base et groupes Québec : particulièrement en Montérégie et dans particuliers. la région de Montréal. Parmi 1358 tiques québécoises de l’espèce Ixodes scapularis Schistosomiase acheminées au Laboratoire de santé publique du Québec entre 1990 et 2004 et analysées pour la Présence dans tout le pays, incluant les zones présence de Borrelia burgdorferi, 165 (12,2 %) urbaines. se sont avérées positives : 61 proviennent de la Montérégie et 35 de la région de Montréal. Services médicaux Suivent ensuite la région de Chaudière- Appalaches (17), l’Estrie (13) et les Laurentides Limités. Faible niveau d’hygiène, même dans (10), les 29 tiques positives restantes étant les meilleurs hôpitaux. réparties dans six autres régions. À ce jour, on ne rapporte pas de cas humain de maladie de Typhoïde Lyme acquis au Québec. Des isolats de Borrelia burgdorferi ont également Risque de transmission modéré. été démontrés chez des tiques provenant du • Immunisation pour tous. Manitoba, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince- Édouard. CANADA Poliomyélite Fièvre jaune Aucune exigence. Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes Hépatite B particuliers. Prévalence faible de porteurs. Rage • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque faible. Maladie de Lyme • Immunisation de base. Présence. Population de tiques vectrices Services médicaux infectées retrouvées dans les régions suivantes : De bonne qualité. Colombie-Britannique : aux environs du delta du Fraser ainsi que sur les îles du golfe et de Test de dépistage du VIH l’île de Vancouver. Ontario : dans la péninsule de Long Point, Un test pourra être demandé pour tout étranger dans le parc national de Pointe-Pelée, dans le suspecté d’être VIH positif. Le test n’est pas obligatoire pour entrer au pays. 152 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 140. Guide d’intervention santé-voyage Cap-Vert Institut national de santé publique du Québec C A P -V E R T Rage Absence. Fièvre jaune Présence. Rougeole Certificat exigé des voyageurs âgés Risque élevé. de plus d’un an en provenance des pays ayant notifié des cas au cours • Immunisation de base et groupes particuliers. des 6 dernières années. Services médicaux Immunisation recommandée pour tous. Extrêmement limités. Choléra Typhoïde Présence. Risque de transmission modéré. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour tous. des circonstances exceptionnelles. Hépatite A CHILI Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées et se Hépatite B rendant à l'île de Pâques. Prévalence élevée de porteurs. Choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Risque présent toute l’année. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence à l’Île de Pâques. Paludisme Hépatite A Risque limité dans l’Île de Sao Tiago de septembre à novembre. Présence. • Prophylaxie : aucune. • Immunisation pour tous. Poliomyélite Hépatite B Dernier cas signalé en 2000. Système de Prévalence faible. surveillance insuffisant. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 153 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 141. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Chine Influenza CHINE Risque présent toute l’année dans la partie Fièvre jaune nord du pays et d’avril à septembre au sud du 23e degré de latitude Sud. Certificat exigé des voyageurs en • Immunisation pour des groupes particuliers. provenance de zones infectées. Aucune exigence pour Hong Kong et Macao. Maladie de Lyme Choléra Présence. Présence. Poliomyélite • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Absence de cas, élimination récente; risque des circonstances exceptionnelles. faible ou potentiel. Dengue • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage Encéphalite européenne à tiques Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans la région de Hunchun, province de Jilin, et à l'ouest de la province de Yunnan, Rougeole près de la frontière avec Myanmar. Risque faible. Encéphalite japonaise • Immunisation de base. Présence en milieu rural dans toutes les provinces, excepté le Xizang (Tibet), le Xinjiang Services médicaux et le Qinghai. Dans le Nord, le risque est plus élevé de mai à septembre; dans le Sud De bonne qualité, mais en dessous des (provinces de Guangxi, Yunnan, Guangdong, standards nord-américains. Fujian, Sichuan, Guizhou, Hunan et Jiangxi), le risque est plus élevé d’avril à octobre. Typhoïde À Taïwan, le risque est plus élevé d’avril à octobre. Transmission possible. À Hong Kong, il y a présence en milieu rural, • Immunisation pour des groupes particuliers. dans les New Territories. Le risque est faible; c’est entre avril et octobre qu’il est le plus important. • Immunisation pour des groupes particuliers séjournant dans le Nord entre mai et septembre ou dans le Sud, à Taïwan ou à Hong Kong, entre avril et octobre. 154 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 142. Guide d’intervention santé-voyage Chine Institut national de santé publique du Québec Hépatite A Influenza Présence en Chine continentale, à Taïwan et à Risque présent de novembre à mars au nord du Hong Kong. 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans la partie sud du pays. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Maladie de Lyme Prévalence élevée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Paludisme le 33e degré de latitude Nord, de juillet à novembre au nord du 33e degré. Présence au-dessous de 1500 mètres, dans Les provinces suivantes sont affectées : Fujian, les régions rurales : Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, toute l’année au sud de 25e degré de latitude Sichuan, Xizang (seulement le long de la rivière Nord, de mai à décembre entre le 25e degré et Zangbo, à l’extrême sud-est) et Yunnan. Il y a SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 155 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 143. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Chine aussi un risque très faible dans les provinces Schistosomiase d’Anhui, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Shandong, Shanghai et Zhejiang. Présence le long du fleuve Yangtze et de ses tributaires, dans les provinces de Anhui, Hubei, Pas de paludisme à Taiwan et Hong Kong. Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Sichuan et Yunnan. Les voyageurs qui visitent les villes et les zones rurales touristiques n’ont pas besoin de Services médicaux chimioprophylaxie et ne sont généralement pas à risque. De qualité variable. Disponibilité des produits P. f. : 9 % seulement dans les provinces de médicaux parfois limitée, particulièrement en Yunnan et d’Hainan. dehors des centres urbains. Résistance de P. falciparum à la chloroquine. À Hong Kong : de bonne qualité. Quelques souches résistantes à la méfloquine À Macao : satisfaisants dans les hôpitaux ont été rapportées dans le Hainan et le importants qui peuvent répondre aux situations Yunnan. d’urgence. • Prophylaxie : À Taïwan : satisfaisants pour les problèmes mineurs. • chloroquine; • médication pour zone de résistance à la Test de dépistage du VIH chloroquine pour le Yunnan à la frontière du Myanmar, du Laos et du Viêt Nam et pour l’île d’Hainan. Un certificat de dépistage du VIH est exigé de tout étranger désirant séjourner plus de 6 mois. Poliomyélite Hong Kong et Macao : aucune restriction d’entrée ni pour résidence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Taiwan : les personnes qui demandent un permis de résidence ou de travail doivent subir • Primo-immunisation et rappel pour tous. un test. Le test est également requis pour quiconque séjourne au pays plus de 90 jours. Rage Typhoïde Présence. Risque de transmission important en Chine Absence à Hong Kong et à Taïwan. continentale. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Rougeole Hong Kong, Macao et Taïwan : transmission possible. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes particuliers. 156 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 144. Guide d’intervention santé-voyage Christmas (île) Institut national de santé publique du Québec CHRISTMAS (ÎLE) Typhoïde Transmission possible. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an arrivant à Christmas CHYPRE dans les 6 jours suivant un séjour d’au moins une nuit dans un pays infecté. Fièvre jaune Dengue Aucune exigence. Présence. Hépatite A Hépatite A Présence. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Influenza Risque présent de novembre à mars. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Poliomyélite Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Rage Rage Absence. Absence probable. Rougeole Rougeole Risque modéré ou absence de données. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers • Immunisation de base et groupes Services médicaux particuliers. De bonne qualité. Services médicaux Limités. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 157 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 145. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Chypre Test de dépistage du VIH Tous les étrangers qui travaillent ou étudient dans le pays subissent un test après leur entrée. Typhoïde Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. 158 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 146. Guide d’intervention santé-voyage Colombie Institut national de santé publique du Québec COLOMBIE Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune comme d’endémicité amarile : moyenne vallée du Magdalena, contreforts est et ouest de la Présence. cordillère orientale, de la frontière équatorienne Aucune exigence. à celle du Venezuela, Uraba, contreforts de la Sierra Nevada, plaines orientales (Orénoque) et La vaccination est recommandée aux Amazonie. voyageurs susceptibles de se rendre dans les zones suivantes, considérées SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 159 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 147. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Colombie Choléra Hépatite B Présence. Prévalence élevée de porteurs à l’intérieur du bassin amazonien, modérée ailleurs. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue Influenza Présence. Risque présent toute l’année. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour tous. 160 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 148. Guide d’intervention santé-voyage Colombie Institut national de santé publique du Québec Paludisme P. f. : 45 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Présence dans les régions rurales seulement la sulfadoxine-pyriméthamine. au-dessous de 800 mètres. • Prophylaxie : médication pour zone de Aucun risque à Bogota et dans les environs, à résistance à la chloroquine. Cali, à Manizales, ni à Medellin. Il n’y a pas de risque non plus sur la côte des Caraïbes, dans la station balnéaire de Santa Marta ni dans les villes de Barranquilla et Cartagena. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 161 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 149. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Comores Dengue Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Hépatite A • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers Prévalence élevée de porteurs. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. Influenza • Immunisation de base et groupes particuliers. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Satisfaisants dans les grands centres urbains. Variables à l’extérieur des villes. Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. Test de dépistage du VIH P. f. : 88 %. Toute personne suspectée d’être positive au Résistance du P. falciparum à la chloroquine. VIH doit se soumettre au test. Les personnes séropositives ne sont pas admises dans le • Prophylaxie : médication pour zone de pays à moins d’obtenir une dérogation d’un résistance à la chloroquine. consulat colombien. Poliomyélite Typhoïde Dernier cas signalé en 1983. On connaît peu de Transmission possible. détails sur le fonctionnement de ce pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. COMORES Rage Présence probable. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation pour groupes particuliers. Choléra Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation de base et groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. 162 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 150. Guide d’intervention santé-voyage Congo (capitale : Brazzaville) Institut national de santé publique du Québec Services médicaux Paludisme Limités. Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. Typhoïde P.f. : 90 %. Risque de transmission modéré. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. • Immunisation pour tous. • Prophylaxie : médication pour zone de CONGO (CAPITALE : résistance à la chloroquine. BRAZZAVILLE) Poliomyélite Fièvre jaune Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- Présence. infection à cause d’une faible couverture vaccinale et de la proximité de pays Certificat exigé de tous les voyageurs endémiques. âgés de plus d’un an. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Choléra Rage Présence. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Rougeole Dengue Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite A Schistosomiase Présence. Présence dans tout le pays. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B Limités. Disponibilité des produits médicaux Prévalence élevée de porteurs. parfois limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 163 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 151. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Congo (République démocratique du Congo, ex-Zaïre) C O N G O (R É P U B L I Q U E Paludisme DÉMOCRATIQUE DU CONGO, EX- Présence dans les zones urbaines et rurales de ZAÏRE) tout le pays. P. f. : 93 %. Fièvre jaune Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Présence. la sulfadoxine-pyriméthamine. Certificat exigé des voyageurs âgés • Prophylaxie : médication pour zone de de plus d’un an. résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- infection à cause d’une couverture vaccinale • Immunisation (vaccin oral) seulement dans insuffisante et de la proximité de pays des circonstances exceptionnelles. endémiques. Dengue • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage Hépatite A Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Rougeole Hépatite B Risque élevé. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Schistosomiase Infection invasive à méningocoques Présence dans tout le pays, sauf dans les provinces de Bandundu et du Kasai oriental. Présence. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Limités. Disponibilité des produits médicaux parfois limitée. Influenza Typhoïde Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. 164 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 152. Guide d’intervention santé-voyage Cook (îles) Institut national de santé publique du Québec COOK (ÎLES) Typhoïde Transmission possible. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue C O R É E D U N O R D (R É P U B L I Q U E POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE Présence. CORÉE) Hépatite A Fièvre jaune Présence. Aucune exigence. • Immunisation pour tous. Choléra Hépatite B Présence. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour des groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Influenza Encéphalite japonaise Risque présent toute l’année. Présence en milieu rural. Le risque est plus élevé de juillet à octobre. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers Poliomyélite séjournant en milieu rural de juillet à octobre. Éliminée. Hépatite A • Primo-immunisation pour tous. Présence. Rage • Immunisation pour tous. Absence. Hépatite B Rougeole Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes Influenza particuliers. Risque présent de novembre à mars. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Limités. Maladie de Lyme Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 165 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 153. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Corée du sud (République de Corée) Paludisme C O R É E D U S U D (R É P U B L I Q U E D E CORÉE) Risque limité dans les régions du sud du pays. P. f. : 0 %. Fièvre jaune • Prophylaxie : aucune. Aucune exigence. Poliomyélite Choléra Dernier cas signalé en 1996. Risque de ré- Présence. infection difficile à évaluer à cause du manque d’information. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Encéphalite japonaise Rage Présence en milieu rural. Le risque est plus Présence. élevé de juillet à octobre. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers séjournant en milieu rural de juillet à octobre. Rougeole Hépatite A Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes Présence. particuliers. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B En dessous des standards nord-américains. Prévalence élevée de porteurs. Disponibilité des médicaments limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Présence. Paludisme Risque limité dans les provinces de Kyunggi Do et de Gangwon Do. P. f. : 0 %. • Prophylaxie : aucune. 166 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 154. Guide d’intervention santé-voyage Costa Rica Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite COSTA RICA Absence de cas, élimination récente; risque Fièvre jaune faible ou potentiel. Aucune exigence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes Hépatite B particuliers. Prévalence modérée de porteurs. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. De bonne qualité. Influenza Test de dépistage du VIH Risque présent toute l’année. Les artistes étrangers avec séjour de plus de • Immunisation pour des groupes particuliers. 90 jours doivent passer un test. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 167 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 155. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Costa Rica Paludisme Pas de risque dans les régions montagneuses du centre du pays (provinces de Cartago et San Présence en région rurale. Risque modéré Jose), ainsi que dans la province de Puntarenas. dans les cantons de Los Chiles (province P. f. : moins de 1 %. d’Alajuela) et de Matina et Talamanca (province de Limon). Risque plus faible dans • Prophylaxie : chloroquine. certains cantons des provinces d’Alajuela, de Guanacaste, d’Heredia et de Limon. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 168 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 156. Guide d’intervention santé-voyage Côte d’Ivoire Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Infection invasive à méningocoques Rage Présence, principalement dans la région nord du Présence. pays. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Influenza Risque élevé. Risque présent toute l’année. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Satisfaisants à San Jose. Limités à l’extérieur Présence dans les zones urbaines et rurales de de la capitale. tout le pays. P. f. : 88 %. C Ô T E D ’I V O I R E Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à sulfadoxine-pyriméthamine. Fièvre jaune Présence. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Certificat exigé de tous les voyageurs âgés de plus d’un an. Poliomyélite Choléra Transmission ré-établie et cas signalés en 2004. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Rage des circonstances exceptionnelles. Présence. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole Hépatite A Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Schistosomiase Présence dans tout le pays. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 169 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 157. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Croatie Services médicaux Rage Satisfaisants à Abidjan. Limités ailleurs qu’à Présence. Abidjan. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Rougeole Risque de transmission modéré. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. CROATIE Services médicaux Fièvre jaune De qualité variable. Disponibilité des produits Aucune exigence. médicaux parfois limitée. Typhoïde Encéphalite européenne à tiques Transmission possible. Présence. Foyers dans le nord du pays, entre les rivières Sava et Drava. Possibilité d'un • Immunisation pour des groupes particuliers. foyer sur l'île de Brac. CUBA Hépatite A Présence. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Dengue Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Maladie de Lyme Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Influenza Absence de cas, incidence réelle difficile à Risque présent toute l’année. évaluer. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. 170 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 158. Guide d’intervention santé-voyage Danemark Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Influenza Éliminée. Risque présent de novembre à mars. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Maladie de Lyme Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Rougeole Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes Risque faible. particuliers. • Immunisation de base. Rage Services médicaux Présence. De qualité inférieure aux standards nord- • Immunisation pour des groupes particuliers. américains. Disponibilité des produits médicaux parfois limitée. Rougeole Test de dépistage du VIH Risque modéré ou absence de données. Toute personne dont le séjour est de plus de • Immunisation de base et groupes particuliers. 90 jours doit subir un test, à l’exception des diplomates. Services médicaux Typhoïde De bonne qualité. Transmission possible. DJIBOUTI • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune DANEMARK Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones Fièvre jaune infectées. Aucune exigence. Choléra Encéphalite européenne à tiques Présence. Cas sporadiques rapportés sur l'île de • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Bornholm. des circonstances exceptionnelles. Hépatite B Dengue Prévalence faible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 171 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 159. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Dominique Hépatite A Schistosomiase Présence. Présence. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B Limités. Disponibilité des produits médicaux souvent très limitée. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. DOMINIQUE Paludisme Fièvre jaune Présence dans les zones urbaines et rurales Certificat exigé des voyageurs âgés de de tout le pays. plus d’un an en provenance de zones infectées. P. f. : 98 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine. Dengue • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Présence. Poliomyélite Hépatite A Dernier cas signalé en 1999. Risque de ré- Présence. infection à cause de surveillance et couverture • Immunisation pour des groupes particuliers. vaccinale insuffisantes et de la proximité de pays endémiques. Hépatite B • Primo-immunisation et rappel pour tous. Prévalence modérée de porteurs. Rage • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence probable. Influenza • Immunisation pour groupes particuliers. Risque présent toute l’année. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. Poliomyélite • Immunisation de base et groupes particuliers. Éliminée. • Primo-immunisation pour tous. 172 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 160. Guide d’intervention santé-voyage Égypte Institut national de santé publique du Québec Rage Hépatite A Absence probable. Présence. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque faible. Hépatite B • Immunisation de base. Prévalence modérée de porteurs. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Limités. Influenza Risque présent de novembre à mars au nord du ÉGYPTE 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans la partie sud du pays. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones infectées. Les pays et zones compris dans la zone d’endémicité d’Afrique et d’Amérique sont considérés comme des zones infectées; les passagers aériens en transit, venant de ces pays ou zones sans être munis d’un certificat de vaccination, seront gardés dans l’enceinte de l’aéroport jusqu’à ce qu’ils continuent leur voyage. Les pays suivants sont aussi considérés comme infectés : Bélize, Costa Rica, Trinité et Tobago. Les voyageurs en provenance du Soudan doivent être porteurs, soit d’un certificat de vaccination, soit d’un certificat émis par un bureau officiel soudanais et attestant qu’ils ne sont pas allés au sud du 15° N au cours des 6 jours précédents. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 173 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 161. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Égypte Paludisme Aucun risque dans les principales régions touristiques, ni au cours de croisières sur le Nil. Risque très faible dans la région d’El Faiyûm P. f. : moins de 1 %. de juin à octobre. Aucun cas rapporté depuis • Prophylaxie : aucune. 1998. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Rage Maladie endémique. Présence probable. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. 174 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 162. Guide d’intervention santé-voyage Émirats Arabes Unis Institut national de santé publique du Québec Rougeole Hépatite B Risque modéré ou absence de données. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Influenza Schistosomiase Risque présent de novembre à mars au nord du Présence surtout dans la Basse-Égypte. 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans Transmission faible dans le delta du Nil et la la partie sud de la région. Haute-Égypte. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Poliomyélite Satisfaisants dans les centres urbains. Limités à l’extérieur des grandes villes et pour les cas Absence de cas, élimination récente; risque nécessitant des soins intensifs. faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Test de dépistage du VIH Rage Le test est exigé des personnes qui demandent un permis pour étude, stage ou travail; les Présence probable. conjoint(e)s de ces personnes en sont exempté(e)s. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Rougeole Risque de transmission modéré. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. ÉMIRATS ARABES UNIS Services médicaux De base, disponibles dans les villes principales. Fièvre jaune Test de dépistage du VIH Aucune exigence. Le test est exigé des personnes qui demandent Hépatite A un permis de travail ou de résidence, à l’exception des moins de 18 ans. Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 175 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 163. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Équateur ÉQUATEUR Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Immunisation recommandée pour les Fièvre jaune voyageurs se rendant dans les régions Présence. à l’est de la Cordillère des Andes. La vaccination n’est donc pas recom- Certificat exigé des voyageurs de plus mandée pour les voyageurs dont le d’un an en provenance de zones séjour se limite aux villes de Quito ou de infectées. Guayaquil, aux îles Galapagos ou en haute altitude. 176 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 164. Guide d’intervention santé-voyage Équateur Institut national de santé publique du Québec Choléra Hépatite B Présence. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour des groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Influenza Dengue Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 177 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 165. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Équateur Paludisme Pas de risque à Guayaquil ni à Quito ou dans les environs, ni dans les zones montagneuses Présence au-dessous de 1500 mètres dans les touristiques du centre du pays, ni aux îles zones urbaines et rurales de la côte du Galapagos. Pacifique et de l’Amazonie : provinces de P. f. : 30-35 %. Cotopaxi, El Oro, Esmeraldas, Guayas, Los Rios, Manabi, Morona-Santiago, Napo, Résistance de P. falciparum à la chloroquine. Pastaza, Sucumbios et Zamora-Chinchipe. Le • Prophylaxie : médication pour zone de risque est présent dans les stations balnéaires résistance à la chloroquine. du Pacifique. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 178 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 166. Guide d’intervention santé-voyage Érythrée Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Infection invasive à méningocoques Rage Présence dans tout le pays, particulièrement Présence. dans la partie ouest. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Influenza Risque modéré ou absence de données. Risque présent toute l’année. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme De qualité variable. Présence dans tout le pays, au-dessous de 2200 mètres. Aucun risque à Asmara (2325 mètres). Typhoïde P. f. : 85 %. Risque de transmission modéré. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. • Immunisation pour tous. • Prophylaxie : médication pour zone de ÉRYTHRÉE résistance à la chloroquine. Poliomyélite Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs en Dernier cas signalé en 1992. Risque de ré- provenance de zones infectées. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante et de la proximité de pays endémiques. Choléra • Primo-immunisation et rappel pour tous. Absence de données, mais conditions propices à la transmission. Rage • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Présence. des circonstances exceptionnelles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 179 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 167. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Espagne Schistosomiase Rougeole Présence. Risque modéré ou absence de données. Services médicaux • Immunisation de base et groupes particuliers. Extrêmement limités. Services médicaux Typhoïde De bonne qualité. Risque de transmission modéré. Test de dépistage du VIH • Immunisation pour tous. Aucune restriction d’entrée. ESPAGNE ESTONIE Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Aucune exigence. Hépatite B Encéphalite européenne à tiques Prévalence faible de porteurs. Présence dans tout le pays. Les régions à risque élevé sont : Pärnumaa, Läänemaa dans l'ouest, • Immunisation pour des groupes particuliers. Ida-Virumaa dans l'est, l'île de Saaremaa dans l'ouest, et Polvamaa, Tartumaa dans le sud-est. Influenza Hépatite A Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour tous. Maladie de Lyme Hépatite B Présence. Prévalence modérée de porteurs. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Influenza • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. Rage • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence, excepté pour Ceuta et Manilla, Maladie de Lyme territoires espagnols en Afrique du Nord. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers séjournant à Ceuta ou à Manilla. 180 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 168. Guide d’intervention santé-voyage États-Unis Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite É T A T S -U N I S Absence de cas, élimination récente; risque Fièvre jaune faible ou potentiel. Aucune exigence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence occasionnelle dans certains États du Présence. Sud et à Hawaii. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Rougeole Prévalence faible de porteurs. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes particuliers. Influenza Services médicaux Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. En voie d’amélioration, mais encore en dessous des standards occidentaux. Typhoïde Transmission possible. • Immunisation des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 181 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 169. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec États-Unis Maladie de Lyme observés dans les régions du centre de la côte atlantique, du Nord-Est et du Centre-Nord. Présence. Depuis 1994, plus de 20 000 cas par an sont signalés. La plupart des cas ont été Source : CDC, 2004. Services médicaux Poliomyélite De bonne qualité. Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes Test de dépistage du VIH particuliers. Toute personne qui veut obtenir un permis de Rage résidence, de travail ou d’étudiant doit se soumettre à un examen médical qui peut inclure Présence. un test de dépistage du VIH. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Risque faible. • Immunisation de base. 182 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 170. Guide d’intervention santé-voyage Éthiopie Institut national de santé publique du Québec ÉTHIOPIE Paludisme Présence dans les zones urbaines et rurales, au- Fièvre jaune dessous de 2000 mètres. Aucun risque à Addis- Présence. Abeba (2450 mètres). Certificat exigé des voyageurs âgés P. f. : > 85 %. de plus d’un an en provenance de Résistance du P. falciparum à la chloroquine. zones infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de Immunisation recommandée pour résistance à la chloroquine. tous. Poliomyélite Choléra Maladie endémique : plusieurs cas signalés en Présence. 2005. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Primo-immunisation et rappel pour tous. des circonstances exceptionnelles. Rage Dengue Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite B Schistosomiase Prévalence élevée de porteurs. Présence dans tout le pays, sauf dans la capitale • Immunisation pour des groupes particuliers. Addis-Abeba et sur les hauts plateaux environnants. Infection invasive à méningocoques Services médicaux Présence dans tout le pays. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Extrêmement limités. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 183 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 171. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Falkland (îles) FALKLAND (ÎLES) FÉROÉ (ÎLES) Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Aucune exigence. Hépatite A Hépatite B Présence. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Influenza Prévalence faible. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Maladie de Lyme Risque présent d’avril à septembre. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Poliomyélite Éliminée. Éliminée. • Primo-immunisation pour tous. • Primo-immunisation pour tous. Rage Rage Absence. Absence. Rougeole Rougeole Risque modéré ou absence de données. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes Services médicaux particuliers. Limités. Services médicaux Limités. Typhoïde Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. 184 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 172. Guide d’intervention santé-voyage Fidji (îles) Institut national de santé publique du Québec FIDJI (ÎLES) Typhoïde Transmission possible. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an arrivant à Fidji dans FINLANDE les 10 jours suivant un séjour d’au moins une nuit en zone infectée. Fièvre jaune Dengue Aucune exigence. Présence. Encéphalite européenne à tiques Hépatite A Présence principalement dans les régions côtières et sur les archipels. Le risque est élevé Présence. dans l'île de Åland, l'archipel de Turku, les • Immunisation pour tous. régions de Kokkola (nord-ouest) et de Lappeerentaa (sud-est). Récemment, un petit Hépatite B foyer a été découvert sur l’île de Isosaari près de Helsinki. Prévalence élevée de porteurs. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence faible. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent toute l’année. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Maladie de Lyme • Primo-immunisation pour tous. Présence. Rage Poliomyélite Absence. Éliminée. Rougeole • Primo-immunisation pour des groupes Risque élevé. particuliers. • Immunisation de base et groupes Rage particuliers. Absence. Services médicaux Satisfaisants. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 185 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 173. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec France Rougeole Rougeole Risque faible. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base. • Immunisation de base et groupes particuliers. Services médicaux Services médicaux De bonne qualité. De bonne qualité. FRANCE GABON Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Présence. Encéphalite européenne à tiques Certificat exigé de tous les voyageurs âgés de plus d’un an. Cas sporadiques rapportés en Alsace-Lorraine, autour de Strasbourg, Mulhouse et Nancy. Un Choléra nouveau foyer semble se développer autour de Grenoble. Absence de données, mais conditions propices à la transmission. Hépatite B • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Prévalence faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Maladie de Lyme • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes Influenza particuliers. Risque présent toute l’année. Rage • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. 186 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 174. Guide d’intervention santé-voyage Gambie Institut national de santé publique du Québec Paludisme GAMBIE Présence dans les zones urbaines et rurales Fièvre jaune de tout le pays. Présence. P. f. : 95 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et Certificat exigé des voyageurs âgés de à la sulfadoxine-pyriméthamine. plus d’un an en provenance de zones d’endémicité ou infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Immunisation recommandée pour tous. Poliomyélite Choléra Dernier cas signalé en 1996. Risque de ré- Absence de données, mais conditions propices à infection à cause d’une couverture vaccinale la transmission. insuffisante. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Primo-immunisation et rappel pour tous. des circonstances exceptionnelles. Rage Dengue Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes Hépatite B particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Schistosomiase • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays. Infection invasive à méningocoques Services médicaux Présence dans tout le pays. Un pic d’activité Limités. Disponibilité des produits médicaux survient en saison sèche, de décembre à juin. parfois très limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 187 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 175. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Géorgie Paludisme GÉORGIE Présence dans les zones urbaines et rurales Fièvre jaune de tout le pays. Aucune exigence. P. f. : 95 %. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et Hépatite A à la sulfadoxine-pyriméthamine. Présence. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. • Immunisation pour tous. Poliomyélite Hépatite B Dernier cas signalé en 1997. Risque de ré- Prévalence modérée de porteurs. infection à cause de la proximité de pays endémiques. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent de novembre à mars. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Rougeole Présence. Risque élevé. Paludisme • Immunisation de base et groupes Risque de juillet à octobre dans certains villages particuliers. du sud-est du pays. Schistosomiase P. f. : 0 % Présence dans tout le pays. • Prophylaxie : aucune. Services médicaux Poliomyélite Absence de cas, élimination récente; risque Limités. Disponibilité des produits médicaux faible ou potentiel. parfois très limitée. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Typhoïde Rage Risque de transmission modéré. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. 188 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 176. Guide d’intervention santé-voyage Ghana Institut national de santé publique du Québec Rougeole Hépatite B Risque modéré ou absence de données. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Infection invasive à méningocoques Services médicaux Présence. La zone frontière avec le Burkina Limités. Disponibilité des produits médicaux Faso est particulièrement affectée. Un pic parfois très limitée. d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Test de dépistage du VIH • Immunisation pour des groupes particuliers. Le test est exigé de tous les étrangers séjournant plus d’un mois dans le pays. Influenza Typhoïde Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Paludisme Présence dans les zones urbaines et rurales de GHANA tout le pays. P. f. : > 85 %. Fièvre jaune Présence. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Certificat exigé de tous les voyageurs. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Transmission ré-établie en 2003. des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 189 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 177. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Gibraltar Schistosomiase Rougeole Présence dans tout le pays. Risque modéré ou absence de données. Services médicaux • Immunisation de base et groupes particuliers. Limités, particulièrement à l’extérieur de la Services médicaux capitale Accra. De bonne qualité. Typhoïde GRÈCE Risque de transmission modéré. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Aucune exigence. GIBRALTAR Encéphalite européenne à tiques Fièvre jaune Cas sporadiques rapportés dans le nord, près de Aucune exigence. Thessalonique. Hépatite B Hépatite B Prévalence faible. Prévalence faible de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Influenza Risque présent de novembre à mars. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Maladie de Lyme Présence. Présence. Poliomyélite Poliomyélite Éliminée. Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Rage Rage Absence. Absence. 190 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 178. Guide d’intervention santé-voyage Grenade Institut national de santé publique du Québec Rougeole Rage Risque modéré ou absence de données. Présence. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Rougeole Services médicaux Risque modéré ou absence de données. De bonne qualité. • Immunisation de base et groupes particuliers. Test de dépistage du VIH Services médicaux Toutes les prostituées tel que défini par la loi grecque doivent subir un test. Limités. GRENADE GROENLAND Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de Hépatite B zones infectées. Prévalence faible de porteurs. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Hépatite A Risque présent de novembre à mars. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Hépatite B Éliminée. Prévalence modérée de porteurs. • Primo-immunisation pour des groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour groupes particuliers. Poliomyélite Rougeole Éliminée. Risque modéré ou absence de données. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 191 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 179. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Guadeloupe Services médicaux Services médicaux Limités. Limités. GUADELOUPE GUAM Fièvre jaune Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés Aucune exigence. de plus d’un an en provenance de zones infectées. Dengue Dengue Présence. Présence. Encéphalite japonaise Hépatite B Présence en milieu rural. • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. • Immunisation pour tous. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. • Primo-immunisation pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence. Poliomyélite Rougeole Éliminée. Risque modéré ou absence de données. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. Rage Schistosomiase Absence. Transmission probablement interrompue. 192 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 180. Guide d’intervention santé-voyage Guatemala Institut national de santé publique du Québec Rougeole Hépatite B Risque élevé. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Influenza Services médicaux Risque présent toute l’année. Limités. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. GUATEMALA Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de pays comprenant des zones infectées. Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 193 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 181. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Guatemala Paludisme Les voyageurs qui se rendent sur la côte pacifique ou des Caraïbes, ainsi que ceux qui Présence dans toutes les régions rurales au- séjournent aux sites archéologiques de Sayache dessous de 1500 mètres. Pas de risque à et Tikal ou dans la jungle de Peten doivent Antigua ni au lac Atitlan. Le risque est élevé prendre une prophylaxie. dans les départements de Alta Verapaz, Baja P. f. : 5 %. Verapaz, Petén et San Marcos. Il est modéré dans les départements de Escuintla, • Prophylaxie : chloroquine. Huehuetanango, Izabal, Quiché, Retalhuleu, Suchitepéquez et Zacapa. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 194 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 182. Guide d’intervention santé-voyage Guinée (capitale : Conakry) Institut national de santé publique du Québec Dengue Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Hépatite A • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. Infection invasive à méningocoques • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. La partie nord du pays est particulièrement affectée. Un pic d’activité Services médicaux survient en saison sèche, de décembre à juin. • Immunisation pour des groupes particuliers. De bonne qualité dans la ville de Guatemala. Limités à l’extérieur de la capitale et dans les Influenza hôpitaux publics. Risque présent toute l’année. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission modéré. Paludisme • Immunisation pour tous. Présence dans les zones urbaines et rurales de GUINÉE (CAPITALE : CONAKRY) tout le pays. P. f. : 92 %. Fièvre jaune Résistance du P. falciparum à la chloroquine. Présence. • Prophylaxie : médication pour zone de Certificat exigé des voyageurs âgés résistance à la chloroquine. de plus d’un an en provenance de zones infectées. Poliomyélite Immunisation recommandée pour Dernier cas signalé en 2004. Risque de ré- tous. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante. Choléra • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 195 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 183. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Guinée-Bissau Rage Dengue Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Rougeole Présence. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes Hépatite B particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Schistosomiase • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays, sauf dans les régions administratives de Conakry, de Boffa, Infection invasive à méningocoques de Dubréka, de Teliméle et de Pita. Présence. Un pic d’activité survient en saison Services médicaux sèche, de décembre à juin. Extrêmement limités. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Paludisme G U I N É E -B I S S A U Présence dans les zones urbaines et rurales de Fièvre jaune tout le pays. Présence. P. f. : 90 %. Certificat exigé des voyageurs âgés Résistance du P. falciparum à la chloroquine. de plus d’un an en provenance de • Prophylaxie : médication pour zone de zones infectées et des pays suivants : résistance à la chloroquine. Cap-Vert, Djibouti, Madagascar, Mauritanie, Mozambique. Poliomyélite Immunisation recommandée pour Dernier cas signalé en 1999. Risque de ré- tous. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante. Choléra • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Présence probable. • Immunisation pour groupes particuliers. 196 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 184. Guide d’intervention santé-voyage Guinée Équatoriale Institut national de santé publique du Québec Rougeole Hépatite B Risque élevé. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Influenza Schistosomiase Risque présent toute l’année. Présence dans la moitié nord du pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Extrêmement limités. Présence dans les zones urbaines et rurales de Typhoïde tout le pays. P. f. : > 85 %. Risque de transmission modéré. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à • Immunisation pour tous. la sulfadoxine-pyriméthamine. • Prophylaxie : médication pour zone de GUINÉE ÉQUATORIALE résistance à la chloroquine. Fièvre jaune Poliomyélite Présence. Dernier cas signalé en 1992. Risque de ré- Certificat exigé des voyageurs en infection à cause d’une couverture vaccinale provenance de zones infectées. insuffisante. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Immunisation recommandée pour tous. Rage Choléra Présence probable. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Rougeole des circonstances exceptionnelles. Risque élevé. Dengue • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Schistosomiase Hépatite A Présence dans tout le pays. Présence. Services médicaux • Immunisation pour tous. Extrêmement limités. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 197 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 185. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Guyana Typhoïde Hépatite A Risque de transmission modéré. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour tous. GUYANA Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. Fièvre jaune Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs en Influenza provenance de zones infectées et des pays suivants : Belize, Costa Rica, Risque présent toute l’année. Guatemala, Honduras, Nicaragua. • Immunisation pour des groupes particuliers. Immunisation recommandée pour tous. Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. 198 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 186. Guide d’intervention santé-voyage Guyana Institut national de santé publique du Québec Paludisme Résistance de P. falciparum à la chloroquine. • Prophylaxie : médication pour zone de Présence dans les zones urbaines et rurales résistance à la chloroquine. de tout le pays. Le risque est moindre dans les villes côtières. P. f. : 47 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 199 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 187. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Guyane française Hépatite A Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour tous. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite B Rage Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Rougeole Risque présent toute l’année. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes Paludisme particuliers. Présence dans les zones urbaines et rurales de Services médicaux tout le pays. Les risques sont faibles dans les zones côtières. De qualité satisfaisante pour les problèmes de santé mineurs. Limités pour les autres P. f. : 70 %. conditions médicales. Résistance du P. falciparum à la chloroquine. On a rapporté quelques souches de P. falciparum Typhoïde résistantes à la méfloquine. Risque de transmission modéré. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. • Immunisation pour tous. Poliomyélite GUYANE FRANÇAISE Absence de cas, élimination récente; risque Fièvre jaune faible ou potentiel. Présence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Certificat exigé de tous les voyageurs Rage âgés de plus d’un an. Présence. Choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Risque modéré ou absence de données. Dengue • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. 200 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 188. Guide d’intervention santé-voyage Haïti Institut national de santé publique du Québec Services médicaux Poliomyélite Limités. Éclosion de poliomyélite vaccinale en 2000; risque faible ou potentiel. Typhoïde • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque de transmission modéré. Rage • Immunisation pour tous. Présence. HAÏTI • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Rougeole Certificat exigé des voyageurs en Présence. provenance de zones infectées. La maladie est contôlée selon l’Organisation Dengue panaméricaine de la santé (janvier 2007). • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Services médicaux Hépatite A Limités, particulièrement à l’extérieur de Port-au- Présence. Prince. • Immunisation pour tous. Typhoïde Hépatite B Risque de transmission modéré. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. HONDURAS Influenza Fièvre jaune Risque présent toute l’année. Certificat exigé des voyageurs en • Immunisation pour des groupes particuliers. provenance de zones infectées. Paludisme Choléra Présence dans les zones urbaines et rurales Présence. de tout le pays sauf dans le port de Labadee. Les personnes séjournant dans les stations • Immunisation (vaccin oral) seulement dans balnéaires doivent prendre une des circonstances exceptionnelles. chimioprophylaxie même pour un court séjour. P. f. : 100 %. Dengue • Prophylaxie : chloroquine. Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 201 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 189. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Honduras Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. 202 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 190. Guide d’intervention santé-voyage Honduras Institut national de santé publique du Québec Paludisme P. f. : 3 %. • Prophylaxie : chloroquine. Présence dans les régions rurales de tout le pays et dans les stations balnéaires et l’île de Roatan et les autres îles de Isla de Bahia. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 203 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 191. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Hong Kong (voir Chine) Hépatite A Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite B Rage Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Rougeole Risque présent de novembre à mars. Risque faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base. Maladie de Lyme Services médicaux Présence. De qualité variable. Poliomyélite Typhoïde Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Risque de transmission modéré. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour tous. Rage HONG KONG (VOIR CHINE) Présence. HONGRIE • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Rougeole Aucune exigence Risque faible. Encéphalite européenne à tiques • Immunisation de base. Présence principalement à l'ouest du Danube. Services médicaux Les régions à risque élevé sont : autour du lac Balaton, jusqu'à la frontière autrichienne et De bonne qualité, mais niveau des soins parfois croate; les régions à l'ouest et au nord de en dessous des normes nord-américaines. Budapest, le long de la frontière slovaque; les comtés de Zala, Somogy et Nograd. Des cas Test de dépistage du VIH sporadiques sont rapportés le long de la rivière Tisza et à l'est de Miskolc. Le test est exigé pour les séjours de plus d’un an et pour toute personne qui fait une demande d’immigration. Certains employeurs peuvent demander aux travailleurs de se soumettre à un test. 204 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 192. Guide d’intervention santé-voyage Inde Institut national de santé publique du Québec INDE Choléra Présence. Fièvre jaune • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Toute personne (à l’exception des des circonstances exceptionnelles. enfants de moins de six mois) arrivant sans être munie d’un certificat de Dengue vaccination est isolée pendant un maximum de 6 jours si elle a quitté Présence. une zone infectée moins de 6 jours avant son arrivée par voie aérienne, ou si elle est passée en transit dans une telle zone, si elle est arrivée sur un navire ayant quitté ou touché un port situé dans une zone infectée moins de 30 jours avant son arrivée en Inde. Les pays et zones suivants sont considérés comme infectés : tous les pays d’Afrique et d’Amérique situés dans la zone d’endémicité amarile, de même que tous les pays où des cas de fièvre jaune sont signalés. Trinité et Tobago est aussi considéré comme infecté. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 205 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 193. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Inde Encéphalite japonaise Sud : Goa : mai à octobre. Tamil Nadu : octobre à janvier. L’encéphalite japonaise a été signalée dans tout Karnataka : avril à juin et août à décembre. le pays sauf dans les États suivants : Arunachal Andhra Pradesh : septembre à décembre Pradesh, Cachemire, Dadra, Daman, Diu, Nord : juillet à décembre Gujerat, Himachal Pradesh, Jammu, • Immunisation pour des groupes particuliers Lakshadweep, Meghalaya, Nagar Haveli, selon le lieu et la saison du séjour. Orissa, Punjab, Rajasthan et Sikkim. Les risques sont plus élevés durant et après la mousson. La période la plus à risque varie selon la région. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 206 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 194. Guide d’intervention santé-voyage Inde Institut national de santé publique du Québec Hépatite A Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars au nord du 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans • Immunisation pour tous. la partie sud du pays. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 207 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 195. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Inde Paludisme P. f. : 40 à 50 %. Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à Présence au-dessous de 2000 mètres dans la sulfadoxine-pyriméthamine. tout le pays incluant les états du nord où le risque est faible en décembre et janvier. Pas • Prophylaxie : médication pour zone de de risque au-dessus de 2000 mètres dans les résistance à la chloroquine. états de Himachal Pradesh, Jammu, Kashmir et Sikkim. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 208 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 196. Guide d’intervention santé-voyage Indonésie Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Typhoïde Maladie endémique : incidence élevée. Risque de transmission élevé. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour tous. Rage INDONÉSIE Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs en Rougeole provenance de zones infectées. Les pays et zones inclus dans les zones Risque élevé. d’endémicité sont considérés comme des zones infectées. • Immunisation de base et groupes particuliers. Choléra Schistosomiase Présence. Présence dans les environs du village de Gimvi • Immunisation (vaccin oral) seulement dans dans l’État de Maharashtra et dans un petit des circonstances exceptionnelles. foyer dans la province d’Orissa. Dengue Services médicaux Présence. De bonne qualité dans les grands centres urbains. Limités dans les régions rurales. Encéphalite japonaise Test de dépistage du VIH Présence toute l’année en milieu rural. • Immunisation pour des groupes particuliers. Un test est exigé des personnes suivantes : • tous les étudiants de plus de 18 ans, Hépatite A • toute personne âgée entre 18 et 70 ans Présence. ayant un visa valide d’un an et plus, • toute personne qui prolonge son séjour • Immunisation pour tous. jusqu’à un an et plus. Hépatite B Sont exclus : • les journalistes accrédités, Prévalence élevée de porteurs. • les personnes qui travaillent pour des • Immunisation pour des groupes particuliers. missions étrangères. Influenza Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 209 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 197. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Indonésie Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Présence dans tout le pays sauf les stations Résistance du P. vivax à la chloroquine. touristiques de Bali et Java, la municipalité de • Prophylaxie : médication pour zone de Jakarta et les grandes villes. résistance à la chloroquine. P. f. : 66 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Schistosomiase Éclosion en 2005 dans les îles de Java Présence dans les vallées de Lindu et de Napu (province de Banten) et de Sumatra (province situées sur l’île de Sulawesi. de Lampung), avec quelques centaines de cas. Services médicaux • Primo-immunisation et rappel pour tous. De qualité variable. Limités à l’extérieur des Rage grandes villes. Présence. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission élevé. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes particuliers. 210 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 198. Guide d’intervention santé-voyage Iran Institut national de santé publique du Québec IRAN Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de Influenza zones infectées. Risque présent de novembre à mars. Choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 211 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 199. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Iran Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine près de la frontière de l’Afghanistan et du Présence dans les régions rurales de mars à la Pakistan. fin de novembre dans les provinces de Sistan- • Prophylaxie : Baluchistan, Kerman et Hormogzan; présence de paludisme, uniquement à P. vivax, durant • chloroquine; les mois d’été dans les provinces d’Ardabil et • médication pour zone de résistance à la de l’Azerbayjan de l’est au nord du Zagros. chloroquine pour les provinces de Sistan- Balutchistan, Hormozgan et Kerman. P. f. : 41 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 212 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 200. Guide d’intervention santé-voyage Iraq Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite IRAQ Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- Fièvre jaune infection. Un certificat de vaccination contre la • Primo-immunisation et rappel pour tous. fièvre jaune est exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. Rage Choléra Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation seulement dans des Rougeole circonstances exceptionnelles. Risque faible. Hépatite A • Immunisation de base. Présence. Schistosomiase • Immunisation pour tous. Transmission faible. Hépatite B Services médicaux Prévalence modérée de porteurs. De base, disponibles dans les villes • Immunisation pour des groupes particuliers. principales. Limités dans les régions rurales. Influenza Typhoïde Risque présent de novembre à mars. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 213 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 201. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Iraq Paludisme du Nord : Erbil, Duhok, Ninawa et Sulaimaniya, Ta’mim ainsi que dans la province de Bassora. Présence de mai à la fin de novembre, P. f. : 0 %. au-dessous de 1500 mètres dans les provinces • Prophylaxie : chloroquine. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 214 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 202. Guide d’intervention santé-voyage Irlande Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite IRLANDE Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- Fièvre jaune infection à cause d’une couverture vaccinale Aucune exigence. insuffisante. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite B Rage Prévalence faible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Rougeole Risque présent de novembre à mars. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes Maladie de Lyme particuliers. Présence. Schistosomiase Poliomyélite Présence dans les bassins hydriques des fleuves Tigre et Euphrate, incluant les canaux Éliminée. d’irrigation et les zones urbaines. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Rage De qualité variable. Services de base parfois non disponibles. Absence. Test de dépistage du VIH Rougeole Tous les étrangers (sauf les diplomates, les Risque modéré ou absence de données. pèlerins musulmans transitant par l’Irak, les enfants de moins de 14 ans qui ne souffrent • Immunisation de base et groupes particuliers. pas d’hémophilie, les hommes de plus de 60 ans et les femmes de plus de 50 ans) devront Services médicaux se soumettrent au test à leur entrée dans le pays et devront en assumer les frais (50$ US). De bonne qualité. Les personnes possédant un certificat médical récent confirmant qu’elles ne souffrent pas du sida peuvent aussi être exemptées de subir le test. Typhoïde Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 215 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 203. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Islande ISLANDE ISRAËL Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Aucune exigence. Hépatite B Hépatite A Prévalence faible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Hépatite B Risque présent de novembre à mars. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Influenza Éliminée. Risque présent de novembre à mars. • Primo-immunisation pour des groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Poliomyélite Rage Éliminée. Absence. • Primo-immunisation pour tous. Rougeole Rage Risque faible. Présence. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Rougeole De bonne qualité. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. Services médicaux De bonne qualité. Certains hôpitaux de la bande de Gaza se situent en dessous des normes nord-américaines. 216 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 204. Guide d’intervention santé-voyage Italie Institut national de santé publique du Québec ITALIE JAMAÏQUE Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones Encéphalite européenne à tiques infectées. Présence en Toscane, autour de Florence et Dengue dans les provinces du nord-est Trento et Belluno. Présence. Hépatite B Hépatite A Prévalence faible de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Hépatite B Risque présent de novembre à mars. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Influenza Présence. Risque présent toute l’année. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Paludisme • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Une éclosion de 21 cas de P. falciparum sensible à la chloroquine a été signalée en Rage décembre 2006 à Kingston et provinces environnantes. Absence. • Prophylaxie : chloroquine Rougeole Poliomyélite Risque élevé. Éliminée. • Immunisation de base et groupes • Primo-immunisation pour tous. particuliers. Rage Services médicaux Absence. De bonne qualité. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 217 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 205. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Japon Rougeole Influenza Risque modéré ou absence de données. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Maladie de Lyme Services médicaux Présence. Limités. Poliomyélite Typhoïde Éliminée. Transmission possible. • Primo-immunisation pour des groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. JAPON Rage Absence. Fièvre jaune Aucune exigence. Rougeole Choléra Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. Éclosions occasionnelles. • Immunisation non recommandée Services médicaux Encéphalite européenne à tiques De bonne qualité. Risque présent dans la région de Oshima, JORDANIE dans le sud de l'île de Hokkaido. Fièvre jaune Encéphalite japonaise Certificat exigé des voyageurs âgés de Présence en milieu rural. Le risque est plus plus d’un an en provenance de zones élevé d’avril à octobre. infectées. • Immunisation pour des groupes particuliers y séjournant d’avril à octobre. Hépatite A Hépatite B Présence. • Immunisation pour tous. Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. 218 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 206. Guide d’intervention santé-voyage Kazakstan Institut national de santé publique du Québec Influenza KAZAKSTAN Risque présent de novembre à mars. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs en Poliomyélite provenance de zones infectées. Absence de cas, élimination récente; risque Encéphalite européenne à tiques faible ou potentiel. Présence dans le centre-nord du pays. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite A Rage Présence. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Rougeole Prévalence modérée de porteurs. Risque élevé. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes particuliers. Influenza Schistosomiase Risque présent de novembre à mars. Transmission faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Maladie de Lyme De bonne qualité dans les grands centres Présence. urbains. Poliomyélite Test de dépistage du VIH Absence de cas, élimination récente; risque Toute personne dont le séjour est de plus de faible ou potentiel. 3 mois doit subir un test. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Typhoïde Rage Risque de transmission modéré. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Risque faible. • Immunisation de base. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 219 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 207. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Kenya Services médicaux Hépatite A En dessous des normes nord-américaines. Présence. Disponibilité des produits médicaux de base très limitée. • Immunisation pour tous. Test de dépistage du VIH Hépatite B Tous les visiteurs faisant un séjour de plus d’un Prévalence élevée de porteurs. mois doivent présenter un certificat de • Immunisation pour des groupes particuliers. dépistage du VIH dans un délai de 10 jours après leur arrivée. Infection invasive à méningocoques Typhoïde Présence dans tout le pays. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Influenza KENYA Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Présence. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones infectées. Immunisation recommandée pour tous. Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. 220 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 208. Guide d’intervention santé-voyage Kenya Institut national de santé publique du Québec P. f. : > 85 %. Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Présence dans tout le pays, zones urbaines et la sulfadoxine-pyriméthamine. rurales au-dessous de 2500 mètres (incluant • Prophylaxie : médication pour zone de les parcs nationaux, les stations de la côte et résistance à la chloroquine. Mombasa). Il y a très peu de risque dans la ville de Nairobi. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 221 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 209. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Kirghizistan Poliomyélite Hépatite B Dernier cas signalé en 1993. Risque de ré- Prévalence modérée de porteurs. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante et d’éclosions dans les pays • Immunisation pour des groupes particuliers. voisins. Influenza • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque présent de novembre à mars. Rage • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Maladie de Lyme • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole Paludisme Risque élevé. Risque présent de juin à octobre dans certaines • Immunisation de base et groupes régions du sud et de l’ouest du pays, surtout particuliers. dans les provinces de Batken, Osh et Zhele- Abadskaya bordant le Tadjikistan et Schistosomiase l’Ouzbékistan. Présence. P. f. : 0 %. • Prophylaxie : aucune. Services médicaux Poliomyélite Satisfaisants à Nairobi. Absence de cas, élimination récente; risque Typhoïde faible ou potentiel. Risque de transmission modéré. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour tous. Rage KIRGHIZISTAN Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Aucune exigence. Rougeole Hépatite A Risque faible. Présence. • Immunisation de base. • Immunisation pour tous. Services médicaux Limités. Disponibilité des produits médicaux de base très limitée. 222 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 210. Guide d’intervention santé-voyage Kiribati Institut national de santé publique du Québec Test de dépistage du VIH Rougeole Tous les étrangers, excluant les diplomates, Risque élevé. dont le séjour est de plus d’un mois doivent subir le test. • Immunisation de base et groupes particuliers. Typhoïde Services médicaux Risque de transmission modéré. Limités. • Immunisation pour tous. Typhoïde KIRIBATI Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune KOWEÏT Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones infectées. Fièvre jaune Aucune exigence. Dengue Hépatite A Présence. Présence. Hépatite A • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation pour tous. Prévalence modérée de porteurs. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent toute l’année. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque Poliomyélite faible ou potentiel. Éliminée. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Primo-immunisation pour tous. Rage Rage Absence. Absence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 223 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 211. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Laos Rougeole Hépatite A Risque faible. Présence. • Immunisation de base. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B De bonne qualité dans les centres privés et Prévalence élevée de porteurs. publics. • Immunisation pour des groupes particuliers. Test de dépistage du VIH Influenza Toute personne qui demande un permis de résidence doit se soumettre au test. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Paludisme Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays sauf dans la ville de Vieng-Chan (Vientiane). LAOS P. f. : 97 %. Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à Fièvre jaune la sulfadoxine-pyriméthamine. Certificat exigé des voyageurs en • Prophylaxie : médication pour zone de provenance de zones infectées. résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Encéphalite japonaise Rougeole Présence en milieu rural. Dans le Nord, le risque est plus élevé entre mai et octobre. Risque élevé. • Immunisation pour des groupes particuliers • Immunisation de base et groupes particuliers. séjournant dans le Nord entre mai et octobre ou dans le Sud, quelle que soit la Schistosomiase période de l’année. Présence à Paksé, Bassac et sur l'île de Khong, situées le long du fleuve Mekong. 224 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 212. Guide d’intervention santé-voyage Lesotho Institut national de santé publique du Québec Services médicaux Rage Limités. Les produits sanguins ne sont pas Présence. testés pour le VIH. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Rougeole Risque de transmission élevé. Risque élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. LESOTHO Services médicaux Fièvre jaune Limités. Disponibilité des produits médicaux très limitée. Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. Typhoïde Dengue Risque de transmission élevé. Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite A LETTONIE Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Aucune exigence. Hépatite B Encéphalite européenne à tiques Prévalence élevée de porteurs. Risque élevé à travers le pays. La région de • Immunisation pour des groupes particuliers. Riga, incluant le parc de la ville, est considérée comme fortement infestée. Influenza Hépatite A Risque présent d’avril à septembre. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Poliomyélite Hépatite B Dernier cas signalé en 1987. Risque de ré- infection à cause d’une couverture vaccinale Prévalence modérée de porteurs. insuffisante. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 225 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 213. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Liban Maladie de Lyme Hépatite B Présence. Prévalence élevée de porteurs. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque Influenza faible ou potentiel. Risque présent de novembre à mars. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque • Immunisation pour des groupes particuliers. faible ou potentiel. Rougeole • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque faible. Rage • Immunisation de base. Présence. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Limités. Disponibilité des produits médicaux de Rougeole base très limitée. Risque modéré ou absence de données. Test de dépistage du VIH • Immunisation de base et groupes particuliers. Le test est exigé pour toute personne qui Schistosomiase demande un permis de résidence. Transmission faible. Typhoïde Services médicaux Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. De qualité satisfaisante à Beyrouth. Limités à l’extérieur de la capitale. LIBAN Test de dépistage du VIH Fièvre jaune Toute personne qui planifie de résider ou de travailler au Liban doit subir un test. Les Certificat exigé des voyageurs en universités peuvent demander aux étudiants provenance de zones infectées. étrangers de subir un test. Hépatite A Typhoïde Présence. Transmission possible. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. 226 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 214. Guide d’intervention santé-voyage Libéria Institut national de santé publique du Québec LIBÉRIA Poliomyélite Dernier cas signalé en 1999. Risque de ré- Fièvre jaune infection à cause de surveillance et couverture Présence. vaccinale insuffisante. Certificat exigé de tous les voyageurs • Primo-immunisation et rappel pour tous. âgés de plus d’un an. Rage Choléra Présence probable. Présence. • Immunisation pour groupes particuliers. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Rougeole Dengue Risque élevé. • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Schistosomiase Hépatite A Présence. Présence. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B Limités. Prévalence élevée de porteurs. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission modéré. Influenza • Immunisation pour tous. Risque présent toute l’année. LIBYE • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Paludisme Certificat exigé des voyageurs en provenance de zone infectées. Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. Hépatite A P. f. : 90 %. Présence. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. • Immunisation pour tous. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 227 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 215. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Liechtenstein Influenza LIECHTENSTEIN Risque présent de novembre à mars au nord Fièvre jaune du 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans la partie sud du pays. Aucune exigence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Encéphalite européenne à tiques Poliomyélite Présence dans la région de Vaduz, la capitale. Absence de cas, élimination récente; risque Hépatite B faible ou potentiel. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Prévalence faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Influenza Absence. Risque présent de novembre à mars. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque modéré ou absence de données. Maladie de Lyme • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Schistosomiase Poliomyélite Présence dans la partie centrale de Fezzan et Éliminée. dans les oasis situés à la frontière sud-ouest avec l’Algérie. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Rage Limités. Absence. Test de dépistage du VIH Rougeole Toute personne qui demande un permis de résidence doit subir un test, à l’exception des Risque modéré ou absence de données. visiteurs officiels. • Immunisation de base et groupes particuliers. Typhoïde Services médicaux Risque de transmission modéré. De bonne qualité. • Immunisation pour tous. 228 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 216. Guide d’intervention santé-voyage Lituanie Institut national de santé publique du Québec LITUANIE Rougeole Risque faible. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation de base. Services médicaux Encéphalite européenne à tiques En dessous des normes nord-américaines, mais Présence dans tout le pays. Les régions à en voie d’amélioration. Disponibilité des produits risque élevé sont : Panevezys, Siauliai, médicaux parfois limitée. Radviliskis, Raseini dans le centre; Akmene, Pakruojis, Pasvalys, Rokiskis dans le nord; et Test de dépistage du VIH Marijampole dans le sud. Un certificat est exigé au moment d’une Hépatite A demande de permis de résidence permanente. Présence. Typhoïde • Immunisation pour tous. Transmission possible. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence modérée de porteurs. LUXEMBOURG • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Influenza Aucune exigence. Risque présent de novembre à mars. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence faible. Maladie de Lyme • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Poliomyélite Risque présent de novembre à mars. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Maladie de Lyme Rage Présence. Présence. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 229 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 217. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Macao (voir Chine) Rage Poliomyélite Absence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. Rougeole • Primo-immunisation et rappel pour tous. Risque modéré ou absence de données. Rage • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence probable. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. De bonne qualité. Rougeole Risque modéré ou absence de données. MACAO (VOIR CHINE) • Immunisation de base et groupes particuliers. M A C É D O I N E ( E X -R É P U B L I Q U E Services médicaux YOUGOSLAVE DE) Limités. Disponibilité des produits médicaux parfois limitée. Fièvre jaune Typhoïde Aucune exigence. Transmission possible. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour tous. MADAGASCAR Hépatite B Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs en provenance Prévalence modérée de porteurs. de zones infectées. • Immunisation pour des groupes particuliers. Choléra Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans • Immunisation pour des groupes particuliers. des circonstances exceptionnelles. Maladie de Lyme Dengue Présence. Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. 230 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 218. Guide d’intervention santé-voyage Malaisie Institut national de santé publique du Québec Hépatite B Services médicaux Prévalence élevée de porteurs. Limités. Disponibilité des produits médicaux parfois très limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque de transmission modéré. Risque présent toute l’année dans la partie nord du pays et d’avril à septembre au sud du • Immunisation pour tous. 23e degré de latitude Sud. • Immunisation pour des groupes particuliers. MALAISIE Paludisme Fièvre jaune Présence dans les zones urbaines et rurales Certificat exigé des voyageurs âgés de de tout le pays, particulièrement dans les plus d’un an ayant séjourné en zone zones côtières. infectée depuis 6 jours ou moins. Les pays et zones inclus dans les zones P. f. : > 85 %. d’endémicité sont considérés comme Résistance du P. falciparum à la chloroquine. infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de Choléra résistance à la chloroquine. Présence. Poliomyélite • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Dernier cas signalé en 1997. Risque de ré- des circonstances exceptionnelles. infection à cause de surveillance et couverture vaccinale insuffisante. Dengue • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. Rage Encéphalite japonaise Présence. Présence toute l’année en milieu rural. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Hépatite A Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes • Immunisation pour tous. particuliers. Hépatite B Schistosomiase Prévalence élevée de porteurs. Présence dans tout le pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 231 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 219. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Malaisie Influenza foyers limités de l’arrière-pays. Les zones urbaines et côtières sont exemptes de Risque présent toute l’année. paludisme. • Immunisation pour des groupes particuliers. P. f. : 65 % (80 % à Sabah). Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Paludisme la sulfadoxine-pyriméthamine. Présence dans les régions rurales seulement. • Prophylaxie : médication pour zone de Le risque de paludisme n’existe que dans des résistance à la chloroquine. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Schistosomiase Absence de cas, élimination récente; risque Présence dans les provinces de Perak et de faible ou potentiel. Pahang. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Services médicaux Rage Satisfaisants dans les grands centres urbains. Présence en Malaisie péninsulaire seulement. Test de dépistage du VIH • Immunisation pour groupes particuliers. Les étrangers qui demandent un permis de travail Rougeole de laboratoire sans qualification particulière. Risque élevé. Typhoïde • Immunisation de base et groupes Transmission possible. particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. 232 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 220. Guide d’intervention santé-voyage Malawi Institut national de santé publique du Québec MALAWI Paludisme Présence dans les zones urbaines et rurales de Fièvre jaune tout le pays. Certificat exigé des voyageurs en P. f. : 90 %. provenance de zones infectées. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Choléra • Prophylaxie : médication pour zone de Présence. résistance à la chloroquine. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Poliomyélite des circonstances exceptionnelles. Dernier cas signalé en 1991. Risque de ré- Dengue infection à cause de couverture vaccinale insuffisante. Présence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite A Rage Présence. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Rougeole Prévalence élevée de porteurs. Risque élevé. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes particuliers. Infection invasive à méningocoques Schistosomiase Présence dans tout le pays. Présence dans tout le pays, particulièrement au • Immunisation pour des groupes particuliers. lac Malawi. Influenza Services médicaux Risque présent toute l’année. Limités. Disponibilité des produits médicaux très limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 233 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 221. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Maldives (îles) MALDIVES (ÎLES) Typhoïde Risque de transmission élevé. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. MALI Dengue Fièvre jaune Présence. Présence. Hépatite A Certificat exigé de tous les voyageurs âgés de plus d’un an. Présence. Choléra • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des Prévalence modérée de porteurs. circonstances exceptionnelles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. Dernier cas signalé en 1980. Surveillance • Immunisation pour des groupes particuliers. insuffisante. Infection invasive à méningocoques • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. La moitié sud du pays est Rage particulièrement affectée. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Absence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Influenza Risque faible. Risque présent toute l’année. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Limités. Disponibilité des produits médicaux parfois très limitée. 234 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 222. Guide d’intervention santé-voyage Malte Institut national de santé publique du Québec Paludisme MALTE Présence dans les zones urbaines et rurales Fièvre jaune de tout le pays. P. f. : > 85 %. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus de 9 mois en provenance de zones Résistance du P. falciparum à la chloroquine et infectées. Les enfants âgés de moins de à la sulfadoxine-pyriméthamine. 9 mois en provenance de zones infectées • Prophylaxie : médication pour zone de peuvent être isolés ou placés sous résistance à la chloroquine. surveillance si cela se justifie du point de vue épidémiologique. Poliomyélite Hépatite B Transmission ré-établie et cas signalés en 2005. Prévalence modérée de porteurs. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Poliomyélite Risque élevé. Éliminée. • Immunisation de base et groupes • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Schistosomiase Rage Présence dans tout le pays, particulièrement Absence. au pays Dogon. Rougeole Services médicaux Risque élevé. Limités. Disponibilité des produits médicaux • Immunisation de base et groupes particuliers. parfois très limitée. Services médicaux Typhoïde Généralement satisfaisants. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 235 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 223. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Mariannes du Nord (îles) MARIANNES DU NORD (ÎLES) Typhoïde Transmission possible. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue MAROC Présence. Fièvre jaune Aucune exigence. Encéphalite japonaise Présence en milieu rural. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Hépatite B • Immunisation pour tous. Prévalence modérée de porteurs. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence modérée de porteurs. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent toute l’année. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent de novembre à mars. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Maladie de Lyme • Primo-immunisation pour tous. Présence. Rage Absence. Rougeole Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. Services médicaux Limités. 236 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 224. Guide d’intervention santé-voyage Maroc Institut national de santé publique du Québec P. f. : 0 %. Paludisme • Prophylaxie : aucune. Risque très limité de mai à octobre, dans certaines zones rurales de la province de Chefchaouen. Pas de cas rapporté en 2000. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 237 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 225. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Marshall (îles) Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Rougeole Éliminée. Risque élevé. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. Rage Schistosomiase Absence. Présence dans la partie centre sud du pays. Rougeole Transmission faible. Risque élevé. Services médicaux • Immunisation de base et groupes particuliers. Généralement satisfaisants. Services médicaux Typhoïde Satisfaisants pour les problèmes médicaux Transmission possible. mineurs. Disponibilité restreinte dans les villes de Majuro et Ebeye. • Immunisation pour des groupes particuliers. Test de dépistage du VIH MARSHALL (ÎLES) Doivent passer un test : Fièvre jaune • les visiteurs temporaires dont le séjour est de plus de 30 jours, Aucune exigence. • les personnes qui demandent un permis de Dengue résidence ou de travail. Présence. Typhoïde Hépatite A Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour tous. 238 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 226. Guide d’intervention santé-voyage Martinique Institut national de santé publique du Québec MARTINIQUE MAURICE (ÎLE) Fièvre jaune Fièvre jaune Aucune exigence. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones Dengue infectées. Les pays et zones inclus dans les zones d’endémicité sont considérés Présence. comme des zones infectées. Hépatite B Dengue Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. Éliminée. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Absence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Paludisme Risque faible. Pas de cas indigène rapporté depuis 1998. Pas de risque dans l’île de Rodrigues. • Immunisation de base. P. f. : 0 %. Schistosomiase • Prophylaxie : aucune. Transmission probablement interrompue. Poliomyélite Services médicaux Éliminée. Limités. • Primo-immunisation pour tous. Rage Absence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 239 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 227. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Mauritanie Rougeole Dengue Risque élevé. Présence. • Immunisation de base et groupes Hépatite A particuliers. Présence. Schistosomiase • Immunisation pour tous. Transmission faible. Hépatite B Services médicaux Prévalence élevée de porteurs. Disponibles, mais en dessous des normes nord-américaines. • Immunisation pour des groupes particuliers. Test de dépistage du VIH Infection invasive à méningocoques Les étrangers planifiant travailler ou chercher Présence dans tout le pays, particulièrement une résidence permanente doivent se dans l’extrême sud. Un pic d’activité survient en soumettre à un test à leur arrivée à l’île saison sèche, de décembre à juin. Maurice. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Transmission possible. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. MAURITANIE Fièvre jaune Dans le passé, des éclosions sont survenues dans certaines régions du pays. Certificat exigé de tous les voyageurs âgés de plus d’un an, sauf ceux arrivant d’une zone non infectée et séjournant moins de 15 jours dans le pays. Immunisation recommandée pour tous. Choléra Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. 240 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 228. Guide d’intervention santé-voyage Mauritanie Institut national de santé publique du Québec P. f. : > 85 %. Paludisme Résistance du P. falciparum à la chloroquine. Présence dans les zones urbaines et rurales, • Prophylaxie : médication pour zone de sauf dans les districts de Dakhlet-Nouadhibou résistance à la chloroquine. et Tiris-Zemour. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 241 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 229. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Mayotte Poliomyélite Hépatite B Dernier cas signalé en 2001. Risque de ré- Prévalence élevée de porteurs. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Paludisme Rougeole Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. Risque élevé. P. f. : présence • Immunisation de base et groupes Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à particuliers. la sulfadoxine-pyriméthamine. Schistosomiase • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Présence dans tout le pays. Poliomyélite Services médicaux Maladie endémique : incidence difficile à évaluer. Limités. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Typhoïde Rage Risque de transmission modéré. Présence probable. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour groupes particuliers. MAYOTTE Rougeole Fièvre jaune Risque modéré ou absence de données. Aucune exigence. • Immunisation de base et groupes particuliers. Hépatite A Services médicaux Présence. Limités. • Immunisation pour tous. Typhoïde Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. 242 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 230. Guide d’intervention santé-voyage Mexique Institut national de santé publique du Québec MEXIQUE Hépatite A Présence. Fièvre jaune Aucune exigence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Choléra Prévalence faible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Influenza Dengue Risque présent de novembre à mars au nord du 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans la Présence. partie sud du pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 243 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 231. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Mexique Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Paludisme balnéaires le long du Pacifique et du golfe du Mexique : Cancun, Riviera Maya, Puerto Risque en régions rurales incluant les stations Aventuras, Playa del Carmen, Tulum, Puerto balnéaires situées en régions rurales des états Escondido, Puerto Angel, Huatulco, Acapulco, suivants : Campeche, Chiapas, Guerrero, Ixtapa, Manzanillo, Puerto Vallarta, Mazatlan, Michoacan, Nayarit, Oaxaca, Quintana Roo, Cabo San Lucas, Tuxpan (État de Véracruz). Sinaloa et Tabasco. Risque présent dans la Les voyageurs qui effectuent des excursions de région montagneuse du nord de Jalisco. jour aux sites archéologiques n’ont pas besoin de Risque aussi présent entre les latitudes 24N et prophylaxie. 28N et longitudes 106 O et 110 O ce qui inclut en partie : Sonora, Chihuahua et Durango. Pas P. f. : 1 %. de risque le long de la frontière avec les États- • Prophylaxie : chloroquine. Unis. Pas de risque dans les grandes stations 244 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 232. Guide d’intervention santé-voyage Micronésie Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Rougeole Éliminée. Risque faible. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation de base. Rage Services médicaux Absence. Satisfaisants dans les grands centres urbains. De bonne qualité à Mexico. Plus limités en Rougeole région rurale. Risque élevé. Typhoïde • Immunisation de base et groupes particuliers. Transmission possible. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Satisfaisants pour les problèmes mineurs. MICRONÉSIE Test de dépistage du VIH Fièvre jaune Toute personne qui demande un permis a besoin Aucune exigence. d’obtenir une autorisation médicale qui peut inclure de subir un test de dépistage du VIH. Dengue Typhoïde Présence. Transmission possible. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 245 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 233. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Moldavie (Moldova) M O L D A V I E (M O L D O V A ) Services médicaux Limités. Disponibilité des produits médicaux de Fièvre jaune base souvent limitée. Aucune exigence. Test de dépistage du VIH Encéphalite européenne à tiques Toute personne dont le séjour est de plus de 3 Présence. Pas de données récentes. mois doit subir le test. Hépatite A Typhoïde Présence. Transmission possible. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B MONACO Prévalence modérée de porteurs. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Aucune exigence. Influenza Hépatite B Risque présent de novembre à mars. Prévalence faible. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Influenza Présence. Risque présent de novembre à mars. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Absence de cas, élimination récente; risque Maladie de Lyme faible ou potentiel. Présence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Poliomyélite Rage Éliminée. Présence. • Primo-immunisation pour des groupes • Immunisation pour des groupes particuliers. particuliers. Rougeole Rage Risque modéré ou absence de données. Absence. • Immunisation de base et groupes particuliers. 246 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 234. Guide d’intervention santé-voyage Mongolie Institut national de santé publique du Québec Rougeole Poliomyélite Risque faible. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation de base. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Services médicaux Rage De bonne qualité. Présence. MONGOLIE • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Rougeole Aucune exigence. Risque modéré ou absence de données. Choléra • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Services médicaux • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Limités. Disponibilité des produits médicaux de des circonstances exceptionnelles. base souvent limitée. Encéphalite européenne à tiques Typhoïde Présence dans les districts de Selenga et Risque de transmission modéré. Bulgan, près de la frontière russe, et dans la région d’Ulan-Bator. • Immunisation pour tous. Hépatite A MONTSERRAT Présence. Fièvre jaune • Immunisation pour tous. Certificat exigé des voyageurs âgés de Hépatite B plus d’un an en provenance de zone infectées. Prévalence élevée de porteurs. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Hépatite A Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 247 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 235. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Mozambique Hépatite B Dengue Prévalence modérée de porteurs. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite A Influenza Présence. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Hépatite B Poliomyélite Prévalence élevée de porteurs. Éliminée. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation pour tous. Infection invasive à méningocoques Rage Présence. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Absence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Influenza Risque faible. Risque présent toute l’année. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Limités. Présence dans les zones urbaines et rurales de Test de dépistage du VIH tout le pays. P. f. : > 95 %. Le test est exigé pour les étudiants universitaires et les personnes qui demandent Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à un statut de travailleur ou de résidence. la sulfadoxine-pyriméthamine. • Prophylaxie : médication pour zone de MOZAMBIQUE résistance à la chloroquine. Fièvre jaune Poliomyélite Certificat exigé des voyageurs âgés Dernier cas signalé en 1993. Risque de ré- de plus d’un an en provenance de infection à cause de surveillance et couverture zones infectées. vaccinale insuffisantes. Choléra • Primo-immunisation et rappel pour tous. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. 248 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 236. Guide d’intervention santé-voyage Myanmar Institut national de santé publique du Québec Rage Encéphalite japonaise Présence. Présence en milieu rural. Dans le Nord, le risque est plus élevé de mai à octobre. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers Rougeole séjournant dans le Nord entre mai et octobre ou dans le Sud, quelle que soit la période de Risque élevé. l’année. • Immunisation de base et groupes Hépatite A particuliers. Présence. Schistosomiase • Immunisation pour tous. Présence dans tout le pays. Hépatite B Services médicaux Prévalence élevée de porteurs. Limités. Disponibilité des produits médicaux souvent limitée. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Influenza Risque présent de novembre à mars au nord du Risque de transmission modéré. 23e degré de latitude Nord et toute l’année dans la • Immunisation pour tous. partie sud du pays. • Immunisation pour des groupes particuliers. MYANMAR Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. Choléra Présence. • Immunisation seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 249 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 237. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Myanmar Paludisme • Prophylaxie : • médication pour zone de résistance à la Présence dans les zones rurales au-dessous chloroquine; de 1000 mètres. • médication pour zone de résistance à la P. f. : 85 %. chloroquine et à la méfloquine dans les états de Shan, Kayah et Kayin (aux Résistance de P. falciparum à la chloroquine et frontières de la Thaïlande). à la sulfadoxine-pyriméthamine; résistance à la méfloquine dans les états de Shan, Kayah et Kayin. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 250 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 238. Guide d’intervention santé-voyage Namibie Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite NAMIBIE Dernier cas signalé en 2000. Couverture Fièvre jaune vaccinale insuffisante. Certificat exigé des voyageurs en • Primo-immunisation et rappel pour tous. provenance de zones infectées. Les pays ou parties de pays compris dans Rage les zones d’endémicité en Afrique et en Amérique du Sud sont considérés Présence. comme infectés. Le certificat n’est pas exigé des passagers des lignes • Immunisation pour groupes particuliers. aériennes régulières ayant commencé leur voyage en dehors des zones Rougeole considérées comme infectées, mais ayant passé en transit par ces zones, à Risque élevé. condition qu’ils n’aient pas quitté • Immunisation de base et groupes l’aéroport d’escale ou la ville attenante. particuliers. Tous les passagers ayant commencé leur voyage dans une zone infectée ou Services médicaux ayant passé en transit par une telle zone doivent être porteurs d’un certificat Disponibles à Rangoon. Limités à l’extérieur de lorsqu’ils n’utilisent pas un avion de la capitale. De qualité variable. ligne régulière. Le certificat n’est pas exigé des enfants âgés de moins d’un Typhoïde an, mais ceux-ci pourront être soumis à une surveillance. Risque de transmission élevé. Hépatite A • Immunisation pour tous. Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année dans la partie nord du pays et d’avril à septembre au sud du 23e degré de latitude Sud. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 251 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 239. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Namibie Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à Paludisme la sulfadoxine-pyriméthamine. Présence aux régions frontalières avec • Prophylaxie : médication pour zone de l’Angola et la Zambie et le long des fleuves résistance à la chloroquine. Kawango et Kunene (provinces de Kunene, Ohangwena, Okavango, Caprivi, Omaheke, Omusati, Oshana, Oshikoto et Otjozondjupa) P. f. : 90 %. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Rougeole Éclosion en 2006 dans la région de Windhoek. Risque élevé. • Primo-immunisation et rappel pour tous. • Immunisation de base et groupes particuliers. Rage Schistosomiase Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. 252 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 240. Guide d’intervention santé-voyage Nauru Institut national de santé publique du Québec Services médicaux Rougeole Satisfaisants, particulièrement dans la ville de Risque élevé. Windhoek. • Immunisation de base et groupes particuliers. Typhoïde Services médicaux Risque de transmission élevé. Satisfaisants pour les problèmes mineurs. • Immunisation pour tous. Typhoïde NAURU Transmission possible. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés NÉPAL de plus d’un an en provenance de zones infectées. Fièvre jaune Dengue Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. Présence. Hépatite A Choléra Présence. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Hépatite B Encéphalite japonaise Prévalence élevée de porteurs. Présence dans la partie sud du pays (le Teraï), • Immunisation pour des groupes particuliers. en milieu rural. Le risque est plus élevé de juillet à décembre. Il n’y a pas de risque pour une Influenza randonnée pédestre (trekking) au nord de Katmandou. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers • Immunisation pour des groupes particuliers. séjournant dans les régions rurales du sud du pays entre juillet et décembre. Poliomyélite Hépatite A Éliminée. Présence. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation pour tous. Rage Absence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 253 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 241. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Népal Hépatite B Paludisme Prévalence modérée de porteurs. Présence au-dessous de 1200 mètres dans la partie sud du pays, c’est-à-dire dans les zones • Immunisation pour des groupes particuliers. rurales des districts du Teraï, y compris les collines boisées et les zones forestières. Le Influenza risque est minime en décembre et janvier. Il n’y a pas de risque à Katmandou. Risque présent de novembre à mars. P. f. : 12 %. • Immunisation pour des groupes particuliers. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine. Maladie de Lyme • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Présence. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Rougeole Dernier cas signalé en 2000. Risque de ré- Risque élevé. infection à cause d’une couverture vaccinale insuffisante. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Services médicaux Rage Extrêmement limités, particulièrement à Présence. l’extérieur de Katmandou. • Immunisation pour des groupes particuliers. 254 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 242. Guide d’intervention santé-voyage Nicaragua Institut national de santé publique du Québec Typhoïde Hépatite A Risque de transmission élevé. Présence. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour tous. NICARAGUA Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de Influenza zones infectées. Risque présent toute l’année. Choléra • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 255 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 243. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Nicaragua Paludisme P. f. : 29 %. • Prophylaxie : chloroquine. Présence dans les régions rurales de tout le pays et autour de Managua. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 256 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 244. Guide d’intervention santé-voyage Niger Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Infection invasive à méningocoques Rage Présence. Le tiers sud du pays est Présence. particulièrement affecté. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Influenza Risque faible. Risque présent toute l’année. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Limités, particulièrement à l’extérieur de Managua. Présence dans les zones urbaines et rurales de tout le pays. Typhoïde P. f. : > 85 %. Risque de transmission modéré. Résistance du P. falciparum à la chloroquine. • Immunisation pour tous. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. NIGER Poliomyélite Fièvre jaune Maladie endémique : incidence élevée. Présence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an. Rage Choléra Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Rougeole des circonstances exceptionnelles. Risque élevé. Hépatite A • Immunisation de base et groupes particuliers. Présence. Schistosomiase • Immunisation pour tous. Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 257 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 245. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Nigéria Services médicaux Infection invasive à méningocoques Limités, particulièrement à l’extérieur de la Présence. Les 2/3 nord du pays sont capitale. particulièrement affectés. Un pic d’activité survient en saison sèche, de décembre à juin. Typhoïde • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission modéré. Influenza • Immunisation pour tous. Risque présent toute l’année. NIGÉRIA • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Paludisme Présence. Présence dans les zones urbaines et rurales de Certificat exigé des voyageurs âgés tout le pays. de plus d’un an en provenance de P. f. : > 85 %. zones infectées. Résistance du P. falciparum à la chloroquine et à Immunisation recommandée pour la sulfadoxine-pyriméthamine. tous. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans Maladie endémique : incidence élevée. des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque élevé. Hépatite B • Immunisation de base et groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Schistosomiase • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays. Services médicaux Limités. 258 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 246. Guide d’intervention santé-voyage Nioué Institut national de santé publique du Québec Typhoïde Services médicaux Risque de transmission modéré. Limités. • Immunisation pour tous. Typhoïde NIOUÉ Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés NORVÈGE de plus d’un an en provenance de zones infectées. Fièvre jaune Aucune exigence. Dengue Présence. Encéphalite européenne à tiques Hépatite A Présence dans le district de Agder (Lyngdal/Farsund, Mandal/Sogne, Tromso/ Présence. Arendal), situé dans la région côtière du sud du pays. • Immunisation pour tous. Hépatite B Hépatite B Prévalence faible. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Influenza Risque présent de novembre à mars. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Maladie de Lyme Poliomyélite Présence. Éliminée. Poliomyélite • Primo-immunisation pour tous. Éliminée. Rage • Primo-immunisation pour des groupes Absence. particuliers. Rougeole Rage Risque faible. Absence, sauf dans l’archipel de Svalbard. • Immunisation de base. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 259 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 247. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Nouvelle-Calédonie et dépendances Rougeole Rougeole Risque modéré ou absence de données. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes • Immunisation de base et groupes particuliers. particuliers. Services médicaux Services médicaux De bonne qualité sur l’île principale, plus limités De bonne qualité. sur les autres îles. N O U V E L L E -C A L É D O N I E E T Typhoïde DÉPENDANCES Transmission possible. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs âgés N O U V E L L E -Z É L A N D E de plus d’un an en provenance de zones infectées. Fièvre jaune Dengue Aucune exigence. Présence. Dengue Hépatite A Présence. Présence. Hépatite B • Immunisation pour tous. Prévalence faible. Hépatite B • Immunisation pour des groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent d’avril à septembre. Influenza • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque présent toute l’année. Poliomyélite • Immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Poliomyélite • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. Éliminée. Rage • Primo-immunisation pour tous. Absence. Rage Absence. 260 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 248. Guide d’intervention santé-voyage Oman Institut national de santé publique du Québec Rougeole Poliomyélite Risque modéré ou absence de données. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Services médicaux Rage De bonne qualité. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. OMAN Rougeole Fièvre jaune Risque faible. Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. • Immunisation de base. Hépatite A Schistosomiase Présence. Transmission faible. • Immunisation pour tous. Services médicaux Hépatite B De qualité variable, parfois inadéquats. Prévalence modérée de porteurs. Test de dépistage du VIH • Immunisation pour des groupes particuliers. Les nouveaux employés des compagnies Influenza privées doivent subir un test. Le test est refait à l’occasion du renouvellement du permis de travail. Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Typhoïde Paludisme Transmission possible. Risque très limité de paludisme dans des • Immunisation pour des groupes particuliers. zones éloignées de la province de Musandan. Pas de cas rapporté depuis 2001. OUGANDA P. f. : 90 %. Fièvre jaune Résistance du P. falciparum à la chloroquine. Présence. • Prophylaxie : aucune. Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones d’endémicité. Immunisation recommandée pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 261 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 249. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Ouzbékistan Choléra Poliomyélite Présence. Dernier cas signalé en 1996. Risque de ré- infection à cause d’une couverture vaccinale • Immunisation (vaccin oral) seulement dans insuffisante. des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. Hépatite A • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Rougeole • Immunisation pour tous. Risque élevé. Hépatite B • Immunisation de base et groupes particuliers. Prévalence élevée de porteurs. Schistosomiase • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence dans tout le pays, principalement dans Infection invasive à méningocoques la partie nord-ouest du pays et le long de la partie nord du lac Victoria. Présence dans tout le pays. Services médicaux • Immunisation pour des groupes particuliers. Limités. Influenza Typhoïde Risque présent toute l’année. • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour tous. Paludisme Présence dans les zones urbaines et rurales OUZBÉKISTAN de tout le pays. Fièvre jaune P. f. : > 85 %. Aucune exigence. Résistance du P. falciparum à la chloroquine à la sulfadoxine-pyriméthamine. Hépatite A • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Présence. • Immunisation pour tous. 262 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 250. Guide d’intervention santé-voyage Pacifique (îles du, territoire sous tutelle des États-Unis) Institut national de santé publique du Québec Hépatite B Typhoïde Prévalence modérée de porteurs. Risque de transmission modéré. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Influenza PACIFIQUE (ÎLES DU, TERRITOIRE S O U S T U T E L L E D E S É T A T S -U N I S ) Risque présent de novembre à mars. • Immunisation pour des groupes particuliers. Fièvre jaune Paludisme Aucune exigence. Des cas sporadiques de malaria à P. vivax ont Hépatite A été rapportés dans la région de Surkhandarinskaya. Présence. • Prophylaxie : aucune. • Immunisation pour tous. Poliomyélite Hépatite B Absence de cas, élimination récente; risque Prévalence élevée de porteurs. faible ou potentiel. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Poliomyélite Rougeole Éliminée. Risque faible. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation de base. Rage Services médicaux Absence. En dessous des normes nord-américaines. Disponibilité des produits médicaux de base Rougeole limitée. Risque modéré ou absence de données. Test de dépistage du VIH • Immunisation de base et groupes particuliers. Toute personne séjournant plus de 15 jours Services médicaux dans le pays doit subir le test. Les visiteurs à long terme doivent repasser le test après les 3 Limités. premiers mois et annuellement par la suite. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 263 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 251. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Pakistan PAKISTAN Influenza Risque présent de novembre à mars. Fièvre jaune • Immunisation pour des groupes particuliers. Certificat exigé des voyageurs en provenance de toute partie d’un pays Paludisme où la fièvre jaune est endémique, à l’exception des enfants âgés de moins Présence toute l’année au-dessous de 2000 de 6 mois lorsque le certificat de mètres dans tout le pays. vaccination de leur mère indique que celle-ci a été vaccinée avant leur P. f. : 46 %. naissance. Les pays et zones inclus Résistance de P. falciparum à la chloroquine et à dans les zones d’endémicité sont la sulfadoxine-pyriméthamine. considérés comme des zones infectées. • Prophylaxie : médication pour zone de résistance à la chloroquine. Choléra Poliomyélite Présence. Maladie endémique : incidence élevée. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Dengue Rage Présence. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Encéphalite japonaise Rougeole Transmission théoriquement possible. Un cas a été rapporté et il existe des données Risque élevé. sérologiques d’interprétation difficile. Les données sont insuffisantes pour recommander • Immunisation de base et groupes particuliers. l’immunisation, mais on peut en discuter avec le voyageur qui séjournerait en région rurale, Services médicaux en particulier dans les deltas, entre juin et janvier. Satisfaisants dans les grands centres urbains. Limités en région rurale. Hépatite A Typhoïde Présence. Risque de transmission élevé. • Immunisation pour tous. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. 264 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 252. Guide d’intervention santé-voyage Palaos Institut national de santé publique du Québec PALAOS PANAMA Fièvre jaune Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés Présence. de plus d’un an en provenance de Certificat exigé des voyageurs en zones infectées ou de zones provenance de zones infectées. d’endémicité. Dengue Immunisation recommandée aux voyageurs se rendant dans l’est du Présence. Panama, incluant les districts de Chep, Chiman et Balboa ou dans les provinces Hépatite A de Darien ou de Kuna Yala (San Blas). Présence. Choléra • Immunisation pour tous. Présence. Hépatite B • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Prévalence élevée de porteurs. Dengue • Immunisation pour des groupes particuliers. Présence. Influenza Hépatite A Risque présent toute l’année. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour tous. Poliomyélite Hépatite B Éliminée. Prévalence modérée de porteurs. • Primo-immunisation pour tous. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rage Influenza Absence. Risque présent toute l’année. Rougeole • Immunisation pour des groupes particuliers. Risque élevé. • Immunisation de base et groupes particuliers. Services médicaux Satisfaisants pour les problèmes mineurs. De qualité variable. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 265 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 253. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Panama Paludisme • Prophylaxie : • chloroquine pour voyages à l’ouest du Présence dans les provinces de Darien, de canal; San Blas et, à l’ouest du canal, dans l’État de Bocas del Toro. • médication pour zone de résistance à la chloroquine à l’est du canal y compris les P. f. : 13 %. îles de San Blas. Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Poliomyélite Services médicaux Absence de cas, élimination récente; risque De bonne qualité dans la ville de Panama. faible ou potentiel. Limités à l’extérieur de la capitale. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Test de dépistage du VIH Rage Les personnes qui doivent passer le test sont les femmes qui ont l’intention de travailler dans le Présence. domaine de la prostitution et quiconque fait un • Immunisation pour des groupes particuliers. ajustement de visa une fois rendu au Panama. Rougeole Typhoïde Risque faible. Transmission possible. • Immunisation de base. • Immunisation pour des groupes particuliers. 266 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 254. Guide d’intervention santé-voyage Papouasie – Nouvelle-Guinée Institut national de santé publique du Québec P A P O U A S I E – N O U V E L L E -G U I N É E Fièvre jaune Certificat exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de zones infectées. Choléra Absence de données, mais conditions propices à la transmission. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. Dengue Présence. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 267 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 255. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Papouasie – Nouvelle-Guinée Encéphalite japonaise • Immunisation pour des groupes particuliers séjournant en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Présence dans les provinces de Western en particulier dans les provinces de Western, (région de Daru et d’Upper Fly), de Gulf (région de Gulf et des Southern Highlands de Kareema) et de Southern Highlands (région du lac Kutubu). Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 268 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 256. Guide d’intervention santé-voyage Papouasie – Nouvelle-Guinée Institut national de santé publique du Québec Hépatite A Poliomyélite Présence. Absence de cas, élimination récente; risque faible ou potentiel. • Immunisation pour tous. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Influenza Rage Risque présent toute l’année. Absence. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Hépatite B Risque élevé. Prévalence élevée de porteurs. • Immunisation de base et groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Services médicaux Paludisme Satisfaisants dans les centres urbains. Limités Présence dans tout le pays au-dessous de en région rurale. 1800 mètres. P. f. : 82 %. Test de dépistage du VIH Résistance du P. falciparum à la chloroquine et Toute personne qui demande un visa de travail à la sulfadoxine-pyriméthamine. ou de résidence ainsi que leurs dépendants Résistance du P. vivax à la chloroquine. doivent subir un test. • Prophylaxie : médication pour zone de Typhoïde résistance à la chloroquine. Risque de transmission élevé. • Immunisation pour tous. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 269 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 257. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Paraguay PARAGUAY Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune Immunisation recommandée pour une Dans le passé, des éclosions sont survenues visite aux chutes d’Iguaçu. dans certaines régions du pays. Certificat exigé des voyageurs en provenance de zones infectées. 270 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 258. Guide d’intervention santé-voyage Paraguay Institut national de santé publique du Québec Dengue Présence. Hépatite A Présence. • Immunisation pour tous. Hépatite B Prévalence modérée de porteurs. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Risque présent toute l’année dans la partie nord du pays et d’avril à septembre au sud du 23e degré de latitude Sud. • Immunisation pour des groupes particuliers. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 271 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 259. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Paraguay Paludisme visite touristique de quelques jours aux chutes d’Iguaçu. Présence dans quelques zones rurales en P. f. : 0 %. bordure du Brésil (départements de Canendiyu, Alto Parana, Caaguazu). La • Prophylaxie : chloroquine. prophylaxie n’est pas nécessaire pour une Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. 272 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 260. Guide d’intervention santé-voyage Pays-Bas Institut national de santé publique du Québec Poliomyélite P A Y S -B A S Absence de cas, élimination récente; risque Fièvre jaune faible ou potentiel. Aucune exigence. • Primo-immunisation et rappel pour tous. Hépatite B Rage Prévalence faible. Présence. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Influenza Rougeole Risque présent de novembre à mars. Risque modéré ou absence de données. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation de base et groupes particuliers. Maladie de Lyme Services médicaux Présence. Limités. Poliomyélite Test de dépistage du VIH Éliminée. Le test est exigé lors de la demande de • Primo-immunisation pour des groupes particuliers. résidence temporaire ou permanente. Typhoïde Rage Présence. Transmission possible. • Immunisation pour des groupes particuliers. • Immunisation pour des groupes particuliers. Rougeole Risque modéré ou absence de données. • Immunisation de base et groupes particuliers. Services médicaux De bonne qualité. SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET 273 RECOMMANDATION PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 261. Guide d’intervention santé-voyage Institut national de santé publique du Québec Pérou PÉROU Source : Guide d’intervention santé-voyage. Situation épidémiologique et recommandations 1999. MSSS. Révisée 2007. Fièvre jaune Immunisation recommandée aux Présence. voyageurs ayant l’intention de se rendre dans les zones de jungle du Aucune exigence. pays au-dessous de 2300 m. 274 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET RECOMMANDATIONS PAR PAYS Mise à jour : février 2007
  • 262. Guide d’intervention santé-voyage Pérou Institut national de santé publique du Québec Choléra Hépatite B Présence. Prévalence élevée de porteurs à l’intérieur du bassin amazonien, modérée ailleurs. • Immunisation (vaccin oral) seulement dans des circonstances exceptionnelles. • Immunisation pour des groupes particuliers. Dengue Influenza Présence. Risque présent toute l’année. Hépatite A