Guide open-source

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Guide open-source

  1. 1. Sommaire INTRODUCTION 6 LA BELLE ÈRE DE L’OPEN 8 AU SERVICE DE L’ENTREPRISE, DE LA SOCIÉTÉ, DU CITOYEN 10 UNE GOUVERNANCE ET UNE POLITIQUE OPEN SOURCE AU SERVICE DU NUMERIQUE 18 REJOIGNEZ-NOUS, C’EST OUVERT ! 23 LES COMMUNAUTÉS MEMBRES4 DU STEERING COMMITTEE DE L’OPEN WORLD FORUM 28 DIMENSION « APPLICATIONS » 29 CRM 30 Décisionnel : ETL 33 Décisionnel : Reporting 35 Décisionnel : Suite 38 E-Commerce 42 ERP / PGI 48 CMS 53 GED & ECM 60 Bibliothèque & Documentation 64 Portail 66 Réseaux sociaux d’entreprise (RSE) 69 Blog, Wiki et Forum 73 E-Learning 78 Suivi d’audience 81 Autres 83 DIMENSION « INFRASTRUCTURE » 86 Contrôle de postes à distance 87 Gestion de parc et inventaires 90 Déploiement et sauvegarde 93
  2. 2. Haute disponibilité 96 Sécurité 99 Firewalls 104 VPN 107 Supervision et Métrologie 109 Système d’exploitation Linux & BSD 114 Virtualisation 118 VOIP / Téléphonie 121 Messagerie, Emailing & Groupware 124 Accélérateur Http 131 Autres 133 DIMENSION « DÉVELOPPEMENTET COUCHES INTERMÉDIAIRES » 136 Annuaire d’entreprise 137 Bases de données relationnelles 139 Big data et NOSQL 143 BPM / Workflow 147 Outils de développement 151 Tests & intégration continue 160 5 ESB 164 Frameworks et bibliothèques pour le développement Web 167 Frameworks mobiles cross-platform 175 PKI 178 Authentification, fédération et gestion d’identité 181 Outils de tests de charge 186 Moteurs de recherche 188 Serveurs http et serveurs d’applications 192 MOM & EAI 195 Autres 198CONCLUSION 200REMERCIEMENTS 201LICENCES 202ANNEXE : Annuaire des prestatairesen Île-de- France 204
  3. 3. Introduction Les pages qui suivent présentent près de 200 produits dans 40 domaines d’applications pour l’entreprise. Leur objectif est de constituer un référentiel large et pratique des meilleures solutions open source. Ces produits recouvrent un périmètre large. Ils ont été sélectionnés par un groupe d’experts techniques, fonctionnels et métiers, d’abord au sein de la société Smile, qui a accepté de faire don de son travail pour constituer le présent Guide, puis étendus par un second groupe d’experts, membres du Groupe Thématique Logiciel Libre du Pôle Systematic Paris-Region. CHOIX DES CATÉGORIES Pour cela, nous avons commencé par établir la liste des catégories qui se- raient présentes dans ce livre. Il était essentiel de faire des choix tant l’offre open source est large. Nous avons donc retenu tous les domaines qui font du sens pour l’entreprise, et où nous avons déjà implémenté des projets.6 Nous avons réparti ces 40 et quelques catégories en trois « dimensions » : • Applications, où l’on trouve par exemple : les CRM, les outils de décisionnel, les CMS, les outils de GED, les portails, les solutions d’e-commerce, etc. • Infrastructure, où l’on trouve par exemple : la gestion de parc, les firewalls, les vpn, la supervision, la virtualisation, les systèmes d’exploitation, les accélérateurs http, etc. • Développement et couches intermédiaires, où l’on trouve par exemple : les annuaires d’entreprise, les bases de données, les ESB, les frameworks web et mobile, les moteurs de recherche, les MOM et EAI, etc.
  4. 4. SÉLECTION DES SOLUTIONSDans de nombreux domaines, le secteur du logiciel libre est très concurren-tiel. Des choix doivent être réalisés entre de nombreuses solutions, moti-vés par les critères suivants : dynamisme, périmètre fonctionnel, qualité dusocle technique, souplesse / extensibilité, notoriété sur le marché français,existence de ressources sur le territoire français. Ces sont des critères enpartie subjectifs, qui dépendent en partie de la perception et de l’expériencede chacun, ce qui explique que certaines solutions ne soient pas représen-tées.Nous espérons que cette sélection vous fournira les premières pistes pouravancer dans vos recherches, tout en vous recommandant d’effectuer le caséchéant, des recherches complémentaires, par exemple en partant de Wiki-pedia.EVOLUTION FUTURE DE CE DOCUMENTDans l’esprit de collaboration du logiciel libre auquel nous sommes attachés,les sources de ce guide, soumises à des licences mentionnées en fin d’ou- 7vrage, sont disponibles sur GitHub, un site de développement collaboratif,à l’URL :https://github.com/GTLL/guide-ossSi vous souhaitez collaborer à des évolutions futures de cet ouvrage, dans lerespect des licences sus-citées, vous pouvez nous envoyer vos suggestionsvia les mécanismes de collaboration intégrés à GitHub. Les nouvelles ver-sions de ce document seront rendues publiques sur le site :http://www.guide-solutions-opensource.com/
  5. 5. La belle ère de l’open En finalement peu d’années, le prin- cipe de l’ouverture et du partage est devenu une lame de fond qui boule- verse jusqu’aux consciences les plus réticentes. Ces principes n’avaient rien d’évident si l’on a bonne mémoire. En effet, militer pour l’ouverture, le par- tage, la collaboration n’a pas toujours été une certitude. Et c’est d’abord contre une vision fermée, étriquée pourrait-on dire, que les premiers activi- tistes du « libre »  se sont mobilisés. Considérer que le collectif, le cumulatif pouvait rivaliser face à l’individuel, au restrictif, au concurrentiel est originellement un principe porté par des acteurs du numérique. Vous retrouverez une partie d’entre eux lors de l’Open World Forum. Comme chaque année, ils montreront que la vision8 « open » irrigue dorénavant de multiples secteurs de l’économie et des acti- vités humaines au sens large. Du logiciel libre, nous sommes aujourd’hui face à « l’open data », « l’open map », « l’open content », « l’open innovation »… Et chaque jour de nou- velles citadelles tombent, submergées par de nouvelles cohortes de cher- cheurs, de créateurs, de citoyens qui rejoignent tous ceux pour qui les li- mites à la circulation des informations et des savoirs sont une hérésie. La dynamique est donc du côté de l’ouverture et du partage et c’est heureux. La vision « Libre » n’est pas une mode ou un caprice de « techniciens », elle est un moyen de progrès, d’efficacité et de création d’activité. Et durant ce moment de crise très forte et de questionnement sur les modèles à bout de souffle des économies modernes, « l’open » a de beaux arguments à faire valoir. Le Libre, « l’open », le partagé et le cumulatif sont autant de valeurs qui per- mettent de penser l’avenir autrement, de militer pour une autre vision du monde, plus collective, plus coopérative, plus fluide aussi. Et parce qu’il n’y a pas d’engagement, il n’y a que des preuves de l’engage- ment, La Fonderie, agence numérique d’Île-de-France est heureuse et fière d’avoir participé à cette réédition augmentée du guide des solutions « Open source ».
  6. 6. Cet outil qui recense les principales solutions disponibles se veut un étatde l’art à disposition des décideurs en charge des systèmes d’informations,et en particulier les décideurs du secteur public. Le libre c’est le partage dutalent, mais c’est aussi un moyen de partager des coûts.Durant cette période difficile qui oblige à soutenir l’activité, à tout misersur l’innovation, mais aussi à maîtriser les dépenses et faire des économiesbudgétaires, le choix de « l’open source » est donc à la fois celui du cœur etde la raison.Jean-Baptiste ROGERDirecteur de La FonderieAgence numérique d’Île-de-France 9
  7. 7. Au service de l’entreprise, de la société, du citoyen Chaque année se tient à Paris l’Open World Forum, un événement de renommée internationale dédié à l’open source et aux approches ouvertes. L’open source est une idée qui a pris naissance dans le monde du logiciel, mais a inspiré et bous- culé bien d’autres domaines. Nous essayerons de montrer ici ses multiples impacts. Pour les infrastructures et systèmes d’informations des entreprises, les logiciels open source ont de nombreux bénéfices, d’ordre économique bien sûr, mais aussi au plan de la pérennité, de l’ouverture, de l’indépendance et de la gouvernance. Et comme on le verra, l’open source, c’est aussi un écosystème et une indus- trie, dont beaucoup d’acteurs sont présents en Ile de France. Ce guide vous en donnera un aperçu, et vous aidera peut-être à trouver dans ce domaine les10 professionnels et experts pour vous accompagner. LOGICIEL LIBRE ET OPEN SOURCE Revenons aux origines. Le logiciel libre est imaginé dans les années 80 par Richard Stallman. Il affirme que les programmes informatiques doivent pou- voir être librement utilisés, et surtout étudiés et modifiés. Utopique pour certains, il amorce pourtant une véritable révolution, qui 20 ans plus tard a bousculé toute l’économie du logiciel, et bien au delà. Fin des années 90, certains préfèrent l’appellation alternative de logiciel «open source» pour désigner à peu près la même chose, mais en mettant en avant non pas tant la liberté, que les qualités spécifiques de ces programmes réalisés de ma- nière collective, peu centralisée, dont le code source (le programme tel qu’il est écrit par un informaticien) est disponible et peut être modifié, utilisé pour créer de nouveaux programmes, des œuvres dérivées. A certains égards, l’open source est un mouvement humaniste. Il considère que le logiciel est, à la manière de la connaissance scientifique, une forme de patrimoine de l’humanité, un bien commun que nous enrichissons col- lectivement, pour le bien être de tous.
  8. 8. L’open source, disons ici plutôt le logiciel libre, porte aussi un message par-ticulièrement d’actualité : le logiciel nous contrôle, il est vital pour nous decontrôler le logiciel. Des pans de plus en plus grands de notre vie sont sousla maîtrise de logiciels. Un logiciel détermine si votre voiture va freiner, unautre si votre pacemaker va faire battre votre cœur, et un autre peut-êtredéterminera pour qui vous avez voulu voter aux présidentielles. Le logicielfait désormais plus que nous «rendre service», il nous contrôle. Ce n’est pasun mal en soi, à condition seulement que le contrôlions aussi, que nous sa-chions ce qu’il fait exactement, et ayons le droit de le modifier si besoin.Cette exigence première du logiciel libre est plus que jamais essentielle.Ces 20 dernières années, le logiciel libre et open source, réuni sous l’appel-lation FLOSS, a apporté d’incroyables bouleversements.DANS L’INFORMATIQUE, UNE RÉVOLUTION AUX MULTIPLESFACETTESD’abord dans la manière de créer des programmes. Dans les années 90,peu après la naissance du web, c’est une révélation : les programmes lesplus critiques de la toile, les programmes les plus utilisés, les programmesles plus complexes, sont des programmes open source. Même Bill Gates 11en prend soudain conscience, et adresse en 1998 un mémo à ses troupes,où il s’alarme de cette transformation, de ces logiciels aussi bons et parfoismeilleurs, de cette nouvelle forme de concurrence.L’open source a apporté une rupture dans l’économie du logiciel en abais-sant les coûts d’une manière incroyable. Tout ce qui constitue le socle d’uneplateforme informatique, d’une plateforme web, est devenu tout simple-ment gratuit : système d’exploitation, bases de données, logiciels serveurs,outils de développement, outils d’administration. Bien sûr, le coût total depossession n’est jamais nul : il faut du matériel, du support et de l’expertisehumaine pour déployer et faire marcher tout cela. Mais pour une startup,la barrière à l’entrée a été abaissée de manière phénoménale, stimulant etaccélérant la création d’entreprises innovantes. Et pour les entreprises utili-satrices, cette nouvelle donne s’est traduite en gains de compétitivité.
  9. 9. Comme toutes les révolutions technologiques depuis la machine à vapeur, l’open source a amené une forme de destruction créatrice, comme l’avait décrit l’économiste Joseph Schumpeter. En produisant des alternatives qua- si-gratuites à des logiciels anciennement coûteux, l’open source a fait dispa- raître des acteurs devenus non compétitifs, et réduit les marges de quelques autres. Mais le contexte nouveau d’un socle logiciel devenu un bien com- mun a permis l’émergence de milliers d’acteurs, de startups innovantes, dont certaines sont déjà grandes. Et a permis, plus largement, l’émergence du web, de ses acteurs géants, et des milliers d’acteurs plus petits mais in- novants et grandissants. Le développement logiciel a été profondément modifié lui aussi. L’approche moderne du développement consiste à assembler des composants, grands et petits, pour l’essentiel open source. Une part déterminante du dévelop- pement consiste donc à sélectionner les bons composants et les intégrer, en ne développant réellement que les parties spécifiques, qui concentrent la valeur ajoutée de l’application. C’est une transformation du développement logiciel qui a apporté d’importants gains de productivité.12 L’OPEN SOURCE DOMINE SUR LES SERVEURS ET DANS LE CLOUD L’open source a eu des succès mitigés sur le poste de travail, sur le PC or- dinaire. Et pourtant, moins visible et moins connue du public, la victoire de l’open source a été écrasante du côté serveurs et Cloud. Si Windows domine sur les postes de travail, le système d’exploitation Linux a une domination plus grande encore sur les millions de serveurs des grandes plateformes du web, de Google, Facebook, Amazon, ou eBay, mais des plus petits acteurs de la même manière. Une étude récente estimait à 90 % la part de marché de Linux sur le Cloud de Amazon. Dans beaucoup de domaines, l’open source est en pointe, faisant naître les outils de demain. Citons par exemple l’émergence du «Big Data», la mani- pulation des données à une échelle nouvelle, où les outils de bases de don- nées anciens atteignent leurs limites, et où des technologies nouvelles sont nécessaires. Ces nouvelles bases, dites «NoSql», sont pratiquement toutes des logiciels open source.
  10. 10. OPEN INNOVATIONL’open source a apporté aussi une nouvelle approche de la R&D. Une belleillustration est donnée par le projet open source Genivi, qui a l’initiative deBMW et PSA a réuni des grands constructeurs automobiles et équipemen-tiers dans une démarche typique de R&D mutualisée, construisant ensembleune plateforme logicielle destinée à leurs véhicules. Pour réussir ce projetstratégique, ces grands industriels ont adopté le modèle open source tanten termes de socle, de développement, de diffusion, que de gouvernance.Et l’on pourrait citer évidemment le noyau du système Linux lui-même, au-quel contribuent des dizaines d’entreprise, en faisant sans doutes le plus belexemple de R&D mutualisée, à l’échelle mondiale. Les démarches appeléesparfois « open innovation » ont montré les bénéfices d’une innovation plusouverte sur le monde, moins cachée, fonctionnant en réseau.OPEN ARTCertains ont présenté l’open source comme antagoniste à la propriété in-tellectuelle. C’est tout le contraire, puisque l’open source se définit par seslicences d’utilisation, qui s’appuient elles-mêmes sur le droit d’auteur. L’au- 13teur, titulaire des droits, donne à l’utilisateur des droits étendus, et quelquesdevoirs. Ce principe par lequel l’auteur d’une œuvre reste parfaitementidentifié, conserve ses droits, mais autorise différentes utilisations et la re-distribution de son œuvre a été étendue à de nombreux domaines, bien audelà du logiciel.L’open source se décline dans l’art également. Les licences Creative Com-mons ont permis de diffuser des œuvres de toutes natures en donnant desdroits étendus, en particulier une libre rediffusion, avec ou sans le droit demodifier l’œuvre originale.Ainsi, la fondation Blender, qui développe l’un des meilleurs programmesd’animation 3D du monde, un programme open source, réalise des «openmovies», des films d’animation dont tous les fichiers source, qui permet-tent de générer le film, sont rendus disponibles et peuvent être modifiés.Comme un roman dont on pourrait réécrire la fin.
  11. 11. OPEN HARDWARE L’open source a gagné le matériel également, sous l’appellation de « open hardware ». Il s’agit ici de partager les plans de circuits et d’équipements entiers. Un bel exemple d’open hardware, le projet Arduino est un micro- contrôleur programmable totalement open source, matériel et logiciel, qui peut être adapté pour toutes formes de traitement du signal, ou de contrôle de process. Il peut être programmé pour réagir aux signaux de capteurs ex- ternes, les traiter, et commander des actions. Depuis 2005 il s’enrichit d’an- née en année, et plus de 300 000 unités ont été fabriquées. La diffusion de l’open hardware est encore modeste, mais souvenons-nous que c’était le cas aussi de l’open source logiciel à ses débuts : un « truc de geek ». Mais ces trucs de geeks font tourner les plateformes du web aujourd’hui. Le mot clé derrière ces projets, ces démarches, est celui de réappropriation de la technologie. La technologie n’est pas le domaine réservé d’une élite minuscule, du fond de la Silicon Valley. Nous pouvons la maîtriser, et par- ticulièrement si nous réunissons nos forces. C’est le principe des FabLabs… Nous ne sommes pas que des consommateurs idiots qui s’endettent pour acheter le dernier smartphone, dont on n’aura pas le droit même de chan-14 ger la batterie. Avec quelques amis, avec un peu d’aide, avec des plans et des logiciels open source, nous pouvons construire des choses extraordinaires, dans notre garage. Pas tout à fait le dernier smartphone, mais pas très loin. Les imprimantes 3D ouvrent de nouvelles frontières pour ces démarches. Après avoir pris le contrôle des logiciels, il sera possible de reprendre le contrôle sur le matériel. On rêve déjà de pouvoir télécharger, sous licence libre, les plans d’une pièce de rechange pour sa cafetière, d’imprimer chez soi sa pièce en 3D. Et un peu plus tard, d’imprimer la cafetière open source elle-même ! Utopique ? Mais justement, c’est la plus grande révolution de l’open source, de montrer que l’utopie gagne, parfois. OPEN MÉDECINE ? Les systèmes open source ne sont pas que pour les bricoleurs du dimanche. Ils gagnent par exemple la recherche en médecine. Merveilleux exemple de matériel et de logiciel open source associé à une démarche de recherche : des chercheurs ont développé Raven, un robot chirurgien open source,
  12. 12. mis à disposition des équipes de recherche du monde entier afin de faireprogresser les logiciels et technologies de chirurgie assistée.D’autres chercheurs travaillent à une machine combinant scanneur et ra-diothérapie, dont les plans, le code source, et les instructions de fabrica-tion seront open source. Il est intéressant de remarquer que certains deces projets de médecine open source ont reçu le soutien de la FDA, qui estun peu l’équivalent de l’AFSSAPS, avec l’espoir en particulier que le logicielopen source améliore la qualité, jugée insuffisante, des équipements pro-priétaires.FÉDÉRER LES ÉNERGIES CITOYENNESL’open source a montré aussi que l’on pouvait fédérer et organiser les ef-forts d’un grand nombre de personnes sur un projet commun. Il était pré-curseur de ce qu’on a appelé plus tard le «crowdsourcing», ces projets quiimpliquent un grand nombre de contributeurs bénévoles, dont la réussiteemblématique est celle de Wikipedia, mais qui a aussi donné OpenStreet-Map. Avec un double crédo : d’une part la connaissance est un bien communqui doit être accessible à tous sans barrière économique, d’autre part lescitoyens peuvent gérer eux-mêmes ce patrimoine, dans le cadre d’une orga- 15nisation décentralisée, et d’une gouvernance ouverte.Parmi les déclinaisons de l’open source, on peut citer aussi le mouvementde l’open data, la mise à disposition des données publiques, mais aussi desdonnées de certaines entreprises. Une démarche citoyenne et démocra-tique d’une part, mais aussi le socle de nombreuses initiatives et modèleséconomiques nouveaux appuyés sur ces données.DES COMBATS CITOYENSL’open source a fédéré des combats citoyens fondamentaux. Les militantsde l’open source ont une force particulière : ils réfléchissent aux tendancessociétales, mais sont aussi au cœur des technologies nouvelles et parfoisde leurs rouages économiques. Ils ont compris par exemple l’importancede standards réellement ouverts, dont la spécification soit librement acces-sible, dont la gouvernance soit ouverte, dont l’utilisation soit gratuite. Ilsse battent pour la neutralité du Net, ce principe fondateur de non-discri-mination des flux sur le réseau mondial, qui a permis l’émergence de toute
  13. 13. une industrie du web et qui est menacée aujourd’hui. Ils tentent d’expli- quer aux politiques pourquoi les brevets ne sont pas applicables au monde du logiciel, où la seule protection du copyright est amplement suffisante. Dans le monde du logiciel, les brevets sont contre-productifs, ils découra- gent l’innovation, ils sont l’arme d’un oligopole de géants et d’entités ma- fieuses appelées «patent trolls». Pour les premiers il s’agit d’effrayer les pe- tits concurrents plus innovants. Pour les seconds, d’extorquer une rente sur l’innovation des autres. UNE INDUSTRIE FLORRISSANTE L’open source n’est pas à l’écart de l’économie, au contraire. Les déve- loppeurs qui construisent les programmes open source ne sont pas toujours des bénévoles : la plupart sont payés par des entreprises qui voient un in- térêt bien analysé dans leurs participations à ces travaux : elles bénéficient de logiciels performants dont elles n’ont eu à financer qu’une fraction de la R&D, elles ont une parfaite maîtrise de ces technologies qui deviennent des standards, elles ont un rôle dans la gouvernance de ces projets. En France, l’économie du logiciel libre représente plus de 300 PME et ETI,16 éditeurs de logiciels ou sociétés de services, dédiées au logiciel libre. Elles sont souvent réunies en associations régionales, elles-mêmes fédérées au sein du CNLL, le Conseil National du Logiciel Libre. Elles représentent en- semble plus de 3000 salariés, et connaissent une croissance annuelle de près de 30 %. Si on comptabilise également les emplois liés au logiciel libre dans les so- ciétés de services généralistes, l’industrie (notamment aéronautique) et les télécommunications, le chiffre d’affaires global lié à l’open source est estimé à 2.5 Mrds d’Euros, soit 6% du marché des logiciels et des services informa- tiques, et plus de 30000 emplois, en croissance annuelle de ~30%. [Source : Pierre Audoin Consultants].
  14. 14. CONCLUSIONOn le voit, les déclinaisons de l’open source sont nombreuses, les impactsde l’open source vont bien au-delà du logiciel, des nouvelles technologies,ils s’étendent à d’autres industries, à l’ensemble de la société, à nos concep-tions de la citoyenneté, de la démocratie. Les révolutions technologiquesimpactent les entreprises, c’est une évidence, mais de plus en plus de chan-gements prennent naissance dans la société avant d’impacter les systèmesd’information. Il suffit de citer les réseaux sociaux, ou encore les nouveauxparadigmes de la mobilité, et leurs impacts sur l’entreprise. Technologies,société, citoyenneté, forment un triptyque dont les décideurs doivent com-prendre les rouages, et où le logiciel libre et open source a une place déter-minante. Patrice Bertrand
 President open world forum 2012 Fondateur et Directeur Général de Smile Président du Conseil National du Logiciel Libre 17
  15. 15. Une gourvernance et une politique open source au service du numérique L’Entreprise numérique, telle qu’elle est présentée notamment par les travaux du CIGREF, a toutes les raisons de trouver en l’Open Source le partenaire ouvert dont elle a besoin. Chaque jour, les besoins de collaborations internes et externes se font plus exigeants : l’ouverture est au cœur de bon nombre de besoins exprimés auprès des Directeurs de Sys- Jean-Luc Raffaëlli tèmes d’Informations, de structures publiques ou privées. Le Système d’informations a pour obliga- tion d’être ouvert et étendu, accessible aux parte- naires internes mais également externes, au-delà18 des organisations, dans le cadre des collaborations ou bien d’expositions plus riches et interactives auprès de ses Utilisateurs. L’e-transformation déjà engagée, montre qu’il est nécessaire de réussir sa transformation numérique, que les écosystèmes sont fondamentaux et que l’Open Innovation est clef. Louis Montagne Les solutions fermées sont aujourd’hui à l’origine d’un constat redoutable : l’enfermement est synonyme de coûts supplémen- taires, parfois comparables à ceux de la mise en place d’une nouvelle solu- tion, quand il ne conduit pas à une incompétence et incapacité à répondre au cahier des charges, y compris dans des processus de désengagement. Les choix sont donc bornés, le contrôle est réduit, et les données potentielle- ment captives. Malheureusement le Système d’Informations des Entreprises et des Collec- tivités est confronté à une évolution toute naturelle : il vieillit, autant dans sa réalisation que dans les concepts qu’il a appliqués durant des décennies.
  16. 16. Certes, certains métiers ont encore cette « chance » de ne pas être tropexposés à ce changement, mais là où une solution informatique pouvait sesuffire à elle-même pendant des années, elle doit maintenant s’intégrer etévoluer dans un écosystème global, nécessairement de moins en moins cloi-sonné et de plus en plus dynamique.Parallèlement, l’approche des Utilisateurs vis-à-vis des applications change :les enjeux de l’Entreprise et de la mission citoyenne, font que les applica-tions doivent s’adapter à l’Utilisateur et au client, suivre leur propre dé-marche intellectuelle et répondre à l’évolution de leurs compétences et deleurs usages. La notion d’expérience utilisateur est restée trop longtempsréduite et est devenue fondamentale. Nous avons vécu très longtemps unrapport inversé : celui où l’Utilisateur apprenait à « rentrer » dans le logiciel.Ce temps est révolu.Le Système d’Informations d’aujourd’hui doit donc être centré sur l’Utili-sateur, à son service et présent sans difficultés aux différentes étapes del’élaboration d’un projet. Nombreux sont les projets qui demandent en effetd’être rapidement prêts à tester et à déployer, dans le cadre de méthodesagiles, au service d’un résultat certes partiel, mais immédiat, adaptable, etdonc utilisable, qui va à la rencontre de ses utilisateurs, pour correspondre à 19leurs besoins. Dans cette accélération des délais, il peut être judicieux de nepas rentrer dans une phase de négociation éditoriale, fastidieuse et au final,chronophage. Qui plus est, le mécanisme des options poussé à outrancedans certaines solutions a cloisonné la réflexion des Utilisateurs, alors qu’ilest au contraire régulièrement demandé de donner de l’ambition aux pro-jets et de construire une réelle expérience utilisateur.De par ses fondements, l’Open Source s’affranchit de nombreusescontraintes. Par leur prédisposition naturelle à se rapprocher des standards,de nombreuses solutions Open Source visent le développement de la va-leur, notamment grâce à leur pérennité, ainsi que leur disposition à être enphase avec les besoins et expériences Utilisateurs, au service des nouvellesmissions des Collectivités et en support de la stratégie numérique des En-treprises. Ce dernier point est d’ailleurs rarement estimé lors de la concep-tion d’une solution : le respect des standards réduit le coût de migrationet d’évolution. Ainsi, placer le Système d’Informations au-delà de deux ans,en intégrant sa migration et en challengeant la prise en compte de risques
  17. 17. économiques et conflictuels, conduit inévitablement à une meilleure esti- mation des apports bénéfiques de l’Open Source. Les solutions et les architectures « Open » sont conçues pour se concentrer sur l’essentiel : le besoin de l’Utilisateur. Cette direction permet de construire des architectures plus simples, moins adhérentes entre elles, plus durables et urbanisées. Cette façon de constituer des motifs architecturaux plus ou- verts conduit à une meilleure visibilité, une maîtrise accrue du Système d’In- formations et un véritable sentiment de contrôle et d’efficacité. Savoir plus précisément ce que fait chaque composant de son patrimoine information- nel et sa raison d’être, parce qu’il est ouvert et accessible à tous, est un avan- tage certain et constitue une étape complémentaire dans la maîtrise de son Système d’Informations. Cela est applicable notamment dans le domaine de la sécurité et de la gestion des risques, mais également en termes de cohé- rence nécessaire à la mise en place d’une gouvernance performante. Cette maîtrise contribue grandement à asseoir le développement de la confiance vis-à-vis des solutions informatiques et le stockage des données critiques et personnelles. Les initiatives «Open Governement» et «Open Data» mon- trent à quel point le sujet de l’ouverture est devenu fondamental, pour l’en-20 treprise, les Utilisateurs, mais aussi les collectivités et les états. Favoriser le déploiement de solutions Open Source conduit à une culture de standardisation et d’indépendance : la standardisation facilite grandement l’évolutivité des logiciels, et même leur archivage, par son format de don- nées générique, interopérable et indépendant des applications. Dans ce cas également, le logiciel Open Source peut être un vecteur de standardisation : la plupart des Communautés Open Source attache de l’importance à l’éla- boration et au respect des standards, pouvant protéger d’une faillite ou du rachat d’un éditeur, et surtout comme éléments de compétitivité. Il en res- sort globalement une autonomie plus grande et une diminution des risques face à une actualité très changeante. N’oublions pas également le nerf sensible du Système d’Informations, ce- lui du contrôle des coûts qui est inévitablement moins sujet à la variabilité, pour ne pas dire l’inconstance, du Marché. La maintenance et le support sont proposés par plusieurs acteurs sur le marché. Qui dit pluralité, dit concurrence. Pour autant, l’Open Source n’est pas gratuit. Par la richesse ap- portée à bon nombre d’Utilisateurs, l’Open Source mérite un investissement
  18. 18. plus grand, au-delà de la maintenance et de l’acquisition des droits d’exploi-tation. Dans ce sens, le support des associations et les projets de collabora-tion entre Communautés, Régions, Etats et Entreprises doivent permettrede co-investir pour des solutions performantes et accessibles, encore plusproches des Utilisateurs et de leurs besoins. L’Open Source doit aussi dé-passer la technologie pour approcher d’autres secteurs, à commencer parl’expérience utilisateur, le design, le contenu, les processus et méthodes in-dustriels,…C’est dans la mission de servir ces ambitions et de détailler chacun de cesaspects que l’Open World Forum a construit cette année son programme2012. Nous avons souhaité consolider ce rôle d’animateur et créateur derencontre entre Utilisateurs, Entreprises, Collectivités et Communautéspour un Open Source chaque jour plus en phase avec les besoins numé-riques et la stratégie des organisations, pour un Open Source plus fort etplus étendu, reconnu comme stratégique.Nous exprimons à cette occasion nos chaleureux remerciements à la sociétéSMILE et en particulier Patrice Bertrand, qui mettent à disposition leurs tra-vaux dans cette nouvelle édition du « Guide Open Source ». 21 Jean-Luc Raffaëlli Louis Montagne Vice-Président OWF 2012 Vice-Président OWF 2012 Parrain de l’Open CIO Summit Board@ Silicon Sentier Directeur de Projets Stratégiques & CapDigital DSI-Groupe La Poste CEO AF83 & Bearstech
  19. 19. 22
  20. 20. Rejoignez-nous, c’est ouvert ! Le Groupe Thématique Logiciel Libre (GTLL) du pôle de compétitivité Systematic Paris-Region a été fondé en 2007 autour d’une vision originale : fédé- rer les acteurs du Logiciel Libre en Ile-de-France et aider à l’émergence d’une industrie saine et prospère du Logiciel Libre. Sa mission : rassembler PME, grands groupes, universités et centres de re- cherche autour de projets collaboratifs et d’actions de développement économique local, favoriser la coopération, l’innovation et la création de valeur, dans le cadre des principes et des valeurs de l’open source et du logiciel libre.A la croisée des intérêts des entreprises et des chercheurs, et dans la logiquede territoire qui est celle des pôles de compétitivité, le GTLL s’attache doncà favoriser le développement de logiciels libres innovants qui profitent des 23avancées scientifiques de l’Ile-de-France.LES GRANDS DÉFISDès sa création, le GTLL s’est attaqué à trois grands types de défis.Tout d’abord, les défis liés à la collaboration : le développement logiciel col-laboratif distribué est dans l’ADN des communautés du logiciel libre, quiconstituent à ce titre le modèle idéal de l’innovation ouverte. Ce modèle,relativement récent, présente un grand nombre de défis pour les chercheurset les entreprises habitués au génie logiciel traditionnel : cycles de dévelop-pement souvent très courts ; nécessité de mettre en place des méthodeset des outils afin d’assurer la qualité, fonctionnelle, technique et juridique,des logiciels ainsi produits ; rôle essentiel des outils de développement etde coordination pour les équipes distribuées hétérogènes, en sont quelquesexemples.La multiplicité des technologies et des communautés dans le domaine du lo-giciel libre incite à établir des passerelles entre celles-ci : un enjeu essentiel
  21. 21. est l’interopérabilité entre les plateformes et les logiciels, qui peut prendre concrètement la forme de connecteurs entre les produits des différents ac- teurs, et dont l’émergence est facilitée par des rencontres entre les commu- nautés qui permettent une fertilisation croisée et peuvent faire émerger de nouvelles collaborations. On observe également que la coopération entre les entreprises, a fortiori entre les grands groupes et les PME, ou entre les entreprises et les cher- cheurs, dans un cadre institutionnel défini par des contraintes juridiques et économiques, nécessite d’adapter le mode de travail des différents parte- naires. Le GT s’est attaché à minimiser les différences d’impédance entre les acteurs en prodiguant aux intéressés conseils et outils. Cette question, cruciale, de l’adaptation d’impédance entre acteurs aux cultures différentes se retrouve aussi dans les questions de gouvernance open source dans les grands groupes : le GT s’efforce auprès de ses parte- naires d’aider à l’émergence et au partage de bonnes pratiques, dans le but de rassurer les utilisateurs et d’aider les fournisseurs à être mieux reconnus. Une dernière facette de ce défi auquel s’est attaqué le GTLL est le transfert et la valorisation des résultats de la recherche publique sous forme de logi-24 ciels libres. Deuxième catégorie de défis, les défis technologiques, autrement dit le dé- veloppement d’outils logiciels libres qui répondent d’une part aux besoins spécifiques du domaine, d’autre part aux avancées génériques de l’informa- tique. Principal enjeu ici : favoriser l’adoption du logiciel libre par les orga- nisations de toutes natures, qu’elles relèvent du domaine de l’informatique ou d’autres secteurs. Citons ici les travaux d’Øyvind Hauge qui distingue 6 axes selon lesquels les organisations adoptent l’open source : le déploiement de logiciels libres, l’utilisation d’outils de développements libres, l’intégration de composants libres préexistants, la participation au développement de logiciels libre, la création de produits logiciels libres, et l’adoption des pratiques du logiciel libre. Ces axes se retrouvent dans les travaux de R&D soutenus par le GT : forges logicielles et outils de développement, outils de déploiement et d’adminis- tration de systèmes et d’applications, briques logicielles pour l’embarqué ou pour l’informatique de gestion, applications finales.
  22. 22. Dernier défi, celui de la formation : assurer sur nos territoires une bonneconnaissance des logiciels libres, et une présence forte dans les projets libresles plus importants, est un enjeu majeur pour maintenir la position françaisedans ce domaine stratégique. Si l’on veut que davantage de jeunes “geeks”français lancent leurs entreprises sur le Net, que la France tienne une placeplus grande dans l’économie numérique, il est indispensable que le systèmeéducatif leur apprenne à manipuler cette nouvelle matière première de l’in-formatique que sont les logiciels libres ou open source. Le GTLL participe àcette ambition en associant étroitement ses membres, entreprises en re-cherche de compétences sur le marché du travail et institutions éducatives,autour de réflexions sur la mise en correspondance entre les besoins decompétences et les programmes de formation, ou le développement de la«marque employeur» des sociétés spécialisées dans le logiciel libre.En s’attaquant à tous ces défis, le GTLL se pose en fer de lance de la com-pétitivité du territoire francilien, en catalyseur d’innovation, en un mot enmoteur de croissance.LES RÉSULTATSLe GTLL rassemble aujourd’hui (octobre 2012) un réseau de 98 partenaires : 2564 PME-PMI, 13 grandes entreprises et 21 établissements de recherche et/ou d’enseignement supérieur. Cette adhésion massive de l’écosystème dulogiciel libre en Ile-de-France s’explique à la fois par son adhésion au projetet par les bénéfices concrets qu’il en retire. 
 Ainsi le domaine de la R&D collaborative, en 5 ans, le GTLL a permis l’émer-gence, la structuration, la labellisation et au final le financement de 33 pro-jets représentant un coût total de 139,7 M€. De nombreux instruments ontété mobilisés pour financer ces projets : FUI, FEDER, ANR, PCRD, EUREKA,ITEA2, FSN, appels à projets Web Innovant. L‘“usine à projets” du GTLLtourne donc aujourd’hui à plein régime, avec actuellement 25 projets ac-tifs qui occupent une centaine de partenaires, et représentent environ 360équivalents temps pleins en personnel de R&D.Avec le recul de ses 5 ans d’existence, le GTLL est également en mesured’évaluer l’impact de ses projets qui ont déjà atteint leur terme. Citonsquelques exemples : suite au projet Couverture, la société AdaCore com-mercialise le logiciel GNATCoverage utilisé à présent dans la certification de
  23. 23. logiciels critiques dans l’avionique, le ferroviaire, le contrôle aérien et l’éner- gie ; grâce au projet Neoppod, base de données transactionnelle et répartie pour le Big Data, la société Nexedi, éditrice du PGI ERP5, a pu conquérir de nouveaux clients intéressés par le Big Data ; les projets Squale et Squash ont permis à la société Henix et à sa filiale Qualixo de démocratiser les outils de tests fonctionnels d’applications d’entreprise, créant à l’arrivée une tren- taine d’emplois. Enfin, les actions de soutien aux PME menées par le pôle portent également leurs fruits : mise en relation dans le cadre de partenariats technologiques ; préparation à la levée de fonds et mise en relation avec des investisseurs ; conseil stratégique aux dirigeants sur leur business model, leur go-to-mar- ket ou leur interaction avec les communautés ; missions de prospection ou de mise en relation à l’étranger, etc. LES PERSPECTIVES Le monde de l’informatique connaît régulièrement des révolutions tech- nologiques. Celles qui s’annoncent ont pour nom : cloud computing, in- formatique ubiquitaire, internet des objets, big data, consumérisation de26 l’informatique d’entreprise, etc. Le logiciel libre est un levier puissant pour répondre à ces nouveaux défis, que l’on soit offreur de technologie, de service ou utilisateur en recherche des meilleures solutions : il fournit des briques technologiques sur lesquelles il est possible de construire des offres à valeur ajoutée, il accélère l’émergence et l’adoption de nouveaux stan- dards, il catalyse la collaboration entre des acteurs complémentaires voire dans certains cas concurrents. Alors que l’impact du numérique sur les en- treprises et sur la vie privée est plus fort que jamais, le logiciel libre agit aussi comme un régulateur, un garde-fou en somme, contre les dérives de certains acteurs. Mais l’innovation ne se limite pas à la technique et les facteurs de succès des innovations à succès ne sont jamais purement technologiques. Un pro- jet innovant, pour réussir et avoir un impact, doit intégrer conjointement des innovations techniques, d’usage et de modèle économique. Dans ce contexte, les principes de collaboration technologique ouverte, maximisant au passage les effets d’externalités positives, deviennent de facto le cadre de travail assurant les meilleures chances de succès pour les entreprises et de retombées économiques globales pour le pays.
  24. 24. Pour toutes ces raisons, le logiciel libre continue à progresser et à stimulerl’innovation dans les entreprises, dans l’industrie, dans l’administration etdans les produits et services grand public, et le GTLL se voit conforté dansson ambition d’être l’accélérateur de cette progression.POURQUOI REJOINDRE LE GTLL ?Le GTLL est ouvert à tous les partenaires, qu’ils soient ou non déjà impliquésdans une communauté du logiciel libre, pour peu qu’ils s’inscrivent dans ladémarche collaborative que nous avons adoptée.Les bénéfices à en retirer sont nombreux : un accès à une expertise hors ducommun en termes aussi bien scientifiques que de développement écono-mique ; un taux de succès remarquable aux appels à projets ; une coopéra-tion entre les membres qui se fait le plus souvent dans la bonne humeur.En contrepartie, le GTLL demande à ceux de ses membres qui s’engagentdans des projets de R&D financés avec son soutien de respecter une chartequi les oblige à bien réaliser sous forme de logiciel libre, dans la lettre commedans l’esprit, les travaux ainsi financés.C’est en nous regroupant que nous sommes plus forts, que nous pouvons 27construire les plateformes et les écosystèmes associés qui représentent lesmeilleures opportunités de création de valeur, et que nous pouvons faireentendre notre voix, en particulier sur des sujets de politique industrielle quiimpactent notre écosystème : refus des brevets logiciels, préférence pourles standards ouverts, politiques d’achats publics ou privés qui favorisent ledéveloppement économique et l’emploi local, etc.Rejoignez-nous, c’est ouvert ! Stéfane Fermigier President du GT LL Systematic Paris-Region
  25. 25. Les communautés membres du steering committee de l’open world forum28 by
  26. 26. DIMENSION « APPLICATIONS »La dimension « Applications », présente toutes les solutions courammentutilisées par les utilisateurs finaux des entreprises. Ils disposent générale-ment d’interfaces soignées loin des lignes de commandes fréquemment dis-ponibles parmi les outils de la dimension « Infrastructure ».Une grande majorité de ces outils est développée par des éditeurs ; contrai-rement aux outils d’infrastructure, majoritairement communautaires. Ceséditeurs ont choisi le modèle open source pour diffuser leur solution – leurmodèle économique est la plupart du temps basé sur le support voire la ga-rantie des produits en question. Ces outils jouent un rôle clé dans l’adoptionde l’open source par le plus grand nombre en présentant des applicatifs dequalité au périmètre très large.Aujourd’hui, la quasi totalité des catégories sont représentées par l’opensource. Même dans des domaines pointus comme la gestion de biblio-thèques ou le décisionnel, des solutions libres sont disponibles.Plus de 50 solutions ont été évaluées dans cette dimension ; et près de 100 29solutions y sont recensées parmi les catégories suivantes : • CRM • GED & ECM • Décisionnel : ETL • Bibliothèque & Documentation • Décisionnel : Reporting • Portail • Décisionnel : Suite • Réseaux sociaux d’entreprise • E-Commerce • Blog, Wiki et Forum • ERP / PGI • E-Learning • CMS • Suivi d’audience • Autres
  27. 27. CRM Les outils de CRM (« Customer Relationship Management »), appelée en français GRC (« Gestion de la Relation Client »), sont des outils destinés à capter, traiter et analyser les informations sur des clients ou prospects. Le périmètre de ces outils est donc potentiellement très large puisqu’il traite de toutes les actions permettant de fidéliser des clients et prospects en leur offrant le meilleur service possible. Parmi les fonctionnalités que l’on trouve dans les CRM, on peut citer : gestion multi-entités, service Client, gestion de cas et groupware, cycle des ventes, campagnes de marketing et de diffusion massive, gestion des contacts et des comptes, etc. Dans l’univers open source, on trouve des produits de grande qualité comme SugarCRM ou VTiger. On trouve également des ERP dont le module de CRM est au meilleur niveau (voir section ERP). OpenCRX30 Version : 2.8.5 Site : www.opencrx.org Porteur : une communauté Licence : BSD OpenCRX est une solution open source de CRM ciblant fortement les en- treprises. OpenCRX est actuellement développé et maintenu par une petite équipe de développeurs. La première version est apparue en 2004 et n’a cessé de s’améliorer depuis. OpenCRX fournit de nombreuses fonctionnalités parmi lesquelles : CRM multi-entités pour les entreprises ayant des besoins élevés en automa- tisation des ventes, service Client, gestion de cas et groupware, etc. Les fonctionnalités offertes dans ces domaines dépassent celles offertes dans les autres CRM du marché (open source ou non). Il manque cependant quelques fonctionnalités dans d’autres parties importantes du cycle de vie comme le marketing.
  28. 28. Quelques-uns des principaux développeurs travaillent dans des entreprisesfournissant des plugins et services additionnels, notamment CRIXP Corp.une entreprise allemande. Mais OpenCRX lui-même, est un pur projet com-munautaire.OpenCRX est une application JEE qui supporte la plupart des bases de don-nées relationnelles, y compris PostgreSQL, MySQL, Oracle et DB2.SugarCRMVersion : 6.3.0Site : www.sugarcrm.comPorteur : un éditeur (SugarCRM Inc)Licence : Affero GNU Public License Version 3 et propriétaireSugarCRM est une suite open source de management de la relation Client.Elle a été distribuée pour la première fois en 2004 et n’a cessé d’être déve-loppée et maintenue par SugarCRM Inc depuis. Ces derniers sont basés àCupertino en Californie. 31SugarCRM a évolué pour couvrir toutes les caractéristiques principales dela gestion des clients et du cycle des ventes. La liste des fonctionnalités estimpressionnante, des campagnes de marketing et de diffusion massive, auxleads, en passant par la gestion des contacts et des comptes, etc. Les der-nières versions (notamment depuis la version 6) ont mis l’accent sur le CRMmobile (applications natives) et l’intégration d’une dimension «Social CRM».SugarCRM a trois types d’offres, une édition Community (libre et gratuite),une édition Enterprise (avec un ensemble de fonctionnalités supplémen-taires) et une édition Saas (à la demande). La version Community a un péri-mètre fonctionnel bien inférieur aux autres éditions.Le produit est basé sur une plateforme LAMP, avec quelques variantes pos-sibles concernant les bases de données et serveurs Web (tant que PHP peutêtre exécuté).
  29. 29. VTiger Version : 5.2.1 Site : www.vtiger.com Porteur : un éditeur (VTiger) VTiger est un CRM open source né du fork de SugarCRM en 2004. La raison de ce fork était de conserver une offre complètement gratuite et pleine- ment open source alors que SugarCRM commençait la diversification de son business modèle en lançant des offres commerciales. VTiger n’a pas cessé d’évoluer depuis. La dernière version (publié en novembre 2010) offre un ensemble complet de fonctionnalités, y compris les rapports et tableaux de bord, les factures et le contrôle d’accès au niveau de l’organisation (les équipes). VTiger dispose également de connecteurs pour les suites bureautiques les plus utilisées et pour les clients de messagerie. Dernièrement, VTiger a fait ses premiers pas dans le monde mobile avec des applications iPhone et Android. VTiger est une société présente à Bangalore, en Inde et à Sunnyvale, en Ca-32 lifornie. Elle gère le projet open source. Ils offrent des services de soutien technique, formation, migration, etc. Le produit est bâti sur une plateforme LAMP/WAMP. VTiger OnDemand (basé sur le Cloud) est hébergé sur la plateforme d’Amazon EC2. Le code issu du fork de SugarCRM est sous la licence publique de SugarCRM, et les modifications VTiger sont sous la licence MPL. Voir également Les logiciels ci-dessous disposent de fonctions de CRM et sont traités dans d’autres sections du guide: • ERP5 (section ERP) • OpenERP (section ERP) Autres Parmi les produits de l’univers du CRM, on peut compléter la liste avec les outils ci-dessous : • CiviCRM: http://civicrm.org
  30. 30. DÉCISIONNEL : ETLL’ETL est souvent une brique du décisionnel même si on l’utilise parfois endehors de ce cadre.ETL signifie « Extract Transform Load ». Ce sont des outils qui permettentla réalisation de synchronisations massives d’informations d’une source dedonnées vers une autre. Dans les faits, les ETL peuvent être utilisés dans descas bien plus simples d’extraction, de transformation et/ou de chargement.Les outils d’ETL disposent généralement de connecteurs permettant l’im-portation ou l’exportation de données dans les applications tierces. Lestransformations peuvent être réalisées à partir de « plugins » existant ou viaprogrammation.Parmi les outils open source, on citera Talend ou Pentaho Data Integration(anciennement kettle).TalendVersion : 4.2.3 33Site : www.talend.comPorteur : un éditeur (Talend)Licence : GPL et propriétaireTalend Open Studio est un ETL open source apparu en 2005, développé parla société Talend, basée en France. C’est un ETL de type « générateur decode », c’est-à-dire qu’il permet de créer graphiquement des processus demanipulation et de transformation de données puis de générer l’exécutablecorrespondant sous forme de programme Java ou Perl. Une liste très ex-haustive de composants permet de se connecter à tout type de base dedonnées ou d’applications (SAP, SugarCRM,…). En 2010, une brique MDM avu le jour.
  31. 31. Pentaho Data Integration Version : 4.1.0 Site : http://kettle.pentaho.com Porteur : un éditeur (Pentaho) Licence : GPL Pentaho Data Integration (PDI) est un ETL open source qui permet de conce- voir et d’exécuter des opérations de manipulation et de transformation de données. Au moment où nous écrivons ces lignes, Pentaho Data Integration est disponible dans sa version 4.1. Grâce à un modèle graphique à base d’étapes, il est possible de créer sans programmation des processus composés d’imports et d’exports de données, et de différentes opérations de transformation telles que des conversions, des jointures, l’application de filtres, ou même l’exécution de fonctions ja- vascript. Un planificateur permet aussi de planifier l’exécution des jobs. Un module complémentaire propriétaire commercial, « Agile BI », permet de visualiser graphiquement les résultats de transformations de données34 dès les premières étapes de développement. Autres • Scriptella: http://scriptella.javaforge.com/ • JasperETL: http://www.jaspersoft.com/jasperetl • CloverETL: http://www.cloveretl.com/ • Benetl: http://www.benetl.net/ • Toolsverse ETL Framework: http://www.toolsverse.com/
  32. 32. DÉCISIONNEL : REPORTINGUne des briques essentielles du décisionnel consiste à établir des rapports.Les outils de reporting, tel que BIRT, permettent non seulement de générerdes rapports (paramétrés ou non) au format HTML, PDF, XLS, DOC, PPT, etc.)mais aussi de construire des tableaux croisés dynamiques.Les données affichées peuvent provenir de bases et de requêtes différentes.D’ailleurs, les outils de reporting fournissent généralement des plugins pourse greffer facilement à des sources ou applications externes.Les outils comme JasperReports, vont jusqu’à offrir des analyses multidi-mensionnelles ce qui permet d’exploiter les possibilités d’un serveur Mon-drian directement dans des rapports.BIRTVersion : 3.7Site : www.eclipse.org/birtPorteur : une fondation (Eclipse) 35Licence : Eclipse Public Licence (EPL)BIRT (The Business Intelligence and Reporting Tool) est un projet de la com-munauté Eclipse comprenant un générateur de graphiques, un générateurde rapports et un environnement de conception. Le projet a été initié en2005.Le moteur de BIRT est une bibliothèque qui permet de générer des rapports(paramétrés ou non) au format HTML, PDF, XLS, DOC ou PPT. Ces rapportspeuvent être complexes et contenir plusieurs tableaux, graphiques avancéset images. BIRT propose également la réalisation de tableaux croisés dyna-miques. Les données affichées peuvent provenir de bases et de requêtesdifférentes. Le moteur de BIRT peut être intégré dans toute application dé-veloppée avec le langage Java, que ce soit dans une application web ou dansune application de type « client lourd ». Le concepteur de rapport est unplugin s’intégrant à Eclipse (pouvant aussi être exécuté en stand-alone).
  33. 33. JasperReports / IReport Version : 4.0.2 Site : http://jasperforge.org/project/ireport Porteur : un éditeur (JasperSoft) Licence : GPL et proprietaire JasperReports est un moteur de rapport développé par la société JasperSoft et distribué sous licence open source. IReport est l’éditeur de rapport de Jas- perSoft. Au moment où nous écrivons ces lignes, JasperReports et iReport sont disponibles dans leur version 4.0.2. Ces outils existent depuis 2001 et sont déjà largement utilisés dans de nombreuses applications métiers pour leurs parties reporting. Le moteur JasperReports permet la génération de rapports au format PDF, HTML, XML, CSV, RTF, XLS et TXT. Il utilise JFreeChart pour générer les gra- phiques et peut être intégré dans toute application développée avec le lan- gage Java. Il supporte, en plus des bases de données classiques, les serveurs d’analyse multidimensionnelle ce qui permet d’exploiter les possibilités du serveur Mondrian directement dans un rapport JasperReports. Le concep-36 teur de rapport, IReport, est utilisé pour le design des rapports. Jedox / Palo Version : 3.2 Site : http://www.palo.net/ Porteur : un éditeur (Jedox) Licence : GPL et proprietaire Palo est un moteur OLAP comportant un ETL et des modules simplifiant son usage sous Excel ou OpenOffice. Jedox est l’éditeur de Palo. Jedox fournit en licence open source la version précédente de Palo alors que la dernière version est diffusée sous licence propriétaire. Palo est probablement aujourd’hui l’outil de reporting le plus simple d’em- ploi. Palo ne nécessite aucune programmation et s’utilise soit à partir d’un tableur (Excel, OpenOffice) soit au travers d’un tableur Web intégré. Palo
  34. 34. convient à des applications de type reporting budgétaire, reporting comp-table, analayse des ventes. Palo intègre un portail Web et une gestion desutilisateurs et peut donc être utilisé dans devoir installer un logiciel client.Pentaho Report DesignerVersion : 3.8Site : http://reporting.pentaho.comPorteur : un éditeur (Pentaho)Licence : GPL et propriétaireJFreeReport a rejoint le projet Pentaho début 2006. Au fur et à mesure, lenom JFreeReport a été abandonné au profit de Pentaho Report Designer(PRD). PRD permet de développer des rapports complexes et, en associationavec la plateforme Pentaho, de les publier directement sur le serveur déci-sionnel. Au moment où nous écrivons ces lignes, PRD est disponible dans saversion 3.8.Pentaho Report Designer est un outil simple à manipuler, bien intégré à lasuite décisionnelle Pentaho pour la gestion des paramètres ou la publication 37sur la plateforme web. Il permet la génération de rapports au format PDF,HTML, XML, CSV, RTF, XLS et supporte les sources de données multiples.Par contre, la création de tableaux croisés dynamiques n’est pas encore évi-dente (fonctionnalité cachée), et est attendue pour la version 4.
  35. 35. DÉCISIONNEL : SUITE Les suites décisionnelles regroupent généralement les deux catégories pré- sentées précédemment ; c’est-à-dire l’ETL et le reporting. Ainsi, le périmètre des suites décisionnelles est très vaste : exécution des rapports, analyse OLAP avec Mondrian, aide à la création de requêtes, ETL, module de gestion du workflow de publication, etc.. L’offre décisionnelle open source est très riche avec 4 outils de grande qua- lité : JasperSoft, SpagoBI, Palo et Pentaho. Rapid-Miner Version : 5.2 Site : http://rapid-i.com/ Porteur : un éditeur (Rapid-I) Licence : AGPL et proprietaire Rapid-Miner est une suite décionnelle complète conçue pour le Big Data.38 Rapid-Miner comporte un module d’analyse de données, de reporting, un module OLAP, un module Hadoop, et un ETL. Il intègre tous les outils de business intelligence y compris les modules R et la bibliothèque Weka. Son interface utilisateur permet de dessiner des chaînes de traitement et des rapports à la souris. Son moteur de calcul est capable de répartir les calculs sur un cluster. Rapid-Miner est issu de la recherche universitaire allemande et est au- jourd’hui largement diffusé dans les banques et compagnies outre-Rhin où il parvient à remplacer le leader du marché sur le segment du décisionnel. Rapid-Miner s’interface avec de nombreuses bases de données et notam- ment Vectorwise pour atteindre de très hautes performances sur les fermes de données.
  36. 36. SpagoBIVersion : 3.0Site : www.spagoworld.orgPorteur : un éditeur (Engineering Ingegneria Informatica)Licence : LGPLSpagoBI est une suite décisionnelle développée par la société italienne En-gineering Ingegneria Informatica. Ce projet a été initié en 2005. Au momentoù nous écrivons ces lignes, SpagoBI Server est disponible dans sa version3.0.Le périmètre des fonctionnalités de SpagoBI comprend, à l’instar de Pen-taho et Jasperserver : exécution des rapports JasperReports (réalisés aveciReport) et BIRT, l’analyse OLAP avec Mondrian, un composant d’aide à lacréation de requêtes (Query By Example, QbE), gestion des métadonnées,analyse géo-localisée, etc. L’ETL utilisé par défaut est Talend. Cette suite pro-pose en plus un module de gestion du workflow de publication (états debrouillon non visibles dans le portail web). 39JasperSoftVersion : 4.1Site : www.jaspersoft.comPorteur : un éditeur (JasperSoft)Licence : GPL et propriétaireJasperServer est la plateforme décisionnelle de JasperSoft, société qui dé-veloppe également le générateur d’états JasperReports disponible depuis2001. Cette plateforme propose des fonctionnalités de reporting et d’ana-lyse.En version community, JasperServer propose la conception et générationde rapports (avec IReport). Dans sa version commerciale, il propose la créa-tion de domaines métier, couches sémantiques et techniques au dessus desbases SQL relationnelles, permettant à la fois de définir un lexique métier,de s’abstraire de la technique et du SQL, ainsi que d’ajouter simplement unesécurité d’accès aux données.
  37. 37. Une autre fonctionnalité majeure consiste en la création de rapport Ad Hoc, c’est-à-dire que l’utilisateur final peut créer ses propres rapports via une interface web conviviale. De plus, à l’instar des autres plateformes BI, Jasper propose la création de cube OLAP (brique Mondrian) et intègre Talend en tant qu’ETL. Pentaho Version : 4 Site : www.pentaho.com Porteur : un éditeur (Pentaho) Licence : GPL et propriétaire Pentaho est une suite logicielle qui permet la distribution de fonctionnalités et documents décisionnels à un grand nombre de personnes par l’intermé- diaire d’une interface Web. Le projet a été initié en 2007. A l’instar de JasperServer, Pentaho regroupe toutes les fonctionnalités d’une suite BI : l’ETL (Pentaho Data Integration), l’analyse OLAP (Mondrian), le re-40 porting Ad Hoc, la couche métadonnée, et le reporting classique (Pentaho Report Designer). Les différences sont les suivantes : le reporting Ad Hoc est disponible dès la version communautaire mais est beaucoup moins évolué que celui du JasperServer commercial, le reporting n’inclut pas encore les tableaux croisés dynamiques et la gestion de la sécurité des données est plus complexe à mettre en place. Globalement, la suite Pentaho est plus complète que la suite Jasper en version communautaire, mais la tendance s’inverse en version commerciale, JasperServer proposant des fonctionnali- tés très intéressantes (Domaines, Ad Hoc évolué,…)
  38. 38. Palo Version : 3.2 Site : www.jedox.com/fr/produits/Palo-Suite-Apercu.html Porteur : un éditeur (Palo) Licence : GPL et propriétaireJedox, société allemande fondée en 2002, est l’éditeur de la suite Palo, ainsique de différents composants connexes permettant d’en faire une suite dé-cisionnelle complète.Cette suite se compose des éléments suivants: le serveur OLAP qui permetde gérer les bases de données multidimensionnelles (organisées sous formede cubes et de dimensions), un add-on pour Microsoft Excel et OpenOffice.org Calc (cet add-on supporte la lecture et l’écriture dans les cubes), un ta-bleur web «Excel-like», reprenant toutes les fonctions d’Excel (formules,graphiques, macro...), permettant la saisie et la consultation en ligne desdonnées du serveur OLAP, un ETL qui permet d’interfacer des bases opé-rationnelles pour alimenter les bases de données Palo et un observateurd’événements (Supervision Server) qui permet également de déclencher 41des événements en fonction de certaines actions.Autres • Vanilla: http://forge.bpm-conseil.com/projects/vanilla/ • KNIME: http://www.knime.org/ • BIRT Project: http://www.eclipse.org/birt/phoenix/
  39. 39. E-COMMERCE Le domaine de l’e-commerce est également très vaste. Que ce soit pour faire connaître sa e-boutique et obtenir du trafic, pour informer le client sur les produits, de lui faire vivre une expérience de shopping, d’assurer la vente, et l’après vente… de nombreuses solutions sont disponibles. Dans cette catégorie, toutefois, nous nous sommes focalisés sur les solutions open source de boutique en ligne en présentant des outils phrares comme Magento ou Prestashop. Au côté de ces solutions dominantes, la conver- gence ERP/CRM/CMS/e-business poussée par l’intégration du e-commerce au coeur de métier de l’entreprise a conduit plusieurs ERP open source et CMS open source à fournir des fonctions de e-commerce comparables avec une intégration plus forte d’autres fonctions métiers. Le périmétre des e-boutiques est devenu très important avec des fonction- nalités comme : la catégorisation avancée, la définition de familles de pro- duits, la gestion des produits configurables, des fonctions de cross-selling et de up-selling, les moteurs de promotions, la gestion multi-boutiques, la gestion avancée des devises et des taux de TVA, etc.42 Magento Version : 1.6 (version Community) et 1.11 (version Enterprise) Site : www.magentocommerce.com Porteur : un éditeur (Magento Inc.) Licence : OSL et propriétaire Dès les premières versions bêta parues en 2007, cet outil - porté par l’édi- teur américain Magento Inc. (anciennement Varien) - a généré un buzz phé- noménal, au niveau mondial, permettant de fédérer en un temps record une communauté extrêmement active. Magento tire sa force de sa grande modularité et de sa robustesse. Il a clai- rement été pensé pour porter des sites marchands ambitieux et d’envergure avec des fonctionnalités telles que : catégorisation avancée, définition de famille de produits, gestion des produits configurables, fonctions de cross-
  40. 40. selling et de up-selling, puissant moteur de promotions, gestion multi-bou-tiques, gestion avancée des devises et des taux de TVA, etc.Diffusé dans un premier temps exclusivement sous licence OSL, Magentoa réussi le pari dès sa sortie à s’emparer d’un grand segment du marché.En avril 2009, Magento a annoncé la sortie d’une version Entreprise. Cettedernière, moyennant une redevance annuelle, intègre un certain nombre defonctionnalités supplémentaires et un contrat de support.La solution repose sur le framework PHP Zend et bénéficie d’un grandnombre d’innovations en termes de fonctionnalités participatives.PrestashopVersion : 1.4.4.1Site : www.prestashop.comPorteur : un éditeur (Prestashop)Sorti quelques mois après Magento (juillet 2008), Prestashop est une solu-tion e-commerce française qui a rapidement conquis un grand nombre d’uti- 43lisateurs par sa grande simplicité de mise en œuvre et sa totale adéquationavec les besoins des e-marchands, lesquels ont bâti des liens forts avec leproduit (80 000 sites utilisent la solution dans le monde).D’un point de vue fonctionnel, Prestashop se révèle également très complet :que ce soit au niveau du catalogue, de la gestion des clients, des com-mandes, de la logistique ou du reporting, toutes les fonctionnalités d’uneplateforme e-commerce sont couvertes. L’outil gère même nativement desaspects tels que la géolocalisation de boutiques, les alertes SMS et la fidélitéclient. Et si cela ne suffisait pas, près d’un millier de modules prêts à l’emploisont disponibles.Prestashop est distribuée sous licence OSL.Prestashop est développé intégralement en PHP/MySQL. Il dispose d’uneAPI et d’une couverture WebService complète, permettant d’adapter l’outilà de nouveaux besoins et contextes spécifiques.
  41. 41. Oxid Version : 4.5 Site : www.oxid-esales.com Porteur : un éditeur (Oxid) Licence : GPL v3 Sortie en novembre 2008, la solution allemande Oxid a très rapidement conquis le marché germanophone grâce à une solution très riche fonction- nellement. Devenue en très peu de temps la première solution e-commerce de l’autre côté du Rhin, Oxid est arrivée en France mi-2011 avec une version complètement adaptée aux spécificités du marché français. Sans doute la solution la plus riche sur le plan fonctionnel après Magento. Oxid est un outil pensé pour servir de référentiel multi-canal : web, mobile, bornes interactives, etc. Tout est conçu pour permettre aux utilisateurs de diffuser leur catalogue sur plusieurs périphériques. Si l’ergonomie du back- office est parfois perfectible, Oxid reste un outil à destination des sites mar- chands les plus ambitieux.44 Oxid est développé intégralement en PHP/MySQL. Il intègre le framework Ajax jQuery, et dispose d’une API et d’une couverture WebService complète, permettant d’adapter l’outil à de nouveaux besoins et contextes spécifiques. RBS Change Version : 3.0.4 Site : www.rbschange.fr Porteur : un éditeur (Ready Business System) Licence : GPL v3 Le modèle open source attire bien des éditeurs de logiciels. RBS fait partie de ceux qui se sont tournés vers un tel modèle en livrant en février 2010 ses applications Change CMS et e-commerce sous licence open source. Fruit de 5 ans de développement et plus d’une centaine de projets, cette solution est très prometteuse tant d’un point de vue technique que fonctionnel. Notons quelques aspects différenciants de la solution :
  42. 42. CMS et e-commerce totalement intégrés et couplés, un backoffice de ges-tion utilisant la technologie Ajax, une version entreprise pour des fonction-nalités avancées (prévisualisation du site à une date donnée, gestion auto-matique des promotions…), etc.Du fait de son récent virage vers l’open source, RBS Change compte peud’acteurs dans sa communauté, ne bénéficiant pas encore de cet atout es-sentiel à la pérennité d’une solution libre.RBS Change est écrit en PHP et s’appuie sur un framework PHP5 développépar l’éditeur offrant un environnement de développement avancé.Drupal CommerceVersion : 1.0Site : www.drupalcommerce.orgPorteur : un éditeur (Commerce Guys)Licence : GPL v3Sortie en août 2011, Drupal Commerce est la branche e-commerce du CMS 45mondialement connu, Drupal. Successeur de l’extension Ubercart, DrupalCommerce bénéficie du support de deux sociétés : Commerce Guys pour lagestion de la roadmap et l’animation de la communauté et Acquia (sociétédu fondateur de Drupal : Dries Buytaert) pour les offres de support.Si à l’heure actuelle le périmètre fonctionnel de Drupal Commerce reste unpeu moins riche que ses aînés, c’est la seule solution avec RBSChange à offrirde vraies fonctionnalités de gestion de contenus en s’appuyant sur l’efficaci-té reconnue de Drupal. A l’image du CMS, Drupal Commerce est par ailleursune solution extrêmement modulaire qui bénéficie d’une communauté trésactive.Drupal Commerce est développé intégralement en PHP/MySQL. Il est fournisous forme de module pour Drupal 7.
  43. 43. osCommerce Version : 3.0.2 Site : www.oscommerce.com Porteur : une communauté Licence : GPL Difficile de ne pas évoquer OsCommerce quand on parle de solution e-com- merce open source. Cet outil, apparu dans sa première version en mars 2000, s’est rapidement imposé comme la solution incontournable en ma- tière de e-commerce et comme porte-étendard de l’offre open source à une époque où elle était encore naissante. Mais ces dernières années, cette communauté a commencé à se désolida- riser de l’équipe de développement et a développé de nombreux « forks ». Le développement de la solution a fortement ralenti depuis 2006. Le code vieillissant rendant l’application très difficile à maintenir, l’équipe a entamé une refonte totale de l’outil et une V3 est sortie récemment après plusieurs années d’attente.46 OsCommerce est un outil reposant entièrement sur une communauté au- trefois très large et très active. Développé intégralement en PHP/MySQL, OsCommerce doit en grande par- tie son succès à l’absence d’alternatives dans le domaine open source et à l’explosion du e-business dans le début des années 2000. C’est encore au- jourd’hui le webshop le plus déployé au monde. Voir également Les logiciels ci-dessous disposent de fonctions de e-commerce et sont trai- tés dans d’autres sections du guide: • ERP5 (section ERP) • Jommla (section CMS)
  44. 44. AutresParmi les produits de l’univers du E-Commerce, on peut compléter la listeavec les outils ci-dessous : • Thelia: http://thelia.net • Wordpress Commerce: http://wordpress.org/extend/plugins/ wp-e-commerce/ • OFBiz: http://ofbiz.apache.org • Spree: http://spreecommerce.com • Broadleaf Commerce: http://www.broadleafcommerce.org 47
  45. 45. ERP / PGI Le monde du progiciel de gestion intégré (PGI, ou ERP en anglais), est à son tour gagné par des solutions open source arrivées à maturité. Dans un premier temps, les ERP open source permettent à des petites PME de disposer d’outils de gestion complets au meilleur coût, leur apportant rapidement un vrai bénéfice en termes de compétitivité. Mais déjà, ils re- montent l’échelle, et s’adressent à des PME de plus de 1000 salariés, que ce soit dans les secteurs industriels, distribution ou services. Le domaine étant extrêmement vaste, des différences de couverture fonc- tionnelle peuvent destiner un produit de préférence à tel ou tel secteur d’activité. Mais l’un des critères de choix les plus importants est la flexibi- lité, l’extensibilité, et donc les bases technologiques qui permettront à un produit donné d’être adapté à une diversité de contextes, avec très peu de développements spécifiques. Des produits comme Compiere, ERP5, OpenBravo ou OpenERP tiennent la corde des ERP open source. la convergence ERP/CRM/CMS/e-business poussée par l’intégration du e-commerce au coeur de métier de l’entreprise48 conduit égalemet des logiciels de e-commerce à proposer des fonctions de plus en plus proches de celles d’un ERP. Compiere Version : 3.2 (Community Edition) Site : www.compiere.com Porteur : un éditeur (Compiere Inc.) Licence : MPL Compiere a été développé à ses débuts par l’allemand Jorg Janke, lequel a su mettre à profit ses 20 années d’expérience chez SAP puis Oracle et sa maitrise des produits ADV/Orga, Unisys, R/2, R/3.
  46. 46. Les concepts de « l’application dictionnary » (modèle de méta-programma-tion à la base de Compiere permettant l’adéquation de la persistance rela-tionnelle avec les structures de données métiers personnalisées et leurs in-terfaces) ont été prototypés dès 1988 pour SAP, puis mis au service du projetlibre Compiere. Ce dernier a connu de beaux succès ses dernières années(dans le secteur de la distribution et du service tout particulièrement) grâcenotamment à son support de la base de données Oracle et à son socle Java.D’un point de vue fonctionnel, Compiere est relativement complète notam-ment pour les PME/PMI, on peut par exemple citer : gestion des ventes, desfonctions d’achats, de fonctions de stock et de logistique, gestion comptableet financière, gestion de la production, etc.Compiere est écrit sur une base Java.ERP5Version : 5.4.7Site : www.erp5.comPorteur : un éditeur (Nexedi)Licence : GPL 49ERP5 a été développé à partir de 2001 par l’Ingénieur de Mines Jean-PaulSmets. Grâce à sa conception radicalement différente des autres ERP, ERP5a remplacé avec succès des ERP propriétaires dans plusieurs entreprisesmultinationales, notamment au Japon et en Allemagne, ainsi que dans unebanque centrale.Selon Brian Prentice, analyste chez Gartner, la force d’ERP5 tient à la foisà son modèle conceptuel et à son architecture technique.Alors que la plupart des ERP a besoin de milliers de tables, ERP5 parvient àunifier les sciences de gestion autour d’un modèle abstrait à 5 classes qui afait l’objet de plusieurs publications scientifiques et a prouvé sa capacité àépouser un très large spectre de besoins fonctionnels: budget, comptabilité,CRM, achats, ventes, stock, production, RH, supply chain, projets, logistique,
  47. 47. KM. Il intègre également un CMS multilingue complet, une suite bureau- tique en ligne, une GED, un moteur de workflows d’entreprise et un système de e-business capable d’intégrer les ventes de plusieurs sites, notamment Prestashop, Magento et OSCommerce. C’est aussi depuis peu un système de gestion et de facturation pour le Cloud Computing. Alors que la plupart des ERP modernes fait appel à une architecture de type Object Relational Mapper (ORM), ERP5 fait appel à une base NoSQL de type objet (NEO) associée à un moteur d’indexation relationnel (MariaDB) et plein texte (Mroonga, Sphinx). ERP5 permet ainsi la migration de données sans interruption de service lors des mises à jour. Cette architecture «search based» est adaptée aux systèmes critiques en 24/7. Son moteur de sécurité par règles simplifie la gestion de droits d’accès dans les grandes organisa- tions à organigramme matriciel (site, fonction, projet, service). ERP5 intègre le support natif du protocole git et permet le développement en ligne du code dans le navigateur de façon collaborative. ERP5 est développé par la société française Nexedi, membre de Systematic.50 OFBiz Version : 10.04 Site : http://ofbiz.apache.org Porteur : une fondation (Apache) Licence : Apache Le projet Open For Business (« Ofbiz ») est né en 2001, et a terminé sa pre- mière phase de développement vers 2003 sous l’impulsion de ses 2 créa- teurs : David Jones et Andrew Zenesky. Depuis le projet s’est enrichi de nombreux modules fonctionnels. En 2006, il a même été soumis comme projet « incubator » à la fondation Apache. Il en est très rapidement sorti comme projet approuvé de très bon niveau. A la différence de Compiere ou d’OpenERP, OFBiz n’a pas la vocation à être un ERP clé en main. Il s’agit d’un framework ERP pour développer des logiciels d’entreprise. D’ailleurs l’outil s’est fortement spécialisé dans les interfaces d’e-commerce ces dernières années. OFBiz est écrit en Java.
  48. 48. OpenbravoVersion : 3.0Site : www.openbravo.comPorteur : un éditeur (Openbravo)Licence : licence publique Openbravo, basée sur la licence open sourceMPL (1.1).Openbravo est une solution d’origine espagnole basée sur l’ERP Compiere(autre produit open source présenté dans ce livre) créé en 2001. Le projet,appelé initialement Tecnicia est devenu open source en 2005.Openbravo a forké tout le code métier en PL/SQL de Compiere ainsi queson moteur de gestion d’entities et l’a transposé dans une interface webassise sur un serveur Java. Interfaces qui constituent le point fort du produit: parmi les plus séduisantes et les plus ergonomiques. Malgré une grosselevée de fonds en 2005, le produit a un dynamisme modéré notammenten termes de références. Openbravo cible le marché des ERP pour PME etdispose d’un périmètre large bien qu’inférieur à OpenERP.L’éditeur est solide et apte à fournir un support professionnel. 51D’un point de vue technique, Openbravo est basé sur des technologies webdont le JEE et l’Ajax.
  49. 49. OpenERP Version : 6.0.3 Site : www.openerp.com Porteur : un éditeur (OpenERP) Licence : AGPL v3 OpenERP (anciennement Tiny ERP) a été fondé en 2005 en Belgique par Fa- bien Pinckaers. OpenERP combine à la fois la force d’un éditeur et celle d’une large commu- nauté, comprenant ses intégrateurs présents dans le monde entier, qui ba- lise l’ensemble des cas d’usages et fournit de précieux retours, notamment sous forme de modules réutilisables. Tout ceci est rendu possible par une réelle innovation technologique qui s’appuie sur des standards reconnus en termes de base de données et de webservices. OpenERP couvre tous les besoins, tels que ventes, achats, rh, projets, comptabilité, logistique, stock, production, facturation, ... et son framework permet de l’adapter rapide- ment aux contextes spécifiques, que ce soit par le paramétrage de nouveaux workflows, de nouvelles informations, ou de tableaux de bord pour une tou-52 jours plus grande efficacité de l’ERP en entreprise. OpenERP est écrit en Python et repose sur un framework orienté objet. La base de données PostgreSQL est utilisée.
  50. 50. CMSLa gestion de contenus recouvre aujourd’hui une large palette de besoins :sites d’informations, sites Corporate, sites de services, extranets sécurisés,intranets participatifs, espaces communautaire...Pour couvrir ce périmètre, il existe d’excellentes solutions open source aupérimètre très large comme : eZ Publish, Drupal, TYPO3, Jahia, Infoglue,SPIP, HippoCMS, Joomla, Plone… lesquelles sont devenues des standardsdans l’univers de la gestion de contenus tant elles dominent par leur capa-cité, leur modularité et leur périmètre fonctionnel et technique.Elles sont devenues, au fil des années, plus que des alternatives sérieusesdans le domaine de l’Enterprise Content Management : elles dominent dé-sormais le marché.Au côté de ces solutions dominantes, la convergence ERP/CRM/CMS/e-bu-siness poussée par la croissance e-commerce conduit des applicatifs issusd’autres domaines fonctionnels (ERP, CRM) à intégrer des fonctions de CMSéquivalents aux meilleurs produits dédiés du marché. 53DrupalVersion : 7.8Site : www.drupal.orgPorteur : une communautéDrupal est un CMS aux multiples facettes. Conçu à l’origine pour être unblog collectif, il trouve aujourd’hui des applications très variées : du site cor-porate au portail communautaire, il sait tout faire ! Il a été conçu dans lesannées 2000 par Dries Buytaert et connaît depuis un succès mondial. Unecommunauté énorme s’est créée autour du produit.La force de ce CMS est son extensibilité. Il accueille très facilement de nom-breux modules complémentaires (forum, galerie photos, sondage, formu-laire, newsletter, messagerie, chat, enquête, paiement en ligne, calendrierpartagé, etc.). Il possède notamment des modules communautaires trèssoignés et appréciés ce qui le rend particulièrement adapté aux réseaux so-ciaux d’entreprise.
  51. 51. Drupal est publié sous licence GNU GPL et est pleinement open source. Des offres de support existent, notamment via la société Acquia (www.acquia. com). D’un point de vue technique, Drupal est bâti autour des technologies LAMP (PHP et MySQL notamment). eZ Publish Version : 4.5 Site : www.ez.no Porteur : un éditeur (eZ Systems) La solution eZ Publish a été créée en 1999 par la société eZ Systems. eZ Pu- blish se distingue des autres CMS open source par ses possibilités de confi- guration et d’extensions : il se présente comme un outil prêt à l’emploi mais aussi comme un framework de développement permettant de réaliser des applicatifs métier. Sur les fondamentaux de la gestion de contenus, eZ Publish est l’un des ou-54 tils les plus puissants disponibles en open source. Il pousse l’approche objet jusqu’au bout, en faisant de chaque contenu un objet et en lui appliquant toutes les méthodes disponibles : multi- positionnement, versionning, mul- tilinguisme, relation entre contenus, droits d’accès, workflow, etc. Cette no- tion en fait un CMS hautement paramétrable. eZ Publish est un logiciel libre publié sous licence GPL. Deux éditions sont distribuées : une version Community et une version commerciale dite Enter- prise apportant stabilité, support et garantie. Sur le plan technique, eZ Publish est en PHP, fonctionne sur Apache et MyS- QL (PostGreSQL 8 et Oracle 11g sont supportés), gère trois caches différents en fichiers et sépare très distinctement contenus et présentation.
  52. 52. HippoCMSVersion : 7.6Site : www.onehippo.comPorteur : un éditeur (OneHippo)HippoCMS est un CMS open source qui fait partie de la famille des CMSécrits en JAVA. Il a été créé en 1999 par l’éditeur néerlandais OneHippo. Ilest fortement utilisé dans les pays nordiques et tout particulièrement auxPays-Bas.Il possède l’essentiel des fonctionnalités que l’on peut attendre d’un CMS :édition de modèle de document, création de contenu, multilinguisme, tem-plating, workflow de publication, multi-sites, import/export des contenus,édition de contenu en direct, etc. L’interface utilisateur est moins riche quedans certains autres produits mais elle reste ergonomique et fonctionnelleet inclut l’essentiel des fonctionnalités courantes attendues d’un bon CMS.La roadmap du produit est par ailleurs particulièrement dynamique et pro-met une belle suite.HippoCMS est distribuée sous licence Apache 2.0. Deux éditions sont distri- 55buées : une version Community et une version Enterprise apportant stabi-lité, support et garantie.Bien conçu techniquement, Hippo CMS offre de réels avantages pour l’inté-gration du besoin fonctionnel par les développeurs. Les concepteurs de Hip-poCMS ont eu à cœur de respecter les standards (JEE), d’utiliser des outilséprouvés tels que Spring, JackRabbit et Maven, et de définir une architec-ture claire et extensible. Ces efforts facilitent une prise en main rapide parles développeurs.JahiaVersion : 6.5Site : www.jahia.comPorteur : un éditeur (Jahia Corp)Jahia est un produit franco-suisse, créé dans les années 2000, qui tient une
  53. 53. place à part dans le monde des portails et des CMS JEE. En effet, Jahia est une des rares solutions qui réunit portail JEE et gestion de contenu en un produit unique, parfaitement intégré. Librement téléchargeable, Jahia est d’un niveau de finition et de packaging impressionnant. Jahia se distingue des autres CMS par son interface d’ad- ministration des contenus, qui est fondue dans le site lui-même. Au niveau fonctionnel, Jahia est une des solutions CMS les plus abouties : gestion multi-sites, versionning, workflows efficaces, données structurées, multilin- guisme, gestion des droits très fine, etc. La version 6.5 a notamment apporté une interface utilisateur très agréable et un éditeur de templates très com- plet. Jahia constitue une excellente alternative aux solutions de portail des grands éditeurs propriétaires, la possibilité de voir et de modifier les sources (li- cence GPL pour la version Community) assurant la pérennité et l’adéquation de l’outil aux besoins. Jahia propose également une version Entreprise sous licence commerciale apportant stabilité, support et garantie. Jahia est bâtie sur des technologies JEE : persistance via Hibernate, support des normes JSR 170, moteur de recherche Apache Lucene, support des stan-56 dards de portlets JSR 168, etc. Joomla Version : 1.7 Site : www.joomla.org Porteur : une communauté Joomla est un CMS développé à partir de Mambo en 2005. Il a été créé suite à un différend entre les développeurs principaux et la société coordinatrice des développements. Aujourd’hui, la majorité des développeurs de la com- munauté se consacre à Joomla, ce qui fait nettement pencher la balance en sa faveur. Cet outil se démarque principalement par la convivialité de son interface d’administration. Le mot d’ordre étant de « donner un contrôle total du pro- duit à un non-technicien ». Création de pages, catégorisation, recherche,

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