Etude complète de Nantes Avenir
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Etude complète de Nantes Avenir

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100 propositions pour la ville de Nantes par le think tank Nantes Avenir

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Etude complète de Nantes Avenir Document Transcript

  • 1. ète L’étude compl 100 propositions pour Nantes enir Par Nantes Av
  • 2. Sommaire Qui sommes nous ? ....................................................................................................4 Transports ........................................................................................................................6 Culture, tourisme et sports ....................................................................................9 Logement et mixité ..................................................................................................13 Economie, emploi et finances .............................................................................15 Sécurité ...........................................................................................................................17 Grands projets ............................................................................................................20 Centre-ville ....................................................................................................................23 Enfance et études ......................................................................................................26
  • 3. Qui sommes-nous ? Nantes Avenir, qu’est-ce que c’est ? Nantes Avenir est une association créée et composée par les Nantais, pour les Nantais. De tous âges, de toutes origines et de tous horizons, une seule chose nous rassemble : Nantes. Intéressés par le développement de leur ville, la sixième ville de France, les personnes engagées à Nantes Avenir se réunissent et travaillent dans un seul but : embellir la ville. Nantes Avenir se veut un véritable laboratoire d'idées pour la ville de Nantes et son agglomération. Nous cherchons à analyser, faire le point et proposer sur tous les grands sujets qui touchent Nantes en consultant les premiers concernés : les habitants. Nantes change, se modernise, continue de grandir. Mais quelle est la vision, l'avis, l'envie de ses habitants ? C'est notre objectif de le découvrir. Vecteur de rencontre entre Nantais engagés, l'association organise régulièrement des évènements et actions au plus proche de tous les Nantais. Recherches thématiques, analyses et dossiers, campagnes et actions sur le terrain, conférences, Nantes Avenir sera une force de proposition, votre force de proposition, afin de porter la voix des Nantais vers nos institutions. Que faisons-nous ? ◘ Aller à la rencontre des Nantais pour recueillir leur avis ◘ Analyser les actualités, les besoins et l'avenir de Nantes ◘ Proposer, avec l'aide des Nantais ◘ Organiser des évènements et rencontres sur des sujets importants de la vie nantaise ◘ Participer à l'activité associative de la ville ◘ Consulter et faire témoigner des experts des sujets abordés Participez... Vous aussi participez à l’aventure et à l’embellisement de votre ville. Nous avons besoin de vous. Toute aide est la bienvenue, rendez-vous sur notre site internet (www.nantesavenir.fr) pour découvrir comment participer. 4
  • 4. Qui sommes-nous ? Ils soutiennent notre action... et bien d’autres encore... Vous aussi, soutenez notre action et participez-y. Contactez nous ! www.nantesavenir.fr contact@nantesavenir.fr 06 29 51 16 83 5
  • 5. Transports 17 Propositions ◘ Le bicloo partout : Commençons par des stations plus périphériques puis renforçons le réseau jusqu'au centre ville ◘ Sécurisons les pistes cyclables en sens inverse de la circulation sur les rues à sens uniques ◘ Délimiter la place vélo et celle des piétons lorsqu'ils partagent des trottoirs ou rues piétonnes ◘ Multiplication des parkings du centre ville aériens et souterrains dans la poursuite de ceux du Carré Mercoeur et du cours Saint Pierre, augmentation des places en parkings relais ◘ Garantir l'accès facile aux parkings et écoles des quartiers piétons ◘ Plus de cohérence et de coexistence entre différents modes de transports ◘ Terminer la liaison ligne 2-ligne 1 au nord de Nantes ◘ Penser des prolongements des lignes de tramway : vers l'aéroport au sud et Sautron au nord pour la 3, vers le Bois Raguenet et le bourg d'Orvault au nord pour la 2, et vers l'hôpital Nord à l'ouest pour la 1 ◘ Créer une ligne périphérique de chronobus ou de busway rejoignant les terminus des différents lignes de tram et de busway (Orvault, Hopital Nord/Atlantis, Aeroport/Neustrie, Vertou, Beaujoire…) ◘ L'augmentation des tarifs de stationnement (+30%) doit être gelée temporairement. Stationnement gratuit au sein de sa propre rue et suppression des nouvelles zones de stationnement qui compliquent la recherche de places pour les riverains du centre-ville. ◘ Déréglementer la profession de taxi ◘ Une planification des travaux faite à l'année pour ne pas saturer certains secteurs et éviter l'explosion des bouchons ◘ Les tramways tout la nuit, tous les jours, pour assurer une présence de transports vers l'extérieur du centre toutes les 35 à 45 minutes maximum, pour une évacuation plus fluide du centre la nuit et pour des raisons de sécurité évi- dentes ◘ Adapter définitivement les transports en commun aux personnes à mobilité réduite ◘ Penser de réels tarifs avantageux de transports en commun pour les jeunes et les personnes handicapées ◘ Améliorer les portions les plus difficiles du périphérique, en relançant notamment le projet de sections à 3 voies. ◘ Accélerer le processus de création de nouveaux franchissements de la Loire en privilégiant une solution valable pour les automobilistes (un tunnel plutôt qu'un pont réservé aux bus) et sans s’éloigner du passé industriel et historique nantais (un transbordeur plutôt qu'un téléphérique) 6
  • 6. Transports Analyse Depuis plusieurs années maintenant, la Mairie de Nantes a opté pour une politique importante de développement des transports en commun. Si l’idée n’est pas mauvaise en soi, force est de constater que la mise en œuvre de cette politique commence à montrer ses limites. Ce n’est pas l’idée, mais la méthode qu’il faudrait revoir. Une explosion des tarifs Alors que la crise frappe les Français dans leur ensemble, les nantais assistent, impuissants, à une augmentation tarifaire qui semble ne pas vouloir s’arrêter. En cinq ans, il y a eu une augmentation de 30% des titres de transport. Le ticket « duo », très prisé des usagers, a été supprimé. Le ticket unitaire est plus cher de 28% par rapport à la moyenne nationale (1,17 euro en moyenne). Même le Pass mensuel, qui est censé soulager le portefeuille des nantais qui utilisent quotidiennement les transports en commun, est plus cher de 70% que la moyenne nationale (32.20 euro en moyenne). Développer les transports, c’est bien, proposer des prix abordables, c’est mieux. C’est pour cela que nous restons sceptiques face à la future augmentation envisagée du ticket vendu dans les bus : il sera vendu deux euro. La raison principale évoquée est que cela poussera les usagers à acheter leur ticket avant de monter dans le bus, afin de limiter le temps d’arrêt des bus dans la ville de Nantes. Mais ces ventes ne représentent que 1,6% de l’ensemble des titres vendus. Ou est donc l’intérêt ? Une gestion hasardeuse ? Malheureusement, cette politique tarifaire n’est pas le seul problème de ce projet de développement. En effet, la vision à long terme semble hasardeuse. Vouloir rendre Nantes plus agréable pour les piétons, et, pour cela, inciter chacun à prendre les transports semble logique. Mais faut-il oublier pour autant les nantais possédant un véhicule ? Faut-il également oublier les habitants des communes avoisinantes qui sont obligés d’utiliser leurs véhicules pour se rendre dans Nantes ? Ceux qui empruntent le périphérique savent bien qu’à certaines heures de la journée, celui-ci est saturé par les bouchons. Le périphérique nantais, c’est 42 kilomètres de route pour 110 000 voitures par jour. Mais cela ne s’arrête pas qu’au périphérique. 42,3% des axes nantais sont embouteillés. On pourrait donc se demander si la ville met a disposition suffisamment de parking et de parking relais pour les automobilistes. Et là, comme pour les tarifs, nous sommes face à un problème. Les parkings relais sont insuffisants, généralement bondés dès le début de la matinée, et, surtout, les tarifs des parkings ont augmenté en moyenne de 50% par rapport à 2008. Par exemple, le parking du Château des Ducs de Bretagne était à 60 centimes en 2008. Aujourd’hui, le prix a atteint deux euros. Se déplacer à Nantes devient donc non seulement exécrable, mais surtout très cher. Une politique de communication ? Si cette politique tarifaire et la gestion douteuse sont difficilement repérables, la mairie, en revanche, communique largement sur le bon fonctionnement et la bonne santé de nos transports. Le dernier exemple en date est le Chronobus qui a coûté près de 65 millions d’euros pour le contribuable nantais. Présenté comme un projet novateur, ce n’est, finalement, qu’une fusion de lignes déjà existantes avec les lignes de nuit. Pour ce prix, il aurait été possible d’acheter 26 nouvelles rames de tramway nouvelle génération. Il en va de même pour le dernier épisode neigeux, durant lequel les responsables des transports se sont bien gardé de communiquer sur le mal fonctionnement des transports, malgré 33 saleuses mobilisables et une mise en garde de Météo France. Le salage des routes n’a commencé qu’en fin de matinée et les transports étaient fortement ralentis, voire supprimés sur certaines lignes. Communication orgueilleuse mais mauvaise gestion ? 7
  • 7. Transports Quelle cohérence ? La politique des transports de Nantes est finalement très mal envisagée. Des bouchons, des prix qui explosent, des bicloos présents quasi-exclusivement en centre-ville (15% de Nantes couverte seulement), un centre-ville de plus en plus enclavé et, pour une ville qui accueille beaucoup d’étudiants, proposer un abonnement deux fois plus cher qu’à un étudiant toulousain est incompréhensible. Développer une politique de transports en commun pour un cadre de vie plus agréable et plus propre est louable, mais la cohérence est absente du projet. En effet, vouloir limiter l’accès des voitures à la ville peut être compréhensible. Mais pour cela, il aurait fallu : - Développer les parkings-relais et le nombre de places disponibles. Or, ces parkings sont saturés et il y a un manque évident de places. Ajoutons à cela le fait que les habitants du centre-ville sont obligés de payer pour pouvoir se garer en ville. Le peu de places disponibles dans les parkings et les rues de Nantes obligent les riverains à se battre et payer cher le peu de places mises à disposition. Pourquoi ne pas faire comme certaines villes et permettre aux habitants de se garer gratuitement en leur fournissant une vignette de stationnement ? - Adapter véritablement le réseau pour cela, ainsi que les pratiques tarifaires. La « révolution » Chronobus n’a pas apporté véritablement grand-chose, hormis des mois de travaux et des changements de circulation, comme au niveau de Commerce. Le réseau ne permet pas un déplacement optimal dans tout Nantes et, là ou des bornes bicloos auraient pu prendre le relais, elles sont restées cruellement absentes. Ajoutons à cela une pratique des prix qui va systématiquement à la hausse et nous nous retrouvons avec des voitures indésirables en ville, mais des transports hors de prix. Une contradiction majeure dans cette politique. - Développer un vrai service de nuit. Nantes est une ville jeune, qui bouge et il n’est pas rare que le centre-ville soit vivant grâce à ses nombreux bars et restaurants. La mise en service de transports en commun toute la nuit, au moins pour les lignes de tramway, puis peut-être pour les lignes chronobus doit être une priorité. Cela a été fait à New-York toute l’année, et à Berlin tous les week-ends, Nantes se doit d’être novatrice et de prendre de l’avance sur les autres villes de France dans ce domaine, comme elle l’avait fait en 1985 en étant la première à se doter d’un tramway moderne. Il suffirait dans un premier temps de faire circuler qu’une ou deux rames par ligne, permettant le passage d’un tramway toutes les 35 à 45 minutes pendant les heures creuses tout en laissant la possibilité d’entretenir les autres rames et en ne pénalisant pas le budget de la TAN. Cette innovation permettrait un retour en toute sécurité du centreville au milieu de la nuit, et une évacuation de ce dernier plus fluide, évitant ainsi la stagnation de certains groupes, source de nuisance pour les riverains. - En finir avec les travaux interminables en ville. Si Nantes est embouteillée, ce n’est pas seulement car la ville n’est plus adaptée à la densité de la population et de la circulation, c’est aussi car, tous les jours, un nouvel axe est bloqué à cause des travaux. Si cela se ressent en ville, cela se ressent aussi quand les gens tentent de passer la Loire au sud de Nantes. Les voies sont systématiquement embouteillées et il va falloir trouver de nouvelles solutions pour désengorger ces axes. - Adapter les transports en commun aux personnes à mobilité réduite. Si la TAN fait des efforts, ils ne sont pas suffisants. En effet, les bus et les trams permettent à ces personnes de monter à bord facilement. Mais, les trottoirs, eux, ne sont pas adaptés la plupart du temps. Dans certains bus, les stations sont annoncées, comme dans les trams, mais ce n’est pas systématique. Il faudrait développer cette pratique afin de faciliter le trajet aux non-voyants. Enfin, il est surprenant que les personnes à mobilité réduite ne disposent pas de tarifs préférentiels. A contrario, les accompagnateurs, eux, montent gratuitement dans les transports en commun. Pourquoi ne pas proposer de tarifs préférentiels aux habitants à mobilité réduite ? Il est inutile d’en faire des assistés qui, de surcroît, doivent payer cher leurs abonnements. Que faut-il tirer comme conclusion ? Une certaine exaspération des nantais qui commence à se faire sérieusement sentir. Entre des tarifs élevés, des axes saturés et des lignes de bus pas toujours cohérentes, il est difficile de défendre cette politique en l'état actuel. La vision globale et cohérent à long terme semble absente et cela entraîne un repli du centre-ville sur lui-même. La banlieue n’a pas les moyens financiers pour le rejoindre et le centre-ville n’a pas les moyens de s’ouvrir et de s'étendre. Rien n’est fait pour lier les deux. Que ce soit au niveau financier, ou au niveau des possibilités de déplacement, les sorties en ville peuvent vite devenir désagréables, aussi bien pour les riverains que pour les habitants de l’agglomération et cela se ressent sur la fréquentation du centre-ville, qui ne cesse de diminuer. Oui à une politique des transports ! Mais une politique qui soit respectueuse des nantais, du centre-ville, et surtout, qui soit abordable ! La mairie condamne ainsi peu à peu le centre-ville a être enclavé, et nous verrons cela dans un prochain dossier. 8
  • 8. Culture, Tourisme et Sports 14 Propositions ◘ Ne jamais fermer plus d'un musée de la ville en même temps ◘ Une meilleure transparence sur les subventions données au titre du développement culturel de la ville ◘ Rénover la médiathèque Jacques Demy ◘ Créer de réels tarifs attractifs pour les équipements publics tels que les piscines ◘ Mieux communiquer sur les offres à disposition des Nantais, comme le dispositif carte blanche ◘ Eviter la disparition de nos meilleurs festivals comme Les folles journées ou Juste pour rire (ce dernier ayant disparu depuis 2009) via une meilleure répartition des subventions publiques ◘ Toujours se battre pour accueillir les meilleurs évènements culturels et sportifs à Nantes. Notre ville aurait dû accueillir l'Euro 2016, ce ne sera pas le cas. ◘ Lier Nantes à son passé industriel mais surtout historique en mettant en valeur son patrimoine Breton et son statut de capitale ◘ Création d'un "Pass Nantes" complet offrant aux touristes, en un seul achat, l'accès à tous les musées et attractions de la ville ainsi qu'un abonnement de Bicloo sur la durée du pass ◘ Penser des accords réguliers avec les cités balnéaires du département pour encourager les touristes à faire un détour par Nantes avant de se rendre à la plage ◘ Aider les initiatives locales pour sauver les commerçants et hôteliers nantais, comme avec le Fairbooking qui pourrait profiter d'une communication institutionnelle. ◘ Faciliter la découverte de l'offre sportive nantaise avec un évènement gratuit de "portes ouvertes" annuelles ◘ Créer un poste d’adjoint au Maire dédié à la vie nocturne ◘ Créer une application pour smartphone avec e-billets, agendas des évènements culturels, dispositif carte blanche et pack 15-30 en ligne, et liste des musées gratuits pour les jeunes pour rendre la culture plus accessibles 9
  • 9. Culture, Tourisme et Sports Analyse Nantes. A quoi vous fait-elle penser, cette ville ? La première chose qui nous vient à l'esprit est que Nantes reste avant tout la Capitale des Ducs de Bretagne, avec un lourd héritage historico-culturel. Mais pas seulement. Depuis l'arrivée à la Mairie de Jean-Marc Ayrault en 1989 , Nantes a tenté de se structurer autour de la culture et de l'art. Les nombreux festivals qu'elle propose, l'offre de musées, la création des Machines de l'île. Tout semble avoir été mis en oeuvre pour que Nantes soit belle, dynamique, attractive. Et pourtant. En dépit d'un immense potentiel pour concurrencer les plus belles villes de France, impossible de prétendre que la ville attire les foules et le tourisme est en berne. Penchons-nous un instant sur cette question. Sous un verni de franche réussite, Nantes ne souffre-t-elle de quelques problèmes au sein de cette machinerie parfaitement huilée qu'est la culture nantaise ? Pourquoi ne pas dresser un constat impoyable de ce qu'est réellement devenue cette fameuse culture nantaise, en voie de devenir un mythe plutôt qu'une réalité ? Des faiblesses évidentes Commençons par pointer du doigt quelques chiffres. Certes, on peut leur faire dire tout ce que l'on veut, à ces chiffres, mais puisqu'on en parle, ceux du tourisme à Nantes, eux, ne sont pas au rendez-vous. 20% seulement des touristes de Loire-Atlantique passent la nuit à Nantes. En d'autres termes, les touristes boudent la ville et 65% préfèrent passer la nuit au bord de la mer. Essayons de comprendre pourquoi. Un touriste ou une personne devant voyager en LoireAtlantique va nécessairement choisir sa destination en fonction des avantages que proposent celles-ci. Or, que propose la ville de Nantes ? Certes, un très beau patrimoine à entretenir et exploiter. Mais surtout beaucoup de négligences. Les principales structures culturelles que sont les musées ou les médiathèques souffrent d'une étrange gestion dont la finalité reste désespérément obscure. Sur le site officiel de Nantes, l'offre des musées est plus qu'alléchante... Et pourtant, dès que l'on recherche plus d’informations, c'est la déception. Deux musées sur huit à Nantes sont fermés pour cause de travaux. Voilà 25 % du capital culturel qui s'envole en fumée pour un éventuel touriste. Exemple édifiant, le musée Dobrée, fermé depuis janvier 2011 pour “restructuration”, risque de le rester pour un moment, les travaux ayant été ajournés suite au recours déposé par une association nommée Nantes Patrimoine désirant plus de transparence quant à ce projet. Et de la transparence financière aussi, puisque le projet coûterait entre 35 et 47 millions d’euros. Le site de la ville de Nantes, lui, se contente d'un simple “fermé pour travaux jusqu'en 2015”. Toute cette cacophonie administrative coûte cher à la ville, mais indirectement, ce sont toutes ces défaillances qui font perdre à Nantes son potentiel de ville touristique. Il en va de même pour le musée des beaux-arts de Nantes. Le bâtiment historique,qui compte parmi les plus beaux musées de province, est fermé lui aussi pour travaux. On devine aisément la suite ; les travaux, débutés en 2011, devaient s'achever cette année, mais de nombreux problèmes techniques, entraînant un important surcoût financier de 10 millions d'euros, ont considérablement retardé la réouverture du musée. On consent aisément qu'il est impossible de tout prévoir. Mais comment peut-on prétendre être une ville culturelle et faire preuve d'autant de négligence avec nos biens ? Pour les médiathèques, le problème est tout autre. Jusque là, la ville proposait une offre de trois médiathèques réparties aux différents coins de la ville et dont la médiathèque centrale, Jacques Demy, était le principal pivot, du fait de sa position stratégique dans l'hyper-centre. Mais récemment, une nouvelle médiathèque a été construite, pour un budget de 4 948 074 euros, à l’angle du boulevard Romanet et de la rue du Jamet, et ayant vocation à “rayonner sur les quartiers Bellevue- Chantenay - Sainte-Anne et Dervallières-Zola”. Cette initiative, tout à fait louable, et certainement saluée par la population de cette zone, remet tout de même en question les choix stratégiques de la ville. En effet, pourquoi apporter tant de modernité et de faste à une médiathèque excentrée quand la médiathèque principale Jacques Demy souffre d'une certaine vétusté et mériterait bien un renouvellement ? Encore une fois, la nouvelle médiathèque Lisa Bresner est un atout formidable pour les quartiers Ouest de Nantes. Mais était-ce nécessaire d'y consacrer un tel budget quand celui-ci aurait pu servir à deux médiathèques et, qui plus est, contribuer par le renouvellement d'une structure majeure du centre-ville, à l'attractivité de celui-ci ? Personne, apparemment, ne semble avoir médité sur la question. Cependant, une ville n'est pas faite que de musées ou de médiathèques. Il ne faut pas oublier que les Nantais sont également des sportifs. Le site officiel de Nantes foisonne de chiffres à ce sujet. La ville dispose par exemple de six piscines. Certes. Mais quid des tarifs ? Il s'avère que les tarifs d'entrée des piscines nantaises sont loin d'être bon marché. Prenons quelques exemples. Pour un usager nantais désirant se relaxer à la piscine, y faire quelques longueurs, le tarif d'une entrée est de 4,10 euros. Dans une ville comparable telle que Bordeaux, le tarif est de 2,30 euros. L'usager paye donc son entrée 28% plus cher à Nantes. Et la différence s'accroît avec les tarifs réduits puisque le prix du ticket est de seulement 2 euros à Bordeaux contre 2,70 euros à Nantes, soit 35% plus cher. Et si vous pensiez faire des économies en prenant un abonnement, il faut savoir que le tarif sera le double par rapport au tarif bordelais avec 32,6 euros contre 16,25 euros. Et Bordeaux fait même beaucoup mieux avec son offre familiale, que la Ville de Nantes pourrait peut-être envisager : un tarif familial exemplaire et à prix doux avec une entrée à 3 euros pour les trois membres d'une même famille, chaque enfant supplémentaire ne paye alors qu'un euro de plus. Ce petit tour d'horizon permet de mesurer les efforts que Nantes devra encore faire si elle souhaite développer son rayonnement et ses infrastructures, ce qui doit évidemment rester le but de la ville. Il faut maintenant envisager sérieusement les responsabilités de la Mairie vis-à-vis de ce bilan, qui n'est pas tout à fait flatteur. 10
  • 10. Culture, Tourisme et Sports A qui la responsabilité ? La Mairie a-t-elle oublié que les dispositifs et nouveautés qu'elle met en place doivent par la suite être connus de ses habitants, s'ils souhaitent pouvoir en bénéficier ? Parler de la culture nantaise amène à s'interroger sur les offres qui ont été mises en place à ce jour pour favoriser et dynamiser les structures en place. Or, il s'avère que si des offres et des dispositifs ont bel et bien été mis en place, la communication qui en a été faite est très médiocre. Prenons l'exemple du dispositif carte blanche. Idée ô combien brillante de créer une seule et même carte pour toutes les attractions de la ville, plus de 50 lieux au total selon le site officiel, et qui ouvre aux détenteurs de celle-ci un tarif préférentiel. Mais, à moins d'aller justement sur le site de la ville et de chercher précisément cela, aucune publicité n'est faite à son sujet. Et quel dommage ! Car le dynamisme culturel d'une ville se focalise précisément sur ce genre d'offre dont il ne faut surtout pas être avare de publicité. Tout le monde ne peut pas avoir le réflexe de consulter un site internet pour connaître l'existence de toutes les offres de ce genre et bien des familles nantaises aimeraient profiter de dispositifs comme celui-ci. D'autant que, comme nous l'avons expliqué plus haut, les loisirs nantais ne sont pas tout à fait bon marché. Les dessous d'une mauvais stratégie de communication ne se limitent pas à la simple perte de clients potentiels pour les infrastructures ou l'absence de visibilité pour les usagers. Il révèle un problème structurel, sans doute plus grave et plus profond ; la ville souffre d'une gestion désastreuse de certains de ses principaux évènements culturels. C'est notamment le cas de deux des festivals les plus connus de Nantes ; le festival “Juste pour rire”, aujourd'hui disparu, et le “Voyage à Nantes”. Une politique “Juste pour Rire” ? Il n'y a pas de doute, le jeu de mot n'est pas malvenu ici. En effet, le célèbre festival nantais qui s'est tenu entre 2006 et 2009 à Nantes et qui rassemblait un grand nombre d'humoristes français, a quitté la ville de Nantes. A partir de 2009, Gilbert Rozon, fondateur et président du festival, a fait savoir qu'il ne souhaitait plus que le festival ait lieu à Nantes, ce qui a représenté une perte substantielle pour la ville en terme d'afflux touristique, et un manque à gagner pour les commerçants et hôteliers. Autre problème, plus délicat. La ville dispose de 30 millions d'euros pour son budget culturel, qui incluait ce festival. Mais suite à la disparition de celui-ci, à quoi sert aujourd'hui tout cet argent ? A financer les autres projets, certes, mais plus de transparence serait certainement la bienvenue. Puisque le festival “Juste pour Rire” n'est pas le seul à avoir souffert d'une gestion controversée. L'autre évènement culturel de la ville, le “Voyage à Nantes” a lui aussi rencontré des difficultés dans son développement, sa stratégie de communication et, à terme, son financement et sa rentabilité. Il faut savoir que ce festival, qui regroupe à présent ce qui fût la triennale internationale d'art contemportain, plus connue sous le nom de “festival de l'Estuaire”, à d'autres manifestations artistiques, a connu bien des déboires financiers. Le rapport de la chambre Régionnale des Comptes des Pays de la Loire stipule en effet que pour la troisième et dernière éditions du festival de l'Estuaire, en 2009, le financement total s'élevait à 6,3 millions d'euros (4,6 millions d'euros venant de financements publics et 1,7 millions d'euros de fond privés). Or, le rapport précise que "les recettes directes liées à l'exploitation touristique de la manifestation sont marginales, en dehors des retombées économiques difficiles à chiffrer". Ces retombées seraient de l'ordre de 344 000 euros. Le rapport précise également qu’elles “ne suffisent pas à couvrir les charges liées à la seule exploitation touristique de la biennales [...] soit 1 million d'euros en 2009”. Après celle-ci, il restait encore à financer 1 635 000 euros. D'ou une fusion de cette manifestation dans le “Voyage à Nantes”. Ceci est une preuve de plus que le marketing culturel lancé par la Mairie afin de démocratiser la culture – idée louable – a finalement coûté très cher au contribuable. Il faudra donc songer à repenser la distribution des fonds alloués à la culture afin de favoriser des offres qui ont prouvé leur bon fonctionnement, à l'instar du festival “Juste pour rire” qui a malheureusement disparu. En ce sens, on pourra favoriser d'autres manifestions telles que “Les folles journées”, qui, chaque année, rassemble un public de plus en plus nombreux et enthousiaste, en améliorant sa communication afin d'en faire un évènement incontournable, et développer sa renommée à l'international. Et comme si tout ces exemples ne suffisaient pas, il ne serait pas inutile de rappeler, ici, que les choix de la Mairie en ce qui concerne le devenir de la renommée sportive de la ville, ont déjà privé Nantes d'un bel évènement en 2016 ; l'accueil de la coupe d'Europe de football. Jean-Marc Ayrault a catégoriquement refusé que Nantes soit une ville candidate pour accueillir la future coupe Européenne de Football. Les supporters de la ville, et plus largement les amateurs de football ont dû s'étrangler en apprenant la nouvelle, mais le Maire avait fait part de ses doutes quant à une éventuelle “répercussion économique d'un événement, vecteur de richesses et d'emploi”. Mais il faut bien reconnaître que l'organisation et la venue d'un tel événement à Nantes lui aurait pourtant conféré un véritable rayonnement à l'échelle européenne. Franck Louvier, lui, avait fait part de son regret vis-à-vis de ce choix. Regret aujourd'hui partagé par de nombreux Nantais. 11
  • 11. Culture, Tourisme et Sports Vers de nouvelles propositions Selon le proverbe bien connu “à chaque problème sa solution”. Aussi, les propositions pour développer et favoriser d'avantage la culture pour tous à Nantes ne manquent-elles pas. Il faudrait d'abord envisager de rendre justice à un sentiment de frustration existant pour une bonne part de la population nantaise et faire des efforts pour rappeler que Nantes fût, de 851 après J.C à 1956, la capitale de la Bretagne. Et pour cela, la communication nantaise pourrait jouer avec cette particularité historique et insister d'avantage sur son titre de capitale Ducale pour se rendre plus attractive. Aussi, pourquoi ne pas envisager la mise au point d'un « Pass Nantes » enrichi par un circuit autour de la capitale des Ducs, incluant une offre Bicloo à son programme, et permettant de créer des circuits touristiques à vélo autour de la ville. Ce pass inclurait dans son prix l’entrée dans tous les musées de la ville. Il est tout à fait envisageable de créer un partenariat avec quelques villes de la côte pour que l’achat du pass donne accès à des réductions dans la semaine qui suit près des plages. L’intérêt est encore une fois de détourner le tourisme balnéaire à l’avantage de la ville. Ou bien prenons en exemple l'excellente initiative des hôteliers nantais, qui, face à une baisse de leur chiffre d'affaire, ont créé une nouvelle démarche afin de réagir contre l'augmentation des commissions versées aux Online Travel Agency (Hôtels, Trivago, Expedia, Opodo…) ; celle-ci, nommée Fairbooking, propose aux clients qui le désirent une remise de 5 à 10%, ou d'autres avantages, à la condition que ceux-ci réservent directement auprès des hôteliers, sans passer par un OTA, évitant ainsi la perte des commissions correspondantes par les hôteliers. Aujourd'hui, 67 des 137 structures hôtelières nantaises adhèrent à cette démarche innovante. Preuve en est que la réflexion mène à de nouvelles idées, de nouveaux projets. Mais cela montre aussi le progrès qu’il y a à faire pour perfectionner l’attractivité et le tourisme nantais. Le mot de la fin Dans la volonté commune à chacun de voir Nantes s'embellir, se développer, poursuivre sur la voie du dynamisme et du rayonnement international, tout reste possible. Nantes est une belle ville où il fait bon vivre, mais pour conserver et améliorer la qualité de la vie nantaise, mieux vaut ne pas s'endormir sur ses lauriers, mais au contraire poursuivre sur la voie de l'initiative, de l'investissement et de la création. Mais cela doit s'accompagner d'une politique et d'une gestion intelligente fondée uniquement sur un désir sincère et entier d'améliorer et de mettre en valeur les atouts culturels, artistiques et touristiques de Nantes. Une ville ne peut pas vivre seulement de cela, mais il s'agit peut-être d'une des clés possibles pour enfin faire de Nantes une ville attractive, qui se démarque parmi les villes provinciales françaises. Un jour peut-être, nous pourrons envisager de l’appeler sans sourciller, la capitale de l’Ouest. 12
  • 12. Logement et mixité 10 Propositions ◘ Pour tout logement social construit, l'on construit un logement intermédiaire au même endroit ◘ Disséminer les différents programmes dans toute la ville, y compris dans le centre, et toujours en accord avec l'urbanisme local ◘ Repenser le logement inter-générationnel en poussant la création de résidences facilitant ce type de cohabitation ◘ Généraliser le logement modulaire pour créer rapidement et à bas coût des logements de qualité dans les cités universitaires ou les foyers de travailleurs ◘ Création d’une office municipale de médiation pour les conflits de voisinage et les litiges survenant lors des chantiers ◘ Embaucher quelques jeunes Nantais pour résoudre les problèmes de tapages nocturnes sans passer par la police ◘ Réformer le mode d’affectation des logements sociaux en privilégiant le mérite et le besoin ◘ Assurer de la transparence dans le processus d’affectation des logements sociaux, en rendant public les documents concernés ◘ Créer des sanctions allant de l’avertissement à la perte du logement social si l’un des membres du foyer dégrade un immeuble ou du mobilier urbain ◘ Généraliser les conteneurs enterrés 13
  • 13. Logement et mixité Analyse Aujourd'hui il existe 160000 logements dans la ville pour un peu moins de 300000 habitants. Avec 75000 à 100000 habitants supplémentaires attendus dans la métropole d'ici 2030, le logement est un des grands enjeux nantais. Satisfaire la demande de logement est le minimum que peut garantir une ville. Cela apporte un confort de vie aux habitants mais c'est aussi un élément important de l'attractivité de notre ville. Nous devons inciter les futurs habitants de la métropole à s'installer au cœur de la ville. Et nous devons convaincre les Nantais de ne pas partir. Concernant les logements sociaux, déjà plus de 20000 demandes restent insatisfaites sur la métropole. Si les efforts sont visibles, il faut à tout pris augmenter la cadence. Pour une réelle mixité La course à la mixité sociale a été lancée dans les années 1990. Depuis, il semblerait que nous avons oublié son réel sens. La mixité, c'est le melting pot, le mélange des différentes catégories socio-professionnelles, la cohabitation de personnes aux niveaux de vie différents. Concentrés sur leurs objectifs chiffrés, les villes françaises se contentent de créer des quartiers géants remplis de logements sociaux. Le résultat : la création de quartiers pauvres isolés et éloignés des quartiers riches. On simule donc une soit disant mixité en se glorifiant du pourcentage de logements sociaux dans telle ou telle ville, alors qu'en réalité, on a créé tout, sauf de la mixité. Ce problème est visible à Nantes, dans des quartiers existants tels que Malakoff ou Bellevue, mais aussi dans les plans des futurs quartiers comme Mellinet. Nantes Avenir propose l'application d'une règle simple : pour tout logement social construit, l'on construit un logement intermédiaire au même endroit. Tout en se rapprochant d'une réelle mixité sociale, cette règle permet de répondre à une autre demande : celle des classes moyennes. Aussi, il est nécessaire de ne plus s'obstiner à créer de nouveaux quartiers, il faut disséminer les différents programmes dans toute la ville, y compris dans le centre, et toujours en accord avec l'urbanisme local. Ce type usuel de logements sociaux ne doit cependant pas nous faire oublier une autre demande. Les étudiants, les personnes âgés, certains travailleurs ont aussi besoin d'accéder à des logements à loyers modérés. Il devient donc prioritaire de repenser le logement inter-générationnel en poussant la création de résidences facilitant ce type de cohabitation. Le logement modulaire peut quant à lui être une option plus que satisfaisante pour créer rapidement et à bas coût des logements de qualité dans les cités universitaires ou les foyers de travailleurs. Cela permettrait ainsi de proposer aux étudiants des appartements de 25m2 au même loyer que les actuelles chambres étudiantes de 9m2. Un logement garanti, notamment pour ceux dans le besoin La mairie représente les habitants, mais elle doit aussi les défendre. Dans certains cas, le soutien d’une institution aussi forte que la mairie de Nantes est nécessaire pour sortir certaines personnes des situations les plus difficiles. C’est le cas pour les contentieux dans le domaine du logement. Nous recommandons la création d’une office municipale de médiation. Assurant un rôle d’assistance et de défense des Nantais dans les conflits de voisinage et les litiges survenant lors des chantiers, cette office pourrait être le coup de pouce nécessaire au déblocage de ces situations difficiles, pouvant parfois durer de nombreuses années. Nous envisageons aussi la création d’un numéro de téléphone pour résoudre les conflits liés aux tapages nocturnes, pour ne pas faire appel immédiatement à la police. Ainsi, la mairie pourrait octroyer un emploi à quelques jeunes Nantais connaissant parfaitement leur quartier, afin d’offrir une première réponse aux tapages nocturnes. Cette office de médiation et ces jeunes employés représenteront ainsi la mairie pour garantir un logement à tous, et de bonnes conditions de vie. Concernant l’accès au logements sociaux, le rôle de la mairie est primordial. Compte tenu des revenus, 74 % de la population de l’agglomération pourrait faire une demande. Aujourd’hui, c’est plus de 350 places seraient réservées à des associations sans aucun contrôle. Nantes Avenir pense que la transparence est essentielle dans ce domaine. Il faut réformer le mode d’affectation des logements sociaux en privilégiant le mérite et le besoin au carnet d’adresses. De nouveaux critères doivent être pris en compte tels que la profession : si celle-ci est pénible ou si elle est d’intérêt général (policier, pompier…), elle ne doit pas être considérée de la même façon que d’autres demandeurs. Des places doivent donc être attribuées au mérite. Et ces choix ne peuvent plus se faire sans le contrôle des habitants. Les comptes rendus des commissions doivent être complets et publics. Aussi, disposer d’un logement social est une chance qui ne doit pas être gâchée, c’est pourquoi nous pensons qu’il faut associer les bailleurs sociaux à la l’entretien de l’état des logements. En créant des sanctions allant de l’avertissement à la perte du logement social si l’un des membres du foyer dégrade un immeuble ou du mobilier urbain, l’on s’assure que les locataires sont conscients de la chance qu’est la leur et l’on ralentie la dégradation de certains logements. 14
  • 14. Economie, emploi et finances 15 Propositions ◘ Diminuer progressivement les dépenses de la ville, notamment les dépenses de fonctionnement ◘ Mieux prévoir les projets pour éviter les dérives des coûts et des temps de travaux ◘ Geler provisoirement la hausse systématique des impôts locaux ◘ Mieux gérer les dépenses en communication de la municipalité ◘ Organiser un maximum d'évènements et de congrès pour attirer entreprises et investisseurs, et donc augmenter les créations d'emploi ◘ Pépinières pour entreprises ◘ Prévoir des périodes d’essai sans loyer dans les pépinières pour les entreprises en création par de jeunes diplômés prometteurs de la ville ◘ Créer une bourse à la création remboursant les frais de création d'une entreprise ◘ Améliorer la visibilité et la qualité de la maison de la création des entreprises, aujourd'hui quasiment invisible ◘ Augmenter le nombre d'outils à disposition des demandeurs d'emploi dans les maisons de l'emploi ◘ Améliorer la visibilité et organiser des campagnes de communication ciblées pour la mission locale ◘ Organiser des forums de rencontre entre chômeurs, employeurs, syndicats, agences d’intérim et pôle emploi ◘ Mettre un terme au projet de monnaie locale Sonantes ◘ Etre parfaitement transparent sur toutes les subventions et dépenses de la ville dans tous les domaines ◘ Mettre à disposition des conseillers pour aider les habitants à se sortir de situations d'endettement 15
  • 15. Economie, emploi et finances Analyse Des finances non maîtrisées Nous ne le répéterons jamais assez : les dépenses et les finances de la ville ne sont pas maîtrisées. Le premier indicateur reste la dette. Additionnée à celle de Nantes Métropole, elle atteint 1,12 milliard d’euros. Cela représente une dette de 1357 euros par habitant uniquement au niveau communautaire. A Bordeaux, ville équivalente, elle n’est que de 701 euros par habitant. Mais à quoi est-ce dû ? C’est tout d’abord la faute de dépenses, jamais diminuées et souvent incontrôlées. La liste des projets aux dérives budgétaires est longue : musée des beaux arts, chronobus, place Graslin, mémorial à l’abolition de l’esclavage, école des beaux arts etc… A chaque fois, on accumule augmentation des coûts et retards dans les travaux. Et le manque de transparence n’aide pas, il est très difficile de connaître le mode d’attribution des subventions aux associations par exemple. Autre dépense superflue, celle de la communication. Nous prendrons l’exemple des conférences “Nantes, Aujourd’hui, Demain” organisées en ce début d’année. Coût de l’opération pour le contribuable Nantais : une brochure de 77 pages, tirée à 189 500 exemplaires, soit près de 14 millions de pages de papier glacé -un bel hommage à la capitale verte-, un site internet, quatre réunions publiques, des affiches grands format dans la ville, des drapeaux, et des invitations sur papier glacé envoyées en milliers d'exemplaires. Ce genre d’opérations marketing et politiques doit cesser, surtout dans le contexte financier actuel. Il en va de même pour le budget de fonctionnement municipal. Les dépenses pour le personnel ont augmenté de 40% en 10 ans, l’on engage 100 agents supplémentaires par an alors qu’il y a un fort absentéisme observé et la part du personnel dans les dépenses de fonctionnement est passée de 40% à 50%. La maîtrise du budget d’une ville commence au sein même de ses institutions. Et si ce budget en berne cachait une baisse ou un gel des impôts locaux, nous pourrions être plus compréhensifs, mais les impôts ne cessent d’augmenter, tout comme la dette. Depuis 2008, soit le début du dernier mandat municipal, les impôts ont augmenté de 9,5%. Les impôts locaux moyens représentent 1867 euros, dont 974 euros de taxe d’habitation. Cela fait de nantes la quatrième métropole en terme d’imposition après Bordeaux, Nice et Marseille. Enfin, les coûts des transports augmentent eux aussi : +50% pour le stationnement sur la voie publique, + 30% pour le stationnement dans les parkings, +30% dans les transports en commun. Les Nantais sont de plus en plus taxés, et on ne sait pas où va l’argent : la dette reste considérable. Economie et emploi Au-delà des finances de la ville, parlons de quelque chose de plus proche des Nantais : l’économie de la ville et l’emploi. Tout d’abord, penchons nous sur l’attractivité économique de la métropole. Elle est, selon notre association, bien trop molle. En 2011, 3423 entreprises ont été créées à Nantes pour un total de 19565 établissements implantés dans la ville. A Bordeaux, ces chiffres sont respectivement de 4155 créations pour un total de 22578 entreprises. Dans ce domaine aussi, nous avons donc un retard certain. Il est temps d’encourager les entreprises à s’implanter dans notre ville. Pour cela, il est très important de développer le tourisme d’affaires. Nantes est une nouvelle fois en retard sur ses concurrents françaises avec 5 évènements organisés en 2011, selon l’Association Internationale des Congrès et des Conventions. Dans des villes comme Bordeaux, Lyon ou Nice, ce nombre passe respectivement à 26 et 25. Cela fait donc de nous la 178ème ville d’Europe et 345ème ville mondiale, alors que Paris est deuxième avec 174 évènements et Bordeaux 41ème. Mais cela ne suffit pas, avec 50000 étudiants à Nantes, nous devons tout faire pour conserver les entrepreneurs, futurs employeurs, au sein de notre ville. nantes Avenir propose que des périodes d’essai sans loyer soient prévues dans les pépinières pour les entreprises en création par de jeunes diplômés prometteurs de la ville. Des bourses à la création peuvent aussi être mises en place, avec à la clé, le remboursement des frais de création d’une entreprise, qui varient entre 500 et 1000 euros. Et si la mairie ne fait rien pour aider à la création d’emplois à Nantes, elle ne fait pas grand chose non plus concernant la recherche d’emploi. Pour preuve, le chômage a augmenté de 15,3 % dans le département en un an, ce qui représente près de 8 000 demandeurs d’emploi de catégorie A supplémentaires. C’est une hausse plus forte que sur le reste de la France. Les maisons de l’emploi qui se multiplient sur le territoire nantais ne sont que très peu utilisées, tout comme la mission locale. Des dispositifs qui sont très peu connus car une trop faible communication est faite dessus. Les subventions pour la culture, bien que très importantes, représentent le double de celle pour l’emploi, qui doit pourtant rester une priorité pour tous aujourd’hui. Les outils à disposition des demandeurs d’emploi doivent être multipliés et des forums de rencontre entre chômeurs, employeurs, syndicats, agences d’intérim et pôle emploi doivent régulièrement être organisées. La recherche d’emploi est difficile, et c’est le rôle de la mairie de faciliter les démarches de ses habitants et de faire se rencontrer offre et demande d’emplois. 16
  • 16. Sécurité 10 Propositions ◘ S'appuyer sur les policiers municipaux et les armer avec des armes de quatrième catégorie ◘ Mise en place de correspondants de nuit, véritables conciliateurs pour les affaires ne nécessitant pas l'intervention de la police ◘ Création d'un pôle d'accueil, d'orientation et d'écoute des victimes ◘ Renforcer l'éclairage et les vidéo surveillance, notamment aux abords du centre-ville et des transports en commun ◘ Discours d'autorité de la part du Maire et de ses adjoints, la délinquance n'est pas anodine ◘ Mettre à terme les incidents qui ont lieu à Notre-Dame-des-Landes et qui ont une influence sur toute la région ◘ Multiplier les équipes de sécurité de la TAN, surtout la nuit ◘ Redonner aux agents municipaux leurs missions premières plutôt que de les concentrer sur le contrôle du stationnement ◘ Ne pas limiter le recrutement de policiers, pour réduire l'écart que nous avons par rapport à d'autres villes ◘ Organiser des patrouilles communes entre les agents municipaux et les agents de la TAN 17
  • 17. Sécurité Analyse Il est important de saisir la distinction entre les notions de violence et d’insécurité. La violence est l’acte tandis que l’insécurité, c’est l’émotion liée aux conséquences de ces actes. Cette émotion est trop souvent laissée pour compte alors qu’elle joue un rôle décisif dans les choix des citoyens de fréquenter un lieu plutôt qu’un autre. Le sentiment de sécurité ou d'insécurité est une réalité qu'il faut bien saisir car il a beaucoup d'influence sur l'économie locale, la viabilité des quartiers du centre, le développement des banlieues et le tourisme. Les premières personnes touchées par ces violences sont aussi les plus vulnérables comme les personnes âgés, les femmes mais également ceux qui ont déjà subi des actes de violence. Nantes Avenir s’est donc interrogé sur cette insécurité urbaine, mais souhaite aussi se pencher sur le bien-être des Nantais. Une insécurité présente depuis de nombreuses années Le phénomène d’insécurité à Nantes ne date cependant pas d’hier. Les chiffres ne cessent d’augmenter depuis quelques années. Feriez vous confiance à un premier ministre qui n’a fait que dissimuler les violences que subissaient sa ville et par extension ses citoyens pendant son mandat de Maire ? Voitures incendiées, violences à l’arme blanche, agressions multiples... Pourquoi Nantes devient elle le théâtre de ces agressions récurrentes ? Le quartier Bellevue, à l’ouest de Nantes, s’est vu attribuer le titre de zone de sécurité prioritaire (ZSP) le 1er mai dernier. Ce dispositif lancé en juillet 2012 par le ministère de l'Intérieur ne s’applique uniquement sur des territoires dans lesquels la délinquance y est enracinée, pour y concentrer un maximum de moyens. Le but de ce projet était de renforcer le travail en partenariat entre l’autorité locale, les services de police et la justice pour apporter des réponses très ciblées aux habitants de ce quartier dans l’optique de limiter l’économie souterraine telles que les trafics de stupéfiants, les incendies volontaires, les rodéos et les incivilités dans les transports en commun. La carte de ces zones de sécurité prioritaire montre qu’il y en a très peu dans l’Ouest puisque seuls sont concernés le Mans, Saint Herblain et Nantes. Le problème d’insécurité nantais est une réalité, le gouvernement socialiste le reconnaît par ces choix. La municipalité a récemment expliqué dans la presse que les résultats étaient très satisfaisants. Mais Nantes Avenir est allé sur le terrain demander aux policiers et le bilan est beaucoup plus négatif que celui exprimé par la première adjointe au maire de Nantes. “ Comment sécuriser les autres quand on est soi-même dans une position d’insécurité ? “ est une réponse commune chez nos policiers municipaux. Mais les chiffres démontrent que Nantes a le plus faible taux de policiers par habitants parmi les plus grandes villes françaises. On compte un policier pour 305 habitants pour Marseille, un pour 406 à Bordeaux et un pour 428 à Lille tandis que Nantes est à la traîne avec un policier pour 461 habitants. Une situation parfaitement connue et qui n'est pas le fruit du hasard, mais celui d'une gérance désorganisée de l’argent public. Aussi, l’équipe municipale ne semble pas se comporter comme celle de la plus grande ville de l’Ouest. Il y a de grands besoins à Nantes, et pourtant les postes sont créés à Rennes. Les forces de police y sont dirigées. Pire, Nantes est la seule grande ville française sans Cour d'appel. Une police municipale oubliée et négligée ne peut travailler dans les conditions nécessaires à la diminution des violences. La mairie de Nantes a depuis longtemps refusé de mener une véritable politique de lutte contre l’insécurité, alors qu’au national, le gouvernement encourage de plus en plus les délinquants à défier la Loi. Cette atmosphère encourage la multiplication de la délinquance. Autre problème : la police de statistiques. Dans un bilan chiffré, l’arrestation d’un fumeur de cannabis vaut celle d’un dealer par exemple. Dès lors, les policiers cherchent à aller aux affaires les plus simples en délaissant les plus conséquentes. Enfin, phénomène moins fréquent mais pas moins présent, lors de l’organisation annuelle de certains festivals nantais, des hommes sont déployés mais sont rarement dispersés de façon homogène ; les délinquants connaissent bien ces zones « d'ombre ». Les festivités nantaise sont donc souvent accompagnées de pickpockets, voleurs à l'arrachée ou de violences gratuites. Une image dont les touristes se souviendront malheureusement. Une image d'une ville violente que les touristes ne sont évidemment pas les seuls à percevoir. Un sondage révèle que sur un panel de 100 Nantais interrogés, 57,8% ne se sentent pas en sécurité dans notre ville. Un chiffre impressionnant que la municipalité ne peut négliger. Pire, 84% des français estiment que la délinquance a augmenté en un an. Un manque de réponses de la part de la mairie La mairie de Nantes a tenté en vain et sans grande conviction de résoudre ces différentes difficultés. Les solutions mises en place sont souvent obsolètes et peu dissuasives. Il y a clairement un manque de volonté sur ce sujet. Dans les quartiers sensibles, deux pratiques inquiètent.. Beaucoup de Nantais ont peur de se réveiller avec leur voiture calcinée ou leur poubelle en feu. Depuis le début de l'année, on compte plus de 200 voitures incendiées. La mairie a donc mis en place deux procédés pour tenter de lutter contre ces points noirs, l’enfouissement des poubelles, d’une part, et la création d’une cellule policière dédiée aux incendies de véhicule, d’autre part. Mais les résultats ne sont pas assez flagrants et le manque d’autorité dont peut user la police n’y est pas étranger. Dans près de 80% des cas, les suspects sont relâchés sous contrôle judiciaire et reviennent sur les lieux de leurs méfaits. Des efforts sont donc à entreprendre dans la lutte contre les incendies de voiture et de mobilier urbain. 18
  • 18. Sécurité Dans la vie nocturne nantaise, les transports en commun ont remplacé “Sam”, ce conducteur qui ne consommera pas l’alcool lors d’une soirée et qui ramène ses amis en sécurité. Mais la praticité de ce mode de déplacement ne doit pas faire oublier l’insécurité qui y règne.. Des équipes de sécurité Tan ont été mises en place dans les tramways pendant la nuit. Mais ils ne sont malheureusement pas en nombre suffisant et sont surtout concentrés sur la ligne 1. Il aurait été préférable de placer des équipes de sécurité également sur la ligne 3 qui dessert certains quartiers sensibles et la ligne 2 qui dessert facultés et quartiers nord. Il est aussi indispensable d’armer ces équipes, comme cela est fait en Île de France, pour leur donner les moyens d’intervenir contre les groupes les plus violents. Il faut au moins reconnaître que le retour en transport en commun est bien plus sécurisé qu’un retour à pieds, trop souvent cause d’agressions. Nantes Avenir demande un passage de tramway pendant toute la durée de la nuit, au moins toutes les 45 minutes. Les actes de délinquance dans le centre ville ont majoritairement lieu la nuit et ce n’est pas le fruit du hasard. Dans certains quartiers, l’éclairage public est quasi-inexistant, ce qui entretient incivilités et violences. Mais l’éclairage n’est pas le seul soucis de visibilité. La vidéosurveillance est trop rare à Nantes, alors qu’elle serait très utile, notamment dans l’hyper-centre. Plus de trois Nantais sur quatre se disent favorables à son développement dans le centre. Il faut aussi noter la mauvaise mobilisation des policiers et agents de sécurité. Lorsque les agents municipaux sont principalement mobilisés sur la verbalisation du stationnement des Nantais, nous proposons d’en réaffecter à des missions de sécurité. Aussi, les forces de l’ordre ont été engagées dans le maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes pendant plus de 15000 heures. Pire, elles l’étaient plus de 30000 heures dans les manifestations. Il faut commencer par règler les incidents qui se produisent en contestation au projet d’aéroport du grand Ouest pour libérer les forces de l’ordre à d’autres missions plus importantes pour la sécurité des habitants de la Loire-Atlantique. De nombreux cambriolages sont par ailleurs dénombrés aux alentours de la Zone d'Aménagement Differé (ZAD). En un an, les cambriolages ont augmenté de 37% sur l’ensemble du territoire national, ils ont augmenté de 44% dans notre département. La différence entre ces deux statistiques est énorme et c’est en grosse partie dû aux incidents de Notre-Dame-desLandes. Enfin, les violences crapuleuses ont quant à elle augmenté de 32% en un an. Des solutions concrètes attendues face à cette insécurité Le policier municipal a comme responsabilité d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. C’est le levier le plus important dont dispose une mairie pour contrer l’insécurité, nous devons y concentrer nos efforts. Mais les policiers nantais souffrent aujourd’hui de ce manque de crédibilité, leur autorité étant difficile à affirmer. L’objectif est alors de donner les moyens à ces policiers d’exercer leur fonction dans de meilleurs conditions. A l’heure actuelle, comme nous l’avons déjà remarqué, la police municipale reste d’avantage sollicitée pour contrôler le stationnement que pour leurs missions initiales. Il faudrait donc penser à recentrer leurs actions autour de leurs missions de maintien de l’ordre. Pour réaffirmer l’autorité des policiers municipaux et retrouver le respect de l’uniforme, les policiers doivent être armés avec des armes de 4ème catégorie. A ce jour, l'armement des policiers municipaux n'est autorisé qu'à titre dérogatoire. Mais le métier de policier a considérablement évolué et le danger fait désormais partie de leur quotidien. La délinquance franchit sans cesse de nouvelles limites et la violence est de plus en plus présente sous toutes ses formes. Mais l’armement n’est pas une chose anodine et devra être très encadré avec de solides formations et des tests psychotechniques. La mise en place de correspondants de nuit dans les quartiers, en charge de régler les plus petits conflits en tant que conciliateurs, de surveiller les allées et venues suspectes et de contacter les forces de l’ordre en cas de besoin, pourrait aussi permettre de rediriger la majeure partie des policiers municipaux vers leurs missions principales. Cela pourrait notamment permettre de répondre aux plaintes liées aux tapages nocturnes ou aux regroupements dans les halls d'immeuble sans faire appel directement aux forces de l’ordre. Formés à la médiation, ils assureraient une présence visible et rassurante dans les quartiers, favoriserait la prévention par leurs contacts avec les riverains ainsi que leur connaissance des lieux. Ces médiateurs pourraient être rattaché à un pôle d’accueil et d’écoute des victimes de violences dans les quartiers nantais, capable d’orienter les victimes vers les organismes pouvant leur venir en aide. Le renforcement de l’éclairage et de la vidéo surveillance permettraient aussi de dissuader les délinquants d’agir ou donneraient au moins la possibilité aux habitants de se sentir plus en sécurité dans de nombreux lieux de la ville, notamment aux abords du centre-ville et des transports en commun. Dans le cas d’agressions, ces systèmes aideront les policiers lors de leurs enquêtes afin que les délinquants concernés soient retrouvés plus régulièrement et plus rapidement. La ville de Nice et son Maire, Christian Estrosi, ont pris les devants dans ce domaine avec près de 800 caméras de vidéo surveillance. Le Maire doit lui aussi participer activement au renforcement d’un discours d’autorité face à la délinquance et aux incivilités devenues trop fréquentes. Les victimes se sentent délaissées et impuissantes, c’est le rôle de nos institutions de les protéger. 19
  • 19. Grands projets 14 Propositions ◘ Le transfert du CHU est nécessaire ◘ Création d'un grand pôle de santé en transférant Hôtel Dieu sur le site de l'hôpital Nord et du Centre René Gauduchau, plutôt que sur l'île de Nantes ◘ Inciter à la création de nouveaux logements, commerces et bureaux sur le site du CHU Hôtel Dieu ◘ Envisager la transformation d'anciens bâtiments hospitaliers en un grand parking low-cost du centre-ville ◘ Revoir le projet de circulation des automobilistes dans le projet de nouvelle gare pour permettre le dépose minute à la gare nord et non pas uniquement à la gare sud ◘ Permettre de plus en plus d'accès routiers et piétons entre le nord et le sud en multipliant les passerelles et tunnels traversant les voies ferrées ◘ A terme et sur l'exemple des gares parisiennes, étudier le recouvrement des voies ferrées et l'utilisation des espaces situés au-dessus, pour supprimer la cicatrice qu'elles créent au coeur de la ville ◘ Faire du quartier qui va remplacer la caserne Mellinet un quartier modèle en terme de mixité. Pour cela, créer un réel "village inter-générationnel" composé d'équipements et de logements adaptés ◘ Lier le futur quartier Mellinet au reste de la ville, pour ne pas tomber dans le piège du quartier isolé, comme cela avait été le cas à Malakoff ◘ Création d'une ligne de bus traversant le quartier Malakoff - Saint-Donatien en liant les lignes 1 et 2 de tramway, la ligne C1 et le nouveau quartier ◘ Prévoir suffisamment d'accès routiers à la gare sud et au quartier Malakoff rénovés, qui risquent vite d'être congestionnés ◘ Ne pas trop multiplier les logements dans le cadre du Nouveau Malakoff pour ne pas trop augmenter la concentration de logement, déjà très forte à cet endroit ◘ Repenser le projet "Ile de Nantes" dans son ensemble et non comme plusieurs phases d'un chantier, pour éviter une fracture entre l'est et l'ouest de l'île ◘ Confirmer la création d'un aéroport du grand Ouest à quelques kilomètres de la ville pour dynamiser la région, renforcer l'offre de destinations pour les usagers, et détourner le trafic aérien causant nuisances et dangerosité au-dessus du centre-ville 20
  • 20. Grands projets Analyse Transfert du CHU Un transfert, dans l’optique d’une modernisation et d’un regroupement, est nécessaire à l’horizon 2022. La question reste de savoir où transferer le CHU ? Ile de Nantes ou Nord ? Lequel est le mieux ? Est-il légitime de choisir un lieu plus petit que l’actuel site hospitalier du centre-ville pour regrouper à la fois Hôtel Dieu et l'hôpital Nord ? La localisation du site sélectionné, au coeur de l’agglomération, n’a-t-elle pas vocation à accueillir lieux publics et logements plutôt qu’un nouvel hôpital ? Nantes Avenir aurait privilégié le choix du site de Saint-Herblain, en regroupant Hôtel Dieu à l’hôpital Nord Laënnec et au Centre René Gauducheau. La création d’un gros pôle de santé au nord aurait un premier avantage : le déménagement de Hôtel Dieu uniquement et non des deux pôles actuels, dans un cadre verdoyant existant déjà, avec hôtels et magasins à portée (Atlantis). Le terrain existe déjà et cela évite l'utilisation de 12 à 15 hectares au sein de l'île de Nantes. La libération d'une telle place en coeur de ville est une chance pour Nantes et pourrait permettre bien des projets structurants alors que l'hôpital a bien plus d'avantages à se situer près du périphérique et de la quatre voies. Au contraire, créer un hôpital central sur l’île de Nantes conduira inévitablement vers des axes plus embouteillés qu’ils ne le sont déjà. Avec 12000 déplacements supplémentaires par jour, les patients, professionnels de la santé et visiteurs ne pourront accéder facilement au nouveau site. La nécessité d'un hôpital en centre ville n'est pas immédiate puisque la clientèle de celui-ci habite majoritairement l'extérieur de l'agglomération (60%), mais causerait une saturation des ponts et artères de l'île de Nantes, déjà très encombrés. La seule difficulté d’accès au site de l’hôpital Nord est en transports en commun. Nous préconisions le prolongement de la ligne 1 vers ce site et la création d’une ligne de chronobus ou de busway périphérique dans notre dossier sur les transports. L’existence d'équipements très performants tel que le cyclotron Arronax permettant un environnement universitaire idéal pour l'enseignement et la recherche. Aussi, le transfert de l’île de Nantes, au-delà des plus de 600 millions d’euros prévus, oublie des coûts importants, induits, et non comptés jusqu’ici : dépollution des sols, construction de parkings souterrains, mise en place de transports, transfert du MIN, mesures de prévention face aux possibles inondations… Malgré notre opposition à ce regroupement sur l’île de Nantes, nous prenons note de la décision arrêtée. Mais alors, quels choix s’imposent à nous ? Quelle transformation pour l’actuel site de Hôtel Dieu ? La première priorité est d’inciter des acquéreurs à créer des logements, des commerces et des bureaux en s’inspirant pour le premier des des nombreux logements construits dans le quartier de la création et pour les derniers du renouveau du site du Tripode. Il faudrait aussi étudier la possibilité de transformer les espaces disponibles et d’anciens bâtiments en un grand parking “low cost” et en nouveaux lieux de vie du centre-ville. Nouvelle gare de Nantes Il y a deux possibilités qui s’offrent à nous. Soit l’on se place, comme dans le projet actuel, dans une vision à court terme et à faible ambition, ne faisant qu’augmenter artificiellement et non efficacement la taille de la gare. Soit, comme nous l’avons choisi, l’on se place dans une optique bien plus ambitieuse. Il est difficile de concevoir, aussi bien pour une question de place que de praticité, une seconde grande gare à Nantes. L’actuelle gare est donc vouée à recevoir de plus en plus de voyageurs. La priorité, comme l’a donc bien cerné le projet de nouvelle gare, est de permettre d’accueillir les 15 millions de nouveaux voyageurs attendus d’ici 2030 (25 attendus contre 11,6 aujourd’hui). Selon Nantes Avenir, une deuxième question très importante a été oubliée : la place de la gare dans la ville. Aujourd’hui, la gare et les voies ferrées qui ne sont pas souterraines ont créé une réelle cicatrice au coeur de la ville, une fracture entre le nord et le sud, à deux pas de l’hyper-centre. Pour répondre à ce problème, plusieurs pistes sont envisageables. Une première option économe voudrait que l’on additionne au projet de “passerelle” au dessus de la gare, un grand nombre d’autres passerelles ou tunnels traversant les voies ferrées, pour ne pas condamner les piétons et automobilistes à un choix réduit dans leur passage du sud au nord de Nantes. Une autre option, plus onéreuse, mais réalisable progressivement, envisage le recouvrement des voies comme cela se fait à Paris. Ainsi, à Montparnasse, immeubles et jardins se côtoient au-dessus des quais, tandis que les voies ferrées menant à certaines gares sont progressivement recouvertes. Cette dernière option permettrait la création de nouveaux espaces publics, parkings ou routes qui manquent terriblement au centre ville nantais. La question de l’accès à la gare se pose. Le projet actuel prévoit la création d’un pôle d’échanges au sud, et d’un parvis bannissant les voitures au nord. La circulation, déjà difficile aux abords de la gare, va-t-elle devenir un casse tête ? Il semblerait que déposer quelqu’un en voiture depuis le nord de Nantes prenne beaucoup plus de temps qu’avant. La volonté de diminuer la part des voitures ne doit pas cacher une observation essentielle : l’utilisation d’une voiture est souvent obligatoire pour se rendre à la gare (bagages, personnes à mobilité réduite, transports en commun arrêtés aux heures tardives, habitants de l’extérieur de l’agglomération etc…). Malgré ces éléments, on peut reconnaître à ce projet une réussite concernant l’ancrage de la gare au coeur de la ville et la création de nouveaux commerces au sein de celle-ci. Nantes doit pouvoir enfin disposer d’une gare digne de la grande métropole qu’elle est. 21
  • 21. Grands projets Caserne Mellinet Tout comme le déménagement du MIN et du CHU, la désaffectation de la caserne Mellinet va libérer un grand espace au coeur de la ville, 14 hectares pour être exact. Il est donc primordial de ne pas se précipiter dans les choix d’utilisation de cet espace. L’objectif est de créer un nouveau quartier de près de 5000 habitants axé autour d’équipements publics, de locaux associatifs, de crèches et écoles. Néanmoins, la volonté d’en faire un quartier exemplaire en terme de mixité sociale est en train d’échouer. Pourquoi ? Imposer 35% de logements sociaux et 35% de logements abordables est certes un bon début. Mais il ne faudrait pas se réduire à cela : la mixité doit aller beaucoup plus loin si l’on veut qu’elle fonctionne. Il est nécessaire de développer une nouvelle forme de mixité sociale, plus moderne, plus complète. Pour cela, il faut aussi lier étudiants et personnes dépendantes au sein de ce même quartier, deux catégories de populations manquant elles aussi cruellement de logements. Maisons de retraite ou résidences, cités universitaires, restaurants inter-générationnels à tarifs réduits, logements modulaires (construction rapide et loyers attractifs) pourraient se cotoyer au même endroit, créant de forts liens. Aussi, une maison des générations, liée à une maison des associations, est envisageable ; tout comme la création d’immeubles inter-générationnels permettant aux personnes dépendantes d’héberger sous leur toit un étudiant en échange de ses services, mais en prévoyant une chambre d’étudiant voisine comprenant douche et cuisine individuelles comme dans les cités universitaires actuelles - donnant à l’étudiant la liberté dont il a besoin à certains moments de sa journée. Réussir la création d’un quartier modèle en terme de mixité passe aussi par sa fusion avec le reste de la ville. Regrouper les logements sociaux dans un seul quartier isolé, on l’a déjà fait et cela a déjà échoué, partout en France. A 500m de là, c'est le quartier de Malakoff, qui avait été construit entre la Loire et une ligne de trains, que la mairie socialiste cherche désormais désespérément à désenclaver. Pour ne pas transformer le site de la caserne Mellinet en “ghetto”, une seule solution : lier le quartier Mellinet aux quartiers voisins et prévoir une bonne desserte en transports en communs. Pour ce dernier point, l’utilisation de la ligne chronobus C1 est incontestable mais insuffisante. La ligne 11 elle aussi aura un rôle important. Enfin, il faut envisager la création d’une ligne qui traverserait le quartier Malakoff - SaintDonatien en liant les lignes 1 et 2 de tramway, la ligne C1 et le nouveau quartier. La création d’une borne bicloo au coeur de l’ancienne caserne est quant à elle évidente. Et bien d'autres projets Ces trois premiers grands chantiers ne sont pas les seuls qui vont définir la ville nantaise de demain. Faisons un rapide tour du Nouveau Malakoff, de l’Ile de Nantes et de Notre Dame des Landes. Nous l’avons critiqué plus tôt, l’enclavement de quartier Malakoff est la cause principale de sa mauvaise réputation. Nous saluons la volonté actuelle de rénover les anciens immeubles, d’en créer de nouveaux, de construire de nouveaux espaces publics et de lier le quartier au reste de la ville. Attention toutefois à ne pas trop multiplier les logements, leur concentration étant déjà très forte dans ce quartier. Aussi, l’accès sud de la gare étant prévu comme le seul accessible aux automobilistes après sa rénovation, il faut prévoir une augmentation de la circulation dans le quartier. Seuls deux accès sont possibles depuis l’ouest de la gare sud, à chaque extrémité du canal Saint-Félix. Les arrivées depuis l’est devront être bien gérées et une étude doit être menée pour que les nouveaux axes ne se retrouvent pas aussi congestionnés que le reste de la ville. L’Ile de Nantes est indéniablement le plus grand projet qu’ait connu notre ville depuis bien longtemps. Après 10 ans de chantiers, il est temps de faire le bilan. Le positif c’est la création d’un grand quartier rénové, en accord avec notre histoire portuaire et disposant de plus en plus de logements neufs, à quelques minutes à pieds de l’hyper-centre. Beaucoup de questions sont pourtant soulevées : Quelle place pour le CHU ? Avec l’augmentation du nombre de transports en commun sur l’île, quelle place réserve-t-on aux voitures ? Comment éviter une fracture entre l’ouest neuf et l’est en attente de rénovation ? Tout vaste chantier doit avoir une vision d’avenir et d’ensemble. Ce n’a pas l’air d’être le cas ici. Il faut repenser le tout, voir le futur quartier comme une île entière et non comme plusieurs phases d’un projet. Terminons ce dossier par le projet le plus polémique d’un point de vue régional et peut-être même national. La création d’un aéroport nantais à stature nationale est une aubaine pour notre ville, son agglomération et le grand Ouest. Les usagers pourront profiter d’un aéroport moderne, apporteur de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises, de nouveaux transports… C’est aussi une formidable opportunité pour détourner le trafic aérien qui, suivant l’axe de la piste, traverse à très basse altitude l’hyper-centre, causant nuisances sonores pour les très nombreux habitants et faisant de Nantes Atlantique l’un des plus dangereux aéroports français. 22
  • 22. Centre-ville 8 Propositions ◘ Une rénovation complète de la place de la petite Hollande en en faisant une esplanade moderne accompagnée de commerces et de parkings plus discrets, pour structurer le centre ◘ Réfection du quai de la Fosse, sur le modèle du quai François Mitterand, pour en faire une vraie promenade sur les bords de Loire ◘ Attirer les grandes enseignes commerciales vers le centre-ville ◘ Permettre l'ouverture des commerces nantais 5 dimanches par an, comme cela est prévu par la Loi ◘ Mise en valeur des façades des immeubles du centre-ville par leur éclairage, utile aussi pour la sécurité des passants ◘ Modernisation de l'éclairage de la tour de Bretagne pour mettre en valeur ce qui reste, en dépit de l'opinion générale, un symbole de la ville. Il est aussi pensable de prévoir à long terme une rénovation de la tour, comme cela se fait pour les plus vieux bâtiments de la Défense. ◘ Utilisation plus fréquente des cours Saint-Pierre et Saint-André pour rendre leur utilité à ces deux espaces libres si bien situés ◘ Construire notre futur patrimoine en prenant en compte notre histoire et notre culture : l'exemple d'un pont Transbordeur 23
  • 23. Centre-ville Analyse Cœur de la vie nantaise, le centre ville se doit d’être dynamique et attrayant. Il reste malheureusement délaissé depuis quelques années par Jean-Marc Ayrault, son équipe et sa politique. Le coeur d’une ville la réprésente, elle en est l’image. Sans centre-ville, il n’y a pas de ville. C’est un quartier qui appartient à tous les quartiers. Et c’est pour cela que Nantes Avenir met sur pied un programme cohérent fait de travaux et de mesures d’accompagnement afin de redonner au centre-ville nantais son entrain d’antan. Un coeur piéton avec une accessibilité garantie Les mois de travaux interminables et les changements de circulation incessants ont créé de véritables difficultés et de nombreux bouchons dans le centre-ville nantais. En effet, la piétonisation du cours des 50 otages et de Graslin est brutale, réalisée sans information ni concertation, de quoi perturber les riverains. Selon la CCI et son dispositif de comptage piéton, le flux piétons dans le centre-ville de Nantes ont d’ailleurs diminués de 4,8% au 1er semestre 2012 par rapport à 2011. La piétonisation est donc évidemment un objectif de notre ville mais elle ne doit pas se faire précipitamment et à l’encontre de la circulation des automobiles : le contournement et l’accès au centre-ville est vital. Nous vous invitons à lire notre analyse des transports pour (re)découvrir nos propositions sur ce sujet. La place de la petite Hollande doit être une priorité pour la municipalité nantaise. Après les places Royale, Bouffay et Graslin ; après le hangar à bananes, le cours des 50 otages, le mémorial à l’oblition de l’escalavage ; il ne manque qu’un projet central à tous ces lieux, qui lierait le centre historique aux nouveaux quartiers de l’île de Nantes : la rénovation de la place de la petite Hollande. Il s’agirait de rénover la place en y apportant commerces et lieux de détente. Il faudrait évidemment conserver le marché qui s’y tient tous les samedis matins. L’implantation de commerces, de restaurants, de bars ou d’autres lieux de vie doit donc se faire en transformant la place en esplanade piétonne. Il est ainsi imaginable, de créer un nouveau centre commercial, sous le modèle des Halles parisiennes, lié à un nouveau parking souterrain, sur plusieurs niveaux sous cette esplanade de la petite Hollande. Un tel projet doit prendre en compte la traversée souterraine des voies ferrées à cet endroit de la ville. Enfin, à cela doit inévitablement s’ajouter une rénovation du quai de la fosse, qui pourrait devenir un réel lieu de vie en parallèle du récent quai des Antilles qui lui fait face. A l’opposé de ce futur grand chantier pour Nantes, se situe l’actuel réaménagement du square Elisa-mercoeur et de l’esplanade longeant le château des Ducs de Bretagne, qui, dans la continuité du Bouffay piéton et du carré Feydeau, va créer un réel agrandissement du cœur de ville. Néanmoins, on peut se demander si le déplacement d’une route (qui passe désormais près de la voie ferrée et plus le long du château) ainsi que la création d’un miroir d’eau étaient prioritaires tant la circulation dans ce quartier est difficile comme en témoigne les ralentissements quotidiens sur la rue de Strasbourg. La mise en service de transports en commun toute la nuit, au moins pour les lignes de tramway, puis peut-être pour les lignes chronobus doit être une priorité. Cela a été fait à New-York toute l’année, et à Berlin tous les week-ends, Nantes se doit d’être novatrice et de prendre de l’avance sur les autres villes de France dans ce domaine, comme elle l’avait fait en 1985 en étant la première à se doter d’un tramway moderne. Il suffirait dans un premier temps de faire circuler qu’une ou deux rames par ligne, permettant le passage d’un tramway toutes les 35 à 45 minutes pendant les heures creuses tout en laissant la possibilité d’entretenir les autres rames et en ne pénalisant pas le budget de la TAN. Cette innovation permettrait un retour en toute sécurité du centre-ville au milieu de la nuit, et une évacuation de ce dernier plus fluide, évitant ainsi la stagnation de certains groupes, source de nuisance pour les riverains. Pour terminer, les tarifs de stationnement doivent être gelés temporairement. Déjà augmentés de 30%, additionnés à un système de zones compliqué et plus cher, venir en centre-ville devient un réel casse-tête et même un casse-tête couteux. Aussi, le stationnement au sein de sa propre rue devrait être gratuit. Il est anormal de devoir payer un abonnement pour stationner sa voiture près de chez soi en rentrant lorsque l’on n’a pas les moyens de disposer d’un garage. Les commerçants, structure du centre Au-delà de toutes les mesures pouvant être prises pour améliorer l’accès au centre-ville ou pour le rendre plus attractif pour les piétons, renforcer l’attractivité commerciale du centre-ville est primordial : les commerces sont les poumons du cœur de notre ville. Ils attirent et structurent. A l’heure où le grand centre commercial de l’Ouest, dont nous avons la chance de profiter à proximité de Nantes, Atlantis, a terminé la construction de son nouveau parking et a réussi à attirer de grandes marques comme Apple ou Hollister, il est temps de faire le point sur l’attractivité commerciale du centre-ville. Car, si les zonnes comme Atlantis sont un succès, le chiffre d’affaire des commerces du centre est en baisse constante depuis 2006. Aujourd’hui, la part du centre-ville sur le chiffre d’affaire des commerces nantais est de 15%. En France, la moyenne est de 22%, comme on peut le voir à Bordeaux (23%) ou Strasbourg (27%). 24
  • 24. Centre-ville Même si les travaux constants au coeur de Nantes affaiblissent ses commerces, ils apportent une bonne nouvelle : le Carré Mercoeur. Mais même un tel projet a du mal a attirer les commerces. On l’a vu avec Boulanger qui a choisi de ne pas faire le grand pas. La municipalité a le devoir de travailler à le venue de grandes enseignes. A Bordeaux, l’Apple Store n’a pas choisi la périphérie comme à Nantes, mais la rue Sainte-Catherine en plein centre ville, tout comme à Strasbourg où il se situe Place Kléber. Au délà de sa force de conviction, la municipalité doit absolument profiter de ce que la Loi lui permet pour attirer les commerces. Cette dernière permet aux municipalités de remettre des dérogations exceptionnelles d’ouverture des commerces pour cinq dimanches par an. Réouvrir le débat sur cette question est très important : la surdité de la mairie de Nantes lors du dernier dimanche de Noël n’est pas passé inaperçue. Mise en valeur et avenir du patrimoine Le centre-ville se démarque des autres quartiers par son riche patrimoine. Il est indispensable de le mettre en valeur pour attirer les curieux. Le patrimoine architectural très riche dont a hérité le centre-ville historique nantais doit être protégé et mis en valeur. La protection des magnifiques façades et des immeubles “penchés” qui font la particularité des immeubles longeant les anciens bras asséchés de la Loire doivent être considérés comme des trésors historiques. Mais, au delà de leur conservation, il nous faut les mettre en valeur. En ville, l’éclairage des façades des immeubles doit devenir automatique. Aussi bien pour une question d’esthétique que de sécurité. La tour de Bretagne devrait quant à elle prendre exemple sur sa grande soeur parisienne : la tour Montparnasse, dont l’éclairage a été rénové il y a un peu plus d’un an, pour le plus grand plaisir des parisiens, qui lui trouvent enfin un certain charme. La mise en valeur du patrimoine passe aussi par son utilisation fréquente. Les places rénovées du centre villes ont toutes trouvé passants et commerces. Toutes ? Toutes sauf le cours Saint André et le cours Saint Pierre. Rénovés depuis 2006 et enfin débarrassés de leurs parkings de surface, les deux cours désormais libres ne servent qu’à de très rares manifestations telles que les fêtes foraines de printemps et d’autonome. De si belles esplanades, situées au coeur de la ville, ne gagneraient elles pas à être plus souvent utilisées et donc mises en valeur ? Est-il envisageable d’y organiser des manifestations plus régulières ? Pourquoi pas un marché hebdomadaire ? Par ailleurs, parler de patrimoine, c’est aussi parler du futur patrimoine nantais : celui que nous créons aujourd’hui. Il est important d’ancrer ces nouvelles pièces maîtresses de notre ville dans une culture et une histoire commune. La question du futur franchissement de Loire en est un parfait exemple : devons nous faire le choix d’un téléphérique urbain pour copier la ville de Barcelone ou choisissons nous la construction d’un transbordeur moderne pour renouer avec notre passé portuaire ? Enfin, d'autres grands projets auront une influence directe sur le centre de par leur proximité avec celui-ci : la nouvelle gare de Nantes, le transfert du CHU, la caserne Mellinet, la transformation de l'ancienne maison d'arrêt, le nouveau Malakoff etc… Des chantiers que nous évoquons dans notre analyse sur les grands projets. 25
  • 25. Enfance et études 12 Propositions ◘ Répartir de façon homogène les crèches sur le territoire nantais ◘ Ouvrir au public les commissions d'attribution des places en crèche ◘ Stopper la politique de réduction du nombre d'assistantes maternelles rémunérées par la Ville ◘ Permettre aux assistantes maternelles rémunérées par la mairie de travailler jusque 10 heures par jour ◘ Organiser des sorties de classes à des horaires communs pour toutes les classes d'une même école, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires ◘ Laisser les centres de loisirs ouverts le mercredi matin pour les élèves des établissements privés en 2013-2014 ◘ Utiliser le logement modulaire pour construire rapidement des logements moins chers et plus spacieux à destination des étudiants ◘ Créer un tarif étudiant attractif dans les transports en commun, proches de ceux de Toulouse ou de Bordeaux (respectivement 10 et 17 euros par mois contre 25 à Nantes) ◘ Ouvrir un Restaurant Universitaire du centre-ville le soir ◘ Ouvrir une seconde NoctamBU sur le campus Tertre ◘ Penser l'accès et le dépose minute aux écoles du centre-ville malgré la piétonnisation ◘ Créer une bourse d'étude locale pour féliciter les lycéens les plus méritants et les plus investis dans la vie associative nantaise par le financement de leurs études 26
  • 26. Enfance et études Analyse Les moins de 30 ans représentent près de 45% de la population nantaise, dont 40% d’étudiants. Les questions touchant à la jeunesse, l’éducation et les études deviennent dès lors des débats inévitables de la vie publique. Nantes Avenir s’est penché sur les conditions de vie étudiante dans notre ville. Mais avant cela, faisons le point sur deux points importants pour les enfants Nantais : les crèches, et la réforme des rythmes scolaires. Garde des enfants Après l’enthousiasme de l’annonce d’une future naissance, les heureux parents rencontrent désormais le problème de la garde des enfants. Et Nantes n’est pas en reste. Trouver une place en crèche est de plus en plus difficile. L’augmentation de leur nombre, insuffisante cela dit, ne doit pas faire oublier l’objectif d’homogénéité de la répartition des crèches nantaises pour éviter aux parents les nombreux kilomètres de détours matin et soir. Aussi, l’attribution des places dans les crèches nantaises semble manquer de transparence. D'autres villes de France, notamment Paris, ont déjà ouvert à des élus de l'opposition leurs commissions d'attribution des places en crèche. A Vincennes, les commissions d'attribution sont mêmes ouvertes au public. On peut ainsi retrouver sur le site internet de la ville les dates, horaires et lieux de ces commissions. Il est évident que notre ville doit suivre cet exemple. Autre mode de garde des enfants apprécié des parents, les assistances maternelles sont menacées par la politique municipale. En cinq ans, le nombre d’assistantes maternelles rémunérées par la ville a été divisé par trois, passant d’une centaine à 35 actuellement. Pire, leurs contrats de travail ne leur permettent plus d’exercer que 9 heures par jour, au lieu de 10 heures précédemment, ce qui empêche un nombre important de familles d’avoir recours aux crèches familiales. Cela va totalement à l’encontre des objectifs qu’imposent la pénurie des modes de garde proposés aux Nantais, et se fera au détriment des familles nantaises les moins aisées. Réforme des rythmes scolaires La réforme des rythmes scolaires est le grand changement de l’éducation nationale au sein de nos villes. Le débat sur la justesse de cette réforme n’est pas le notre, il est national. Nous nous concentrerons ici sur son application à Nantes. Tout d’abord, résumons rapidement ce que change cette réforme. La semaine passe à 4 jours et demi, les journées d’enseignement diminuent de 45 minutes, l’année scolaire gagne 36 jours et les élèves pratiqueront des activités pédagogiques complémentaires ainsi que des temps d’activité périscolaires. A Nantes, il a été choisi d’appliquer cette réforme dès 2013 et de ne pas la reporter à 2014 comme en ont fait le choix beaucoup de grandes villes. En résulte une certaine précipitation qui oublie quelques détails importants. Il est par exemple essentiel d’organiser des sorties de classes à des horaires communs dans une même école pour faciliter le quotidien des parents dont plusieurs enfants sont scolarisés dans la même école. Les établissements privés quant à eux ont pour la plupart choisi d’attendre 2014 pour mettre en place cette réforme. Il faut que les centres de loisirs restent accessibles le mercredi matin pour ces élèves durant l’année scolaire qui vient. Etudes Ces deux questions importantes résument bien la politique menée par la municipalité nantaise concernant les thématiques de l'enfance et de l'éducation. Il reste tout de même un thème très important à aborder : celui des étudiants et de l'enseignement supérieur. Le logement constitue la première dépense des étudiants. Les loyers nantais sont modérés en comparaison aux parisiens, mais ils dépassent déjà le budget de certains étudiants. Pour ceux-ci, il ne reste qu'une seule solution : se tourner vers le logement social étudiant. Néanmoins, les cités universitaires gérées par le CROUS ne peuvent loger que 10% des étudiants nantais, c'est trop peu. Nantes doit donc faire face à un besoin de logements sociaux étudiants, un besoin urgent. Comme Nantes Avenir le propose dans son dossier sur le logement et la mixité, la première solution est le logement modulaire. Rapide à construire, peu coûteux, il offrira aux étudiants des chambres de 25m2 au même prix que celles de 9m2 d'aujourd'hui. L'autre solution consiste à créer des résidences prévues pour le logement intergénérationnel. En échange de quelques services rendus à une personne âgée ou dépendante, l'étudiant a une partie ou la totalité de son loyer payé. Pour garantir un meilleur fonctionnement de ce système, les deux logements sont mitoyens. L'étudiant est alors proche mais indépendant de son hôte. 27
  • 27. Enfance et études Même si une partie des étudiants habitent près de leur lieu d’études, la plupart doivent emprunter les transports en commun de façon quotidienne. La municipalité tente d’imposer le tramway et les chronobus comme moyens de transport privilégiés, mais aucun effort n’est fait sur les tarifs de la jeunesse. L’abonnement va coûter 24,7 euros par mois à une jeune Nantais contre 10 euros par mois à un jeune Toulousain ou 17 euros par mois pour un jeune Bordelais. Aussi, les étudiants utilisent régulièrement les transports en commun pour les déplacements nocturnes. Les retours de soirée en transport en commun sont trop peu développés, avec les derniers départs de tramway à 00h30 le jeudi et le vendredi, soirs très importants dans la vie étudiante. Ce manque de solutions pousse à deux comportements dangereux, faute de moyen pour payer les taxis : soit ils rentrent à pieds, devenant alors des cibles privilégiées des agresseurs, soit ils prennent la voiture, bien souvent alcoolisés. La ville de Nantes propose des infrastructures régulièrement rénovées comme les restaurants et bibliothèques universitaires. Néanmoins, deux observations peuvent être faites. Seul le RU le Rubis est ouvert le soir. Présent près des campus, cette offre ne correspond pas à la demande des étudiants habitant le centre-ville ou s’y retrouvant en soirée, qui se retranchent sur les fast food. Mauvais à la fois pour le porte-monnaie et pour la santé des jeunes Nantais, l’ouverture d’un des restaurants universitaires du centre-ville semble être importante. Nous nous satisfaisons des horaires de la NoctamBU, inaugurée en 2011 par Valérie Pecresse. Ouverte les soirs jusque 23h30 et le week-end, cette bibliothèque correspond aux besoins d’un environnement de travail ouvert tardivement. L’ouverture d’une seconde NoctamBU sur le campus du Tertre doit être envisagée à long terme. Nantes Avenir pense aussi que l’on doit privilégier les étudiants dans le choix des employés non qualifiés de ces infrastructures. 28
  • 28. A N NTES VENIR www.nantesavenir.fr contact@nantesavenir.fr 06 29 51 16 83