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lexique de la construction, construction maison

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  • 1. EDL EXPERTISES 73 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt www.litige-construction.fr 1 - Lexique de la Construction - Lettre 'A' Abaque : Graphique permettant de trouver, sans avoir à effectuer un calcul, une valeur numérique résultant de plusieurs données. Abattant : Châssis de fenêtre ou volet basculant sur un axe horizontal. Abattre : - 1. Supprimer une partie saillante d'un ouvrage. - 2. Remplacer une arête vive par un pan coupé ou chanfrein, sur un ouvrage de bois ou de pierre. - 3. Démolir un mur, une cloison, etc. - 4. Angle abattu : angle dont l'arête a été chanfreinée. Abergement : Réalisation et résultat d'un raccordement d'étanchéité à la périphérie d'une souche de cheminée, au droit de sa jonction avec la couverture. About : - 1. Extrémité façonnée d'une pièce de bois. - 2. Face extrême d'un tenon, d'une mortaise ou d'un embrèvement travaillant en butée dans un assemblage oblique. Aboutage : Action d'abouter. En lamellé-collé, l'aboutage des lamelles est réalisé par des entures multiples. Syn. Aboutement. Abouter : Mettre deux pièces de bois bout à bout en les réunissant par un assemblage. Les aboutés, ou bois aboutés, désignent de façon générale les demi-produits tels que tasseaux, lattes, lambris, profilés, moulures, etc. constitués d'éléments collés bout à bout par des liaisons d'allongement (entures) en dents de scie, avant leur usinage ou leur moulurage. Accoinçon : Voir Coyau. Accolé : À la fois juxtaposé et solidarisé. Accolement : Assemblage d'éléments établis côte à côte, se consolidant mutuellement : par ex., deux poutres boulonnées côte à côte. État de ce qui est accolé. Acier : Alliage métallique de fer et de carbone (ce dernier pour moins de 2%). Les aciers utilisés généralement en construction métal lique sont dits "aciers de construction d’usage général" et répondent à la norme NF A 35-501. Leurs compositions chimiques garanties et leurs caractéristiques mécaniques sont fixées par cette même norme. Ils existent en 9 nuances et 4 qualités au maximum dans chaque nuance. Acotherm : Label de certification thermique et phonique. Acrotère : Muret constituant un relevé en périphérie des terrasses. Acte Authentique : Acte reçu par un officier public (ex :notaire) rédigé selon les formalités requises et ayant une force probante particulière. Acte sous seing privé : Acte rédigé et signé par les parties sans intervention d'un officier public. Adduction d'eau : Canalisations permettant le branchement au réseau public de distribution d'eau potable Adent : En charpente, mode d'assemblage de deux pièces de bois accolées, à dents et entailles triangulaires formant tenons et mortaises. Adhérence : Force s’opposant au déplacement par glissement de deux pièces l’une par rapport à l’autre. L’adhérence peut être obtenue par divers procédés : boulons à haute résistance, collage, phénomènes de prise du ciment sur l’acier, etc. Le coefficient d’adhérence est celui de frottement au repos (par oppositions au coefficient de glissement, dit encore de frottement en mouvement). Adoucisseur d'eau : Appareil permettant de rendre l'eau moins calcaire. Aérothermes : Appareils de chauffage diffusant de l'air chaud dans la pièce à chauffer. Affleurer : - 1. Mettre dans un même plan (au rabot, au racloir etc.) les faces de diverses pièces constituant un assemblage. - 2. Être dans le même plan qu'une surface voisine. Affourchement : Assembler par rainure et languette ou par tenon et mortaise les extrémités des lames d'un panneau ou d'un parquet dans une emboîture. Affûtage : Action d'aiguiser des outils. V. Corroyage. L'affûtage a pour but : a) mettre en état l'arête de coupe de l'outil ; b) assurer l'équilibrage de l'outil ; c) placer toutes les dents à égale distance du centre de l'outil afin que chacune d'elle soit à même de travailler (pour les scies). Aggloméré : Matériau constitué de fibres ou de particules de bois pressées et collées. Voir Panneau de particules. Agrafe : Organes d'assemblage qui peut dans certains cas, remplacer une pointe. Agrégats : Elements minéraux entrant dans la composition des bétons ou des mortiers (sable, gravillons, cailloux) Aile : Chacune des deux branches d’une cornière ou d’une équerre. Dans une poutrelle, partie latérale de la section qui est perpendiculaire à l’âme (c’est la semelle d’une poutrelle non reconstituée). Air frais : désigne l'air neuf, en provenance de l'extérieur, destiné à renouveler l'air vicié à l'intérieur du bâtiment.
  • 2. Ais : - 1. Planche longue de bois avivé ordinaire d'environ 4cm d'épaisseur, dont ont faisait autrefois, des cloisons enduites de plâtre sur les deux faces. - 2. Panneau mobile qui double un châssis de baie. Aissante ou Essente : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau. Aisseau : Voir Bardeau. Aisselier : Élément, droit ou courbe, tel que lien, fiche ou contrefiche assurant la rigidité d'un angle formé par deux pièces de bois. Alaise : - 1. Planche étroite assemblée contre une autre planche pour en augmenter la largeur. - 2. Rive ou cadre en bois dur servant à protéger un panneau de bois tendre ou de particules. Alésage : Partie centrale d’un profilé métallique, d’une poutre, reliant les deux ailes (ou les semelles), dans un plan généralement perpendiculaire à ces dernières. Alèse : Voir Alaise. Alignement : - 1. Situation de divers objets dans un même plan ou sur une même ligne droite. - 2. Alignement d'une coupe : tracé du plan d'intersection d'un élément de charpente avec un autre, sur chacune des faces de cet élément. - 3. Coupe d'alignement, Voir Coupe. Allège : Élément mural situé entre le niveau d'un plancher et l'appui d'une baie ; l'allège a la même largeur que la baie, ou la largeur de plusieurs baies juxtaposées, séparées par des meneaux. Autrefois, l'allège était moins épaisse que le mur. Hauteur des allèges de baies : le Code de la Construction stipule que les fenêtres autres que celles ouvrant sur des balcons, terrasses ou galeries et dont les parties basses se trouvent à moins de 0,90 m du plancher doivent, si elles sont au-dessus du rez-dechaussée, être pourvues d'une barre d'appui et d'un élément de protection s'élevant au moins jusqu'à un mètre du plancher fini. Allégir : Diminuer en tous sens l'épaisseur d'une pièce de bois ou de métal. Âme : - 1. renfort de bois placé entre deux moises, quand l'une de ces moises ou les deux comporte un joint. - 2. Âme d'une poutre : portion médiane d'une partie pleine ou évidée opposée aux membrures extrêmes. L'âme d'un panneau de contreplaqué est le feuillet central de part et d'autre duquel sont disposés les plis de façon symétrique. Âme panneautée : placage épais ou assemblage de planches ; Âme lattée si ce sont des lattes ou Âme lamellée pour des lamelles. Ancelle : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau. Ancrage : Ouvrage de stabilisation, destiné à empêcher deux parties ou éléments de se désolidariser, de s'écarter l'un de l'autre (murs parallèles, about de solive et mur porteur, etc). Solidarisation d'un élément avec un ouvrage fixe ou une maçonnerie qui est en mesure de résister aux efforts de traction de l'élément ancré. L'ancrage dans une maçonnerie se fait par une pièce métallique dont la forme (queue de carpe, crochet, crosse, etc.) rend impossible l'arrachement de la pièce ancrée (tirant, ferrure de poutre, câble…). — Massif d'ancrage : massif en béton dans lequel sont ancrés des tirants, ou les câbles d'une structure haubanée. Anhydre : Qui ne contient pas d'eau. Voir Bois anhydre. Anisotrope : Dont le comportement est différent selon la direction. Anneau : Couronne métallique utilisée dans certains assemblages pour répartir les efforts. "Les anneaux d'assemblage sont encastrés dans les pièces à assembler, concentriquement aux boulons, et transmettent les efforts par pression sur les bords du logement". Anodisation : Traitement des ouvrages en aluminium par oxydation en vue d'améliorer leur résistance à la corrosion. Antébois : Baguette de bois fixée sur le parquet, le long du mur, pour empêcher le frottement des meubles contre celui-ci. Voir Antibois, Plinthe. Antibleu : Produit de traitement du bois (surtout le bois de Pins) contre l'apparition du bleuissement inesthétique. Anticryptogamique : Qualifie tout produit dont l'action détruit ou empêche la prolifération des micro-végétaux (algues, lichens, moisissures et champignons parasites) en particulier sur les toitures et sur les murs. Syn. Algicide, antifungique, antimousse, fongicide, myocide. Antifungique ou Antifongique : Voir Fongicide. Antisismique : Terme utilisé à tort pour qualifier les ouvrages dont la conception tient compte des risques éventuels de secousses sismiques ; le terme à utiliser est parasismique. Aplomb : On dit qu'une pièce de bois est d'aplomb lorsque son axe suit la direction du fil à plomb. Une surface est à l'aplomb d'une autre lorsqu'elles sont toutes deux dans un même plan vertical. Appareillage : Mode d'organisation des divers éléments entre eux lors de la construction d'un mur en pierre ou en brique. Appareiller : En charpente, choisir les pièces de bois, tracer et repérer leurs assemblages. Appentis : - 1. Petite construction adossée à un bâtiment plus grand et dont la toiture a une seule pente. - 2. Comble en appentis : comble n'ayant qu'un seul versant. Apprêt : Préparation des fonds (murs ou cloisons) par l'application d'un enduit avnt la pose d'un papier ou la mise en peinture. Appui : - 1.Élément d'une construction qui supporte des charges importantes, ou vers lequel on reporte les charges des couvrements ou des pl anchers ; Une colonne, un poteau, un pilier, un mur porteur, etc. sont des appuis. - 2. Ouvrage de maçonnerie, de menuiserie ou de serrurerie sur lequel on peut s'accouder. Appui de baie : partie inférieure d'une baie, sur laquelle repose la croisée ou le bloc-baie. L'appui désigne, en maçonnerie, la tablette de couronnement d'une allège, en légère pente pour l'écoulement des eaux vers l'extérieur ; l'arrière de cette tablette est relevé pour former le rejingot, ressaut concave sur lequel repose la traverse dormante, ou pièce d'appui, de la croisée de la baie. Appui rampant : balustrade, parapet ou muret en pente, accompagnant un escal ier. Mur d'appui : mur en maçonnerie pleine, formant garde-fou, avec un couronnement à hauteur d'appui. Pièce d'appui : traverse inférieure du bâti dormant d'une croisée.
  • 3. Approche systémique : compréhension que tout phénomène caractérisant ou affectant un système du bâtiment (enveloppe thermique, paramètres de confort, orientation géographique) a une répercussion sur un autre et, inversement, que chaque bâtiment crée un état d'équilibre de ces phénomènes qui lui est propre. Arase : Face supérieure d'un mur : "Parfois le charpentier indique au maçon la hauteur de l'arase des murs afin que la base de la charpente puisse être bien conçue ". Arasement : Face d'un assemblage, généralement perpendiculaire à l'axe d'un tenon et formant épaulement à la naissance de celui-ci. Au sens large, action de raccourcir une pièce de bois pour lui donner la longueur exacte qui convient. Araser : Mettre à niveau une surface. Arbalétrier : Elément rampant support des pannes, il fait partie de la ferme qui structure la charpente d'une toiture. Arc : Élément de structure de forme courbe, plus ou moins prononcée. " En charpente on utilise le plus souvent des arcs à 2 ou 3 articulations, ou encore des arcs soustendus". Arcanne : Craie rouge délayée dans l'eau dont les couvreurs se servent pour ligner la position des liteaux ou des ardoises sur les chevrons. Les charpentiers s'en servent parfois pour ligner les pièces de bois. Arcaux : Voir Arcanne. Arc-boutant : Ouvrage en bois, en fer ou en maçonnerie, définitif ou provisoire, servant à contenir le poussée des murs et des voûtes. Architrave : Partie inférieure et principale de l'entablement. Poutre maîtresse d'un portique à plusieurs poteaux et à plusieurs travées et n'ayant aucun lien de contreventement. Ardoises : Feuilles de schiste minces et légères employées en couverture. Utilisables pour des toits dont la pente peut varier de 20% à la verticale. Arête : Intersection de deux faces d'une pièce de bois. " On dit d'une pièce de charpente qu'elle est avivée ou à vives arêtes lorsque, après son débit, aucune de ses arêtes ne présente pas la moindre trace de flache ". Arêtier : Pièce de charpente droite ou courbe placée à la rencontre de deux versants d'un comble lorsque ceux-ci forment entre eux un angle saillant. L'arêtier reçoit les pannes et les empannons et peut être délardé ou recevoir un chevron d'arêtier délardé. Arêtière : Tuile qui recouvre l'arête ou les arêtes du toit. Armatures : Structures en acier incorporées au béton permettant de donner aux ouvrages en béton armé leur résistance aux efforts de flexion et de traction. Aronde : Se dit d'un assemblage dans lequel le tenon et la mortaise vont en s'élargissant en forme de queue d'hirondelle. Voir Assembl age. Arrachement : - 1. Action d'enlever avec effort. - 2. Résistance à l'arrachement : valeur de l'effort de traction qui sollicite un organe d'assemblage et tend à l'extraire de son logement. Arrêt : Endroit où se terminent une moulure, un chanfrein ou une feuillure qui ne se profile que sur une longueur déterminée d'une pièce de bois. Art : - 1. Ensemble de procédés, de méthodes ou de règles employées dans l'exercice d'un métier. - 2. Art du trait : ensemble des connaissances se rapportant au trait de charpentier. Articulation : Système d'assemblage permettant le mouvement d'une pièce par rapport à une autre. Assainissement : Réseau de collecte et d'évacuation des eaux vannes, eaux usées et eaux pluviales. Assemblage : Dispositif constructif permettant de relier entre elles les différentes barres ou plaques d’une pièce élémentaire d’un sous-ensemble, d’une ossature. Les assemblages font surtout appel aux boulons (hr, ordinaires ou mécaniques), aux rivets, aux rivelons et à la soudure. Assembler : Joindre, emboîter, enchâsser plusieurs pièces de bois de façon à ne former qu'un tout, un assemblage. Assembleur : Anneau, crampon, goujon annulaire etc. employé comme moyen d'assemblage ou comme renfort d'assemblages boulonnés. Attache : - 1. Accessoire tel que patte métallique, goujon, suspente, etc. servant à la fixation des placages, bardages, vêtures, etc., par scellement, vissage ou chevillage. - 2. Elément de fil de fer torsadé aux jonctions des pièces d'armature du béton armé, pour les solidariser. Syn.: ligature. - 3. Ligne en pointillé qui relie une cote à son point d'application. Aubier : Partie jeune de l'arbre, bois non encore formé situé entre le bois dur (duramen) et l'écorce. Ce sont les dernières cellules nées de l'année ; ce n'est encore qu'un bois imparfait qui va durcir et se transformer en bois parfait. L'aubier est sujet à l'attaque des insectes parce qu'il renferme certaines matières telles que l'amidon. Aune : Mesure dont la longueur varie suivant les pays. L'aune de Paris, remplacée par le mètre, avait 3 pieds, 7 pouces, 8 lignes ; environ 1 mètre et 194 millimètres. Autoclave : Appareil industriel dans lequel on place des bois pour les imprégner d'un produit de traitement, grâce à la pression que l'on peut y créer. Autoporteur : Se dit d'une structure assurant sa propre stabilité sans être reliée à d'autres ouvrages . Autostable : Se dit d'un élément suffisamment par lui-même pour résister aux efforts transversaux, généralement dus au vent : " un pan de bois peut être autostable dans son plan sans l'être dans le plan qui lui est perpendiculaire ". Auvent : Ouvrage en saillie en façade (toiture ou dalle) situé généralement au dessus des portes d'entrée.
  • 4. Avant trou : Percement d'un trou de diamètre inférieur ou égal à celui de la pièce (pointe, tire-fond, vis, cheville ou broche) devant s'y loger de manière à faciliter sa mise en place. Avant-solier : Dans les constructions à pan de bois, poutre placée de niveau à l'extrémité des solives, et recevant la partie de façade se t rouvant en encorbellement. Avant-toit : Ensemble des parties d'un toit qui sont en saillie, en surplomb par rapport au nu de la façade. Avivé : Syn. Bois déligné, Bois alignés parallèles. Pièce dont les arêtes sont vives et exemptes de flache. Sous cette appellation, il convient de classer, en scierie et à l'exclusion des plots : bastings, chevrons, feuillets, frises, lambourdes, madriers, planches, poutres. Avoyer : Donner de la voie à une scie. Il faut obtenir par soins et qualité de l'acier, la constance de l'avoyage; surtout pour les machines et les scies à ruban. Avoyer en alternant les dents, l'une à droite l'autre à gauche, le trait sera plus large que le corps de la lame. Axe : - 1. Ligne fictive autour de laquelle tourne un solide. - 2. Pièce de bois ou de fer passant par le centre d'un corps et permettant sa rotation sur lui-même. - 3. Axe de symétrie: Ligne ou plan fictif qui coupe une surface ou un volume en deux parties égales. - 4. Axe d'inertie d'une section : Ligne fictive passant par le centre de la section d'un élément : " l'axe d'inertie d'une section correspondant à la fibre neutre d'un élément, de part et d'autre de laquelle sont situées les fibres tendues et les fibres comprimées ". - 5. D'axe en axe : à une distance comprise entre les axes de symétrie respectifs de deux éléments semblables et consécutifs. Azobé : (Lophira alata banks ex Gaertn.) Ekki, eba, kaku. Angl. : Ekki. All. : Azobe (bongossi). Ital. : Azobe. Provenances : Ouest de l'afrique. 2 - Lexique de la Construction - Lettre 'B' Bâcle : Barre de bois fermant par dedans une porte ou une fenêtre. La bâcle est assujettie par des montants fixes, gauche et droite. Bacs métalliques : Eléments métalliques en acier, bacs autoporteurs utilisés en couverture sur charpentes ou en supports d'étanchéité. Bacula : sorte de plafonds légers fait de lattes et de plâtre. Baguette : - 1. Membre de moulure de forme circulaire. - 2. Moulure de profils divers, rapportée sur un ouvrage pour l'ornementer et servir à dissimuler les joints qu'elles recouvrent : " les types les plus courant de profils de baguettes sont le champlat, le quart-de-rond et la baguette d'angle évidée ou en trois quarts de ronds. Baie : Ouverture dans un mur fermée par une fenêtre. La baie est dite libre lorsqu'elle ne reçoit pas de menuiserie . Balancement : Tracé permettant d'obtenir une diminution progressive de la largeur des marches d'un escalier tournant du coté du limon ou du jour, en conservant un girond constant sur la ligne de foulée afin d'éviter les dangers qui résulteraient d'un changement de pente subit. Balcon : Dalle accessible en saillie sur une façade et protégée par un garde corps. Balustrade : Garde corps composé de balustres (éléments tournés en pierre ou en bois), disposé en périphérie de balcons et terrasses. Balustre : Petite colonne tournée, profilée, découpée ou sculptée qui entre dans la composition de certaines rampes. Bandeau : Planche ou bande de contreplaqué, fixée à l'extrémité de la saillie des chevrons pour cacher ces derniers et former une ligne horizontale à la base du toit. Dans le cas d'un caisson sous saillie, le bandeau est rainé pour recevoir l'habillage ; par ailleurs il est recommander de pratiquer une moulure concave sur l'arête basse du bandeau pour former une goutte d'eau. Bangkirai (Balau) : (Shorea laevis Ridle, shorea atrinervosa Sym., shoreaglauca King et autres.) Angl. : Bangkirai, balau. All. : Yellow balau. Ital. : Bangkirai Provenances : sud-est de l'asie. Barbe : Dans l'assemblage de deux pièces de bois placées dans des dévers différents, la première pièce se poursuit tandis que la sec onde vient se couper contre elle ; lorsque la section de la pièce coupée ne peut pas être absorbée en totalité par une seule face de la pièce qui la reçoit, la partie aiguë qui se poursuit contre l'autre face est appelée barbe. Bardage : Revêtement de finition des façades monté sur ossature. Il peut être constitué de plaques de métal, de pierre, de bois… Bardeau : Eléments de bois ou d'asphalte recouvrant toitures et murs exposés aux intempéries. Pose par tuilage. Barre : - 1. Dans un système triangulé, pièce de bois située entre 2 noeuds d'assemblage : " la barre peut être tendue ou comprimée selon les efforts qui la sollicite ". 2. Barre d'appui, pièce de bois ou de fer placée à hauteur d'appui entre les jambages d'une baie, pour garantir des chutes. - 3. Barre à mine, grosse barre de fer que l'on emploie comme levier ou comme crayon d'amarrage. Bastaing : Grosse pièce de bois de section rectangulaire utilisée pour la construction des charpente. Bâti : Assemblage des pièces de bois formant cadre, support ou ossature. 2. Support sur lequel sont assemblées les pièces d'une machine. Bâtière : Comble à deux pentes se terminant par des pignons. Le mot s'applique surtout au comble de clocher. L'expression comble sur pi gnon est plus employée. Bâtiment performant : bâtiment considéré efficace au point de vue énergétique selon les normes les plus sévères. Sert également à désigner un bâtiment procurant une excellente qualité de l'air intérieur et dont les systèmes sont durables d'un point de vue technique. Bâtiment vert : bâtiment intégrant un souci d'impact négligeable sur l'environnement, durant sa construction et après sa mise en service.
  • 5. Battre : Tracer des lignes sur une épure ou sur des pièces de bois au moyen d'un cordeau enduit de poudre colorante. Baudet : Tréteau des scieurs de long. Ils y fixaient les pièces à débiter. S'appelle aussi chevalet. Bavette : Bande métallique disposée devant une menuiserie pour assurer l'étanchéité. Bêche : Fer soudé sous une platine d'ancrage pour former une butée et reprendre les poussées. Becquet : Ouvrage disposé à protéger en tête les relevés d'étanchéité. Béton : Matériau de construction composé d'agrégats (sable, gravier, cailloux) et d'un liant (ciment). Béton Armé : Béton incorporant une armature en acier lui conférant sa résistance aux efforts de flexion et de traction. Béton précontraint : Béton armé dont les armatures sont mises en tension avant coulage. Le béton est mis en compression par les tiges d'acier. Béton cellulaire : Béton non armé léger comportant de multiples petites bulles qui lui confèrent de bonnes qualités d'isolation thermique. Blocage : Remplissage constitué de pierres, de briques, ou de moellons, en vrac. Blochet : Pièce de bois moisée ou massive, de faible longueur et placée horizontalement au niveau de la sablière. Elle reçoit le pied de l'arbalétrier et le relie à la jambe de force. Bois : Matière qui compose l'ossature des végétaux ; désigne surtout la partie massive des troncs ou fûts des arbres, utilisable comme matériau. Dénominations diverses des bois : - Bois amélioré : Bois aux caractéristiques modifiées par densification ou imprégnation de résines. - Bois anhydre : Bois qui ne contient pas d'eau, humidité 0%. S'obtient par le chauffage, qui élimine l'eau à 100% dans une étuve à circulation d'air. Il reprend son humidité lorsqu'il est exposé à la température atmosphérique. Bois bakélisé : durci par une solution alcoolique de bakélite. - Bois blanc : Bois léger et peu résistant sous certaines formes d'emploi. Se dénombre en Europe : Aulne; Érable; Marronnier; Peuplier; Tremble; Tilleul; Bouleau. Bois brut : Bois conservant les traces du sciage, après avoir subit un façonnage quelconque. C'est le cas de la majorité des bois de charpente. Bois carré : bois équarri, scié suivant une section rectangulaire. - Bois Corroyé :Bois équarri dont les faces ont été dressées par rabotage. - Bois de bout, ou par bout : - 1. Bois coupé perpendiculaire au fil. - 2. Bois travaillant à la compression. - Bois de brin : Planche provenant d'un arbre qui n'avait que les dimensions suffisantes pour la fournir. Ce bois offre une résistance plus grande qu'un bois de sciage car les fibres n'ont pas été coupées. - Bois de fil : Caractérisé par une certaine résistance à la rupture. Plus faible dans le sens transversal que le bois de bout. o V. Fil. - Bois déligné : Bois brut de sciage sur ses quatre faces, sans aubier, et dont les faces ou les rives peuvent ne pas être parallèles deux à deux. - Bois densifié : Bois amélioré dont la densité est supérieure à 1. - Bois déroulé : Bois de placage en longues feuilles obtenues par déroulage, coupe tangentielle des billes soumises à une rotation axiale. - Bois d'échantillon : Bois dont la section est définie par l'usage." - Bois d'équarrissage : Dont les quatre faces d'équerre et planes ont une largeur d'au moins 15 cm, pour servir de poutres ou de poteaux. - Bois de fente : Destinés à être fendus à la hache (ou coutre), autrefois sous forme de merrains. - Bois fin : Bois à grain fin recherché pour l'ébénisterie et la sculpture. Bois flache : bois mal équarri, dont les arêtes ne sont pas vives. - Bois gauche : Bois déjeté ou vrillé après son équarrissage. - Bois grume : Bois non équarri, en rondins ou tronçons de billes. - Bois hétérogènes : Chêne, Châtaignier, Ormes, Frênes, etc. qui sur une section transversale, laissent distinguer une zone ponctuée de fins orifices, les pores et les vaisseaux. - Bois homogènes : Buis, Charme, Hêtre, bois de fruitiers, dont la localisation des pores, des vaisseaux (zone poreuse) n'est pas visible. Bois lamellé : V. le mot Lamellé. - Bois d'oeuvre : Bois convenant pour la fabrication d'éléments de menuiserie et de charpente. - Bois parfait : Bois proprement dit, correspondant au duramen, par opposition. à l'aubier (V. définitions plus haut). - Bois pelard : Bois écorcé destiné au chauffage. - Bois reconstitué : Élément ou panneau de bois obtenu par l'agglomération de particules de bois. - Bois refait : Bois flache. - Bois tranché : Bois de placage sous tonne de feuilles minces obtenues par tranchages rectilignes et parallèles des billes. - Petit bois : Bois mouluré à feuillures, qui divise en panneaux la surface vitrée d'une croisée.
  • 6. Boisage : - 1. Action de mettre en place le soutènement d'un ouvrage. - 2. Consolidation de galerie par des étais. Boisseau : Eléments préfabriqués permettant le montage, par emboîtement, de conduits de cheminée ou de ventilation. Boiteux : qualifie une pièce de charpente, poutre ou solive dont une seule extrémité est scellée ou en appui contre un mur, l'autre étant assemblée à une pièce d'enchevêtrure. Boîtier : Étrier métallique en forme de boite assurant l'assemblage de deux pièces. Bouge : Qualifie une pièce de bois dont le chant est bombé. Boulon : Organe métallique d’assemblage composé d’une vis et parfois d’un écrou, accompagnés le plus souvent d’une rondelle. Bouveté : Assemblé à rainure et languette. Bow-window : Ouvrage vitré en avancée sur une façade. Mot anglais souvent utiliser pour désigner l'oriel; élément de construction à pans coupés ou cintrés, placé en saillie sur le parement d'un mur de façade et recevant plusieurs fenêtre. Syn. Oriel, Logette. Brinell : Test de résistance mécanique des matériaux au poinçonnement. Il consiste à presser sur le matériau une bille d'acier dur de 10 mm de diamètre, à l'aide d'une presse hydraulique, puis à mesurer le diamètre de l'empreinte laissée par la bille, pour une pression donnée. Syn.: essai de dureté à la bille. Briques : Eléments de construction préfabriqués à base d'argiles. Elles peuvent être pleines ou creuses. Bris : Ligne qui, dans un comble à la Mansard raccorde le brisis au terrasson. Brisis : Versant inférieur et le plus raide d'un comble à la Mansard. Broche : - 1. Nom donné aux gros clous de 160 mm de longueur et plus. - 2. Tige cylindrique en acier, servant d'organe d'assemblage ou de renforcement et pouvant dans certains cas s'utiliser en remplacement des boulons. Bûcher : Dégrossir une pièce de bois à la hache ou à l'herminette pour la dégrossir. Buton : Pièce de bois généralement en bois rond de 20 cm de diamètre, utilisé dans les travaux d'étaiement, de reprise en sous-oeuvre ou de blindage de fouille. 3 - Lexique de la Construction - Lettre 'C' Câble : Élément linéaire, de section générale cylindrique, composé d'un assemblage de torons constitués de fils en acier à très haute résistance, tréssés, torsadés ou nattés. Le fait d’être toronné implique que le câble est, à contrainte de traction égale, plus extensible qu’un tirant ou un fil non toronné de même section et de même nuance. Certains câbles ne sont constitués que de fils. On les appelle "câbles spiraloïdaux" ou "monotrons". Ils peuvent comporter un très grand nombre de fils. Cache-moineau : Sorte d'entretoise, placée entre les chevrons, lorsque ceux-ci forment une saillie : " le cache moineau peut reposer sur la sablière, ou être posé devant celle-ci ". Il existe des caches-moineaux moulés, emboutis ou contre-profilés s'adaptant à divers matériaux de couverture ; ils portent alors plus généralement le nom de closoir. Cadastre : Les documents cadastraux sont des documents administratifs permettant d'identifier les propriétés de chaque commune. Ils peuv ent être consultés en mairie. (plans parcellaires) Cadre : Assemblage rectangulaire de quatre pièces de bois. Caillebottis : Panneau à claire-voie constitué soit d'une grille de lames métalliques, soit de baguettes de bois assemblées en quadrillage, soit de matière moulée (plastique ou caoutchouc). Le caillebotis peut servir de grille d'aération, de grille de caniveaux, de marches d'escaliers, de passerelle, de plancher technique, d'antidérapant sur les sols industriels ou dans les douches de collectivités, d'éléments brise-soleil sur les façades, etc. Caisson : Se dit d'une poutre ou d'un poteau. C'est une barre de section creuse, composée de deux âmes pleines parallèles solidarisées par des semelles haute et basses. Le caisson est donc exécuté à partir de 4 tôles pleines munies de raidisseurs (intérieurs ou extérieurs) et qui sont assemblés par soudure. Calepinage : Action d'établir et de repérer sur des plans, à l'aide chiffres et lettres, les éléments de dimensions variables devant entrer dans la composition des façades d'une construction. Calorifuge : Isolant thermique résistant aux hautes températures. Cantilever : Se dit d'un système de construction appliqué à des poutres comportant au moins deux travées, et caractérisé par le fait que l es joints sont disposés dans les travées au lieu d'être placés sur les appuis (ce qui permet aux éléments de franchir des portées plus importantes). Capillarité : Résultat des effets de la tension superficielle des liquides, liée au caractère élastique de leur surface, et au fait que leur propagation est facilitée par le rapprochement des parois qui l'entourent. V. aussi Coupure. Carcasse : Ossature en bois d'une construction qui n'a pas encore reçu son remplissage en maçonnerie : "la carcasse d'une maison à pan de bois ". Carreau de plâtre : Elément industriel rectangulaire constitué de plâtre utilisé pour la construction de cloisons.
  • 7. Carrelage : Composition d'éléments géométriques jointifs formant revêtement de sol. (terre cuite, pierre, grès…) Carrelet : Pièce de bois de section carrée, de 15 à 50 mm de côté. Cavité murale : espace laissé libre derrière le parement extérieur d'un bâtiment. Cèdre : (Cedrus atlantica.) Cèdre de l'atlas. Angl. : Atlantic cedar, atlas cedar. All. : Atlaszeder. Ital. : Cedro. Provenances : Proche-Orient et reboisement français. Cerce : Longue bande de bois carré ou méplate, et flexible, servant à tracer les lignes courbes et, en particulier, les débillardement des limons d'escalier. 2. Calibre de forme courbe servant à reproduire cette forme. Certificat d'urbanisme : Document administratif devant être demandé avant toute mutation de terrain au maire de la commune concernée . Il indique notamment si le terrain peut être affecté à la construction, les limitations éventuelles au droit de propriété, et l'état de desserte des lieux par les réseaux publics. Ce document est valable 18 mois maximum. Chaînage : Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant leur écartement. Chaise : - 1. Bâti en bois supportant une machine pour la surélever. - 2. Assemblage de poutres disposées en carré, et servant de base à la charpente d'un clocher. - 3. Ossature légère fixée en saillie sous les chevrons, pour en supporter l'habillage. Chambranle : Encadrement posé en applique, généralement mouluré, pour porte et fenêtre. Prend le nom de bâti dormant lorsqu'il est scellé, destiné à une porte ou croisée. Chambrée : Dans la charpente d'un comble, espace compris entre le dessous des chevrons et le dessus des arbalétriers, et dans lequel se logent les pannes (les pannes sont dites " hors oeuvre"). Il arrive cependant que les arbalétriers soient situés dans la chambrée des pannes (les pannes sont alors dites "en oeuvre"). Champlat : Moulure étroite et aux angles arrondis. Chanfrein : Surface oblique et plane formée par l'arête abattue d'une pièce de bois. Un chanfrein et dit continu lorsqu'il se poursuit jusqu'aux extrémités de cette pièce, et arrêté ou suspendu lorsqu'il est interrompu, une ou plusieurs fois, au droit des assemblages. Syn. Biseau Chanlatte : - 1. Littéralement : latte placée de chant. - 2. Tasseau triangulaire ou trapézoïdal, cloué, par exemple, à l'extrémité des chevrons pour soutenir le premier rang de tuiles. Chant : Coté le plus étroit d'une pièce équarrie. De chant ou sur chant : sur la plus petite face, dans le sens de la longueur. Chantier : - 1. Lieu de travail (lieu où la charpente se prépare ou, emplacement de la construction et du levage). - 2. Petite pièce de bois sur laquelle reposent les bois que l'on établit sur l'épure ou que l'on taille. - 3. Fortes pièces de bois servant à isoler du sol les piles de bois lors du stockage. Chantignole : Voir échantignole. Chantourner : Découper ou évider une pièce de bois suivant un profil courbe à l'aide de la scie à chantourner " les saillies des pannes sont souvent chantournées en doucine ". Chape : Couche mince de ciment recouvrant la surface d'une dalle ou d'un plancher. La chape est dite flotante lorsqu'elle est désolidarisée de la dalle ou du plancher par un feutre, un isolant ou tout autre matériau continu. Chapelle : Entaille borgne, carré ou circulaire, dans laquelle se loge l'écrou d'un boulon pour le serrage d'un joint. Voir aussi Lamage. Charge : Ce réfère à l'effort maximal qu'un élément de structure ou un système sera appelé à fournir au cours de sa vie utile. Ex. une structure doit être en mesure de résister au vent le plus intense susceptible de survenir au cours d'une période de 50 ou 100 ans, d'après les statistiques météorologiques. Pour un système de chauffage, on peut prévoir l'éventualité de la température la plus faible sur une période de 10 ou 15 ans. Charpente : De façon générale, assemblage de pièces de bois, de poutrelles de béton ou de profilés métalliques, composant l'ossature ou squelette d'un édifice, d'un plancher, d'un escalier, et, dans le sens courant, l'ossature porteuse et le contreventement d'un comble. Les charpentes de toiture doivent à la fois porter sans déformation les matériaux de couverture, et résister aux efforts et charges dus au vent et à la neige. La répartition des forces et des charges des charpentes utilise le caractère indéformable du triangle ; d'où la triangulation de la plupart des charpentes sous forme de fermes. "NB - Il est traité ici des charpentes de toiture : V. aussi Escalier, Lucarne, Maison à ossature bois, Pan de bois, Plancher. 1/ Charpente en bois. Ossature indéformable constituée par un assemblage de pièces de bois, basé sur les principes de la triangulation. V. le DTU, les Règles CB. (Règles de calcul et de conception des charpentes en bois), et l es normes NF (Règles d'utilisation des bois dans les constructions ; règles de calcul exécution des assemblages). Charpenter : Tailler, façonner, assembler les bois pour réaliser une charpente. Charpentier : Homme de métier qui, selon son intelligence et son habileté, est capable de concevoir, calculer, tracer, assembler et lever des ouvrages de charpente. Châssis : Cadre en bois ou en métal dans lequel s'adapte une porte ou une fenêtre généralement vitrée. Châssis à tabatière, ouverture vitrée placée dans un comble, et dont le cadre peut se soulever comme un couvercle. Châtaignier : (Castanea sativa Mill.) Châtaignier commun. Angl. : Chestnut, Sweet Chestnut. All. : Edelkastanie, Echte Kastanie. Ital. : Castagno. Provenances : Europe centrale et méridionale.
  • 8. Chatière : Petite ouverture insérée dans la couverture et permettant l'aération des combles ; Chauffage : Système mis en place permettant le chauffage des pièces d'un bâtiment. Chauffage par radiateurs ou convecteurs (circuits d'eau chaude), chauffage basse température (chauffage par le sol), chauffage à accumulation, chauffage électrique… Chauffe - eau : Appareils produisant de l'eau chaude. Les chauffe - eau peuvent être instantanés ou à accumulation. Chaume : Matériau utilisé en couverture. Il est à base végétale (paille de seigle, roseaux…). Matériau lourd et isolant. Cheminée : Elément intégré à la construction comprenant un foyer et un conduit permettant l'évacuation extérieure des fumées. Chêne : (Quercus pedunculata Ehrh. , Quercus sessiliflora S.M.) Ce groupe comprend les deux espèces les plus importantes en Europe : Chêne pédonculé et Chêne rouvre. Angl. : Oak, pedonculate Oak, sessile Oak. All. : Stieleiche, traubeneiche. Ital. : Farnia, rovere. Provenances : Europe. Chéneau : Conduit situé en partie basse des toitures et destiné à recueillir et canaliser les eaux de pluie. Chevalement : Étaiement en forme de tréteau, servant à soutenir une partie de maçonnerie, lors de la reprise en sous oeuvre, ou encore de grands arcs en lamellé-collé lors du levage. Chevalet : Sorte de grand tréteau en charpente servant à la réalisation d'échafaudage. Chevêtre : - 1. Pièce de bois dans laquelle s'assemblent les solives de remplissage d'un plancher lorsque celles-ci sont coupées au droit d'une enchevêtrure : " le chevêtre peut s'assembler à ses extrémités dans les solives d'enchevêtrure, ou reposer sur les murs. Dans le chevronnage, la pièce qui remplit les mêmes fonctions est également appelée chevêtre ". - 2. Le mot chevêtre est souvent employé pour enchevêtrure. Cheville : - 1. Tige de bois débité dans le fil, de 18 mm de diamètre environ, qui sert à boucher un trou ou assembler des pièces. - 2. Cheville à expansion, cheville métallique destinée à recevoir une vis ou un écrou, pour permettre la fixation d'une pièce de bois ou de métal contre une maçonnerie. Elle peut être auto-foreuse ou bien mise en place dans un trou percé au préalable. Chevrons : Pièces de bois posées sur les pannes et sur lesquelles sont fixées les lattes soutenant la couverture d'une toiture. Chien assis : Fenêtre en saillie située dans la toiture. Cimaise : Pièce de bois moulurée qui, placée à environ 1 m de hauteur, forme le cadre d'un lambris. Cisaillement : - 1. Effet produits par des efforts de compression, de traction, etc., qui au niveau des organes de liaison (clous, boulons, etc.), s'exerce sur des pièces assemblées " il y a cisaillement simple lorsque seulement deux pièces sont assemblées; cisaillement mixte, particulier aux cl ous, lorsque ceux-ci traversent deux éléments et pénètre des deux tiers dans un troisième; cisaillement double lorsque trois pièces au moins sont traversées par l'organe de liaison ". - 2. Dans les assemblages par entailles, effet produit par un effort de compression s'exerçant parallèlement aux fibres du bois dans le plan délimitant la butée. - 3. Syn. de contrainte " cisaillement parallèle ou perpendiculaire aux fibres du bois ". Clameau : Crampon en fer à deux pointes à retour d'équerre, se dit aussi crochet d'assemblage. La forme particulière de ces pointes à p our but d'amener les assemblages à joindre, lors du montage de la charpentes. Claustra : Ouvrage ajouré en bois ou en maçonnerie fermant une loggia ou constituant un élément séparatif dans une pièce. Clavette : Petite cheville plate placée dans l'ouverture d'une cheville plus grosse pour l'immobiliser. Employer dans les assemblages. Clé : Coin de bois pour réunir, serrer les moises. Cheville rectangulaire de bois dur assurant le serrage de certains assemblages. Climatisation multi-zone : délimitation d'espaces nécessitant des apports différents d'air froid (climatisation) ou de chaleur (chauffage) en fonction de leur emplacement relatif dans le bâtiment (ex. leur plus ou moins grande proximité des fenêtres). Clin : Planche de bardage, "les clins s'assemblent par rainure et languette, ou se recouvrent en crémaillère ". Coefficient : facteur permettant de pondérer un calcul en fonction de certaines circonstances ou caractéristiques. Ex. un coefficient peut exprimer la perte éventuelle de résistance, occasionnée par la rouille, d'une poutre d'acier. Clame : Pièce métallique (équerre, méplat, etc.) fixée à l’extrémité d’une barre, d’une tôle, servant à réaliser un accostage précis pour faciliter un assemblage ou l’exécution d’un joint soudé. Clavette : Petite cheville en fer plat, souvent usinée, servant à immobiliser deux pièces, dont l’un présente une fenêtre rectangulaire de section légèrement supérieure à celle de la cheville. Clinker : Produit obtenu par cuisson jusqu’à calcination au minimum d’un mélange très soigneusement dosé d’acide silicique d’alumi ne, d’oxyde de fer et de chaux. Finement moulu avec des additions (ex : laitier de hauts-fourneaux), le clinker donne le ciment dont il existe de nombreuses variétés (dont le ciment Portland obtenu à partir de clinker de Portland). Cloison : Désigne les parois non porteuses permettant d'organiser les espaces. Les cloisons peuvent être en briques, parpaings, carreaux de plâtre,… Closoir : Type de cache-moineau que l'on place en contre-profil des matériaux de couverture, pour en clore le raccord avec le bardage.
  • 9. Condition suspensive : Condition dépendant d'un événement futur et incertain qui suspend la validité d'une convention (ex : promesse de vente sous condition suspensive d'obtention d'un prêt) Si la condition ne se réalise pas, l'acte est considéré comme nul et non avenu. Coefficient : Pourcentage, ou valeur relative qui concerne une donnée ou une caractéristique. Voici les principaux coefficients utilisés dans le bâtiment, regroupés par sujets. - Acoustique : Coefficient d'absorption acoustique, coefficient (x dit de SABINE : rapport de l'énergie acoustique absorbée à l'énergie incidente. a.sab =Wa /Wi. Coefficient de correction acoustique : désigne parfois l'indice d'isolement acoustique. - Matériaux : Coefficient d'absorption d'eau, d'élasticité, de flexion, de retrait, etc. : V. ces mots. Le coefficient de frottement est le rapport entre la force tangentielle (poussée, traction, cisaillement, etc.) nécessaire pour déplacer un élément contre un autre et la force (charge, pression, etc.) qui rapproche ces deux éléments l'un contre l'autre. - Thermique :        Coefficients d'amortissement thermique, de besoins de chauffage (B), de conductivité thermique Coefficient volumique de consommation d'énergie (coefficient C) Coefficient de couverture solaire (F) coefficient volumique des déperditions thermiques (coefficient G pour les habitations, et G1 pour les autres bâtiments) Coefficient de transmission surfacique (K), linéique (K,) et global (Kg) des parois Coefficient de résistance thermique des parois (R) Coefficient de performance (COP) des pompes à chaleur. Coefficient d'occupation des sols (COS) : Coefficient déterminant pour chacune des parcelles comprises dans les zones définies par le plan d'occupation des sols (POS) d'une commune, la densité de construction admise selon les règles d'urbanisme. Rapport exprimant le nombre de mètres carrés maximum de plancher hors oeuvre pouvant être construits par mètre carré au sol. Cœur : Partie centrale, dure et plus foncée d'un tronc d'arbre. Elle est composée des cellules mortes plus résistantes que l'aubier. V. duramen. Collage : Assemblage de deux éléments par interposition d'un troisième, la colle, qui présente une affinité adhésive avec chacun des deux. Collapse : Au cours d'opération de séchage, par suite de température trop élevée, de ventilation trop sèche, des décollements intérieurs peuvent se produire, ou des alvéoles se former. Colle : Matière gluante durcissant sous l'effet de la chaleur, de l'air ou d'un agent polymérisateur, et que l'on étale à la surface des bois pour les faire adhérer : " les colles à froid ont permis à la charpente d'évoluer de manière spectaculaire ces vingt dernières années ". Les colles urée formol, résorcine-formole ou résorcine-phénol-formole sont les plus employées; les premières sont réservées pour les travaux placés à l'abri des intempéries, et les secondes à tous les travaux extérieurs. Colombage : Ensemble des poteaux placés verticalement dans une construction à pan de bois. Colombe : Chacun des poteaux qui entrent dans la composition d'un pan de bois, plus particulièrement les deux forts poteaux qui, placés de chaque coté d'une poutre maîtresse, soutiennent celle-ci. Colonne : Élément d'architecture de forme cylindrique, destinée à former un support vertical, et composé de trois parties: la base, le fût et le chapiteau. Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être perdus ou aménagés. Compression : Type de sollicitation qui tend à comprimer un élément, et donc à en provoquer le raccourcissement. " dans les structures triangulées, les barres sont soumises à deux sortes d'efforts principaux : la compression et la traction ". Congé : -1. Moulure dont le profil creux en forme de quart de cercle est l'inverse de celui de la moulure dite en quart de rond. Syn. Cavet. - 2. Outil servant à façonner ce profil. Connecteur : Organe de liaison placé entre une poutre métallique et une dalle de béton pour solidariser les deux matériaux dans une résistance commune aux charges qui leur sont appliquées. Les connecteurs peuvent être : des goujons, des barres rondes, des équerres, des coupons de profils divers soudés sur la semelle supérieure de la poutre métallique. Ce sont également des pièces d'assemblage des charpentes, constituées soit d'une plaquette perforée à clouer, soit d'une plaquette de métal hérissée de pointes par emboutissage, et mise par percussion. Console : - 1. Support en bois qui soutient une corniche, un balcon, un auvent, etc. - 2. Prolongement d'une poutre ou d'une ferme en porte à faux. Construction : - 1. Action de construire. - 2. Bâtiment construit. - 3. Tout ouvrage dont la structure travail et qui a d'autre fonction que celle de supporter une toiture. Les constructions en bois se subdivisent en trois familles : les ouvrages définitifs parmi lesquels on trouve les maisons en pans de bois, les chalets et les maisons à ossature en bois; les ouvrages provisoires qui comprennent les étaiements, les échafaudages et les coffrages; les ouvrages sp éciaux tels que ponts, passerelles, pylônes, palissades, silos, portes d'écluses etc. Contrainte : Sollicitation s'exerçant dans une section : " la contrainte exprime le rapport d'un effort (en kg ou en daN) sur une surface unitaire (en cm ou en mm); d'où sa valeur donnée en kg/cm ou en daN/cm ". Contrefiche : - 1. Pièces de bois entrant dans la composition des fermes. Placée en position inclinée, elle s'assemble, en tête, sous l'arbal étrier, et, en pied, dans le poinçon : " la fonction de la contrefiche est de lutter contre la flèche que pourrait prendre l'arbalétrier sous la charge que lui transmet la panne ". - 2. en étaiement, grande pièce inclinée (tronc d'arbre ou assemblage de madriers) soutenant la poussée des terres ou d'un mur.
  • 10. Contre-fil : Sens contraire à la direction des fibres du bois. Il est possible que le contre-fil soit la caractéristique de certaines espèces d'arbre (Sapelli). La figuration rubannée est fréquente dans les bois tropicaux. Ce sont des couches superposées de fil incliné sur droit qui alterne avec des couches gauches. Il y a des déviations de fil : drapé, ondulé, etc. qui sont dues à la figuration. Pl. des contre-fils. Contreflèche : Courbure artificielle que l'on fait prendre à une pièce de bois ou à un élément de structure. La contreflèche est donnée à l'oeil ou par calcul, lors de la fabrication d'élément de structure ou lors de la pose de renforts. Dans le cas où elle est obtenue par un calcul, la contrefl èche réelle donnée à l'élément considéré est légèrement supérieur à la flèche à la flèche que prendra cet élément sous la charge qu'il doit supporter. Contre-latte : Forte latte, plus longue et plus épaisse que les lattes du toit ou du bardage, posé de façon à les soutenir. Contre-marche : Dans un escalier, pièce verticale comprise entre deux marches consécutives. Dans les escaliers à la française les contremarches s'assemblent dans une rainure pratiquée dans la marche supérieure et se clouent derrière la marche inférieure; dans les escaliers à l'anglaise, ell e se visse le plus souvent dans un tasseau. Contremarque : Marque portée lors de l'établissage sur toutes les pièces placées à droite de l'axe d'un élément de structure (une ferme par exemple). Dans les expressions du métier, le mot contremarque est utilisé au masculin : " cette ferme est marquée au franc et au contremarque ". Contre-parement : Face non-apprêtée d'une pièce de bois ou d'un panneau, opposée au parement. Contre-pente : Déclivité qui, dans un chéneau ou dans une gouttière, donne à l'écoulement des eaux une direction inverse de celle de leur écoulement normal : " la contre-pente est considérée comme un défaut ". Contreplaqué : Panneau de bois formé par la superposition de plusieurs couches de bois liées par des résines. Contrevent : Dans une charpente, pièce de bois placée obliquement entre les fermes pour les renforcer. Souvent appelé Lien. Contreventement : Dispositif mettant en liaison les structures pour assurer leur stabilité. Convection : échange de chaleur effectué par le mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides) et par rayonnement (infrarouge). Copeau : Éclat, morceau, ruban détaché d'une pièce de bois au rabot ou au ciseau : gros copeau, copeau fin, frisé. De peu de valeur, l e copeau a trouvé une utilisation dans la fabrication de panneau. Corbeau : Elément en saillie, formant console et permettant de supporter des poutres, balcons, corniches… Cordeau : Corde très fine employée pour tracer des épures et le réglage des charpentes au levage. Corniche : Moulures filantes créant des reliefs situées en couronnement de façade. Cornier : Qui est à la corne, c'est à dire à l'angle de quelque chose : " poteau cornier ". Cornière : Profilé de métal méplat plié dans le sens de la longueur, en général à angle droit en L, à branches égales ou inégales, les bords et angles intérieurs étant arrondis. Si tous les angles sont vifs, la cornière prend le nom d’équerre. Corroyage : Les outils de corroyage servent à dégrossir et dresser les pièces afin de les ramener à leur juste mesure par rabot, riflard ou varlope. Mécaniquement on use de la dégauchisseuse pour les chants, de la raboteuse pour l'épaisseur et la largeur. Corroyer : Dégauchir, dresser et mettre aux cotes d'utilisation une pièce de bois, soit à la main, soit à la machine. Corruguée : une tôle corruguée est une tôle pliée plus ou moins à angle droit, à intervalles réguliers de 5 à 10 centimètres, de manière à lui donner plus de corps. Costière : Assemblage de planches rabotées, placées de chant et formant le cadre d'un châssis de toiture, tout en obturant le vide laissé dans l'épaisseur de la charpente entre le dessous du châssis et le nu du plafond. Cotterie : Terme en usage dans le bâtiment et plus particulièrement dans le compagnonnage pour désigner les ouvriers qui travaillent sur les échafaudages ( maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs etc.) tandis que les ouvriers travaillant au sol (serruriers, menuisiers etc.) sont appelés pays. Couchis : Ensemble formé par des bastaings ou des madriers, posés les uns à coté des autres, parfois sur plusieurs lits superposés et croisés, pour assurer une bonne répartition des charges sur le sol. Coupe : Disposition de joint par rapport aux pièces déjà assemblées. Coupe biaise ou fausse coupe : coupe oblique. Coupe carrée ou coupe droite : coupe à angle droit. Coupe d'onglet : coupe à 45°. Coupe perdue qualifie les lames de parquet de différentes longueurs. Coupe-feu : Qualifie une paroi (cloison, plancher ... ), ou un élément inséré dans une paroi (porte, fourreau de canalisations, clapet de gaine), stable au feu (mécaniquement), isolant thermique, pare-flammes (étanche aux flammes). Le classement coupe feu dépend du délai nécessaire pour qu'une source de flamme normalisée les traverse. Les classes sont de 1/4 h, 1/2 h, 1 h, une heure 1/2, 2, 3, 4 et 6 heures. On dit par ex. qu'une cloison est coupe-feu deux heures.
  • 11. Coupure : Interruption dans le passage du courant, d'un fluide..., dans un ouvrage : joint de structure, joint de reprise... -Coupure de capillarité, ou coupure étanche : interposition dans toute l'épaisseur d'un mur d'un matériau étanche (bitume armé, mortier fortement dosé et adjuvanté, résines injectées) faisant écran aux remontées d'humidité par capillarité. La coupure de capillarité à la base des murs doit être au-dessus du niveau des terres du remblai extérieur ou du vide sanitaire, et sous le chaînage du plancher bas. Cour anglaise : Cour située au dessous du niveau du terrain et qui permet d'assurer la ventilation ou le jour de pièces situées au sous -sol. Courbe : Bloc de bois massif constituant après taillage une première partie de limon ou de crémaillère curviligne en plan et en élévation et placé entre deux joints. Couronne : - 1. Bloc de bois circulaire, massif ou en lamellé-collé, plein ou évidé placé au sommet de certaines coupoles, pour recevoir la tête des arbalétriers rayonnants. - 2. Couronne de pointes ou de boulons : disposition circulaire de pointes ou de boulons, pour conférer à un assemblage un aspect plus soigné tout en assurant une reprise très satisfaisante des efforts qui sollicitent ces organes. Couronnement : Assemblage des chevrons sur le faîtage. 2. Couronnement d'un poinçon : ensemble des coupes réalisées, suivant le lattis des versants, en tête d'un poinçon destiné à recevoir des arêtiers ou des noues, pour permettre au charpentier de régler ces derniers en hauteur lors du levage. Cours : Rangée continue de pièces de bois assemblées bout à bout : " un cours de pannes, de sablières, de plinthes etc.". Couture : Distance comprise entre le joint et le bord du trou rond destiné à recevoir la cheville, dans un assemblage à tenon et mortaise chevillée. Cette distance est à peu près égale au diamètre de la cheville. Convection : échange de chaleur effectué par le mouvement d'un fluide (habituellement un gaz). Les échanges de chaleur peuvent également se faire par conduction (dans les solides) et par rayonnement (infrarouge). Couverture : Ensemble permettant la mise hors d'eau d'une construction (tuiles, bacs acier, zinc, ardoises...) Couvre-joint : Plaque de liaison réunissant par des rivets ou des boulons les abouts de deux éléments d’une même pièce, et calculée de manière à maintenir sans affaiblissement la résistance finale. On se sert de couvre-joints, soit lorsque la longueur des éléments disponibles est inférieure à la longueur de la pièce à construire, soit lorsque la longueur de la pièce est telle que son transport et sa mise en place nécessitent son fractionnement en tronçons. Le couvre-joint est également un profilé métallique, en tôle repliée en trapèze, pour être fixé en recouvrement d'un tasseau de faîtage ou d'arêtier, ou sur une acrotère. Coyau : Chacun des chevrons courts placés à la base des combles à forte pente pour adoucir l'égout : " les coyaux sont taillés en sifflet et cloués sur ou contre les chevrons du comble; par la brisure qu'ils produisent, ils donnent plus de mouvement à la toiture ". Crampon : - 1. Pièce de fer recourbée et doublement appointie destinée à lier deux pièces de bois. - 2. Crampon d'assemblage, organe destiné à reprendre le cisaillement entre deux éléments, dont l'un peut être en acier. Tiré d'une tôle mince son profilé est dentellé afin d'en permettre la pénétration dans le bois par pression : " les crampons peuvent être à simple ou à double denture ". Crapaudine : Pièce de fonte ou d’acier de forme cylindrique ou parallélépipédique, portant un téton saillant à la partie supérieure sur lequel s’articule le tourillon d’une porte lourde. Pièce fixe supportant et guidant le pivot inférieur d’un organe mobile (mât de levage, potence, etc.). Petit panier retourné formant filtre, placéaux points d'écoulement des eaux pluviales (naissance des descentes, de gouttières, de chêneaux) pour retenir les végétaux et autres corps, et pouvant servir de trop-plein. Crémona : Application particulière de la statique graphique permettant de déterminer la valeur et la direction des efforts sollicitant les barres d'un système triangulé. Croche : Un des procédés du trait de charpente appliqué aux pièces courbes dans les trois dimensions de l'espace, c'est à dire cintrées en plan et en élévation : " dans le langage du charpentier, le mot croche est plus spécialement réservé à la charpente, et le mot courbe à l'escalier ". Croisée : Châssis de fenêtre. Croisée à la française : composé de deux châssis volants. Croisée vénitienne : plusieurs châssis accolés. Les croisées sont parfois munies de courtes traverses appelées petits bois. Croisillon : Élément de charpente constitué par deux pièces de bois ou de métal disposées en croix et entrant dans la composition de certains pans de bois ou de poutre triangulée. Croix-de-Saint-André : Croisement de deux pièces de bois selon les diagonales d'un rectangle, d'un carré, ou d'un quadrilatère quelconque, de manière à rendre l'élément indéformable. A leur intersection ces deux pièces s'assemblent par une entaille à mi-bois. Crosse : Pièce rapportée sous le limon de départ d'un escalier, de manière à en augmenter la largeur et à la rendre égale à cet endroi t, à celle du limon. 2. Partie courbe d'un arc en lamellé-collé. Syn. Rein. Croupe : Pan de toiture rampant à l'extrémité d'un comble. La croupe, qui peut être triangulaire ou trapézoïdale, est délimitée par deux arêtiers et un égout. Une croupe est biaise si son égout n'est pas perpendiculaire à ceux des longs pans. La charpente de croupe comprend une ferme de croupe, dans l'axe du faîtage, et deux demi fermes d'arêtier. Cubage : Évaluation d'un volume de bois en unités cubiques. Cuisine américaine : Cuisine ouverte sur le séjour. Cul-nu : Sans assemblage. Se dit en parlant de deux pièces maintenues l'une contre l'autre par un simple clouage. Cuvelage : Traitement des parois en béton permettant de leur assurer une étanchéité. Utilisé pour la construction de sous-sols en milieu humide.
  • 12. 4 - Lexique de la Construction - Lettre 'D' Dalle : Surface horizontale en béton reposant sur la structure d'une construction. La dalle flottante est une dalle désolidarisée de son support (plancher). Les dalles sur plots sont des dallettes de petites dimensions posées sur plots et permettant d'assurer la protection de l'étanchéité des terrasses accessibles. Dauphin : Partie basse des descentes d'eau pluviale généralement en fonte. D.D.E : Direction Départementale de l'Equipement. Cet organisme est chargé de vérifier la bonne utilisation des règles d'urbanisme. Des consultations sont ouvertes au public. Débattement : Rayon d'ouverture d'une . Débillarder : Effectuer un débillardement, c'est-à-dire tailler les chants d'une pièce courbe de façon qu'ils soient le plus souvent d'équerre par rapport aux plats suivant une ligne aplomb. Débit : Exploitation du bois selon ses diverses destinations en poutres, bastaings, madriers etc. Division longitudinale de la grume par sciage, fendage ; chacune des pièces ainsi obtenues est mise aux dimensions de l'industrie. Débiter : - 1. Action de couper le bois par des méthodes de sciage très diverses, afin d'obtenir des pièces utilisables par l'industrie. L'AFNOR (Association française de normalisation) a établi des dimensions normalisées pour les bois dits secs à l'air, c'est-à-dire pour les bois dont le taux d'humidité est compris entre 13 et 17 %. Toutefois, pour satisfaire la demande, il existe également des débits sur liste, répondant à une commande précise. - 2. Débit sur dosse, débit consistant à scier une bille suivant des traits parallèles entre eux. La première tombée est dite dosse, la seconde, sur dosse, tandis les autres sont appelées feuillets, planches ou plateaux, selon leur épaisseur. Leurs dimensions normalisées sont les suivantes (en mm) : 13, 18, 27, 34, 41, 54, 65, 70, 80, 90, 100, 110, 120, 150, 200. Déboursé : Ensemble des coûts de fournitures et de main d'oeuvre qui composent le prix de revient brut d'un ouvrage, hors frais fixes et bénéfice ; on dit parfois déboursé-sec pour déboursé-net. Décapage : Enlèvement de tous les corps étrangers présents à la surface de l’acier avant l’application du revêtement protecteur. Les procédés les plus employés pour décaper sont le plus souvent mécaniques ou thermiques pour les laminés à chaud avant peinture, chimiques (dissolution, attaque acide) pour les tôles ou profilés laminés à chaud ou à froid avant galvanisation, zingage électrolytique, etc. Les tôles laminées à froid sont décapées par oxydation et réduction gazeuses avant galvanisation (procédé en continu). Le décapage est aussi employé avant la sulfinuzation (cémentation au bain de sel à 550°C qui introduit superficiellement dans le métal des composés sulfurés, nitrurés et carburés. Décharge : - 1. Pièce oblique destinée à s'opposer à la déformation d'un pan de bois : " l'inclinaison de la décharge est, en principe, inférieure à 60° ". - 2. Placer une pièce en décharge, lui donner une position inclinée, soulager un plancher, arc-bouter un mur ou contreventer une charpente. Déclaration d'achèvement des travaux : Déclaration signée du constructeur qui doit être adressée à la mairie dans un délai de 30 jours à partir de l'achèvement des travaux. Décollement : Action de se décoller. État qui en résulte : " en charpente lamellée-collée se produisent parfois des décollements dus à différents facteurs mauvais Serrage, mauvaise colle, conditions d'utilisation défavorables (bois humide, basse température), etc. ". 2. Partie de bois enlevée à un tenon, lorsque la mortaise comporte un épaulement, de manière que la pièce qui porte ce tenon dissimule totalement la mortaise. 3. Partie de bois enlevée à un embrèvement, lorsque le talon d'about est trop court. Décrochement : Différence d'alignement en plan ou en hauteur, dans une surface ou dans une moulure. Syn. retour. Dédoubler : Diviser en deux : " dédoubler un madrier par le milieu, à plat par un trait haut ou de chant par un trait bas. Défaut : Toute imperfection que présentent les bois. Les principaux défauts sont la cadranure, la gélivure, les gerces', la roulure; viennent ensuite les noeuds, le flache, l'aubier : " certains défauts rendent les bois inutilisables ". Défibrage : Tirer d'un rondin de longs et minces copeaux qui serviront à la fabrication de panneaux de fibres de bois. Dégauchir : - 1. Travailler une pièce de bois pour lui enlever son gauche naturel et aplanir une de ses faces. Cette opération s'effectue au riflard et à la varlope, ou à l'aide d'une dégauchisseuse. - 2. Dégauchir à l'oeil, apprécier au coup d'oeil la verticalité ou l'alignement d'éléments situés dans un même plan. Syn. bornoyer. - 3. Faire dégauchir, déterminer sur une épure, par un tracé particulier, la position d'une pièce de bois, afin qu'elle soit située dans le même plan que d'autres, pièces ayant la même fonction. On dit aussi faire tourner (par exemple une contrefiche d'arêtier, par rapport aux contrefiches des fermes). Dégauchir : - 1. Se confondre avec les arêtes ou les faces d'autres éléments, en parlant d'une pièce de charpente située dans le même plan que ces éléments. -2. Se dégauchir par arête, être placé dans le même plan que l'arête' ou la face d'une autre pièce inclinée, celle-ci pouvant être face aplomb ou à dévers. Dégraisser : - 1. Enlever une épaisseur de bois à un tenon trop fort, pour faciliter son entrée dans la mortaise correspondante. -2. Réaliser une légère pente sur une surface : " dégraisser les chants d'une porte ". Dégrossir : Travailler grossièrement une pièce de bois et lui ôter le plus de matière possible, pour la préparer à recevoir sa forme définitive: " dégrossir une courbe d'escalier ". Dégueulement : Voir engueulement. Déjoutement : Coupe biaise pratiquée à l'extrémité de pièces concourantes, en vue de leur assemblage. On taille ces pièces selon la ligne passant par le point d'intersection de leurs faces et le point de concours de leurs axes.
  • 13. Délamination : Séparation des éléments d'un assemblage, par suite d'une défaillance de la colle, qui se produit soit dans la colle elle-même, soit dans l'interface de la colle et du bois. Lorsque la rupture se produit dans la colle elle-même, on parle de rupture cohésive. Délardement : - 1. Enlèvement du lard (ou gras) d'une pièce de bois. -2. Fort chanfrein pratiqué sur une ou deux arêtes d'une pièce de bois, pour procurer un appui à d'autres pièces, ou lorsque la face supérieure ou inférieure de cette pièce (faîtage, arêtier, noue) se trouve dans un angle saillant. Déligner : - 1. En charpente, refendre. - 2. En scierie, éliminer totalement ou partiellement Ies flaches, sans que les bords des pièces soient parallèles. Demi-ferme : Élément de charpente qui s'emploie dans les combles en appentis, car ces combles n'ont qu'une seule pente, et dans les croupes, quand la panne basse a une trop grande portée. Dans ce dernier cas, la demi-ferme de croupe s'assemble contre la ferme qui lui fait face, et lui transmet une partie de la charge supportée. Densification : Amélioration du bois par compression. Ses propriétés étant fonction de sa densité, variant d'une espèce à l'autre, on le comprime par pression de 200/300 kg/cm ; cela donne une pièce lourde propre à l'usage industriel. La densification peut être effectuée simultanément à l'imprégnation ou par injection de résine. Densifié : Bois qui a subit la densification. Dépose : En étaiement, enlèvement des étais à la fin des travaux de reprise en sous-oeuvre. Déroulé : Se dit d'un bois pelliculaire obtenu par découpe tangentielle d'une bille de bois avec une dérouleuse. Le déroulage est utili sé pour obtenir les bois de placage courants, et pour la fabrication des plis des panneaux de contreplaqué. Désaboutement : - 1. Épaulement saillant ménagé dans une pièce de charpente qui doit recevoir une pièce oblique. - 2. Assemblage comprenant deux tenons qui se contrebutent dans une même mortaise. Descente : Canalisation de section circulaire, ou parfois carrée, verticale ou en forte pente, par laquelle on "descend" jusqu'au niveau du sol les eaux pluviales recueillies parles chéneaux et gouttières. La descente est terminée, à sa base, par un dauphin. Le choix du diamètre d'une descente est donné par des abaques, en fonction de la surface de récolte d'eaux (surface en projection horizontale), de l'intensité des pluies, et de la forme droite ou conique du moignon. V. le DTU. Descente des charges : calcul de la transmission des charges cumulées vers les points d'appui et les éléments porteurs d'un ouvrage. Graphique des résultantes des forces exercées par les différentes parties d'une structure, d'une voûte, d'une charpente, et de leurs applications vers les appuis. Désordre : Concernant l'enveloppe du bâtiment, ce terme désigne les dégradations dont souffre une composante, en raison d'une mauvaise conception ou d'une mise en oeuvre déficiente. Développement : Tracé permettant de porter sur un même plan les différentes parties d'un corps, afin de les faire apparaître en vraie grandeur. Le développement est très souvent pratiqué, lors de la conception des escaliers, pour la mise au point des balancements, la correction des lignes de débillardement, des limons et des mains courantes, le positionnement des coupes à crochet, et le tracé des feuillets entrant dans la composition des limons en bois l amellé-collé ". Dévers : - 1. Inclinaison des faces d'une pièce de bois. Il existe cinq positions particulières de dévers, qui concernent les pièces parallélépipédiques inclinées selon deux sens : a. le lattis, dont une des faces affleure le versant d'un comble ; b. la face aplomb, dont deux faces sont verticales; c. l'aplomb par arêtes, dont les arêtes supérieure et inférieure sont confondues dans un même plan vertical; d. le tout dévers, dont aucune des arêtes ne se trouve située dans le plan des autres; e. l'arêtier positif, qui, par un tracé d'épure, permet de déterminer l'inclinaison de la pièce, de façon que ses deux faces se confondent avec les deux sablières, qui forment entre elles un angle aigu. - 2. À dévers loc. adv., dans une position non verticale, obliquement. Les pannes sont ordinairement placées à dévers sur les arbalétriers. Déversement : Déformation affectant une structure ou un élément de structure fléchi dont le contreventement est défectueux. Dévoiement : Changement de direction d'un conduit. Dévoyer : - 1. Déplacer latéralement une pièce de bois située dans l'angle d'un comble, pour que ses arêtes supérieures se trouvent à la même hauteur. - 2. Modifier la direction d'une cheminée, pour éviter une pièce de charpente. Devis descriptif : Document donnant les caractéristiques détaillées d'un ouvrage à construire (mode d'exécution des travaux, matériaux utilisés, description technique des équipements...) Diagonale : - 1. Droite joignant deux sommets non consécutifs d'un polygone quelconque. - 2. Dans les systèmes de charpente triangulée, nom donné à chacune des barres inclinées, du fait qu'elles sont souvent placées dans la diagonale des trapèzes que forment les membrures et les barres verticales. Toutefois, le réseau d'un système triangulé peut ne comprendre que des diagonales. - 3. Dans les relevés de mesures, chacune des lignes permettant de reproduire des angles quelconques sur les épures. Diaphragme : Voir voile travaillant. Dimensionner : Opération qui consiste à rechercher, au moyen de calculs, les dimensions que l'on doit donner à une pièce ou à un ouvrage. Disjoncteur : Interrupteur de sécurité qui coupe le circuit électrique en cas de surtension. Domotique : Installations permettant la commande automatique ou à distance de certains équipements (chauffage, alarme...) Dormant : Cadre fixe d'une baie destiné à recevoir une porte ou une fenêtre. Dosse : Premier et dernier morceau de bois scié, lors du débit.
  • 14. Doublage : Paroi ou cloison construite contre un mur ou à quelques centimètres d'un mur, soit pour le consolider, soit pour en améliorer les performances, soit pour le revêtir. A l'intérieur, une cloison de doublage sert à constituer un espace d'air ou à protéger un isolant thermique, tout en composant un parement rigide et plan. Il est fait soit en briques plâtrières hourdies sur chant puis enduites, soit en carreaux de plâtre à parement lisse, soit en plaques de plâtre cartonné de hauteur d'étage, solidaires ou non d'un isolant thermique (V. Complexe de doublage isolant). À l'extérieur, le mur de doublage désigne souvent une contre-paroi d'habillage, en général en briques perforées, liée à la maçonnerie porteuse par des pattes scellées. Une paroi de doublage extérieur en éléments non maçonnés, fixés mécaniquement, est un bardage. Une fenêtre de doublage, ou double fenêtre, peut être mise en place pour améliorer les performances acoustiques et / ou thermiques d'une fenêtre existante, de préférence avec un espace de 150 à 300 mm entre les fenêtres parallèles. Douglas : Voir Pin d'Oregon. Doussié (Afzelia) : (Afzelia pachyloba Harms. afzelia bipindensis Harms.) Afzelia. Angl. : Afzelia. All. : Afzelia. Ital. : dussie. Provenances : Afrique tropicale. Drain : Conduit souterrain permettant de capter et d'évacuer les eaux souterraines. DTU : Documents Techniques Unifiés. Document qui réunit l'ensemble des "Règles de l'art" et techniques de construction dont le bien-fondé est confirmé par l'expérience, pour chaque type d'ouvrage du bâtiment : par exemple, installations de gaz, pose des parquets, exécution des enduits, etc. Il y a actuellement une centaine de DTU. À chaque DTU correspond une norme NF. Les D.T.U., rédigés en coopération avec les intervenants, et publiés par le C.S.T.B., sont en France la référence technique indiscutée dans tout règlement de litiges de conception ou de mise en oeuvre portant sur les ouvrages concernés. Le non-respect des prescriptions des DTU constitue, pour les assureurs, un motif suffisant pour faire jouer les clauses d'exclusion de garantie. Certains DTU particuliers sont dits Règles de calcul : ils regroupent un ensemble de règles techniques de conception et de calcul des ouvrages (fondations, charpentes, construction métallique, béton, cheminées, sécurité des ouvrages aux risques sismiques, aux surcharges de neige et de vent, et calculs thermiques). Ductilité : Propriété d'un matériau d'être étiré, étendu, courbé ou déformé sans se rompre, avec une élasticité très faible. La ductilité exprime la possibilité extrême de plastification. Elle se rattache donc à l’allongement A % ou à la striction S % en essai de traction uniaxiale, voire à l’allongement % en essai de pliage. Cette généralisation de la notion de ductilité a, par ailleurs, abouti à une extension du qualificatif "ductile" (zone ductile, rupture ductile), de sorte qu’il s’oppose au qualificatif "fragile". Duramen : Le duramen est constitué par les cernes de bois les plus intenses. Il constitue le bois parfait, bois d'oeuvre. Les cellules de bois constitutives du duramen ont uniquement un rôle de soutien. Dureté : Aptitude du métal à résister à des contraintes d'écrasement et de poinçonnement. Elle s’exprime à partir d’une des dimensions de l’empreinte dans le métal – sous un effort donné parfaitement taré – d’une bille d’acier ou d’un diamant conique ou pyramidal. 5 - Lexique de la Construction - Lettre 'E' Eaux usées - Eaux vanne : Les eaux usées sont les eaux évacuées des cuisines et salles de bains. Les eaux vannes sont les eaux évacuées des WC. Échafaudage : Ouvrage provisoire formé d'une ossature dans laquelle sont disposés des platelages destinés à supporter le matériel et les ouvriers, lors de la construction ou de la restauration d'un ouvrage : " l'échafaudage, peut être en bois ou en métal, et, selon sa conception, être montant de fond, en console, en éventail, en bascule, suspendu, etc.". Échandole ou essandole : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau. Échantignole : En charpente métallique : sorte d’équerre en fer plat plié servant à assujettir une panne sur un arbalétrier. Echappée : Hauteur libre au dessus des marches d'un escalier. Écharpe : 1. Pièce placée dans la diagonale d'un ouvrage (panneau de porte, etc.), pour le rendre indéformable et participant de ce fai t au contreventement. 2. Dans les pans de bois, pièce oblique ayant la même fonction que la décharge, et dont l'angle est inférieur à 60° : " dans certaines fermes, l'entrait peut être remplacé par deux écharpes ; de même, les branches d'une équerre de grande dimension sont raidies par une écharpe ". Syn. Guette. Échauffer : Commencer à s'altérer sous l'effet de la fermentation de la sève, en parlant du bois. Échelle : - 1. Appareil composé de deux montants réunis par des traverses, des barreaux ou des échelons espacés de 0,25 m à 0,30 m : " l'échelle peut être simple, double, à coulisse ou plate, selon sa destination et le métier dans lequel elle est employée ". - 2. Échelle de meunier, escalier droit composé de deux limons et de marches sans contremarches, dont l'ensemble forme une seule volée. - 3. Réduction arbitraire, choisie pour représenter une unité de mesure sur les plans. Les échelles les plus employées sont : 0,01, pour les implantations ; 0,02, pour les avant-projets; 0,05, pour les plans de constructions; 0,1, pour l'exécution des travaux sans épure en vraie grandeur; 0,2, 0,5 et 1, pour les détails. - 4. Échelle de Yorce, réduction arbitraire, choisie en statique graphique pour représenter une unité de force* (par exemple : 100 kg = 1 cm). - 5. Échelle de hauteur, voir pige. Echiffre : Mur servant d'appui aux marches d'un escalier. Éclisse : Pièce assurant la liaison, l’alignement et la transmission de certains efforts entre deux éléments adjacents ou consécutifs d’une ossature, d’un rail, etc. Contrairement au couvre-joint, qui réalise une liaison intégrale bout à bout de deux éléments d’une même pièce (âme, semelle, cornière), l’éclisse n’assure qu’un alignement de deux pièces sans transmission intégrale de tous les efforts. Écoinçon : Pièce triangulaire diversement employée en charpente : dans les marches d'escalier, lorsqu'elles sont balancées et trop larges pour être prises dans un seul plateau; dans un cadre formé de montants et de traverses, pour rendre l'ensemble indéformable : " dans certaines consoles, l'écoinçon peut remplacer le lien assurant leur stabilité ". Écrouissage : Résultat d’une déformation plastique du métal. Il s’accompagne d’une consolidation de ce dernier dans le sens de la déformation. On peut le faire disparaître par un recuit approprié.
  • 15. Effet de cheminée : création de pressions positives et négatives (vacuum) s'exerçant sur l'enveloppe d'un bâtiment et générées par la différence de température entre l'intérieur d'un bâtiment et l'extérieur. Efficacité énergétique : caractéristique de matériaux ou d'appareils dont le rendement est élevé et dont l'usage permet d'abaisser la consommation d'énergie. Par extension, ce terme sert à caractériser un bâtiment ou un projet dont la bonne coordination entre les différentes composantes permet une faible consommation d'énergie sans affecter négativement le confort des occupants. Effort : Réaction d'un matériau qui montre une résistance lorsqu'on applique une force sur lui. Synonyme destress. Égout : Bas de pente d'une toiture, d'où s'écoulent les eaux de pluie. Élancement : Rapport entre la hauteur et l'épaisseur d'une cloison ou d'un mur : une cloison de 2,50 m de haut et de 10 cm d'ép. a un élancement de 25. Élasticité : Aptitude d'un matériau à reprendre sa forme et ses dimensions initiales après qu'il ait subi une déformation ou un allongement par traction, dès que cesse l'application de la force déformante. On mesure ainsi les élasticités à l'allongement (par traction), à la déformation courbe (par flexion), à la torsion (par vrillage). o Limite d'élasticité, ou limite élastique : taux d'allongement à partir duquel un matériau ne reprend plus sa forme première lorsque cesse l'action de déformation : la limite d'élasticité marque le début du caractère irréversible des déformations. o Module d'élasticité : rapport E des forces de trac tion exercées à l'allongement subi sans rupture par un corps, par unité de section de ce corps. Par ex., le module d'élasticité du Chêne est de 120 MPa, celui du fer doux de 1 800 MPa, celui du béton supérieur à 20 000 MPa. NB- Une erreur fréquente du langage courant consiste à confondre les notions de souplesse et d'élasticité, pourtant distinctes. Le fait qu'un feuil de peinture ou d'enduit soit "souple" ne prouve pas qu'il aura l'élasticité voulue pour ponter d'éventuelles fissures. Elégi : Évidement longitudinal pratiqué dans une pièce de bois pour donner plus de relief aux moulures qui y sont effectuées. Élévation : Façade d'un bâtiment. Élingue : Cordage de chanvre ou de fibres synthétiques, ou encore chaîne ou câble en acier servant à amarrer une charge. Les extrémités d'une élingue sont munies de boucles renforcées par des cosses, d'anneaux, de crochets, ou de tout autre dispositif permettant le levage. Emboîture : Sorte de traverse assemblée par rainure et languette, et éventuellement par des tenons, aux extrémités d'un panneau composé d e lames, dans le but de les réunir et de s'opposer au gauchissement. Embrèvement : - 1. Assemblage consistant en une entaille prismatique pratiquée dans une pièce de bois, et destinée à recevoir l'extrémité d'une autre pièce, taillée selon un profil inverse. L'embrèvement ne reprend que des efforts de compression. Il se compose d'un about, d'un pas et d'un talon, et, éventuellement, d'un tenon et d'une mortaise. L'about peut être d'équerre par rapport à la pièce qui reçoit l'assemblage, ou être placé dans la bissectrice de l'angle que forment entre elles Ies pièces assemblées. En outre, l'embrèvement peut être découvert, c'est-à-dire apparent sur les faces de la pièce qui reçoit, ou couvert; dans ce dernier cas, il peut être encastré de toute son épaisseur, ou comporter des arasements. Enfin, l'embrèvement peut être simple, double ou triple. - 2. Embrèvement à vif, voir Vif. Emmarchement : Largeur d'un escalier. Empanner : Poser les pannes sur une charpente, lors du levage. Empannon : Chevron particulier placé dans le raccord d'une toiture, soit entre un arêtier et la sablière, soit entre un arêtier et une noue, soit encore entre une noue et un faîtage. Emprunt : Ligne fictive qui, sur une épure, sert de référence pour certains tracés. 2. Tracer ou prendre un emprunt, se reporter à un repère de base, à différents moments du tracé d'une épure. Encaissement : Forme en bois recevant le chêneau. Encastrement : - 1. Assemblage rigide de deux ou plusieurs éléments, assurant la transmission intégrale des sollicitations. - 2. Entaille réalisée dans une pièce, aux dimensions exactes d'une pièce plus petite, et destinée à recevoir cette dernière. Enchevêtrure : Cadre formé par les chevêtres et les solives qui délimitent une ouverture (ou trémie) pratiquée dans un solivage ou un chevronnage, pour permettre le passage de gaines de ventilation, d'une cage d'escalier, d'une cheminée, de châssis divers, etc. Encorbellement : Elément constructif en saillie par rapport au plan de la façade. Encuvement : Voir surcroît. Enfourchement : Assemblage constitué par une mortaise ouverte dans laquelle se loge un tenon. Ll'enfourchement est employé parfois comme moyen de li aison, en tête des chevrons. Engravure : Encastrement du bord d'une bande ou d'une bavette d'étanchéité dans une rainure pratiquée dans une paroi verticale, à la base d'une joue de lucarne, audessus d'un bandeau, au sommet d'un relevé d'étanchéité de toiture-terrasse, etc. Engueulement : Coupe en forme de V, taillée en tête des arêtiers, des noues, et de leurs contrefiches, lorsque ces bois s'assemblent contre le poinçon d'une ferme. Enrayure : - 1. Ensemble des pièces de bois qui, posées de niveau, rayonnent autour d'un poinçon (c'est le cas des entraits retroussés, dans une tour ronde). - 2. Par extension, ensemble des pièces horizontales qui forment la base d'un comble. Entablement : Partie horizontale d'une corniche, sur laquelle reposent la charpente et le chéneau.
  • 16. Entaille : Évidemment pratiqué dans une pièce de bois. Les moisements sont des entailles; l'assemblage réalisé à l'intersection des deux branches d'une croix de SaintAndré est une entaille à mi-bois. Entrait : - 1. Pièce de charpentes généralement horizontale, joignant les deux arbalétriers d'une ferme, simple ou moisé, l'entrait s'opp ose à la poussée des arbalétriers, tandis qu'au milieu de sa portée, il est soulagé par le poinçon ". - 2. Entrait de demi-ferme, Pièce de bois dont une extrémité repose sur le mur, tandis que l'autre s'assemble contre l'entrait de la ferme. - 3. Faux entrait ou entrait retroussé, dans une ferme en A ou sur blochet, pièce de bois placée de niveau, délimite la hauteur de passage sous la ferme, soulage les arbalétriers, et supporte parfois le faux plancher. Entretoise : Pièce de bois que l'on assemble ou que l'on cloue entre deux autres, pour maintenir leur écartement, les raidir et les empêcher de se gauchir : " les entretoises s'emploient en de multiples endroits tels que les solivages (où elles sont posées en quinconce ou face à face), entre des lisses de bardage, entre des pannes* (lorsqu'elles reprennent la flexion' déviée de ces dernières), etc. ". Entrevous : Désigne d'abord l'espace compris entre deux solives ou entre deux poutrelles d'un plancher; par extension, désigne le matériau avec lequel on obture cet espace. Les entrevous en bois des planchers traditionnels étaient des panneaux de Chêne d'env. 2,5 cm d'épaisseur, assemblés à feuillure. Enture : Jonction de deux pièces de bois placées dans le prolongement l'une de l'autre, au moyen d'assemblages de profils divers. Ainsi, l'enture peut être droite, biaise, désaboutée, en fourche, en trait de Jupiter. Lorsque des pieds de poteaux sont abîmés, on remplace ces parties par des pièces de bois sain que l'on assemble au moyen d'entures. Enveloppe thermique : paroi horizontale, verticale ou inclinée, enfouie ou à l'air libre, séparant l'environnement intérieur et extérieur, et à travers laquelle migrent chaleur et vapeur d'eau. Épaulement : - 1. Partie de bois laissée à l'extrémité d'une mortaise, pour quelle ne se découvre pas, pour que l'assemblage soit plus résistant, et pour éviter les infiltrations d'eau. Dans les travaux soignés (escaliers, par exemple), les épaulements sont réalisés tant en about qu'en gorge, et parfois au milieu des mortaises, pour éviter que le toupillage et le retrait des bois ne les découvrent, et aussi pour augmenter la résistance de l'assemblage. Les épaulements sont recouverts par les décollements pratiqués dans les tenons. - 2. Toute entaille fournissant un appui à la pièce qu'elle reçoit. Les moises venant s'assembler sur un poteau reposent sur des épaulements, une languette bâtarde ou un élégi forment un épaulement. Épicéa : Sapin blanc du nord. Angl. : White wood, European spruce, Norway spruce. All. : Fichte, Gemeine fichte. Ital. : Abete rosso. Provenances : Europe. Épure : - 1. Dessin dans lequel les principes du trait sont employés sous la forme la plus simple, et qui permet d'effectuer l'établissage et le traçage des pièces de bois, et de trouver leurs coupes. Les épures de charpente sont battues, généralement à la grandeur de l'ouvrage à réaliser, sur une aire d'épure, à l'aide d'un cordeau préalablement graissé au blanc d'Espagne, de Meudon, etc. ". - 2. Aire d'épure, surface plane recouverte de parquet ou constituée de plâtras (salpêtre) sur laquelle les charpentiers battent l'épure. Époxy ou Époxyde : Famille de résines thermodurcissables dérivées du pétrole ; ses polymères sont caractérisées par leur groupement époxy en bout de chaînes moléculaires. Leur durcissement, exothermique, s'effectue par réticulation chimique, au contact d'un durcisseur aminé, d'un polyamide, ou encore d'un anhydride d'acide. Le mélange réticulé a des performances élevées, en particulier sur quatre plans : - La force d'adhérence exceptionnelle sur un grand nombre de matières, en particulier les bétons, l'acier, les caoutchoucs : la résistance à la traction peut dépasser 500 kg/cm; d'où son emploi comme colle multifonctions (par ex. collage de voussoirs de ponts en surplomb), et comme liant de mortiers spéciaux à très haute cohésion. - L'absence de retrait des mélanges sans solvant (emplois en moulage et en mortiers épais). - L'inertie à l'eau, et l'absence totale de porosité, d'où l'emploi en étanchéité et en cuvelage; mais ce caractère totalement étanche, y compris à la vapeur d'eau, peut dans certaines applications, constituer un inconvénient (revêtement non respirant). - L'inertie chimique, c'est-à-dire l'insensibilité à la plupart des agents agressifs (bases, alcalis, acides) et des solvants (hydrocarbures) ; d'où l'emploi en revêtements anticorrosion (sols de laboratoires, industries chimiques et alimentaires, garages, cuves, réservoirs, etc.). On peut aussi adapter les caractéristiques aux besoins en mélangeant les époxydes à d'autres matériaux brais, polyuréthanes, etc. Équerre : - 1. Instrument servant à tracer des angles droits. L'équerre se compose de deux pièces parfaitement ajustées : le chapeau, plus épais, s'applique contre la pièce à tracer, et la lame guide le crayon. - 2. Équerre à écharpe, équerre en bois de grande dimension, dont le chapeau et la lame sont raidis par une écharpe qui évite à l'angle de se déformer. - 3. Équerre métallique, morceau de profilé en fer cornière, employé comme renfort ou comme élément d'assemblage. - 4. Fausse équerre, voir sauterelle. - 5. Coupe d'équerre, coupe réalisée à angle droit. - 6. D'équerre lac. adj., se dit d'un élément qui forme un angle droit avec un autre élément, contre lequel il s'applique. Dans une ferme, le poinçon est d'équerre par rapport à l'entrait. Érable plane : (acer platanoïdes L.) Plane. Angl. : Norway maple, European maple. All. : Spitzahorn, Lenne. Ital. : Acero riccio, cerfico. Provenances : Europe entière de l'atlantique au caucase. Escaliers : Les escaliers peuvent avoir différentes configurations. Escalier droit, escalier balancé (marches tournantes), escalier hélicoïdal (marches rayonnant autour d'un axe central), escalier à la française (alternance de volées droites et de paliers), escalier à quartier tournant... Essanne : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau. Essentage : Revêtement d'une paroi verticale par des ardoises ou des essentes. Essente : Petite planche mince employée comme matériau de couverture. Syn. bardeau. Établissement : - 1. CHARP.: ensemble des opérations allant du tracé des pièces jusqu'au montage de l'ouvrage : l'établissement comprend le tracé des épures ou ételons, le choix des bois, leur équerrage et leur mise sur ligne, leur disposition sur l'ételon, sur l'aire de chantier, leur marque par des signes conventionnels, la rencontre des bois et la taille des assemblages, et enfin leur montage. - 2. MENUIS.: désigne chacun des signes conventionnels tracés sur les pièces de bois assemblées provisoirement, pour repérer leur sens d'assemblage en attendant leur montage définitif. Étage : - 1. Espace compris entre deux planchers. - 2. Hauteur d'étage, expression employée, en escalier pour désigner la distance qui sépare la face supérieure de deux planchers' consécutifs et qui correspond à la hauteur à monter. Étaiement : - 1. Ouvrage intermédiaire entre une charge et un point d'appui. - 2. Ouvrage provisoire élevé pour soutenir une construction qui menace ruine, ou pour des travaux de reprise en sous-oeuvre. Il existe différents types d'étaiements, parmi lesquels on doit choisir le mieux adapté au cas considéré : étaiement en éperon, en chevalement, en cintre, en contrefiche, en étrésillon, etc. : " bien qu'il s'agisse de travaux provisoires, les étaiements sont très souvent délicats à réaliser et font appel au bon sens et à l'orient du charpentier, lequel s'assure de la nature des appuis et estime les charges à supporter ".
  • 17. Étai : Pièce principale servant de support dans la composition des étaiements. Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses. Étrésillon : Sorte d'entretoise employée en étaiement pour renforcer les jambages des baies, lors de reprises en sous-oeuvre, ou pour maintenir l'écartement entre deux murs. (Le mot étrésillon est souvent employé à la place d'entretoise, lorsque cette dernière pièce entre dans la composition d'un solivage). Étrier : Ferrure coudée à l'équerre ou contre-coudée, servant à renforcer des assemblages (en particulier dans les solivages, pour la liaison des chevêtres avec les enchevêtrures). Evidement : Partie rencreusée d'un profil ou d'un noyau d'escalier (dans ce dernier cas, l'évidement reproduit la forme exacte du jour de l'escalier). Extrados : Surface extérieure d'une forme courbe telle qu'un cintre en charpente ou un arc en lamellé-collé. Extrusion : procédé permettant d'obtenir un profilé à partir d'une substance à l'état liquide ou semi-liquide que l'on force dans une ouverture. À sa sortie, la substance doit être assez solide pour conserver la forme de l'ouverture. Les profilés d'aluminium ou de PCV sont obtenus par ce procédé. Par analogie, la pâte à dent qui sort d'un tube de dentifrice est une extrusion. 6 - Lexique de la Construction - Lettre 'F' Façon : - 1. Travail à façon, travail réalisé par un ouvrier ou par un artisan pour le compte d'un particulier, lorsque celui-ci fournit la matière première à mettre en oeuvre. - 2. Débit à façon, syn. de débit sur liste. Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans leur partie haute. Faux plafond : Plafond légèr suspendu ou posé sur ossature en sous face du plancher ou de la dalle structurante. Fausse-coupe : Coupe qui n'est ni d'équerre ni d'onglet, ce qui ne signifie pas qu'elle soit due à une erreur. Faux-comble : Partie supérieure d'un comble brisé, au-dessus du comble mansardé et de la ligne de bris de la toiture. Faux-entrait : Pièce de ferme de charpente disposée parallèlement à l'entrait, nettement plus haut ; la hauteur entre les deux permet en général d'établir un étage de locaux. Comme l'entrait, le faux-entrait maintient l'écartement des arbalétriers; mais il ne travaille qu'en compression, alors que l'entrait sert de tirant. Il est souvent assemblé aux arbalétriers à tenon et mortaise ; il peut aussi être dédoublé pour composer un moisement assemblé de part et d'autre par boulonnage. Voir Entrait. Faux-plancher : Plancher de comble non habitable, constitué d'un simple solivage apte à soutenir un plafond et le poids des visites techniques. Désigne parfois aussi les planchers surélevés constitués de dalles sur plots installés dans certains locaux techniques, tels que les salles d'ordinateurs. Faux-tenon : Parallélépipède de bois qui compose un double tenon d'assemblage, à enficher dans deux mortaises qui se font face. Fenêtre : Menuiserie vitrée de différents types.         Fenêtre à la française: le vantail ouvre vers l'intérieur suivant un axe vertical latéral. Fenêtre à l'anglaise : le vantail ouvre vers l'extérieur selon un axe vertical latéral Fenêtre coulissante : panneaux coulissant suivant des rails horizontaux haut et bas. Fenêtre basculante : le vantail bascule autour d'un axe central horizontal. Fenêtre pivotante : le vantail pivote autour d'un axe central vertical. Fenêtre à soufflet : le vantail bascule vers l'intérieur autour d'un axe horizontal en partie basse Fenêtre à guillotine : panneaux coulissant suivant des rails verticaux situés de part et d'autre du châssis. Oeil de boeuf : Châssis circulaire basculant autour d'un axe central horizontal. Fer : Métal résistant et malléable. Il entre dans la composition de la fonte ou de l'acier par un alliage avec le carbone. Ferme : Principal élément porteur de la structure des combles, destiné à recevoir les pannes, le faîtage et les chevrons. La ferme est constituée par l'assemblage de plusieurs pièces, dont les principales sont les arbalétriers, l'entrait et le poinçon; viennent ensuite, selon le type de la ferme : les contrefiches, les entraits retroussés, les jambes de force, les blochets, les aisseliers, etc. En charpente traditionnelle, les principaux types de fermes sont : - La ferme en A, qui se compose essentiellement de deux arbalétriers, d'un entrait retroussé et d'un poinçon. - La ferme latine, due aux ingénieurs grecs ou romains de l'Antiquité, et composée, sous sa forme la plus simple, d'un entrait, de deux arbalétriers d'un poinçon et de deux contrefiches. - La ferme à entrait retroussé, semblable à la ferme en A, et dont la partie basse des arbalétriers est soulagée par des jambes de force assemblées dans des semelles qui reçoivent également le pied des arbalétriers. - La ferme à la Palladio, due à l'architecte italien de la Renaissance Andréa di Pietro, dit Palladio, et dont l'usage s'est surtout développé en France au cours des XVIIIe et XIXe siècles ; sous sa forme la plus simple, cette ferme présente la particularité de comporter deux suspentes assemblées contre les arbalétriers, à l'endroit où ces derniers sont raidis par l'entrait retroussé, et destinées à soulager l'entrait en deux points intermédiaires de sa portée.
  • 18. - La ferme sur blochets, ferme à entrait retroussé conçue pour s'adapter sur des exhaussements en maçonnerie construits au-dessus du dernier plancher, et pourvue de ce fait de blochets destinée à permettre l'assemblage de pied des arbalétriers et à les relier aux jambes de force, lesquelles se prolongent au plancher, où elles s'assemblent dans des semelles. - La ferme boiteuse, ferme dont les appuis ne sont pas situés à la même hauteur, ou bien placée dans un comble dont les pentes sont inégales. - La ferme à la Mansart, ferme conçue pour s'adapter sur un comble à la Mansart. En charpente moderne, les fermes se distinguent les unes des autres par la technique selon laquelle elles sont réalisées, et peuvent être triangulées, à âme pleine, en bois lamellé-collé, etc. La ferme à la Polonceau est une ferme triangulée due à l'ingénieur français Antoine-Rémi Polonceau (1778-1847); l'usage s'en est répandu dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour la réalisation d'ouvrages mixtes à grande portée tels que les gares et les entrepôts. Fermette : - 1. Ferme légère employée dans les faux combles, les combles perdus et les ouvrages provisoires. - 2. Fermette industrialisée, appellation regroupant divers systèmes de fabrication de fermes légères assemblées par des goussets en contreplaqué (collés, agrafés ou cloués), par des plaques métalliques (clouées ou assemblées par pression), ou encore par clouage de plusieurs épaisseurs superposées de bois. Ferrure : Pièce métallique faite à façon pour renforcer les assemblages dans les ouvrages de charpente : " les plates-bandes, les harpons et les étriers sont des ferrements ". Feu : Manifestation d'une combustion, dégageant à la fois de la chaleur et de la lumière. La recherche constante de limitation des risques d'incendie et de propagation des flammes a conduit à l'établissement de classifications et de normes d'utilisation des matériaux en fonction de leur comportement au feu et de leur aptitude à ralentir sa propagation. Deux propriétés caractérisent les matériaux : - La réaction au feu, elle définit la propagation du matériau en tant qu’agent de combustion et donc d’élément de propagation de l’incendie. - La résistance au feu, elle correspond à la durée pendant laquelle les éléments de construction continuent de remplir leur fonction malgré l’action d’un incendie. On distingue alors :    La stabilité au feu (SF) : conservation des caractéristiques mécaniques des éléments. Le degré pare-flamme (PF) : opposition au passage des flammes. Le degré coupe-feu (CF) : échauffement de la face non exposée au foyer. Le degré de résistance s’exprime par un temps compris entre 1/4h et 6 heures. Feuillard : Bande de fer étroite et mince utilisée pour divers ouvrages, en particulier pour confectionner des contreventements dans le plan des toitures, ou pour équilibrer les forces rampantes des pannes d'un versant sur l'autre (lorsqu'il s'agit d'un ouvrage sur poteaux ne comportant pas, de ce fait de sablières fixées sur les maçonneries). Feuillure : - 1. Profil en forme d'angle rentrant, pratiqué longitudinalement sur l'arête d'une pièce de bois. Ce profil peut être simple (c'es t-à-dire à 90°), biais ou double : " lorsque deux feuillures se trouvent face à face dans un même joint, elles produisent une contre-feuillure ". - 2. Feuillure à brique, nom parfois donné à un arrachement ou à une nervure pratiquée dans les montants ou les poteaux qui reçoivent une maçonnerie. Fibragglo : Nom générique des panneaux rigides constitués de fibres ou copeaux de bois agglomérés par un liant hydraulique ; syn.: béton de bois. Les fibragglos sont définis par la nature de leur liant, par la présence ou non de chlorures, parleur format, et par référence à leur norme qui l es concerne. Par ex. : fibragglo CPA sans chlorure, 2 000 x 500 x 35, NF B 56-029. Certains sont fournis avec un parement et / ou un isolant thermique contrecollés. Fibre : Filament mince et parfois très long. Les fibres cellulosiques, ou lignifiées, sont les cellules du bois. Dans le bâtiment, on utilise : - Des fibres minérales (amiante, laine de roche, de verre, fibre de verre en toiles et feutres non-tissés). - Des fibres métalliques (fibres d'acier pour renforcement mécanique de bétons et d'enduits projetés) ; ces fibres de renforcement sont de plus en plus utilisées pour armer les bétons dits bétons de fibre, et pour confectionner des mortiers pour chapes et dallages à haute résistance mécanique. - Des fibres animales ou protéiques : moquettes de laine, bourre, etc.; - Des fibres synthétiques (polypropylène, polyamide, polyester, etc.). Fibre-ciment : Désigne de façon générique les matériaux préfabriqués constitués de fibres très fines agglomérées par un liant de ciment. Désigne en particulier les produits à base d'amiante-ciment, et ceux dans lesquels l'amiante a été remplacé, depuis les années 70, par des fibres artificielles aux caractéristiques mécaniques comparables. Ce type de matériau, moulé, étendu à plat ou centrifugé, sert à fabriquer une large gamme d'éléments préfabriqués : canalisations, conduits, chutes, panneaux, plaques, tuiles... Flache : Dépression à la surface d'un plateau, ou arrondi d'une arête, provenant d'un tronc d'arbre dont les déformations n'ont pas pu être enlevées totalement, lors du débit. (Dans le Larousse, ce mot est du genre féminin, mais les professionnels l'emploient au masculin et disent, par exemple : " le flache des arbalétriers s'oriente toujours en tête "). Flambage ou flambement : Déformation courbe d'un mur trop mince, d'une longue pièce de charpente ou d'un poteau de trop faible section, lorsqu'ils sont soumis à une charge longitudinale excessive, ou dont l'application est décentrée. Par extension, désigne la courbure d'une poutre ou d'un plancher qui subissent des efforts transversaux, ou tranchants. Flasque : Pièce de bois ou de métal, que l'on rapporte de part et d'autre du joint d'une membrure, pour former un assemblage ou le renforcer: " contrairement aux éclisses, les flasques transmettent la totalité des efforts qui sollicitent les pièces sur lesquelles elles sont appliquées ".
  • 19. Flèche : - 1. Construction en charpente très élancée et placée sur les tours d'un clocher, à la croisée du transept ou à côté d'un édifi ce religieux. Syn. aiguille. - 2. Flèche torse, flèche contenant des arêtiers croches qui donnent une forme en spirale. - 3. En géométrie et en charpente, dans un cintre ou dans un arc, perpendiculaire élevée au milieu de la ligne passant par leur base, et prolongée jusqu'à leur sommet. - 4. Hauteur d'un comble, depuis la ligne de trave jusqu'au couronnement. - 5. Dans un Pontlevis, partie avant de la bascule où se fixent les chaînes de manoeuvre. - 6. Creux produit dans la longueur d'une pièce de bois, lorsque celle-ci supporte une charge trop lourde. - 7. Calcul de la flèche, en résistance des matériaux, moyen par lequel on détermine, compte tenu du coefficient de sécurité, la flèche que prendra une pièce sous une charge déterminée. Dans les ouvrages courants, la flèche admissible est égale à 1/300 de la Portée. Flexion : - 1. Mode de sollicitation qui tend, dans une section d'un élément donné, à comprimer les fibres situées d'un côté de la fibre neutre et à tendre celles situées du côté opposé : " la flexion peut être simple, déviée ou composée, selon que les forces qui sollicitent une poutre sont placées ou non dans le même plan que ses axes, et selon qu'elles agissent seules, simultanément ou alternativement ". - 2. Flexion déviée, sollicitation s'exerçant sur une pièce placée à dévers. Flipot : Morceau de bois long et mince, de section triangulaire et d'épaisseur variable, débité dans un bois bien de fil, et servant à reboucher les gerces des grosses pièces destinées à demeurer apparentes ou à être peintes. Flocage : Projection de fibres mélangées à un liant en vue d'assurer l'isolation thermique d'une surface. Fluage : Phénomène consistant en une augmentation de la déformation d'un système dans le temps, sous l'application d'une charge constante. Fonçure : Planche formant le fond d'un chéneau. Fondations : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité (remblais, sols poreux...). Fongicide : Produit qui détruit ou empêche le développement des micro-organismes végétaux (lichens, moisissures, mousses). Syn.: anticryptogamique. Forget : Voir Queue-de-vache. Fourrure : Pièce de bois clouée sur un arêtier ou une noue pour recevoir les empannons. Syn. chevron d'arêtier ou de noue. 2. Pièce de bois clouée contre ou sur une autre pièce, pour rattraper un jeu important (dans des travaux de restauration, par exemple). Fonte : Alliage de fer et de carbone, donnant un métal très résistant en compression, mais cassant et non ductile. Les transformations s'effectuent principalement par moulage à chaud. Fourreau : Gaine permettant de protéger les câbles et canalisations dans les traversées de maçonnerie ou dans le sol. Franc : - 1. Marque portée, au moment de l'établissage, sur les pièces placées à gauche de l'axe d'un élément de structure. - 2. Au franc, à gauche. Frêne : (Fraxinus excelsior L.) Angl. : European ash. All. : Esche. Ital. : Frassino, frassino maggiore. Provenances : Europe, ouest de l'Asie. Frise : - 1. La frise chanlattée est une latte à profil biseauté en trapèze, utilisée pour les voligeages; sa largeur va de 50 à 80 mm, ses deux hauteurs étant de 15 et 26 mm. - 2. Planche de débit étroite " 13 cm de large), de 18 à 26 mm d'épaisseur brute, utilisée surtout pour fabriquer les lames de parquet ou divers éléments embrevés. Dans un lambris ou dans une porte à panneaux, la frise est un panneau intermédiaire plus large que haut. Frisette : - 1. Frise rabotée constituant les lames de parquet dont l'assemblage se fait par emboîtement à rainures et languettes ; le parement des frisettes a de 6,5 à 8 cm de largeur. La frisette double est une frisette de largeur inférieure à 6,5 cm. - 2. Planchette de bois résineux d'env. 10mm d'épaisseur, à emboîtement latéral, utilisée en lambrissage des murs et plafonds ; les frisettes sont fixées sur des tasseaux transversaux, avec des pointes (fixettes) clouées en biais d ans leurs rainures. Fronton : Panneau de forme triangulaire ou courbe, mouluré ou non, servant à clore le devant d'un comble de lucarne. Fruit : Ecart d'aplomb d'une paroi par rapport à la verticale. 7 - Lexique de la Construction - Lettre 'G' Gabarit : Modèle réalisé à la grandeur réelle pour servir au traçage, au calibrage ou au perçage d'une pièce. Gâcheur : Contremaître, chez les charpentiers. Il distribue les gâches (c'est-à-dire les travaux devant être effectués par les équipes), et est responsable de l'organisation de l'atelier, de la qualité des travaux qui s'y exécutent, de la productivité et, quelquefois, de l'embauche. Il assure, en outre, la livraison et l'approvisionnement des chantiers, sur lesquels il se rend parfois pour relever des mesures " par ses fonctions, le gâcheur est l'organe de liaison entre le bureau, l'atelier et le chantier ". Gaine : Chute verticale encloisonnée dans laquelle sont groupées diverses canalisations, évacuations, conduites de ventilation... Galandage : Remplissage des pans de bois par des briques ou autres éléments, creux ou pleins, posées à chant. Galvanisation : Application d'une mince couche de zinc sur les métaux ferreux pour les protéger de la corrosion. La galvanisation, ou zingage, se fait soit par immersion à chaud des pièces dans un bain de zinc fondu vers 500°C, soit par un procédé électolytique. Garde au feu : Distance minimale de 16 cm entre les parois externes d'un conduit de fumée ou d'un foyer de cheminée et tout élément inflammable: poutre, solive, moulure en bois, gaine électrique.
  • 20. Garde-corps : - 1. Balustrade horizontale construite sur le bord du palier d'arrivée d'un escalier. - 2. Dispositif placé, du côté du vide, au-dessus de chaque platelage d'un échafaudage. Le garde-corps se compose d'une plinthe, d'une sous-lisse, d'une lisse et d'une main courante. Gargouille : Entaille comportant un fond et deux joues verticales, et pratiquée à l'extrémité d'une pièce de bois pour lui permettre d'en recevoir une autre qui passe lisse ou qui comporte un léger moisement : " la gargouille est surtout employée pour permettre l'assemblage du faîtage et du poinçon ". Gauche : Qualifie une surface dont les côtés ne sont pas dans un même plan. Ce phénomène se produit assez souvent lors du séchage des bois de charpente, qui peuvent perdre leur forme primitive. Gauchir : Se contourner, perdre sa forme primitive. Gélif : Un matériau est dit gélif lorsqu'il est sensible au gel. Matériau poreux qui se fissure ou éclate sous l'effet du gel. Gerçure : Petite fente produite à la surface du bois par un séchage mal conduit ou trop rapide, ou par une exposition prolongée au soleil d'un bois incomplètement sec. Giron : Largeur des marches d'escaliers. Gîte : En charpente et en menuiserie, désigne une lambourde, une solive ou un madrier supportant une plate-forme ou un parquet. Glâcis : Faible pente façonnée sur l'appui d'une baie, pour permettre l'écoulement des eaux de pluie : " le glacis comporte en général un léger arrondi dans ses parties haute et basse ". Gond : Elément métallique d'une paumelle supportant une porte ou un vantail. Gorge : - 1. Partie oblique d'une mortaise, située du côté opposé à l'about. Dans un assemblage oblique par tenon et mortaise, la gorge suit l'inclinaison de la pièce qui porte le tenon; la partie malle d'un embrèvement peut également se situer en gorge. - 2. Cannelure dans laquelle passe la corde d'une poulie, gorge du réa d'une poulie. 3. Partie creuse formant une moulure concave. Goujon : - 1. Grosse cheville métallique. - 2. Boulon de scellement droit, utilisé lorsqu’un poteau n’est jamais soumis à un effort de soulèvement. - 3. Tige dont le fût généralement cylindrique, fileté ou non, est fixé mécaniquement ou par soudage sur une pièce qu’il ne traverse pas. Dans ce cas, en mécanique ou en serrurerie, le goujon remplace, le plus souvent, un boulon, tandis que, droit ou coudé, il sert de connecteur en construction mixte acier-béton. Goupille : Petite pièce métallique passée dans les ouvertures de la tête de certains boulons ou axes métalliques, pour éviter que ces or ganes ne sortent de leur logement. Gousset : Pièce de tôle plane, ou parfois légèrement pliée, sur laquelle viennent s’assembler plusieurs barres convergentes. Goûte d'eau : Petite moulure en quart-de-rond réalisée en sous-face d'un appui. Elle évite à l'eau de pénétrer par capillarité à l'intérieur de la construction. Syn. larmier. Gouttière : Profilés métalliques disposé en partie basse des toitures et destinés à receuillir les eaux pluviales et à les canaliser vers l es évacuations. Grain d'orge : - 1. Petite rainure en V formée, lors de l'assemblage de deux lames de lambris, par la rencontre des chanfreins réalisés au droit de leur joint, pour en accuser le raccord et atténuer d'éventuels retraits. - 2. Assemblage en grain d'orge, sorte d'assemblage en forme de V, en creux ou en saillie, pratiqué sur le chant de certaines lames de parquet ou de lambris : " le grain d'orge remplace l'assemblage traditionnel par rainure et languette ". - 3. Dent complémentaire d'une fraise, destinée à trancher le fil du bois au droit de l'arasement, avant que le copeau ne soit soulevé, ce qui évite les éclats. Grain du bois : Liaison plus ou moins dense des particules qui constituent la matière : " le grain du bois; ce Chêne, ce Hêtre, ont un joli grain ". Ce sont, en principe, les bois fruitiers (Noyer, Merisier, etc.) qui possèdent le grain le plus fin : " le grain détermine, en fait, l'état de surface d'un bois, après finition ". Gras : Excès de matière parfois observé après un usinage défectueux : " un tenon a du gras, quand il est trop fort pour entrer dans sa mortaise; de même, un arasement a du gras, quand un excès de bois, à la base du tenon, s'oppose à la bonne jonction des pièces ". Gravois : Résidus résultant d'une démolition. Grillage : Assemblage de poutres de charpente s'entrecroisant carrément et reposant en fond de fouille ou sur des pilotis. Le grillag e sert d'assise aux fondations d'un édifice élevé sur un terrain instable ou inondé. Grenaillage : Opération d’atelier consistant à soumettre poutrelles et tôles à l’action de grenailles métalliques projetées à grande vitesse par une machine appelée "grenailleuse", pour les débarrasser de la rouille, de la calamine, etc. avant de les peindre. Les usines sidérurgiques fournissent maintenant des tôles et des profilés grenaillés, prépeints ou non. Gros-Oeuvre : Eléments structurants d'une construction. ( fondations, murs, dalles, toitures... ) Grugeage : Opération d’atelier consistant à modifier localement la section d’un profilé par découpage soit au chalumeau, soit à l’aide d’une machine équipée d’un emporte-pièce appelé "grugeoir". Le grugeage est indispensable, notamment pour réaliser l’assemblage de poutrelles dont les ailes supérieures ou inférieures sont abrasées. Guette : Voir Écharpe.
  • 21. 8 - Lexique de la Construction - Lettre 'H' Habillage : Revêtement, par des éléments rapportés (lambris, clins, parquet, etc.), d'un ouvrage non conçu pour rester apparent, afin de lui donner un aspect plus agréable, plus chaud et plus esthétique : " habillage d'un comble, d'une saillie, d'un ouvrage en béton ou en métal ". Syn. revêtement. Harpon : Fer plat, coudé ou non, servant de platine d'assemblage de deux éléments de murs en pans de bois ou de deux pièces de charpente. Hauban : Câble métallique servant à relier une masse en équilibre instable à un point d’appui fixe (corps-mort ou treuil). Par exemple : une ossature en cours de montage, un mât ou un portique de levage sont haubanés pour assurer leur stabilité. Hemlock : (Tsuga heterophylla Sarg.) Pruche en canadien français. Angl. : Western hemlock. All. : Hemlock. Ital. : Hemlock. Provenances : Nord-ouest de l'Amérique du Nord, cultivé en Europe. Herse : - 1. Épure en vraie grandeur d'un plan incliné dans lequel est contenue une des faces d'une ou de plusieurs pièces de bois : la herse d'une croupe ou d'un longpan permet de trouver la longueur et les coupes d'alignement des empannons et des pannes. - 2. Mettre un bois en herse, établir une pièce à dévers sur une de ses faces, de manière à trouver sa longueur et ses coupes. - 3. Herse de balancement, en escalier, tracé permettant de déterminer de façon progressive mais imparfaite le collet des marches balancées. Il existe deux tracés de herses : le tracé par triangle, et celui par trapèze; dans la pratique, ces herses sont peu employées. Hétérogène : Qui est composé d'éléments de différentes natures. Le bois est un matériau hétérogène, car il n'a pas une structure continue et il comporte des défauts de composition et de croissance. Hêtre : (Fagus sylvatica L.). Angl. : Beech. All. : Buche. Ital. : Faggio. Provenances : Europe. Hironde : Voir queue d'aronde. Hors d'air / Hors d'eau : Se dit d'une construction dont la couverture les portes et les fenêtres sont posées. Hors oeuvre : Se dit d'une surface dont calculée à partir de l'extérieur des murs. Hors gel : A l'abri du gel Hourdis : Eléments préfabriqués de remplissage disposés entre les solives ou les poutrelles d'un plancher. Huisserie : Bâti métallique ou en bois, fixé dans la maçonnerie ou les cloisons et servant d'encadrement à une porte. Humidité : Eau ou vapeur d'eau en suspension dans l'air ou contenue dans les matériaux non liquides. Humidité dans les matériaux : l'humidité est le facteur le plus fréquent de destruction lente des composants du bâtiment, et l'une des principales sources de pathologie ; y sont sensibles l es bois (pourrissement), replâtre (destruction cristalline, gonflements), les métaux ferreux (oxydation) et certaines colles (amylacées, dextrines, vinyliques). L'humidité favorise le développement des organismes cryptogamiques parasites (lichens, mousses, moisissures) et des formations cristallines de salpêtre. Pour que le bois d'oeuvre soit usinable et utilisable en construction, sa teneur en eau (taux d'humidité) doit normalement être proche de 15 à 22 %. Au-dessus de 22 % le bois est dit mi-sec ; au-dessus de 30 %, il est vert. L'hygrométrie, qui mesure l'humidité de l'air, utilise plusieurs ratios dont les valeurs sont, en pratique, très voisines : o Humidité absolue : c'est le poids de vapeur d'eau (en grammes) par mètre cube d'air. o Humidité spécifique : c'est le poids de vapeur d'eau (en grammes) par kg d'air humide. o Humidité relative (H.R.) : c'est l'expression en pourcentage de la proportion d'eau contenue dans l'air, l'humidité relative 0 étant celle de l'air totalement sec, et 100 % celle de l'air saturé (rappelons que cette saturation dépend elle-même de la température et de la pression). Les conditions de confort pour l'homme correspondent à des taux d'humidité relative compris entre 30 % et 75 %. Syn. : degré hygrométrique de l'air. Hydrofuge : Produit imperméabilisant, ayant pour effet d'interdire ou de ralentir le cheminement de l'eau ou sa pénétration dans les matériaux, et de les préserver contre les effets de l'humidité. On distingue : - Les hydrofuges de surface : ce sont des produits modifiant les caractéristiques de capillarité, ou obstruant les pores superficiels des bétons, des enduits, du bois, etc. Ils se présentent sous forme liquide, généralement incolore, pour être appliqués comme des peintures à la brosse, au rouleau ou par pulvérisation. On trouve des hydrofuges de surface à base de résines (silicones, époxydes, polyesters, acryliques, vinyliques), de sels divers (fluosilicates, siliconâtes), de caoutchouc, de produits bitumineux... - Les hydrofuges de masse : ce sont des adjuvants soit en doses liquides, soit en poudre, à incorporer dans les enduits, mortiers et bétons au moment de leur malaxage ; les dosages préconisés ne doivent pas être dépassés afin de ne pas nuire à une hydratation homogène des liants, rendue plus difficile par la présence d'hydrofuges. Hygromètre : - 1. Appareil de mesure du taux d'humidité de l'air ou des gaz. - 2. Appareil mesurant la teneur en eau du bois (syn. : humidimètre, dans ce sens) : les hygromètres à bois mesurent la résistivité entre deux électrodes pointues enfoncées dans le bois. Hyperstatique : Se dit d'un système qui n'est pas isostatique, et dont les déformations doivent être prises en compte dans la définition des efforts; d'où la nécessité de le dimensionner au préalable. 9 - Lexique de la Construction - Lettre 'I' Ignifuge : Se dit d'un matériau traité pour offrrir une meilleure résistance au feu. Implantation : Action d'implanter les éléments d'une charpente. Implanter : Déterminer la position des éléments principaux d'une charpente, en vue du levage; de machines dans un atelier, en tenant compte des opérations successives qu'elles effectuent dans l'élaboration d'un travail; d'une construction sur le terrain; etc. Imposte : Menuiserie fixe ou ouvrante située au dessus d'une porte ou d'une fenêtre.
  • 22. Imprégnabilité : Aptitude d'un bois à se laisser pénétrer par un produit de préservation. Cette aptitude comporte plusieurs degrés (ainsi, le bois peut être totalement imprégnable ou à l'inverse, être réfractaire), et dépend de l'essence considérée. L'Aubier est généralement beaucoup plus facilement imprégnable que le duramen, ce dernier n'étant pas du tout imprégnable dans la plupart des essences où il est nettement différencié (Chêne, bois tropicaux, etc.). Imprégnation : Pénétration d'un produit de préservation dans le bois, ou procédé utilisé pour y parvenir. Suivant la nature du bois, la formule du produit et le procédé de mise en oeuvre, l'imprégnation peut être profonde, ou n'intéresser que la périphérie des pièces traitées ; on parle, dans ce dernier cas, d'imprégnation superficielle. Impression : Première couche de peinture diluée permettant la préparation des ouvrages à traiter. Indexation : Application au marché de travaux (matériaux et main d'oeuvre) d'indices de variation des prix. Indice BT 01 : Indice national du bâtiment. C'est la référence officielle de révision des prix de construction. Infrastructure : Parties inférieures des structures, généralement enterrées. Inox : Ou inoxydable. Qualifie un alliage métallique protégé contre les risques de corrosion (oxydation) tel que l'acier inoxydable, qui est un acier auquel on rajoute du chrome et du nickel. Cela constitue un matériau inattaquable, dans sa masse, par les intempéries. Insert : Appareil placé dans la cheminée et permettant de récupérer la chaleur. Intrados : Surface intérieure concave d'un arc ou d'une voûte. Intralam : L'lntralam (marque déposée de la société américaine Trus Joist McMillan) est un panneau de type OSB, mais avec de plus grandes lamelles (15 à 20 cm de long). Ces panneaux ont de bonnes caractéristiques structurelles. Ipé : (Tabebuia spp. Tabebuia serratifolia Nichols.). Guayacan Angl. : Ipé, Guayacan All. : Ipé, Guayacan Ital. : Ipé, Guayacan Provenances : Amérique Centrale et Amérique de Sud. Iroko : (Chlorophora excelsa Benth & Hook). Kambale, mvule, odoum Angl. : Iroko. All. : Iroko. Ital. : Iroko. Provenances : Afrique tropicale. Isolation : Matériaux mis en oeuvre en vue de gérer les transmissions thermiques ou acoutiques au travers des paroi s. Isolation thermique : Le coefficient K mesure le pouvoir isolant d'une paroi.Les matériaux de base pemettant d'assurer une bonne isolation thermique sont la laine de verre ou de roche, le polystyrène, le béton cellulaire... Isolation phonique : L'indice "alpha" mesure l'isolation phonique. Plus il est levé plus l'isolation est bonne. Isostatique : Se dit d'un système dont on peut définir les efforts à l'aide des équations de la mécanique, ce qui permet de calculer les réactions d'appui et, par suite, les contraintes et les flèches. Isotrope : Se dit d'un corps possédant les mêmes propriétés physiques dans toutes les directions : " le métal est isotrope ". Contr. ani sotrope. Intumescent : "Qui enfle et qui gonfle". On dit d’une peinture ou d’un enduit qu’ils sont intumescents s’ils sont capables de former un dépôt ayant la propiété de gonfler "comme une meringue" sous l’action d’une forte chaleur (incendie), en donnant un revêtement isolant thermique à structure cellulaire. Alors que la peinture s’étend à la brosse ou au rouleau, l’enduit, plus épais, se dépose à la spatule à mastiquer. 10 - Lexique de la Construction - Lettre 'J' Jalousies : Système permettant l'occultation des ouvertures constitué par un assemblage de lamelles reliées entre elles. Jambe de force : Pièce de charpente entrant dans la composition de certains éléments de structure tels que les fermes, les arêtiers et les noues (lorsqu'ils sont sur blochets, à entraits retroussés, etc.), et plus particulièrement destinée à soulager l'arbalétrier de la charge que lui transmet la panne, pour la reporter sur un appui stable (mur, poteau, semelle, etc.). Jambette : Courte pièce verticale qui, dans une charpente, soulage la partie inférieure d'un arbalétrier. La jambette d'échiffre : est le petit poteau qui porte le limon au départ d'une volée d'escalier. Jeu : Espace compris entre deux éléments : " dans un assemblage par tenon et mortaise, le tenon a du jeu, pour entrer librement; après séchage, il peut se produire un jeu entre deux planches; entre une 'pièce de charpente et la maçonnerie, il est prudent de laisser un jeu, pour régler aisément la charp ente ". Joint : - 1. Ligne formée par la réunion de deux pièces : " dans un assemblage par tenon et mortaise, l'arasement forme la ligne de joint ". - 2. Joint de transport, joint réalisé dans des éléments de très grande longueur, pour en permettre le transport dans les limites autorisées par le Code de la route. - 3. Joint à repos, raccord entre deux éléments d'une crémaillère : " rejoint est d'équerre par rapport au-dessous de la crémaillère et comporte un repos horizontal de 3 cm ". - 4. joint à cul nu, joint formé par le contact de deux pièces qui ne sont maintenues par aucun assemblage*. - 5. Joint scarf, joint oblique réalisé comme une coupe en sifflet et permettant d'abouter des planches ou des panneaux de contreplaqué, de façon à obtenir des éléments de grande longueur - " en principe la longueur du joint scarf est égale à 10 fois l'épaisseur des éléments ".
  • 23. Joue : - 1. Épaisseur de bois laissée de chaque côté d'un assemblage femelle : " les joues d'une mortaise, d'une rainure ". - 2. Chacune des faces des solives qui délimitent leur entrevous. - 3. Chacune des deux faces latérales d'un rabot, au droit de la lumière. - 4. Chacun des deux côtés formant la chape d'une poulie. - 5. Chacune des faces d'un chéneau. Jouée : - 1. Dans une lucarne, partie triangulaire comprise entre le poteau, la sablière et le chevron correspondant au lattis du grand comble : " l'ossature de la jouée est généralement formée Chevrons assemblés tournisses ". Syn. clairie. - 2. Arbalétrier de jouée, voir arbalétrier. - 3. Chevron de jouée, voir chevron. Jour de souffrance : Ouverture donnant sur une propriété voisine et qui doit rester fermée fixe pour des raisons légales. Jumelle : - 1. Pièces de bois semblables et disposées parallèlement, soit comme supports verticaux, soit comme poutres ou solives. - 2. Les deux montants d'une sonnette (ou de certains pressoirs), ou les deux pièces qui reçoivent le treuil dans une bigue. 11 - Lexique de la Construction Lettre 'K' K (contreventement en) : Contreventement placé en toiture dans la chambrée des pannes, et se composant de deux liens qui s'assemblent, en pied, contre une panne basse au droit des fermes, et, en tête au milieu d'une panne haute. Considérés dans leur ensemble, le contreventement, les pannes et les deux fermes qui bordent la travée forment une poutre triangulée chargée de stabiliser la construction dans son plan longitudinal : " également utilisé dans les palées de stabilité, le contreventement en K peut être simple ou brisé ". Kit : Ensemble d'éléments à assembler soi-même. Par extension, éléments complémentaires vendus sous un même conditionnement (par ex., kit de réparation de fissures comprenant mastic, rouleau de calicot d'entoilage et outil d'application). Mot proscrit par l'Administration, au profit de prêt-à-monter. 12 - Lexique de la Construction - Lettre 'L' Laine : Matériau composé de longs filaments enchevêtrés : - Laine d'acier : amas de longs filaments d'acier utilisé en décapage et ponçage fin, surtout en menuiserie. laine de bois : enchevêtrement de longs et fins copeaux de bois, utilisé autrefois comme absorbant ; syn. frisure de bois. - Laine de laitier : calorifuge minéral d'aspect laineux, obtenu en projetant de la vapeur d'eau sur un jet de laitier en fusion. - Laine minérale : terme générique désignant un amas de fibres en matière minérale amorphe, laineuse, et qui sont obtenues à partir de laitier, de roche ou de verre. Les produits isolants à base de fibres minérales font l'objet de normes. - Laine de roche : matériau isolant dont les fibres sont obtenues par filage de mélanges de minéraux en fusion (schistes, silico-calcaires) ; son coefficient ? est voisin de 0,03 à 0,04 W/m.°C. - Laine de verre : matériau isolant constitué d'un enchevêtrement de fibres de verre filé très fines (15 à 20 g) ; son coeffici ent ? est voisin de 0,040 W/m.°C. Le plus souvent, ce matériau est présenté soit en panneaux, nu ou contrecollé à un papier kraft enduit formant pare-vapeur, soit en rouleaux, sous forme de matelas, entre deux feuilles de papier kraft dont l'une forme pare-vapeur. Laitance : Matière blanche poudreuse apparaissant à la surface des ouvrages en béton. Lambourde : - 1. Pièce de bois placée horizontalement le long d'un mur ou d'une poutre, et destinée à recevoir les solives d'un plancher. - 2. Lambourde à parquet, pièce de bois de 27 à 34 mm d'épaisseur et de 80 de largeur environ, scellée' sur une dalle en béton ou clouée sur des solives, et destinée à recevoir des lames de parquet' ou des panneaux divers. Lambrequin : Motif décoratif constitué par des découpes pratiquées dans les planches de rive et les bandeaux, pour en agrémenter l'aspect. Les lambrequins furent à la mode dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle et au début du vingtième. Lambris : Tout panneau fait d'un assemblage de planches embrevées pour composer des portes, cloisons, revêtements de murs : - Lambris arasé : lambris dont les panneaux affleurent leur bâti d'encadrement de tous côtés. - Lambris à table saillante : lambris de porte ou de revêtement dont chaque panneau comporte une table en saillie, éventuellement ouvragée de motifs en bas-reliefs ; le lambris est dit à petits cadres si les moulures sont poussées sur le bâti lui-même, à grands cadres si des moulures sont interposées entre les panneaux et le bâti. - Lambris à glace : il est fait de panneaux sans plate-bande embrevés dans un bâti sans moulures ni chanfreins, formant une bordure plane, en saillie. - Lambris d'appui : lambris arrêté par une cimaise à une hauteur de 8O à 130 cm, la partie supérieure du mur étant peinte ou tapissée. - Lambris de hauteur : lambris habillant un mur sur toute sa hauteur. - Lambris à montants : il est composé de panneaux embrevés dans des cadres moulurés dans une alternance de pilastres, formant un revêtement mural décoratif fréquent autrefois dans les pièces de réception et les bibliothèques. - Lambris simple ou non assemblé : composé seulement de frises de 0,11 m de largeur, jointes à rainure et à languette et fixées par des pointes en biais sur un bâti mural. Lambrissage : Ouvrage en lambris et son exécution. Ensemble des lambris d'un local ou d'un bâtiment.
  • 24. Lame d'air : - 1. Isolation : espace libre de quelques cm entre deux parois parallèles. Les lames d'air peuvent avoir l'une ou l'autre de ces deux fonctions, ou les deux : a) pour l'isolation thermique, les lames d'air immobile, ou lames d'air fermées- constituent un des meilleurs isolants à condition que leur épaisseur soit suffisante pour réduire les échanges thermiques par conduction: au-dessous de 2 cm, l'efficacité diminue rapidement. Dans le cas des lames d'air ventilées par des ouvertures basses et hautes vers l'extérieur (sous un matériau de couverture ou derrière un bardage), le mouvement de l'air doit être lent pour ne pas élimi ner rapidement les flux calorifiques. b) pour l'assainissement des murs, les lames d'air constituent une coupure de capillarité et un écran qui empêche les eaux d'infiltration de traverser la paroi ; si la lame d'air est ventilée lentement par des ouvertures extérieures hautes et basses, elle contribue à l'assèchement des parois : ell e se charge d'humidité pour l'évacuer à l'extérieur. - 2. Vitrerie : les lames d'air constituent l'écran thermique des vitrages isolants et survitrages. Lamellation : Technique de fabrication de pièces de bois, poutres ou pièces de charpente en lamellé-collé, par contre-collage de lames multiples de bois raboté. Lamellé-collé : Technique d'assemblage des bois par superposition de lamelles à fils parallèles, préalablement encollées, et après polymérisation de la colle sous pression. La fabrication du lamellé-collé comprend : le séchage des lamelles; leur aboutage; le collage des joints et la coupe de longueur des lamelles; le rabotage, au cours du quel l'épaisseur des lamelles est calibrée; l'encollage; la mise sous presses; le cadrage en épaisseur, après stabil isation des éléments collée; le taillage; la finition; le stockage. Cette technique permet d'obtenir des éléments de structure de formes et de dimensions hors nature, très i ntéressants pour la réalisation de nombreux ouvrages. Lamibois : Le lamibois, ou LVL, est constitué de lamelles ou de placages déroulés jointés bout à bout et collés fil sur fil, contrairement au contreplaqué où les fils sont croisés. Le principe de fabrication est le même que pour le lamellé-collé, les planches de bois aboutées étant remplacées par des placages. Ce matériau se présente essentiellement sous forme de poutres. Il est très répandu en Amérique du Nord. En Europe, il est fabriqué dans une seule usi ne, en Finlande. Il est utilisé pour des applications structurelles et en menuiserie. Languette : Partie Malle en forme de petit tenon continu, usinée sur une pièce de bois et destinée à s'assembler dans une rainure. La languette peut comporter deux épaulements ou un seul; dans ce dernier cas, il s'agit d'une languette bâtarde. Lanterneau : Surélévation longitudinale au sommet d'un comble, pour l'aérer et l'éclairer les parties verticales du lanterneau peuvent être garnies fortes persiennes ou de châssis fixes ou mobiles, tandis que son toit est à une ou deux pentes. Laquage : Revêtement des tôles par application de peintures pour la protection des surfaces contre la corrosion. Ce sont des peintures acryliques, polyesters, etc. Larder : Enfoncer de biais une pointe dans une pièce de bois, pour lui permettre de pénétrer plus profondément dans une autre pièce. Larmier : Partie antérieure d'une pièce d'appui, se terminant en sous-face par une petite moulure appelée goutte d'eau. Lasure : Produit d'imprégnation et de revêtement qui confère aux ouvrages en bois exposés aux intempéries à la fois la protection (hyd rofuge, insecticide et fongicide) et la décoration (teinte naturelle ou coloration). Lattage : Mise en place d'un ensemble de lattes, et ouvrage qui en résulte. Latte : - 1. Menuis.: autrefois, débit courant de Chêne ou de Châtaignier, en tasseaux longs et peu épais (env. 20 x 30 mm); désigne aujourd'hui, plus généralement, tout débit de bois en planchettes de 5 x 26 à 12 x 55 mm de section. - 2. Couvert.: la latte carrée, tasseau de section carrée, désigne le liteau. Latte-volige, ou volige : latte plate sur laquelle sont clouées ou accrochées les ardoises. La latte de redressement désigne parfois la chanlatte. Lattis : - 1. Ensemble de lattes parallèles, espacées régulièrement ou jointives, clouées sur une surface ou sur un ouvrage tel que soli vage, chevronnage de toit... - 2. Ligne de lattis, voir ligne. - 3. Venir au lattis, être placé dans le même plan que le dessus des chevrons (en parlant du dessus d'un arbalétrier ou d'une panne, par exemple). - 4. Travailler au lattis, dans une épure de charpente, se servir d'une ligne ou d'un plan prolongé jusqu'au lattis, pour obtenir un emprunt ou une directrice - 5. Le lattis mécanique est un treillis manufacturé utilisé comme armature des enduits de plâtre traditionnels appliqués en plafond, ou en surface murale sur pans de bois. Il est constitué de rangs de fines lattes assemblées parallèlement avec du fil de fer galvanisé, torsadé entre chaque latte. Il est fourni en rouleaux à dérouler et à fixer sous les solives des planchers. Une variante, le lattis de roseaux, ou canisse, ou cannetis, est constituée de roseaux fendus assemblés de la même façon. Levage : - 1. Action de lever. - 2. Dans un sens plus large, ensemble des opérations ayant pour but la mise en place de la charpente sur le chantier, et comprenant l'implantation, la vérification des alignements, des hauteurs et des niveaux, la distribution des bois, le levage proprement dit, le réglage de la charpente et la finition. Levageur : Ouvrier spécialisé dans le levage des charpentes. Lien : - 1. Pièce oblique placée dans l'angle de deux autres pièces, pour les stabiliser par triangulation. - 2. Lien de faîtage, pièce oblique, placée généralement à 45° dans l'angle du poinçon et du faîtage, pour maintenir la ferme dans sa position verticale et assurer le contreventement longitudinal de la charpente. - 3. Lien de sablière, pièce oblique jouant le même rôle que le lien de faîtage, dans les constructions sur poteaux. - 4. Lien de panne, pièce destinée à soulager une panne dont la portée est trop longue ou qui comporte un porte-à-faux. - 5. Lien de pente, lien à dévers dont l'établissage exige qu'il vienne deux fois sur ligne car il s'assemble obliquement dans deux pièces différentes. - 6. Lien à tenaille, lien croche, généralement double, entrant dans la composition des guitardes, et adoptant la forme d'une tenaille. - 7. lien Mansart, lien qui, dans un comble à la Mansart, s'assemble contre le pied de l'arêtier du brisis et va soulager la panne de bris. Lierne : - 1. Pièce de bois employée dans les charpentes à la Philibert Delorme, pour réunir les fermes entre elles. - 2. Pièce de bois destinée à réunir toutes les solives d'un plancher, et remplacée de nos jours par des entretoises. - 3. Nom parfois donné aux sous-faîtages, du fait que, dans la charpente à chevrons formant fermes, ils relient les entraits retroussés, lesquels sont assimilés aux solives d'un plancher. - 4. Arêtier ou noue sur lierne, voir arêtier ou noue. Limon : - 1. Partie rampante et porteuse d'un escalier, recevant les marches, les contremarches et les balustres. - 2. Limon central, limon présentant la particularité d'être placé le plus souvent à l'axe d'un escalier dont les marches sont en porte à faux. - 3. Limon plate-bande limon horizontal, placé sur le pourtour d'une trémie d'escalier et en face de l'épaisseur du solivage, du plafond et du plancher, pour former la continuité du limon rampant et permettre l'assemblage de pied des bandes. Linçoire : Pièce de charpente d'un plancher de bois, portée par deux solives ; parallèle à un mur, le linçoir reçoit les abouts de solives interrompues au droit d'un conduit de fumée ou d'une maçonnerie insuffisamment porteuse, par exemple au-dessus d'une ouverture. Il se différencie du chevêtre par le fait que ce dernier est nettement plus éloigné du mur. Par déformation, le mot linçoir est de plus en plus utilisé pour désigner une poutre muraillère, fixée le long d'un mur. En toiture, le linçoir désigne la pièce porteuse de chevrons interrompus au droit d'une souche de cheminée, d'une lucarne ou d'un châssis de baie rampante. Syn.: guigneau.
  • 25. Linteau : Pièce horizontale, généralement en Chêne, placée au-dessus d'une ouverture pour en former la partie supérieure et supporter la charge qui lui est superposée. Lisse : - 1. Pièce de bois disposée parallèlement entre un limon et une main courante, pour réduire le vide entre ces deux éléments. - 2. Pièce horizontale placée entre des poteaux, pour recevoir le bardage. - 3. Pièce intermédiaire entre la main courante et la sous-lisse d'un garde-corps d'échafaudage. 4. Pièces horizontale dans un mur à ossature légère en bois. Listel : Carrelage linéaire utilisé en frise décorative. Liteau : Latte étroite, tasseau de bois de section carrée (environ 25 x 25 mm) ou rectangulaire (de 18 x 35 à 30 x 40 min). - 1. Couvert.: les liteaux servent surtout à accrocher les tuiles et les ardoises ; ils sont cloués en lattis horizontal, en liaisonnement sur les chevrons, avec un espacement égal au pureau des tuiles ou des ardoises. Les liteaux doivent être traités pour leur conservation, comme tous les bois de charpente. - 2. Menuis.: tasseau fixé contre un mur pour servir de support. Liteaunage, litonnage ou littelage : Mise en place des liteaux, ensemble des liteaux d'un toit. Syn.: lattage. Loggia : Balcon couvert et fermé latéralement, ne faisant pas saillie par rapport au plan de la façade. Long-pan : Versant le plus long d'un comble, délimité à sa base par l'extrémité des chevrons, et, au sommet, par le faîtage : " un combl e sur pignons est composé de deux long-pans; un comble deux-étaux comprend deux croupes et deux long-pans ". Longrine : Longue pièce de bois qui soutient, relie ou renforce plusieurs autres pièces: "dans un pont en charpente a longrine peut avoi r la même fonction que le longeron, et être placée parallèlement et très au-dessous de lui; dans un échafaudage, la longrine relie les pointiers et supporte les boulins". Syn. tendière. Poutre d'infrastructure reliant des plots de fondation. Lucarne : Ouverture pratiquée dans un comble pour en éclairer et en aérer l'intérieur. En général, une lucarne se compose d'une façade dans laquelle prend place la fenêtre, de jouées qui sont les parties triangulaires adossant la lucarne au comble, et du comble de la lucarne proprement di t. LVL : Voir Lamibois. Abréviation de l'anglais Laminated veneer Lumber, lamellé-collé de placage et employée fréquemment pour désigner le lamibois. 13 - Lexique de la Construction - Lettre 'M' Main courante : Partie haute d'un garde corps, ou barre d'appui longeant une paroi. Maître d'oeuvre : Personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage de la conception d'un projet immobilier, de l'assistance pour le choix des entreprises, et de la vérification de la conformité des constructions par rapport au projet élaboré et aux engagements contractuels. La fonction de maître d'oeuvre est notamment exercée par les architectes. Maître d'ouvrage : Personne physique ou morale pour le compte de laquelle sont réalisés une constrution ou des travaux. Le maître d'ouvrage réunit les fonds et choisit le maître d'oeuvre. Un particulier qui construit une maison individuelle en est son maître d'ouvrage. Mansardé : Se dit d'un espace aménagé dans des "combles à la Mansard". Le comble est formé par deux pans brisés. Le partie basse ayant un angle proche de la verticale. Maquette d'essai : modèle réduit exécuté par un concepteur pour tester différentes hypothèses. Marché : Accord portant sur des travaux à exécuter. Il comprend un descriptif des prestations dues, les prix, les délais d'exécution, ainsi que les obligations et engagements des parties. Marquise : Auvent situé au dessus d'une porte d'entrée, souvent vitré. Métal déployé : Sorte de grillage obtenu à partir d’une tôle nue, galvanisée ou électrozinguée découpée en fentes parallèles assez courtes, ouvertes ensuite en losanges sous l’effet d’une extension transversale. Le métal déployé sert d’armature au plâtre et autres produits de protection contre l’incendie. Dans ses épaisseurs maximales, il sert aussi de caillebotis, de garde-corps, de brise-soleil, etc. Métallisation : Procédé de revêtement et de protection de surfaces métalliques obtenu par projection pneumatique en fines goutellettes, au pi stole métalliseur – dit aussi chalumeau métalliseur – d’un métal fondu par une flamme oxy-gaz (acétylène, propane, etc.). Elle nécessite une certaine rugosité du subjectile. Mezzanine : Plancher complémentaire aménagé dans une pièce offrant une grande hauteur sous plafond. Modélisation : représentation visuelle, à l'aide d'un logiciel, de phénomènes invisibles à partir d'algorithmes et de modèles mathématiques. Moellon : Eléments de pierre de forme irrégulière utilisé en maçonnerie. Moignon : - 1. En ossature métallique : Amorce de poutre. Un moignon est une partie extrême de travée de portique soudée en atelier sur l e poteau et réalisant un nœud parfaitement encastré. L’assemblage sur le chantier de la partie centrale de la travée sur le moignon se situe avantageusement dans la zone de moment fléchissant nul. Il est très souvent réalisé par boulonnage. Cette forme de montage est réservée aux ossatures en portiques simples ou multiples. - 2. En couverture : Elément tubulaire soudé sous une gouttière ou sous une cuvette, constituant le départ d'une descente d'eaux pluviales. Mouvements différentiels : mouvements des composantes de la structure pouvant occasionner des ruptures et autres désordres.
  • 26. Multicouche : Se dit d'une étanchéité de terrasse constituée par un complexe de bandes étanches collées entre elles. Murs :          Mur aveugle - mur sans ouvertures. Mur banché - mur en béton armé Mur d'échiffre - mur sur lequel reposent les marches d'un escalier. Mur mitoyen - mur situé sur la limite séparative entre deux propriétés. Mur pignon : mur latéral d'une construction, perpendiculaire aux façades principales. Mur porteur : mur structurant assurant la descente des charges d'une construction. Mur de refend : mur porteur situé à l'intérieur de la construction et reliant les façades ou les pignons entre eux. Mur de soutènement : mur permettant de résister à des poussées latérales (poussées des terres en sous sol...) Mur bahut : mur de faible hauteur formant soubassement. 14 - Lexique de la Construction –Lettre 'N' Nef : partie centrale d'une église chrétienne à plan basilical, comprise entre le choeur et l'entrée. Noeud : Point où concourent deux ou plusieurs barres d’une ossature en assemblage commun. Noquet : Bande de zinc posée en couverture à la jonction de deux pans (angles rentrants ou saillants) Noue : Angle rentrant formé par l'intersection de deux pans de toiture. Nu : Surface de référence à partir de laquelle sont mesurés les retraits et les saillies des éléments situés à proximité. Nuance : Caractéristique d’un acier de construction exprimée par la limite d’élasticité garantie ou par la résistance à la rupture garantie, dans des conditions d’allongement % minimal imposé et parfois de pliage à 180°. 15 - Lexique de la Construction - Lettre 'O' Oculus : Ouverture vitrée située dans une porte. Oeil de boeuf : Lucarne inscrivant un châssis circulaire ou ovale. Opus incertum : Assemblage d'éléments de pierre, carrelages, moellons... de formes irrégulières. Oxycoupage : Mode de découpage des aciers par oxydation à haute température. La coupe se fait au moyen d’un chalumeau oxycoupeur à flamme oxyacétylénique ou oxy-propane. Oxydation : Phénomène chimique faisant passer un métal à l’état d’oxyde ou de mélange d’oxydes. Dans l’atmosphère, en présence de l’humidité et de l’oxygène, l’acier se recouvre d’un oxyde de fer hydraté appelé "rouille". Bien que le phénomène se ralentisse au cours du temps, il est des cas (interstices, creux profonds) où la rouille foisonne et peut exercer des efforts d’écartement entre faces assemblées. On protège la surface de l’acier contre l’oxydation par divers procédés, tels que l’application de peintures antirouille, la galvanisation, la métallisation, l’électro-déposition d’un métal protecteur. Cette protection est inutile pour les aciers patinables et, évidemment, pour les aciers inoxydables. 16 - Lexique de la Construction - Lettre 'P' Palançon : Pièce de bois formant armature dans un torchis. Palée : - 1. File de pieux plantés terre, et reliés par des moises et des croix de Saint-André pour former l'appui des longerons d'un tablier de pont. - 2. Palée de stabilité, triangulation particulière entre deux poteaux consécutifs, pour les rendre solidaires et stabiliser longitudinalement une construction. Palplanche : Profilé nervuré de section particulière obtenu par laminage à chaud ou par profilage à froid. La propriété essentielle des palplanches est de pouvoir être assemblées entre elles par coulissage longitudinal (enclenchement) pour, après enfoncement dans le sol, constituer des éléments de murs de soutènement, des écrans imperméables, etc. Pan : - 1. Face plane d'un objet ou d'un ouvrage. "Un comble à quatre pans ; une flèche à six ou huit pans. Une ferme peut être considérée comme un pan de charpente. Un écrou à 6 pans. Un pan de mur, etc. ". - 2. Pan coupé, a. dans un comble, surface triangulaire consécutive à l'interruption de deux murs que l'on raccorde par un troisième : " le pan coupé peut se concevoir sur un angle saillant, et donner naissance à deux arêtiers, ou sur un angle rentrant, et produire deux noues ", b. dans une voûte en lambris appliquée sous une charpente, succession de plans déterminés par les éléments qui constituent la ferme. - 3. Pan de bois, ouvrage dont la structure est composée d'une ossature principale en charpente assemblée et qui reçoit un remplissage en maçonnerie légère. Cette structure comprend des sablières hautes et basses, des poteaux corniers et de remplissage, des décharges, des tournisses, des croix de Saint-André.
  • 27. Pan de fer : Ossature composée de montants et de traverses servant d’armature destinée à recevoir un remplissage de briques ou de parpaings. La section des montants et des traverses doit permettre au minimum l’emboîtement de la brique pleine de 5,5 x 11 x 22 cm sur l’épaisseur intermédiaire de 11 cm. Si la brique est montée sur chant (épaisseur 5,5 cm), l’ensemble, ossature et remplissage, prend le nom de "galandage". Paillasse : Surface en bois, béton, carreaux de plâtre...servant de plan de travail ou de support d'encastrement (éviers, vasques, baignoires ...). Elle peut être revêtue d'un matériau de finition (faïence, carrelages ...). Panne : - 1. Pièce de bois généralement posée de niveau sur les arbalétriers, où elle reporte les charges que lui transmet la couverture, tout en reliant les fermes. La panne peut être posée à dévers ou face aplomb, et est bloquée sur les arbalétriers par une échantignolle et des clous. On dit qu'une panne à dévers panne bien lorsqu'elle est prise dans un bois sans gauche et qu'elle repose parfaitement sur toute la largeur des ses appuis, tandis que les chevrons portent sur toute la largeur de son chant. 2. Panne de bris, panne d'un comble à la Mansart, située au raccord du brisis' et du terrassons. - 3. Panne faîtière, Panne posée au sommet d'un comble. - 4. Pannesablière, panne posée à dévers à la base d'un comble. Panneau : - Les panneaux de contreplaqué : La norme française NF B 50-004 les définit ainsi : " Panneau obtenu par collage de plis superposés à fil croisé. En général, les plis extérieurs et intérieurs sont placés symétriquement de chaque côté d'un pli central ou d'une âme. Si l'âme est constituée d'un matériau autre que du bois massif et de placages, il doit exister au moins deux placages croisés de part et d'autre de cette âme. " - Les panneaux de particules : La norme française NF B 54- 1 00 les définit ainsi : " Matériau en plaque fabriqué sous pression, essentiellement à partir de particules de bois ou d'autres matières fibreuses ligno-cellulosiques (amas de lin, bagasse, chanvre ...) avec ou sans apport de liant. " Les matières premières utilisées sont des bois résineux, feuillus, tendres ou durs sous la forme de copeaux, plaquettes, déchets, délignures, rondins. Le mélange des essences doit être réalisé avec rigueur car chacune possède des caractéristiques propres de densité, longueur de fibres, propriétés mécaniques. Il s'agit donc d'un panneau à base de particules de bois, parfois improprement appelé " panneau aggloméré " ou " agglo ". Ces particules (petits morceaux de bois obtenus par fragmentation du bois) sont enduites de colle (résine thermodurcissable) et étalées sur une surface plane, puis passées sous une presse. Les particules n'ont pas de forme type, mais leurs trois dimensions sont comparables. - Les panneaux de lamelles minces orientées (OSB) : L'OSB du terme anglais " oriented strandboard ", appelé aussi " panneau de grandes particules orientées ", est constitué de minces lamelles de bois 0,3 à 0,4 mm d'épaisseur) dont la longueur peut atteindre 6 à 8 cm environ. Orientées dans le sens de la longueur pour les couches extérieures et dans le sens de la largeur pour la couche intérieure, elles sont collées puis pressées entre elles. Sa constitution en longues lamelles en fait un matériau aux caractéristiques mécaniques élevées, bien supérieures à celles du panneau de particules. Cette technique est exploitée en France depuis 1984. Ses caractéristiques techniques et esthétiques le destinent à des emplois diversifiés : emballage, mobilier design, panneaux de structure, âme de poutre en 1, etc. - Les panneaux de fibres : La norme française NF B 54-050 les définit ainsi : " Le panneau de fibres est un matériau en plaque fabriqué avec des fibres ligno-cellulosiques, dont la cohésion primaire résulte du feutrage des fibres et de leurs propriétés adhésives propres. Des liants et ou des adhésifs peuvent y être incorporés. " Ces panneaux sont donc fabriqués à base de fibres obtenues par défibrage du bois. L'usage de colle n'y est pas systématique. La cohésion est assurée par l'enchevêtrement des fibres et la réactivation de la lignine. Par rapport aux particules, qui sont des morceaux de bois ne préexistant pas naturellement mais résultant d'une fragmentation du bois, les fibres sont une entité anatomique du bois qui existent à l'état naturel. Le défibrage consiste à les séparer les unes des autres. Contrairement aux particules, elles ont une forme très allongée. Il existe différents types de panneaux de fibres liés au procédé de fabrication ou à la densité du panneau (selon qu'il est plus ou moins pressé lors de sa fabrication) : panneau tendre, mi-dur, dur, MDF (abréviation du terme anglais " medium density fiberboard ", soit " panneau de fibres de moyenne densité "). Le MDF est aujourd'hui largement répandu en France. Il est fabriqué selon le procédé par voie sèche. Les fibres sont séchées et leur liaison est réalisée au moyen d'une colle. On obtient un panneau relativement épais, jusqu'à 35 mm, de structure homogène. Il se différencie des autres types de panneaux par ses bonnes qualités mécaniques (résistance au choc), sa facilité d'usinage et son aptitude à recevoir de nombreuses finitions utilisées habituellement sur le bois (vernis et laque). Il est très utilisé dans le meuble et la décoration. - Les panneaux lattés : Ce sont des panneaux constitués de plis sur les deux surfaces extérieures, et de lattes de bois à l'intérieur. Ils sont considérés comme une variante des contreplaqués." - Les panneaux lamellés-collés : Composés de liteaux ou planches de bois, collés chant contre chant, ces panneaux sont surtout utilisés dans l'ameublement et l'agencement intérieur ou extérieur." Les panneaux de particules bois-ciment Constitués d'un mélange fortement comprimé et étuvé de particules de bois liées avec du ciment, ils sont utilisés en i solation phonique, planchers, revêtements muraux intérieurs et extérieurs, pour la protection contre le feu (panneaux M1), etc. - Les panneaux de laine de bois et ciment "fibragglo" : Ils sont fabriqués à partir de bois résineux sous forme de billes écorcées dont on fait la laine de bois et utilisés pour l'isolation thermique et phonique, la protection contre l'incendie (panneaux M0 ou M1), les coffrages perdus, etc. - Les panneaux bakélisés : Ils sont obtenus par superposition de placages de Hêtre ou de Bouleau fil sur fil ou croisés, imprégnés de résines assurant le collage dans la totalité de l'épaisseur. Ils sont utilisés pour la fabrication de pièces résistant aux agressions chimiques, aux chocs, à l'usure, pour l'isolation électrique...
  • 28. - Les panneaux à base de bricks d'emballage : Ces matériaux sont broyés et assemblés en panneaux. Par leur aspect particulier (couleurs variées, utilisation de papiers imprimés), ils sont parfois appréciés pour l'agencement intérieur. - Les marques de qualité des panneaux de bois : Le CTBA délivre et contrôle plusieurs marques de qualité CTB pour les panneaux dans le but de caractériser les performances des produits certifiés mis sur le marché et de garantir une qualité de production contrôlée et suivie aux utilisateurs. - Les panneaux de particules CTB-S : Cette marque de qualité concerne des panneaux de particules destinés aux usages en milieu sec qui satisfont aux essais physiques et mécaniques prévus par les prescriptions techniques de la marque. - Les panneaux de particules CTB-H : Cette marque de qualité concerne des panneaux de particules destinés à des emplois présentant des risques d'exposition temporaire à l'humidité. Ils sont essentiellement mis en oeuvre dans le bâtiment. Ils présentent un bon comportement à l'humidité et satisfont aux essais physiques et mécaniques prévus par les prescriptions techniques de la marque." - Les panneaux contreplaqués NF EXTÉRIEUR-CTS-X : Cette marque de qualité concerne des panneaux contreplaqués reconnus conformes à la norme NF B 54-161 destinés à des emplois extérieurs ou intérieurs humides avec un collage classe 3 de la norme européenne NF EN 314-2 (qui correspond à l'ancien type 4 de la norme française NF B 54-154). Une variante de cette marque est NF Coffrage CTB-X pour les emplois en coffrage. - Les panneaux MDF CTB-RH : Cette marque de qualité s'applique à des panneaux MDF destinés essentiellement à un usage en milieu intérieur présentant des risques d'exposition temporaire à l'humidité. Les caractéristiques testées sont : l'épaisseur, l'humidité, la masse volumique, le gonflement en épaisseur, la traction, la flexion, le module d'élasticité. Ces essais sont effectués conformément à différentes normes européennes : EN 324-1, EN 322, EN 323, EN 317, EN 321 modifiée, EN 319, EN 3 1 0." "Les panneaux NF RÉACTION AU FEU Cette marque de qualité s'applique à des panneaux de particules, contreplaqués ou MDF qui ont été reconnus comme étant M1 ou M2 du point de vue de leur réaction au feu après essais au laboratoire du CTBA. Ils sont couramment utilisés pour la construction de bâtiments recevant du public où l'emploi de matériaux classés MI ou M2 est souvent obligatoire." Quelques autres appellations On trouve aussi d'autres appellations, comme " panneaux WBP ", " panneaux MR ", ou " contreplaqué marine ". Elles sont parfois trompeuses car elles ne sont définies par aucun texte officiel. Les désignations " panneaux WBP " et " panneaux MR ", que l'on trouve souvent sur les contreplaqués en provenance d'Asie, désignent des contreplaqués utilisables respectivement en extérieur et en intérieur. Il s'agit d'appellations commerciales faisant référence à une norme anglaise (BS 6566). Elles sont attribuées aux panneaux par les fabricants eux-mêmes après autocontrôle de leurs produits. Ces appellations n'ont donc pas la valeur officielle et reconnue des marques de qualité accordées par un laboratoire indépendant, même si les caractéristiques techniques du panneau sont bonnes. Pannetonage : Fixation des tuiles mécaniques par le dessous, à l'aide de fil de métal galvanisé; cette technique est utilisée surtout pour des versants de toits exposés à des vents violents. Parallam : Le Parallam (marque déposée par la société américaine Trus Joist McMillan) permet de récupérer des chutes de déroulage pour en faire des poutres. Le principe consiste à encoller et presser ces chutes pour reconstituer une poutre présentant des caractéristiques mécaniques stables. Ce produit est relativement concurrent du LVL au niveau de ses applications. Parasismique : Qualifie la conception architecturale adaptée au risque d'ébranlement par les séismes (secousses telluriques dites tremblement de terre). Cette conception fait l'objet de deux DTU : Règles P.S.69, complétées en 1982 ; Règles P.S.-MI 89. L'application de ces règles s'impose, à des degrés divers et selon les types de bâtiments, dans les régions à risques, qui sont classées en 5 zones (depuis 1985). Parclose : Profil rapporté, permettant de maintenir la vitre dans la feuillure d'une menuiserie. Pare-flamme : Qualifie un composant qui, soumis à des conditions d'incendie normalisées, satisfait aux critères de résistance mécanique, d'étanchéité à la flamme et d'absence d'émission de gaz inflammables. Un élément pare-flamme diffère d'un coupe-feu en ce que ce dernier garantit, en plus, une protection thermique. Le classement pare-flamme d'un composant est exprimé en degrés qui correspondent à des durées de résistance étagées entre 15 minutes et 6 h. Parement : Matériau de surface assurant la finition d'une paroi (plaquettes de brique, pierre ...) Pare-pluie : Membrane imperméable (feutre asphalté, papier armé bitumé, polyéthylène micro-perforé ...) disposée sous un matériau de couverture ou sous un bardage pour conforter son étanchéité aux intempéries ; il ne doit pas faire obstacle à la diffusion de la vapeur d'eau. Dans le cas des maisons à ossature bois, la mise en place d'un pare-pluie en lés horizontaux à recouvrement peut faire partie de la peau externe des façades, sous leur parement. Pare-soleil : Ensemble de lames montées sur un châssis horizontal disposé en saillie sur une façade, au-dessus des baies, pour créer des zones d'ombre et réduire l'insolation des locaux. Syn.: brise-soleil. Pare-vapeur : Feuille ou membrane étanche à la vapeur d'eau : film de PVC, polyéthylène, polyester, papier-plomb, papier goudronné, feuille d'aluminium, etc. Les parevapeur ont pour rôle d'empêcher ou d'entraver le cheminement de la vapeur d'eau à travers les parois. Dans une isolation thermique, il importe de toujours disposer les écrans pare-vapeur du côté chaud de l'isolant, c'est-à-dire vers l'intérieur des locaux, pour éviter le risque de condensation de la vapeur dans l'épaisseur de l'isolant.
  • 29. Parpaings : Blocs parallèlepipédiques en béton, existent en plusieurs épaisseurs, utilisés pour la costruction des murs porteurs ou de cl oisons de distribution. Parquet : Revêtement de sol en lames ou en plaquettes de bois composant le parement d'un plancher (à l'origine, le ,parquet désignait un enclos fermé par une clôture en planches). Les principaux types de parquets et leurs dispositions sont : - 1. Les parquets massifs, ou parquets à lames. Ils sont constitués de longues lattes assemblées à rainure et à languette ; les lames peuvent aussi être à double rainure pour assemblage à fausse-languette, ou, dans le cas des résineux, à feuillure basse en demi queue-d'aronde. Les dimensions générales de ces parquets sont normalisées. La mise en oeuvre est régie par un DTU ; les parquets à lames sont soit cloués sur un gîtage bien horizontal de lambourdes, soit directement sur les solives, soit posées sur une aire de bitume. Une norme spéciale concerne les parquets en lames minces destinés à une pose collée. Après leur pose, les parquets sont rabotés (replanissage au rabot ou au racloir de parqueteur), puis cirés ou vitrifiés. On distingue :     Le parquet à l'anglaise ou à frises, les lames sont parallèles dans une même direction. Ce type de parquet peut être posé à coupe perdue (lames aboutées sans recherche d'alignement des joints au droit des lambourdes), à coupe de pierre (joints alternés régulièrement, en liaison) ou à joints sur lambourdes. Le parquet à bâtons rompus dont les lames, à coupe droite, sont disposées en travées obliques alternées correspondant aux lambourdes. Le parquet à point de Hongrie, (autrefois dit à fougères), disposé comme le précédent, mais dont toutes les l ames sont à coupe d'onglet, permettant un alignement des joints des travées. Le parquet à compartiments, ou parquet d'assemblage, ou parquet à la française, ou parquet Versailles, est composé de cadres assemblés à tenon et mortaise, entre lesquels sont embrevés des éléments de remplissage arasés ; ces parquets ont souvent donné lieu à des motifs complexes de figures géométriques entrelacées, rosaces, damiers, etc. - 2. Les parquets mosaïques. Sous forme de panneaux carrés de 125, 250 ou 300 mm de côté ; les lamelles ont en général 25 mm de large pour 8 mm d'épaisseur (5 mm pour des bois durs) ; elles sont réunies à joints vifs par contrecollage du parement sur un papier, qui sera décollé après la pose. Ces parquets sont posés par collage avec une colle vinylique, sur chape ou dalle en béton parfaitement ragréé avec un enduit de lissage adéquat. Après la pose, un ponçage général es t nécessaire, suivi d'une mise en cire ou d'une vitrification. - 3. Les parquets en panneaux préfabriqués contrecollés, dits parquets vernis-usine, à emboîter côte à côte pour constituer des parquets flottants, sur lit de sable, sur des panneaux de particules, ou sur un isolant non compressible. Ces panneaux sont fournis à parement fini, généralement vitrifié." - 4. Les parquets densifiés sont les parquets constitués de lames ayant subi un traitement de densification par imprégnation de résines. Ils conviennent pour des sols à usage public intensif, nécessitant une haute résistance à l'usure." - 5. Autres dénominations : Un parquet de marqueterie est composé de l'assemblage d'essences de bois de tonalités différentes. Un parquet-vannerie est un parquetmosaïque dont la composition produit l'effet d'une vannerie. Un parquet de glace est l'assemblage de lambris de bois, en général marouflé, servant de support aux miroirs pour protéger leur tain. Les parquets sans joints désignaient certains revêtements de sol s épais à base de mélanges spéciaux ou mortiers de résines, coulés in situ ; Le parquet bois-pierre désignait le Terrazzolith. Passage : Largeur d'emmarchement d'un escalier, déterminée par le nombre d'usagers qui peuvent s'y croiser . Cote de passage, distance horizontale comprise entre les deux faces intérieures d'une huisserie de porte. 3. Passage d'une lame de -scie, voir voie. Patin : Semelle horizontale placée en bas de l'échiffre et formant l'assise d'un escalier: "Le patin repose sur un rang de pierres (ou de parpaings) qui l'isole du sol, et reçoit le pied du limon, le panneau déchiffre et le poteau ou le noyau des premiers retours". 2. Sur-longueur laissée à la base d'un poteau, et destinée à être coupée au moment de la pose, ou à être scellée dans le sol. Patio : Cour inteirieure, encadrée par du bâti. Patte d'oie : Assemblage à trois branches dans un même plan, et marque d'établissement correspondante tracée sur les pièces. Désigne aussi l'enrayure d'une croupe. Paume : Assemblage de bois par tenon à un seul arasement et mortaise ouverte ; la paume peut être carrée ou grasse. L'enture en paume est l'assemblage usuel de prolongation bout à bout de deux chevrons, de deux pannes, de deux solives. Pavés de verre : Briques de verre translucides dont l'assemblage assure un passage de lumière sans permettre une vue directe. Pavillon : - 1. Petit bâtiment isolé. - 2. Partie de bâtiment formant saillie à l'extérieur d'un ensemble. - 3. Bandeau de tôle ou de bois, plus ou moins ouvragé, rapporté sous le linteau d'une baie, pour masquer et protéger l'enroulement d'un store ou d'une jalousie. Le toit ou le comble en pavillon sont ceux qui, de plan rectangulaire, comportent une croupe à chaque extrémité. Pendillard : Petit tasseau auquel est suspendue une charge légère. Le caisson placé à la base du toit peut être suspendu aux chevrons ou à la sablière par des pendillards. Pénétration : Intersection de deux combles de dimensions différentes, dont les faîtages et les sablières respectifs ne sont pas situés au même niveau, et qui forment des noulets. Pergola : Structure composée de poteaux et de petites poutrelles à claire - voie généralement destinée à recevoir des plantes grimpantes. Perméabilité : - 1. matériaux : aptitude d'un corps à se laisser pénétrer et traverser par l'air, par la vapeur d'eau ou par l'eau à l'état li quide (s'applique aussi à d'autres phénomènes : perméabilité aux ondes sonores, perméabilité magnétique). L'imperméabilisation a pour objet de réduire la perméabilité à l'eau. - 2. menuiserie : la perméabilité à l'air des menuiseries extérieures mesure la quantité d'air que peuvent laisser passer leurs feuillures, lorsque la pression extérieure (vent) est supérieure à la pression à l'intérieur des locaux ; elle doit être aussi réduite que possible. Les menuiseries font l'objet d'une classifi cation suivant la quantité d'air qu'elles laissent passer en une heure pour une pression extérieure de 100 Pa (pascals) - Classe AI, dite normale : maximum 60 m3/h. - Classe A2, dite améliorée : maximum 20 m3/h. Classe A3, dite renforcée : maximum 7 m3/h.
  • 30. Perméance : Expression de la quantité de vapeur d'eau qui peut traverser une unité de surface d'une paroi en une unité de temps, lorsque la différence de pression de vapeur entre les deux ambiances séparées par cette paroi est une unité de pression. Permis de construire : Autorisation obligatoire pour construire, effectuer une extension ou une rénovation. La demande de permis de construire est déposée à la mairie du lieu de la construction. Elle est constituée du projet architectural et des pièces administratives nécessaires. Le délai d'instruction est généralement de 2 mois. Le délai peut être plus long selon les services consultés, dans ce cas le délai est précisé par l'administration. Phréatique : La nappe phréatique est la nappe d'eau souterraine dont il est nécessaire de connaître l'existence et le niveau haut lors de la conception de constructions en sous-sol. Pieu : Pièce de bois enfoncée dans le sol par sa pointe, pour former un support. Pieuvre : Ensemble de fils électriques partant du centre d'une dalle et qui rayonnent vers les interrupteurs.... Ce dispositif est noyé dans le béton de la dalle. Pignon : Partie triangulaire qui clôt l'extrémité d'un combien à deux pentes. Pin jaune : (Pinus palustris Mill, Pinus rigida Mill, Pinus taeda L. (specie plurae).). Pitchpin, southern yellow Pine. Angl. : Southern Pine. All. : Southern Pine. Ital. : Pino giallo. Provenances : Sud et sud-est de l'Amérique du nord, Amérique centrale. Pin maritime : (Pinus pinaster Soland, Pinus maritima Lamb.). Pin des landes pour le Pin maritime de la côte de Gascogne. Angl. : Maritime Pine, pinaster. All. : Seekiefer, strandkiefer, sternkiefer. Ital. : Pino marittimo, Pinastro. Provenances : côte nord de la Méditerranée et côte de l'Atlantique. Pin d'Oregon : (pseudotsuga menziesii Mull.). Douglas, Sapin de Douglas. Angl. : Douglas fir, Oregon Pine. All. : Douglastanne, Douglasie. Ital. : Douglasia. Provenances : Côte Pacifique de l'Amérique du Nord, cultivé en Europe. Pin sylvestre : (Pinus silvestris L.). Angl. : Pine, Red pine, Scots Pine. All. : Kiefer, Föhre. Ital. : Pino sylvestre. Provenances : Europe, nord-ouest de l'asie. Pin Weymouth : (Pinus strobus L.). Angl. : Weymouth Pine, Yellow Pine. All. : Weymouthkiefer, Weymouthförhe. Ital. : Pino strobo. Provenances : Est du Canada etnord-est de l'Amérique du nord, cultivé en Europe. Pilotage : - 1. Ouvrage de pilotis. - 2. Fonction assumée par une entreprise pilote, dont le rôle consiste à coordonner les études d'avant-projet (l'un ouvrage, puis à planifier l'intervention des divers corps d'état sur le chantier : " l'entreprise assurant le pilotage est la seule responsable devant le maître d'oeuvre et le maître d'ouvrage, tant en ce qui concerne la qualité des prestations qu'en ce qui concerne la date d'achèvement de l'ouvrage ". Pilotis : Support composé d'un ensemble de pilots solidarisés par des moises. Les pilotis sont établis dans les terrains meubles et aquifères, pour porter des ouvrages qui concernent, le plus souvent les travaux publics, tels que des piles de ponts. Foncés dans le sol, les pilots sont arasés ou recépés, pour recevoir un quadrillage de madriers ou de longrines qui porte l'ouvrage. Un pilotis de remplage, ou de retenue, est celui qui sert uniquement à stabiliser un terrain à proximité d'un ouvrage d'art ou d'un édifice. Placage : - 1. Action, art de plaquer. - 2. Mince feuille de bois destinée à être plaquée. Plafond : - 1. Surface plane et généralement horizontale qui, dans une construction, forme la partie supérieure d'un lieu couvert. - 2. Plafond à la française, plafond composé de solives apparentes, généralement en Chêne de section carrée ou rectangulaire, et régulièrement espacées d'une distance égale à l'épaisseur. Ces solives peuvent être peintes et/ou moulurées. - 3. Plafond à caisson, voir caisson. - 4. Plafond rampant, plafond construit sous un escalier. Plan de masse : Plan présentant les limites du terrain et son orientation, l'implantation de la construction par rapport aux limites du terrain, le tracé des voies de dessertes et les raccordements. Le plan masse fait figurer le plan des toitures de la construction. Plan de situation : Plan permettant de situer le terrain concerné par rapport à la commune dans lequel il s'inscrit. Plan d'occupation des sols (P.O.S) : Document fixant les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols d'une commune. Pour chaque zone définie le P.O.S. fixe le Coefficient d'occupation des sols (C.O.S.) qui détermine la densité des constructions autorisée. Planche : - 1. Pièce de bois longue et large, dont l'épaisseur est de 27, 34 ou 41 mm. - 2. Planche de rive, planche de même nature que les bandeaux, clouée sur le chevron de rive, et contre laquelle s'arrête la couverture. - 3. Planche lorraine, planche en Sapin de belle qualité, ayant 26 x 305 mm ou 35 X 305 mm de section et 2 m ou plus de longueur, cette dernière progressant par tiers de mètre : " la planche lorraine est employée comme bandeau ou comme planche de rive, par exemple ". - 4. Planche de trait, représentation graphique effectuée par un charpentier sur une feuille de papier, pour lui permettre d'apprendre les principes du trait. - 5. Planche d'entrevous, voir entrevous.
  • 31. Plancher : Paroi horizontale composant le sol d'un étage, ses éléments constitutifs sont :    Une ossature (poutres, poutrelles, solives), qui reporte vers les appuis (murs ou poteaux) le poids propre du plancher et les surcharges qu'il doit supporter sans fléchir, avec une marge de sécurité : cloisons, mobilier, équipements et occupants ; la flèche admissible en charge est en général limitée à 1/300e de la portée. Un remplissage entre ces éléments d'ossature, s'ils ne sont pas jointifs entrevous, hourdis, voûtains. Un ouvrage plan qui forme le support du revêtement de sol : dalle de compression ou de répartition, chape de mortier de ciment, aire de plâtre, gîtage de lambourdes. Selon leur conception, les planchers sont classés en : - 1. Planchers en bois, ou planchers bois. Ils sont en général composés d'une ossature de solives, bastaings ou madriers de section 6,5 x 17 cm à 14 x 20 cm, établis parallèlement sur chant entre des appuis. Le plancher est dit soit à travure simple (solives parallèles sans appui intermédiaire d'un mur à l'autre), soit à travure composée, c'est-à-dire recoupé par une ou plusieurs poutres intermédiaires, si la portée entre murs est supérieure à 5 mètres. Des ouvrages particuliers (enchevêtrures) interrompent les travures à proximité des cheminées et conduits de fumée (garde au feu), au droit des ouvertures (linçoirs), et autour des trémies d'escaliers et trappes. L'espacement entre les solives, autrefois en bois grossièrement équarri, était rarement supérieur à la largeur de ces solives (soit 0, 12 à 0,20 m) : le solivage était dit "vide pour plein". Avec les bois usinés, l'espacement a été porté à 0,35 m, voire plus. Les extrémités des solives sont soit encastrées dans les murs sur 15 à 20 cm de profondeur, avec vide d'air pour les protéger de l'humidité, soit posées sur des appuis saillants : corbeaux, sablières, lambourdes ou muraillères. L'assemblage d'une solive sur une poutre est un repos, soit simple, soit à encastrement entaillé, soit sur lambourde rapportée, soit soutenue par des étriers. Les assemblages entre solives et chevêtres sont en général à tenon et mortaise, confortés par un étrier double ou par un sabot. Entre les solives, le mode de hourdage varie selon que la partie inférieure (retombée) des solives doit ou non rester apparente. Dans les planchers traditionnels, le chant supérieur des solives était soit couvert de bardeaux sur tasseaux, servant de support à une aire en plâtre recevant les carrelages, soit garni d'un gîtage de lambourdes recevant un parquet." - 2. Planchers mixtes. Ce terme recouvre divers systèmes dont la structure porteuse associe intimement deux matériaux, en parti culier bois et béton, ou acier et bois. Les procédés proposés sont nombreux. - 3. Planchers collaborants. On désigne parfois ainsi les planchers mixtes, ou rapportés en consolidation de planchers anciens, si leur solidarisation est assurée par un ensemble de pattes d'ancrage coudées, soudées ou boulonnées sur les poutrelles ou solives. Platelage : Assemblage de produits plats tels que : tôles lisses, striées ou à larmes (raidies ou non), bacs nervurés, caillebotis, etc., utilisés pour constituer l’aire supérieure d’un plancher, d’une passerelle ou d’un tablier de pont. La portée des éléments de platelage est généralement égale à l’intervalle régnant entre deux éléments consécutifs de l’ossature. Il est cependant avantageux quant aux flèches de faire porter de façon continue l’élément de platelage sur plusieurs appuis consécutifs. - 1. Plancher en bois brut, destiné à recouvrir le tablier d'un pont ou d'une passerelle. - 2. Ensemble des plateaux posés à plat pour former le plancher des échafaudages. Platine : - 1. Plaque d’assemblage disposée aux extrémités des poteaux ou des poutres, fixée par soudage ou autre moyen dans un plan le plus souvent perpendiculaire à l’axe longitudinal de la pièce. Plaque d’extrémité de tronçon de poteau, dont l’assemblage avec celle du tronçon consécutif assure la continuité mécanique de l’ensemble constituant le poteau. - 2. Plaque d'assemblage soudée à l'extrémité d'une pièce de métal, et destinée à assurer sa liaison avec une autre pièce, de bois ou de métal. Plénum : Espace entre un plafond suspendu et la toiture ou le plancher sous lequel il est établi. Pli : Chacune des faibles épaisseurs de bois dont la superposition orthogonale donne, après collage, le contreplaqué . "un contrepl aqué à 5 ou 7 plis". Plot : - 1. Bille de bois débitée en plateaux, et reconstituée dans sa forme initiale avec interposition d'épingles qui favorisent la circulation d'air pour le séchage. - 2. Dé en béton utilisé comme système de fondation. Poinçon : Pièce verticale, souvent de section carrée, qui entre dans la composition des fermes, à l'axe desquelles elle se place généralement. En tête, le poinçon reçoit les arbalétriers, et, en partie basse, le pied des contrefiches, tandis qu'il assemble sur l'entrait pour le soulager au milieu de sa portée, perpendiculairement au plan de la ferme, il reçoit le faîtage et les liens de faîtage, qui stabilisent la ferme dans sa position verticale. Poinçonnement : Empreinte creuse (indentation) laissée dans une matière par une forte pression localisée. La résistance des revêtements de sol au poinçonnement est une de leurs caractéristiques primordiales :c'est leur aptitude à supporter sans écrasement de fortes charges dont le point d'application est concentré sur une faible surface : pieds de meubles (poinçonnement statique), roulettes, talon aiguille (poinçonnement dynamique). Voire aussi Brinell. Pointe : - 1. Extrémité aiguë formée par la diminution progressive de l'extrémité d'un objet ou d'un ouvrage : " la pointe d'une flèche la pointe d'un clou ". - 2. Tige métallique généralement en acier doux dont l'extrémité aiguë permet la pénétration. Les pointes ont de multiples formes et dimensions ; ainsi, on peut citer : les pointes à tête plate, de 22 à 280 mm de longueur; les pointes à tête large, de 22 à 160 mm; les pointes fines à tête plate, de 8 à 50 mm; les pointes fines à tête homme, dé 12 à 50 mm ; les pointes à tête homme ordinaire, de 22 à 100 mm; les pointes à tige torsadée, les pointes spéciales pour machine à clouer; les pointes en acier pour la fixation du bois ou du métal contre le béton ou le fer; les pointes en cuivre, galvanisées ou cadmiées pour éviter la rouille; les pointes à double tête, spéciales pour le décoffrage, etc. - 3. Pointe à tracer, outil en acier à pointe très aiguë, servant au traçage des pièces de métal ou de bois. - 4. Pointe de diamant, motif décoratif en forme de pyramide aplatie, exécuté sur la tête des poteaux ou sur les culs-de-lampe, pour en agrémenter l'extrémité. - 5. Pointe carrée, outil à tige métallique de section carrée, servant à réaliser des avant-trous dans des pièces de bois dur. Poirier : (Pirus communis) Angl. : Pearwood. All. : Birnbaum. Ital. : Perastro, pero. Provenances : Europe centrale et méridionale cultivé ailleurs sous climats semblables. Poitrail : - 1. Long linteau de forte section, au-dessus d'une baie large (vitrine de magasin, entrée de garage ... ); le poitrail est soit une poutre en bois ou en béton armé, soit un ensemble de profilés de métal accolés, prenant largement appui sur les jambages ou piédroits latéraux. - 2. Poitrail Poutre métallique souvent composée de deux ou plusieurs profilés entrecroisés et supportant un trumeau ou une partie de façade d’immeuble, un mur de refend, un pilier. C’est un li nteau de grande portée supportant de fortes charges. On recourt très souvent à l’utilisation des poitrails dans les travaux de reprise en sous-œuvre. Polyane : Ce nom désigne souvent de façon générique, sur chantier, les films plastiques (surtout polyéthylène) utilisés comme bâches et protections diverses, ou comme pare-vapeur ou barrières d'étanchéité. Pondération : Opération consistant à affecter à des charges ou à des surcharges des coefficients (dite de pondération), en tenant compte de leur possibilité d'action simultanée, de façon que l'ouvrage affronte le même risque face à différentes combinaisons de chargement.
  • 32. Pont : Liaison, passage entre deux milieux différents. Pont phonique : Transmission parasite du son résultant, par exemple, d'un passage de tuyaux dans un mur ou dans un plancher, ou de la présenc e d'un aérateur. Pont thermique : Zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l'enveloppe d'un bâtiment, présente une moindre résistance thermique, du fait du phénomène de convergence / divergence des flux (concentration vers les points de faible résistance). Les ponts thermiques réduisent l'efficacité d'une isolation. Les plus fréquents sont les abouts de planchers et de murs, les jonctions de parois en général, les ossatures et chaînages de béton, coffres de volets roulants, huisseries de baies (surtout métalliques); on peut les détecter par spectrographie des parois extérieures. Porche : - 1. Lieu couvert placé en avant de la porte d'entrée d'un édifice. - 2. Comble élevé au-dessus d'un portail ménagé dans un mur de clôture. Porte-à-faux : - 1. Partie d'une poutre ou d'une construction se prolongeant au-delà des appuis. - 2. En porte-à-faux, en dépassement par rapport à un point d'appui : " les encorbellements et les auvents sont construits en porte-à-faux ". Portée : Distance séparant deux appuis soutenant une structure ou un élément de celle-ci. À ne pas confondre avec la longueur de l'élément (ex. une poutre de 5 m reposant sur deux colonnes à 3 m de distance l'une de l'autre a une portée de 3 m). Porteur : Qualifie un élément de charpente (poteau, poutre, etc.) qui, par son emplacement, son équarrissages ou sa structure, fournit un appui stable et supporte une partie de la construction. Portique : Système de structure formé d'éléments à âme, pleine, triangulés ou lamellés-collés : " le Portique peut être à deux articulations (et est alors composé d'une poutre avec contre-flèche et forme de pente encastrée à ses deux extrémités sur deux poteaux articulés au sol), ou à trois articulations ". Poteau : - 1. Pièce de charpente placée à la verticale ou en position légèrement inclinée, et servant de support : " le poteau peut être réalisé en bois massif, triangulé ou lamellé-collé, et être éventuellement armé de profiles métalliques ". - 2. Dans les escaliers droits à la française, pièce verticale dans laquelle s'assemblent les limons et les mains courantes : " un escalier sur poteaux ". - 3. Poteau de fond, poteau allant de la base au sommet d'un ouvrage (en escalier, par exemple). - 4. Poteau de départ, poteau placé au départ d'un escalier : Syn. pilastre. - 5. Poteau d'huisserie, chacun des montants qui avec la traverse forme l'huisserie d'une porte, ou dans un pan de bois, poteau destiné à recevoir une huisserie de porte. - 6. Poteau de lucarne, chacun des poteaux qui forment les côtés d'une façade de lucarne. - 7. Poteau pendulaire, poteau articulé à chaque extrémité ; ainsi quand il ne reçoit pas de charge verticale ce poteau ne subit que des efforts normaux. - 8. Hangar sur poteaux, hangar dont la charpente repose sur des poteaux. Potelet : Petit poteau employé dans les pans de bois, les fermes, l'échiffre d'un escalier, etc. Potence : Assemblage de pièces de bois, en forme de triangle composé d'un poteau, d'un chapeau et d'un lien, et destiné à supporter une charge. Poussée : Force horizontale ou oblique qui s'exerce latéralement contre une structure ou une paroi verticale ( piédroit de voûte, mur de soutènement...). Par exemple, la poussée des voûtes est contrebutée par les contreforts. Poutraison : Ensemble des poutres assemblées qui composent l'ossature porteuse horizontale d'un plancher. Assemblage des poutres d'une charpente (on dit parfois poutrage). Poutre : - 1. Élément de structure, en principe horizontal, recevant des charges verticales. - 2. Pièce de bois massif de fort équarrissage et aux dimensions hors commerce, ou assemblage de pièces selon diverses techniques (triangulée, à âme pleine, lamellé-collé), destinés à franchir de grandes portées et à supporter des charges diverses en leur fournissant un appui dégagé du sol : " une poutre peut être à inertie constante ou variable, sur deux appuis, continue ou sous-tendue ". - 3. Poutre maîtresse, poutre principale (d'un solivage par exemple). - Poutre traditionnelle, longue pièce de bois équarri de fort échantillon (> 120 x 120 mm), sur laquelle reposent, ou dans laquelle sont assemblées les extrémités des solives d'un plancher de bois. Les extrémités de la poutre sont soit encastrées dans les murs porteurs, soit en appui libre (en feuillure, sur corbeaux en saillie, sur sabot métallique ou sur poutre de rive). - Poutre composée, poutre faite d'un assemblage de pièces de bois accolées pour obtenir la section voulue. - Poutre mixte, poutre associant une âme métallique continue ou discontinue, à ailes rectilignes en bois massif ou lamellé-collé. - Poutre sous-tendue, poutre dont la résistance à la flexion est confortée par un ou plusieurs tirants métalliques. - Poutre en lamellé-collé, les propriétés mécaniques et les possibilités esthétiques de ce matériau en font un matériau de charpente idéal pour des poutres de grande portée, soit droites, soit cintrées, dont le profil peut être modulé en fonction des caractéristiques de résistance recherchées. Les fabricants proposent soit des éléments standardisés courants, soit sur mesure. Poutrelles Reconstituées Soudées : Les poutrelles reconstituées soudées (PRS) sont des profils de grande hauteur, réalisés par soudage en forme de I ou de H ou selon d'autres géométries particulières. L'intérêt des PRS est de pouvoir fabriquer des produits sur mesure avec une ou plusi eurs nuances d'aciers (nuances différentes entre l'âme du profil et les ailes). Les poutrelles alvéolaires ou ajourées, que l'on classe dans cette catégorie, sont obtenues à partir de poutrelles laminées à chaud, par découpage de l'âme selon une ligne polygonale ou circulaire. Elles sont ensuite reconstituées par soudage des deux éléments dent à dent, créant ainsi des alvéoles dans l'âme de la poutrelle. Prépeint : Tôles ou profilés à chaud en acier dont les surfaces spécialement préparées ont été recouvertes d’une couche primaire antirouille. Préservation des bois : Terme utilisé en France pour qualifier les produits et les procédés visant à protéger le bois contre les agents d'altération d'origine biol ogique. Ce terme a été adopté conventionnellement, de préférence à protection et à conservation. Profilés à chaud : En terminologie de constructeurs métalliques, produits longs laminés à chaud et de sections diverses. Il faut mieux employer la terminologie des sidérurgistes qui réservent le terme profilés (à chaud) aux poutrelles (non reconstituées). Les autres formes de section relèvent des profils spéciaux, profils pleins, plats, profils angulaires. On trouve dans cette catégorie les poutrelles en I, en H, en U, les profils creux ronds, carrés ou rectangulaires, les profils angulaires (cornières, équerres), etc.
  • 33. Profilés à froid : Profilés réalisés surtout à partir de bobines de tôle laminée à froid, galvanisée ou non, cette tôle étant préalablement déroulée, planée, puis refendue suivant des largeurs exactement nécessaires à la confection du profil. Chaque ruban dressé ainsi obtenu passe ensuite dans une machine à couples de galets successifs de formes complémentaires, de sorte que, par pliages progressifs, on parvient à la sortie à la forme du profil désiré. On trouve dans cette catégorie les profils minces formés à froid, servant à fabriquer des profilés de poutres ou de poteaux par combinaison, des profilés pliés servant à faire les huisseries, etc. Puisard : Puits destiné à la récupération des eaux de pluie. Pureau : Partie non recouverte d'un élément de couverture (tuile, ardoise...) P.V.C. : Matériau de synthèse utilisé couramment pour la fabrication des menuiseries extérieures. 17 - Lexique de la Construction - Lettre 'Q' Quart de rond : Moulure dont la section forme un quart de cercle. Quartier : - 1. Le quartier de voûte désigne chaque portion d'une voûte d'ogives comprise entre deux arêtes convergeant vers la clef (s'il est en berceau, ou redivisé par des arêtes multiples, le quartier est aussi dit canton) ; on distingue le quartier plein-cintre et le quartier biais ; selon l'axe de sa ligne de faite par rapport au vaisseau, on distingue les quartiers longitudinaux, transversal, rayonnant; le quartier incliné est celui d'une voûte rampante. - 2. Dans le débit en plots (sur dosse), le quartier est le plateau central, qui comporte le coeur ; les plateaux qui l'encadrent sont les faux-quartiers. Le débit sur quartier, ou sur maille, consiste à refendre les billes en quatre quarts longitudinaux, puis à Prélever les planches alternativement sur un rayon et sur l'autre ; il est réservé aux bois de qualité dont on veut mettre en valeur la maillure. - 3. Le quartier tournant est la portion d 'escalier à marches balancées correspondant au changement de direction de sa ligne de foulée. - 4. Donner quartier ; ou faire faire quartier à une poutre ou à une pierre de taille, c'est basculer ces pièces d'un quart de tour, de sorte qu'elles reposent sur une autre face. Queue : - 1. Queue d'aronde, assemblage en forme de queue d'hirondelle, réalisé par une entaille et un tenon plus large à l'extrémité qu'au collet : " l'assemblage à d'aronde résiste à la traction ". - 2. Queue de billard, pièce de bois (plus particulièrement une planche ou une volige) dont les rives ne sont pas parallèles entre elles. - 3. Queue de carpe, extrémité d'une ferrure d'ancrage fendue et écartée, pour augmenter sa résistance à l'arrachement. - 4. Queue de cochon, sorte de tarière dont l'extrémité se termine par une vrille. - 5. Queue de morue, forme particulière d'un comble, déterminée par deux arêtiers et une noue qui convergent vers un même point de la sablière. - 6. Queue de vache, saillie des chevrons, moulurée ou non, et apparente en sous-face de la couverture. Quinconce : - 1. Clouage en quinconce, clouage dans lequel les clous sont disposés par cinq: quatre en carré ou en rectangle, et un au milieu. - 2. Entretoises en quinconce, entretoises disposées alternativement à droite et à gauche d'une ligne d'axe. 18 - Lexique de la Construction - Lettre 'R' Radier : Type de fondation utilisé sur les sols instables. Il est constitué d'une dalle en béton armé, réalisée sous toute la surface d'un bâtiment. Le radier permet une répartition homogène des charges sur le terrain. Ragréage : Enduit étalé sur une surface brute pour l'homogénéiser avant la mise en place d'un revêtement de finition. Raidisseur : Pièce plate, L ou T ou demi-profilée, que l’on place sur les poutres ou les poteaux d’une ossature pour éviter le flambement de l’âme et simultanément, parfois, le pliage élastique transversal des semelles si elles sont larges. Les raidisseurs sont le plus souvent placés perpendiculairement au moins à une membrure, ainsi qu’au droit des efforts à transmettre. Contrairement au renfort, le plat (ou l’âme) du raidisseur est disposé perpendicul airement à l’âme qu’il raidit. Ravalement : Se dit de la préparation des fonds d'une façade neuve, et du nettoyage d'une façade ancienne. Réception des travaux : C'est l'acte par lequel le maître d'ouvrage déclare recevoir les travaux (avec ou sans réserves) en présence du constructeur. Elle fait l'objet d'un procès verbal de réception, et constitue le point de départ des différents délais de garantie. Refend : Voir mur Réfractaire : Résistant aux hautes températures. Régalage : Mouvements de terre permettant d'homogénéiser les surfaces et de compenser les dénivellations d'un terrain. Régime transitoire : Analyse d'un phénomène alors qu'il est en train de se produire et non lorsque le système est de nouveau en équilibre. Ce type d'analyse s'appuie sur le principe que les phénomènes affectant un bâtiment ne sont jamais en équilibre stable ou en "régime permanent". Résilience : Expérience de la résistance d'un métal aux chocs répétitifs : plus le nombre qui exprime la résilience est élevé, moins le métal est fragile. La résilience s’exprime en daJ/cm2 à une température donnée. Résille : Nappe constituée par un réseu modulé de barres (ronds, pleins, tubes) fixées entre elles à chaque nœud, et sollicitées particulièrement à la traction ou à la compression. Résistance des matériaux : Mesure de la capacité des matériaux à contrer des efforts de compression, de tension pure, de flexion, de cisaillement (ex. déchirer une feuille de papier découle de l'application d'une force en cisaillement à laquelle la cohésion des particules n'a pu résister), etc. Restriction : Phénomène occasionné par la réduction d'un flux d'air et accompagné d'une pression positive en amont et d'une pression négati ve en aval. Se produit dans un conduit de ventilation dont la trajectoire est déviée ou lorsque le conduit se rétrécit.
  • 34. Rivet : Fût en acier, équipé d’une tête sphérique ou fraisée, et dont on constitue à froid ou à chaud une tête opposée par forgeage à partir du métal du fût en excès. La tête première est alors tenue par une bouterolle fixée sur un tas (à vis ou à pneumatique), alors que la tête seconde est formée par la bouterolle qui équipe l’extrémité d’un marteau pneumatique. Robinet : Ils sont de plusieurs types.    Mélangeur : Appareil composé de deux robinets (eau froide et eau chaude) alimentant un même bec. Réglage manuel de chaque robinet. Mitigeur :Appareil composé d'une manette et d'un bec. Réglage de la température et du débit par la manette. Thermostatique : La température souhaitée est prédéfinie et contrôlée automatiquement par un thermostat incorporé. Seul le débit est réglé manuellement. Rosace (ou rose) : Dans les cathédrales, grande baie circulaire garnie de vitraux. 19 - Lexique de la Construction - Lettre 'S' Sablage : Procédé de décapage des surfaces métalliques par projection de grains abrasifs tels que des grains de sable offrant des arêtes vives, de dimension déterminée. Le dépôt de la première couche de peinture antirouille doit intervenir dans les quelques heures qui suivent le sablage. En atelier, on pratique de préférence un grenaillage soit chez les producteurs (usines sidérurgiques ou marchands de fers), soit chez les constructeurs. Sandwich : Se dit d'un panneau formé par la juxtaposition de plusieurs couches de matériaux différents. Se sont souvent des panneaux à âme isolante. Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures porteuses (gros oeuvre). Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées sous les murs porteurs et les poteaux. Soffitte : Coffrage permettant de dissimuler des canalisations apparentes. Solives : Pièces de bois structurant les planchers et reposant sur les structures (poutres ou murs porteurs) Soubassement : Assise d'une construction; Souche : La souche d'une cheminée est le conduit maçonné émergeant de la couverture. Soudure : Assemblage permanent, par fusion de métal, de deux éléments métalliques juxtaposés. Selon le procédé de soudure et le matériau utilisé en distingue:    la soudure autogène sans apport de métal, c'est le cas de la soudure de forge, utilisée en ferronerie et de la soudure électrique par résistance, pour les pièces minces. Elle consiste à juxtaposer les pièces à souder et à établir entre elles un courant électrique qui provoque la fusion. la soudure autogène avec apport de métal : le même que celui des pièces à souder : c'est le cas de la soudure à l'arc électrique, utilisée en charpente métallique, serrurerie, tôlerie, etc. la soudure hétérogène avec apport de métal : qui se fait au fer ou la lampe à souder avec apport de métal tel que l'étain ou le plomb (soudure tendre) ou au chalumeau (soudure forte) avec apport de laiton ou d'alliages métalliques de zinc ou de cuivre. Sous Oeuvre : Travaux se rapportant aux fondations. Soutènement : Voir mur. Staff : Plâtre armé de fibres utilisé pour les moulages et les faux plafonds. Statique : branche de la physique décrivant l'équilibre des structures. Stuc : Mélange à base de plâtre imitant le marbre. Superstructure : Structures situées en surface au dessus du niveau du sol.(en opposition à l'infrastructure) Substrat : matériau qui en soutient ou supporte un autre - même si ce n'est pas nécessairement sa fonction première. Ex. le gypse est le substrat de la peinture qu'on y applique; la brique et l'aluminium du dormant d'une fenêtre sont le substrat du joint de calfeutrage qui prévient l'eau d'entrer dans le mur, etc. Surface habitable : Surface de plancher calculée après déduction de l'emprise des murs, des cloisons, des caves, des sous sols, des balcons et locaux dont la hauteur est inférieure à 1,80m. Surface hors oeuvre brute (SHOB) : Ensemble de toutes les surfaces construites à tous les niveaux y compris emprise des murs et cloisons, combles, sous sols, balcons... Surface hors oeuvre nette (SHON) : Ensemble des surfaces construites y compris emprise des murs et cloison et déduction faite des surfaces extérieures et des surfaces non aménageables.
  • 35. Systèmes du bâtiment : Comprend les composantes fondamentales du bâtiment, comme l'enveloppe thermique, les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), l'éclairage (naturel ou électrique), voire les occupants et leurs activités. Systèmes électromécaniques : Comprend les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) et l'éclairage électrique (incluant les systèmes de contrôle). 20 - Lexique de la Construction - Lettre 'T' Tablier : Rideau métallique placé devant le foyer de la cheminée. Taloché : Surfaçage d'un enduit avec une planche en bois. Toiture multicouche : membrane traditionnelle composée de 3 à 5 plis de feutres saturés d'asphalte. Tôle : En terminologie de construction métallique, produit plat de largeur supérieure à 600 mm et de longueur et épaisseur quelconques. Tôle d'acier galvanisée : La tôle d’acier galvanisée en continu est obtenue à partir de bobines d’acier laminées à froid (pour les faibles épaisseurs) et laminées à chaud (pour les fortes épaisseurs). Lors de la galvanisation, la tôle d’acier subit des traitements chimiques et thermiques, puis est plongée directement dans le bain de zinc sans être mise en contact avec l’atmosphère. En sortant du bain, la bande subit différents traitements en vue d’obtenir une parfai te régularité de l’épaisseur du revêtement (par exemple : 400g/m2) et des aspects de surface très variés (fleurage normal, fleurage minimisé, surface lissée). Elle subit, enfin, un traitement chromique. Tôle d'acier inoxydable : Matériau inattaquable, dans sa masse, par les intempéries. Il se présente sous l’aspect de plaques nervurées ou de bacs pour les toitures, et sous la forme de profilés à froid en menuiserie métallique. Tôle d'acier prélaquée : Tôle plane ou profilée revêtue non seulement des couches de protection préalable contre la corrosion, mais d'une laque cuite au four, qui en fait un produit fini. Les épaisseurs des tôles d’acier prélaquées varient de 0,2 à 1,5 mm. La largeur maximale est 1 500 mm. Elles sont produites sous forme de bobines. La "classe" de la tôle nue ou de la tôle galvanisée est évidemment conservée lorsqu’elle est prélaquée. Tôle plaquée : Tôle obtenue par colaminage vers 1100°C d’une ébauche composite, constituée de deux tôles d’acier inoxydable séparées par un enduit réfractaire et entourée de deux tôles plus épaisses d’acier de construction. Les tôles d’acier inoxydable ont préalablement reçu un dépôt électrolytique de fer pur ou de nickel pour que la couche d’oxyde de chrome, qui existe normalement sur ce genre d’acier, ne s’oppose à la liaison avec l’acier de constructi on. Après le colaminage, on procède à un recuit de normalisation, à la coupe, à la séparation des tôles, au dressage, puis à la mise en état de la surface de placage. Les tôles plaquées s ont simples (une surface inoxydable, une surface en acier de construction) ou doubles (deux surfaces inoxydables sur une âme en acier de construction : cas rare). Tomette : Carreaux en terre cuite utilisés en revêtement de sol. Toron : Ensemble de fils parallèles en acier à haute résistance disposés jointivement et contournés en hélice comme une torsade. Transept : Dans une église de plan cruciforme, désigne l'intersection des deux nefs. Trappe de visite : Ouverture munie d'un panneau amovible permettant la visite et la réparation des canalisations (elle sont placées sur les gaines, ou le tablier des baignoires, elles peuvent permettre l'accès au vide sanitaire...) Travée : Espace situé entre 2 éléments de structure (fermes, poteaux, poutres, murs...). Treillis : Terme défissant un choix technologique concernant la structure d’une poutre, d’un poteau, d’une ferme, dans laquelle l’âme pl eine (ou les traverses de liaison) est remplacée par un réseau triangulé de barres secondaires. C'est également un matériau constitué d'un quadrillage de fils assemblés en réseau maillé, pour servir de grillage ou de clôture, ou d'armature pour les bétons ou les enduits. Trémie : Ouverture créée dans un plancher. Trumeau : Partie pleine entre deux ouvertures. Tube : Corps creux de section circulaire, carrée ou rectangulaire. Les tubes pour construction métallique sont : sans soudure (tubes pour pression déclassée), avec soudure électrique longitudinale par rapprochement ou à l’arc submergé (pour les fortes épaisseurs), ou encore avec soudure en spirale. Tuiles : Eléments de couverture en terre cuite. Ils existent en plusieurs dimensions et sont de forme variable (Tuiles mécaniques, tuiles plates, tuiles canal...) 21 - Lexique de la Construction - Lettre 'U' U : Se dit d'un profil particulier de fer laminé à chaud ou à froid Unité scellée : Produit manufacturé composé de deux ou trois couches de verre séparées, en alternance, par des espaces d'air et dont la fonction consiste à ralentir le flux de chaleur entre les parois. Des pellicules minces peuvent être tendues entre les couches de verre pour ainsi limiter le poids de l'ensemble qui est scellé à son pourtour.
  • 36. 22 - Lexique Architecture et Construction - Lettre 'V' Vantail : Partie ouvrante d'une fenêtre ou d'une porte. Velux : Châssis de toit inscrit dans la continuité du rampant d'une toiture. Ventilo convecteur : Appareil de chauffage. Le réchauffement se fait par l'action d'un ventilateur envoyant de l'air à travers un corps de chauffe. Ventilation mécanique contrôlée (V.M.C.) : Système d'aération assuré par un aspirateur électrique permettant généralement la ventilation de locaux humides ou aveugles. Véranda : Construction vitrée accolée à la construction et permettant l'extension des pièces. Verrière : Surface vitrée de grande dimension située en toiture ou en façade. Viabilisé : Se dit d'un terrain sur lequel les travaux préalables nécessaires à la construction (voirie, réseaux...) ont déjà été réalisés. Vide sanitaire : Vide laissé entre le sol et le dessous de la première dalle. Le vide sanitaire doit être d'une hauteur minimale de 20cm et ventilé. Vitrage isolant : Vitrage permettant d'améliorer l'isolation thermique. Il est constitué généralement d'une lame d'air enfermée entre deux vitres. Voligeage : Ensemble de voliges (planches minces en bois) sur lesquelles sont fixées les couvertures des toits. Vue : dessin représentant une façon de visualiser le projet; un point de vue. Le plan est l'une d'entre elles, tout comme les coupes, les élévations et les perspectives de toutes sortes. 23 - Lexique de la Construction - Lettre 'W' WRC : Abréviation employée fréquemment pour désigner le bois de Western Red Cedar Western Red Cedar (Thuja) : (Thuja plicata Don. Thuja gigantea Nutt.). Cédre rouge. Angl. : Western Red Cedar. All. : Riesenlebensbaum, riesenthuje. Ital. : Thuja. Provenances : Côte ouest de l'Amérique du nord. 24 - Lexique de la Construction - Lettre 'X' Xylophage : Se dit d'un insecte qui se nourrit de bois, tel que le capricorne des maisons, les lyctus, les termites, les vrillettes etc . 25 - Lexique de la Construction - Lettre 'Y' ... 26 - Lexique de la Construction - Lettre 'Z' Zingage : Protection des pièces métalliques par un bain de zinc. Syn. galvanisation.