Memoire de Master de Guillaume FERY
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Memoire de Guillaume FERY dans le cadre du Master Projet Innovation Conception à l'Univesité de Marne La Vallée. Octobre 2008. ...

Memoire de Guillaume FERY dans le cadre du Master Projet Innovation Conception à l'Univesité de Marne La Vallée. Octobre 2008.

Thème : Innover dans l'accompagnement des PME; Exemple du dispositif France Investissement.

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    Memoire de Master de Guillaume FERY Memoire de Master de Guillaume FERY Document Transcript

    • Université de Paris-Est Marne-La-Vallée UFR d’Économie et de Gestion Master de Sciences Economiques Option Projet Innovation Conception (PIC) Comment un acteur du capital-investissement peut-il concevoir un dispositif innovant pour accompagner des PME ? L’exemple de la création de la communauté des entreprises France Investissement Présenté par : Guillaume FERY Sous la direction de : Gilles GAREL Session d’octobre 2008
    • Comment un acteur du capital-investissement peut-il concevoir un dispositif innovant pour accompagner des PME ? L’exemple de la création de la communauté des entreprises France Investissement Ce mémoire a été conduit dans le cadre de la formation continue. Société d’accueil pour le mémoire : France Investissement CDC Entreprises 137 rue de l’Université 75007 PARIS www.france-investissement.fr www.cdcentreprises.fr Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 2 /116
    • Remerciements Je remercie M. Didier Havette, Chargé de Mission France Investissement et maître de stage de m’avoir fait confiance en m’intégrant à son équipe. Son ouverture et sa qualité d’écoute ont considérablement enrichi mon expérience durant les mois que j’ai passés à travailler avec lui. Je remercie MM. Pascal Lagarde et Laurent Arthaud, Directeur Général et Directeur Général Délégué de CDC Entreprises pour leur accueil au sein de CDC Entreprises. Je remercie M. Jean-Charles Bourlier directeur de la technique, de l’innovation et de la diversification de Lyonnaise des Eaux. En tant que mon responsable hiérarchique, il m’a donné l’autonomie suffisante pour la réalisation de mes objectifs. Je remercie M. Alain Bechtel, Directeur Innovation de GDF-Suez qui m’a suivi dès la genèse de mon projet universitaire. Son soutien constant et son intérêt pour mes travaux m’ont été précieux. Je remercie M. Gilles Garel, directeur de la formation. Il a su m’accueillir au sein de l’université et éclairer mes choix. Il a su comprendre mes motivations à suivre ce master et m’a donné la chance d’avoir ce parcours. J’ai suivi ce cursus Master PIC et conduit ce mémoire dans le cadre de la formation continue en parallèle de mon engagement professionnel chez Lyonnaise des Eaux. Je tiens à remercier tous ceux (formation RH, clientèle) qui dans l’entreprise à différents moments ont su m’encourager et ont saisi ma démarche qui vise aussi à tisser des ponts entre l’univers de l’entreprise et le monde académique. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 3 /116
    • Résumé COMMENT UN ACTEUR DU CAPITAL-INVESTISSEMENT PEUT-IL CONCEVOIR UN DISPOSITIF INNOVANT POUR ACCOMPAGNER DES PME ? Ce mémoire répond à cette question à la lumière des travaux, des observations et des échanges menés tout au long de 6 mois de stage chez CDC Entreprises pour la définition et le lancement des modalités d’accompagnement des entreprises France Investissement. Cette étude est réalisée dans le cadre du Master PIC (Projet, Innovation, Conception) et s’attache à décrire une initiative dans ses composantes projet et processus de conception. Nous tenterons de comprendre quels sont les mécanismes qui ont conduit à l’émergence du projet porté par France Investissement et à proposer une analyse des risques et des opportunités nés de son développement. Nous tenterons de comprendre les impacts du projet sur les relations entre les acteurs et d’imaginer des indicateurs de mesure de succès de cette initiative. Ainsi, cette étude porte sur le programme France Investissement qui a été mis en place fin 2006 sous la forme d’un partenariat original entre la Caisse des Dépôts et des investisseurs institutionnels privés. Son objectif est d’augmenter l’offre de financement en fonds propres pour les petites et moyennes entreprises de croissance, afin de soutenir leur croissance. Le Conseil d’Orientation, organe de gouvernance du dispositif, a souhaité mettre en place l’accompagnement des entreprises financées. Dans la forme, le dispositif serait orchestré comme une communauté, ou un club. COMMENT CETTE INITIATIVE EST-ELLE MENÉE ? Ce dispositif a été développé dans le cadre d’un « projet ». Le lancement du dispositif d’accompagnement (DAFI) présente en effet des caractéristiques propres : son côté limité, son irréversibilité ou encore le fort degré de liberté dont il jouît en sont les grands traits. En outre, il convient de souligner une carte des acteurs particulièrement dense, voire complexe : les fonds d’investissements, les entreprises, les partenaires, les experts et les comités sont autant de parties à gérer dans la conception des livrables et le positionnement de l’ensemble. L’analyse des forces et de faiblesses du projet fait ressortir en particulier la grande hétérogénéité des entreprises cibles (secteurs, géographie, stade de développement) et le relatif « éloignement » entre elles et France Investissement Ŕ qu’il Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 4 /116
    • conviendra de combler pour rendre possible la confiance et animer la communauté. Dans ces conditions, la pertinence de l’offre d’accompagnement devrait préférentiellement se centrer sur les hommes (les entrepreneurs) et pas sur les business. On s’attachera à positionner la communauté comme un outil au service du développement des entrepreneurs et à privilégier la valeur individuelle pour encourager l’échange interpersonnel, voire l’entraide. EN QUOI CE PROGRAMME EST-IL INNOVANT ? QUELLES CONSÉQUENCES ? Décrire une innovation de service n’est pas toujours très simple. La caractérisation du DAFI en tant que service innovant conduit à proposer plusieurs lectures (innovation valorisation, innovation objectivation, innovation-anticipation) mais c’est l’approche « centre-périphérie », dans laquelle le dispositif d’accompagnement viendrait compléter le cœur de la dynamique de financement des fonds, que la lecture de la dimension innovante est sans doute la plus pertinente. Les approches servicielles, fonctionnelles ou par les caractéristiques (Galloujj1994) nous éclairent sur les leviers d’innovation. Par ailleurs, au sein d’une initiative institutionnelle de financement de fonds, la création d’un réseau social des entreprises financées modifie fortement la relation entre les acteurs. La retro-conception du dispositif (approche C-K, Hachuel, Le Masson 1996) nous renseigne sur le cheminement et les options proposées et les connaissances mobilisées ou produites. Les choix opérés impactent les compétences : des savoir-faire comme l’animation, le réseautage et le suivi de PME en direct devront être maîtrisés avec les ressources appropriées, y compris par le recours à la sous-traitance. Le lancement et la diffusion de l’offre d’accompagnement requièrent aussi un traitement particulier compte-tenu de l’hétérogénéité des cibles et du lien faible qu’elles entretiennent avec France Investissement. Pour franchir un « gouffre » au sens de Moore, l’approche par niche pourrait se révéler pertinente au prix d’une sélection des entreprises. Le facteur temps sera également une clé pour installer ce dispositif. COMMENT MESURER LA RÉUSSITE DU PROJET ? Le programme d’accompagnement a pour but d’accélérer la croissance des entreprises financées et améliorer leur efficacité. La communauté, ou club, des entreprises France Investissement est un outil au service du partage des bonnes pratiques et de l’échange entre experts et entrepreneurs eux-mêmes. Nous n’avons pas, à ce stade, établi d’indicateur mais il est probable que la mesure d’éléments qualitatifs comme la satisfaction des entrepreneurs (et leur envie de participer fréquemment aux activités du DAFI) serait un bon début. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 5 /116
    • Pour aller plus loin, nous proposons plusieurs pistes centrées sur les performances de ces entreprises de croissance et souvent innovantes : nombre de brevets déposés par les entreprises France Investissement, évolution de l’impact CO2 de leur activité, nombre de nouveaux produits (et part dans le CA), croissance du chiffre d’affaires ou des effectifs. La part du CA réalisé à l’export et son évolution pourraient aussi être un moyen de mesurer l’impact de l’initiative d’accompagnement, même si ce n’est, bien entendu qu’une mesure indirecte. Dans tous les cas, la mise en place de tels indicateurs pose 2 problèmes qu’il conviendrait d’analyser : la capacité de reporting et l’asymétrie d’accès à l’information des investisseurs dans ces PME. POUR CONCLURE. Le projet de dispositif d’accompagnement est une innovation qui modifie la relation entre les acteurs (fonds de fonds, fonds, PME) et vise à apporter plus d’efficacité à des PME de croissance. Centrée sur les entrepreneurs, la proposition de valeur de l’offre pourrait se résumer ainsi : Créer un pont entre le dispositif institutionnel France Investissement et les entreprises financées par les fonds associés pour faire que « un entrepreneur France Investissement ne soit jamais seul » Elle a comme pivot la confiance entre ses membres ce qui implique que la communauté des entreprises (et surtout des entrepreneurs) France Investissement s’inscrit nécessairement dans le durée. Cette dernière est aussi un levier pour résoudre les enjeux de diffusion nés des relations nouvelles qui sont crées entre les acteurs. Mots clés : Accompagnement, PME, financement, animation et réseau, social networking, performance, stratégie, web 2.0, innovation, conception, confiance, service, entrepreneurs. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 6 /116
    • Table des matières Introduction générale .....................................................................................................................9 Première partie : France Investissement : financer et accompagner des PME........................11 Chapitre 1 : Le financement des jeunes entreprises et son environnement ..................................... 12 Au sujet du financement en fonds propres des entreprises ................................................................................. 12 Le capital investissement français en quelques chiffres ...................................................................................... 13 Chapitre 2 : Qu’est-ce que France Investissement ? .......................................................................... 14 Synthèse .............................................................................................................................................................. 14 Organisation du dispositif ................................................................................................................................... 18 Les partenaires de France Investissement ........................................................................................................... 18 La gouvernance de France Investissement .......................................................................................................... 20 Les spectre d’intervention de France Investissement .......................................................................................... 21 Les résultats ........................................................................................................................................................ 21 Un dispositif au premier rang sur le marché français du capital-investissement ................................................ 22 Chapitre 3 : Qu’est-ce que le dispositif d’accompagnement ? .......................................................... 23 Genèse................................................................................................................................................................. 23 Carte d’identité du dispositif ............................................................................................................................... 25 Contenu ............................................................................................................................................................... 25 Acteurs ................................................................................................................................................................ 26 Les entreprises France Investissement ................................................................................................................ 26 Chapitre 4 : La dynamique des communautés appliquée au dispositif d’accompagnement .......... 32 Fondements des réseaux & communautés .......................................................................................................... 32 Caractéristiques ................................................................................................................................................... 33 Au sujet de la collaboration ................................................................................................................................ 34 Benchmark .......................................................................................................................................................... 35 Zoom : Les moteurs de l’initiative on-line : forme et fond ................................................................................. 36 L’écosystème relationnel du DAFI ..................................................................................................................... 37 Les facteurs clés de succès .................................................................................................................................. 38 Synthèse : illustration du dispositif d’accompagnement ..................................................................................... 39 Chapitre 5 : Comment évaluer le dispositif ? ..................................................................................... 40 Conclusion de la première partie ......................................................................................................... 41 Seconde partie : Analyse du dispositif d’accompagnement en tant de « projet » ....................42 Chapitre 1 : Caractérisation................................................................................................................. 43 Pourquoi fallait-il faire un projet pour atteindre ce résultat ? ............................................................................. 43 En quoi consiste le projet ? ................................................................................................................................. 43 Quel est le fonctionnement du projet ? ............................................................................................................... 45 Caractérisation du « DAFI » ............................................................................................................................... 47 Positionnement.................................................................................................................................................... 49 Contraintes .......................................................................................................................................................... 51 Conclusion .......................................................................................................................................................... 52 Chapitre 2 : Mise en place opérationnelle ........................................................................................... 53 Description globale : approche QQOQCPC ....................................................................................................... 53 Environnement & Matrice des rôles ................................................................................................................... 55 Grille d’analyse des risques du projet ................................................................................................................. 57 Comment juger de la réussite du projet ? ............................................................................................................ 59 Conclusion sur la mise au point opérationnelle .................................................................................................. 61 Chapitre 3 : Peut-on établir des métarègles ? ..................................................................................... 62 Chapitre 4 : Analyse stratégique du projet : matrice SWOT............................................................ 63 Conclusion au sujet du « projet »......................................................................................................... 64 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 7 /116
    • Troisième partie : Management de l’innovation dans la conception et le lancement de la communauté des entreprises France Investissement ..................................................................65 Chapitre 1 : Caractérisation de l’innovation ...................................................................................... 66 Particularités des services au regard de l’innovation .......................................................................................... 66 L’approche servicielle ......................................................................................................................................... 67 L’approche fonctionnelle : la notion de vecteurs d’innovation ........................................................................... 70 Analyse par les caractéristiques du service ......................................................................................................... 71 Conclusion .......................................................................................................................................................... 74 Chapitre 2 : Composantes innovantes et facteurs clés de succès induits .......................................... 75 Approche par la typologie d’Abernathy & Clarck .............................................................................................. 75 Les 5 degrés de novation..................................................................................................................................... 76 Conséquences : quels sont ses facteurs clés de succès ? ..................................................................................... 80 Chapitre 3 : Rétro-conception du dispositif d’accompagnement...................................................... 81 Introduction ......................................................................................................................................................... 81 Théorie C-K de la conception ............................................................................................................................. 82 Chapitre 4 : Management des conséquences de l’innovation ............................................................ 88 Innovation et compétences .................................................................................................................................. 88 Diffusion de l’innovation .................................................................................................................................... 91 Analyse marketing & analyse de la valeur ......................................................................................................... 97 Conclusion ........................................................................................................................................................ 101 Conclusion sur le management de l’innovation ................................................................................ 102 Conclusion générale ...................................................................................................................103 Bibliographie...............................................................................................................................106 Annexes .......................................................................................................................................108 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 8 /116
    • Introduction générale COMMENT UN ACTEUR DU CAPITAL-INVESTISSEMENT PEUT-IL CONCEVOIR UN DISPOSITIF INNOVANT POUR ACCOMPAGNER DES PME ? Ce mémoire répond à cette question à la lumière des travaux, des observations et des échanges menés tout au long de 6 mois de stage chez CDC Entreprises pour la définition et le lancement des modalités d’accompagnement des entreprises France Investissement. Cette étude est réalisée dans le cadre du Master PIC (Projet, Innovation, Conception) et s’attache à décrire une initiative dans ses composantes projet et processus de conception De quoi s’agit-il ? Dans un premier temps, nous décrirons le dispositif France Investissement en général et ses missions de financement des PME. Après avoir expliqué sa genèse et présenté les acteurs nous détaillerons ce qu’est le Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI). Ainsi, nous montrerons comment la mise en place de cette nouvelle communauté d’entreprises (et d’entrepreneurs) est une réponse moderne aux enjeux posés par la diversité des entreprises concernées. Les règles et les limites du système seront aussi présentées comme des risques et des opportunités pour développer l’offre d’accompagnement. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 9 /116
    • Comment mener à bien le lancement de ce « club » ? Dans un second temps, nous aborderons le mode de déploiement du dispositif en l’analysant en qualité de « projet ». En le plaçant dans l’environnement du financement des PME, nous proposerons des angles d’analyse des facteurs clés de succès. Est-ce innovant ? Comment faire ? Dans un troisième temps, nous caractériserons la dimension innovante du projet DAFI. Nous analyserons les enjeux liés à la fabrication des services et comment les options étudiées depuis plusieurs mois ont contribué à enrichir les compétences de l’équipe. A travers le formalisme C- K, nous proposerons une relecture du cheminement de conception. Nous nous poserons des questions sur l’impact du caractère innovant sur le lancement de club. Les contraintes de temps et la notion de la valeur confiance seront aussi au cœur de l’observation. Nous nous appuierons sur les travaux de Gallaouj, Abernathy et encore Moore pour respectivement décrire l’innovation servicielle, présenter les modifications des liens entre les acteurs du dispositif et détailler la problématique de la diffusion des services auprès de la communauté. Nous conclurons en tentant de comprendre quels sont les mécanismes qui ont conduit à l’émergence du projet porté par France Investissement en proposant une analyse des risques et des opportunités nés de son développement. Nous tenterons de comprendre les impacts du projet, les compétences mobilisées au sein du projet de mettre en perspective des indicateurs de mesure de succès de cette initiative. ¤------------------------------------¤ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 10 /116
    • Première partie : France Investissement : financer et accompagner des PME Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 11 /116
    • L’objet de cette partie est de décrire France Investissement, sa genèse, son fonctionnement et ses premiers résultats. Elle vise aussi à détailler ce qu’est le dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) et caractérisant la démarche et le positionnement de cette initiative qui vise à faire émerger et à animer une communauté (ou club) d’entrepreneurs. Après avoir rappelé les enjeux de France Investissement et du financement des entreprises, nous présenterons le programme et les acteurs du dispositif. Enfin, nous préciserons le fondamentaux d’un réseau social organisé en communauté d’entrepreneurs pour montrer en quoi un « club FI » a sa place pour accompagner des PME de croissance. Chapitre 1 : Le financement des jeunes entreprises et son environnement Au sujet du financement en fonds propres des entreprises Les entreprises ont besoin de ressources financières durables pour financer différents besoins à différents moments de leur croissance, notamment : leurs frais de recherche et développement lorsqu’elles innovent, - leurs investissements lorsqu’elles s’installent, lorsqu’elles démarrent ou développent leur - activité de fabrication ou de commercialisation, leur besoin de financement lorsqu’elles grossissent par fusion ou rachat d’autres - entreprises ou lorsqu’elles se développent à l’international, leur besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire les fonds mobilisés en permanence pour - constituer des stocks et accorder des délais de paiement aux clients. Seuls certains besoins peuvent être financés par des emprunts à moyen ou long terme auprès des banques (prêt pour financer un achat de matériel) ou auprès d’OSEO (avance remboursable pour financer une partie des frais de R&D par exemple). Les fonds propres sont des ressources financières indispensables à l’entreprise pour financer l’ensemble de ses besoins. Ils sont constitués des apports personnels des fondateurs de l’entreprise et des apports des autres associés, notamment les fonds de capital investissement. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 12 /116
    • L’apport de fonds propres par des investisseurs est essentiel à l’entreprise naissante, dont l’activité ne produit encore aucun résultat financier, mais également à l’entreprise plus développée dont les ressources financières générées par son activité peuvent être insuffisantes pour financer sa croissance. En 2008, dans un contexte où l’offre de crédits apportée par les établissements bancaires aux petites et moyennes entreprises s’est raréfiée, il devient vital pour les entreprises de croissance de pouvoir disposer d’une offre de fonds propres suffisante et adaptée à leurs besoins. Le capital investissement français en quelques chiffres Les fonds de capital investissement apportent des fonds propres aux entreprises, dans la durée, en prenant une participation à leur capital. Leur perspective est de valoriser leur participation et de la céder à un horizon défini, à moyen (3 à 5 ans) ou long terme (5 à 8 ans) selon le cas. On distingue, selon le stade d’investissement dans l’entreprise : le capital risque : il s’agit du financement de l’entreprise depuis sa création jusqu’au tout début de son activité, à savoir la phase de recherche et développement, les phases ultérieures de fabrication et/ou commercialisation ; le capital risque inclut l’amorçage qui vise spécifiquement le financement de l’entreprise lors de la sa création ; le capital risque investit dans des entreprises présentant des risques mais promettant une forte croissance, grâce au caractère innovant de leurs technologies, produits ou services ; le capital développement : il s’agit du financement du développement d’une entreprise, déjà établie sur son marché, profitable et présentant des perspectives de forte croissance. Par ailleurs, le capital transmission vise l’acquisition d’une entreprise par des financiers et/ou des dirigeants, moyennant un apport en fonds propres et un emprunt (financement à « effet de levier »). En 2007, selon l’AFIC (l’Association Française des Investisseurs en Capital), le marché français du capital investissement représente des investissements de 12,6 milliards d’euros dans environ 1 500 entreprises : 677 millions d’euros dans des opérations de capital risque (environ 400 entreprises), 1,3 milliard d’euros dans des opérations de capital développement (environ 550 entreprises), Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 13 /116
    • le reste, soit environ 10,5 milliards d’euros, dans des opérations de capital transmission et d’autres types d’opérations (reprise d’entreprises en difficulté). Investissements sur le marché français en 2007 (source AFIC) 5% 10% Capital risque Capital développement Capital transmission (LBO) et autres 85% La même année, les opérateurs français du capital investissement ont levé 10 milliards d’euros, qui seront investis dans les années futures. A titre de comparaison, en 2006, l’épargne des Français représente 182 milliards d’euros et leurs placements financiers 140,9 milliards dont 88,8 milliards placés en assurance-vie. Le marché français du capital investissement représente environ 15% du marché européen : 10,1 milliards d’euros sur 71,6 milliards d’euros investis en 2006. Chapitre 2 : Qu’est-ce que France Investissement ? Ce chapitre présente France Investissement, ses objectifs, ses partenaires. Au-delà des montants, ce sont surtout les liens entre les acteurs qu’il convient de noter car ils sont structurant pour la mise en œuvre du dispositif d’accompagnement. Synthèse Extrait du rapport au Premier Ministre de mars 2008. Le programme France Investissement a été mis en place en novembre 2006 sous la forme d’un partenariat original entre la Caisse des Dépôts et des investisseurs institutionnels privés. Le constat fait à l’origine de ce programme est la faible implication des acteurs institutionnels sur Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 14 /116
    • certains segments du domaine du capital investissement, en particulier le capital risque et le capital développement pour les opérations de petite taille. L’objectif de France Investissement est d’augmenter l’offre de financement en fonds propres pour les petites et moyennes entreprises de croissance, afin de soutenir leur démarrage et d’accompagner leur développement dans la durée. Il s’agit d’accélérer le développement du marché du capital investissement sur les segments du capital risque (incluant l’amorçage) et du capital développement, selon deux axes stratégiques pour notre pays : le financement de l’innovation à tous les stades de la croissance des entreprises ; - - le développement des entreprises, leur ouverture sur les marchés internationaux et leur accès aux marchés boursiers, afin de permettre aux plus performantes d’entre elles de devenir des entreprises pérennes de taille moyenne, qui font actuellement défaut à l’économie française.. La perspective est d’injecter, de 2006 à 2012, trois milliards d’euros au capital des PME de croissance, soit 500 millions d’euros par an sur les segments concernés. Il est prévu, sur la période concernée, un apport de deux milliards d’euros par la Caisse des Dépôts et un apport d’au moins un milliard d’euros par les partenaires privés, à savoir, dès à présent, AGF, le groupe Caisse d’Epargne, Groupama, Natixis et la Société Générale. Les orientations stratégiques de France Investissement (objectifs annuels, modes d’intervention, cibles d’intervention) sont définies par le Conseil d’orientation, placé auprès du Premier Ministre et composé de représentants de l’État, de la Caisse des Dépôts, des investisseurs institutionnels partenaires et de personnalités qualifiées. Le Conseil d’orientation, qui s’est réuni à six reprises depuis sa création, a arrêté un plan stratégique, défini un règlement intérieur et rédigé des chartes applicables à tous les acteurs bénéficiant des fonds levés dans le cadre de France Investissement : les fonds de fonds mis en place par les partenaires de France Investissement, les fonds sous-jacents sélectionnés et les entreprises bénéficiaires de leurs investissements. Ces chartes définissent les objectifs et orientations en matière d’investissement, mais également des recommandations en matière de gestion des fonds et d’accompagnement des entreprises. Elles prévoient notamment que les fonds de fonds investiront au moins 10% de leurs capitaux dans l’amorçage, pour renforcer le financement de la création et du démarrage des entreprises innovantes. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 15 /116
    • Les résultats obtenus pour la première année du programme France Investissement sont excellents et montrent la forte mobilisation des acteurs : les cinq fonds de fonds mis en place par les partenaires privés sont opérationnels depuis plusieurs mois ; au 31 décembre 2007, les engagements des partenaires privés, soit au total 230 millions d’euros, ajoutés à ceux de la Caisse des Dépôts, soit 587 millions d’euros, représentent un total de 817 millions d’euros, qui se situe bien au-delà de l’objectif prévu de 500 millions d’euros par an. Quarante-quatre fonds de capital investissement ont levé des capitaux auprès des partenaires de France Investissement pour un montant total de 537 millions d’euros, ce qui représente environ 30% du marché français du capital risque et du capital développement. Ces fonds, qui ont déjà investi dans 102 entreprises, ont la capacité d’investir dans plus de 800 entreprises. La conjoncture actuelle ne fait que conforter les orientations suivies par le programme France Investissement. En 2007, le capital investissement apparaît encore préservé des conséquences de la crise financière, avec des investissements en croissance de 24% par rapport à 2006 et des levées de fonds maintenues au niveau de 2006, mais des menaces pèsent sur les levées de fonds de l’année 2008. Par ailleurs, ce sont les grandes opérations de reprise d’entreprises (LBO) qui ont tiré le marché vers le haut en 2007, et la part du marché représentée par les opérations de capital risque et capital développement reste limitée à 15% des investissements en 2007, comme en 2006. De plus, en 2008, l’offre de crédits apportée par les établissements bancaires aux petites et moyennes entreprises s’est raréfiée. Dans ce contexte, il devient vital pour les petites et moyennes entreprises de croissance de pouvoir disposer d’une offre de fonds propres suffisante et adaptée à leurs besoins. France Investissement jouera, dans cette conjoncture difficile, un rôle crucial pour la croissance des petites et moyennes entreprises, d’une part, en soutenant les fonds de capital risque et de capital développement dont les levées de capitaux pourront être difficiles, d’autre part, en orientant leurs investissements vers les petites et moyennes entreprises. Face aux conséquences de la crise financière, France Investissement pourra contribuer à maintenir l’économie française sur une trajectoire de croissance. L’année 2008 verra France Investissement s’engager dans une démarche de mobilisation de tous les acteurs autour des entreprises de croissance. Un programme d’accompagnement des entreprises financées par France Investissement sera lancé pour les aider à se développer, à innover davantage et à s’ouvrir aux marchés internationaux. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 16 /116
    • L’innovation constituera un axe de développement de France Investissement. Les liens entre les fonds d’investissement et les pôles de compétitivité seront renforcés afin que les technologies les plus innovantes puissent donner naissance à des entreprises de croissance. Il s’agira également de renforcer les synergies entre les fonds d’amorçage et les organismes de recherche, et de soutenir les fonds de capital risque qui investissent dans les entreprises technologiques. Un accent particulier sera mis sur la création de fonds d’investissement par les business angels, qui sont des partenaires financiers essentiels pour les petites entreprises. Enfin, France Investissement mettra en place des instruments permettant de mesurer l’impact sur la croissance et sur les emplois des investissements réalisés. Le partenariat public-privé mis en place par France Investissement a d’ores-et-déjà permis une forte et rapide mobilisation des acteurs en faveur du financement en fonds propres des entreprises de croissance. Les efforts ainsi déployés rejoignent les actions menées par le Gouvernement en faveur du développement des petites et moyennes entreprises, de leur transformation en entreprises plus innovantes et plus exportatrices. Cette synergie pourrait être encore renforcée, d’une part, par une simplification du cadre réglementaire et fiscal applicable au capital investissement, en particulier la simplification du cadre fiscal applicable aux fonds de fonds (obligations déclaratives liées à la transparence fiscale) et l’harmonisation des avantages fiscaux ISF associés aux investissements intermédiés (harmonisation entre les investissements via les holdings et les investissements via les FCPR, FCPI ou FIP). D’autre part, les pouvoirs publics pourraient contribuer à la mobilisation de tous les acteurs en faveur du financement en fonds propres des entreprises : organismes publics et parapublics qui accompagnent les entreprises, investisseurs institutionnels français ou étrangers qui peuvent orienter plus de capitaux vers les fonds de capital risque et capital développement. Dans une année 2008 où les entreprises rencontrent davantage de difficultés à se financer par crédit auprès des établissements bancaires, les financements en fonds propres revêtent une grande importance. Les efforts de tous seront nécessaires pour attirer sur la place France les capitaux prêts à s’investir dans les entreprises de croissance. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 17 /116
    • Organisation du dispositif Le schéma suivant présente l’organisation de France Investissement. Conseil Comité financier Commission des fonds de fonds CDC Entreprises - DGTPE d’orientation Autres Autres investisseurs investisseurs Branche publique Branche privée Fonds de fonds OSEO Représentée par Co-investissement Fonds d’investissement PME Les partenaires de France Investissement Les partenaires de France Investissement sont la Caisse des Dépôts, d’une part, et les partenaires privés, d’autre part. a) La Caisse des Dépôts, au travers de CDC Entreprises, sa filiale dédiée aux activités d’investissement dans les domaines du capital risque et du capital développement, intervient dans ce dispositif : - en investissant dans des fonds de fonds de la branche privée du dispositif, en investissant dans des fonds ou sociétés d’investissement (activité de « fonds de - fonds » qui représente son activité principale), en co-investissant directement dans des entreprises avec d’autres fonds d’investissement, - Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 18 /116
    • - en finançant le fonds « France Investissement Garantie » qui permet de garantir les participations détenues par les fonds dans les entreprises. Qu’il s’agisse de ses activités d’investissement dans des fonds (« fonds de fonds ») ou de ses activités d’investissement dans des entreprises, la Caisse des Dépôts intervient toujours de façon minoritaire aux côtés d’investisseurs privés et dans les conditions de marché (pari passu avec les autres investisseurs). b) Au titre de la branche privée du dispositif, cinq investisseurs institutionnels privés ont constitué des fonds de fonds, dans lesquels la Caisse des Dépôts a investi : - AGF (AGF Private Equity) pour le fonds de fonds « AGF France Investissement » créé en janvier 2007, - la Société Générale (SGAM Alternative Investments) pour « SGAM AI France Croissance » créé en mai 2007, - Groupama (Finama Private Equity) pour « Groupama France Investissement » créé en août 2007, le groupe Caisse d’Epargne (Masseran Gestion) pour« Masseran France Sélection 1 » - créé en novembre 2007, mais dont les investissements ont commencé en juin 2007, - Natixis (Dahlia Partners) avec « Dahlia France Investissement » créé en décembre 2007, mais dont les investissements ont commencé en juin 2007. Ces fonds de fonds ont également été souscrits par d’autres investisseurs, en particulier la CNP et le CEA. Comme les fonds de fonds gérés par CDC Entreprises, les fonds de fonds privés investissent, de manière minoritaire et dans les conditions de marché, dans des fonds qui eux-mêmes investissent dans des entreprises. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 19 /116
    • La gouvernance de France Investissement Lors du lancement de France Investissement a été créé un Conseil d’orientation auprès du Premier Ministre « chargé de coordonner et d’orienter l’activité de France Investissement » (décret du Premier Ministre du 15 décembre 2006). Le Conseil d’orientation se prononce sur les orientations stratégiques de France Investissement (objectifs annuels, modes d’intervention, cibles d’intervention) et évalue l’impact de l’ensemble du dispositif sur le développement du capital-investissement et sur le financement des entreprises. Le Conseil d’orientation s’est réuni pour la première fois le 21 décembre 2006 et s’est ensuite réuni à cinq reprises au cours de l’année 2007. Des réunions périodiques ont aussi eu lieu en 2008.. CDC Entreprises est chargé de piloter sa mise en œuvre. Conseil Commission Fonds de Fonds Comité Financier d’Orientation Placé sous l’autorité du Premier Ministre Présidé par René Ricol et composé de :  2 représentants de la Caisse des Dépôts  3 représentants de l’Etat (DGTPE, DGE, DCASPL)  1 représentant de chacun des partenaires privés  20 personnalités qualifiées Nommés pour une durée de 6 ans Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 20 /116
    • Les spectre d’intervention de France Investissement De l’amorçage au développement en passant par le capital risque, FI couvre plusieurs stades du financement de l’entreprise. Cette caractéristique trouve son écho dans le profil des entreprises qui seront « les cibles » du dispositif d’accompagnement : elles sont très diverses dans leur maturité. MATURITE CREATION MISE EN COMMERCI R&D ŒUVRE ALISATION APPLICATI INDUSTRIA PASSAGE LISATION ON DE TEMOIN MARCHES CAPITAL CAPITAL RISQUE DEVELOPPE BESOINS MENT EN CAPITAL FRANCE INVESTISSEMENT AMORCAGE BUSINESS ANGELS INCUBATEURS TEMPS Les résultats La première année de France Investissement en quelques chiffres : Au 31 décembre 2007, 817 millions d’euros ont été engagés par les partenaires de France Investissement, ce qui se situe bien au-delà de l’objectif prévu de 500 millions d’euros par an. Un bilan a aussi été dressé mi-2008. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 21 /116
    • Le schéma suivant présente la ventilation des montants engagés à la mi 2008. Un dispositif au premier rang sur le marché français du capital-investissement Les 537 millions d’euros engagés dans les fonds par les partenaires publics et privés de France investissement représentent une part importante des montants levés par les fonds sur le marché français du capital risque et du capital développement. Sur la base des chiffres de l’année 2007 publiés par l’AFIC, 10 milliards d’euros ont été levés par les opérateurs français du capital-investissement, dont un milliard destiné à être investi en capital risque et deux milliards d’euros en capital développement. La même année, 12,5 milliards d’euros ont été investis par les opérateurs français et, sur le périmètre ciblé par France Investissement, à savoir les petites capitalisations, ils ont investi 677 millions d’euros dans des opérations de capital risque, 1 310 millions d’euros dans des opérations de capital développement et on peut estimer à environ un milliard d’euros les petites opérations de transmission (moins de 20 millions d’euros). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 22 /116
    • Le poids du dispositif France Investissement, sur le périmètre du capital risque, du capital développement et des petites opérations de capital transmission, est donc de 537 millions d’euros sur un marché total de 3 milliards d’euros, soit près de 20%. Si on exclut les FCPI et FIP (1,2 milliard d’euros levés en 2007) pour ne retenir que les capitaux levés par les FCPR, France Investissement représente alors environ 30% du marché ciblé. Ceci témoigne du rôle de premier plan joué par les acteurs du dispositif France Investissement dans le financement du démarrage et du développement des PME. Ce rôle est encore plus important dans le financement de la création et du démarrage des PME : dans ce domaine Ŕcelui du capital risque incluant l’amorçage-, les engagements de France Investissement, de l’ordre de 300 millions d’euros, représentent environ 50% des montants levés par les fonds, en excluant la quote-part des FCPI allouée au capital risque (soit 60% des 780 millions d’euros levés par les FCPI en 2007). Il est encore trop tôt cependant pour évaluer l’impact de France Investissement sur le développement du marché du capital risque et du capital développement. Cet impact pourra être apprécié dans la durée. Chapitre 3 : Qu’est-ce que le dispositif d’accompagnement ? Nous analysons dans ce chapitre les contours du dispositif d’accompagnement, ses moyens et ses objectifs ainsi que le profil des « cibles », les entreprises financées. Genèse Une dimension importante du dispositif France Investissement est l’accompagnement des entreprises financées, dans les trois domaines que sont l’innovation, l’ouverture à l’international, et la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Un programme d’accompagnement a été défini et sera opérationnel en 2008. En amont de ce programme d’accompagnement et afin que celui-ci soit utile et pertinent aux entreprises, il a semblé nécessaire d’avoir une vision claire, dans les trois domaines ciblés, des stratégies des entrepreneurs, de leurs façons d’agir, de leurs besoins, ainsi que de l’offre qui a vocation à les aider. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 23 /116
    • C’est pourquoi un diagnostic a été réalisé en 2007, à partir d’entretiens avec des entrepreneurs, des fonds d’investissement, et des prestataires publics de services aux entreprises. De ce diagnostic ont été tirées les conclusions suivantes : Ŕ L’innovation est considérée comme stratégique par toutes les entreprises. Les dispositifs publics de soutien sont bien connus, et jugés utiles et pertinents par les entreprises « high tech ». Les autres entreprises les connaissent moins bien, et ont tendance à douter pouvoir y avoir accès. Ŕ L’ouverture à l’international est jugée importante à un moindre degré, sauf pour les entreprises « high tech » dont ce développement est souvent inscrit dans les gènes. Pour toutes les entreprises, la question du « comment s’y prendre ? » reste prégnante. Les dispositifs publics restent mal connus. Ŕ La question de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises n’est pas vue par tous comme centrale. Mais les entrepreneurs qui se sont appropriés le sujet y voient un enjeu fort en termes économiques. Les organismes et les soutiens publics ou parapublics dans ce domaine sont très mal identifiés. De façon plus transversale, d’autres enseignements peuvent être retenus : Idéalement, il convient d’adresser aux entreprises de l’information choisie, adaptée à - l’entreprise et à ses préoccupations du moment. Il n’est pas de meilleur vecteur d’information vers un chef d’entreprise qu’un autre chef - d’entreprise : valeur des pairs. Recevoir un investissement de la part d’un partenaire de France Investissement - « labellise » l’entreprise, la désigne comme « championne potentielle », et la création d’une communauté d’entreprises est possible autour de cette identité partagée. Les partenaires qui mettent en œuvre France Investissement ont ensemble une - connaissance des entreprises à potentiel qui pourrait être utile aux organismes publics de soutien (OSEO, Ubifrance, Coface). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 24 /116
    • Ces enseignements, présentés en décembre 2007 au Conseil d’orientation, ont conduit ce dernier à approuver un programme d’accompagnement, dont l’année 2008 verra les premières étapes de mise en œuvre. Ce programme repose avant tout sur l’émergence d’une communauté des entreprises de croissance ayant bénéficié d’un apport en capital de l’un des fonds partenaires du programme France Investissement. Il sera mis en œuvre en collaboration avec ces fonds, et en synergie avec les organismes publics et parapublics d’accompagnement des entreprises. Il consistera en une offre de services qui comportera notamment la création d’un site communautaire dédié, des réunions en région, des missions de diagnostics individuels brèves, et quelques missions d’accompagnement dans la durée. Ce programme d’accompagnement, dont le bras armé sera CDC Entreprises, sera encadré par un comité qui comptera en son sein des chefs d’entreprise, des fonds d’investissement, des experts, ainsi qu’une représentation de l’administration en charge des entreprises. Carte d’identité du dispositif Ŕ Adresse : c/o CDC Entreprises 137 rue de l’Université 75007 Paris Ŕ Direction : Conseil d’Orientation de France Investissement Ŕ Pilotage : Comité réuni mensuellement et Présidé par Pascal LAGARDE (DG de CDC Entreprises). Ŕ Budget : environ 850 Keuros pour 2008 Ŕ Date de création : automne 2007 Ŕ Ressources : o Chef du projet : Didier Havette o 2 ressources (1 doctorante + 1 stagiaire) puis 2 permanents d’ici fin 2008. Ŕ Evénement clé : réunion de lancement officiel auprès des entreprises Fi le 2 décembre 2008 à Paris. Contenu Ŕ La réunion des entrepreneurs France Investissement le 2 décembre 2008 Ŕ L’édition d’un annuaire des entreprises France Investissement Ŕ Des réunions thématiques d’entrepreneurs en région Ŕ Une initiative dédiée à la performance environnementale et au coaching de PME sur le sujet (Carbonhub) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 25 /116
    • Ŕ Des outils diagnostics centrés sur la performance et la stratégie pour les PME Ŕ Constitution d’un pool de personnes ressources (Experts) Ŕ Le lancement du site internet de la communauté Acteurs Les acteurs du dispositif sont un des éléments clés (avec le profil des entreprises) qui va structurer toute l’analyse du présent mémoire. Le dispositif France Investissement réunit CDC Entreprises et des fonds de fonds privés qui investissent dans des fonds qui investissent dans des entreprises. Fonds de fonds + 66 fonds investis (22 nouveaux fonds) Capital risque : 50 % Capital développement : 50 % C’est sur ce « triptique » fond de fonds/fonds/entreprise que va se construire le réseau. Décrivons maintenant le niveau « client » constitué par les PME. Les entreprises France Investissement Des PME pas comme les autres Les entreprises financées par les fonds partenaires de France Investissement ne sont pas des PME comme les autres : Ŕ Elles ont été sélectionnées parmi des dizaines sur la base des critères de la Charte France Investissement Ŕ Ce sont des entreprises de croissance Ŕ Elles ont une stratégie, élaborée dans un business plan Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 26 /116
    • Ŕ Elles ont un « board » et ont su créer une relation avec un investisseur (ex : fonds) Le but n’est pas ici de faire une analyse comparée des PME françaises et du panel France Investissement. Toutefois, on notera que ce profil aura des conséquences sur la manière de concevoir le dispositif d’accompagnement. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 27 /116
    • Typologie & indicateurs Remarque préliminaire : ces données sont issues d’un premier reporting électronique au 30 juin 2008. Certaines données collectées sont incomplètes. Le taux de réponse est de 60% sur les données économiques (chiffre d’affaires, effectif) Certaines entreprises sont atypiques au regard de la cible de France Investissement Ŕ Grosses entreprises du secteur du BTP à forte intensité de personnel Ŕ Entreprises de commerce/courtage dont le CA est élevé Situation au 30 juin 2008 Ŕ 191 entreprises Ŕ 731 millions d’euros investis Ŕ Ticket moyen par entreprise : 3,8 M€ Ŕ Amorçage : 1,9 M€ Ŕ Capital risque : 2,1 M€ Ŕ Capital développement : 3,3 M€ Ŕ Mezzanine : 6,7 M€ Ŕ Capital transmission-LBO : 6,9 M€ Emplois créés dans 126 des Entreprises financées par France Investissement : 8 500 salariés Salariés 1 à 50 51 à 100 Plus de 100 Entreprises* 50% 12% 38% Stade et âge des entreprises (base 172) Age Moins de 2 ans De 2 à 5 ans De 5 à 10 ans Plus de 10 ans Entreprises* 34% 26% 18% 22% Chiffre d’affaires cumulé sur 117 des 192 entreprises : Ŕ 2,4 milliards d’euros Ŕ 22 M€ par entreprise en moyenne Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 28 /116
    • Secteurs d’activités par montants investis : Industrie 2% Industrie Sciences de la vie 26% 2% Services 41% Sciences de la vie 26% Technologies propres / 6% Energie Services TIC 41% 14% 11% Autres Technologies propres / 6% Energie TIC 14% 11% Autres Répartition en nombre par secteur d’activité Répartition des entreprises par localisation géographique (nombre d’entreprises et montants investis par les fonds A retenir : La majorité des financements concernent des entreprises basées en Ile de France (ou du moins leur siège social) L’Ile de France est la région qui draine le plus de financements France Investissement 350 307 300 Entreprises Montant 250 193 200 133 150 72 100 61 49 34 10 23 50 16 10 15 0 A s es F er e C on ID gn ng lp PA gi ta A ra - ré re ne Et B es hô r ut R A Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 29 /116
    • Exemple de la ventilation des catégories d’activités par région : Ce profil peut être un enseignement riche dans l’optique de réunions d’entrepreneurs en région : concurrence ? Points communs ? Synergies ? Certaines régions sont plus homogènes que d’autres. 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Franche-Comté Haute-Normandie Nord-Pas-de-Calais Ile-de-France Basse-Normandie Midi-Pyrénées Poitou-Charentes Centre Picardie Limousin Pays-de-la-Loire Champagne-Ardenne Provence-Alpes-Côte Languedoc-Roussillon Etranger Lorraine Bretagne Rhône-Alpes Alsace Aquitaine Auvergne d'Azur TIC INDUSTRIE SCIENCE DE LA VIE SERVICES TECHNOLOGIES PROPRES / ENERGIE AUTRES Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 30 /116
    • Exemples On peut noter la grande diversité des entreprises. Nous détaillerons les conséquences de cette hétérogénéité au moment de la conception du service communautaire et de sa diffusion. Entreprises Secteur Produit/service IT leader en conception de solutions RF en full CMOS Acco Semiconductor Ind holding F2A Alize Ind Chimie emballage Alpha PET IT antennes ANTENNES SA Ind Biens d'equipement Arion/VIB IT sécurité réseaux ARKOON Ser Editeur de revue Artemia IT telephonie B3G Télécom Gros œuvre et béton Ind Bernadet Ind fabrication de fenêtres Bouvet Ser Etudes marketting BVA In Vivo Ind sous-traitance automobile Defta Ind façonnage produits pharmaceutiques Delpharm Env industrie des biens d'équipements Elector Power System Ind distributeur de produits polyoléfines Emeraude Env recyclage EnvironCom IT logiciels embarqués ESTEREL Ser transferts d'entreprise, déménagement Euroflash Med dispositifs médicaux Euroline- Didactic Ind Produits pour l'aéraulique F2A Ind plaques minéralogiques Faab-Fabricauto Ind chambres froides et salles blanches Financière d'Agard Ser interim Gezim/2G Finances IT portail personnalisable de convergence web mobile Goojet La liste des entreprises France Investissement au 31 juillet 2008 est présentée en annexe. Les fonds Le dispositif compte un acteur central : les fonds partenaires. En voici une liste non exhaustive. Nous reviendrons plus loin sur leur place dans la proposition de valeur du dispositif d’accompagnement. 360 Capital One Genopôle 1er Jour ACE Management I Source 3 Acto Mezzanine ICSO 2 Aerofund 2 Ile de France Capital Aerofund II ILP Agroinvest Industries et Finances II Aloe II Innovacom VI Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 31 /116
    • Alven III Iris Capital III Auriga III Kennet III Aurinvest Capital 2 Matignon II Avenir Entreprises Développement Mer Avenir Entreprises Mezzanine Middle Market Fund IV Une liste plus détaillée est présentée en annexe. Chapitre 4 : La dynamique des communautés appliquée au dispositif d’accompagnement Le dispositif d’accompagnement prend la forme d’un club d’entrepreneurs. Ce chapitre aborde quelques-uns des éléments clés des pratiques modernes autour des communautés et globalement du social networking. Fondements des réseaux & communautés Il n’est pas question de traiter en profondeur des mécanismes de communautés, de social networking ou même d’explorer la littérature de plus en plus abondante sur ces phénomène collaboratifs, y compris toute la mouvance sur « l’organisation 2.0 ». Toutefois, puisque le programme d’accompagnement prend la forme d’une communauté, il semble nécessaire d’analyser les bases (naissantes) de son fonctionnement. Nous verrons que ces éléments sont des points clés des « connaissances » au sens de K dans le modèle de conception C-K (voir partie 3). Un des outils d’animation du DAFI est un site internet dont la forme n’est pas encore totalement figée. Nous proposons dans les paragraphes qui suivent quelques points de repères sur le sujet des réseaux et des communautés (on-line). Nous pourrons en tirer quelques conclusions pour le Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 32 /116
    • Caractéristiques Communauté = « personnes rassemblées autour de buts, d’expériences, de tâches ou d’intérêts communs. Elles sont mutuellement engagées dans des actions dont elles négocient ensemble le sens » (E. Wenger) Cela suppose : Ŕ Existence d’une frontière : elle est fermée (totalement ou peut accueillir des membres mais selon une procédure) Ŕ Une raison d’être Ŕ Un engagement au service des autres Ŕ Des règles Ŕ Des rites Ŕ Une langue commune Ŕ L’autodétermination Les communautés s’appuient sur des réseaux sociaux. Il faut d’abord organiser le réseau et être légitime ensuite pour l’animer. Les communautés se fédèrent autour de thèmes ou de questions des membres. Ainsi, nous pourrions suggérer :  Innovation  Développement durable  Accès à l’international Par ailleurs, les « social networks websites » peuvent être lus selon cette typologie : 1. degré de décentralisation du réseau : distance entre les membres et leurs interactions. Se connaissent-ils bien, peu, etc. 2. Nombre de services et d’interactions proposées sur le site : rencontres, échanges, applications diverses 3. Type d’identité : les membres sont-ils réels ou construisent-ils leur identité déclarée (+/- éloignée de la réalité) = enjeu confiance et fiabilité 4. Taille du réseau. Réseau de type ouvert ou fermé Dans tous les cas, il est nécessaire d’identifier les BENEFICES pour les différentes parties prenantes du réseau et de la communauté : FI et pour les PME (et même pour les partenaires : FONDS, etc.) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 33 /116
    • Remarque : Givers & Takers : Les communautés s’organisent souvent entre ceux qui donnent et ceux qui prennent. De plus en plus de clients ou d’utilisateurs aiment « donner » c'est-à-dire partager. Une tendance émerge dans laquelle des « demandeurs » viennent chercher des choses, des concepts, etc. Suppose aussi la confiance et la légitimité des gens qui répondent. On peut aussi parler de seekers & solvers. Il convient donc de fédérer ce réseau, par exemple autour d’informations thématiques ou de contributions ciblées de certains membres (co-editeurs). Conséquence pour le DAFI Ŕ Bien analyser les cibles de notre service (ouvert ou fermé) qui peuvent avoir des objectifs différents. Ŕ Travailler sur la constitution du réseau social : entreprises FI, les autres entreprises Ŕ Exploiter et revendiquer notre légitimité à les fédérer Ŕ S’appuyer sur des « noyaux durs » qui assureront le ciment du réseau social (=entreprises motivées ou très demandeuses) Ŕ Identifier les BENEFICES du réseau et de la communauté pour FI et pour les PME (et même pour les partenaires : FONDS, etc.) Au sujet de la collaboration Les communautés bâtissent un contenu dans la collaboration. Le recours à des outils web dits 2.0 peut s’avérer très efficace pour arriver à cette collaboration. Mais la collaboration suppose certains préalables, en particulier autour  de la confiance unissant le réseau  le thème fédérateur de la problématique, objet de la communauté. Ainsi, en découlent plusieurs faits structurants :  Dans les services on-line, le nombre de contributeurs évolue de manière inversement proportionnelle à l’implication demandée. Ainsi, nombreux lecteurs de newsletter, moins d’abonnés à des services, encore moins de rédacteurs à des billets (posts)  Importance de l’existence de leader « noyaux durs » de la communauté qui animent les débats Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 34 /116
    • A chaque niveau, son outil Sources GFERY adapté de Roulleau-Dugage 2008 Conséquence pour le DAFI Ŕ Travailler à créer la confiance dans notre réseau Ŕ Orienter vers la création de communautés, en particulier DD, inno et international. Ŕ S’appuyer sur des noyaux durs Ŕ S’appuyer sur une dynamique de givers and takers Les principes fondamentaux du WEB 2.0 sont, selon le BCG :  La modularité  La prise de pouvoir par la périphérie : une collaboration se met en place avec peu de coordination formelle.  « Sacalability » des services rendue possible par les technologies (API, mashup, etc.) Benchmark Les clubs, les communautés, les réseaux, les associations, etc. sont autant de mots qui décrivent des groupes de personnes organisées autour des règles décrites ci-dessus. Il nous a semble Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 35 /116
    • intéressant de dresser une liste de quelques-uns des réseaux connus, en vogue ou plus ou moins « concurrents » de celui que nous cherchons à créer. Initiative Positionnement Commentaires Facebook LE réseau social très grand public. 60 millions de membres dans le Autour de ce réseau ouvert se créent des monde multitudes de communautés (amicales, étudiantes, Totalement collaboratif, y compris par l’intégration de voire pro). centaines d’applications (dites Grande ouverture aux applications (API) qui permettent d’animer les échanges. API). Mode ludique. Viadeo, Linkedin Réseaux sociaux à orientation professionnelle. Réseaux très populaires. Plateformes plutôt fermées (pas d’applications Utilisations variées, depuis la multiples et ludiques). recherche de collaborateurs ou de clients jusqu’à des utilisations Communautés thématiques. plus ludiques Comité richelieu Mise en relation avec des experts. Nombreux thème : Plusieurs milliers de membres R&D 201 adhérents Exportation 2000 sociétés associées PME Billets on-line interactifs (blog) fiscalité Des réunions (cf leur agenda) Prises de positions Sondages, partage d’expérience Club Siparex « siparex, un actionnaire différent, un actionnaire Forte présence en région avec actif » des relais locaux. Partager d’informations, créer des échanges, Souhaite « la promotion des valoriser des expériences. idées, des réflexions et des Orienté « information des membres » échanges de nature à favoriser le progrès économique et le développement des entreprises en expansion » EcoBiz Communauté des entreprises innovantes de Très riche, très dynamique. Grenoble Exclusif. APCE Blogs Blogs de créateurs Peu dynamique, manque d’animation. Pauvre contenu. Pacte PME Communauté ouverte, partage mais peu collaboratif. Club Eau+ Lancé par Lyonnaise des Eaux, ce club fédère un réseau d’acteurs autour des thèmes du DD en général et de l’eau. Lie des collectivités et des autorités publiques Zoom : Les moteurs de l’initiative on-line : forme et fond Le schéma ci-dessous est une illustration d’ un espace virtuel d’une communauté. On y retrouve des lieux pour s’informer, collaborer, retrouver des éléments de référence, etc. Au fur et à mesure du développement de l’interactivité, se développe des réunions (webconference) ou des projets collaboratifs (labos). Des espaces plus privatifs sont à accès restreints. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 36 /116
    • Le site internet du DAFI qui sera publié à l’automne 2008 ne reprendra sans doute pas l’intégralité de ces espaces mais ce type de représentation illustre bien l’univers « idéal » d’un lieu d’échange et de construction porté dans internet. L’écosystème relationnel du DAFI ? Base Fiches des documentair Inscrits e Diagnostics Les outils Les experts Le contact central Les membres Sources : Six&Co Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 37 /116
    • Les facteurs clés de succès  Au sujet de la collaboration  Il faut une bonne raison pour venir contribuer = S’appuyer sur les bons moteurs de la collaboration  Œuvrer à une collaboration fructueuse dans le cadre d’un site conversationnel  La ressource rare de notre cible (entrepreneurs) : le temps  L’investissement en temps passé sur le site doit être « rentable »  Notion de « promesse »  Le service doit faire gagner du temps  Nous avons la capacité à proposer les meilleurs experts  Être orienté « questions » des entrepreneurs = « me donner quand je le veux la réponse dont j’ai besoin »  les outils mis en place sont réellement utiles et « efficaces » avec, si possible, une efficacité mesurable.  L’animation est un élément déterminant : il conviendra de se doter des moyens permanents pour faire vivre les échanges.  Synergies dans le dispositif  Web & virtuel  Physique & réel  Trouver une vraie stratégie pour nos cibles (y compris les fonds, c’est dire trouver une place à chaque acteur) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 38 /116
    • Synthèse : illustration du dispositif d’accompagnement Réunions Diagnos Communauté des thématiqu tics entreprises financées es dans le cadre de France Investissement (avec les fonds d’investissement) Innovation, Coordinati Ouverture à l’International, on Développement durable avec les organism Site WEB es de 2.0. soutien Dynamiq ue collabora tive Suite à un diagnostic et des rencontres avec les cibles (fin 2007), il a été arrêté plusieurs modalités dont certaines seront testées en 2008 et généralisées début 2009 : o Une réunion des entrepreneurs France Investissement le 2 décembre 2008 o L’édition d’un annuaire des entreprises France Investissement o Des réunions thématiques d’entrepreneurs en région o Le lancement du site internet de la communauté o Une initiative dédiée à la performance environnementale et au coaching de PME sur le sujet o Des outils diagnostics centrés sur la performance et la stratégie pour les PME o Mise en place de « partenariats de services » o Constitution d’un pool de personnes ressources Nous présenterons de la seconde partie la manière dont la réalisation a été menée dans le cadre d’un mode « projet ». Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 39 /116
    • Chapitre 5 : Comment évaluer le dispositif ? Nous avons vu que le dispositif d’accompagnement est né de la volonté du Conseil d’Orientation. 2 objectifs principaux soutenaient l’initiative : Apporter des outils pour accompagner et accélérer la performance de ces PME déjà sélectionnées Tisser un lien direct avec les PME pour mieux les observer et justifier de l’implication de moyens institutionnels dans leur financement. Comment évaluer l’impact du dispositif et sa contribution à la performance des entreprises ? On peut proposer plusieurs indicateurs qui pourraient permettre de mesurer l’efficacité et la réussite du projet : o Au niveau de la « Communauté des entreprises France Investissement » : Nombre d’entreprises France Investissement participant aux activités (réunions, forums, etc.), intensité des échanges o Sur la performance des entreprises : pourrait être les nombre de BREVETS déposés par les entreprises France Investissements. L’évolution de l’impact CO2 des entreprises financées aussi, aux côté de la croissance du chiffre d’affaires ou des effectifs. Les parts du CA réalisés à l’export et leur évolution pourraient aussi être un moyen de mesurer l’impact de l’initiative d’accompagnement, même si ce n’est, bien entendu qu’une mesure indirecte. Un tel objectif nécessiterait de disposer d’un outil de reporting et d’analyse directement en lien avec les entreprises. On imagine qu’une telle machinerie se heurte à des freins techniques, managériaux et aussi de déontologie (asymétrie de l’accès aux informations de la part des investisseurs). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 40 /116
    • Conclusion de la première partie Cette étude porte sur le programme France Investissement qui a été mis en place fin 2006 sous la forme d’un partenariat original entre la Caisse des Dépôts et des investisseurs institutionnels privés. Son objectif est d’augmenter l’offre de financement en fonds propres pour les petites et moyennes entreprises de croissance, afin de soutenir leur croissance. Le Conseil d’Orientation a souhaité mettre en place l’accompagnement des entreprises financées, Sur le fond, trois domaines ont été retenus ; l’innovation, l’ouverture à l’international, et la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Dans la forme, le dispositif sera orchestré comme une « communauté ». Les caractéristiques des entreprises financées montrent l’extrême variété des profils tant du point de vue géographique, que économique ou de l’activité. Cet élément est central dans la manière dont l’accompagnement devra prendre en compte de possibles « dénominateurs commun » pour animer ce réseau et donner de la cohérence à la dynamique participative de l’ensemble. Le dispositif d’accompagnement se décline à travers différentes initiatives et services proposés aux entreprises : diagnostics, réunions, apport de consultants et d’experts. La forme retenue est celle d’un club, ou d’une communauté. Ce genre d’organisation suppose des règles et des pré- requis (légitimité, animation, proximité, confiance) qu’il conviendra de mettre en place ou de valoriser pour assurer le succès. Enfin, la mesure de l’efficacité de ce club est difficile à établir. Des mesures précises de la performance des entreprises concernées, qui supposerait un outil de reporting adapté et déontologiquement acceptable, ne fournirait dans tous les cas qu’une évaluation indirecte de l’impact de l’effet club. Des études qualitatives auprès des entrepreneurs pourraient aussi être une voie à explorer. ¤------------------------------------¤ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 41 /116
    • Seconde partie : Analyse du dispositif d’accompagnement en tant de « projet » Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 42 /116
    • Introduction La mise en place du Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) est une initiative inédite et dont le fonctionnement même est innovant comme nous le démontrerons dans la troisième partie. Dans l’environnement des structures de financement des PME (les fonds, les fonds de fonds), la mise sur pied d’un club qui vise à tisser des liens vers les entreprises financées est inédit dans cette forme, à savoir que le maître d’ouvrage n’a aucun lien direct avec les entreprises concernées et que certaines d’entre-elles ignorent même son existence dans la chaîne de financement. A cela s’ajoute une seconde spécificité : l’hébergement du dispositif dans une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations. De là découlent des mécanismes et des systèmes de prise de décision qu’il nous a semble intéressant d’analyser sous l’angle « management de projet ». C’est l’objet de cette partie. Chapitre 1 : Caractérisation Pourquoi fallait-il faire un projet pour atteindre ce résultat ? L’originalité du dispositif, tant dans son fond que dans sa forme et la manière dont il se met en place entre les différents acteurs (PME, fonds, partenaires) justifient une approche « projet ». Le caractère très transversal des actions proposées et l’intervention inédite de certains acteurs sur le créneau de l’accompagnement est aussi une raison du choix de cette organisation. Par ailleurs, des étapes de tests et de validation, voire de co-création, rendent encore plus judicieuse cette organisation. En quoi consiste le projet ?  Quel est le besoin à l’origine du projet ? Les promoteurs du projet présentent 2 objectifs : 1. améliorer la performance des PME en apportant aux entrepreneurs des outils concrets, en particulier axés sur la stratégie. 2. en tissant des liens entre le dispositif de financement et les entreprises, le Comité peut envisager de mieux mesurer l’impact de ces financements dont certains sont publics.  Quels sont les objectifs du projet ? Sont-ils clairs et mesurables ? Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 43 /116
    • Le projet vise à mettre sur pied des services d’accompagnement des entreprises : des réunions, des diagnostics, un site web et l’animation d’une communauté. Plusieurs indicateurs pourraient permettre de mesurer l’efficacité et la réussite du projet :  Au niveau de la « Communauté des entreprises France Investissement » o Nombre d’entreprises France Investissement participant aux activités (réunions, forums, etc.) o Intensité des échanges Un autre indicateur pourrait être les nombre de BREVETS déposés par les entreprises France Investissement. L’évolution de l’impact CO2 des entreprises financées aussi, aux côté de la croissance du chiffre d’affaires ou des effectifs. A ce jour, ils ne sont pas explicitement chiffrés. La mise en place d’un système de reporting permettrait d’obtenir les éléments du second point.  Quelles sont les tâches et les livrables du projet ? Les tâches du projet vont être d’imaginer un contenu à la notion de « communauté des entreprises ». Dans un second temps, des tests avec les publics concernés permettront de caler les services proposés avant leur généralisation à tout le groupe. Le livrable est constitué de :  Une « Boîte à outils » : il s’agit des activités proposées à la communauté. Réunions, groupes d’experts, diagnostics.  L’organisation d’une réunion de lancement de la communauté : il s’agit d’un événement réunissant l’ensemble des parties (fonds, partenaires, entreprises, pouvoirs publics) le 2 décembre 2008 qui sera l’acte fondateur de ce réseau social placé sous la houlette de France Investissement.  Une présence, sous forme de site web, qui sera l’un des points d’entrée et de capitalisation des activités.  En parallèle, au cœur du dispositif, le recensement des PME financées et la création d’un annuaire précis des membres sera réalisé.  Quels sont les clients du projet ? Ce point est très clair et présente la composante innovante du dispositif. Alors que France Investissement est un dispositif de fonds de fonds, dont les clients sont des fonds d’investissements, le projet vise à créer une communauté des PME, qui sont les clients de nos clients. En termes marketing, on pourrait parler de B2B2B. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 44 /116
    •  Quelle est la durée du projet ? Le projet est structuré en plusieurs étapes : 1. Fin 2007 Ŕ avril 2008 : réflexion sur les bases du dispositif et des services à proposer 2. Avril 2008 Ŕ décembre 2008 : mise sur pied des premiers services, constitution de l’annuaire des membres, consultation de prestataires, recensement d’experts. Organisation de la journée de lancement de la communauté des entreprises France Investissement. 3. A partir de 2009 : Activité généralisée. Fin du mode projet pour basculer vers un mode plus récurrent dans le courant de l’année.  Quel est le coût du projet ? Coût prévisionnel direct est de 850 000 euros. Il se décompose en : 1. Prestataires 2. Organisation de la journée de lancement 3. Création du site internet 4. Organisation des réunions, animation des premières rencontres. En outre, il faudra aussi intégrer les frais de personnel impliqués dans le projet (coûts indirects). Certains sont stagiaires ou mis à disposition par la Caisse des Dépôts et Consignations. Quel est le fonctionnement du projet ?  Quel est le « système de pouvoir » dans lequel s’inscrit le projet ? Le projet est porté par le Comité d’Orientation de France Investissement (voir section sur la gouvernance du dispositif, partie 1). Il est hébergé par CDC Entreprises au sein de laquelle ont été détachées des ressources (de la Caisse des Dépôts et Consignations). L’équipe du projet doit travailler en lien avec les fonds, les PME et des acteurs au sein de CDC Entreprises.  Quels sont les moyens et compétences nécessaires à la réussite du projet ? Le projet doit disposer de moyens humains et financiers. Du point de vue humain les compétences portent sur la connaissance des besoins des entreprises, les techniques de mise en réseau, le pilotage de sous-traitants et la capacité à réaliser des opérations et de les évaluer. Du point de vue financier, le projet doit disposer d’un budget lui permettant de mandater des prestataires pour réaliser les « outils » : réunions, sites web, mise en forme de supports, etc. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 45 /116
    •  Y a t-il des projets références (internes ou externes) ? Il n’existe pas de projet similaire avec ce type d’acteurs. Toutefois, des initiatives du même genre sont nombreuses. Des clubs d’entrepreneurs, des réseaux de PME, le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants), voire même des initiatives plus centrées sur les personnes (ex : social networking comme Viadeo ou Linked-in) sont autant de références dont le DAFI pourra s’inspirer.  Quelles sont les risques et les opportunités qui pèsent sur le projet ? Les risques sont assez nombreux et pèsent sur les différentes composantes du système.  Risque de non légitimité auprès des PME si les services proposés au réseau des entreprises ne se démarquent pas assez de l’existant.  Risque de non-crédibilité envers les autres acteurs, comme les fonds d’investissement si France Investissement donne l’impression de ne pas être assez en phase avec les enjeux des entreprises à travers des services inutiles ou décalés.  Risque auprès de l’institution Caisse des Dépôts et Conseil d’Orientation de France Investissement si le projet ne permet pas d’atteindre les objectifs initiaux.  Risque de ne pas disposer des moyens dans la durée : la constitution d’un réseau se fait sur le moyen terme et on ne peut prétendre en quelques mois établir une relation de confiance avec les acteurs. Il faudra donc avoir du temps et l’expliquer aux autres acteurs. Les opportunités :  Proposer un ensemble de services innovants et très utiles pour les entreprises que la « maille » France Investissement serait la seule à pouvoir proposer.  Profiter du positionnement de France Investissement pour rallier des experts et des prestataires de premier plan et ainsi délivrer un service de grande qualité aux PME.  En s’adressant à des entreprises déjà sélectionnées (c'est-à-dire a priori des entreprises bien positionnées avec des atouts en terme de croissance), entrer dans une dynamique très positive entre des acteurs de haut niveau et ainsi créer de la valeur dans les échanges qui naîtront de ce réseau.  Où s’achèvera le projet Le projet s’achèvera quand la communauté des entreprises France Investissement sera constituée et active : les entreprises identifiées, les services de ce « club » organisés et testés, le système officiellement lancé et des activités récurrentes (online ou off-line) organisées. Cette « vitesse de Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 46 /116
    • croisière » dans l’organisation pourrait être atteinte au premier semestre 2009. Les mois qui suivront permettront la montée en puissance du dispositif et l’adhésion de membres plus nombreux. Description La mise sur pied du dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) est-il un projet ? Nous nous attacherons à observer cette initiative sous 3 angles :  Décortiquer « DAFI » en tant que projet et à détailler ses composantes.  Présenter la mise en place opérationnelle au sein de CDC Entreprises, qui héberge le projet : mise en place concrète du projet, outils, notes, dimensionnement.  Analyser le DAFI au sein de l’entité : positionnement, typologie, forces, acteurs, etc. Caractérisation du « DAFI » (d’après Delcerck, Debourse et Navarre 1983) Critères Appliqués au DAFI Le lancement du programme d’accompagnement fin 2007 s’inscrit dans l’initiative France Investissement née en novembre 2006. Il part du Irréversibilité constat que les entreprises financées ont besoin d’être accompagnées pour être encore plus efficaces.Dans un environnement qui compte des fonds de fonds et les fonds, ce faisant, France Investissement peut « suivre et mesurer indirectement » l’impact de ce dispositif institutionnel en créant un lien avec la base des acteurs, c'est-à-dire les PME. On peut supposer que le projet s’achèvera quand la communauté des entreprises France Investissement est constituée, que les entreprises sont identifiées et que les activités récurrentes sont proposées à ces membres. Le mode projet pourrait s’achever en 2009 pour entrer dans un système plus pérenne d’organisation de l’activité. Cette pérennisation de la démarche entraînera (entraînerait ?) une fidélisation des membres et des participants aux activités (experts, prestataires) et nécessiterait un budget récurrent pour l’organisation des activités. Des contributions (abonnement) des membres pourraient alors Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 47 /116
    • être étudiées. Le DAFI est irréversible. La création du réseau et la mise sur pied d’activités est lancée. Sa généralisation est prévue pour fin 2008. Entériné par le Conseil d’Orientation de France Investissement, ses Fort degré de liberté moyens, ressources et objectifs sont connus. Un membre du Conseil d’Orientation siège au comité de pilotage du projet et un compte-rendu est fait à chaque Conseil d’Orientation. Entre-temps, les équipes du DAFI travaillent de manière autonome sur la base de la feuille de route. L’engagement des dépenses est soumis à l’avis d’un comité d’engagement. A ce titre, le déploiement du projet « DAFI » est plutôt libre. Le DAFI dispose d’un degré de liberté important. Ses équipes travaillent de manière autonome, tant pour concevoir les outils d’accompagnement que pour solliciter les acteurs (fonds, PME, experts, prestataires). L’initiative « DAFI » présente une organisation (voir aussi le détail de la Organisations carte des acteurs, matrice des rôles) plutôt ouverte. Le sujet lui-même (la constitution et l’animation d’un réseau) et le parti- évolutives et pris du « décloisonnement et du participatif au service de l’échange entre temporaires les membres» est de nature à  Rechercher des partenaires variés dans le cadre des modalités d’action,  Réunir et impliquer des profils d’horizons différents, par exemple dans le comité de pilotage,  Rencontrer des prestataires,  Impliquer dès le début un large éventail de responsables, d’experts, de gestionnaires de fonds, etc. Elle est aussi temporaire car, outre le fait qu’il s’agisse d’un pilote, on peut estimer qu’une fois que les paramètres seront « calés » la mobilisation de ces acteurs ne serait plus nécessaire dans un mode récurrent. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 48 /116
    • Le DAFI est basé sur une organisation évolutive. L’étendue des sujets traités par la communauté et la variété des modes d’intervention conduisent à envisager une structure ouverte. En outre, le développement de la communauté pourrait aussi conduite à faire évoluer la structure, par exemple dans la voie d’une association pour permettre une gestion plus dynamique encore des activités ainsi que des ressources (cotisations) du dispositif. En ce sens la structuration du projet est temporaire. Le projet « DAFI » ne donne pas lieu à ce stade à des revenus. Il est entendu qu’il s’inscrit dans une logique de dépenses. Cash flow négatifs Le DAFI est un centre de coût. La création de la communauté et de « services » qui lui seront proposés Influence des entre dans une logique de co-création. Des réunions ont été organisées variables exogènes avec les parties (fonds, experts, PME, partenaires) pour recueillir leur avis et envisager ensemble des modalités utiles. En outre, le positionnement de l’équipe projet la rend dépendante du jeu d’acteur entre les fonds et les PME. En ce sens le projet est très sensible aux influences exogènes. Le DAFI est un projet très ouvert et sensible aux participations externes. CONCLUSION : DAFI EST BIEN UN PROJET Positionnement Puisque nous démontré que la mise en place du Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement relevait bien du « projet » ; il nous a paru intéressant pour le décrire d’étudier son positionnement selon différents critères : objet, rapport à l’entreprise, clients. Typologie Commentaires Selon l’objet L’objet du projet est de mettre sur pied un dispositif d’accompagnement Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 49 /116
    • de PME à travers des modalités qui s’inscrivent dans des activités d’une sorte de club. C’est un projet de conception de nouveau service. Nous avons étudié dans la première partie le volet innovant de cette conception qui amène à la définition d’un dispositif inédit orchestré par France Investissement. Selon le rapport Suivant la méthode proposée par ECOSIP on peut positionner le projet avec l’entreprise étudié par rapport à l’entreprise. On peut définir « DAFI » comme un projet de type B. Ses (ici l’écosystème caractéristiques sont :  constitué de CDC Le projet est au centre du système  L’écosystème en question réunit des fonds, des fonds de fonds, Entreprises, les fonds, France des experts et des entreprises.  Investissement et Le projet DAFI n’a de sens que s’il s’inscrit dans la relation les PME) externe à France Investissement avec d’une part les fonds et de l’autre les entreprises. L’innovation de service contenue dans ce projet pourrait relever de la co-création. A ce titre, la réussite du projet tient aussi à l’implication des membres de la communauté qu’il vise à créer. C’est la raison pour laquelle on peut catégoriser ce projet comme de type B. Représentation d’un projet de type B : le projet (cercle) est au centre et fédère d’autres compétences et acteurs (rectangles) Selon les Pour qui le projet est-il réalisé ? : « clients » => Les entreprises financées par les fonds dans lesquels investit France Investissement Son pilotage est aussi influencé par la façon dont sont négociées les contraintes, en particulier budgétaires. Dans le cas du DAFI, on se situe dans un projet à coûts contrôlés. Le projet semble disposer de ressources confortables. Reste à pérenniser ces allocations, en particulier dès 2009 pour amplifier la diffusion des Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 50 /116
    • modalités d’accompagnement proposées aux entreprises. D’après G. GAREL, le Management de Projets Ŕ Repères 2003. En conclusion, on peut décrire le DAFI comme :  Un projet de conception de nouveaux services à destination d’entrepreneurs et de leurs entreprises.  Un projet de « type B » c'est-à-dire dont la réalisation et le succès dépendent des partenaires, et même des clients. Puisqu’il s’articule autour du lancement d’une communauté de PME, le projet est dépendant aussi de l’adhésion et à la participation des cibles.  Un projet à coût contrôlé. Aucune recette n’est prévue à ce stade. Les moyens sont alloués par le Conseil d’Orientation de France Investissement. La reconduction des moyens au moment du lancement des opérations sera une étape cruciale. Contraintes Nous avons montré que le DAFI était un projet et qu’il se situait dans un environnement plutôt ouvert dans lequel les acteurs étaient d’implication variable (fonds, PME). De cet état naissent des contraintes (temps, ressources, spécifications) qui ont un poids assez hétérogène. La contrainte du temps n’est pas structurante. Lancée à l’automne 2007, l’initiative Le temps DAFI devrait être lancée officiellement et proposer ses livrables début décembre 2008. Aucune date n’avait été spécifiée par les parties. Depuis l’été 2008 toutefois un élément pivot est apparu avec la fixation de la date du 2 décembre 2008 pour réunir les « clients » et annoncer la création de la communauté des entreprises. A cette date, les premiers services devront être prêts. Certains auront même été testés. Le critère économique n’est pas à proprement parlé le plus contraignant. Le budget du projet a été entériné par le Conseil d’Orientation et les dépenses sont juste Ressources / budget soumises à un comité d’engagement. Vu sous l’angle des ressources humaines, l’analyse est cependant différente. Le projet est porté par un chargé de mission très expérimenté et deux permanents : jusqu’à l’été 2008 cette équipe était constituée d’une doctorante à temps partiel et d’un stagiaire. Le renfort durable avec des permanents est une bonne chose, y compris vis-à-vis des différents « clients » du dispositif qui y verront de la stabilité. Au-delà de la phase projet, il conviendra de fidéliser ces ressources dans la période dite « d’opération » dans laquelle les initiatives généralisées se déclineront périodiquement, à partir probablement du second semestre 2009. Des prestataires extérieurs ont aussi été sollicités, pour la préparation d’événements Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 51 /116
    • ou l’animation de réunions. C’est sans doute la contrainte la plus forte car la moins précise au départ du projet. Les ambitions du Conseil d’Orientation de France Investissement n’ont pas fait Spécifications l’objet de descriptions détaillées. techniques C’est d’ailleurs cela qui fait le caractère innovant du projet puisqu’il a conduit à envisager des modalités spécifiques pour établir les contenus. Des réunions d’échanges ont eu lieu avec les cibles (PME) pour réfléchir ensemble à la légitimité du dispositif et au contenu spécifique des modalités. Toutefois, on a pu même noter quelques divergences au sein des acteurs sur la nature des services proposés et leur adéquation supposée avec les attentes des entrepreneurs visés. Des débats ont eu lieu. Parmi les limites des spécifications il est important de souligner qu’à l’origine du projet, la connaissance des cibles (les entreprises financées dans le cadre de France Investissement) était très imparfaite. Tant qualitativement (secteur d’activité, localisation, profil économique) que quantitativement (nombre exact aujourd’hui, demain). Il a fallu attendre plusieurs mois pour disposer d’une liste et d’un profil de ces PME. La constitution d’un annuaire complet, « cœur » de la communauté, s’est avérée indispensable. Sa livraison est prévue pour décembre. En conclusion, nous pouvons établir que le projet DAFI est surtout confronté à des contraintes techniques dans la connaissance des cibles et la description des livrables. Dans une moindre mesure, les contraintes de ressources humaines pourraient conduire également à une recomposition de l’équipe ou à l’externalisation de certaines tâches d’animation de la communauté des entreprises. Conclusion La conception et le lancement du Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) est véritablement un PROJET. Il se positionne au centre d’un système qui compte des acteurs de différents niveaux (voir aussi plus loin la carte des acteurs). Jouissant d’une certaine autonomie et d’un budget confortable pour 2008, il dispose en outre de ressources humaines propres qu’il conviendra de maintenir. Si ses clients sont des entreprises, dont certaines ne connaissent pas encore l’existence de France Investissement, l’ecosystème constitué par la réunion des fonds et des fonds de fonds tient aussi une place centrale. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 52 /116
    • Au regard de son positionnement et de ses contraintes, on peut mettre en avant que son succès passe par quelques points clés :  Une légitimité auprès des acteurs du dispositif. Le public ciblé (les entrepreneurs) sont très sollicité et participent à de nombreuses activités. Il convient d’être pertinent dans le ciblage des activités pour, au-delà de l’intérêt suscité par une telle initiative portée par France Investissement, générer une adhésion et une participation active durable.  Une communication efficace, attractive et valorisante.  La mise en avant de valeurs qui susciteront l’adhésion des « clients »  La mise en avant de modalités utiles (réunions, diagnostics, site web) au servie des entreprises et des entrepreneurs. Chapitre 2 : Mise en place opérationnelle Introduction L’objet de cette partie n’est pas de décrire la démarche et les outils utilisés par l’équipe au moment de lancer opérationnellement le projet. Nous ne présenterons pas les principes, le planning, de diagramme de flux ou les outils qui ont permis en développer le concept d’accompagnement. Nous ne détaillerons pas non plus les phases de développement (courbe en V) En revanche, il nous a paru intéressant d’analyser l’environnement, les acteurs et les risques inhérents à cette initiative. Description globale : approche QQOQCPC QUOI :  On s’intéresse à création d’un dispositif d’accompagnement d’entreprises.  Le projet consiste à mettre sur pied une série « d’outils » au service d’une communauté d’entrepreneurs : diagnostics, clubs, réunions, accompagnement.  Quelles sont les cibles ? les entreprises financées par les fonds financés dans le cadre de France Investissement.  Quels mots clés ? : accompagnement, réseau, stratégie, échange, coopération. QUI : Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 53 /116
    •  Le projet est initié par un dispositif institutionnel de financement de PME. Ces PME sont financées via des fonds qui ont reçu des fonds de France Investissement.  Les entrepreneurs et les entreprises qui constituent la cible ne savent pas nécessairement qu’elles « sont financées par France Investissement » au moment où est lancée l’initiative. Elles connaissent leurs investisseurs directs mais pas les investisseurs de leurs investisseurs. OU : L’initiative se décline en France dans des réunions régionales ou nationales. Une présence sur internet est également prévue (y compris dans l’univers 3D, peut-être en 2009). QUAND :  France Investissement a été lancé en Novembre 2006.  Le Conseil d’Orientation de France Investissement a décidé de monter un dispositif d’accompagnement à l’automne 2007.  La réunion des « PME France Investissement » et le lancement officiel des offres sont prévus pour le 2 décembre 2008. D’ici là plusieurs tests auront été menés. COMMENT :  Le projet est articulé autour de partenaires, futurs « clients-utilisateurs » et un comité qui se réuni mensuellement et auquel sont présentés les avancées des travaux. Son rôle est consultatif.  Après une période de conception du dispositif, une série de tests a été préparée : réunion d’échanges et de co-conception, validation devant le comité de pilotage du projet.  Le recours à des prestataires externes a permis de structurer des premiers services et de préparer la réunion de lancement. POURQUOI :  Apporter aux PME des outils pour améliorer leur performance  Aider les entrepreneurs en leur permettant, par une approche « réseau » de trouver réponses à leurs questions, rapidement  De tisser des liens entre France Investissement et les entreprises qui sont, au final, financées par ce dispositif institutionnel pour pouvoir mieux évaluer l’impact de cette implication publique. COMBIEN : Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 54 /116
    •  Le projet dispose de son budget propre entériné par la Conseil d’Orientation de France Investissement. Les dépenses prévisionnelles sont présentées à un comité d’engagements périodique.  Au total, hors ressources humaines (pour partie personnel détaché de l’établissement public Caisse des Dépôts et Consignations) : environ 850 K euros pour 2008.  Qu'est-ce que cela rapporte ? La mesure de l’efficacité du dispositif n’est pas explicite. Toutefois, pour évaluer (très indirectement) la réussite dans l’amélioration de la performance des cibles PME de croissance- qui est un objectif principal du DAFI, on pourra s’attacher à suivre la progression du chiffre d’affaires, des parts des ventes à l’international ou le nombre d’emplois créés. Environnement & Matrice des rôles Par sa transversalité et son caractère innovant, le projet implique de nombreux acteurs autour de la cible finale qui est la PME. Ces acteurs pourront être mobilisés de manière ponctuelle ou permanent pour participer aux activités proposées, relayer l’information ou produire le contenu des outils d’accompagnement. Caisse des Partenaires Dépôts, CDC OSEO, COFACE, Entreprises ubifrance Conseil d’Orientation, Comité de pilotage Experts, prestataires France Investissement : projet DAFI Fonds de fonds PMEs Fonds « France Investissement » *Cartographie des acteurs autour du dispositif d’accompagnement Le tableau ci-dessous détaille la place et le niveau d’implication des parties impliquées dans le projet. On notera la diversité des contributeurs. On insistera sur le besoin de communication entre ces acteurs pour permettre une bonne compréhension des enjeux et le bien fondé des initiatives proposées (voir aussi analyse des risques). Qui Pourquoi les impliquer ? Quand/comment les Fréquence Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 55 /116
    • solliciter ? Maître d’ouvrage du projet Tout au long du projet Permanente. Equipe du projet autour du « Chargé de mission » A l’origine du projet. Tout au long de la phase de Trimestrielle Conseil Sponsor de l’opération. d’Orientation de conception et lors des premières réalisations. France Présentation d’un point d’étape Investissement lors des réunion périodiques. Ce comité composé d’une Tout au long de la phase de Mensuelle Comité de pilotage quinzaine de personnes conception et lors des du DAFI représente des partenaires, des premières réalisations. fonds, des entrepreneurs ou des Présentation et commentaire experts. Son avis sur la collectif sur les initiatives direction prise par le projet est proposées et les modalités de mise en œuvre. précieux. Le projet DAFI est hébergé au Au fur et à mesure du projet, un Ponctuelle CDC Entreprises, sein de CDC Entreprises. Il est point est fait. Dans le cadre de direction nécessaire de partager nos réalisations plus précises communication et (organisation d’un événement, propositions de livrables pour informatique rédaction d’un cahier des coordonner les actions ou harmoniser certains choix charges informatique), une techniques (ex : web) ou réunion spécifique est éditoriaux. organisée Ce sont les principaux Très en amont dans le projet, et Ponctuelle mais Les PME « clients » des services qui sont à plusieurs niveaux : fréquente.  l’objet du DAFI. Ces sont LES Pour les recenser et les cibles du dispositif… mais il y informer de la a une difficulté : il n’est préparation d’une possible de les toucher communauté des directement, au moment où entreprises France débute le projet. Aucun lien Investissement. n’existe, en effet, entre France  Pour travailler avec certaines d’entre-elles Investissement et les PME. Les pivots sont les fonds qui seront à la validation (voire les relais pour aider au la co-création) de recensement puis à la certains services. constitution de la communauté de ces PME. Ce sont des acteurs clés et Ils sont impliqués pour Ponctuelle Les fonds d’investissements de incontournables. C’est leur communiquer auprès de leurs positionnement qui rend participations au sujet de France Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 56 /116
    • l’initiative DAFI si originale et l’initiative DAFI. Ils sont mis à Investissement innovante puisqu’ils ont le lien contribution pour proposer des direct avec les membres d’un PME cibles prêtes à futur club orchestré par un expérimenter des services ou acteur « méta » qu’est Fi. être parmi les premiers participants. Caisse des Dépôts et Ce sont les partenaires Participation à des réunions Ponctuelle d’information ou de réflexion classiques de CDC et des PME Consignations, sur les thèmes sur lesquels sur des partenariats possibles. autres partenaires (OSEO, Coface etc.) portent le DAFI (international, Présents lors de la réunion de Développement durable, lancement du 2 décembre. innovation). Compte-tenu des ressources du Une série de consultations a été Tout au long du Experts, projet DAFI, le recours à des menée pour sélectionner des programme, au fil prestataires. prestataires est nécessaire. En prestataires. du déploiement des particulier pour animer des Le mode affinitaire est aussi modalités privilégié, en particulier pour le d’accompagnement. réunions, organiser l’événement de lancement du recrutement d’experts mois de décembre et spécialisés dans l’accompagnement de PME. développer le site internet de l’initiative Grille d’analyse des risques du projet La mise en place du Dispositif d’Accompagnement des Entreprises France Investissement n’est pas sans risque. Compte-tenu de la nature des acteurs, du positionnement des promoteurs du concept et de la multitude d’initiatives similaires sollicitant les dirigeants de PME, l’analyse du risque est un outil précieux pour anticiper certains blocages ou difficultés. Nous proposons ici une grille d’analyse classique sur les risques qui peuvent peser sur le projet « DAFI » et les mesures envisagées pour y remédier. Cette grille complète les analyses formulées sur les contraintes et les spécificités du projet. Type de risque Risques potentiels Effets sur les objectifs Mesures préventives Commercial Brouiller les pistes et les cartes Difficulté à tisser des liens avec Implication en amont /Corporate en proposant un dispositif qui les PME. Blocage de la part des des fonds. Forte bouscule les liens entre les fonds qui « ne joueraient pas le communication sur les acteurs, en particulier entre les jeu » de la promotion du DAFI. objectifs. Information entreprises et leurs investisseurs. régulière sur les avancées du projet. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 57 /116
    • Interne Le dispositif France Manque de cohésion interne Implication des services Investissement est hébergé par chez CDC Entreprises. Perte de disposant des CDC Entreprises. Le risque savoir-faire et perte de temps compétences serait d’être marginalisé dans sur des sujets à partager. (informatique, une institution dont l’animation communication) lors de d’un réseau d’entrepreneur n’est points d’étapes. Recueil pas le métier. Pourtant, il existe des remarques. certains points à partager Association à des cahiers (informatique, communication) de charges. Intégration des fournisseurs habituels aux consultations.  Se centrer sur les Le DAFI s’intéresse à des Systémique La cohésion du groupe est dizaines d’entreprises. Face à la impossible, la communauté ne hommes  Positionner la grande hétérogénéité des « fonctionne » pas. entreprises ciblées (secteurs, communauté comme géographie, stade de un outil au service du développement) et même du fait développement des que certaines soient entrepreneurs  encourager l’échange concurrentes, il existe un risque de rejet de l’initiative au profit interpersonnel d’autres clubs et réseaux déjà  Agir pour faire présents sur la place. grandir la confiance. Le projet DAFI n’a pas une Perte de savoir et d’historique Management Recrutement de grande équipe. Il est constitué de sur certains dossiers. permanents. 3 personnes. Perte de crédibilité et de Soin apporté à l’intégration et à la En outre, celle-ci a évolué lisibilité chez les acteurs pendant le dernier semestre. externes et les partenaires. présentation des Image d’un manque de suivi. Problème de cohésion. personnes travaillant sur le projet.  Ne pas être reconnu comme  Démarrer par la Pas d’adhésion durable aux Marketing activités proposées. légitime pour organiser une création de la Pas de sentiment communauté. communauté (club) d’appartenance à un réseau.  Ne pas réussir à créer ou à avant de proposer des activités. faire reconnaître un Réalisation d’un sentiment d’appartenance service simple et commun au sein de France concret : l’annuaire. Investissement.  Fort travail sur le positionnement et le contenu. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 58 /116
    •  Association des fonds pour relayer le message.  Recherche d’une Positionnement/ Les initiatives proposées ne se Manque de différenciation. démarquent pas de l’existant. Affichage d’une logique de marketing approche innovante Les entrepreneurs sont déjà très suiveur sans plus value. tant dans le fond que sollicités. Ils faut qu’ils aient une dans la forme.  Implication de bonne raison de participer. personnalités et d’experts de haut niveau Image Développer une approche trop Déconnexion totale « avec la Implication en amont de « parisienne » ou « corporate » base ». Pas d’adhésion de la utilisateurs finaux, en de l’accompagnement des PME. part des cibles. Le DAFI est particuliers dans le cadre une coquille vide. du Comité de pilotage. Il est tenu compte de leur avis. Comment juger de la réussite du projet ? Nous avons décrit dans les paragraphes précédents les objectifs et les moyens qui permettent de considérer le DAFI comme un projet. Nous avons aussi décrit en première partie quelles étaient les modalités envisagées pour répondre aux objectifs. Rappel des objectifs :  Aider à l’émergence d’une communauté des entreprises financées dans le cadre de France Investissement,  Faciliter leur engagement dans les domaines de l’innovation, de l’ouverture à l’international et du développement durable. Rappel des exemples de services proposés :  Une « Boîte à outils » : activités proposées à la communauté. Réunions, groupes d’experts, diagnostics.  Au cœur du dispositif, le recensement des PME financées et la création d’un annuaire précis des membres sera réalisé.  L’organisation d’une réunion de lancement de la communauté : il s’agit d’un événement réunissant l’ensemble des parties (fonds, partenaires, entreprises, pouvoirs publics) le 2 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 59 /116
    • décembre 2008 qui sera l’acte fondateur de ce réseau social placé sous la houlette de France Investissement.  Une présence, sous forme de site web, qui sera l’un des points d’entrée et de capitalisation des activités.  La mise en relation des entrepreneurs entre eux : effet réseau Comment mesurer le succès ? Nous proposons d’appliquer un diagramme radar à la caractérisation des facteurs de succès. On cherche avant tout à tester :  Le succès dans le lancement d’un club d’entreprises de croissance  Le niveau de satisfaction des participants  La fidélité des membres, les nouveaux arrivants  L’attractivité pour de nouveaux partenaires, experts nombre d'entreprises participant aux activités 5 4 Satisfaction des fonds de voir leur Evolution des emplois participations actives dans ce club 3 2 1 Satisfaction des entrepreneurs à 0 Part des PME Fi à l'export revenir Intérêt de partenaires externes ou Critère de santé économique experts pour notre communauté Activité du site Web du DAFI Illustration des axes d’évaluation du projet Les critères principaux sont plus liés à l’activité de la communauté et la participation aux initiatives (réunions, services en ligne). La dynamique de recrutement des membres, y compris Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 60 /116
    • par l’intermédiaire des fonds qui pourraient systématiquement inciter leurs nouvelles participation à prendre contact et rejoindre les activités du « club ». En revanche, si l’objectif est de mesurer in fine si le DAFI a permis à des entreprises France Investissement d’être meilleures, plus performantes à l’export ou plus rentables, il apparaît beaucoup plus complexe à la fois de le mesurer depuis France Investissement et même, le cas échéant, surtout de le rapprocher de la participation des entrepreneurs aux actions du DAFI. Dans tous les cas l’objectif de mesure de l’efficacité pourrait conduire à :  établir un tableau de bord régulier à communiquer aux partenaires de l’opération (fonds, experts, etc.)  envisager des enquêtes de satisfaction auprès des membres et de non membres (et des ex- membres)  proposer un « kit » d’adhésion que les fonds pourraient remettre à toutes leurs nouvelles participations dans une entreprise. Conclusion sur la mise au point opérationnelle La création du Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement est assurément un projet. Ses caractéristiques et ses modalités lui confèrent ce statut mais aussi dessinent les limites de cette organisation. Nous avons observé en particulier une cartographie des acteurs particulièrement dense et de niveaux très différents (y compris dans le panel des entreprises). Si on n’oublie pas que la cible du DAFI sont les entreprises financées par les fonds financés par France Investissement, on mesure la nécessité de composer avec les fonds : respecter l’égal accès aux informations de tous, tenir compte des enjeux de confidentialité ou de concurrence, etc. De là découlent des risques qu’il convient d’anticiper pour asseoir la légitimité de l’initiative, sa visibilité et son « acceptabilité » tant interne qu’externe dans cette matrice des rôles. Pour autant, la mesure du succès n’est pas simple. Il conviendra de mettre en place des indicateurs pertinents, en particulier centrés sur l’activité du « club » des entreprises. Communiquer sur ces résultats sera aussi un facteur de cohésion pour les différents interlocuteurs de l’environnement de cette initiative. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 61 /116
    • Chapitre 3 : Peut-on établir des métarègles ? « Les métarègles définissent les points clés qui permettent d’optimiser le fonctionnement des équipes projets en leur conférant une plus grande autonomie. La structuration de cet espace d’autonomie passe par la définition des responsabilités de chacun et les méthodologies employées durant le cycle de vie du projet. La capitalisation à l’issue du projet permettra de faire évoluer ces règles d’organisation pour une réutilisation future. Ainsi, une métarègle est une règle qui permet de construire une règle. Chaque projet est unique et doit être géré selon une combinaison unique et spécifique de méthodes, systèmes et processus organisationnels dont le contenu est détaillé et dérivé d’un nombre restreint de métarègles. » Même si le projet DAFI est de taille très limitée, il nous a paru intéressant de pratiquer l’exercice en formulant nos métarègles et ainsi de mettre à jour les fondamentaux de l’organisation du travail. Nous repartirons des 5 métarègles de base (selon François Jolivet et Yves Dubreil) : responsabilités, processus de développement, gestion, méthodologie, comportements. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 62 /116
    • Chapitre 4 : Analyse stratégique du projet : matrice SWOT Pour achever l’analyse du dispositif d’accompagnement en tant que projet, il est pertinent de proposer une approche SWOT afin de positionner les éléments stratégiques qui sous-tendent cette initiative. Forces Faiblesses   Soutien et sponsorship Faible notoriété de France origine interne de haut niveau & Investissement auprès des interne ambition du projet au sein de entreprises financées  CDC. Difficulté à positionner très  simplement le concept dans la carte Moyens mis à disposition  des acteurs, en particuliers le fonds. « maille » intéressante pour  lancer un tel projet Certaines lourdeurs administrativse  dans la mise en œuvre de solutions Visibilité de la Caisse des ou de tests (compte tenu de Dépôts l’hébergement du dispositif par CDC  Qualité du réseau et des Entreprises). acteurs.  Légitimité de CDC dans le temps et pour bâtir la confiance  Opportunités Menaces   Concurrence d’autres systèmes Partenaires susceptibles de rejoindre l’initiative (OSEO, d’accompagnement ou de origine communautés d’entrepreneurs externe CNCCE, Coface).   Qualité des entreprises Manque de disponibilités en général ciblées (jeunes entreprises de des entrepreneurs pour participer  croissance). Hétérogénéité des entreprises et  donc difficulté à les fédérer dans un Grand attrait pour les problématiques abordées par but commun. = Difficulté à le dispositif : stratégie, appréhender les besoins innovation, développement durable, accès à l’international Conclusion : Le projet est confronté à des enjeux qui nécessitent de porter une attention particulière au positionnement du dispositif. De nombreux atouts laissent supposer que le succès de l’initiative peut être réel … si on lui donne du temps. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 63 /116
    • Conclusion au sujet du « projet » Dans cette partie, nous nous sommes demandés si l’initiative dédiée à la création d’un dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) était un projet et, le cas échéant, quelles en étaient les conséquences. Nous avons pu démontrer que le DAFI avait toutes les caractéristiques d’un projet : son côté limité, son irréversibilité ou encore le fort degré de liberté dont il jouit en sont les grands traits. Toutefois, nous avons aussi mis en avant une carte des acteurs particulièrement dense, voire complexe : les fonds d’investissements, les entreprises, les partenaires, les experts, les comités sont autant de parties à gérer dans la conception des livrables et le positionnement de l’ensemble. C’est ainsi que nous avons identifié des risque et observé des mesures préventives. Il convient de souligner un élément déterminant qui ressort de l’analyse SWOT : la grande hétérogénéité des entreprises cibles (secteurs, géographie, stade de développement). Dans ces conditions, la pertinence de l’offre d’accompagnement devrait préférentiellement se centrer sur les hommes et pas sur les business. Positionner la communauté comme un outil au service du développement des entrepreneurs et privilégier la valeur individuelle pour encourager l’échange interpersonnel, voire l’entraide. Dans tous les cas agir pour faire grandir la confiance. Les outils au service de cette dynamique se revèlent être la communication et la pédagogie. Enfin, la réussite du projet semble passer par des analyses assez fines et des observations indirectes des effets sur les entreprises concernées. Nous n’avons pas, à ce stade, formulé de proposition d’indicateur mais dans le contexte tel que nous venons de le décrire, il est probable que la mesure d’éléments qualitatifs comme la satisfaction des entrepreneurs (et leur envie de participer fréquemment aux activités du DAFI) serait un bon début. ¤------------------------------------¤ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 64 /116
    • Troisième partie : Management de l’innovation dans la conception et le lancement de la communauté des entreprises France Investissement Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 65 /116
    • Introduction Cette partie est dédiée à l’étude du management de l’innovation dans la conception et lancement de la communauté des entreprises France Investissement. Nous avons vu dans les parties précédentes que l’initiative DAFI qui était un projet (au sens strict) s’inscrivant dans une dynamique originale, dans un cadre institutionnel inédit et qu’elle visait des objectifs ambitieux au service de PME de croissance et de leurs entrepreneurs. Il nous parait à ce stade fondamental de décrypter le processus d’émergence de la communauté des entreprises et de tenter de qualifier sa portée innovante. Ainsi, après avoir rappelé la spécificité des services au regard de l’innovation, nous en proposerons une caractérisation. Nous retiendrons en particulier une approche servicielle et fonctionnelle. Dans un second temps, nous établirons une retro-conception du dispositif imaginé en appliquant le formalisme C-K. Enfin, nous tirerons les enseignements de ces caractéristiques pour analyser comment le management de cette innovation a conduit à appréhender les conséquences pour le projet, en particulier sur la question des compétences et de la diffusion du service. Chapitre 1 : Caractérisation de l’innovation L’objet de ce chapitre est d’étudier le DAFI en tant qu’innovation. Nous rappellerons pourquoi les services occupent une place à part dans les typologies d’innovation et nous tenterons d’appliquer un modèle à notre projet. Particularités des services au regard de l’innovation Les services ont pris une place majoritaire dans la part du PIB des pays développés, environ 70%, mais leur composante innovante est le plus souvent vue comme le résultat de l’adoption des technologies nouvelles proposées par l’industrie. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 66 /116
    • Il est vrai que les caractéristiques des services rendent délicate l’analyse de l’innovation par une voie analogue à celle des produits : Ŕ Il faudrait les montrer ? Ils sont intangibles. Il est difficile de les tester en laboratoire Ŕ Il faut les financer ? Comment convaincre les bailleurs de fond puisque l’on a rien à montrer Ŕ On devrait les conserver ? ils sont non stockables Ŕ On veut les « proposer » ? ils sont construits dans l’interaction avec le client (co- production) Ŕ On voudrait les tester ? chaque test peut se révéler coûteux (car il faut expérimenter en vraie grandeur, échelle 1) et risqué (puisqu’on y implique le client) Ŕ On veut capitaliser les connaissances ? Difficulté à s’approprier le résultat de la recherche (pas de brevets) Vu sous cet angle, il serait difficile d’analyser la mise sur pied par un dispositif d’investissement d’une communauté de PME comme une initiative innovante. … mais il peut y avoir de l’innovation là où le regard technologiste ne distingue rien. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité développer une approche spécifique sur la base des travaux de Gallouj et Gallouj pour démontrer et expliquer en quoi le projet DAFI pouvait se lire comme une véritable innovation de service. Nous tenterons, par l’usage des modèles d’innovation appliqués aux caractéristiques de France Investissement de mettre en lumière les leviers qui sous-tendent le management de ce projet. L’approche servicielle Les approches servicielles ne négligent pas l’apport technologique mais mettent l’accent sur une définition large de l’innovation pour étudier l’objet de l’analyse. Nous pourrions dans notre cas reprendre la définition de Zaltman & al, 1973 selon laquelle on considère comme innovant « tout ce qui est perçu comme nouveau pour l’entité d’adoption considérée » ie les PME financées par France Investissement ici. Le DAFI en tant que innovation-valorisation Une innovation-valorisation correspond à de l’innovation induite chez le « client » du service, et elle vise à mobiliser l’expertise de la cible elle-même. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 67 /116
    • Appliqué au DAFI : En créant une communauté type 2.0 et en mettant en avant les valeurs participatives entre pairs (c'est-à-dire les entrepreneurs), l’initiative DAFI peut s’inscrire dans le champ de l’innovation-valorisation dans laquelle les clients sont les membres du réseau. L’innovation est coproduite par les membres qui interagissent. Cela pose le problème de sa reproductibilité et de son appropriation pour tous. En conséquence, France Investissement devra veiller à travailler sur le volet knowledge management des réunions et des échanges issus du club pour élargir la cible des bénéficiaires de toutes les innovations nées des échanges. Le DAFI en tant que innovation-anticipation L’innovation-anticipation commence par la détection d’un besoin nouveau. Elle passe par une phase de collecte de données et l’analyse d’un capital de connaissances, selon Galouj. Appliqué au DAFI : Une des modalités du dispositif d’accompagnement qui a été envisagée (mais finalement non retenue pour 2008) se fondait sur la présence dans les mondes virtuels (ex : Second life). Ces dynamiques encore mal appréhendées par les PME en particulier pourraient se lire comme une innovation anticipation. Elle pourrait conduire à de nouveaux marchés pour les cibles qui seront appelées à se positionner dans cette voie dans le cadre du DAFI. Le DAFI en tant que innovation-objectivation A la limite du strict marketing, l’innovation-objectivation peut mêler les nouveautés dans la conception des services, les améliorations de « delivery-process », d’organisation, formalisation de nouveaux outils. Cette catégorie est bien dans l’esprit schumpéterien qui distingue 5 types d’innovations : 1. les produits, 2. les méthodes de production 3. les marchés 4. les modes d’organisation 5. les sources d’approvisionnement Appliqué au DAFI : Le lancement par un fond d’investissement d’un service d’accompagnement de PME, par exemple par le biais d’une plateforme collaborative, dite 2.0, pourrait se classer dans la Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 68 /116
    • catégorie de l’innovation produit. En parallèle des solutions extranet qui émergent entre les fonds et les participations (à des fins de reporting financier), l’apport d’un autre type de solution on-line présente la composante « formalisation de nouveaux outils » en lieu et place de conseils et échanges plus informels entre différentes parties comme les financiers, les organismes de soutien, les autres entrpreneurs. Le DAFI vu dans l’approche « centre-périphérie » L’approche « centre-périphérie »pourrait bien définir de manière assez subtile ce qu’est en fait le DAFI dans le cadre de France Investissement. Cette approche, en particulier développée par Flipo (1984), définit le service comme une association d’activités qui peuvent être dissociées en 2 catégories : Ŕ Le service central Ŕ Le service périphérique Appliqué au DAFI : Le service central : activité de financement de fonds qui financent des PME Le service périphérique : un service d’accompagnement des PME in fine sélectionnées et financées par les fonds. EN CONSÉQUENCE, ON PEUT PRÉSENTER LE DAFI COMME UNE Cette INNOVATION SERVICIELLE AU SERVICE D’UN SERVICE CENTRAL. initiative renforce et complète le service centra de financement, accompagne ses valeurs (vers la création d’un « label » ?) et permet, par cet accompagnement, d’envisager de tisser des ponts qui permettront à la fois d’améliorer la performance des entreprises mais aussi, grâce à cette « prise directe avec la communauté » de mieux évaluer l’impact de l’initiative institutionnelle France Investissement (voir la section sur « l’observabilité et l’évaluation du dispositif »). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 69 /116
    • Accompagnement des entreprises financées par les fonds Financement des fonds Le tout forme un « label » L’approche fonctionnelle : la notion de vecteurs d’innovation Dans cette approche, on se focalise non plus sur le service lui-même mais sur la manière dont il répond à un besoin. C’est sa fonction, à l’usage de son client, qui le caractérise. Gallouj & Gallouj reprennent des travaux de Belleflamme, Houard et Michaux (1986) pour décrire le « vecteur » du service, à savoir l’ensemble des moyens nécessaires à l’existence du service. V = I + bP +cS Description Traduction pour France Investissement et le DAFI V « vecteur » ensemble des moyens déployés pour le DAFI I ensemble des éléments Organisation du projet DAFI au sein de France d’organisation du promoteur du Investissement chez CDC Entreprises service P processus de production Conception et organisation des modalités d’accompagnement (réunions, diagnostics, site web) S processus de « servduction » = Déroulement des réunions et des échanges au la mise en œuvre des moyens sein de la communauté (clubs, réunions pour s’adapter et se différencier régionales, nationales). aux yeux du consommateur du service Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 70 /116
    • B et C sont des coefficients qui pondèrent la portée de processus de production ou de servduction. Si c>b, alors on est plus dans une problématique de service. Dans le cas du DAFI, cette approche nous amène à penser que les modifications apportées à chacune de ces composantes sont à l’origine de l’introduction d’un nouveau service. Car tant du point de vue de l’organisation interne chez France Investissement que dans le mode (parfois participatif) de création des modalités, ce sont plusieurs des paramètres I, P et S qui ont évolué. Analyse par les caractéristiques du service Dans ce paragraphe, nous exploiterons les travaux du modèle de Gallouj & Weinstein, 1995 & 1997 pour analyser la portée innovante du service d’accompagnement. Les hypothèses du modèle En s’inspirant de Saviotti et Metcalfe une offre de tout type de produit ou service peut être représentée par : 1. les caractéristiques d’usage final du service : envisagées du point de vue de l’utilisateur final. Prennent en compte le contenu du service mais aussi son mode de délivrance, ses performances, sa convivialité : Y 2. les caractéristiques techniques internes : ce sont les dispositifs techniques mobilisés pour rendre le service final. Ce peut être l’informatique, des montages juridiques ou des compétences qui s’expriment à travers les individus, souvent mise en œuvre au moment de la délivrance du service : X 3. les caractéristiques de process : elles sont relatives aux méthodes de production du bien. Elles couvrent la technique et l’organisation. La conception, la production, la commercialisation sont concernées. 4. l’ensemble des compétences mobilisées : dans le cas des services elles peuvent être incluses dans les caractéristiques techniques. On distingue 2 sous-ensembles qui sont mobilisés au moment de la coproduction du service : a. les compétences du prestataire de service : C b. les «compétences du client » au moment où il le consomme : C’ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 71 /116
    • Illustration du modèle de Gallouj & Weinstein (Illustration S. Lenfle ) Typologie des innovations qui en découlent Sources S. Lenfle Ŕ L’innovation radicale : o Modification de tout le système (C, C’, X et Y). Ŕ L’innovation d’amélioration : o Pas de modification de Y ou de C’ o mais amélioration de C (effet d’apprentissage) ou de X Ŕ L’innovation incrémentale : o Transformation ou adjonction de caractéristiques sans modifier fondamentalement le système. o Résulte souvent de la formalisation des améliorations Ŕ L’innovation ad’hoc o Construction interactive d’une solution au problème particulier d’un client o Modification de C et de la composante immatérielle de X o Limite : transférabilité de la solution limitée Ŕ L’innovation de recombinaison (ou architecturale) : o On innove en recombinant les caractéristiques finales et les techniques disponibles. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 72 /116
    • o Le résultat peut être radicalement nouveau o Application : logique modulaire appliquée au service. Application au DAFI : Appliquons au DAFI cette décomposition et vérifions quelles composantes des caractéristiques du projet sont de nature à impacter la nature innovante du dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement. Variable Description Caractère innovant ou pas L’accent mis sur la mise en réseau les Une aide, un Y caractéristiques accompagnement par des dans une logique collaborative entre d’usage final pairs ou des professionnels pairs entrepreneurs sous la houlette du service experts dans le cadre de de France Investissement est réunions, de missions de nouveau. La forme, quant à elle tend diagnostics ou sur une à devenir classique, y compris via la plateforme plateforme conversationnelle. Le conversationnelle sur recours à des mondes virtuels 3D à l’étude ajouterait une dimension internet. radicale. L’émergence des techniques on-line les Les techniques mobilisées sont celles de l’internet, X caractéristiques dites 2.0 ajoute une dimension techniques des échanges physiques innovante en mobilisant des internes (conduite de réunion) ou de solutions puissantes et très l’organisation interactives. d’événements. La manière de capitaliser les connaissances (issues des groupes de travail) entre aussi dans cette catégorie : édition de livres, CD, etc. l’ensemble des Les compétences portent Les entrepreneurs cibles sont de C compétences sur le fond du dispositif à nature très diverses et agissent dans mobilisées savoir la stratégie, le des univers professionnels très C’ (par le développement durable, variés (biotech, BTP, IT, etc.). Leur l’innovation et l’accès à compétence (C’) pour échanger, prestataire, par l’entrepreneur- l’international. rentrer en contact ou conseiller un client) Des experts sélectionnés des leurs est hétérogène et le DAFI sont a priori des pourrait les amener à progresser au spécialistes de ces bénéfice de tous. domaines. Quant aux experts (C), ils participent à la co-création du service, en interaction avec les entrepreneurs du réseau. Leurs méthodes (classiques a priori) ne devraient pas modifier cette dimension du service. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 73 /116
    • Analyse Dans le cadre du dispositif d’accompagnement on peut noter que la composante « compétences mobilisées par le client » C’ (=entrepreneurs des PME de croissance financées par France investissement) est essentielle. Les échanges, en effet, seront probablement portés par les pairs, sans implication type C. On est dans une sorte de « self service peer to peer ». Ce constat devrait conduire les promoteurs du programme à porter une attention particulières : 1.à la qualité du processus et les techniques pour délivrer le service X (exemple ergonomie) 2.à la formation des participants aux activités (pour améliorer C’). En outre, les activités de diagnostic ou d’accompagnement dans la durée de certaines PME mettent clairement en jeu des liens C -> Y. C’est la qualité de l’accompagnateur ou du consultant qui seront la clé de la prestation. Conclusion La caractérisation de la composante innovation dans les services est un exercice particulier du fait des spécificités des services par rapport aux biens physiques. C’est la raison pour laquelle nous avons étudié le DAFI sous plusieurs aspects et avons tenté de modéliser les composantes du dispositif d’animation de la communauté des entreprises. Plusieurs lectures sont possibles : le DAFI est une innovation servicielle qui peut être vue comme une adaptation ad-hoc ou par certains côtés innovation-anticipation, en particulier si la communauté évolue vers une présence dans les mondes 3D. Il semble que, replacée dans l’écosystème France Investissement, l’initiative DAFI puisse particulièrement être vue à travers l’approche « centre-périphérie » dans laquelle le dispositif d’accompagnement viendrait compléter le cœur de la dynamique de financement des fonds en proposant un service périphérique donnant du corps et de la crédibilité à la notion de « label ». Dans un second temps, l’approche fonctionnelle en général et les travaux du modèle de Gallouj & Weinstein en particulier nous conduisent à isoler les composantes du dispositif et à imaginer pour chacune d’elle la part d’innovation et les interactions entre processus-compétences- caractéristiques final du service. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 74 /116
    • Au final toutefois, nous observons une limite : cette approche ne permet pas de mettre en avant le caractère le plus innovant du dispositif et qui concerne la modification des relations entre acteurs puisque France Investissement dans le cadre du DAFI cherche à bâtir une relation avec les participations des fonds qu’il finance. Le modèle de Gallouj ne nous permet pas d’appréhender cette dimension. Chapitre 2 : Composantes innovantes et facteurs clés de succès induits Dans ce paragraphe, nous de présenter comment le Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) peut être vu comme une approche innovante sur son « marché ». Nous en déduirons des facteurs clés de succès au regard de ses caractéristiques. Approche par la typologie d’Abernathy & Clarck Sous quel angle peut-on analyser le dispositif d’accompagnement pour juger qu’il s’agit d’un projet innovant ? Rappelons que l’on considère comme innovant « tout ce qui est perçu comme nouveau pour l’entité d’adoption considérée [entreprise ou individu] » (Zaltman & al, 1973) Nous proposons de partir de la typologie de Abernathy & Clark. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 75 /116
    • Nous posons comme hypothèses : Que représentent- En quoi sont-elles modifiées ou elles dans le projet ? renforcées ? Il s’agit du lien entre France Investissement n’ayant pas de lien « relations l’initiateur de la direct avec les PME puisque s’adressant aux commerciales » communauté (France fonds qui les financent, le fonctionnement Investissement, de la communauté des entreprises conduira à hébergé par CDC créer de nouvelles relations entre des acteurs Entreprises) et les qui ne se connaissaient pas. Nous verrons entreprises aussi plus loin les impacts de cette situation concernées. sur la légitimité, la diffusion et le positionnement de cette initiative. Il s’agit des « compétences de la Le projet de France Investissement, hébergé firme » compétences issues du par CDC Entreprises vise à créer un club d’entrepreneurs. Les compétences mises en monde de l’investissement et du jeu sont celles du ciblage et de l’animation travail avec les fonds. de communautés. Au sein de « l’écosystème » des métiers du financement de fonds, il est certain que les compétences sont modifiées Ŕ ou empruntées à d’autres univers. Conclusion : Sous cet angle, il apparaît que dans le contexte de France Investissement et de l’environnement des fonds d’investissements, fonds de fonds, la création d’un club sous forme de communauté de PME financées par les fonds relève bien de l’innovation. Les 5 degrés de novation Dans le cas du DAFI, nous avons tenté d’analyser ce service proposé aux entreprises financées par le prisme des « degrés de novation » tels que décrits par Rogers (1962). Explication Application au DAFI L’avantage Nous avons vu qu’une communauté n’a Degré selon lequel une relatif : innovation est perçue comme rien de totalement inédit. Ainsi, le DAFI meilleure que l’idée qu’elle ne propose pas une offre nouvelle en Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 76 /116
    • soi, en particulier par rapport à d’autres remplace. Cet avantage relatif peut prendre plusieurs clubs pour entrepreneurs ou réseaux à l’initiative d’entrepreneurs (ex : club formes : les deux principales sont l’avantage économique et Siparex). En revanche, France l’obtention d’un statut. Elles Investissement met en avant des valeurs ont un impact positif sur la et organise la relation entre les acteurs diffusion de l’innovation (fonds de fonds, fonds, entreprises, partenaires) de telle manière que cela lui confère un statut à part. En outre, la légitimité de la Caisse des Dépôts dans l’animation renforce ce statut, qui pourrait s’exprimer à travers un « label » qui est en préparation. Enfin, le profil des entreprises présentes, toutes des PME de croissance et sélectionnées apportent une valeur aux échanges au sein du groupe. Le DAFI dispose d’un avantage relatif important Le dispositif d’accompagnement est La Degré perçu de cohérence d’une innovation avec les compatibilité : perçu comme totalement cohérent avec valeurs existantes, les les valeurs promues par les fonds liés à expériences passées et les cette initiative. En revanche, il est possible que l’organisation, les besoins des adopteurs différentes strates d’acteurs ainsi que potentiels. La compatibilité d’une innovation est l’hétérogénéité des cibles rendent son positivement lié à son adoption non uniforme. adoption. Le DAFI présente une compatibilité moyenne compte-tenu de la faible disponibilité des entrepreneurs-cibles et du jeu des acteurs (en particulier entre France Investissement et les fonds) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 77 /116
    • La complexité : Degré perçu de difficulté de La proposition de valeur est simple compréhension et d’utilisation puisqu’il s’agit de mettre sur pied des d’une innovation. Plus une activités au service d’un « club » de PME de croissance. La complexité n’est innovation est complexe et pas élevée si ce n’est sur 1 point : la plus son adoption sera lente. Cependant Petrosky (1991) place des différents acteurs France démontre qu’un degré Investissement et l’évolution des minimum de complexité est relations entre-eux. nécessaire pour encourager Le DAFI présente une complexité l’innovation d’un nouveau contrastée : les services proposés sont style ; en revanche trop de simples et clairs, mais dans le même complexité risque d’engendrer temps, les relations entre les parties l’incompréhension et le rejet renferment une complexité qui conduit à tenter de trouver habilement une place à tous. L’essayabilité : Degré perçu de la facilité ou Pour les PME cibles du dispositif de la difficulté qu’il y a à d’accompagnement, l’essayabilité est essayer une innovation. Une élevée puisque chaque PME identifiée innovation est d’autant plus pour participer directement, puis sortir vite adoptée qu’elle est facile du club à sa guise. Le DAFI dispose d’une forte essayabilité. à essayer. L’observabilité : C’est un des points essentiels de Degré selon lequel les résultats d’une innovation l’initiative qui avait comme objectif d’apporter des outils au service de sont observables. l’efficacité des entreprises financées par France Investissement mais aussi de tisser des ponts susceptible de permettre d’observer plus directement l’efficacité du dispositif. Il n’existe pas d’indicateurs de succès (fréquentation, assiduité, performance des entreprises accompagnées, enquêtes de satisfaction auprès des entrepreneurs et des fonds, Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 78 /116
    • etc.) L’observabilité du DAFI est faible à ce stade. Il conviendra de bâtir des mesures directes. Conclusion : Par cette approche générale, il est possible de mettre en avant le caractère innovant du dispositif d’accompagnement qui par le prisme des 5 degrés de novation montre les opportunités et les limites de l’initiative. Son essayablité forte, son avantage relatif fort ne sauraient masquer la relative complexité du positionnement dans le champ des acteurs ainsi qu’une compatibilité moyenne en particulier avec le potentiel d’adoption des entrepreneurs. Enfin l’observabilité reste à établir, par exemple par le biais d’indicateurs simples pour continuer à renforcer la légitimité du dispositif et donc son avantage relatif.. Les 5 degrés de novation du DAFI L’avantage relatif : 5 4 3 2 L’observabilité : La compatibilité : 1 0 L’essayabilité La complexité : Il conviendra de porter attention aux conséquences sur sa diffusion auprès des cibles PME (voir section dédiée à la question dans la troisième partie). Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 79 /116
    • Conséquences : quels sont ses facteurs clés de succès ? Nous proposons une analyse du DAFI au travers le prisme « des facteurs clés de succès de l’innovation » selon Cooper. Appliquée au dispositif d’accompagnement L’accompagnent des PME ne recèle pas une très forte intensité technique Maîtrise du savoir-faire (nous y reviendrons dans la partie consacrée à qualification de l’innovation). L’organisation de réunion, la réunion d’experts et le technologique lancement d’une plateforme web ne sont plus des sujets critiques du point de vue technologique. Leur maîtrise n’est pas un facteur clé de succès. Les synergies Les synergies sont essentielles dans un service à haute composante humaine comme celui-ci. Dans une communauté d’entrepreneurs animée (techniques) par un acteur institutionnel, elles s’expriment dans plusieurs directions : 1. les autres acteurs de la chaîne du financement (les fonds) 2. les entreprises du réseau elles-mêmes : que ce soit sur le plan géographique (proximité), concurrentiel (client, founisseurs, concurrents) ou thématique (secteur d’activité) 3. les opérateurs de la performance des PME et les organismes de soutien (OSEO, COFACE, etc.) 4. des experts thématiques et des consultants Il conviendra d’être attentif aux relations entre ces acteurs et aux contributions de chacun dans la dynamique participative d’un système d’accompagnement. Qualité Les utilisateurs finaux (=les entreprises) sont au centre du service. Cette d’exécution des caractéristique fondatrice de l’initiative peut conduire à envisager une phase de co-création . Est-on dans du marketing de l’offre ou de la activités de pré- demande en matière d’accompagnement ? Les deux approches s’opposent développement chez les promoteurs du DAFI. Dans tous les cas, il est établi que les entrepreneurs seront étroitement associés à la fabrication des outils (réunions, diagnostics) et à l’évaluation des premières expérimentations collectives. Dans l’univers du financement des PME, il est difficile de parler de Les synergies Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 80 /116
    • marketing marketing des fonds ou des fonds de fonds. Toutefois, cette composante peut être essentielle, par exemple pour mettre en avant des valeurs d’un dispositif de financement. C’est le cas pour France Investissement qui aimerait même bâtir une sorte de LABEL. A ce stade, il n’existe toutefois pas de synergies entre les métiers des fonds et ce dispositif. L’appui du top- Le dispositif d’accompagnement dispose de l’appui au plus haut niveau du Conseil d’Orientation de France Investissement. A la Caisse de Dépôts management. également où on suit tout ce qui touche à ce programme. Le « sponsorship » par le Conseil d’Orientation et sa visibilité, par exemple dans le cadre du rapport au premier ministre, sont des atouts qui traduisent aussi l’ambition du projet. Conclusion : le dispositif d’accompagnement et le lancement de la communauté des entreprises France Investissement dispose de nombreux atouts. Sa visibilité, la maîtrise technique et le positionnement font augurer un succès. Toutefois, il est nécessaire de bien travailler la proposition de valeur et le marketing du dispositif (en lien avec des synergies possibles entre acteurs et partenaires) pour rallier l’adhésion des cibles à une offre qui, même si sa légitimité est établie, doit faire la preuve et exploiter au mieux son avantage relatif. Une bonne connaissance du tissu des PME constituant le réseau est également de nature à tirer profit utilement de la puissance des pairs et produire des synergies en général. C’est la base de la dynamique de toute communauté. Chapitre 3 : Rétro-conception du dispositif d’accompagnement Conception : activité créatrice, qui partant des besoins exprimés et des connaissances existantes aboutit à la définition d'un produit satisfaisant ces besoins et industriellement réalisable » Norme X 50-127 (janvier 1988) Introduction Nous avons vu dans la première partie que la mise en chantier d’un dispositif d’accompagnement dans le cadre de l’initiative France Investissement était apparue après quelques mois de fonctionnement. Le Conseil d’Orientation a ainsi mis en chantier ce projet. Il a fait l’objet d’une Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 81 /116
    • communication dans le rapport au premier ministre et le DAFI est un sujet régulièrement abordé dans les réunions de pilotage. Qu’en est-il de la gestion de la composante innovante ? Nous avons démontré antérieurement que ce projet détenait une part innovante et il nous a paru nécessaire de tenter d’expliquer le cheminement qui a conduit à sa configuration actuelle. L’objet de ce chapitre est de présenter une analyse du cheminement de conception du DAFI en utilisant le formalisme C-K et ainsi mettre à jour les concepts et les connaissances qui ont été ou auraient pu être mobilisés dans l’élaboration de ce service innovant. Théorie C-K de la conception Présentation La théorie C-K (Le Masson, Hatchuel et Weil, 1996) permet d’expliciter la valeur d’un raisonnement de conception. Elle repose sur la distinction entre « concept » et « connaissance ». Ŕ L’ESPACE « C » est un ensemble de propositions sans statut logique DES CONCEPTS (proposition ni vraies ni fausses). Ex : « des clés faciles à trouver ». Ŕ L’ESPACE « K » contient les propositions qui ont un statut logique DES CONNAISSANCES (vrai ou faux). Ainsi articulé, le processus de conception est indépendant de vérités logiques mais s’appuie sur elles : on dit qu’un concept est toujours K-relatif : il doit aussi être compréhensible dans K. Ex : « des clés faciles à trouver » renvoie aux connaissances sur les clés et sur les moyens de trouver un objet = 2 univers connus où il existe des principes, des modèles et des connaissances. C’est cela qui servira de base aux « expansions », c'est-à-dire aux déclinaisons du concept initial vers un projet définitif. La conception cherche à :  étendre les concepts (C) avec la connaissance existante (K) ;  étendre les connaissances (K) avec les concepts existants (C) ; (on appelle opérateurs les passages de K dans C, C dans K mais aussi K dans K et C dans C.) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 82 /116
    • L’intérêt de la méthode est de « relire » un cheminement en mettant en lumière les hypothèses et pistes abouties ou non mais surtout, dans l’univers de connaissances d’identifier celles qui ont été mobilisées, créées et réutilisables. Ainsi, un raisonnement C-K produit 4 types de valeurs :  V1 : les concepts explorés mais mis en suspens faute de temps et de ressources ;  V2 : les concepts explorés, qui deviennent des produits commerciaux transmis au développement (conjonction) ;  V3 : les connaissances nouvelles utilisées, valorisables sur un autre projet ;  V4 : les connaissances nouvelles non utilisées dans le raisonnement de conception mais valorisables sur un autre projet. Selon la typologie des champs d’innovation proposée par Hatchel, Le Masson et Weil, la création d’un dispositif d’accompagnement des PME financées dans le cadre de France Investissement (le DAFI) se situe dans un champ d’innovation de « type 1 : la conception en quête de nouvelles valeurs ». Il s’agit d’une dynamique ne nécessitant pas d’apprentissages coûteux et débouchant sur une innovation fortement porteuse de valeurs. Ce type de champ d’innovation vise à identifier de nouvelles activités ou usages sans mener d’exploration technologique ou scientifique trop longue. DANS LE CADRE DU DAFI, cette exploration s’organise en projet (voir partie consacrée à ce sujet) et sera prise en charge par une petite équipe dédiée. Son but est de produire et de livrer « au marché » un résultat de manière concrète et pragmatique. Ainsi, parmi les quatre dimensions de la valeur du raisonnement de conception (présentées ci-dessus), elle s’oriente vers le court terme et la « rentabilité » des connaissances étudiées. Sont particulièrement valorisés : Ŕ la valeur des concepts pendants (V1) Ŕ des concepts conjonctifs (V2) Sont minimisés la production de connaissances autant sur les concepts conjonctifs (V3) que sur la connaissance dite en excès (V4). Définition des espaces de connaissances Le modèle : Le projet consiste à mettre en place une série de services pour les entreprises financées. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 83 /116
    • Il s’articule autour de deux espaces de conception principaux et un espace de pilotage de la valeur qui les relie. On part du concept C0 « Créer un dispositif d’accompagnement des entreprises» avec des connaissances sur : Ŕ Les besoins des entrepreneurs, Ŕ Les techniques du collaboratif Ŕ La performance des entreprises Ŕ Les outils d’accompagnement Ŕ L’environnement institutionnel et de soutien aux PME Ŕ Les fonds d’investissement et leurs liens avec les PME (et les fonds de fonds comme Fi) Les besoins Les techniques Les outils d’accompagnement des entrepreneurs du collaboratif Travaux sur les attentes Techniques des clubs Social networking Offres de conseil et d’audit Des entrepreneurs, expertise universitaire Techniques participatives Associations : ex : APM Sur les PME Spécialistes du financement de l’inno Réseau des Conseillers du commerce extérieur Journées Entrepreneurship Forum L’environnement La mesure institutionnel De la performance et de soutien aux PME des entreprises L’univers du financement De la PME Outils de l’analyse stratégique Réseau OSEO Incubateurs, DGE, Coface, Ubifrance Diagnostics DD, export Diagnostic, autodiagnostics Les fonds, les techniques de Suivi et d’accompagnement Dans un second temps, nous mettrons en évidence l’apparition de champs de connaissances expansifs issus de la déclinaison des premiers concepts et qui seraient activés dans le déploiement du dispositif. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 84 /116
    • Les outils de Les outils de Les outils participatifs L’economie 3D Diagnostics pour entrepreneurs Les pré diagnostics « PDG » Plateformes Plateformes 3D (Performance – conversationnelles Nouveaux modèles Développement – Gestion) Pratiques de l’organisation 2.0 économiques UQTR Approches online (crowd Enjeux du virtuel Travaux universitaires sourcing, etc.) CarbonHub Naissance des concepts Partant du concept initial, dit C0, on explore plusieurs voies possibles pour la définition du projet. On appelle partition expansive des propositions nouvelles retenues. Elles peuvent être des connaissances, qui donnent à leur tour un concept enrichi ou des concepts. On appelle partitions restrictives les propositions « cul de sac » c'est-à-dire auxquelles on ne donne pas suite pour des raisons de faisabilité techniques ou stratégiques dans le projet. Rappelons que dans le cas de conception Type 1 comme ici, c’est plus la valeur du concept que l’enrichissement à moyen terme de K qui est recherché. Conception du DAFI dans le formalisme C-K Suite aux premier mois de France Investissement, il est décidé de proposé le concept C0 d’accompagnement (DAFI). Se pose, dans l’absolu, la question de savoir comment positionner ce dispositif dans un environnement où France Investissement n’a pas de rapport direct avec les fonds d’investissement et que la majorité des PME qui seraient ses cibles ne connaissent même pas son existence. On aurait pu implémenter le DAFI au niveau de la soixantaine de fonds voire de partenaires particuliers dédiés au développement des PME. C’est finalement CDC Entreprises, qui héberge déjà la gestion opérationnelle de France Investissement qui portera le projet de club. Le second niveau fixe la cible et l’objet du concept : on se focalisera sur l’entreprise financée avant tout autre bénéficiaire (indirect in fine) comme l’Etat ou les fonds. Le cadre institutionnel est le champ dans lequel évolue la réflexion à ce niveau. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 85 /116
    • La troisième étape consiste à exploiter les connaissances sur les besoins des entrepreneurs et les méthodes d’accompagnement pour préparer le contenu des modalités pratiques et les services du club d’entrepreneurs. Notons au passage que la genèse du dispositif a conduit le responsable du projet à rencontrer des entrepreneurs et à manipuler des connaissances sur les besoins des dirigeants de PME. Après avoir restreint exclusivement le périmètre du dispositif aux seules entreprises France Investissement, l’analyse des méthodes de création de valeur au sein d’un groupe a conduit les responsables à orienter la dynamique vers un projet à vocation collaborative, dont les membres seraient les principaux contributeurs et clients. Toutes les recherches récentes sur les réseaux sont le socle de cette réflexion. La part « accompagnement individuel » est aussi retenue et se traduira par des offres de diagnostics et d’auto diagnostics (issus en particulier de travaux universitaires de l’Université de 3 Rivières au Canada). L’attention portée aux outils modernes de partage, dits conversationnels, fait émerger les contours d’un site internet. Pousser l’expérience au-delà et expérimenter les mondes virtuels 3D n’a finalement pas été retenu dans un premier temps. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 86 /116
    • En parallèle des réunions d’entrepreneurs organisées « entre pairs » structurent la composante « off line » du dispositif. Représentation de la conception du DAFI dans le formalisme C-K Guide de lecture des graphes C-K Ŕ Sur fond clair: les partitions restrictives et les connaissances existantes. Ŕ Sur fond sombre: les partitions expansives dans C et la création de connaissances dans K. Conclusion Le dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement est un outil dédié aux PME et hébergé par une structure institutionnelle de financement de fonds. Ce positionnement n’est pas sans conséquence sur les moteurs de la conception de cet outil au service de la performance des entreprises. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 87 /116
    • Même si la création de connaissances n’est pas l’objet de ce projet type 1 qui vise à exploiter des champs K connus, il n’en demeure pas moins que le déroulement du projet a conduit à porter de l’attention à des espaces nouveaux, en particulier les mondes 3D sur internet. On voit qu’un certain nombre de concepts mettent très tôt l’accent sur des partitions expansives : dans l’univers de France Investissement, la fonction même d’animation et de fidélisation de personnes dans le cadre d’activités participatives est en soi nouvelle. Enfin, ce positionnement et les choix opérés dans la conception du DAFI ne sont pas sans conséquence sur les compétences mobilisées et surtout les méthodes de diffusion du service. C’est ce que nous allons étudier dans le chapitre suivant. Chapitre 4 : Management des conséquences de l’innovation Innovation et compétences Peut-on parler de « transilience » ? La conception d’un service d’accompagnement des PME par un acteur institutionnel du financement de l’économie amène à se poser la question des compétences mises en jeu. Le terme de compétence doit ici être pris dans son sens large comme celui des « capacités d'une organisation ». Nous partirons des travaux de Thomas DURAND & Silvia GUERRA-VIEIRA pour qui « considérer l'innovation a, par essence, à voir avec la notion de compétence d'une organisation » pour détailler comment le management de l’innovation contenue dans le projet DAFI a un impact sur l’organisation. Qu'est-ce qui est changé, modifié, adapté, transformé à travers un processus d'innovation ? Qu'est-ce qui est dépassé, détruit, rendu obsolète ? Durand pose aussi une question totalement en écho à l’analyse de la conception présentée dans le paragraphe précédent sur les 4 types de valeurs (V1 à V4) issues de la conception. Ainsi il aborde une question clé : « Quelle part des apprentissages cumulés tant individuels qu'organisationnels seront-ils réutilisables après que l'innovation eut frappé, quelle part deviendra désormais sans intérêt pour la suite des activités ainsi renouvelées ? » Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 88 /116
    • Il rappelle que Abernathy & Clark (1985) ont suggéré le terme de TRANSILIENCE pour décrire cette idée : les conséquences de l'innovation sur la dynamique concurrentielle dépendent de sa capacité à remettre en cause les ressources, les connaissances et savoir faire existant de l'entreprise - ce que nous baptiserons la TRANSILIENCE. Le terme de TRANSILIENCE est la contraction des 2 mots transition et résilience. Il se traduit par ce qui permet de rebondir au travers du changement. La retro conception (chapitre précédent) nous a enseigné que des savoirs et des connaissances ont été mobilisés et que d’autres ont dû être apprivoisés pour monter ce projet. D’autres seront mis en jeu dans l’exploitation du service. Mais ON NE PEUT PAS PARLER DE TRANSILIENCE dans le sens où aucune compétence n’a été rendu obsolète, aucune ressource n’a été remise en cause, aucune part n’est devenue sans intérêt car le DAFI se déploie dans France Investissement mais aux côtés des activités « classiques » d’investisseur. Ces dernières ne sont pas solubles dans le DAFI et les savoir-faire restent dissociables. Ceci est également la preuve que, opérationnellement, le DAFI est un projet un peu en marge et sans réel recoupement avec l’activité de financement en fonds propres via des fonds. Cette remarque renvoie à l’analyse selon laquelle le DAFI serait une innovation « centre- périphérie » dans laquelle ses services seraient des compléments différenciant de l’offre de base Ŕ de financement. Compétences dynamiques et statiques pour le DAFI. Même si le projet DAFI est un projet de petite taille sans forte dimension technologique ou de savoir nous avons trouvé instructif de décrire avec précision cet aspect des compétences, dans la mesure où il se déroule dans un environnement financier peu habitué à « des approches collaboratives d’animation typées 2.0 d’une communauté B2B ». Nous avons vu que le dispositif d’accompagnement apparaissait de manière à part dans les métiers et les missions traditionnelles des acteurs de l’investissement des entreprises. Les savoir- faire mobilisés sont spécifiques et certains sont à aller chercher à l’extérieur de l’entreprise. Nous pouvons ici introduire la notion que T. Durand propose via une typologie des compétences : Ŕ Compétences statiques : caractérise la maîtrise préalable des compétences requises. Ŕ Compétences dynamiques : caractérise la capacité à se doter de compétences nouvelles au moindre coût et dans des délais brefs. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 89 /116
    • D’après DURAND et GUERRA-VIEIRA Ŕ Etalonner l’innovation Certaines compétences sont déjà maîtrisées : la structure n’évolue pas (le projet est hébergé par CDC Entreprises qui est déjà l’opérateur de France Investissement) et l’identité des acteurs reste la même. En revanche, il conviendra d’en de maîtriser de nouvelles : la composante processus amène les promoteurs du DAFI à inventer de nouveaux mécanismes de production de service, par exemple pour toucher directement les PME, les inviter, produire un annuaire, animer un site web communautaire, etc. Par ailleurs, un dispositif institutionnel de fond de fonds n’ayant pas comme compétence statique l’accompagnement d’entrepreneurs, le recours à des prestataires pour l’animation de réunions ou l’organisation du lancement de la communauté sera une réponse au besoin d’acquérir ces compétences dynamiques. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 90 /116
    • Diffusion de l’innovation L’initiative qui vise à construire la communauté es entreprises France Investissement est, comme nous l’avons démontré, une dispositif innovant, principalement d’ailleurs parce qu’il modifie les « compétences » de la structure qui le porte. Un dispositif institutionnel de fonds de fonds, en effet, n’a pas comme compétence statique l’animation d’entrepreneurs. Une des conséquences est aussi LA RELATION entre les cibles et France Investissement. Les PME financées ne connaissent pas toujours ce dispositif qui « a financé les fonds qui les ont financées ». Ainsi, il convient d’être vigilant sur la manière de DIFFUSER ce nouveau service. Enfin, la diversité des profils des entreprises (voir première partie) est un facteur à prendre en compte pour envisager le lancement et la généralisation du dispositif. Rappel des services proposés dans le cadre du dispositif d’accompagnement et de sa communauté des entreprises France Investissement : Ŕ La réunion des entrepreneurs France Investissement le 2 décembre 2008 Ŕ L’édition d’un annuaire des entreprises France Investissement Ŕ Des réunions thématiques d’entrepreneurs en région Ŕ Une initiative dédiée à la performance environnementale et au coaching de PME sur le sujet Ŕ Des outils diagnostics centrés sur la performance et la stratégie pour les PME Ŕ Constitution d’un pool de personnes ressources Ŕ Le lancement du site internet de la communauté Peut-on se rapprocher du modèle de Moore ? Même si nous ne sommes pas dans le cas de l’adoption d’une technologie, il nous a semblé intéressant de porter un regard critique sur la manière dont pourrait se faire la diffusion du DAFI dans le réseau des PME France Investissement. En effet, au moment où le lancement du dispositif d’accompagnement est en vue, une question reste posée : comment rallier un maximum de PME et quelle sera la dynamique d’adhésion ? Peut-on penser que la diffusion suivra cette courbe ? Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 91 /116
    • Les principaux drivers de cette diffusion pourraient être :  La capacité à entrer en relation avec les entreprises, via les fonds  Etablir une proposition de valeur attractive et structurer un marketing efficace  Impliquer les fonds de France Investissement pour informer leurs participations, y compris les PME nouvellement financées  Bâtir un système qui fait grandir la confiance et donne envie de participer  Communiquer et faire communiquer par les entrepreneurs sur les premiers retours des réalisations  Réussir à pérenniser une action dans le temps (bâtir la confiance) Mais … limites du modèle du cycle d’adoption : vers un « gouffre » ? Nous avons cherché à savoir si dans le cas de la diffusion de notre programme, des facteurs seraient de nature à entraîner un phénomène de « chasm » (gouffre). Cette notion traduit le « trou » dans la courbe de diffusion. Au-delà du « early market », c'est-à-dire des premiers adhérents aux modalités du DAFI, existe- t-il un risque de voir la participation ne pas s’étendre aux autres entrepreneurs ou entreprises ? Illustration par le modèle du gouffre Ŕ the chasm G. Moore (Inside the tornado,1995) Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 92 /116
    • Nous pouvons observer 2 points susceptibles de générer ce mécanisme 1. Effet humain : Le programme DAFI se fonde en particulier sur le PROFIL DES ENTREPRENEURS et leur capacité à rejoindre les modalités proposées. Leur profil, leur âge, leur histoire personnelle sont de nature à les catégoriser comme ci-dessous. Ainsi, nous pouvons tenter une analogie en reprenant le modèle de Moore pour voir les facteurs les faisant adhérer au « club ». 2. Effet business : la grande hétérogénéité des profils des entreprises de France Investissement conduit à des positions différentes au regard : o du besoin de partager o de l’intensité concurrentielle entre elles o de l’attractivité des sujets traités par le DAFI : stratégie, innovation, développement durable et accès à l’international. Pour ces 2 raisons, il est possible que les premiers participants ne soient pas suivis par un groupe de « pragmatiques » venant gonfler les effectifs. En outre se pose la question du TEMPS de l’adoption : 6 mois, 1 an, 2 ans. On observe que les groupes connus et « installés » ont souvent plusieurs années d’existence. Le DAFI pourrait mettre du temps à s’implanter. Illustration : caractéristiques pour adopter des technologies. On peut transposer cette approche aux entrepreneurs et à leur attirance pour les services du DAFI. Plus les services seront « innovants » plus cette typologie pourrait s’appliquer, exemple dans le cas d’une initiative dans les mondes 3D. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 93 /116
    • Early adopters Early majority Visionnaires Pragmatiques • • Intuitifs Analytiques • • Prônent le changement « révolutionnaire » Préfèrent les processus de changement • Aiment la contradiction continu • • Aiment se distinguer du groupe Sont conformistes • • Aiment imposer leurs propres règles Adoptent les mêmes stratégies que leur pairs • • Sont attirés par les opportunités à venir Privilégient la coordination et le consensus • • Prennent des risques Se préoccupent de manager le présent • Privilégie ce qui paraît le plus probable Illustration : profil des cibles et attractivité d’une des modalités : le site internet communautaire.  Prérequis n°1 : s’adapter aux contraintes de temps et à l’attitude de chacun 4 types de profils Non réceptifs Pas de besoin d’aide particulier ou déjà très bien équipés, la solution n’éveille même pas leur intérêt Déjà utilisateurs d’outils existants, mais ne voient pas l’intérêt d’un nième outil, Intéressés voire n’utilisent pas Internet Intéressés par ce type de solution, déjà utilisateur ou non, mais à convaincre rapidement car temps limité Convaincus A l’aise avec ce type d’outils mais recherchent une solution « tout en un » et plus qualitative que ce qui existe 94 Représentation des types d’entrepreneurs au regard de l’attrait d’une communauté on-line (Projet de site internet 2.0- conversationnel) Sources : Agence SixandCo Ŕ 2008. Ainsi, après avoir recruté de manière affinitaire ou par adhésion spontanée les premiers entrepreneurs pour les activités du dispositif d’accompagnement, le risque pourrait exister de voir le nombre de participants ne plus progresser. Un palier serait atteint. (Remarque : Ceci à périmètre des cibles constant, et on sait que le nombre total des PME France Investissement va continuer de croître les mois prochains. Nous parlons donc en valeur relative) Comment choisir le segment de marché pour passer le gouffre ? Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 94 /116
    • SOMMES-NOUS ARMÉS POUR RÉUSSIR ? Dans l’hypothèse où le DAFI pourrait être confronté à un risque de « gouffre » dans sa diffusion auprès des entreprises, nous devons étudier les critères et les réponses possibles pour passer le « gouffre » et gagner toute la communauté. Nous proposons ici d’explorer une grille qui passe en revue les enjeux liés aux différentes vagues de « clients » et nous proposons des réponses pour limiter le risque d’être exposé à un plafonnement rapide des participants. Caractéristiques/ Enjeux REPONSE POSSIBLE Les visionnaires : veulent être les seuls à Renforcer le côté exclusif du club et des profiter de l’avantage concurrentiel lié à initiatives du DAFI. S’agissant d’un club l’innovation. Attirés par des solutions à d’échange entre pairs, cette approche pourrait 80 % qu’ils peuvent personnaliser cependant trouver sa limite dans la « masse critique ». Si les participants sont trop peu nombreux, l’intensité des échanges dans la communauté pourrait être faible. Sauf à sélectionner avec soin la qualité des membres. Proposer des sessions de co-conception en impliquant au maximum les membres dans la définition des objectifs et les méthodes. Les pragmatiques préfèrent attendre que Formaliser les premiers résultats. Montrer la portée généralisable de l’approche le produit innovant soit en « production ». pour répondre aux enjeux liés à la double Attendent le « whole product » qui hétérogénéité du groupe : Ŕ profil d’entrepreneurs satisfait leur besoin à 100 % Ŕ profil des entreprises Notion de Whole product (T. Levitt, B. Ne pas se disperser dans une offre trop Davidow) composite. Sur la base des premiers clients Ŕ C’est quoi ? Ensemble minimum de adhérents, satisfaire les premiers besoins et faire évoluer l’offre avec eux. produits et services nécessaire pour que le client cible ait des raisons Ne pas créer de sous groupes ou sous thèmes. indiscutables d’acheter l’innovation Ŕ Conséquence : Tenter de satisfaire Faire des premiers entrepreneurs pleinement une cible marché bien « clients » du DAFI des « référents » pour spécifique y compris par des produits tous les autres et le faire savoir. complémentaires et non à espérer à satisfaire au moins 1 des 4 ou 5 niches marché visées en restant focalisé sur le produit initial Sources F. Charrue-Duboc. « the only way to cross the chasm is in fact to put all your eggs in one basket » : l’objectif doit être de satisfaire une niche marché aussi vite que possible « gaining a beach-head » Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 95 /116
    • Conclusion Le dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) est une communauté d’entreprises et d’entrepreneurs à laquelle seront proposés des services de partage et d’expertise. La genèse de ce projet est totalement « top down » à savoir qu’elle a été initiée par le Conseil d’Orientation qui, via les fonds, souhaite (a décidé) de toucher en direct les entreprises. Compte-tenu de la place des différents acteurs et de leurs caractéristiques, la question de la diffusion de ce service et du recrutement des adhérents est cruciale. Même si les enjeux quantitatifs restent très modestes (quelques centaines d’entreprises au maximum), la part qualitative est centrale. Nous avons tenté d’appliquer les approches des produits innovants aux services du DAFI. Outre cette analogie qui peut produire des écarts, il existe aussi 2 biais que nous avons sciemment écartés : la faible composante innovation technologique (on se situe dans les services) dans le dispositif et le petit nombre de cibles (pas de mass market). Toutefois, l’approche des modèles de diffusions comme ceux de Moore nous conduisent à penser que le DAFI, s’il ne veut pas être confronté à un possible « gouffre » pourrait porter une attention particulière à : Ŕ Sélectionner finement les premiers participants (par voie affinitaire ou par un marketing ciblé, par exemple via les fonds qui les financent) Ŕ Satisfaire leurs besoins et encourager la co-construction avec eux Ŕ Capitaliser les expériences pour mieux légitimer le côté « référents » du groupe Ŕ Ne pas hésiter à étoffer l’offre (y compris dans des composantes technologiques comme des mondes 3D) pour les premiers participants. Ŕ Ne pas cibler trop large pour satisfaire le plus grand nombre Dans tous les cas, le facteur temps sera à prendre en compte. A l’image d’autres groupes ou clubs installés depuis plusieurs années, c’est dans la durée que se construira l’attractivité du dispositif. Le lancement officiel du 2 décembre ne saurait être un lancement global qui verrait se rallier toutes les cibles du jour au lendemain. On notera que ce volet « diffusion auprès des cibles » est un enjeu central compte-tenu des caractéristiques du projet. Une analyse fine de la valeur sera le garant d’un lancement réussi dans les mois à venir. C’est l’objet des paragraphes suivants. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 96 /116
    • Analyse marketing & analyse de la valeur Le dispositif d’accompagnement s’exprime dans sa dimension réseau social d’entrepreneurs. Les modalités sont à la fois des réunions physiques, des offres de diagnostics ou encore un site internet communautaire conversationnel. Nous avons décrit l’innovation comme étant issue d’une double spécificité : 1. L’hétérogénéité des entreprises en termes de secteur d’activité, maturité financière, localisation etc. 2. La relation entre les acteurs et en particulier le lien indirect entre France Investissement et les PME cibles. Nous présenterons notre analyse des relations inter-métiers renouvelées avant de détailler la proposition de valeur de l’offre Des relations renouvelées entre les acteurs France Investissement est un dispositif de financement des entreprises. Il finance des fonds. Il est opéré par CDC Entreprises. Cette présentation permet de représenter les relations avec les acteurs de la manière suivante (dite « standard ») : France Investissement, à ce stade, n’a pas de relation directe avec les entreprises,certaines ne connaissent même pas son existence. Avec la mise en place du dispositif d’accompagnement, se met en place nécessairement une nouvelle relation (Flux N°1), et ceci à 2 niveaux : Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 97 /116
    • 1. dans la forme : création d’un lien direct Fi->PME : ceci passe par la constitution d’un annuaire pour recenser les « cibles ». Il faudra créer un processus pour tenir à jour cette liste puisque les fonds investissement dans de nouvelles PME en permanence. 2. dans le fond : traditionnellement basé sur le sujet du financement, ce lien se nourrit d’échanges et de services autour de la performance de l’entreprise, du développement durable, de l’innovation, de la stratégie ou encore de l’accès à l’international. Informent sur le dispositif En outre le dispositif vise aussi à faire émerger une dimension « conversationnelle » entre les entrepreneurs eux-mêmes. (flux N°2). Ce volet « entre pairs » est totalement central dans la dynamique d’animation du dispositif. Elle s’appuie sur la confiance à créer dans le réseau et entre les acteurs. Enfin, la mise en place d’un extranet entre CDC Entreprises et les fonds en 2009 sera de nature à apporter des informations à France Investissement. Par ailleurs, la DAFI mettra en place une information des fonds (flux N°3) pour maintenir l’intérêt de ceux-ci à inciter en amont leurs nouvelles participations à rejoindre le DAFI. Il est très frappant de voir cette double modification dans le rapport entre les acteurs. Il conviendra de tenir compte de ces changements pour permettre à chacun de trouver sa place en conservant la légitimité des acteurs, en particulier les fonds dans l’accompagnement de leur participation sur les questions de performance ou de stratégie. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 98 /116
    • France Investissement se positionne comme l’orchestrateur de cet ensemble. Sa visibilité, son positionnement et la crédibilité des actions proposées seront des éléments clés du succès sur la durée. Proposition de valeur du DAFI Nous avons souhaité conclure l’analyse du management de l’innovation de ce projet par une approche marketing. On s’intéresse aux objectifs et à la « proposition » qui est faite aux différentes parties (fonds, entreprises financées, partenaires) Nous partirons de l’approche proposée par Chris Waller pour détailler .  GOALS : o Aider à l’émergence d’une communauté des entreprises financées dans le cadre de France Investissement, o Faciliter leur engagement dans les domaines de l’innovation, de l’ouverture à l’international et du développement durable.  PRODUCT MARKET FOCUS : o Nous sommes dans les métiers du financement en fonds propres des entreprises. o Le dispositif regroupe une soixantaine des fonds qui ont financées à ce jour près de 200 entreprises de croissance partout en France et dans des secteurs variés. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 99 /116
    •  : le projet vise à initier des modalités d’animation d’une CORE ACTIVITY (DU PROJET) communauté d’entrepreneurs. Ce club s’articule en particulier sur : o l’expérience des pairs : o la création d’un site collaboratif, o des réunions d’entrepreneurs, « diagnostics éclairs », « accompagnements dans la durée » et des diagnostics o Cibles : les entrepreneurs des entreprises financées par des fonds recevant de l’argent de France Investissement. Leur profil, leur histoire et leur caractère (leur ego aussi ?) sont au centre des dynamiques participatives que le DAFI souhaite mettre en œuvre.  VALUE PROPOSITION : o Créer un pont entre le dispositif institutionnel France Investissement et les entreprises financées par les fonds associés au dispositif. o Faire que « un entrepreneur France Investissement » ne soit jamais seul o Permettre une « observation » directe de ces PME grâce à ce lien o Apporter des services concrets aux entrepreneurs dans le sens de l’appui à leur stratégie et à leur efficacité o Valoriser l’approche collective par une dynamique Communautaire et collaborative. o Donner du sens à la notion de « label France Investissement » o Donner de la visibilité à ces entreprises sélectionnées, créatrices d’emploi et à ce dispositif unique. Financement Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 100 /116
    • Conclusion Nous avons démontré que le projet d’accompagnement des entreprises France Investissement relevait de l’innovation. Les relations entre les acteurs et les fondements des services en préparation dans le cadre institutionnel actuel en sont le pivot. Cette caractéristique n’est pas sans conséquence. Nous avons ainsi mis en évidence que les compétences mises en œuvre par CDC Entreprises (opérateur du DAFI) sont nouvelles et que l’émergence des modalités concrètes conduirait à s’approprier des savoir-faire comme l’animation, le réseautage et le suivi de PME en direct. Aux côtés de compétences statiques, le projet devra se doter de compétences dynamiques, y compris par le recours à la sous-traitance. Le caractère innovant est aussi à l’origine d’une stratégie bien particulière en termes de lancement et de diffusion de l’offre d’accompagnement. Face à l’hétérogénéité des cibles et au lien faible qu’elles entretiennent avec France Investissement, une approche très minutieuse doit être envisagée pour réussir l’appropriation par le plus grand nombre des services d’accompagnement. L’approche par niche pourrait permettre de franchir un gouffre dans la diffusion du dispositif au sein de la population des entrepreneurs et d’étendre la participation à la majorité des entreprises. Dans tous les cas, le facteur temps sera déterminant pour installer ce dispositif communautaire. Enfin, nous avons mis en évidence une modification profonde des rapports entre les acteurs. L’émergence d’un lien orchestré directement en direction des entreprises par France Investissement devra laisser la place aux fonds dont la légitimité dans le suivi de « leurs » entreprises ne saurait être court-circuitée. La valeur de cette initiative est bien entendu différente selon les points de vue. Pour France Investissement, il s’agit d’apporter des outils à l’entrepreneur au service de sa croissance. Pour les fonds, la valeur est perçue de manière indirecte. « Si la PME est contente de l’accompagnement, nous serons contents ». Enfin, des échanges directs avec des entrepreneurs dans le cadre de groupes de co-création et d’échanges conduisent à formuler la valeur de l’offre comme « une manière de placer utilement l’entrepreneur au centre d’un quadratique réseau/accompagnement/notoriété/proximité avec les sources de financement ». Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 101 /116
    • Conclusion sur le management de l’innovation Après avoir établi que le dispositif d’accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) était une initiative innovante, nous avons analysé le management de cette innovation. Cette caractérisation est un exercice particulier du fait de ses spécificités par rapport aux biens physiques. On peut en proposer plusieurs lectures (innovation servicielle, innovation- anticipation) mais c’est avec l’approche « centre-périphérie », dans laquelle le dispositif d’accompagnement viendrait compléter le cœur de la dynamique de financement des fonds, que la lecture de la dimension innovante est sans doute la plus pertinente. La retro-conception du dispositif nous renseigne sur le cheminement et les options proposées et les connaissances mobilisées ou produites. L’approche C-K nous permet de mettre en lumière qu’un certain nombre de concepts mettent très tôt l’accent sur des partitions expansives : dans l’univers de France Investissement, la fonction même d’animation et de fidélisation de personnes dans le cadre d’activités participative est en soi nouvelle. Les choix opérés dans la conception du DAFI impactent les compétences : des savoir-faire comme l’animation, le réseautage et le suivi de PME en direct devront être maîtrisés avec les ressources appropriées, y compris par le recours à la sous-traitance. Le lancement et la diffusion de l’offre d’accompagnement requiert aussi un traitement particulier compte-tenu de l’hétérogénéité des cibles et du lien faible qu’elles entretiennent avec France Investissement. Pour franchir un « gouffre » au sens de Moore, l’approche par niche pourrait se révéler pertinent au prix d’une sélection des entreprises. Le facteur temps sera également une clé pour installer ce dispositif. Enfin, nous avons pu décrire la modification profonde des rapports entre les acteurs de France Investissement en général. Le lien orchestré en direction des entreprises affecte sensiblement la place des fonds. La proposition de valeur est centrée sur la personne de l’entrepreneur qui devrait trouver dans ce dispositif un outil au service de l’efficacité et de la performance. Ce « carrefour » est à la croisée du financement, du networking, de la visibilité et du coaching. ¤------------------------------------¤ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 102 /116
    • Conclusion générale France Investissement a été mis en place fin 2006 pour augmenter l’offre de financement en fonds propres pour les petites et moyennes entreprises de croissance. En parallèle, a été décidé la mise en place de l’accompagnement des entreprises financées. Plusieurs thèmes ont été retenus comme vecteurs d’animation : l’innovation, l’ouverture à l’international, la stratégie et la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Dans la forme, le dispositif sera orchestré comme une communauté, ou un club d’entrepreneurs. Ce genre d’organisation suppose des règles et des pré-requis (légitilité, animation, proximité, confiance) qu’il conviendra de mettre en place ou de valoriser pour assurer le succès. La première partie du mémoire présente le dispositif et positionne cette initiative au sein de France Investissement, ses partenaires et ses « clients ». Ainsi, les 191 entreprises financées à ce jour (et 1 nouvelle tous les jours !) ont des profils très variés tant du point de vue géographique, que économique ou de l’activité. L’accompagnement devra prendre en compte de possibles « dénominateurs commun » pour animer ce réseau et donner de la cohérence à la dynamique participative de l’ensemble. Devant l’hétérogénéité des cibles, l’offre d’accompagnement devrait préférentiellement se centrer sur les hommes et pas sur les business. Positionner la communauté comme un outil au service du développement des entrepreneurs et privilégier la valeur individuelle pour encourager l’échange interpersonnel, voire l’entraide. Dans tous les cas agir pour faire grandir la confiance. La conception et le développement du Dispositif d’Accompagnement sont organisés en mode projet : son côté limité, son irréversibilité ou encore le fort degré de liberté dont il jouit en sont Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 103 /116
    • les grands traits. Avec une carte des acteurs particulièrement dense Ŕ on peut parler d’écosystème, voire complexe (les fonds d’investissements, les entreprises, les partenaires, les experts, les comités), le système requiert un positionnement clair et une communication efficace. D’où des risques et des mesures préventives à mettre en place. La seconde partie du mémoire a décrit les mécanismes de fonctionnement du projet et a proposé des pistes d’analyse. Le Dispositif d’Accompagnement des entreprises France Investissement (DAFI) est-il une initiative innovante ? Comment, le cas échéant, cette composante a-t-elle été gérée ? La troisième partie du mémoire explore ce sujet, en proposant une caractérisation et aborde la conception par le formalisme C-K. Elle détaille comment ont pu être utilisées des compétences nouvelles au service de concepts de services élaborés depuis le dernier semestre 2007. On retiendra que le DAFI peut être vu comme une innovation servicielle dans l’approche «centre-périphérie », dans laquelle le dispositif d’accompagnement viendrait compléter le cœur de la dynamique de financement des fonds. Le côté innovant a 2 conséquences principales qui ont été décrites : o Les choix opérés dans la conception impactent les compétences (enjeu autour des compétences statiques et dynamiques). o Le lancement et la diffusion de l’offre d’accompagnement requiert aussi un traitement particulier compte-tenu de l’hétérogénéité des cibles et du lien faible qu’elles entretiennent avec France Investissement. D’une manière générale, le dispositif renouvelle les rapports entre les acteurs de France Investissement. Le lien orchestré en direction des entreprises affecte sensiblement la place des fonds. La proposition de valeur est centrée sur la personne de l’entrepreneur. On peut parler des services d’accompagnement comme d’un « carrefour ». Comment évaluer l’impact du dispositif et sa contribution à la performance des entreprises ? Ce point n’a pas été explicitement traité dans ce mémoire. Cette notion est complexe et mériterait une approche spécifique. Toutefois, on peut proposer plusieurs indicateurs pourraient permettre de mesurer l’efficacité et la réussite du projet : Au niveau de la « Communauté des entreprises France Investissement » : Nombre d’entreprises France Investissement participant aux activités (réunions, forums, etc.), Intensité des échanges Sur la performances des entreprises : pourrait être les nombre de brevets déposés par les entreprises France Investissements. L’évolution de l’impact CO2 des entreprises financées aussi, aux côté de la croissance du chiffre d’affaires ou des effectifs. Les parts du CA réalisés à l’export Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 104 /116
    • et leur évolution pourraient aussi être un moyen de mesurer l’impact de l’initiative d’accompagnement, même si ce n’est, bien entendu qu’une mesure indirecte. Un tel objectif nécessiterait de disposer d’un outil de reporting et d’analyse directement en lien avec les entreprises. On imagine que une telle machinerie se heurte à des freins techniques, managériaux et déontologiques (asymétrie de l’accès aux informations de la part des investisseurs). Ainsi, la mesure de l’efficacité de ce club est difficile à établir. Des mesures précises de la performance des entreprises concernées, qui supposerait un outil de reporting adapté et déontologiquement acceptable, ne fournirait dans tous les cas qu’une évaluation indirecte de l’impact de l’effet club. Des études qualitatives auprès des entrepreneurs pourraient aussi être une voie à explorer. Quoi qu’il en soit, l’un des moteurs principaux sera aussi la confiance pour donner de la valeur aux échanges au sein du club. En conséquence, le facteur temps sera une clé à double titre : pour faire grandir cette valeur et permettre à l’offre, dans un contexte où de nouvelles relations se tissent entre acteurs, d’être diffusée au sein du groupe d’entreprises. ¤------------------------------------¤ Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 105 /116
    • Bibliographie Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) Ŕ le guide de la performance globale Ŕ 215 pages CORBEL Pascal. « le brevet : un instrument d’équilibration stratégique » 13eme conférence de l’AIMS, 2004 CORBEL Pascal. Management stratégique des droits de la propriété intellectuelle. Gualino Editeur.2007 CRAGUES Gilles Ŕ Grands groupes industrialisation et territoire : accompagner le développement des entreprises Ŕ Rapport du LATTS Ŕ Septembre 2007 Ŕ 85 pages. De MESNARD Paul Hubert Ŕ Réussir l’analyse des besoins -Editions d’organisation Ŕ 2007 DURAND Thomas et GUERRA-VIEIRA Silvia - Etalonner l'Innovation, Métrique d'une Innovation Annoncée. FRANCE INVESTISSEMENT, Rapport au premier Ministre Ŕ 9 pages GAREL Gilles Ŕ La management de projet Ŕ Repères, Edition La Découverte Ŕ 2003 Ŕ 123 pages JARROSSON Bruno Ŕ La strétagie sans complexes Ŕ Dunod 2004 Ŕ 252 pages JOLIVET François (2003), Manager l’entreprise par projets, les métarègles du management par projet, vade-mecum, coll. Pratiques d’entreprises, éditions management et société. KOTLER & DUBOIS. Marketing Management. 10eme édition. 2000 KRUPICKA Anne . Nouveau regard sur l’avantage pionnier : l’apport de la sociologie Laboratoire CEREGE - IAE de Poitiers LEMASSON pascal, WEIL Benoit HATCHUEL, Armand, ,Ŕ Les processus d’innovation, conception innovante et croissance des entreprises. Lavoisier 2006 Ŕ 471 pages Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 106 /116
    • LEVEQUE et MANIERE. Economie de la propriété intellectuelle. Collection Repères 2003. MACHAT Cécile - RODIGE, Université de Nice Sophia Antipolis - VERS UNE RECONSIDRERATION DES RELATIONS INNOVATION TECHNOLOGIQUE / INNOVATION ORGANISATIONNELLE : LE CAS DES PME DE HAUTE TECHNOLOGIE MANCEAU Delphine, De l’idée au marché, Entreprendre, Vuibert, 2000 MARCHAT Hugues Ŕ Gestion de projet. Analyse technique et réalisation Ŕ Eyrolles 2007 Ŕ 192 pages MITKOVA Liliana. Modalités organisationnelles pour la gestion des brevets.16eme conférence de l’AIMS, 2007 ROULLEAUX DUGAGE Martin Ŕ Organisation 2.0, le KM nouvelle génération Ŕ Eyrolles 2008 ROYER Isabelle. Les procédures décisionnelles et le développement de nouveaux produits. Lavoisier - Revue française de gestion Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 107 /116
    • Annexes 1. Liste des entreprises France Investissement au 31 juillet 2008 2. Exemples de thèmes de réunions sur l’innovation 3. Liste des fonds France Investissement au 31 juillet 08 4. Quel nom pour le dispositif d’accompagnement ? Les valeurs à exploiter vues par un professionnel du nomage 5. Au sujet de la confiance et des échanges 2.0 6. Liste des membres initiaux du Comité de suivi du dispositif d’accompagnement 7. Une piste pour l’accompagnement du futur (proche ?) : l’immersion virtuelle 3D. 8. Annexe 8 : Exemple de livrable : plaquette d’invitation à la soirée de lancement du 2 décembre 2008 9. Annexe 9 : Positionnement de la communauté on-line Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 108 /116
    • Annexe 1 : Liste des entreprises France Investissement au 31 juillet 2008 (confidentiel) Société N°Siret/Siren Société N°Siret/Siren HPC PROJECT 501 468 367 IFOPSE TANGWALL 2 G FINANCES 500 923 453 DEVELOPPEMENT 382 597 664 2PS 500 230 834 IMINENT SA 492 454 368 ACCO 397 624 800 IMPLANET 493 845 341 ACCORD ANIMATION 503 423 576 INTALIO ACTOGENIX IONISOS 493 901 961 AGRAM IONMED AGROGENERATION 494 765 951 IPSOGEN 424 364 412 AGV MEDIA 504 802 125 JALMAT FINANCE 440 676 660 AIRINSPACE 442 635 561 JECHANGE.FR 493 542 880 ALDEBARAN ROBOTICS 483 185 807 KADRIGE 443 519 269 ALIZE (F2A) 498 868 918 KEWEGO 449 048 701 ALKOS DEVELOPPEMENT 503 182 073 KMW ENERGI ALLTUB LABORATOIRE PEROUSE 317 883 999 ALOE ENERGIE 495 034 241 LBF GROUP HOLDING 421 934 381 ALPHA PET LEDA HOLDING 500 335 658 ALTERNANCE EXXECC 502 084 494 LEDENGIN ALTICE LEGALLAIS-BOUCHARD 563 820 489 ALVARIUM HOLDING 503 729 147 LEGOUPIL INDUSTRIE 347 793 754 ALYOTECH 483 883 534 LOCATEL AMPLITUDE 414 448 464 LYRA MEDIA GROUP 499 971 513 AMS 397 453 754 MARIE-LAURE PLV 500 014 550 ANTENNESSA 418 022 877 MASSILIA MARINE 451 977 987 AQUISOLS 503 196 578 MATEBAT 380 602 060 ARCHEAN 480 489 707 MAUD 493 273 585 ARION (VIB) 498 235 431 MEDICREA 393 175 807 ARKOON 428 173 975 MENUISOR (BOUVET) 490 475 001 ART 439 917 295 Metalu I 503 242 446 MICROMECANIQUES DES ARTEMIA 433 017 605 DAMES MARIE 444 381 537 ASMODEE GROUP 499 526 036 MONTECRISTO S.A. 401 098 215 ATM 592 067 086 MONTECRISTO SA 401 098 215 AUDEFI 2 487 637 472 MONTLAGA 499 710 291 AUTOMATIK PLASTICS MACHINERY MONUSINE 500 013 420 AWDIO 503 407 710 MOULD TECHNOLOGIES B3G 449 637 602 MOVEA 495 123 002 BEAMEXPRESS MXP4 490 382 751 BERNADET 500 745 476 NANOBIOTIX 447 521 600 BRANDALLEY 482 510 906 NATURE HOLDING 453 285 223 BVA NETONE CAIMAN 450 794 037 NEXTEC GROUP 491 487 153 CAIMAN HOLDING 503 808 735 NEXTHINK CAP FINANCE ENVIRONNEMENT 444 501 928 NOVACYT 491 062 527 CELERIX NTRGLOBAL CERES 499 169 084 ONIXXA 445 284 938 OPENPORTAL CII PARTICIPATIONS 429 077 040 SOFTWARE 400 217 717 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 109 /116
    • CLARISSE 333 286 961 ORTEQ ORTHOPAEDIC & SPINE CLEOR DEVELOPMENT (OSD) 485 084 651 CLINIQUE DU COURS DILLON 418 185 211 OWLIENT 557 150 067 COMIGEL 492 535 679 PASSEPORT CHINE 501 602 007 CROCUS 453 278 475 PC S.A. 333 784 775 CTN 303 322 408 PIA 498 568 716 CVM INVESTISSEMENT 504 265 885 POPULATION GENETICS DEFTA 378 349 278 POWERID DELPHARM 452 701 980 PREVISITE 413 124 991 DIGITICK 453 942 948 PROXIAD CROISSANCE 499 635 415 DIMELO 490 844 743 PUISSANCE 5 303 354 732 DUQUEINE COMPOSITES 323 782 169 Q-LAYER ELECTRO POWER SYSTEMS QOSMOS 432 559 086 QSE SOFT MEDI ELOXE (SEGEX) 490 211 380 SYSTÈME 420 710 097 EMERAUDE CHIMIE INTERNATIONAL 337 494 884 QUESTEL 329 326 896 ENVIRONCOM REFLECTOR (REFLECTIV) 490 648 409 REMA YOU ERYTECH PHARMA 479 560 013 DEVELOPPEMENT 432 172 518 ESTEREL TECHNOLOGIES 429 612 351 REPLAY SOLUTIONS ETUDE IMMOBILIERE 438 083 222 ROCK YOU ! EUROGENTEC 352 548 069 SAVEUR 343 261 749 EXCALIBUR FINANCE 501 560 767 SCIERIE CHAUVIN 626 580 021 SEQUANS FAAB-FABRICAUTO 351 413 950 COMMUNICATIONS 450 249 677 FINANCIERE 3W 503 056 913 SIEM / FLEXITALLIC FINANCIERE DAGARD 498 959 410 SKYRECON 450 640 586 FINANCIERE EGG 499 234 748 SMEET GMBH FINANCIERE EIROFLASH 493 254 064 SOTRALU 352 081 673 FINANCIERE SAVENA 494 945 447 STREAMCORE 450 753 637 FINE MEDIA 494 447 550 TCLAND EXPRESSION 443 849 096 FLUIDES TECHNIQUES SERVICES 432 788 750 TECHNIDECORS 449 007 111 FOURNITURES HOSPITALIERES 946 451 846 TELEMEDICINE CLINIC FREMAUX DELORME 456 501 600 THERAPTOSIS 435 236 971 FUJATRIA (UN JOUR AILLEURS) 490 828 993 TIETRONIX OPTICS 444 491 476 TIME UNIVERSAL G.I.I.S 338 926 991 COMMUNICATIONS 504 081 233 GENTIS TRAVEL & CO 499 216 638 GESTION PATRIMOINE CACARD 443 264 833 TRIALIS 480 035 617 GO ON MEDIA 501 467 955 TROPHY GROUP GOOJET 498 416 916 TVTRIP UNITHER GREENKO GROUP PHARMACEUTICALS 492 187 968 GROUPE HADULE (SOGAL) 401 444 111 VERLIM FINANCES 503 781 569 GROUPE VILLAS PRISME 502 909 278 VIADEO 487 497 414 HEDS (DIDACTIC) 497 566 521 VIDEOPOLIS HEPTACOM 504 394 347 VIGNAL SYSTEMS 502 066 558 HFB (ADEQUAT) 382 643 955 VIMO HOLDING G4 500 214 044 VITALITEC SURGICAL 484 130 380 HOLDING GS 499 061 158 WATCHFROG 484 872 551 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 110 /116
    • HOLDING MIEUX VIVRE 493 519 193 WAZAP AG HOLDSYMA 504 658 287 WEBEDIA 501 106 520 WEBJAM WELCOME REAL TIME 403 099 625 WENGO 478 444 474 WIZZGO 490 280 005 WOLF 638 502 104 WOODATRIA 500 678 891 WORLD FREIGHT COMPANY 453 414 153 X2 PHARMA YELLOW KORNER S.A. 489 809 186 Annexe 2 : Exemples de thèmes de réunions sur l’innovation Thème La question coté PME Thème Détail Innovation la R&D, est-ce fait pour moi, ça Les principes du crédit d'impot Explication du détail du crédit coute cher ? recherche pour les PME d'impot recherche et des opportunités Innovation Innovation, progrès, amélioration ? Tout le monde innove ! Montrer comment l'innovation Que dois-je en retenir est à la portée de tous, même des secteurs ou des activités réputées non innovantes. Des services au processus, les sources d'innovation revèlent un potentiel inexploité Innovation Comment tirer profit des savoirs, S'informer, capitaliser et Knowledge management, des connaissances pour accélérer partager les connaissances partage des connaissances, l'innovation outils participatifs Innovation Je souhaite investir dans des Environnement : connaît les Guide des aides, manière procédés propres. Puis-je être aidé aides Française et européenne Innovation Comment s'associer pour innover Coopérer pour innover Trouver des partenaires, valoriser Innovation Comment valoriser et marketer Les stratégies de propriétés Les brevets, les stratégies de mes savoirs intellectuelles PI, Innovation Comment puis-je innover avec Le lien grands groupe / PME la place des PME dans mes clients corporate ? pour innover l'innovation en partenariat avec de grandes entreprises Innovation Comment financer des L'évaluation economique des Les modèles économiques de investissements dans des projets projets innovants . rentabilité de business innovants . innovants, etc. Innovation Comment trouver du personnel Innovation et formation L'adaptation des structuires de qualifié sur des projets techniques formation aux demandes des pointus pour réaliser nos entreprises sur les techniques innovations ? de demain. Utilisation de thésars (CIFRE), etc. Innovation Innover suppose de travailler à Innovation & outils (workflow, L'apport des outils collaboratifs plusieurs. Comment faire ? collaboratifs, NTIC) et des NTIC en général pour innover Innovation Comment capter l'innovation ? Veille et innovation Structurer une ecoute des participative signaux faibles, des usages, etc. et diffuser une culture pour faire que l'innovation soit l'affaire de chacun Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 111 /116
    • Innovation Comment innover quand on n'a Imagination, créativité pour Créativité, imagination. pas d'idée ? tous. Comment revisiter ses idées reçues et libérer les énergies créatives ? Annexe 3 : Liste des fonds France Investissement au 31 juillet 08 Biodiscovery III Montefiore Blue Sky Capital Montparnasse IV Bretagne Participations Nombre de sociétés Cap Décisif 2 Ouest Ventures 2 Capzanine Partech V Cathay Participex I Cerea Capital Picardie Investissement CGS (fonds suisse) PME Championnes CHF Proxipaca finance CIC Mezzanine RCT II D&P Entrepreneurs Répartition sectorielle Demeter 2 Serena double compte Siparex Midmarket II Emertec 4 Siparex Proximité 3 ETMF III Sofimac Opportunités Région Eurefi Sofimac technologies et santé Fa Dièse 2 Sofinnova VI FCID Sud Capital 3 Field TCR III Financière de Brienne TOTAL TOTAL net Truffle Ventech III Franche Comte PME III Vermeer Galia Investissement 2 Annexe 4: Quel nom pour le dispositif d’accompagnement ? Une approche de « naming » (création de nom) a été envisagée avant d’être abandonnée pour se recentrer sur un nom intuitif qui serait « France-Investissement.LECLUB » Toutefois ,des contacts avaient été pris avec l’agence Bessis et un brief leur avait été donné.. Nous reproduisons ici une 1ère palette de valeurs qui leur paraissent intéressantes pour la future offre du DAFI. Il est intéressant de lire comment des créateurs de noms reformulent les enjeux et les valeurs de la communauté des entreprises France Inevestissement o Rapidité et performance o Grandir mieux et plus vite o Esprit pro-actif : animer, pousser, dynamiser o Faciliter la vie Ouverture d’esprit, voir et faire les choses autrement o Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 112 /116
    • o Expertise, maîtrise, savoir-faire o 3 grands thèmes : innovation, internationalisation, développement durable Annexe 5 : au sujet de la confiance et des échanges 2.0 Annexe 6 : Liste des membres initiaux du Comité de suivi du dispositif d’accompagement. (Réunions périodiques, environ toutes les 6 semaines) Le projet dispose de ressources consultatives de haut niveau pour débattre et échanger sur les modalités d’action. On y Nom Fonction Chef d’entreprise, Expway Antoine WEIL Arnaud CAUDOUX Directeur Général Délégué, OSEO Consultant et Enseignant en stratégie d’entreprise et Bruno JARROSSON philosophie des sciences Chef d’entreprise, Audemat-Aztec Bruno ROST Christian BRODHAG Ex-délégué interministériel au développement durable Didier PEILLON Directeur de développement, Université catholique de lille, ex-consultant Harold OLLIVIER Chargé de mission, DGE - Ministère de l'Economie, de l’Industrie et de l’Emploi Martine BOUTARY Professeure en développement international, docteur en gestion, ex-consultante Michel DEPREZ Directeur associé, UI Gestion Chef d’entreprise, Kewego Michel MEYER Oliver BORE Président du directoire, GCE CAPITAL Olivier DUBUISSON Directeur général, Cap Décisif retrouve des représentants des différents acteurs de l’environnement. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 113 /116
    • Annexe 7 : Une piste pour l’accompagnement du futur (proche ?) : l’immersion virtuelle 3D Des projets existent pour proposer aux entreprises France Investissement une présence dans les mondes digitaux, aussi appelés Mondes 3D. Ces univers en expansion permettent des fonctions nouvelles et adaptées aux contraintes des entrepreneurs : mise en relation de haut niveau, interactivité (coopération possible), ubiquité (présence internationale, il n’y a d’ailleurs plus de frontières, gain de temps, gain de déplacement. La vie s’organise autour d’archipel. L’archipel France Investissement pourrait rassembler dans son hall virtuel des experts, des partenaires et proposer des espaces de rencontre pour entrepreneurs. La capitalisation des connaissances et l’articulation entre réunion physiques et présences virtuelles sont aussi envisagées. Sources LaSer. Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 114 /116
    • Annexe 8 : Exemple de livrable : plaquette d’invitation à la soirée de lancement du 2 décembre 2008 Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 115 /116
    • Annexe 9 : Positionnement de la communauté on-line par rapport aux social networks existants en 2008 Réalité / exposition Effet de club et nature des contenus Sources Comment France Investissement innove dans l’accompagnement des PME / oct08 Page 116 /116